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Full text of "Description des peintures et autres ornements contenus dans les manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale"

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P^'NspERPE^ lîarbarl) Cotlfgc Itlirart) 



f-RÛM niK 



CONSTANTIUS FUND. 



Efit^ibilshed by Prnfcssor E- A. SorlîocLKS DriIarviiTti 

Utiivcrsity for ** tlie jjurchsise of Greck and iJitin 

hookJ fthc utjurieqt cÎusbicsJ or of Arabie 

lïookii Of of boiiks ilJijstnittDg or e^- 

plamiufT sucîi Grpck| X^tûi* or 

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DESCRIPTION 

DES PEINTURES ET AUTRES ORNEMENTS 



CONTENUS DANS LES 



MANUSCRITS GRECS 



DE LA 



BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 



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AfOTTiAOï. Ada.-Dircet. dot Imprimeries rdmies. ▲, nio Mi^on, 8, Ptris. 



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DESCRIPTION 



DES 



PEINTURES ET AUTRES ORNEMENTS 



CONTENUS DANS LES 



MANUSCRITS GRECS 



DE LA 



BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 



PAR 



HENRI BORDIER 

A = 
Bibliothécaire honoraire au département des Manuscrits 



*^PARTS 
LIBRAIRIE HONORÉ CHAMPION 

15, QUAI MALAQUAI8, 15 

1883 



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^■/i^HA^^- 



A^ (r?'iÂ{a t i/t«4i "* ?<>t <<> . 



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AVANT-PROPOS 



Le travail consistant à dresser Tinventaire des miniatures et autres ornements 
qui se trouvent à Paris dans les manuscrits de la Bibliothèque nationale, et dont 
celui qui se rapporte aux manuscrits grecs n'est qu'un fragment, a été commencé 
par nous en 1868, sur les ordres de feu M. Taschereau, alors Directeur delà 
Bibliothèque, et à la demande de M. Nalalis de Wailly, alors Conservateur du 
département des manuscrits. 

Après avoir étudié les 2000 premiers articles de Tancien fonds des manuscrits 
latins avec l'espoir de répondre un jour aux vues de Tadministration, le rédacteur 
jugea ne pouvoir pas continuer utilement, à moins qu'il ne se familiarisât 
d'abord avec les ornements contenus dans les manuscrits grecs. Quoiqu'il 
pensât, tout le premier, qu'un tel examen dût être fait plutôt par un helléniste, 
il osa croire qu'une connaissance superficielle du texte lui suffirait pour faire une 
description de la partie artistique de ces manuscrits. 

Il s'est donc appliqué à décrire soigneusement, complètement et toutefois 
avec le plus de brièveté possible, les ornements de chacun d'eux. Il n'a pu se 
guider sur aucun travail précédent du même genre, car il n'en existe point. 
Quelques auteurs ont bien, pour ainsi dire, écrémé le sujet, en publiant diverses 
descriptions de manuscrits ou de séries de manuscrits qui avaient attiré leur 
attention par leur intérêt ou leur beauté, mais auti^e chose est de tout examiner, 
sans omettre ce qui parait défectueux, ou de ne s'occuper que de ce qui charme. 
La première question à résoudre, en effet, en commençant ce travail, était de 
savoir où s'arrêter, où borner sa recherche; car entre le volume orné de belles 
peintures et celui qui n'a pas le moindre ornement, il en est beaucoup d'impar- 
faits, d'indéterminés, qui laissent douter si l'on doit porter leurs linéaments plus 
ou moins grossiers au compte de l'art. Le point d'intersection que l'on a cru 
pouvoir se marquer ici a été de regarder comme appartenant encore à l'art 
tout ce qui semble avoir été tracé avec l'intention d'exécuter un ornement, fût-ce 
de la main d^un simple scribe et sans aucun succès. 

Malgré l'extrême largeur de cette délimitation, il s'est trouvé seulement 



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VI AVANT-PROPOS. 

1540 manuscrits à décrire sur le nombre de 4500 numéros qui forment le fonds 
grec de la Bibliothèque nationale, et sur les 1540 vus et décrits, c^est à moins 
de 400 que se monte le nombre de ceux qu'on peut mentionner comme contenant 
quelque œuvre ou quelque apparence d'art. 

On comprendra mieux le prix de cette collection des 4500 manuscrits grecs de 
la Bibliothèque nationale, lorsqu'on saura que désirant joindre à notre travail, 
pour le rendre plus complet, la description des manuscrits de même nature 
existant dans les autres bibliothèques publiques de Paris, nous avons constaté : 
que la bibliothèque de l'Arsenal ne possède que cinq manuscrits grecs, parmi 
lesquels un seul orné, un évangéliaire du xii* siècle, assez abondamment décoré 
d'eij-tête fleuronnés, mais très médiocres, d'une mauvaise conservation et sans 
aucun personnage ni figure; — que la bibliothèque Sainte-Geneviève en a deux, 
un du xir siècle enrichi de quelques bonnes peintures; l'autre du xvi* siècle et 
de main italienne; — que la bibliothèque Mazarine en a neuf, dont un seul orné 
d'initiales très intéressantes, mais du xvii'' siècle; — qu'au musée du Louvre, 
enfin, est un précieux manuscrit grec seul digne de mention, et qui sera effec- 
tivement ci-après mentionné (p. 20, note 1). Tel est ou à peu près le bilan de 
Paris. Les bibliothèques des départements sont encore moins riches : celles de 
Besançon et de Montpellier, qui sont les mieux dotées en ce genre, possèdent la 
première dix-sept et l'autre treize manuscrits grecs, dont pas un n'a d'ornement 
digne d'être cité. Au dehors, les plus illustres établissements sont encore loin 
d'approcher de notre collection nationale, lentement rassemblée par les rois de 
France. On compte environ 620 manuscrits grecs dans les divers fonds du British 
Muséum; 625 à la bibliothèque de Saint-Marc de Venise (Calalog. de 1740); 
582 à TEscurial, dont douze ornés de peintures (Catalog. de M. Miller, 1848); 
738 à la Bodléienne, dont neuf à peintures (Catalog. de H.-O. Coxe ; Oxford, 1852); 
176 à la bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg (Catalog. de E. de Murait, 
1864), dont onze pourvus d'ornements. La bibliothèque synodale de Moscou 
n'en a , paraît-il , que quinze ornés de peintures, et médiocres. Nos pères 
sentaient bien la valeur de leurs richesses. Les commissaires qui firent, en 
l'année 1597, l'estimation des 800 volumes (dont 615 manuscrits grecs) achetés 
par le Roi à la succession de Catherine de Médicis, après en avoir fixé le prix 
à 4500 écus, disaient dans leur rapport : < ...Encore qu'ils ne se puissent assez 
estimer, tant pour la rareté et bonté desdits livres..., dignes d'être rései'vés en 
France pour la postérité, pour la conservation des bonnes lettres et pour Thon- 
neur du Royaume, et impossibilité de pouvoir coUiger et assembler à présent 
une telle bibliothèque pour quelque prix et en quelque pays que ce soit*. » 

Il n'est cependant pas douteux qu'en supputant tout ce qui peut rester de 
manuscrits grecs ailleurs qu'à la Bibliothèque nationale, le lot de celle-ci ne doive 
paraître assez petit. Aussi excusera-t-on le caractère un peu grêle et vague de 



1. Voy. Le Cabinet des mamuerils, pnr Léop. Dclisle, t. I, p. 208. 



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AVANT-PROPOS. vu 

rintroductioQ qui précède notre Invenlaire. Après avoir feuilleté, page à page» 
tous les manuscrits ci-après inventoriés, nous nous sommes regardé comme 
obligé de coordonner les principaux détails par nous recueillis chemin faisant, 
et de présenter au lecteur un aperçu général de ce qu'était Tart chez les Grecs 
byzantins, d'après ce que ces manuscrits nous en font connaître ; mais sans oublier 
que nos matériaux n'étaient qu'une partie de ceux qui existent. Nous avons 
distribué sous dix paragraphes le résumé de cet examen : IM'antiquité; — S"" traces 
de l'antiquité subsistant dans les manuscrits; — d'interprétation de l'antique 
par les Byzantins; — 4* scènes religieuses; — 5' scènes non religieuses; — 
ô"" paysage, architecture, travail des champs, animaux; — 7* intérieurs, meu- 
bles; — 8* types et professions; — 9' portraits; — 10" décoration. 

Cette espèce d'histoire de l'art suivant les manuscrits laisse de côté ceux 
qu'exécutèrent, au xvr siècle, des scribes et des artistes italiens ou italianisés. 
L'étude de cette phase nouvelle formerait un beau chapitre, où brillerait surtout 
le nom d'Ange Yergèce, calligraphe de François l*', mais c'est un chapitre à traiter 
à part. Telle qu'elle est, notre Introduction, qui suit, constitue seulement un essai, 
auquel on ne pourrait accorder de véritable valeur que s'il était corrigé, complété 
et corroboré par l'examen du complément de manuscrits grecs existant dans les 
bibliothèques des autres pays. Faire cette recherche et en tirer des conclusions 
définitives sera une tâche séduisante, que nous léguons au jeu ne érudit qui tout à 
la fois bon helléniste, bon dessinateur et doué de cette partie des dons scientifiques 
appelée la persévérance, ne craindra pas de se jeter dans une très longue mais 
très agréable odyssée. 

Après l'Introduction, on a placé un Inventaire sommaire dans lequel une seule 
ligne est accordée à chaque manuscrit, ligne où l'on a condensé tous les rensei- 
gnements dont le détail occupe quelquefois, dans l'Inventaire analytique, un 
grand nombre de pages. C'est un chapitre dont l'utilité est de faire savoir en un 
clin d'œil ce qu'un volume renferme. Tout manuscrit du fonds grec, pourvu de 
quelque ornement, y est indiqué. On se rappellera que ce fonds est divisé en 
trois parties : V ancien fonds du jRot, 31S5 numéros; ^ fonds de la maison de 
Coislinj 400 numéros^; 3"" le Supplément^ qui s'accroît sans cesse des acquisitions 
nouvelles, aujourd'hui 930 numéros, . 

Vient ensuite la description d'environ 450 de nos manuscrits : ce sont natu- 
rellement ceux qui nous ont paru les plus remarquables par leur décoration. Ils 
sont rangés dans leur ordre chronologique. La chronologie en cette matière n'est 
cependant pas absolument fixée. Les critiques, aujourd'hui ^ tendent à rajeunir 
et à rapprocher des temps modernes les dates autrefois admises pour plusieurs 
manuscrits, surtout les plus anciens. Le nombre extrêmement restreint des 

1. Voy. ci-après, p. 108, note 2. 

2. Voyez la notice de M. le professeur Gardthausea sur l'écriture qu'il appelle TOaciale récente, • die 
jangere Unciale », dans les • Séances • de TAcad. de Leipsick, 1878. 



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▼III AVANT-PROPOS. 

spécimens sur lesquels peuvent se fonder les théories sur ce sujet, quelles 
qu'elles soieht, nous autorise, jusqu'à plus ample et plus solide expérience, à 
nous en tenir aux dates admises par les rédacteurs du Catalogus manuscriptorum 
Bibliothecœ regiœ^ imprimé en 1740. 

Ces descriptions sont accompagnées d'un grand nombre de dessins par les- 
quels le rédacteur du présent catalogue s'est efforcé de mettre sous les yeux du lec- 
teur, avec toute l'exactitude qu'il a pu y apporter, un choix de ce que notre col- 
lection de peintures renferme de plus saillant. Ces dessins, bien imparfaits d'ail- 
leurs, sont assurés d'avoir au moins le mérite de la nouveauté. Un autre mérite, 
et plus durable, qui leur appartiendra également, c'est qu'en goûtant le simple 
amusement de les regarder, tout lecteur classera plus d'idées justes dans son 
esprit que n'en ont jamais eu soit les peintres modernes qui s'essayent à des 
excursions dans l'histoire ancienne de l'Orient, soit les antiquaires ou critiques 
d'art qui croient reconnaître l'art byzantin à la raideur, la maigreur et la séche- 
resse des figures et des vêtements. 

Enfin le travail se termine par une table alphabétique de tous les noms de 
choses, de personnes et d'objets matériels dont la représentation se trouve dans 
les manuscrits inventoriés. 

Quelque faible que puisse être le résultat auquel l'auteur de cet Inventaire ait 
atteint dans toutes les parties de son travail, il espère qu'une description minu- 
tieuse des manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale au point de vue de l'art, 
sera de quelque secours pour les savants et les artistes. Puissent seulement ceux-ci 
n'en pas abuser, car une curiosité peu respectueuse compromettrait bientôt 
l'existence même de ces précieux volumes que leurs gardiens d'aujourd'hui sont 
strictement obligés, eux aussi à leur tour, de conserver à la postérité. Et pour 
clore soit ces explications préliminaires, soit les développements qui les suivent, 
qu'il nous soit permis d'emprunter aux Grecs une de leurs belles formules, trop 
fastueuse pour nous sans doute, mais que les scribes aimaient inscrire au bas de 
leur dernière page : 

La main qui a écrit ces choses pourrit maintenant dans la tombe, 
mais ce qui est écrit s'impose aux temps les plus lointains : 

'H x^ip F^^v, V^ Ypd;|ia7a, oi^tMXoa. Tdiçcp, 



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INTRODUCTION 



I 

L'ANTIQUITÉ 

Ce serait une Yaine recherche que de feuilleter ce qui nous reste de manuscrits 
grecs dans l'espoir d'y trouver des figures ou des ornements que Ton pût identifier 
avec des œuvres d'art appartenant à l'antiquité classique. Un fossé trop large sépare 
les deux âges. Nos plus anciens manuscrits grecs ornés de peintures ne datent que du 
ix« siècle de l'ère chrétienne. 

Lorsqu'on rencontre par hasard dans ces volumes quelque représentation qui 
rappelle la manière des anciens, grecs ou romains, on ne sait à quelle origine attribuer 
ce fait rare. On n'ose pas en faire honneur à une tradition d'école et Ton n'y peut jamais 
voir qu'un hasard, tout au plus le hasard heureux qui aurait mis un modèle de bonne 
époque à portée d'un ouvrier intelligent. Mais ces rencontres sont d'ailleurs tellement 
accidentelles que nous en avons trouvé seulement dans une demi-douzaine environ de 
manuscrits, sur 1500 volumes grecs plus ou moins ornés que possède la Bibliothèque 
nationale . 

Cependant à côté, au-dessus si l'on veut, de l'influence directe par suite de laquelle, 
tel ornement ou telle figure peuvent nous sembler copiés, à travers plusieurs inter- 
médiaires, sur un modèle antique, il y a les souvenirs vagues qui peuvent nous donner 
encore quelque reflet du passé à deviner dans les manuscrits byzantins : par exemple 
lorsque le peintre byzantin, vivant au ix* siècle ou dans des temps plus récents, 
représente les personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament en les habillant 
d'élégantes et larges draperies de ton clair uni, qui n'étaient ni le costume de ses con- 
temporains à lui, ni le costume des juifs de la Bible, mais le costume des anciens phi- 
losophes grecs ou des patriciens de Rome. Cette tradition encore toute-puissante de nos 
jours, du Christ et des apôtres vêtus en magistrats de l'ère classique, tire son origine 
de ce que les grandes scènes de l'histoire du christianisme ont été traitées par des 
artistes grecs des premiers siècles et d'une manière si excellente que de proche en 
proche on les a toujours imités. 

Il y a aussi des souvenirs purement littéraires qui font revivre, tant bien que mal, 
dans les manuscrits grecs, les Dieux et les Héros de la fable et de l'histoire : Apollon, la 
Chimère, Philippe et Alexandre, Sapho, etc. à une époque où les occidentaux avaient à 
peine l'idée de ces personnages. 11 y a enfin quelques traces fugitives d'antiquité qui 
nous paraissent avoir été conservées par tradition d'une manière inconsciente et 
lorsqu'on avait cessé d'y attacher un sens, celle par exemple qui consistait à com- 

1 



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2 INTriODUCTION. 

mencer un Yolume ou divers chapitres d'un volume par un ornement en forme de 
n (allusion au sens du mot portail, entrée, xOXy)) ou à n'employer la fleur dans l'or- 
nementation que coupée par une section verticale qui met à nu les organes de la vie. 
Nous reviendrons sur ces détails. 

Même après la tradition d'école, même après l'influence du modèle, même après l'effet 
indirect d'un yague souvenir qui n'était plus compris, même après tout cela disparu, 
quand tous les fils possibles d'une transmission quelconque ont été brisés, il reste 
cependant encore, jusque dans les derniers en date des manuscrits grecs, quelque chose 
d'homogène et de national qui frappe à l'instant les regards, qui du plus ancien au 
plus moderne les associe tous en un groupe distinct et y fait reconnaître un goût paTti- 
f.ulier, un instinct de race. On verra plus loin que ces manuscrits conservent entre eux 
jusque dans les plus bas temps un air de famille. Ils ont tous, si manifeste que puisse 
être l'infériorité de quelques-uns, un lointain rapport de pensée, d'ordonnance ou 
d'exécution, en sorte qu*on y retrouve toujours quelque reflet de cette race illustre à 
laquelle ils appartiennent. 



II 

TRACES DE L'ANTIQUITÉ SUBSISTANT DANS LES MANUSCRITS GRECS 

Il vient d'être dit que ces traces sont bien rares et bien faibles. On doit donc les- 
recueillir minutieusement. 

Le manuscrit n*^ 202 de Goislin, outrageusement coupé et mutilé dès le xiii* siècle, 
conserve cependant un groupe d'écriture encadré de deux lignes enroulées; c'est une 
faible trace du goût des artistes du v* siècle, époque à laquelle ce manuscrit appartient. 

Le manuscrit n<^ 510, contenant les Homélies de saint Grégoire de Nazianze, manus- 
crit exécuté entre les années 867 et 886, est un trésor de peintures précieuses. Les deux 
dates 867-886 s'appuient sur les portraits de l'empereur Basile le Macédonien, de sa 
femme l'impératrice Eudoxie et de leurs deux fils Léon et Alexandre, peints en tête de 
l'ouvrage. Ils se trouvent sur un premier cahier de six feuillets qui pourrait n'avoir 
pas toujours appartenu au volume et lui avoir été ajouté après coup, en sorte que le 
reste du manuscrit serait peut-être plus ancien que les portraits. Mais le père bénédictin 
Bernard de Montfaucon, quia fait le premier cette observation, le regarde comme étant 
bien tout entier de la fin du ix* siècle. 

A la suite de ce cahier préliminaire viennent les Homélies de Grégoire, au nombre 
de quarante, et chargées d'ornements qui sont de deux sortes : 

Les uns, tels que lettres initiales et têtes ou fins de chapitres, sont exécutés somp- 
tueusement mais avec peu de talent par un simple calligraphe; les autres, représentant 
des scènes à personnages insérées au courant du texte, sont de main d'artiste. On y 
compte une quantité de petites peintures et 45 grandes dont plusieurs à pleine page, où 
l'influence de l'art antique se montre dans une foule de traits. On peut l'apprécier 
surtout dans l'élégance et la pureté du dessin, dans la justesse des mouvements, dan» 
l'expression des physionomies, dans le costume tout à fait antique de beaucoup de 
personnages et dans quelques menus détails tels que la seille aux volumina de la page 
332 et la colonne cravatée de la page 452. Un auteur allemand qui s'est acquis une 
grande autorité dans l'appréciation des anciens monuments de l'art, feu M. Waagen,. 
conservateur du musée de Dresde, n'hésite pas à comparer un grand nombre des pein- 
tures du Grégoire de Nazianze n^ 510 aux peintures de Pompéi et quelques-unes même,, 
pour la perfection du dessin et de l'expression, aux ouvrages de Raphaël. 



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INTRODUCTION. 3 

Dès la première scène (Jonas sur le navire, f* 3 v"^ du manuscrit) les physionomies 
et les costumes se ressentent de Tantiquité. «Le prophète, dit M. Waagen, plusieurs fois 
représenté dans cette peinture y parait toujours avec un air de jeunesse, une attitude 
et un visage également nobles et un costume antique très bien drapé » ; les matelots 
bien qu'ils ne soient quMndiqués participent de cette noblesse de dessin où M. Waagen 
reconnaît avec raison la trace des anciens maîtres. 

Martyre des douze apôtres (f* 32 v*): Page divisée en douze compartiments égaux, 
chacun comprenant une scène dessinée avec une rapidité grossière, mais facile, et 
remplie comme la précédente page d'anciens souvenirs d'art. Saint Césaire priant Dieu 
à la manière antique, les deux bras étendus (r'43v<');la page est en grande partie 
détériorée et effacée. 

La transfiguration du Christ {î^lo v°). Très belle scène, composée par un maître 
ou d'après un maître et au sujet de laquelle on ne peut que répéter ici ces mots de 
M. Waagen : « L'impression produite par l'ensemble est tout à fait celle d'une peinture 
antique. » 

Saint Grégoire prêchant au sujet delà neige (f°78 v*). La foule qui prête l'oreille 
à son discours représente bien l'aspect d'une population antique (Waagen). 

Au milieu de diverses scènes de la vie de Jésus (f° 87 v"*), il en est une qui le re- 
présente ayant à sa droite l'apôtre Philippe et à sa gauche le jeune homme riche qui lui 
demande ce qu'il faut faire pour obtenir le royaume des cieux. Contraste entre la tenue 
vulgaire de ce jeune garçon aux habits de pourpre et d'or, et la noble attitude de 
l'apôtre enveloppé dans les plis d'une toge cicéronienne, la main droite levée comme 
pour expliquer quelque chose et un volumen roulé dans la main gauche. 

L'adoration des mages (f* 437 v^). Dans cette scène, Joseph l'époux de Marie est 
vêtu et posé comme Philippe dans la précédente, c'est-à-dire sous l'apparence d'un 
philosophe grec ou romain. 

Trois scènes (f° 143 v**) dont la dernière montre Jésus guérissant la fille de Jaïrus : 
noble peinture conçue dans l'esprit antique. 

Jésus enfant enseigne dans le Temple (f<> i6o v^"); sa mère le serre dans ses bras et 
le baise sur la joue; Joseph debout derrière eux, conserve son costume et son attitude 
philosophiques ; il se tient à l'écart en regardant la mère et l'enfant^ qui se pressent 
l'un contre l'autre avec tendresse. 

La lutte de Jacob contre l'ange ; et l'échelle de Jacob (^ 174 v®). Au sujet de Jacob 
endormi, M. Waagen va jusqu'à le comparer à l'une des peintures de Raphaël au 
Vatican. 

La résurrection de Lazare (P 1 96 v<>) et le repas chez le pharisien Simon où la 
pécheresse, dessinée en dimensions très petites pour caractériser sa qualité infime, 
essuie les pieds du Seigneur avec sa chevelure. Au-dessous, l'entrée à Jérusalem où 
Jésus est assis à la manière des femmes, sur un âne très correctement dessiné. Dans 
la résurrection de Lazare^ comme précédemment dans la peinture où figure l'apôtre 
Philippe, et dans plusieurs autres, Jésus est vêtu d'une toge de pourpre à bandes et 
parements d'or et porte dans la main le volumen des docteurs et des philosophes : 
c'est un Jésus différent de ceux que nous connaissons, et antérieur. Dans la planche de 
Jésus enseignant au temple (ci-dessus f<> 165) ses auditeurs, comme ici la pécheresse, 
comme plus haut les matelots de Jonas, sont aussi en petites dimensions, idée usuelle 
des artistes de l'antiquité. 

Elle montant au ciel sur un quadrige (f« 264 y^). Au-dessus, le passage de la mer 
Rouge et le désastre de Pharaon. Cette dernière peinture est une des plus belles du 
Tolume. C'est un vaste tableau, malheureusement fort détérioré et efifacé, mais où l'on 
peut admirer encore la savante composition de la foule guerrière que la mer engloutit 



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4 INTRODUCTION. 

et de la foule des Israélites sauvés qui s'enfuient, en tête desquels dominent une dan- 
seuse qui s]fmbolise la joie et Moïse, vêtu lui aussi du manteau blanc à longs plis 
comme un philosophe grec. Il est à remarquer que cette scène du passage de la Mer 
Rouge et celle qui est le sujet de la planche IX dans le manuscrit n* 139, bien que 
différant entre elles par la manière dont chaque détail ]f est traité, sont comme calquées 
Tune sur Tautre quant à la disposition générale du tableau et à la place que chaque 
personne y occupe. 11 est évident qu'elles proviennent toutes deux d'un modèle unique 
que deux imitateurs ont reproduit en l'arrangeant chacun à sa façon. 

Les mêmes procédés tantôt de peintures à pleine page, tantôt de scènes moins im« 
portantes disposées par bandes, se continuent dans le reste du manuscrit 510, où Ton 
trouve encore, en ne s'arrètant qu'aux pages principales : (f^ 285), une grande scène 
symbolique de la Passion du Christ où figurent Marie-Madeleine et sainte Hélène 
(r° 301). La descente du Saint-Esprit sur les apôtres, (f<> 332). L'histoire de saint 
Cyprien (f® 347). L'histoire de Samson (f* 355). La vue du Concile rassemblé en 360 
pour la condamnation de l'hérétique Macédonius (f»' 367, 374, et 409). L'histoire des 
Ariens et de l'empereur Julien l'apostat {{^ 435).. Daniel dans la fosse aux lions 
(r"" 440). L'histoire de Constantin, enfin au (f* 438) une magnifique peinture à pleine 
page bordée d'un cadre ovale imitant l'orfèvrerie et représentant la résurrection des 
morts annoncée par le prophète Ezéchiel, peinture d'un puissant effet et d'une main de 
maître. 

Ce beau volume ms n*^ 510 offre donc jusqu'à la fin le même aspect général et les 
mêmes sortes de détail : physionomies agréables, draperies élégantes, nobles attitudes, 
le tout dessiné avec ampleur, avec justesse, avec grâce; le tout aussi rendu au moyen 
de couleurs gouachées qui, généralement molles et ternes comme, le sont après s'être 
défraîchies à l'air les fresques de Pompéi, qu'elles rappellent à merveille, s'élève 
parfois dans de maîtresses pages, comme par exemple dans la Transfiguration^ et la 
Résurrection (f<>' 75 et 438) aux effets d'un talent consommé ; tout entier ce beau volume 
respire l'art des temps païens. 

Les Psaumes de Davidj manuscrit n** 139, exécuté au x* siècle, renferme quatorze 
peintures à pleine page, grandes compositions rappelant d'une manière frappante le 
style des peintures antiques. Ce sont cependant des scènes chrétiennes, mais on va voir 
comment l'artiste les a conçues. 

Un premier point qu'il importe d'établir est que ces peintures n'ont pas été faites 
pour le volume où elles se trouvent. La manière inégale et bizarre dont elles sont 
réparties et tantôt agglomérées, tantôt disséminées dans le volume pourrait déjà le faire 
supposer; mais de plus, il y a des raisons directes de le croire et de penser qu'elles 
proviennent d'une époque plus ancienne que n'est le manuscrit. En effet : 1^ Elles ne 
portent aucun texte et le verso en est blanc ; 2^ elles sont encadrées d'ornements et de 
fleurettes semblables pour chacune des quatorze, mais totalement différents des orne- 
ments qui sont mêlés au texte du Psautier ; 3° dans les endroits où ce texte a le moins 
de marge, il en a encore une largeur de 2 ou 3 centimètres, tandis que plusieurs des 
quatorze peintures exécutées à part ont leur bordure rognée du côté de la tranche, ce 
qui indique bien qu'elles étaient primitivement plus larges que le volume ; enfin 4® : leurs 
ors sont d'une autre qualité que ceux qui accompagnent le texte ; ils sont moins solides 
et beaucoup moins brillants. 

Quoi qu'il en soit de l'âge de ces peintures et quand même elles ne seraient pas 
antérieures au manuscrit lui-même, c'est-à-dire au x* siècle, elles n'en recèlent pas 
moins des traces manifestes de composition antique, surtout les deux premières. 

1. Ce même tableau de la Trantfi^ration se retrouve dans le manuscrit n** 1242, f" 92 (xiv* siècle). 



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INTRODUCTION. 5 

Si l'artiste a cherché dans rÉcriture sainte le sujet du tableau par lequel s*ouYre 
le volume, il n'a trouvé pour texte que ces mots qui sont le verset 19 du chapitre xvi au 
livre 1 des Rois : Misit Saul nuntios ad Jessœ dicens : « Milte ad me fUium tuum David qui in 
grege tuo ; et sumpsit Jessœ gomor panum et utrem vùii et kœdum caprarum unum et misit in 
manu David filii sui ad Saul, » Ce n'est certainement pas un texte si sec où le peintre aura 
pris la scène qu'il a représentée, ce jeune musicien assis sur un roc et pinçant les 
cordes d'une cithare posée sur ses genoux, qui montre par l'intensité de son regard 
le travail de sa pensée, pendant que brebis et chèvres paissent sous la garde du 
chien au bord d'un ruisseau; le paysage représente les pentes de la montagne de 
Bethléem au pied de laquelle est couché un homme nu, le dieu de la montagne, 
tandis qu'au sommet on aperçoit les édifices de la ville; sur le même rocher que le 
harpiste, une jeune femme élégante aux traits inspirés, ou plutôt une déesse, est 
assise aussi, appuyant son bras sur l'épaule du jeune homme et de l'autre côté, un 
peu en arrière de ce groupe^ s'élève une colonne surmontée d'un vase en bronze ; une 
autre jeune femme, s'effaçant à demi contre cette colonne, semble être une nymphe 
des environs, attirée par la musique et venue pour écouter. La ville de Bethléem, le 
dieu de la montagne, le jeune homme et la femme assise ont leur nom écrit à côté 
d'eux, inscriptions annonçant que ces derniers, principaux personnages de la scène sont : 
AAYIA et MEAOAIA. 

Pour les détails, comme pour l'ensemble, cette bucolique est entièrement conçue et 
exécutée d'après les données de l'antiquité et du pur paganisme. 

La deuxième peinture du volume, David terrassant le lion qui commence à dévorer 
une brebis, représente le même paysage, le même David dans le même costume, ayant 
la même cithare posée à terre et auprès de lui les mêmes moutons. Parmi les rochers 
du lointain une nymphe, peut-être un dieu de la montagne, s'enfuit effrayé et une jeune 
femme, de noble attitude, semble soutenir David en posant sa main sous le bras droit 
du jeune berger. Elle porte un costume plys léger que celui de Melodia une couronne 
de feuillage au lieu de bandeau et de plus un nimbe rosé autour de la tête. Son nom 
est de même auprès d'elle : c'est la Force, II^XTU. L'usage antique de peindre 
les idées sous la forme d'êtres visibles^ règne dans tout le cours de ces différentes 
scènes. A la planche 111 (David oint par Samuel), la belle déesse nimbée qui se place 
derrière le roi d'Israël et le couvre de sa protection est IIPAOTHS, la Douceur. — 
 la planche IV (combat de David contre Goliath), du côté de Goliath se tient 
AAAZONEI A, la Jactance, et du côté de David AYNAMIL, encore la Force, mais la 
force accompagnée d'art et sachant diriger les coups au moyen de la fronde, tandis que 
la force employée contre le lion, II^XTE, n'était que la vigueur physique. 

Les peintures suivantes, comme on le verra plus loin dans l'analyse détaillée qui 
sera donnée de ce manuscrit, offrent une quantité d'autres exemples de personnalisation 
des idées. Il n'en est probablement pas de plus ancien que celui de la Discorde repré- 
sentée dans le combat d'Ajax contre Hector où elle figure debout entre les deux héros.^ 
La scène avait été gravée ainsi sur le fameux co£fre de Cypsélus longuement décrit 
par Pausanias (V, 19, 1) ouvrage dont la date se placerait (Rossignol, Des services que 
peut rendre V Archéologie^ p. 3 H), à l'an 580 avant l'ère chrétienne. 

On peut remarquer encore, comme traces de l'art antique dans les quatorze 
peintures du manuscrit 139, les portiques et les péristyles, mal en perspective il est vrai, 
mais assez grandioses (aux planches III, V, VI, VIII, XI, XII et XIIII), la colonne de la 

1. ... Et sicut fréquenter vidimus ubi regum vel fratum [Honoriut et Arcadius] tabulas pinguntur, et in 
duobus unanimitatis declarenlur insignia, artifex picto femineo habitu post tergum utriusque Gongordiam 
fttatuit brachiis suit utrumque complectentem, ita nunc... (Discours de Sevérien dans la cathédrale de 
Constantinople en Tan 403 ; 5. Joann» Chrysost, opéra). 



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6 INTRODUCTIONi 

planche I, entourée d*une sorte de cravate *, les vêtements civils formés de courtes 
tuniques et de longs manteaux élégamment drapés, les costumes militaires portes 
par des soldats casqués et cuirassés à la grecque ou à la romaine (surtout aux 
planches IV et IX), enfin quelques meubles comme les vases ou aiguières de bronze 
des planches 1, III et XIV. 

N<* 278. — Extraits des évangiles appropriés aux principales fêtes de Tannée. 

Ce volume en grosse et belle écriture, exécutée avec une telle somptuosité qu'elle a 
donné seulement dix lignes à la page, était orné, en tète d'un grand nombre de chapitres, 
de peintures d'une certaine importance. Malheureusement on les a déchirées ou cou- 
pées. Au début du texte, on a arraché toute la moitié supérieure de la première page, 
mais en laissant subsister un bas de pilastre. Ce sont donc bien les peintures qu'une 
main barbare a voulu enlever, et dans tout le volume elle n'en a laissé subsister 
qu'une seule, au f® 220. Le chapitre qui commence à cet endroit est précédé, comme 
tous les autres chapitres du volume, d'une décoration en forme de II, et figurant par 
conséquent une sorte de portique introduisant au texte; mais tandis que les plus riches 
ont disparu et que dans d'autres la décoration était fort simple, comme au f 136 par 
exemple, où elle se compose d'un ruban bleu clair à rainceaux bleu foncé avec une croix 
d'or au centre de la traverse, le II du f* 220 est orné à cette même place^ c'est-à-dire 
au même endroit central, d'un buste d'ange aux ailes bleues et au visage remarquable, 
non par sa beauté, mais par son air vivant. Cette tète semble l'œuvre d'un artiste habi- 
tué à travailler d'après nature. C'est un portrait de jeune homme aux cheveux bouelés 
par devant, flottants par derrière et maintenus sur le front par une bandelette blanche ; 
son vêtement composé d'un manteau blanc jeté par-dessus une tunique blanche aussi, 
qui laisse le haut de la poitrine à découvert, rappelle les éphèbes de la Grèce ou les 
jeunes citoyens de Rome. De ses ailes bleues on n'aperçoit que le sommet et l'on ne sait 
pas comment elles s'attachent aux épaules ; elles semblent deux ailes ajoutées par le 
peintre et qui seraient comme collée^ sur le fond d'un portrait ordinaire. 

N" 247 Suppl. — Les Therio.ca et les Aleœipharmacay de Nicandre, petit manuscrit 
de 48 feuillets exécuté au xi» siècle. 11 a été l'objet d'une série d'articles publiés par divers 
savants, en 1878, dans la Gazette d'Archéologie que dirigent MM. de Witte et Lenormant. 
Ces articles sont accompagnés d'excellents fac-similés (en chromolithographie) des plus 
remarquables peintures, au nombre d'une dizaine, que le manuscrit renferme. Elles sont 
de petite dimension car le volume n'a que 12 sur 15 centimètres en hauteur et largeur. 
L'artiste les a exécutées avec une hâte et une négligence extrêmes, mais elles portent 
tous les caractères d'une pure et pleine copie de l'antique. La justesse des formes et 
des mouvements de chaque personnage, lors même qu'il est à peine tracé ; les costumes, 
par exemple la simple tunique serrée autour des reins et rattachée à l'épaule chez les 
hommes de basse condition, et pour les autres les vêtements élégamment drapés ; les 
arbres et les plantes rendus avec une exactitude suffisante; divers détails tels qu'un 
temple à quatre colonnes soutenant un fronton triangulaire, un soldat armé de la longue 
haste et du bouclier ovale, une amphore, enfin l'aspect général de ces peintures aux 
teintes larges, arrêtées d'une main sûre par des contours fermes et épais, annoncent dans 
celui qui les a exécutées, ou qui en a fourni le premier modèle un homme à qui la 
grande peinture et les perfections de l'art étaient bien connues. 

N* 2736. — Oppîen, Foéme sur la chasse. Manuscrit du xv* siècle. Volume décoré 

1. C*est un ornement des plus usités. On peut en voir un très joli exemple dans Touvrage de Raoul 
Rochette (Choix de peintures de Pompéi; Paris, Labitte, 1867, in-fol.) où Tauteur dit, page 12, à propos 
d*une peinture de la maison du poète tragique, représentant Jupiter et Junon sur le mont Ida : « C'est 
une montagne où s'élève une colonne dorique... dont le ftit est ceint d'une bandelette servant à y sus- 
pendre deux flûtes et deux clochettes. » 



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INTRODUCTION. 7 

presque à chaque page d'une quantité de figures peintes avec un talent facile et ex- 
pressif, au milieu desquelles on distingue par intervalles quelques réminiscences de 
Tantiquité. Ainsi sont divers costumes, tuniques ou manteaux qui ont le caractère simple 
et uni bien antérieur aux Yêtements bariolés et surchargés des byzantins. Oppien lui- 
môme est représenté en tète du Tolume, en homme rustique à cheveux courts et barbe 
pleine, sans autre vêtement qu'une tunique sans manches qui descend jusqu'aux genoux ; 
il porte sur les bras un manteau d'étofife blanchâtre soigneusement plié. 

Au P 7 est peint, le roi Philippe de Macédoine assis sur son trône, la couronne en 
tète; son air noble et simple aussi bien que son long manteau drapé conyiennent bien 
à un roi de la Grèce et ne sont point d'un prince de Byzance. Citons encore, à la même 
page, un Bellérophon qui s'élance du sommet des précipices sur son cheval ailé ; l'ani- 
mal et son cavalier se rapprochent beaucoup par leur pose et leur mouvement du Bellé- 
rophon de la mosaïque d'Autun*. 

N"" 1 208. — Six homélies sur l'histoire de la Vierge par Jacob moine de Coccirobaphi ; 
XI' siècle. Dans ce volume un bon nombre de personnages drapés à l'antique sont exé- 
cutés avec une grande élégance, particulièrement dans la représentation symbolique 
de l'Église, au f 3 v""; d'autres, qui figurent surtout les anges ou messagers de l'histoire 
sainte, f 2i v<^, semblent une copie exacte des esclaves antiques; enfin l'on peut citer 
comme méritant une attention spéciale la troupe des Anges ou Séraphins rangés der- 
rière le lit de repos du roi Salomon. Ce sont soixante personnages dont on ne voit, sauf 
à ceux du premier rang, que la tète seule ; mais ces soixante têtes, c'est-à-dire soixante 
jeunes visages respirant tous une expression différente et tous encadrés de longs che- 
veux noirs bouclés retenus sur le front par une bandelette, produisent un efl'et saisis- 
sant* Ce résultat, savamment obtenu par le moyen d'une composition d'une naïveté 
presque grossière, me paraît d'une habileté supérieure à ce qu'imaginait ordinairement 
l'art byzantin, qui d'ailleurs s'honorait d'imaginer très peu. 

N*" 79 de Coislin. Extraits de saint Jean Chrysostome copiés de 1078 à 1081. Les 
peintures de ce volume sont exactement datées parce qu'elles ont été exécutées pour 
l'empereur Nicéphore Botoniate dont le règne ne s'étendit que sur ces trois années. 
Dans l'une d'elles, où il est représenté assis sur son trône avec l'appareil de sa puis- 
sance, deux petites figures de femme vues à mi-corps apparaissent à ses côtés, à la 
hauteur de ses épaules. Elles ont la tète et les bras nus, une bandelette blanche dans 
les cheveux et toutes deux une légère tunique en bleu d'azur. Ce sont les représentations 
allégoriques de la Justice et de la Vérité ; celle-ci tient un petit flambeau qui ressemble 
à un cierge; l'autre a des balances. C'est une pure copie de l'antique. 

Nous nous bornons à ce choix d'exemples. 



ili 

INTERPRÉTATION DE L'ANTIQUITÉ PAR LES PEINTRES BYZANTINS 

Après les peintures qui procèdent de quelque souvenir plus ou moins fugitif de l'art 
des anciens grecs, on doit logiquement donner place à celles qui n'ont d'antique que le 
nom et qui sont l'habit donné aux choses de l'antiquité par l'imagination des artistes 
byzantins. Dans nos quelques manuscrits (je n'en compte guère qu'une quinzaine four- 
nissant leur contingent à cette donnée, savoir les n9^ 64, 79, 134, 139, 510, 2244, 2294, 

.1. Gomme on peut le voir dans la copie de cette mosaïque donnée par M. Duruy {Hisi. des Romains^ 
l. IV, p. 334). 



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8 INTRODUCTION. 

2735, 2736, 2737, 2795, 2804, 2878, Coislia 239 et Suppl. 247), dans ces manuscrits, 
on Yoit par exemple que le roi des Dieux, Jupiter, est un prince byzantin vêtu de ses 
habits d*apparat, assis sur un siège à coussin Tert, entre deux édicules (Coislin 239, 
M 21). Ce Jupiter montre du doigt une petite téted*enfant qui émerge de sa jambe gauche, 
au jarret ; c'est son fils Bacchus ; ainsi dit la fable antique. Le dieu Mars (même manuscrit) 
est un général des armées byzantines en cuirasse dorée et manteau de pourpre, bouclier 
ovale, longue lance et casque de fer, avec des bottines blanches par dessus des culottes 
noires collantes; Vénus (même manuscrit) est une jeune femme blonde enveloppée d*un 
peignoir lilas et nageant à la surface des eaux. — Une parenthèse est ici nécessaire pour 
signaler un détail relatif à cette déesse. Le texte est une homélie de saint Grégoire de 
Nazianze sur TÉpiphanie. L'orateur énumère plusieurs fêtes impures du paganisme afin 
de faire ressortir la pureté des fêtes chrétiennes. Les chrétiens, dit-il, se gardent bien 
de fêter les mystères d'Aphrodite ni ceux de Phallus et d'Ithyphallus. C'est à cet endroit 
que l'artiste peint Vénus à la surface de l'onde, et il lui fait tendre les deux mains vers 
un phallus très naturel et très bien peint qui plane dans l'air au-dessus d'elle. C'est la 
seule figure pouvant être, à la rigueur, qualifiée d'obscène que j'aie rencontrée dans 
les manuscrits grecs. — Le même volume, Coisl. 239, nous fait voir encore Proserpine 
sous l'apparence d'une femme ordinaire à longue jupe bleue, Tantale, les Corybantes, 
les Argonautes en costumes insignifiants ou indistincts, les heures du jour et de la nuit 
en costume de princesses byzantines, et la déesse des mystères sacrés, Rhéa, sous la 
forme d'une statue placée au sommet d'une colonne, vêtue d'une draperie écarlate et 
soutenant un globe, de sa main gauche. Dans un autre manuscrit (n® 2736, xv'' siècle, 
f^" 34) la déesse Rhéa est représentée demi-nue, en tunique bleue et traînée dans un 
char attelé de deux lions. Le n^' 2736 nous donne aussi une Diane, l'arc dans la main 
gauche, le carquois sur l'épaule, avec le bouclier ovale et la cuirasse des guerriers 
byzantins ; puis Atalante, également armée d'un arc et vêtue d'une longue robe rose à 
parements d'or qui descend jusqu'à ses pieds chaussés de bottines rouges; l'Amour tout 
nu, tirant aussi de l'arc ; Médée en dame grecque habillée d'une longue robe verte à 
ceinture écarlate et coiffée d'un turban blanc; enfin un grand nombre d'autres person- 
nages divins ou héroïques, mais généralement exécutés d'une manière lâche et sans 
caractère : Castor, Poliux, Orphée, Orion, Persée, Philomèle, Phinée, Méléagrc, Thésée, 
Ménélas, et comme figure allégorique, la Haine, représentée par un homme tenant une 
lance dans la main droite et un couteau dans la main gauche. 

Je puis mentionner encore un grossier dessin d'Oreste (n^ 2735, xiv* siècle), Hécube 
et son gendre Polymestor, deux personnages d'Euripide dessinés par une main grecque 
du XV* siècle (n° 2795), des bergers de Théocrite (n* 2832), une série de masques de la 
tragédie antique (n* 2804, xv* siècle), quelques figures de Chimère (n°* 64, 533, 1208) et 
de Satyres (n"" 2637) ; enfin d'informes représentations de la belle Hélène, d*Achille et 
d'Hector dont l'extrême barbarie s'explique par la raison qu'elles se trouvent dans un 
manuscrit exécuté sous l'influence occidentale et gothique, savoir un exemplaire des 
Histoires deTroyc par Benoît de Sainte-Maure (n" 2878). 

Il est bien entendu que dans cette revue je m'arrête à la chute de l'empire Grec, 
et n'entre pas dans l'examen de nos manuscrits grecs de la Renaissance exécutés en 
pays latin. 

IV 

SCËNES RELIGIEUSES 

Presque toute la peinture byzantine à nous connue par les manuscrits, consiste 
dans l'interprétation donnée par les maîtres de cette école à des textes de l'Ancien et 



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INTRODUCTION. 9 

du Nouveau Testament. Souvent elles sont véritablement belles et très aisément compa- 
rables aux meilleurs ouvrages des peintres modernes ; et en observant que malgré le 
petit nombre des manuscrits que nous possédons, on trouve certaines 'de ces scènes 
reproduites presque identiquement dans plusieurs d'entre eux, on ne peut se refuser à 
croire que les miniaturistes ne nous donnent que des imitations de tableaux célè1)res qui 
décoraient les plus anciennes églises chrétiennes ou les palais de Tempire de Byzance. 
C'est surtout dans les représentations bibliques que les manuscrits grecs nous offrent 
les plus remarquables exemples de ce qu'il est parfois très permis d'appeler, quelle 
que soit l'exiguïté du cadre, des échantillons de grande peinture. J'en ai déjà cité 
quelques-unes des plus belles, en indiquant ci-dessus celles oîi l'auteur s'est inspiré 
des souvenirs de l'antiquité païenne : telles sont la Transfiguration et le Passage de la 
mer Rouge. On peut y ajouter, pour se borner aux meilleures de celles qui sont plus 
exclusivement chrétiennes, les suivantes : 

La représentation symbolique de l'église de Jésus-Christ. — Trois manuscrits nous 
la donnent sous trois formes différentes, toutes trois fort belles, savoir : Le manuscrit 
Coîslin n" 239, f° 6 (xii* siècle) ; n^ 543, f« 51 (xii« siècle) et le n*» 1208, f> 3 (xi« siècle). 
Dans le premier c'est une petite scène ayant à peine 5 centimètres de largeur sur 6 de 
hauteur ; elle représente un groupe divin qui plane au-dessus de la terre, sur laquelle 
on voit le Buisson ardent brûler au milieu d'une verte campagne ; le groupe est com- 
posé d'un Christ assis, tout jeune, presque enfant, au centre d'une ellipse d'azur; il 
est enveloppé d'une longue toge rose à bordure de pourpre et lève la main droite en 
parlant pour enseigner le monde ; deux anges voltigent derrière lui et deux archanges 
armés d'une sorte de sceptre se tiennent debout comme des gardes à ses côtés. C'est 
une peinture exquise. Il en est de même de la deuxième (n^ 543) qui est à peu près de 
la même dimension : elle représente une jeune vierge derrière laquelle se presse la 
foule et qui offre au Christ l'index de sa main droite pour recevoir de lui l'anneau nuptiaj. 

La troisième, que l'on peut qualifier de grande peinture et pour sa perfection et 
pour sa dimension, présente la coupe verticale d'un vaisseau divisé par quatre colonnes, 
c'est-à-dire par quatre rangées de colonnes dont les quatre premières sont les seules 
visibles, en trois nefs, une large entre deux moindres. Dans les deux nefs latérales 
sont Jérémie et David, tandis que dans la grand'nef se presse une foule d'hommes et de 
femmes; tous lèvent la tête et les mains vers la voiite, que deux anges planant au-dessus 
de l'assemblée leur montrent du doigt. A cette voûte est le Christ assis comme tout à 
l'heure au centre d'une ellipse d'azur que quatre anges soutiennent de leurs mains dans 
les airs. Pardessus ce monde, s'élèvent plusieurs étages de bâtiments terminés à leurs 
sommets par cinq coupoles qui font comprendre combien l'Église chrétienne est un 
immense édifice. Parmi ces constructions superposées une chambre est ouverte, c'est 
une c< chambre haute », conformément à la parole des Actes des apôtres, formant un 
intérieur en hémicycle où sont rangés les douze disciples du Seigneur réunis dans leur 
assemblée de la Pentecôte. Les douze petits personnages assis autour d'une table sont 
très distincts et très animes quoique le diamètre de l'hémicycle n'ait pas plus de 
14 millimètres. 

La même scène de la Pentecôte se trouve encore dans trois manuscrits du xn' siècle, 
savoir : N« Coislin 550, f» 37, le n» 239, f« 28, et Suppl. n° 27, f* 38. Elle y forme à elle 
seule le sujet d'un tableau, fort semblable au précédent. Dans tous les trois, l'assem- 
blée des apôtres est assise comme tout à l'heure sur un banc circulaire rappelant très 
bien une rangée de stalles qui garniraient dans une église le fond de l'abside. Chez tous 
les trois aussi, on voit, dans l'espace resté libre au centre de l'assemblée, deux hommes 
debout qui conversent ensemble avec vivacité et agitent leurs bras comme s'ils 
disputaient. 



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10 INTRODUCTION. 

Dans Coisl. 239 et Suppl. 27 ce sont deux nègres richement vêtus ; dans 550 ce ne 
sont point des nègres mais de hauts personnages, car l'un d'eux porte un diadème sur la 
tête. 

L'explication de ceci nous paraît se trouver dans le § viii du discours de saint Gré- 
goire de Nazianze auquel cette peinture est jointe. Le discours a pour objet la fête de la 
Pentecôte et le § viii est un passage où l'orateur combat avec énergie l'hérésie de 
Macédonius. Les deux personnages étaient donc très probablement, dans une peinture 
primitive, le saint évêque et l'hérésiarque ; il peut être arrivé que plus tard d'autres 
peintres ignorant la signiûcation de la scène aient fait des deux personnages de simples 
serviteurs des apôtres car c'est ce que signifie, à ce qu'il semble, leur transformation 
en nègres ; d'autres enfin, comme le peintre du n* 1208, ont copié la scène sans y mettre 
les deux controversistes dont ils n'avaient aucun besoin. 11 eût été difficile de les 
admettre dans la chambre haute du ms 1208, celle qui compte environ 14 millimètres 
d'étendue. Dans les n°' Coisl. 239 et Suppl. 27 la peinture forme du moins un carré de 
5 à 6 centimètres de côté. 

La Sainte Famille est encore un de ces sujets d'importance qu'on rencontre souvent 
et qui montrent par la manière uniforme dont ils sont traités que les miniaturistes s'en 
réfèrent par le souvenir à un modèle célèbre qui avait été dès longtemps consacré par 
l'admiration publique. 

Nous en avons dans les manuscrits cinq principaux spécimens : N*^ 74, f" 3, 4 
(xi siècle); n» 75, f°» 3,4 ;n'' 543, f*» 116;n*550,f» 83 (xii« siècle) ; n« 54, f« 13 (xm« siècle). 

Us donnent ordinairement les dispositions suivantes : La Vierge-mère repose 
étendue sur un lit ou sur un coussin qui garnit le creux d'un rocher; elle a le haut 
du corps enveloppé .d'une pièce d'étoffe épaisse, à la fois voile et manteau, habituelle- 
ment de couleur noire, sévère et disgracieux vêtement consacré de la Marie byzantine. 
Auprès d'elle est son enfant, couché dans une sorte d'auge, derrière on voit le bœuf et 
l'àne ; sur le devant s'approchent les trois mages, leurs offrandes en main, dans le fond 
les bergers et les anges; enfin, au premier plan Joseph assis, le menton appuyé dans la 
main comme un homme absorbé dans une méditation profonde, pendant que des servi» 
teurs lavent dans un bain, sous ses yeux, un duplicata de l'enfant. Cette scène était si 
répandue qu'elle a passé à d'autres légendes et d'autres pays. On retrouve, dans le 
manuscrit n* 1128, f'» 12 (xm* siècle), la Vierge couchée, le bain de l'enfant et les servi- 
teurs, servant à peindre la naissance' de Josaphat, fils du roi Abner, légende Boud- 
dhique. 

Le baptême de Jésus est aussi une grande scène répétée souvent dans les manus- 
crits grecs et vraisemblablement en conformité d'un ancien modèle. 

On la trouve quatre fois la même, dans les n'^' 533, f° 154(xi'' siècle); 543, f 197 
(xii* siècle) ; 550, f* 153 (xii* siècle) et aussi dans le manuscrit grec n° 19 de la biblio- 
thèque de Genève. C'est dans le premier qu'elle est exécutée avec le plus de talent. Elle 
représente le Christ debout vu de face, entièrement nu, au milieu du Jourdain, les pieds 
baignant dans l'eau bleue du fieuve ; les deux rives de celui-ci sont garnies de rochers 
abruptes et son lit est assez resserré en cet endroit (mais cela n'empêche pas le ridicule 
de cette perspective) pour que Jean placé sur le bord puisse poser la main sur la tète 
de Jésus. Sur l'autre rive, à l'opposite de Jean Baptiste, sont deux anges, quelquefois 
trois, humblement inclinés et tendant en avant leurs deux mains enveloppées de voiles,, 
soit pour essuyer le corps du Seigneur, soit pour compléter en se conformant à un 
usage traditionnel de l'Orient, l'attitude du respect. Dans le courant du fieuve, entre 
Jésus et saint Jean, est une petite croix montée sur un socle cubique et fichée en terre,, 
sous l'eau, à proximité de la rive; c'est un détail particulier au manuscrit n° 533; le 
dessinateur a remplacé ainsi par cet accessoire tout chrétien un accessoire usuel dans- 



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INTRODUCTION. II 

Tart païen, et qui ûgure dans les autres manuscrits représentant le baptême de Jésus ; 
cette petite croix y tient la place de la personne même du fleuve Jourdain que les autres 
manuscrits représentent assis parmi les rocs dispersés sur la rive. 

On pourrait poursuivre cette revue bien plus loin ; mais ce serait faire presque en 
enlier le dénombrement de ce que contiennent nos manuscrits que de vouloir signaler 
toutes celles de leurs peintures qu'ont inspirées les Livres saints. 



V 

SCÈNES NON RELIGIEUSES 

11 en est très différemment des scènes qui ne sont pas spécialement religieuses et 
n*ont pas le caractère quasi divin qu'offraient toutes les émanations directes de la Bible ; 
celles-là sont rares. En voici les principaux exemples que nous ayons trouves. 

Il a été question tout à Theure de Thérésie de Macédonius qui troubla FOrient pen> 
dant la seconde moitié du iv* siècle. Elle fut condamnée solennellement dans un concile 
assemblé en l'an 360 à Constantinople. Nous avons dans le manuscrit 510, f^ 155 
(ix* siècle) une belle peinture de la séance où fut prononcée cette condamnation. A l'ex- 
trémité d'une vaste salle entre deux groupes d'architecture qui ressemblent à deux arcs 
de triomphe en marbre rose, s'élève un trône d'or drapé de pourpre sur lequel un grand 
volume in-folio est posé, tout ouvert. C'est la Bible, dont la majesté préside l'assemblée. 
A gauche de la Bible et au-dessous, est assis l'empereur Théodose, vêtu de ses habits 
et ornements impériaux ; auprès de l'empereur ou derrière lui siègent une quinzaine de 
prélats en habits pontificaux ; et en face, de l'autre côté du trône, siège un groupe sem- 
blable. Au-dessous de ce deuxième groupe, tout à fait dans l'angle inférieur de la page, 
est un homme en robe bleue et manteau rouge, un genou en terre, dans l'attitude de la 
crainte, regardant un bloc carré en pierre qui se dresse au milieu de la salle et sur 
lequel est posé un livre entre deux volumina. C'est Macédonius (son nom est inscrit à 
côté) et ce sont ses ouvrages. Malheureusement celte belle et curieuse page est dété- 
riorée par l'éraillement des couleurs, outre qu'elle a été déchirée par le bas. 

Une scène analogue, mais beaucoup plus moderne, se trouve dans un manuscrit 
de la fin du xiv* siècle qui représente (c'est le n"" 1242) l'empereur Jean Cantacuzène au 
milieu de ses principaux courtisans. Ce sont, à sa droite et à sa gauche quatre évêques, 
puis à la suite une quinzaine de religieux tous en robes et en capuchons noirs, derrière 
et debout une dizaine de généraux et cinq ou six hauts fonctionnaires civils; rassemblée 
est rangée en hémicycle, l'empereur au fond, assis sur son trône, dans tout l'appareil 
souverain, la couronne en tète, le sceptre dans la main droite et dans la gauche un 
rouleau de parchemin pourpré. Cette belle scène, très vivante, est une grande peinture 
de 19 centimètres de large sur 24 de haut. Une très petite au contraire, d'environ 4 cen- 
timètres carrés, et d'une perfection charmante, représente aussi une assemblée, mais 
exclusivement composée d'évêques, dont on peut compter près d'une vingtaine. On ne 
peut pas peindre de visages d'une plus grande et plus austère beauté. Cette scène est 
faite pour orner le discours de saint Grégoire de Nazianze intitulé : « Dernier adieu à 
150 évêques. » Elle est au f^ 182 du manuscrit Coislin n^ 239. 

Quelques peintures représentent des combats, mais beaucoup moins importantes 
que la scène dont il a été parlé plus haut qui peint le désastre de Pharaon. Il y en a 
deux dans le manuscrit n"" 510 aux P* 409 et 424. A ce dernier endroit, Josué à la tête 
de deux bandes de soldats qui sonnent de la trompette fait tomber les murs de Jéricho 



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12 INTRODUCTION. 

et plus bas la cavalerie Israélite consomme la destruction des Amalécites pendant que 
Moïse tient ses bras levés au ciel : c'est un morceau où M. Waagen a trouvé des parties 
à comparer avec l'attitude des guerriers antiques. Au f"* 411 est la mort de Tempereur 
Julien qui git à terre, renversé de son cheval qui s'enfuit au galop, et qu'un cavalier 
ennemi vient transpercer de sa lance. 

Les scènes de chasse sont assez nombreuses. On a la chasse avec le faucon (n^ 64, 
f<> 5), avec la panthère {ibid,, 6), avec le miroir (n* 533, f^ 34), la chasse à la bête féroce 
(n® 2736, f" 37), la chasse au lièvre {ibid,, 46), la chasse à la fouine (Suppl. n® 247, 
P 2i); divers sujets de chasse se trouvent dans les initiales du manuscrit n° 1208 et les 
n*" 2736 et 2737 y sont consacrés tout entiers. Le manuscrit 2736 , qui est du 
XV* siècle, offre entre autres une scène charmante qu'on pourrait appeler : Le départ 
d'un seigneur Byzantin pour la chasse. Ce sont trois serviteurs munis d'armes et 
d'engins divers, trois jeunes gens à physionomie moscovite, qui s'élancent en avant 
emmenant deux chiens avec eux; le maître les suit, l'arc en main, le carquois sur 
l'épaule, vêtu presque aussi simplement que ses hommes (d'une tunique légère, de pan- 
talons collants et de hautes guêtres), mais en qui l'air de commandement, la beauté du 
visage, la barbe et les longs cheveux noirs soigneusement bouclés dénotent un hellène 
de fine et haute race. 

On peut citer aussi d'autres scènes se passant en plein air et ayant le caractère 
public, mais plus tranquilles : par exemple celle où un saint évêque, accompagné de 
deux assistants distribue des aumônes à deux troupes, l'une de mendiants, l'autre d'in- 
firmes (n" ooO, f^ 2o7); et une scène de funérailles, au manuscrit n® 510, f** 43, où l'on 
voit le corps du défunt tout habillé, reposant sur un lit en bois doré que quatre porteurs 
soutiennent sur leurs épaules; devant eux, marche un prêtre tenant l'encensoir dans la 
main droite, la boite à encens dans la main gauche, puis derrière ce cortège, qui se 
dirige vers le grand portail d'une église, un vieillard à barbe blanche suit en séchant 
ses larmes avec le pan de son manteau et après lui viennent deux femmes qui s'avancent 
en levant les yeux vers le ciel. 

Une autre scène encore, des plus remarquables, et qui aurait dû être citée plus 
haut, au chapitre des souvenirs de l'antiquité ou au chapitre des peintures religieuses, 
mais qui peut aussi avoir place ici à l'occasion des actes de l'autorité impériale, 
est celle qui représente un autel payen surmonté de statues du paganisme (n° 510, 
f*" 374), où Julien accompagné de plusieurs de ses officiers, vient assister au sacrifice 
de deux taureaux qu'un victimaire abat au pied de l'autel et livre aux flammes. 



VI 

PAYSAGE, ARCHITECTURE, TRAVAIL DES CHAMPS, ANIMAUX 

Le paysage et l'architecture peuvent être déclarés comme n'existant point dans les 
manuscrits grecs de Paris. Je n'ai pas trouvé une seule peinture, un seul dessin de l'une 
ni de l'autre de ces deux catégories qui méritât d'être mentionné ne fût-ce que comme 
un peu estimable. Autant le miniaturiste byzantin excelle à rendre par un dessin gra- 
cieux, par les plus harmonieuses et les plus riches couleurs, son patron conventionnel 
d'une travée d'église formant un ou plusieurs arcs supportés par deux colonnes et les 
variations infinies d'une flore de pure fantaisie, autant il semble avoir été incapable de 
voir ou du moins de reproduire ce qu'il avait sous les yeux. Ce qui n'existe que dans 
l'imagination lui apparaît plein d'éclat et il n'entrevoit la réalité tangible qu'au milieu 
du brouillard. Dans les plus belles pages que j'ai vantées au cours des chapitres précé- 



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INTRODUCTION. 13 

dents, il n'a pas été question de paysage parce qu*il n'en valait pas la peine. Ainsi, dans 
ce beau manuscrit si pompéien, le n' i39, on aperçoit souvent de la verdure, mais tirée 
d'une nature qui n'existe nulle part : les arbres sont des plaques vertes festonnées sur 
leurs bords et relevées de blanc jaunâtre ou de blanc pur, tout crûment ; les branchages 
sont des filaments noirs ; les buissons de petits bouquets posés Tun à côté de l'autre ; 
dans les diverses représentations du baptême de Jésus ,et dans la belle planche de la 
Transfiguration (n"* 1242) les rochers sont fantastiquement amoncelés; il n'y a que des 
scènes sans paysage dans le beau manuscrit n** 510, mais on y trouve au f^ 78, à l'occa^ 
siou d'un discours de saint Grégoire de Nazianze sur les désastres causés par la grêle, 
des champs et des bois frappés par le fléau et où la grêle est représentée par de grosses 
boules blanches arrangées symétriquement en quinconce ; dans le manuscrit n"" 2736 
sur la chasse, on voit dans les lointains quelques arbres assez reconnaissables et dans 
le manuscrit de Nicandre (suppl. 247) sont quelques arbustes et buissons très négli- 
gemment tracés mais par une main qui eût été capable d'exécuter convenablement ce 
travail. Presque jamais non plus, dans aucune scène, il n'y a d'ombre portée. 

Dans les mêmes volumes et dans beaucoup d'autres se présentent des bâtiments 
somptueux et d'un aspect monumental, mais les plus beaux comme les plus humbles 
sont invariablement tracés avec l'ignorance la plus absolue des lois de la perspective. 
Citons seulement dans le n^ 510, au f° 332, un édifice à trois corps, un corps très élevé 
flanqué de deux petits, tous trois se terminant à leur extrémité par un renflement hémi- 
sphérique, ce qui semble la représentation de quelque église chrétienne primitive vue du 
côté de l'abside. 

Les manuscrits latins, dans leur catégorie des livres d'heures, ofi*rent très souvent 
une série de miniatures qui accompagnent le calendrier placé en tête du volume et qui 
représentent les travaux les plus usuels de chaque mois de l'année. En réunissant et en 
combinant ces petits tableaux, on formerait un musée des plus abondants et des plus 
exacts de la vie agricole dans les contrées de l'occident. C'est d'ailleurs un motif qui 
avait été traité souvent dans l'antiquité, car nous en possédons encore des échantillons 
en marbre comme le zodiaque du musée de Naples et en peinture comme le calendrier 
de Constantin au Vatican. Cependant nos manuscrits grecs ne présentent pas la moindre 
trace de quelque chose de semblable. Aussi n'est-ce pour ainsi dire que par hasard qu'on 
rencontre çà et là : Le laboureur et sa charrue (n" 533, f 34 ; 134, f' 22, 56 ; 2736, 
f<> 21; Coisl. 239, f^ 26) ; la moisson (135, f» 164 ; 2736, f» 15);les semailles (806, f> 67); 
le vendangeur, tout nu dans un baquet où il presse les raisins avec ses pieds et avec un 
pilon qu'il tient à deux mains (Suppl. 247, f" 5); la taille des arbres (533, f« 34); 
rélevage des abeilles (Suppl 247, f*" 26; 2736, f 54); la fabrication du fromage (2736, 
f 54); un pigeonnier d'une élégance toute moderne (2736, ^ 10 et 2737), enfin les 
instruments aratoires : faucille, faux, hotte, boyau, joug, fourche, plantoir, etc. qu'on 
trouve disséminés de divers côtés. 

Les animaux sont très nombreux. On en compte près de soixante espèces difië- 
renies {voy. la Table), depuis l'agneau jusqu'au zèbre. Je n'en ai trouvé aucun qui soit 
exécuté avec autant de grossièreté que dans nos manuscrits gothiques, ni aucun non 
plus qui le soit avec autant de perfection que dans nos manuscrits occidentaux de la 
seconde moitié du xv* siècle. Mais on reconnaît des talents certains et formés par de 
sérieuses études, par exemple dans le formidable lion que David étrangle de ses mains 
(ms n? 139, f"" 2), dans les chevaux qui piafi*ent à demi sous la mer, en s'effbrçant de 
tirer le char de Pharaon (n^" 139, 510), daps les chiens de chasse de ce jeune seigneur 
grec du manuscrit 2736 (f^ 3, r^),dan8 le renard qui, au même manuscrit (f^ 10), guette 
les jolis pigeons perchés sur le colombier; dans bien d'autres encore. Il y a même un de 
nos manuscrits grecs à qui peut-être appartient la première place entre tous, sans en 



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U INTRODUCTION. 

excepter les manuscrits français et italiens du xv^ siècle, pour la peinture d^anîmaux. 
C'est TéTangéliaire n*^ 64, remarquable par la justesse avec laquelle y sont rendus de 
grands animaux, surtout des chevaux, ces êtres tout composés de lignes harmonieuses 
exprimant la force unie à la souplesse et qui n'a jamais été traitée que médiocrement 
et un peu massivement aussi bien par nos artistes de la Renaissance que par les 
Romains, tandis que les anciens Grecs y excellaient. 

En tôte de ce volume, se trouve une concordance des évangiles, inscrite sur dix 
pages, c*estr-à-dire sur dix tableaux consécutifs formant chacun une sorte d'arcade dont 
le sommet, lequel occupe tout le tiers supérieur de la page, est couvert de la plus gra^ 
cieuse et de la plus brillante décoration. Au-dessus de l'arcade, dans la marge du haut, 
règne une série de sujets peints de main de maître et que voici : deux griffons ou chi- 
mères ; un cheval gris pommelé trottant; une jument allaitant son poulain ; un esclave 
n\x, son cabas à la main^ faisant boire un éléphant et un dromadaire ; deux autres 
esclaves, dont l'un nègre, faisant abreuver deux taureaux et un cheval sellé; un chas- 
seur avec casque et carquois, Tépervier au poing, et tenant un lièvre par les oreilles; 
un autre chasseur lançant une panthère contre un daim et sa biche qui s'enfuient. On 
ne saurait mieux clore ce paragraphe que par un tel spécimen de la peinture d'animaux 
chez les Byzantins. 



VII 
NTÉRIËURS, MEUBLES 

Si les manuscrits byzantins ne donnent qu'une idée incorrecte ou insaisissable de 
Tcxtérieur des édifices, ils ne nous font pas mieux voir les intérieurs et les scènes d'in- 
térieur. Il y en a un grand nombre, par exemple dans les histoires de Jésus et de la 
Vierge. A côté des personnages ou derrière eux un pan de mur surmonté de quelque 
moulure, une ou plusieurs colonnes, quelque rideau pendant ou relevé faisant l'ofnce 
de porte ouverte ou fermée ; c'est tout ce qu'on distingue. Comme meubles on aperçoit 
quelques sièges , quelques tables , quelques lits , mais jamais un seul dessiné 
pour lui-même et bien visiblement; c'est toujours l'accessoire, négligé et sacrifié, d'un 
personnage assis, attablé ou alité. Nous devons seulement faire une exception pour le 
trône impérial, ou divin, fréquemment peint dans sa magnificence, avec un soin qui 
sent le respect. Quant aux scènes de la vie intérieure il ne s'en trouve guère qu'une qui 
soit assez fréquemment et assez bien représentée : c'est le repas. Le manuscrit n^ 510, 
au r 196, peint le repas de Jésus chez le pharisien Simon. Quatre convives sont assis 
avec le Seigneur autour d'une table sur laquelle on ne voit à peu près rien, si ce n'est 
un poisson; un petit être féminin d'une taille toute exiguë qui exprime son infirmité 
morale, car c'est la femme pécheresse, essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux. 

Dans le n<^ 54, f^ 80, se trouve un repas d'hommes, celui de la parabole racontée 
au chapitre xxiide saint Mathieu et, dans le manuscrit n^923, f^ 391, le repas du riche, 
deux peintures grossières dont il n'y a rien à tirer ; mais il y en a une charmante au 
manuscrit n' 1428 (xiv* siècle), f* 68. C'est à l'occasion d'un passage où saint Barlaam 
insinue à son disciple la doctrine favorite du christianisme inventée par les moines de 
rOrient, la haine du monde. « Les serviteurs d'un si empesté, d'un si cruel maître, dit 
ce texte, n'aspirent qu'aux biens présents; ils ne pensent en aucune manière aux biens 
futurs et s'adonnent sans cesse aux voluptés corporelles, laissant leurs âmes se con- 
sumer de faim et s'amasser des maux sans nombre pour l'avenir. » 

Sous ces paroles un artiste de talent a peint les malheureux qui sont l'objet des 



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INTRODUCTION. 15 

lamentations du saint. Ce sont trois hommes jeanes et richement vêtus assis autour 
d'une table ronde et ayant avec eux, assise, comme quatrième convive, une très jolie 
jeune femme^ habillée d*une robe rouge et or, très montante, coiffée d'un bonnet d*or à 
ruban rouge et laissant flotter de beaux cheveux noirs épars sur ses épaules ; la table 
est couverte d'une nappe blanche dont les pans tombant jusqu'à terre sont en étoffe verte 
bordée d'or; elle n'est servie que de fruits et de gâteaux, avec un seul plat au milieu (un 
bassin d'or), une seule petite tasse et une abondante jonchée de feuilles et de bran- 
chages verts. Un adolescent, habillé de rouge de la tête aux pieds, fait le service de la 
table et offre à boire aux convives dans un seul et unique verre, de haute taille et 
cylindrique , qu'il vient de remplir à un vaste récipient posé sur un trépied. Ce 
petit dessin égale, pour la grâce, l'esprit et la vivacité, ce que font nos habiles dessina- 
teurs d'aujourd'hui. 

Un autre repas, peut être encore plus intéressant, se trouve dans le manuscrit 1242 
(xiv* siècle), f^ 123. C'est un repas céleste où les convives sont trois anges drapés dans 
de longues robes et de longs manteaux à l'antique, pourvus de longues ailes, coiffés en 
cheveux bouclés retenus sur le front par un ruban bleu, nimbés, et portant chacun dans 
sa main gauche une baguette rouge. La beauté tendre et gracieuse respire dans leurs 
visages. Us sont assis, l'un au milieu, les autres aux deux bouts d'une table rectangu- 
laire en bois sculpté sur laquelle un repas est servi; leurs sièges sont des bahuts, du 
même bois que la table, couverts de coussins rouges. Chacun d'eux a devant soi une 
serviette blanche à liteaux brun-rouge, déployée en partie sur la table en partie sur ses 
genoux, une assiette creuse ou plutôt un large bol rempli de mets (peu distincts), un 
pain rond et plat ayant la forme d'une petite galette, un couteau à lame arrondie et 
un instrument en corne ou en bois noir, semblable à un style légèrement arqué et qui 
semble ne pouvoir être qu'une fourchette primitive. Au centre delà table, un bol un peu 
plus grand que les autres contient une tête de mouton. On n'a pas le sens de ce repas 
mystique. 

En parcourant ci-après la Table des matières, on trouvera aisément les diverses 
séries de roots correspondant à l'idée du mobilier et de ses divers genres : berceau, 
chaise, coffre, cercueil, chaudière^ divan, escabeau, fauteuil, sopha, marchepied, four- 
neau, housse, poêle ; — aiguière, amphore, balances, canne, casquette, ciseaux, ciste^ 
clous, coupe, écran, éponge, éventail, fiole, flambeau, fuseau, lampe^ maillet, mortier» 
panier, soufflet, torche, vase, verre; — aumonière, bottines, broche, cabas, ceinture, 
chaîne, châle, chaussure, fibule, mantelet, mouchoir, parasol, robe, sandales, tunique, 
voile; — autel, bénitier, cierges, cloche, croix, encensoir, fonts, lutrin, tronc; — 
arbalète, bouclier, brassard, casque, ceinturon, enseigne, épée, hoqueton, pot-à-feu, 
tambour, trompette; — flûte, harpe, guitare; — bige et quadrige, bijoux, intaille, cou- 
ronne, diplôme, mappa^ sceptre, trône, etc. 

Mais il est un mobilier spécial et auquel s'attache un tout spécial intérêt, qui est 
représenté dans les manuscrits grecs avec une abondance extraordinaire : c'est l'attirail 
du scribe et de l'enlumineur; je ne dis pas du peintre. En effet, dans la collection de la 
Bibliothèque nationale, on compte environ quarante manuscrits où sont peints soit les 
quatre évangélistes, soit au moins l'un d'entre eux. Or presque toujours l'évangéliste est 
représenté avec l'évangile qu'il écrit, le pupitre où il le pose, la table sur laquelle il 
étale ses instruments et l'armoire où il les renferme avec ses fioles et avec d'autres 
livres. Si l'on détachait de ces quarante manuscrits tous les spécimens qu'ils donnent 
comme figurant dans un scriptorium byzantin, on en ferait un musée qui serait proba- 
blement assez complet. C'est un projet qui peut se réaliser tout de suite au moyen de la 
Table ci-après en cherchant les passages auxquels renvoient les mots : Armoire à livres, 
brunissoir, calamus, canif, compas, corbeille, écritoire, encre, godets, grattoir, pierre 



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16 INTRODUCTION. 

ponce, poinçon, pupitre, règle, reliure, scribe, signet, volumîna. Quant aux évangé- 
listes eux-mêmes, la principale observation qu'ils suggéreront est qu'ils sont tous uni- 
formément Têtus de la tunique et du long manteau des philosophes grecs et qu'ils en 
offrent, dans quelques manuscrits, de parfaits modèles. Dans'l'évangéliaire de Coislin 
n^ 195, par exemple, ce sont quatre vieillards d'une noblesse et d'une beauté rares, et 
bien antiques. 



Vlll 
TYPES ET PROFESSIONS 

Les premiers des types, dans l'empire grec, sont ceux d'empereur et d'impératrice; 
nous indiquerons^ au chapitre des portraits, les exemples qu'on en a dans les manuscrits. 
Les évèques on autres grands dignitaires ecclésiastiques se rencontrent aussi aux noms 
propres ou dans quelques scènes générales mentionnées ci-dessus (au chapitre v). 
Comme grands dignitaires de Tordre civil, un manuscrit du ix* et un du xii' siècle (n" 510, 
et 543, f» 440 et f* 288), donnent le spathaire ; un autre, du xi* (Coisl. n° 79, r 2) offre 
les portraits du protoscribe, du grand doyen et du grand primicier ; enfin l'on a, dans le 
no 2144, le grand duc de Gonstantinople en l'année 13o0. Un fonctionnaire moins élevé, 
le préfet ou gouverneur de province est parfaitement désigné dans le manuscrit Coislin 
n* 239 (xn' siècle); il y figure cinq fois sous le même costume aux f<" 100 à 105 ; on peut 
y joindre un Ponce-Pilate siégeant dans son prétoire, au f 18 du même manuscrit; et 
même, en tête du manuscrit n** 2736, qui est du xv" siècle, un prétendu empereur 
Caracalla qui semble porter le costume d'un magistrat provincial de cette époque. 

Par suite d*une circonstance particulière, le Répartiteur des impositions est égale- 
ment un fonctionnaire très nettement dépeint. L'un des discours de saint Grégoire de 
Nazianze est adressé au répartiteur Julien, et il a pour but de prier ce personnage de 
vouloir bien, dans sa rédaction de la cote des impôts, ménager les ouailles du saint. Le 
ms Coislin 239, f' 57 (xii« siècle) représente ce Julien assis sous un dais, et l'évêque lui 
adressant son discours, également assis. C'est une petite peinture à demi effacée, dont 
il n'y a rien de précis à tirer ; mais il n'en est pas de même des n°" 533 (xi* siècle), f® 70, 
et 543 (xii* siècle), f° 102. Ce dernier représente le répartiteur assis à la porte d'une 
maison, sur un fauteuil rouge, entièrement enveloppé d'une robe rose, portant à la 
manche droite une sorte de brassard d'or, et sur la tête un bonnet hémisphérique blanc. 
Devant lui se tiennent debout cinq hommes bourgeoisement vêtus de tuniques bleue, 
rouge ou verte, et qui sont des citoyens venus pour réclamer. A droite et à gauche du 
fonctionnaire sont deux employés debout, vêtus et coiffés à peu près comme lui, mais 
n'ayant à la manche que des brassards de simple étoffe; ils sont occupés, l'un à écrire, 
l'autre à peser des monnaies dans une balance. Au loin, un troisième employé arrive 
amenant plusieurs individus presque nus, qui sont probablement des contribuables 
récalcitrants. Dans l'autre manuscrit, n°533, Grégoire est assis au milieu d'une foule qui 
l'écoute parler; Julien, écrivant et penché sur son parchemin, est assis vis-à-vis, sur 
une forme de bois sculpté à jour munie d'un coussin rouge. 11 est nu-tête, enveloppé 
tout entier d'une grande robe blanche rayée en long d'une double bande noire, avec un 
plastron d'or sur la poitrine. 

Un dernier fonctionnaire, et qui est bien du dernier rang, se présente dans les manus- 
crits grecs sous un aspect remarquable ; c'est le bourreau. Dans tout le cours de notre 
moyen âge latin, et encore au dernier siècle, le bourreau est un être brutal et repoussant, 
repu de tortures et de sang chaque jour, tandis que dans nos usages d'aujourd'hui le 



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INTRODUCTION. 17 

bourreau n'est appelé qu^en de rares occasions à Texercice d'un terrible office et, dans 
le reste de sa vie, ne se distingue en rien des autres citoyens, qui ne le connaissent 
même pas. La société byzantine était plus raffinée en ce point, je ne dirai pas que le 
moyen âge, ce qui serait bien trop facile, mais que nous-mêmes. Le bourreau grec est 
un jeune homme élégant, serré à la taille, habillé des pieds à la tête de vêtements 
rouges ou noirs, justes au corps ; il est chaussé de bottines noires, et porte par-dessus 
ses habits de dessous une tunique écarlate, quelquefois à parements d'or(n*5i0); quel- 
quefois, au lieu de tunique, un long manteau écarlate flotte sur ses épaules (n"^ 1528, 
t° 86). Le plus parfait spécimen de ce type est au f* 105 du manuscrit Goislin n^ 239, à 
l'occasion d'une oraison funèbre prononcée par saint Grégoire de Nazianze sur la mort 
de saint Basile, évéque de Césarée (en Tan 379). L'orateur raconte que Basile ayant été 
traîné devant le juge, un de ces préfets de province mentionnés plus haut, et le bourreau 
menaçant de lui déchirer le corps avec des ongles de fer, le saint répondit : « Ce sera pour 
moi un grand bien, à cause de la maladie de foie dont tu vois que je souffre. » Le bourreau 
ne tient point d'ongle de fer et .ne porte aucune arme sur lui. C'est un tout jeune homme 
rose et blond, aui cheveux frisés avec une élégance prétentieuse; sa tunique rouge est 
relevée avec grâce sur le côté ; son pantalon noir collant est semé de petites fleurs 
blanches; il s'avance vers l'évêque en faisant des ronds de jambe comme .un maître à 
danser, et tout en portant la main sur lui pour le déshabiller, il tourne la tête vers le 
juge avec le plus aimable sourire. Ce genre de bourreau artiste se retrouve pareil dans 
les manuscrits grecs d'ailleurs, par exemple dans un Ménologe du Vatican (n"* 1613) 
reproduit par Séroux d'Agincourt (planche H* XXXII) et dans nombre de scènes 
du Ménologe de la bibliothèque synodale de Moscou, reproduit par la photographie 
(Moscou, 2 voL in-folio, texte russe et français, 1862) ^ On le voit aussi, quoique 
moins accentué, dans notre n"" 5l0 (aux f' 104, 137, 215, 332, 340), dans le ms Coislin 
239, ^ 8, et dans le Suppl. 27, f 173. 

Quelques types particuliers peuvent encore être signalés. Ce sont : le médecin, sur 
lequel six de nos manuscrits fournissent à la Table un article abondant et varié , l'apo- 
thicaire et l'infirmier, l'astrologue, le jongleur et lutteur, les musiciens, le berger, le 
charpentier, le jardinier, le palefrenier, l'oiseleur, la brodeuse et tisseuse, le pleureur 
aux funérailles, les marchands ; enfin le pauvre et l'homme du peuple, dont des spéci- 
mens intéressants se voient dans toutes les scènes ou Jésus guérit les infirmes, par 
exemple au f" 310 v<> du n*» 510. 

Enfin, dans le manuscrit du xv' siècle n^ 2736, contenant le poème d'Oppien sur la 
chasse, f 30, le poète consacre un paragraphe (aux vers 489 à 514) à la dent d'éléphant. 
« Toutes les bêles féroces, %joute-t-il, ont des dents vigoureuses que l'ouvrier en corne 
(6 xepao^^oç, artifex cornuarius) ne peut aplatir, et qui se rompent s'il use de la force. 
Et cependant, on peut fabriquer avec les cornes des arcs recourbés et d'innombrables 
ouvrages, car les artistes qui travaillent l'ivoire savent le courber et l'étendre. » Sous 
ces mots, le miniaturiste grec a représenté un jeune ouvrier qui, assis à l'extrémité 
d'un métier assez compliqué, taille, â l'aide d'un instrument, un morceau d'ivoire. 11 est 

1. Ce dernier édileur (t. II, p. 13) fait une remarque dont j*ai trop souvent constaté rcsaclilude : « Oulrc 
les altérations dues au hasard ou à Faclion du temps, on voit, sur un grand nombre de miniatures, 
des altérations préméditées. Gomme dans les miniatures qui représentent les tourments et la mort 
des martyrs, ceux-ci y flgurent à côté de leurs bourreaux, les visages et les têtes des bourreau.^ ont été 
presque partout grattés avec Tongle ou avec un canif, par un étrange sentiment de vengeance ou de zèle 
naïf pour la religion. Cela fait que les bourreaux n'ont généralement plus de tÔtes dans notre manuscrit. 
Dans plusieurs miniatures, quelque grossier ignorant a enlevé, avec les visages des bourreaux, ceux des 
martyrs et des personnages secondaires, probablement parce qu'il n*a pas suies distinguer. La môme chose 
s'observe aussi dans les manuscrits slaves, où les pieux lecteurs ont arraché ou gratté les visages dc9 
démons. » 

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48 INTRODUCTION. 

possible qu'un technicien trouve dans ce dessin, très précis d'ailleurs, un intérêt qui 
m'échappe. Les savants ont remarqué combien la précision est rare dans les ouvrages 
de l'antiquité, et combien il y a peu de renseignements exacts à recueillir sur la vie 
matérielle des anciens^ quand même on réunit tout ce que peuvent donner et la sculpture 
et les pierres gravées, les médailles, les vases peints et les fresques ^ 

Une dernière classe de peintures des manuscrits grecs, dont la place est dans ce 
chapitre, ce sont les grotesques. Nos manuscrits contiennent de petits satyres gais et 
spirituels, n"" 2736 (xY'siècle)et d'ingénieuses fantaisies où 6 gurent des animaux, n'"()22 
{xi« siècle) et 478 (xV). 



IX 

PORTRAITS 

On aime à rappeler que du temps d'Auguste les libraires de Rome vendaient des 
exemplaires de V Enéide avec le portrait de l'auteur en tête, et que Varron s'était ras- 
semblé pour son usage une sorte de Biographie universelle ornée de 700 portraits. Nos 
manuscrits grecs offrent un assez bon nombre de peintures qui sont certainement des 
portrails. Il a été question plus haut, à propos du poème d'Oppien sur la chasse, d'une 
représentation de Caracalla, qui n'en était certainement pas un. Il en est de même du 
Décius qu'on trouve au manuscrit n^ 239 Coislin, f 53; du Valens, t6td.,r'10I ; du 
Constantin et de l'impératrice Hélène, sa mère, au manuscrit 510, f** 440 : du Théodose,. 
tbid,, 239 et 355, et de l'Alexandre le Grand, qui figure au manuscrit n"" 2736. Ne sont 
pas moins de fantaisie les portraits d'Hippocrate, de Gallien, de Ptolémée, de Strabon, 
d'Oppien, de Théocrite et de plus de soixante saints représentés dans les Ménologes ou 
ailleurs. Mais il en reste une trentaine dont on peut constater la vérité, et qui sont des 
portraits de saints, d'empereurs ou autres princes, et de particuliers. 

Au mois d'avril 4879, lorsque M.Renan prononça son discours de réception à 
l'Académie française, l'académicien chargé de lui répondre lui adressa quelques criti* 
ques au sujet de la hardiesse que le savant écrivain avait eue de dépeindre saint Paul 
avec autant de détails et de netteté que s'il l'eût vu en personne. M. Renan répliqua par 
une Lettre à M. Mézières, de l'Académie française, qui fut insérée au Journal des Débats 
(9 avril 4879) sous ce titre : « Les portraits de saint Paul », et dans laquelle l'auteur 
rappelle qu'il a en effet emprunté sa description aux actes de sainte Thècle, actes apo- 
cryphes, il est vrai, mais écrits un siècle seulement après la mort de Paul par un disciple 
enthousiaste de ce grand personnage, et dans lesquels on ne voit point de bonne raison 
pour douter de ce qui concerne la personne de l'apôtre. M. Renan ajoute que ce por-- 
trait peu flatteur ( « ses fortes épaules portaient bizarrement une tête petite et chauve ; 
sa face blême élait comme envahie par une barbe épaisse, un nez aquilin, des yeur 
perçants, des sourcils noirs qui se rejoignaient sur le front ») est confirmé par d'autres 
textes et par les travaux- de M. de Rossi sur les représentations des apôtres conservés à 
Rome. Si des caractères qui deviennent très fugitifs dans de petites peintures faites rapi- 
dement surfisent pour servir encore d'argument, nos manuscrits, dans lesquels se 

1. C'est ce qu'a fait ressortir M. Otto Jahn dans sa dissertation : Ueber Dantellungen der Handwerks^ 
uxid Hawlelsverkehrs aufantiken Wandgemàlden (Leipzig, 1868); et d'après lui N. Beulé, dans un article 
du Journal des Savants (1871, p. 333-43) intitulé : Le commerce et Vindustrie diaprés lespeintures antiques. 
Voyez cependant le Dictionnaire (f antiquités de MM. Daremberg et Saglio. Pour le point en question ici, 
les travaux industriels, on y trouve, dans le premier volume seul : le menuisier, p. 219; l'ébéniste, p. 461 ; 
le batteur d'or, p. 571 et 748; le ciseleur, p. 571 et 791; le forgeron, p. 784, et le fondeur, p. 790. 



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INTRODUCTION. 19 

trouve la représentation de saint Paul, lui donnent généralement les principaux carac- 
tères réclamés par M. Renan : le front tout à fait chauve, les yeux noirs vifs et le grand 
nez aquilin. Ce sont les manuscrits n"" 61, 223, 510, 922, 923, 1528, Coislin 30, Coislin 
200 et Coislin 239, lesquels se placent, quant à leur date, entre les années 860 et 1260. 
Un autre saint, savoir Jean Chrysostôme, mort au commencement du v^ siècle, est 
représenté dans deux manuscrits du xi* (n®' 66 et 79 de Coislin] avec un soin remarquable 
et en même temps avec une telle ressemblance dans les deux, quoique dans des attitudes 
fort différentes, qu*on ne peut douter que ces deux portraits ne dérivent d^une image 
précédente, connue, authentique, dont il n'y a aucune raison de suspecter la fidélité. 

D'autres saints, qui ont été en grande réputation dans l'Orient, et dont l'image 
revient souvent dans nos manuscrits, comme saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire 
de Nysse, saint Basile, ou dont elle se présente rarement, mais dans de très belles 
conditions, comme celle de saint Jean Damascènc dans le manuscrit n» 1 423 A, ou même 
quelques saints peu connus de nous, mais dont le miniaturiste aura pu se procurer une 
connaissance spéciale, semblent peints également avec vérité, sans qu'il soit possible 
aujourd'hui de l'affirmer. 

Il faut retourner aux empereurs, mais à ceux des bas temps, pour obtenir plus de 
certitude. Un seul de ceux qu'on peut compter encore comme appartenant à Tantiquité, 
et par une singulière fortune, celui précisément qui a le plus hautement protesté en 
faveur du paganisme et du passé, Julien l'apostat, a laissé dans un manuscrit l'empreinte 
assez nette de sa personne et de son costume. C'est le manuscrit n* 510, f" 374 (ix* siècle), 
où il est peint debout entre plusieurs de ses conseillers, assistant au sacrifice de deux 
taureaux devant une divinité païenne. Le même manuscrit, au f* 409, le représente 
gisant à terre au milieu d'un combat, dans le moment où un cavalier ennemi, qui est 
saint Mercurios, lancé au galop, lui plonge sa lance dans la poitrine; le dessin ici est 
trop petit pour que l'on distingue les traits des personnages; mais la même scène se 
trouve dans une belle peinture qui fait partie de la bibliothèque de M. Firmin Didot (et 
qu'il a publiée dans le volume d'étrennes intitulé Vie militaire et religieuse au moyen âge, 
p. 441); là, et aussi dans la statue antique du Musée des Thermes de Paris, l'aspect 
général de l'empereur Julien est le même qu'au f* 371 du n* 510. 

Viennent ensuite plusieurs princes byzantins dont les portraits, et souvent ceux de 
leurs femmes et enfants, se trouvant sur des manuscrits exécutés pour ces princes eux- 
mêmes, sont pourvus par la d'une entière garantie d'authenticité. Ce sont les portraits 
suivants : 

1° L'empereur Basile le Macédonien, l'^impératrice Eudoxie, son épouse, Alexandre 
et Léon, leurs fils, peints en pied vers l'an 885, dans le manuscrit n^ 510; 

2' L'empereur Constantin Ducas, l'impératrice Eudoxie, son épouse, et leurs fils 
Michel et Andronic, peints vers l'an 1065, en tête du manuscrit n° 922 ; 

3* L'empereur Nicéphore Botoniate et son épouse, l'impératrice Marie, peints vers 
l'an 1080, dans le manuscrit Coislin n*" 79. 

L'empereur y est peint quatre fois : d'abord avec l'impératrice et un Jésus à mi- 
corps les bénissant tous deux ; puis sur son trône, avec ses quatre grands officiers ou 
protoèdres debout à ses pieds et les génies de la Vérité et de la Justice debout derrière 
lui ; ensuite avec saint Michel et saint Jean Chrysostôme à ses côtés ; enfin, assis et écou- 
tant la lecture d'extraits de saint Jean Chrysostôme, ce qui est le titre du manuscrit 
lui-même sur lequel tout cela se trouve, lecture qui lui est faite par un moine debout 
devant lui^ Sabas, religieux basilien, signalé par une inscription placée au-dessus de 
sa tête, et qui vraisemblablement est le scribe du manuscrit, mais non l'auteur des 
peintures, comme on le verra plus loin, lorsque je parlerai des portraits de peintres. Ces 
quatre précieuses planches consacrées à Nicéphore ont été lithographiées en 1844, avec 



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20 INTRODUCTION. 

une exactitude qui atteint la perfection, dans Tatelier d*art que dirigeait alors feu le 
comte de Bastard, et pour former le commencement d'une suite qu'il se proposait 
d'ajouter à son grand ouvrage sur les peintures des manuscrits ; 

4'' L'empereur Jean Cantacuzène, peint deux fois, dans le manuscrit n"" 1242, vers 
l'an 1375; la première fois, présidant un synode, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, § V; la 
seconde fois, peint plus spécialement en portrait sur une page oîi on le voit représenté 
dans ses vêtements impériaux, et à côté sous l'habit de religieux. On ne peut con- 
templer de plus noble et beau visage que celui donné par nos peintures à ce prince 
célèbre par la beauté de son caractère ; 

5° L'empereur Manuel Paléologue, qui régna de 1391 à 1425, est représenté dans 
le u^ 309 du Supplément, manuscrit de la fin du xv* siècle ^. Le même Manuel et Jean 
Paléologue se trouvent aussi dessinés en tête du manuscrit n"" 1783 (xv* siècle), mais de 
pure fantaisie, de même qu'un portrait également fictif d'Eudoxie, femme de Constantin 
Ducas, ci-dessus nommée, se trouve dans le manuscrit n*" 3057 (xvi* siècle). 

B*" Dans un évangéliaire du xvii* siècle, donné en 1650 par un patriarche d'Antioche 
à l'église grecque de Damas, est peint le portrait d'un prince tributaire de la Turquie, 
le voïvode Mathieu, et celui d'Hélène, la princesse sa femme. C'est le manuscrit du Sup- 
plément n° 242. A la suite de ces images princières, que Ton pourrait augmenter de 
manière à former une galerie impériale de Byzance, en étudiant les manuscrits grecs 
des autres pays, se placent celles de quelques personnes privées, qui doivent aux sciences 
ou aux lettres d'avoir été conservés jusqu'à nous. Ce sont : 

L'hérésiarque Macédonius, dont il a été question au § V; Jean Climaque, écrivain 
du Yi]<^ siècle, représenté au manuscrit Coislin 263 ; Jacques le Moine, auteur d'homélies 
sur la Vierge, peint en tête du manuscrit de ses homélies, n^ 4208 (xi' siècle); le moine 
Sabas, dont il est parlé à la page précédente; Joseph, patriarche de Conslantinople 
en 1439, au manuscrit n"* 1783; l'archimandrite Marcel, xv° siècle, au manuscrit 
n^ 1553, représenté dans la chaire; enfin, un groupe assez nombreux de médecins : 
Apocavkos, Hiéroclès, Janophros, Myrepsos, Paul d'Egine (voy. ces noms à la Table), 
dont le nombre, joint à l'importance qu'ont en général les manuscrits de médecine, par 
exemple notre Nicandre (Suppl. 247 ; voy. ci-dessus, § 11) et le Dioscoride de Vienne, 
montrent que ces sortes d'ouvrages ont dû à leur utilité pratique une conservation 
exceptionnelle. 

Beaucoup de nos manuscrits renferment des indications relatives à ceux qui les 
ont écrits* ou fait écrire (voyez à la Table : Constantin, Nicolas, Salomon, Tzycan- 
dilc, etc.), mais ils ne donnent aucun renseignement sur les peintres. Un seul, le beau 
manuscrit de Nicéphore Botoniatc, cité plus haut, contient un curieux détail que j'ai 
réservé en mentionnant ci-dessus la peinture qui représente cet empereur, entre saint 
Michel et saint Jean Chrysostome. Le personnage de Nicéphore est de 23 centimètres 
de haut; à ses pieds est prosterné et comme perdu un petit être de 4 à 5 centimètres 
de taille : c'est le peintre, tout jeune homme au joli visage, aux cheveux noirs bouclés^ 
vêtu d'un manteau bleu clair, par-dessus une tunique et une culotte écarlate, et ten- 
dant des mains suppliantes. Dans l'inscription placée au-dessus de la sienne, saint 
Michel adresse à l'empereur une allocution qu'il termine par ces mots : a L'auteur, 
rempli de timidité, implore avec nous la grâce d'un ordre de toi, afin que tu le regardes 
avec bienveillance et que tu le nourrisses, ô prince (*0 eTUYYpa^s^^ IcTr^xev £t<; ôuawicCav, 
ahiov... z. T. X.). > Quoique ypa(peOç désigne plutôt un peintre et ouYYpa^s^Ç un scribe, il 

1. Un évangéliaire donné parle même empereur, en 1408, au roi Charles YI, et conservé aujourd'hui 
au musée du Louvre, contient le portrait de Manuel, de sa femme et de ses trois fils, belle peinture qui a 
été reproduite en chromolithographie par M. Labarte dans son Histoire des arts industriels, pi. LXXXYIII. 

2. Voy., sur ce sujet, Tétudc récente publiée par M. Omont, Dibl. de VÉcole des Chartes, 1881. 



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INTRODUCTION. îl 

ne semble pas qu*on puisse méconDaitre dans le petit homme agenouillé l'auteur des 
quatre feuillets de peintures entremêlées d'inscriptions où il est si remarquablement 
placé et désigné. Peut-être le choix qu'il a fait de l'archange pour appeler la protec- 
tion d'en haut sur l'empereur et celle de l'empereur sur lui-même autoriserait-il à 
croire. que Michel était le nom de cet artiste. Il existe dans une bibliothèque privée, à 
Cbàtelaine-Aîre, près Genève, un évangéliaire grec du xii* siècle, orné, suivant l'habi- 
tude, en tête de chaque évangile, du portrait de l'évangéliste. Sauf quelques en-tête 
et initiales fleuronnés, il n'y a point d'autre ornement dans tout le volume; mais au 
beau milieu dudit volume, au bas de la page où commencent les extraits de saint 
Luc, sur la marge extérieure, se trouve un petit personnage assis, la tête et les deux 
mains levées vers l'image du saint, dans une attitude d'imploration. Si une telle 
place a été choisie par le peintre, il est évident que c'est à cause de l'idée de patron 
dont l'homme assis se réclamait à l'égard de saint Luc, comme étant peintre lui- 
même. Sa femme se tient ;dcbout derrière lui, et l'on sait que les femmes prenaient 
très bien part aux travaux de peinture et de calligraphie. Enfin, une particularité curieuse 
de ce manuscrit, et dont je ne connais pas d'autre exemple, c'est qu'à côté du saint Luc 
figurent une statue de femme nue, des plâtres et divers objets à l'usage d'un artiste, qui 
feraient croire que ce peintre inconnu et sa femme ont peint le saint comme présidant 
en personne dans leur propre atelier. 

Enfin, il est à noter que dans la belle peinture, ci-dessus citée (p. 19), du Mer- 
eurios de M. Firmin Didot transperçant Julien l'apostat, l'artiste a signé, non pas en 
mettant, comme aux beaux temps de la Grèce: éiro{£(7£v, oulpyov (t{vo;), mais en ces 
termes : Par la main d'Emmanuel (de Lampsaque), j(£^p'E(JL(JLavouàX toO AafjLiraa^roO, écrits 
au-dessous de la peinture. 



X 

DÉCORATION; INITIALES 

Cette partie de l'ornementation, le décor, c'est-à-dire l'enjolivement non plus par des 
scènes et des personnages, mais principalement par des combinaisons harmonieuses de 
lignes et de couleurs, par des motifs tirés du règne végétal, par des formes de fantaisie, 
spécialement par la métamorphose et l'animation de la première ou des premières 
lettres du texte, cette décoration matérielle est surtout ce qui donne à tous les manus- 
crits grecs un caractère uniforme et de famille. 

On n'essayera pas d'établir ici une classification de ces ornements accessoires, d'en 
suivre le développement et la dégénérescence d'une époque à l'autre. Nous sommes trop 
pauvres d'abord pour une telle élude, puisque nos manuscrits ne commencent que vers 
la fin du IX* siècle. Il n'en est pas ici comme de nos innombrables manuscrits latins 
qui nous ofi'rent des spécimens en nombre infini , et nous permettent de reconnaître 
non seulement les habitudes générales de chaque siècle, mais des autonomies pro- 
vinciales. La barbarie des populations occidentales au moyen âge n'a pas peu servi à 
les former dans tous les arts en leur laissant le champ libre et l'obligation de s'ingénier, 
tandis que les Grecs du moyen âge furent écrasés par Texcellence même de leur glorieux 
passé. Ils copiaient leurs anciens modèles, de plus en plus faiblement, n'ayant pas 
d'autre ambition que de copier; et les Slaves, leurs successeurs non leurs héritiers, 
copient encore. 

Tous les beaux manuscrits grecs à peintures sont ornés invariablement en tête du 
volume, et en tête de chaque chapitre, de ce que j'ai le plus ordinairement appelé un 



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22 INTRODUCTION. 

bandeau, c'est-à-dire d*uD quadrilatère d'or et de couleurs diverses occupant toute la 
largeur de la page ou de la colonne. 

Cet ornement, quelquefois, au lieu d'être une simple surface quadrilatérale est 
évidé en son centre, soit carrément, soit en un vide à quatre lobes, soit d'autre ma- 
nière ; dans l'intérieur du vide alors est inscrit le titre, ordinairement en lettres capi- 
tales d'or. 

Le plus souvent le quadrilatère se termine à chacune de ses extrémités par un pro- 
longement qui tombe perpendiculairement et lui fournit deux supports, lui donnant 
ainsi l'aspect de la lettre n. La richesse de son décor augmente à mesure que ses 
proportions grandissent; sa surface se couvre de rameaux fleuris et feuillages qui s'en- 
roulent, s'entremêlent, ou bien qui se séparent pour laisser place à des rangées de 
médaillons contenant chacun d'autres fleurs ou des bustes de personnages divers; ses 
quatre angles se garnissent de bouquets; son sommet prend un panache souvent accosté 
de deux animaux ou davantage. Alors ce n'est plus un bandeau, c'est un fronton ; du 
moins l'ai-je ainsi appelé. Cependant de très beaux manuscrits ofTrent aussi des en-tête 
où cette somptuosité fait place à un goût simple et pur : ce sont ceux où le quadrilatère 
ornementé est une simple bande de couleur unie garni d'un liséré d'autre nuance (par 
exemple au n* 539, f** 18, 24, 50, 58, etc.; — n' 216, f 86, etc., etc.), ou même une 
bande d'or (n''20, f« 7) sans rien de plus. 

A l'inverse le bandeau fleuronné se transforme eç se détériorant à mesure que le 
manuscrit devient moins riche ou moins ancien, et il passe par l'état de bandeau en 
forme de balustrade, de chaînette, de torsade, puis de bâton fleuronné, noué, etc., jus- 
qu'à ce qu'il devienne une simple ligne ondée ou pointillée. 

' Le bandeau, plus ou moins important, est la partie de l'ornementation des manus- 
crits grecs où l'on trouve au plus haut degré un caractère propre , qui consiste dans 
l'expansion d'une flore de fantaisie admirable d'harmonie, de délicatesse et de fraîcheur. 
C'est ce qu'on peut voir en prenant dans la liste ci-après, p. 27, un volume quelconque 
de ceux qui sont indiqués comme spécialement beaux. 

Au sujet des fleurs, motif intarissable du décor byzantin, il me reste à faire une 
observation, c'est qu'il semble s'y trouver un problème dont la solution m'échappe. 
Les peintres byzantins représentent la fleur tout autrement que les nôtres. Jamais ils 
ne la donnent telle qu'elle se voit dans la nature, mais toujours telle qu'elle est à l'in- 
térieur, telle qu'on la verrait si on la coupait en deux par une section verticale. Ils 
choisissent le plus souvent une fleur à plusieurs pétales symétriques, la pensée, par 
exemple, et ce sont des cordons de ces pétales ou plutôt de ces moitiés de corolles, à 
couleurs intenses, laissant à nu le pistil et les étamines, qui forment l'appareil général 
de cette végétation. Lorsque l'artiste a besoin de joindre à la corolle le corselet qui l'en- 
ferme et la tige sur laquelle elle repose, ce qui arrive pour les bouquets figurant aux 
angles du quadrilatère, il coupe aussi le corselet et la tige afin de toujours montrer 
l'intérieur. D'où vient cet étrange procédé si inconnu dans l'art de tous les temps? Je 
n'en vois pas la moindre trace dans les monuments de la Grèce antique, ni dans la 
sculpture, ni sur les vases peints, ni sur ces belles monnaies de Cyrène, de Rhodes, de 
Métaponte, où s'épanouissent des bouquets fleuris. De savants hellénistes, interrogés 
à ce sujet, n'ont même pas compris ma question, n'ayant jamais regardé de si près 
aux manuscrits. Peut-être n'est-ce qu'un moyen employé par les décorateurs pour tirer 
toujours de la nature des dessins symétriques et des tons intenses, peut-être obéis- 
sent-ils à quelque secrète idée religieuse en faisant une exhibition constante des organes 
de la génération ^ Ce qui tendrait à confirmer cette dernière supposition, c'est qu'à une 

Yoy. ci-après la description de la Lonchitis, à la fin du ms 2179. 



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INTRODUCTION. ^ Î3 

époque oii de telles idées, encore un peu empreintes du paganisme antique, étaient 
. entièrement effacées, au zyii* siècle, nous avons un manuscrit liturgique (le n* 177 du 
Supplément) décoré d*une soixantaine de moyennes initiales en système fleuri, mais 
fleuri à Tordinaire, comme chez nous, et non plus en coupe verticale, qui prouve que 
la grâce et l'élégance des artistes grecs pouvaient aussi bien se donner carrière dans le 
genre naturel que dans le genre hiératique. 

Après les frontons ou bandeaux, les Initiales forment la deuxième grande province 
deTornementation des manuscrits grecs. C'est là que les ornementistes byzantins, comme 
ceux des autres périodes à nous connues, ont comme entassé les produits infiniment 
variés de leur talent, mais avec une supériorité que les autres n'ont atteinte en aucun 
piiys ni en aucun temps. Jamais chez les byzantins, même dans les manuscrits le plus 
faiblement ornés, on n'a les yeux choqués comme dans les manuscrits latins par des 
élucubrations d'une impropriété repoussante. Leurs initiales ne dépassent pas une gran- 
deur moyenne, elles restent plutôt petites ; jamais on ne les voit s'étendre brutalement 
sur les trois quarts d'une page ou s'emparer de la page entière et déborder encore sur 
les marges du haut et du bas; jamais elles ne sont dessinées en traits lourds et noirs 
relevés avec de l'or épais et métallique; elles ne sont guère coloriées par teintes plates, 
mais généralement en tons divers plus ou moins ménagés. Jamais non plus les minia- 
turistes grecs n'ont admis la bordure encadrant le texte et garnissant tout le tour de la 
page, fut-ce la plus élégant^ et la plus riche des bordures ; ils n'admettaient pas l'art 
surchargé et voulaient partout cette modération, cette juste mesure qui est le cachet du 
bon goût. 

D'après le très petit nombre de manuscrits anciens que nous possédons, il semblerait 
que les initiales grecques n'atteignent qu'au x* siècle cette élégance dont il vient d'être 
parlé. Ce qui le donnerait à croire c'est que dans notre beau manuscrit n* 5 10, qui est du 
IX* siècle, les initiales sont grosses, lourdes et comme charpentées. Mais c'est trop peu 
d'exemples pour avoir une opinion. Ce qui est certain c'est qu'à partir du x* siècle, et 
surtout dans les deux siècles qui suivent, xi* et xii*, l'initiale grecque devient l'objet 
d'un épanouissement des plus féconds, des plus variés, des plus magnifiques. 
On pourrait la classifier en quatre types distincts : 

1* L'initiale simple, archaïque, fidèle à la sobriété primitive, offrant la lettre tracée 
en majuscule avec le plus de grâce et de netteté possibles, souvent en or, mais sans 
addition d'aucune excroissance ni fioriture. A cette catégorie on doit joindre celles qui, 
dans des initiales presque semblables et seulement un peu moins sévères, admettent un 
léger commencement d'exubération. Comme exemple des premières, on peut voir le 
manuscrit n^ 70, et des secondes le manuscrit n« 331. 

2^ L'initiale Historiée, s'il m'est permis de transporter ici l'expression usitée pour 
nos manuscrits du moyen âge latin, c'est-à-dire l'Initiale, ou bien formée de person- 
nages, d'animaux, d'objets divers, ou bien offrant un composé jde ces éléments agencé;^ 
avec le dessin de la lettre et avec des fleurons et rainceaux. Quelques-unes de ces ini- 
tiales valent les meilleures peintures du genre sérieux. Voyez, par exemple au ma- 
nuscrit n^71, ^25, un B formé d'un renard jouant avec une branche de lierre, et 
fo 71 un A représenté par un lièvre debout qui becquette une fleur, et au manuscrit 
n* 4208, une foule d'inventions ingénieuses dessinées avec perfection : un lièvre s'élan- 
çant entre deux oiseaux de proie (E, f° 8), un vautour dévorant une perdrix (A, f^ 66), 
un lièvre et une autruche appuyés contre une tige fleuronnée (K, f iOO), deux lièvres 
issant du sommet d'un arbre (T, f* 92), deux léopards jonglant sur un daim debout la 
tête en bas(T, f* 125), deux perroquets se becquetant et un paon faisant la roue (0, 
î^ 125 et 182), etc. 

3» L'initiale fleuronnée, articulée, dorée. On vient de voir dans la classe précédente 



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24 INTRODDCTION. 

le mélange du règne animal et du règne végétal. Le végétal pur est rare. On peut rare- 
ment se servir de l'expression « Initiale fleurie, » parce que les ornements végétaux 
employés dans les initiales y sont presque toujours déflgurés par la fantaisie. G*est 
pourquoi nous disons plutôt initiales fleuronnées. Le plus souvent, l'initiale fleuronnce 
est un composé de petits fleurons ajoutés au bout les uns des autres ou accolés deux 
à deux, soit pour donner à la lettre pi as de souplesse dans la tournure, soit pour 
la rendre d'un dessin plus facile à faire^ soit pour mieux imiter la nature où cer- 
taines plantes croissent ainsi par petits membres qui s'articulent l'un sur l'autre. 
J'ai donc appelé ces initiales fleuronnées et articulées. Dans les manuscrits somptueux 
et même dans beaucoup de très médiocres, chacune de ces articulations est entourée 
et comme sertie d'une très mince ligne d'or qui donne à la lettre un certain air de 
bijouterie. A ces qualifications j'en ai usuellement ajouté d'autres, comme celles de 
bourgeonnées, ajourées, perlées, qui en général expriment suffisamment bien ce qu'elles 
veulent dire, car je me suis modelé pour me les permettre sur le très utile vocabulaire 
du Blason. 

4« L'initiale fleuronnée arbitraire. Je ne vois pas de meilleur nom pour la lettre 
initiale issue de la précédente, mais dépouillée de son or, très peu soucieuse d'imiter 
dans ses fleuronnements la végétation naturelle, se plaisant plutôt aux ramages arbi- 
traires, bizarres, et peinte à l'ordinaire d'une seule couleur, unie, le plus souvent ver- 
millon ou carmin. C'est là l'initiale de la masse des manuscrits grecs, des manuscrits 
courants et non point destinés à figurer spécialement comme objets d'art. Elle en est 
aussi, la plupart du temps, l'ornement unique. Il faut noter que l'arbitraire et la bizar- 
rerie qui viennent d'être signalés ne dépassent toujours pas une certaine mesure : ce 
sont, par exemple, et le plus souvent des feuillages enroulés avec excès qui se détachent 
du pied ou de la tète de la lettre. Le fait le plus excessif, et pour nous le plus curieux, 
qui se manifeste vers la fin de l'art byzantin, ce sont des initiales tordues et accompa- 
gnées d'ornements contournés et recroquevillés, qui les feraient classer parmi les objets 
fabriqués, dans le cours de notre xvni* siècle, par les adeptes du style Louis XV et de 
ce que nous appelons le Rococo. On en trouve des exemples dans les manuscrits 
872, fM9 v«; 1790, f«* 276, 624 ; 1022 et un ou deux autres. 

Il est naturel de croire que l'initiale la plus simple est la plus antique. Cependant, 
non seulement l'initiale historiée, et même historiée avec force bizarreries, se montre 
dès l'un de nos premiers manuscrits (le n® 277, ix* siècle), mais elle était vulgaire déjà 
aux premières années do l'empire romain, puisque Martial en plaisantant avec un ami 
fait allusion à ces lettres Y, <X>, ^ (on en verra plus loin) auxquelles l'écrivain artiste 
donnait la forme d'un oiseau ^ 

Une troisième grande division qu'on peut considérer dans l'ornementation des 
manuscrits grecs est la Chryso graphie. On pourrait faire un long travail sur cet art 
d'écrire en lettres d'or et d'appliquer l'or à la peinture. Le Père Montraucon en a tracé 
les premiers éléments dans sa Paléographie grecque. Je ne tenterai pas d'y rien ajouter, 
surtout à la fin de cette introduction déjà trop longue. 

Je terminerai par une remarque applicable aux riches initiales tant chrysographiées 
que peintes. 

Dans les manuscrits latins, jamais l'élément artistique n'altère sensiblement la 
forme de la lettre^et par conséquent le sens qu'elle comporte ; le personnage ou l'objet 
représentés seront déformés jusqu'à être rendus méconnaissables, mais le miniaturiste 

1 • Turbabis versus, nec lUtera tota volabit 

Unam perdideris si Palamedis avem, 

Kt Ausone nous dit danr son alphabet grec et latin : Hœc gruis ef,igies Palantdica porrigilur <X>. 



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inTRODUCnOIX. f5 

latin aura tenu à ee que le caraetère alphaibétique de son initiale reste Melligit)le. Dans 
les mannscrits grées* an coBtraire, e*est la forme qui prédomine sur reaprît, et pourvu 
que l'ornement soit joli , le dessinateur ne s*inquiète pas de ce que la lettre devienne 
illisible. C'est ainsi que, dans le manuscrit 1208 par exemple, deux oiseaux eeèecquetant 
(f 125 r*)y font un O qui serait aussi bien un X, ou qu'un griffon, T 225 t*, forme 
un A qu'on ne distinguerait pas d'un A. Cette prédominance de l'effet sur le sens se 
montre plus clairement encore dans l'habitude contractée par les scribes grecs de placer 
une initiale dorée ou peinte à l'endroit de la page qui leur convient, sans souci aucun 
du cas où elle tombe sur un mot qui ne commence pas un alinéa ou qui ne commence 
ïnème pas une phrase. Bien plus encore, et chose tout à fait révoltante pour nous, la 
lettre ornée tombe quelquefois au milieu d'un mot. Le cas est très usuel : ainsi, dans 
notre manuscrit des Homélies de S. Grégoire de Nazianze^ n« 550, sur un intervalle de 
quatorze pages, il arrive onze fois que l'initiale, qui n'en est plus une alors, surgit dans 
le courant du mot, et le scribe de ce beau et précieux manuscrit nous donne en ce court 
intervalle, les formes éy — KatvCwv, 6oco( — Nia au ï° 836, irpw — Tt) et éy — KaevCwv 
au f 838, dbr£ip7)[ié — Nwv, ^ôw — N/^Gr|Ç, ôuvdt — STaç, ZrjXto — Stjç, évav — T£ov, 
&po — Tpov, iràv — Ta aux f*'' 839 à 842. Nous ne connaissons pas un seul exemple 
de ce mépris de la raison dans les manuscrits latins ou modernes quelconques. Elle a 
cependant son explication, laquelle est historique et très simple. 

Nous mettons aujourd'hui, comme les manuscrits latins nous ont appris à le 
faire, une grande lettre au commencement de chaque phrase, au a d'éveiller l'attention 
à chaque émission d'une idée nouvelle. On n'est arrivé à cet usage qu'après des 
tâtonnements. Les scribes grecs, par une habitude différente, appelaient les yeux du 
lecteur à la tête des lignes, sur le chemin que le doigt parcourt en suivant tout le long 
de la marge. Lorsqu'ils plaçaient un signe de ponctuation, du moins de ponctuation 
forte, dans le cours d'une ligne pour entrer après dans une nouvelle phrase, ils en 
avertisi^aient par une grande lettre en tête de la ligne suivante ; ou s'ils ne dessinaient 
pas cette lettre plus grande que les autres, ils la mettaient cependant très visiblement 
en dehors de la ligne, en vedette. Ainsi, pour en montrer encore un exemple dans le 
premier ms. venu, le n*" 52 (Évangiles, xii' siècle, f* 330), les derniers mots du chap. xv 
de S. Jean, et les premiers du chap. xvi sont disposés comme suit : 

'Effré • TaOra Xe^ix^ixot 
*T filv Tva |ji^ oxavSaXi 
o^TjTe* diuô owaytoyouç 

A'Ipxerai <5pa 

Le second A d'dXXà, qui pour nos yeux joue le rôle d'initiale, est précisément, par 
élision, une lettre finale. C'est un procédé très fréquent dans les manuscrits grecs du 
IX* au xiY* siècle, surtout dans les textes sacrés ou théologiques. A l'époque antérieure^ 
c'est-à-dire dans les manuscrits en onciale, au lieu d'une lettre détachée, c'est une petite 
barre que le scribe pose en tête de la ligne qui suit la ponctuation, pour attirer les 
yeux. 

Une dernière observation à faire, sur les peintures des manuscrits grecs, est qu'il 
n'y en a presque pas une seule qui ne soit détériorée. Elles ont toutes subi, par suite du 
frottement, des atteintes qui les font plus ou moins tomber par écailles, en sorte que 
parfois au milieu de la scène la plus délicate et la plus fraîche, il manque un fragment, 
un visage, un personnage entier, dont la disparition afflige et ne prête aucun appui aux 
conjectures. C'est le résultat d'un procédé pratique des miniaturistes grecs. Us travail- 
laient sur un fonds qu'ils se préparaient en couvrant toute la surface à peindre d'une 

4 



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26 INTRODUCTION. 

couche très épaisse et empâtée en couleur verdâtre ou teinte neutre. Us avaient 
là le lit de leur tableau et le ton général de sa couleu^r ; ils y traçaient fermement leur 
esquisse avec le pinceau et n*avaient plus qu'a y faire des relevés en clair, des accentua- 
tions en ombre; et en gardant le fonds de teinte neutre pour tous les tons moyens, 
leur travail se faisait rapidement. De plus, les couleurs s'harmonisaient aisément en 
pénétrant la couche épaisse oii elles étaient posées. Ce procédé devait être bien antique, 
car c'est celui de la peinture à la fresque d'où la peinture des manuscrits est primitive- 
ment procédée; mais il nous est funeste. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE 

DBS 

MANUSCRITS GRECS 

DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 

ORNÉS DE PEINTURES» 



KDM^ROS 

***fonds'^" SOJETS. AGE. RATURE DES ORNEMENTS. 
du Roi. 

3 Bible xii* ^M: Fronton en ir, grossier» initiales vermillon. 

4 Bible xiil Un bandeau en torsade. 

6 Bible xiil Petites initiales ; insignifiant. 

7 Livre des Rois, etc x Un bandeau à rainceaux, noir. 

9* Job, etc., et S. Ephrem v-xii Init. noires, v* siècle; carmin xii* (ms célèbre). 

10 Job, proverbes, etc x Fronton en ic et quelques initiales ; élégant . 

1 1 * Job, proverbes, etc 1186 .... Bandeaux et init. simples, assez élégants. 

12* Psaumes, etc 1419.... Riche band.; init. carmin, un saint en pied. 

13 Psaumes, etc xi Petites initiales carmin ; insignifiant. 

20 * Psaumes x Nombreuses figures sur les marges. 

21 * Psaumes et cantiques x Très riches ornements, point de figure. 

22 Psaumes, etc xi Bandeaux et initiales carmin ; très médiocre . 

24 Psaumes xi Bandeaux d*or, initiales vermillon, fleuronnécs. 

28 Psaumes xiv Bandeau natté, quelques initiales ; carmin. 

30 Psaumes, cantiques 1438 .... Grossier bandeau. 

31 Id 1469 Petites initiales vermillon. 

32 Id XV Grossier bandeau en natte. 

33 Id XV Grossier bandeau. 

35 Proverbes xili Bandeaux à fleurettes, initiales fleoronnées. 

36* Proverbes, Hippocrate xv Frontons en n ; Hippocratc et autres personnages. 

41 * Psaumes xii Initiales d*or et personnages divers . 

42 Id XII Petites initiales vermillon sur les marges. 

43 Id XIII Petites initiales carmin. 

45 Psaumes, cantiques 1483 .... Initiales et bordures fleuronnées (françaises, voy. n' 1)8) . 

48 * Ëvangéliaire x Bandeaux et initiales fleuronnécs. 

49 * Les Évangiles xi Frontons ; un évangéliste ; les 4 symboles évang. 

50 Id XII Frontons, initiales, évangélistcs ; grossièreté extrôiui^ . 

51 * Id XII Intéressantes figures d*évangélistcs. 

52 Id XII Bandeaux d*or à fleurettes; 3 belles initiales articuiôcs. 

53 Id xii Initiales d'or. 

54* Id xui Scènes diverses et les quatre évangélistes. 

55 Id XVI Riche ornementation exécutée pour le card. de Bourb3:i. 

56 Actes des apôtres xii Deux pièces d'architecture. 

57 Prières, épttres xui Quelques bandeaux et autres légers ornem., carmin. 

1. Les articles marqués d'an astérisque sont ceux dont la defcriptioo détaillée figure à la suîtc de co iibleau. 

1 



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28 INVENTAIRE SOMMAIRE. 

KUMÉBOB 

^® fondt **" SUJETS. ACE. NATURE DES ORNEMENTS, 
du Roi. 

58 Actes des apôtres xin* siée. Initiales et bandeaux, un peu coloriés, grossiers. 

60 Épitres xtv Quelques petits bandeaux, grossiers. 

61 Les Évangiles xiii Bandeaux d*or à fleurettes et évangélistes (écaillé). 

62 Id VIII Frontons à médaillons ; initiales fleuronnées. 

63 Id viii Frontons en ic à médaillons et fleurettes; init. fleur. 

6i* Id X Peraonoages et •rnemenAs divers; nu magnifique. 

65 Id X Frontons et initiales ; grossier. 

66 Id X Frontons (quatre) et initiales, carmin. 

67 Id X Grossiers froutons en jr. 

68 Id X Quatre frontons et initiales; S évangélistes ; grossier. 

70* Id 964 Beaux Trontons ; évangélistes, chef-d'œuvre calligraph . 

71 Id XI Analogue au précédent mais moins riche. 

72 Id XI Quatre frontons à médaillons. 

73 Id XI Front. d*or à fleurettes ; évangélistes ; chrysographie. 

l'i* Id XI Ornements et personnages. Beau ms. 

75* Id XI Id. Id. Id. 

77 Id XI Deux bandeaux d*or évidés. 

78 Id XI Bandeaux d*or fleuronnés 

79 Id XII Bandeaux et autres ornements, grossiers. 

80 Id XI.. . • . . . Bandeaux d'or à fleurettes. 

81 Id XI Christ, évangélistes, init. fleur., le tout en lambeaux, 

81 A Id XI Bandeaux à fleurettes et deux évangélistes ; grossier. 

82 Id XII Personnages et ornements disparus (écaillés). 

83 * Id 1 167 ... . Ornementations grecque et latine mêlées ; barbare. 

84 Id xn Bandeaux bistre, grossiers. 

85 Id xif Trois évangélistes; frontons d'or à fleur, (mutilé). 

86 Id XII Trois évangélistes, au lavis (vient de Patmos). 

87 M XII Bandeaux nattés, init. fleuronnées; insignifiant. 

88 M xn Un évangéiiste ; bandeaux ; grossier. 

89 Id xn Arcatures; un bandeau; insignîAant. 

90 Id 1176 ... Fronton et bandeau carmin ; insignifiant. 

91 Id xni Frontons à or et fleurettes ; 3 évangélistes (écaillé). 

93 Id xtii Frontons à or et fleurettes ; 3 évangélistes, très grossier. 

94 Id xin Frontons ; les quatre évangélistes ; grossier. 

95 id XIV Frontons ; les quatre évangélistes. 

97 Id XV Trois évangélistes ; grossier, écaillé. 

98 Id 1479.... Ms d'exécution française comme le n* 45. 

100 A Id 1625 .... Bandeaux et init. d'or fleuronnés, jolie calligraphie 

102 Actes des apôtres x Rubriques et petites init. en chrysographie. 

102 A Id X Bandeaux et init. carmin (demi-eflTucé). 

103 Id; X Bandeaux et init. asur et carmin (demi-effacé). 

104 Id XIII Quelques bandeaux et init. tressés et ondes vermillon. 

106 Id XII Bandeaux et init. fleuronnés, azur et vermillon. 

106 A Id XIII Quelques frontons fleuronnés, carmin, demi-effacés. 

107 EpUres de Paul vn En capitales onciales. Point d'ornement subsistant. 

112* Évangiles, etc xiii Bandeau, carmin et vermillon ; minuscule remarquable. 

113 Id xn Bandeaux et initiales, très grossiers. 

114 Id XI Petites initiales simples, vermillon. 

1 1 5 * Id XI Lettres alternativ. d'or et d'arg. ; scènes en marge (effacé). 

1 16 Id XI Init. carmin et vermillon ; S. Mathieu (demi-effacé). 

1 1 7 * Id 1262 Trois évangélistes joliment peints ; jolies architectures. 

1 18 Id xiti Évangélistes, frontons, init. brunes eu vertes ; grossier. 

119 Id XIII Frontons et initiales ; earmin très pAle. 

120 Évangiles, Mathiev «t Mare. . xiii Frontons d'or i fleur, en n et un S. Mare (demi-effacé). 

122 Évangiles, Luc et Jean xn Frontons d'or i fleur, en ic et un S. Jean (demi-effacé). 

123 Les Évangiles xti Frontons et initiales d'or. Très belle calligraphie. 

124 Actes et épttres xvi Charmants frontispices par Ange Vergèoe. 

125 Id XIII Un seul rainceau, carmin pâle, en tète. 

126 Êpltres de Paul xvi Comme le n* 124 en moins beau. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. ^ 

:«uvÉROs 

^^ foSd» *" 8WKT8, ACE. NATURE DES ORNEMENTS, 
du Roi. 

130 Gomment, sur la Genèse XT* siée. . Fronton en v et initiales, fleuronnées, vermillon. 

132 Gomment, sur rExode,e(c.... xvi Bandeaux, init, intitulés, notes; en vermillon. 

134* Gomment, sur Job xiii Personnages représentant Thist. de Job ; très grossier. 

135* Id 1362 .... Personnages (id.), dessinés avec facilité. 

136 Id xiY Quelques bandeaux et initiales à la plume. 

137 Id XV Bandeaux et init. rouge et noir; insignifiant. 

139* Gomm. sur les psaumes x Ms magnifique, peintures imitant Tantique. 

140 Id X Fronton en ?c, noir et carmin, insignifiant. 

141 Id X Bandeau insignifiant. 

144 Id XII Init. et band. carmin ou vermillon; insignifiant. 

145 Id XIV Fronton en Tc et init. vermillon. 

147 Théophylacte, sur les psaumes, xv IniL noir et carmin. 

148 Psaumes xvi Bandeaux et init. vermillon. 

150 Blemmydas, sur les psaumes. • xvi Init. vermillon et vert. 

151 Gomment, sur les proverbes., xii Petites init. carmin vif. 

153 Proc. Gazœus, sur les cantiq. xi Quelques bandeaux et init. 

16â Scholies sur Job xiii Bandeau et mil., vermillon, très insignifiant. 

163 Gomment, sur les psaumes. . . X Rubriques et petites init. vermillon. 

164 Id X Fronton d*or à fleurettes, petites init. d*or. 

165 Id XII Petites init. fleuronnées, quelques-unes à tôte humaine. 

166 Id xn Init. carmin vif. Le n** 167 fait suite. 

168 Id XIII ..... Init. noir et carmin; insignifiantes. 

169 Gosmas, sur les psaumes .... xiu Un bandeau natté, noir. 

170 Euthymius, sur les psaumes. . xiv Init. vermillon; insignifiant. 

171 Sur les psaumes xvi Bandeau et initiale vermillon, grossier. 

172 Procope, sur les cantiques... xvi Bandeaux et init., carmin pâle. 

173 Polycbronius, sur les eaoftiques xvi Bandeau et init. vermillon. 

173 A Paraphr. des proverbes xvii Fronton en n et init. rouges, grossier. 

175 Olympiodore, sur Teoclés xiii Quelques fleurons. 

177 Scholies sur les évangiles X Frontons ornés, deux évangélistcs ; grossier. 

179 Théophylacte, sur les évang. . xiv Bandeau et init.; insignifiant. 

181 Id xiff Les quatre évaogélistes. 

182 Id xilL Un grossier fronton en télé. 

184 Id xiy Petites initiales vermillon. 

185 Id XIV Bandeaux ou cordons vermillon; insignifiant. 

189 * Les évang. avee glos xii Les quatre évangélistes ; ornements élégants. 

190 Théophylacte, sur les évang.. xiv Saint Mathieu (peinture écaillée). Le reste mutilé. 

191 Scholies sur les évangiles x Deux frontons carrés à fleurettes. Le reste efiacé. 

192 Théophylacte, sur les évang.. xii Rien qu'un fronton barbare en tète. 

194 A Id 1255. .. Un bandeau vermillon en tète 

196 Théophyl., sur Math, et Luc. . xiv Init. carmin ; un S. Luc dessiné à Tencre, grossier. 

199 Gomm. sur Math, et Jean. ... xii Bandeau nalté, noir, insignifiant. 

201 Gomm. sur les évangiles xu Mathieu et Marc, barbares. 

204 Théophylacte, sur Math Xli Un bandeau carmin en tôte du volume. 

206 Victor, sur Marc 1308 .... Un grossier S. Marc. 

214 Jean de Gkalced.; sur les évang. 1316.... Grossiers bandeaux, bistres. 

214 A Sur les évangiles xiv Bandeaux et fins de IJgne, rouge et noir. 

216* Extr. des actes, etc x Frontons élégants; calligraphie remarq.,; not. figuratives. 

218* Gomm. sur les actes et épUres. Xl Groix ornée en tête ; élégant bandeau. Texte carmin. 

219 * Id X( Bandeaux d*or à fleurettes; rubriques et init. d*or. 

221 Id XII Bandeaux et init. d*or et couleurs diverses. 

223 * Id 1045 .... Bandeaux et init. d'or, un S. Paul (presque efiacé). 

224 Id XL Id. A la fin une rosace remarq. par ses vives couleurs. 

230 Gomm. sur les évangiles x Les quatre évangélistes (écaillés et tombés). 

232 M. sur saint Lue. xi Joli bandeau d'or ; init. et notules d'or. 

234 J. de Ghalcéd., sur les évang. xiv Deux bandeaux; rouge et noir. 

235 Théoph., sur les évangiles . . . xni Init. noir et vermillon. 

236 Gomm. sur les évangiles xv' Un bandeau treillissé et init, noir et vermillon, insign. 

237 Id. sur les actes x ...... . Grandes et petites initiales, fleuronnées. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 



XUMIÎAOS 



do lancicn SUJF.TS. ACE. NATURE DES ORNEBIENTS. 

fonds 
du Roi. 

238 Comm. sur Tép. aux Hébreux. xiii« sicc. Fronton en iz et initiales; carmin. 

!439 * André, archevôq., sur TApoc. . xv Initiales surtout zoomorphcs. 

âi3* Oflîce ecclésiastique 1133 Bandeaux à palmettes antiques; init. à personnages. 

^44 II) XII Bandeaux et petites initiales, ondes. 

245 Id xuf Bandeaux et petites initiales, noir et vermillon. 

246 Id XIV Fronton à médaillons et fleurettes, init. carmin 

250 Id XIV Petites inil. carmin, insignifiant. 

251 Id XIV Petites init. carmin, insignifiant. 

252 Id XV Petites init. vermillon, insignifiant. 

251 Id 1509 Petites init. vermillon, insignifiant. 

255 Id XV Petites init. carmin, insignifiant. 

258 Hymnes X!i Bandeau et init. vermillon. 

2G0 Canons et offices xiv Bandeau et init. vermillon et jaune. 

26-1 Office ecclés'astique xiv Init. vermillon et grossiers bandeaux. 

265* Id XIV. a . . . Init. et fins de ligne, rouge et jaune. 

268 Hymnes et prières xiv Init. vermillon fieuronnées, grossières. 

209 Office nocturne xv Quelques grosses init. vermillon. 

270 Ofiice en musique xv Bindeau cl init. carmin pâle. 

272 Leçons de l'Ane. Testament., xri Fronton en te et init. carmin et vermillon; grossier. 

273 Id XII Bandeaux et init. fieuronnées, azur et carmin. 

275 Id XIII Init. carmin, insignifiant. 

276 Leçons de TAnc. et Nouv. Test, xv Init. très grossières. 

277* Leçons du Nouv. Testament., viii Frontons, init. fieuronnées; élégant. 

278* M ix-xii Peintures imitant Tanlique. 

279* Id viii-ix. . . Init. fieuronnées et quelques bandeaux, grossier. 

280 Id IX Fronton en ic et init. carmin, grossier. 

Ï81 Id IX Un fronton en w, init. fieuronnées. 

282 Evangéliairc et office x-xiii... Bandeaux et init. vermillon (paHmpseste). 

283 Id x-xiii . . . Bandeaux et init. vermillon (palimpseste). 

28i* Évangéliaire xii Frontons, init. assez élégantes ; un S. Marc effacé. 

285 Leçons de l'évangile xr Fronton et initiales, grossier. 

286 Id XI Fronton en n à fleurettes et init. dorées et fieuronnées. 

287 Id XI Initiales rouges, grossières. 

288 Id XI Initiales rouges, grossières. 

289 Id 1066 .... Bandeaux et initiales carmin, grossier. 

290 Id XII Bandeaux et initiales rouge et vert, grossier. 

291 Id XII Initiales fleUronnées, ajourées. 

292 Id XII. .... . Frontons et init. dorés et fleuronnés. 

293 Id xiT Init. fleuronnées, carmin. 

294 Id XII Init. fleuronnées, vermillon. 

295 Id XII Init, fleuronnées, carmin. 

296 Id XII Fronton en w à or et fleurettes, init. fleuronnées. 

297 Id XII Init. vermillon, grossières. 

298 Id xn Fronton en n et init., carmin et vermillon. 

299 Id XII Init. en carmin pâle. 

300* Id XII Fronton en portail ; init. verd et vermillon. 

301 Id 120i Bandeau et init. carmin. 

30S Id XIII Init. carmin insignifiantes. 

3U3 Id XIII Init. fleuronnées à jour, carmin. 

304. Id XIII Fronton et init. carmin, grossier. 

305 Id XIII Bandeau et init. vermillon, grossier. 

306 Id « XIII Bandeau et init. carmin; mots barrés en vert. 

307 Id xiii Fronton en % et init. carmin. 

308 Id XIII Bandeaux et init. carmin. 

309* Id XIII Bandeaux d'or à médaillons et fleurettes ; init. 

310 Id XIII Initiales carmin. 

311* Id 1336 Frontons d'or en net init. analog.,fleuronii., élégantes. 

312 Id XIV Fronton évidé, d'or; init. d*or fleuronnées. 

313 Id XIV Initiales fleuronnées, vermillon, grossières. 



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INVËNTAlRIs; SOMMAIRE. 31 

TiCUÉROS 

«le l'ancien SUJETS. ACE. NATURE DES ORNEMENTS, 
fonds 
du Roi. 

314 Leçons de Tévangile xiv* sièc. Bandeaux à fleurettes et init. carmin, grossier. 

315* Id XV Frontons et init. à fleurettes et animaux, vermillon. 

316 Id XV Init. flcuronnées, ajourées, vermillon et jaune. 

317* Id 1533... Jolies petites scènes à personnages. 

318 Id 1553 Initiales d*or et de vermillon. 

319 Id XI Initiales carmin, ajourées. 

320 Id XIT Init. rouges ou noires insigniflantes ; un tigre. 

321 Id XIII Fronton à tète de lion ; init. carmin (très effacé). 

323 Liturgie xv Une torsade et de petites init. noires. 

32i S. Basiiii Liturgia xiii Init. carmin, pâle; insignifiant. 

326 Liturgies et leçons xiv . . . . lait, vermillon fleuronnécs, torsades, bandeaux. 

328 Ëuchologe xii. . Bandeau et init vermillon, insigniflant. 

329 Id XII Init. vermillon, fleuronnécs, grossier. 

330 Id XII Bandeaux bistre et carmin ; grossier. 

331 * Office ecclésiastique xii Fronton à portraits en médaillon, ^cau ms. 

332 Partie de Tofflce xi Init. carmin ; insignifiant. 

333 Oflice ecclésiastique Xiv Init. vermillon ; insignifiani. 

334 Id XV Init. carmin, pâle. 

335 Id XV Bandeau et init.; vermillon, grossier. 

336 Id XV Init. vermillon ou carmin. 

337 Id XIII Bandeau et init. carmin; insignifiant. 

338 Id XV Bandeau et init. vermillon. 

339 Id XV Init. petites vermillon, insigniflantes. 

340 Id XV Bandeaux et init., insignifiant. 

341 Id 1325.... Init. et bandeaux vermillon; insignifiant. 

342 Id XV Init. et bandeaux vermillon ; insignifiant. 

343 Id XV Init. et bandeaux vermillon; insignifiant. 

34i .Id XV Init .; dessin d*un Christ, en buste. 

345 ' Id XV Init.; dessin d*un Christ, en buste. 

346 Id XII Init. et un bandeau en carmin bistré. 

347 Prières xv-xi. . . Init., 1" carmin , 2" vermillon 

348 Id 1391.... Init. carmin fleuronnées. 

349 Id XIV Init. et bandeaux carmin pÀle, insigniflant. 

350 Office ecclésiastique xv In. bistre ou rouge fleur.; Jean Chrys.; Basile; tr. grossier. 

351* Dionysii Organum 1389 In. insign.; jolis portr. de J. Chrys., Basile etS. Théodore. 

352 Cantiques xii. . . . . . Init. et bandeaux vermillon, grossier. 

353 Prières et cantiques xii Bandeau à fleurons, init. carmin insignifiantes. 

354* Cantiques xiii Frontons en n et init. fleuronn . azur et verm. ; élégant. 

355 Id XIII . . . Band. et init. rouges et bleus. Mots barrés de même. 

356 Hymnes xiii Init. carmin insignifiantes. 

359 Georg. Pardius, sur les canons, xiv Bandeaux et init. vermillon, grossier. 

361 Octoechus, liber officiorum ... xiv Bandeaux et init. vermillon, grossier. 

362 Thecarœ hymni et preces xiv Bandeaux et init. vermillon, grossier. 

366 Prières et cantiques xv Init. et un bandeau carmin pâle, grossier. 

367 Id XV Init. fleuronnées, vermillon; bandeaux vermillon et noir. 

368 Id XV Init. et bandeau vermillon ; grossier et insignifiant. 

369 Nie. Malaxe, odes â la Vierge, xvi Elégants bandeaux, initiales, carmin. 

370 Hymnes à la Vierge xvi Bandeau natté, noir. 

371 Acacius, sur les canons xvi Bandeaux et init., noir et vermillon. 

371 A Comm. sur les cantiques xiii Bandeaux et init., noir et vermillon. 

372 Leçons de Tévangile Xi-xv . . . Bandeaux et init., noir et vermillon ; très grossiers. 

373 Id xiii Init. vermillon, fleuronnées, très grossières. 

374 Id XIV Init. bistre, color. vert et jaune. Mots barr. de même. 

375 Id 1022 Ornementation latine. 

376 Id .. xfi Jr.it. et un bandeau carmin pâle, élégant. 

377 Id XIII Bandeau et init. vermillon, grossiers (palimpseste). 

378 Id XIII Bandeau et init. insignifiant. Main tenant un coutelas. 

379 Id xti Band. et init. Entête un band. à rainceaux et tôtes hum. 

380 Id.. XV Bandeau natté; init. vermillon. 



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32 INVENTAIRE SOMMAIRE 

KUMénos 
*^° foîidS*®" SUJETS. ACE. NATURE DES ORNEMERTS. 

du Roi. 

381 Évangéliaire 1550. . . . Bandeau et init. vermillon ; grossier. 

382 Leçons tirées des actes xni*sièc. Init. carmin fleuronnées à jour. 

383 Id XV Init. vermillon, bandeau insignifiant. 

385 Typicon ou Office de saint Saba. xiii Bandeau natté et init. vermillon, insignifiant. 

388 Id 1578.... Fronton à fleur., noir; bandeau vermillon, init. insign. 

391 * Liturgies de Ghrysost. et Basile, xi Riche fronton ; init. noir ; portraits de Jean et Basile. 

393 Liturgie de Ghrysost 1516 Init. bistre, vermillon, noir, insignifiantes. 

' 399 Prières et hymnes xiii Petits rameaux feuillus sur les margt's. 

400 Canons de rofficc 1344. ... Init. vermillon insignifiantes. 

401 Leçons sur saint Geoi^es xiv Bandeaux à rainceaux, injt. fleuronnées. 

403 Prières xvi Ornementation française. 

405 Ganons de Toflice xvi Bandeau et init. vermillon, élégant. 

406 Heures 1475 . . . Bandeaux en torsade et init.; bistre et jaune. 

407 Nicéphore Gallistc 1371 .... Init. insignifiantes, cordons à extrémités bouclées. 

408 Liturgie de saint Basile 1419. . . . Grossier bandeau et init. fleuronnées, carmin pâle. 

409 Liturgie de saint Jean Ghrys.. xi Init. carmin, grossières. 

409 A Id XI Init ; figure du saint (presque cfTacée). 

410 Liturgie (saint inconnu) xi Init. rouges fleuronnées ; grossières. 

411 Id XII Initiales vermillon grossières. 

412 Prières xii Bandeaux nattés et init., noir et vermillon. 

413 Gélase, Gonc. de Nicéc 1561 ... . Init. rouges. 

417 Adversus Nestorem xvi Bandeau et init. carmin. 

419 Goncilc do Gonstantinoplc xviii.... Init. carmin pâle. 

420 4* Gonc. de Latran xiii Quelques init. carmin . 

421 Synode contre Barlaam xi v Quelques init. carmin. 

422 Gonc. de Florence xv Quelques init. carmin. 

423 Gonc. de Florence xv Init. et bandeaux carmin. 

426 Symbole de Nicée 1488. . . . Init. vermillon ; un S. Gyprien debout, l^arbare. 

429 Concile de Florence xv Bandeau bistre et initiales vermillon. 

434 OEu\-TCs de Philon xvi Init. carmin. 

435 Id * XI Init. carmin. 

436 Clément, vie de S. Pierre. ... xvi Un bandeau et une init. en tête. 

438* Denys, Taréop., œuvres 992 Bandeau et init. Hcuronn., carmin, renvois; notes figur. 

439 Id XI Jolis cordons à Tencre noire. 

440 Id XII Texte glosé. Ghef-d*œuvre de calligraphie sans ornem. 

441 Id XII Bandeaux et init. carmin pùle. 

443 Id 1272. . . . Init. vermillon insignifiantes. 

444 Id 1341-9 1 . Bandeau et init. carmin ; insignifiant. 

445 Id XV Init. carmin ou vermillon, insignifiantes. 

446 Id XIV Bandeau à fleur., init. verm., un Christ; notes figur. 

448 George Pachymere, sur Denys. 1302.... Init. carmin, insignifiantes. 

449 Id XIV Init. carmin insignifiantes. 

450 Saint Justin 1363.... Init. carmin insignifiantes. 

454 Origène, sur Job 1418 Bandeaux à rainceaux et init. vermillon. 

455 Origène, sur saint Jean xvi Init. carmin insignifiantes. 

456 Origène, Philocalia 1326. . . . Bandeau natté et init. carmin. 

457 Id xvi... . Bandeau et init. carmin ; insignifiant. 

462 Grégoire le Thaumaturge xvi Init. fleuronnées vermillon. 

464 Eusèbe év. de Gésarée xvi Init. fleuronnées, insignifiantes. 

466 Id XIV Init. carmin légèrement fleuronnées. 

467 Id XVI Init. carmin légèrement fleuronnées. 

â68 Id ^ XVI Init. carmin légèrement fleuronnées. 

470 Id XVI Un bandeau et init. fleuronnées. 

472 Id ... XVI Un bandeau cl init. fleuronnées. 

473 Id 1543. . . . Init. vermillon ou carmin. 

474 Saint Athanase : . xi Init. carmin, insignifiantes. 

475 Id XV Bandeaux et init.; insignifiant. 

477 Homélies de S. Basile xv Bandeau et init. vermillon; insignifiant. 

478 Id XV Bandeau et init.; insignifiant, sauf uu T en trophée. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 33 

HQMtfROS 

^* foSî**** S0JBT8. ACE. NATURE DBS ORNEKENTS. 
du Roi. 

479 S. Basile, homélies xiii-i^ . Bandeaux carmin ; insignifiant. 

480 Id X Bandeaux en ic et init. carmin. 

482 Id XI Petites init. carmin insignifiantes. 

483 Id XI Bandeaux à fleurons sobres et élégants, vert et verm. 

484 Id XI Fron. en ic et pet. in. azur, carm. jaune, gâté par rhum id. 

485 Id XTi ; Bandeau et init. comme au précédent volume. 

486 Id: XII Bandeau et init. carmin et brun rouge , grossier. 

487 Id XII Init. vermillon et bleu foncé. 

480 Id 1541 .... Bandeau et init. vermillon, insignifiant. 

491 Id xiir Init. vermillon, insignifiant. 

493 Id 942 Un bandeau carmin; un archer. 

493 Kk. X Bandeaux et init. carmin, élégant. 

495 Id XI Bandeau carré, natté ; init. fleuronnées ; vermillon. 

496 Id XII Init. carmin, insignifiantes. 

497 * Id 970 Bandeau d*asur et or, avec init. fleuronnées. 

499 Id. XI Bandeau et init. carmin élégants. (Très détérioré.) 

501* Id XII Bandeau et init. carmin. En tète un riche fronton en «. 

503 M XIV Fronton carré, init. fleuronn., jgourées, verm.; grossier. 

504 Id xn Un bandeau et init. carmin ; insignifiant. 

507 Symeo Logotheta x Bandeaux et init. carmin. 

509 Id XIV Bandeaux, init. carmin. 

510* Grégoire 4e Naxianse 867-886. Volume précieux et magnifique, célèbre par ses peint. 

511 Id X Bandeaux à fleurettes, init. fleur, et ajourées, carmin. 

514 Id X Bandeaux et init. vermillon, jaune, vert. 

515* Id X Band. ondes et init. verm.; quelques fig. (calligraphie) 

517 * Id 867-911 . Frontons en ic à médaillons et fleurettes ; init. d*or. 

518 Id X Bandeaux et init. carmin, grossier. 

519* Id 1007 .... Front, en ir à médaillons et fleur. ; init. d*or. 

520 id XI Bandeaux et init. en noir; grossier. 

521 Id XI • Riches init. fleuronnées ou d*or ; matilé. 

522* Id 1443. . . . Bandeaux nattés, noir et rouge brique, élégants. 

524 Id XI Bandeaux et init. fleuronnés carmin ; grossier. 

525 Id XI Bandeaux et init. fleuronnés earmin; grossier. 

526 Id XI Frontons en ic à médail. et fleur.; init. fleur., carmin 

527 Id XI Frontons en ir à médail. et fleur.; init. fleur., carmin. 

528 Id XI Bandeaux d*or à fleur.; init. de même style. 

529 Id XI Bandeaux à balustrade et init. fleuronnées. 

530 Id XI Frontons et init. or et azur. 

531 * Id XI Bandeaux d*or à médail. et fleur., init. du même style. 

532* Id XI Bandeaux élégamment nattés ou ondes ; init. d*or. 

533 * Id.: XI • Portrait de Grégoire ; nombreuses peint. ; très riche ms. 

534 Id XI Pour ornement, des guillemets encadrant le texte. 

535 . Id xn Ornementation presque pareille à celle du n* 528. 

536 Id XI Frontons et init. fleuronnés et dorés. 

537 - Id XII Bandeaux et inil. carmin ; insignifiant. 

538 Id XII Bandeaux et init. carmin ; insignifiant. 

539 Id XII Bandeaux et init. d*or et d'azur; riche. 

540 Id XII Bandeaux et inil.; élégante sobriété. 

541 * Id XII Deux portraits de S. Grégoire ; riches frontons et init. 

512 Id 11 78 Frontons et bandeaux d*or à fleur.; init. fleur, de même. 

543* Id xir 16 min. à person.; front, et init. charm. (précieux ms.)« 

545 * Id XII Ornemen. conuose aux n«* 528 et 535, mais plus jolie 

546 Id XII Fronton en ic à fleurettes et init. du méâne style. 

547 Id xn Un fronton en ic à médaillons et init., carmin. 

549 Id 1280 Init. noir et vermillon ; grossier. 

550* Id xii Scènes peintes, personn., portraits (riche et préc nu )• 

551 Id xr Initiales d*or. 

553 Id XIII Init. vermillon, grossières. 

554 Id XIII .... Bandeaux ondes et init. fleur., en or effacé. 

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U INVENTAIRE SOMMAIRE. 

nuMtfiios 

**foîS»*" SUJETS. AGE. MATURE l>ES OlUfEHSNTS. 
du Roi. 

556 Grégoire de Nazianxe xui* sièc. Bandeaux et init. vermillon et caraiin. 

558 Id XIII Bandeau quadrangulaire, carmin. 

55$^ Id XIII Bandeaux et init., bistre et vert. 

560 Id xiii Bandeaux fleuronnés, la plupart vert et Meu. 

561 Id XIII Bandeaux et init. à fleurettes, grossiers. 

563 d XIII Un bandeau tressé, rouge et ocre ; init. fleuron., noires. 

563 Id 1327.... Bandeaux et init. fleuronnés, carmin. 

564 Id 1327. . . . Bandeau en ic et init. fleuronnées, bistre. 

567 Id XI Un portique dessiné à la plume, un S. Grégoire, init. 

568 Id XIV Bandeau et init. rouges insignifiantes. 

569 Id XIV.... Bandeaux A fleurettes, vermillon. 

573 Id XIV Riches bandeaux d*or à fleurettes ; init. même style. 

574 Nicetas, sur Grég. de Naz 1315. . . . Bandeaux ou cordons insignifiants, grossiers. 

575 d XIV Initiales vermillon ; insignifiant. 

579 S. Grég. de N ysse xi Petites init. carmin. 

580** Métapbraste : vies des saints, xi Peintures en pied d*une quinzaine de saints. 

581 S. Grég. de Nysse xi Bandeaux et init.; quelques-uns fins et élégants. 

584 A Id xm Bandeaux en torsade et init. fleuronnées ; vermillon. 

585 Id XVI Bandeaux et init. fleuronnés. 

587 Id XVI Bandeaux et init. vermillon. 

593 S. Ephrem xi Bandeaux assez élégants. 

594 Id XI Initiales vermillon. 

596 Id xii Bandeaux et init, noir et carmin. 

599 Id XIV Init. noir, ou vermillon. 

599 A* Id XIV Bandeaux et init. azur et vermillon, très variés. 

602 S. Jean Ghrysostome X Bandeaux et init. carmin. 

603 Id X Fronton et init., vermillon, jaune, vert. 

604 Id X Bandeaux et init. fleuronnées, jaune et carmin. 

605 Id X Band. d*or à fleur., init. fleur. ; quelques person. ; élég. 

607 Id X Band. et init. assez semblables au précédent., mutilé. 

608* Id XI Band. et init. en couleurs remarquablement brillantes. 

609 Id XII Bandeaux et init. noirs; insignifiant 

610 Id XI Bandeaux et init carmin; assez grossier. 

611 * Id XI Band. et init d*une élégante simplicité; noir et azur. 

612 Id XI Band. à fleur, et init fleuronnées; couleurs diverses. 

614 Id XI ..... . Bandeaux et init. carmin ; insignifiant 

t 615 Id XI Grossiers bandeaux, rouge et bleu. 

i 616 Id XI Bandeaux et init bleu, vert et car. ;gftté par l'humidité» 

618 Id XI Bandeaux ondes, noir ; init. carmin. 

619 Id XI Bandeaux d*or à fleurettes, init. de mûme style. 

620 Id XI Bandeaux et init en traits de carmin fin et léger. 

621 Id XI Fronton en te, bandeaux, init azur et carmin. 

622 Id XI Init gross., qii, ichthyom., noires ; un grotesque. 

• 623 Id XI Bandeaux A torsade rouge, pâle. 

624 Id XI Fronton en « et grossières init noir et rouge. 

625 Id 1130 Bandeaux en chaînette et init; le tout noir et carmin. 

626* Id XII Bandeaux d*or lisérés d'azur ; init fleur.; très élégant 

627 Id xii Bandeaux en ligne ondée et init d'or. 

I 628 Id XII Bandeaux fleuronnés en léger trait carmin. 

\ 629* Id XII Bandeaux et init. en noir; calligraphie. 

, 630 Id Xii Init. noires, originales ; autres vermillon et verdure. 

j 631 Id XII Bandeaux en balustrades d'or et init d'or. 

633 Id XIII Bandeaux et init fleuron., carmin ; quelques animaux. 

636 Id X Bandeaux bleus lisérés de rouge ; init carmin. 

638 Id XI Band. en quadrilatères de coul. diverses et init fleur» 

639 Id M Band. en balustr., ajourés, azur; init fleur., azur, verm. 

641 Id XI Bandeaux ondes ; init peintes, A compartiments. 

642 Id XI Bandeaux A médaillons, init. fleur.; azur et brun rouge. 

643 Id XII Bandeaux en ic, noir et carmin, init fleur, carmin pAle. 



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INVENTAIRB SOMMAIRE. 35 

RimÉROS 

*^'fo!id?*° SUJETS. AGE. NATURE DES ORNEHENTS. 
du Roi. 

645 S. Jean Gbrysostome xi« siée. . Bandeaux et init. grossiers, rouge, bleu, vert. 

617 Id u Bandeaux et init. fleuronnés, carmin, grossier. 

649 Id XII Bandeaux et init. fleuronnés, caroiin, grossier. 

653 Id xni Fronton treiliissé et init. fleuron., le tout bistre pâle* 

654* Id. et Théodoret X Elégantes init. à personnages ou animaux* 

656 S. Jean Cbrysostome % Un fronton en ic à médaillons et palmettes, init. fleur. 

657 Id xii Fronton en tc, or et asur, init. noires. 

660* Id XII Bandeaux d*or à fleurettes et init. même style. 

664 Id X Front, à fleur., azur, init. même style, azur et carmin. 

665 Id X Bandeaux ajourés ; init. fleur., même style, carmin. 

666 Id XI Fronton en ic, bandeaux d*or, init. de même style. 

667 Id X Bandeaux en balustrade, ajourés, init. carmin. 

669* Id X Frontons en ic élégamment fleur., init. de même. 

670 Id... X Bandeaux à rainceaux d*azur, init. de même. 

671 Id XI Front. d*or à médail.; band. et init. carmin, azur, bislre. 

672 Id XI Fronton en n et init. carmin, grossier. 

673 Id XI Bandeaux en onde et init. carmin, insignifiant. 

674 Id '. XI Fronton en « et init. carmin. 

676 Id XI Gapilales bourgeonnées, noires ; simples et belles. 

678 Id XI Bandeaux et init. vermillon. 

679 Id XI Bandeaux et init. des plus grossiers. 

680 Id XI Band et init. insignif. Un S. Clément ajouté, xvu* siècle. 

686 Id x*xin. . . Band. et init. noirs et verm., puis fleur, de coul. div. 

687 Id XII Bandeaux d*or à fleurettes ; init. même style. 

688 Id X Band. à arabesques, vertet azur; init. même style. 

690 Id XI Bandeaux et init. dessinés et coloriés avec soin. 

691 Id XI Bandeaux et init. carmin, insignifiant. 

69i Id XI Init. carmin, insignifiant. 

693 Id XI Bandeaux et init. fleuronnés, ajourés. 

694 Id XII Bandeaux et init. en légers traits fleuronn. et ajourés. 

695 id XI Bandeaux à palmettes sur fond dV; init. fleur., id. 

696 Id XI Bandeaux et init. azur et carmin, insignifiant. 

697 Id XI Bandeaux en rubans d*or à liséré azur ou carmin. 

698 Id 1042.... Bandeaux noir et vermillon, init. fleuronnées vermillon. 

699 Id XII Bandeaux et init. carmin. 

700 Id X Bandeaux et init. nattés; vert, carmin, azur. 

701 Id X Bandeaux en ligne ondée, noir et vermillon. 

702 Id X. ..... . Un ban. en n formé de c«urs ; vert, bleu, carm.; in. id. 

705 Id X Bandeaux en lignes pointillées noir. 

706 Id XII Bandeaux et init. vermillon, insignifiant. 

707 Id.. * XII Fronton ou bandeau en rectangle évidé, noir et carmin. 

708 Id 1306. .. . Init. en carmin pâle ; insignifiant. 

709 Id XIV Band. de toutes sortes de dessins et coul. ; init insign. 

710 SS. Chrysostome et Basile.. . . 1065. . . . Bandeau en onde, init. carmin ; insignifiant. 

711 S. Jean Chrysostome xi Bandeau en onde et init. vermillon ; insignifiant. 

712 Id XII Fronton d*or en 9c à fleurons d*azur, init. même style. 

713 * Id XII Bandeau d*or en 9c à médaillons, init. de même style. 

714 Id xni Bandeau en bistre et init. carmin insignifiant. 

715* Id XV Band. en w, les autr.>n ruban, in. fleur., brun, bleu, ver t. 

716 Id XI De même et la même main que le n* 707. 

718 Id XI Fronton d*or à palmettes ; init. carmin , insignifiant. 

719 Id XI Bandeaux et init. en traits carmin très fins. 

721 Id XI Bandeaux en onde et init. carmin ; insignifiant. 

722 Id XIII Fronton d'or en it à médaillons (effacé). 

725 Id XII Bandeaux et init. carmin, fleuronnées. 

726 Id XIII Init. carmin, insignifiantes. 

727 id XIII Init. carmin, insignifiantes. 

728 Id 1545 . . . Init. carmin, insignifiantes. 

729 Id X Un front en ic et band. en ligne droite; init. fleur, carm. 



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36 INVENTAIRE SOMMAIRE. 

ROMÉROfl 

^^ foSds^" SOJETS. AGE. HATURE DES ORHEMENTS. 
dD Roi. 

734 s. Jean GhrysoAtome xiii*8ièc. Bandeaux et init. flenromiés, earmin. 

738 Id X Init. fleuronnées, carmin et or. 

739* Id XI Front, enic à palmet. sur fond d*or; init. même s yle. 

740 Id XII Fronton en ic et bandeau d*or ; initiales même style. 

741 Id XV Bandeau natté, vermillon et vert ; init. vermillon 

743* Id XII Band. A arab. d^asur et autres coul. ; jolies init. analog. 

744 Id XI Quelques cordons en natte ou torsade; noir. 

745 A Id xiu Un bandeau en chaînette, init. à queue fleur., vermil. 

747 Id XI Grossiers bandeaux, noir et carmin. 

74S Id X Bandeaux et init. carmin. 

749 Id X Frontons enir, d'or A fleurettes ; init. analogues. 

750 Id X Frontons en ir, d*or A fleurettes; init. analogues. 

751 Id X Bandeaux et init. carmin. 

752 Id XI Bandeaux et init. en bleu et vermillon; grossier. 

754 Idi XI' Bandeaux et init.; bleu, vert, or. 

755 Id XI ..... . Un bandeau et une init. d'or ; effacé. 

750 Id XI Init. vermillon et carmin, insignifiantes. 

757 Id XI Bandeaux A médaillons sur fond d'or; init.; insignifiant. 

758 Id XI Bandeaux et init. noirs; grossier. 

759 Id xii Un grossier bandeau A paknettes. 

760 Id XII Bandeaux A nattes, init. fleuronnées ; grossier. 

761 Id XII Bandeaux et init. carmin ; insignifiant 

762 Id XII Init. carmin ; insignifiant. 

764 Id X Frontons en n et init. en fins traits earmin, élégant. 

. 765* Id XII Fronton en n, init. ornithom., or et fleurons ; beau ms. 

765 A Id XIII Init. carmin insignifiantes. 

766 Id XII Frontons en ic très simples, jaune et vert. 

767 Id XIII Quelques frontons et init. richement peints. 

''68 Id XIII Bandeaux noués et init. fleuronnées ; grossier. 

769 Id XIII Bandeaux noir et vermillon ; du dernier grossier. 

770 Homélies, Vies des sainb 1315.... Bandeaux et iuit. noir; grossièreté extrâme. 

771 S. Jean Ghrysostome xiv Bandeaux et init.; noir et vermillon, grossier et insig. 

773 Id XV Init. carmin bistré. 

773 Id XV Init. carmin bistré. 

774 Id XV Bandeau et init. carmin bistre, grossier, insignifiant. 

775 Id XV Bandeau natté, init. fleuronnées, vermillon. 

776 Id XV Bandeaux et init. noir et carmin. 

779 Id X Bandeaux et init. noir et carmin. 

781 Id 939 Un band. rectang., les autres ondes, init. gros., carmin. 

784 Id XI Bandeaux A fleurettes sur fond d'or; init analogues. 

785 Id XI Bandeaux A fleurettes sur fond d'or; init. analogues. 

787 Id XI Bandeaux à fleurettes sur fond d'or; init. analogues. 

7^8 Id xi-xiv. . . Bandeaux et init. carmin. 

790 Id XII Un band. en ic allongé, band. et init. carmin. 

792 Id XII Deux bandeaux carmin bistre. 

796 * Id xui Bandeaux d'or A fleurettas et init. analogues; très élég. 

798 Id 1541 .... Deux bandeaux et une élégante initiale. 

799 * Id X Scènes A personnages. Riche et précieux manuscrit. 

800 Id xi-xv . . . Bandeaux en bâton noué et init. ajourées, vermillon. 

^1 Id XI Bandeaux et init. d'azur ou azur, vert et brun. 

^^ I<1 XI Un fronton en ic, d'or A fleurettes et initiale analogie. 

^3 ^^ XI Bandeaux, le premier en ic A fond d'or; init. carmin. 

^^^ ^^ XI Bandeaux et init. carmin et jaune. 

^^ I<1 1604 Fronton en ic, d'or à médaillons et fleur.; init. carmin. 

^^* Id xii |Is remarquab. par de fraîches et jolies init. A personn. 

^^ I<1 XV Bandeaux A torsade et init. très fleuronnées, vermillon. 

S^^ I<1 XVI Bandeaux à torsade et init. très fleur., noir et carmin. 

8** ï<* XI Bandeaux et init. A fleur, verts, bleu, carmin; gross. 

**2 *<*•• XI Bandeaux d'or à fleur.; init. analogues ; fraîcheur rare. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 37 

KUMfoOS 

de rancien SUJnS. AGE. NATUBE DES 0RNCMERT8. 

fonds 
du Roi. 

813 S. Jean Chrysottoine xi* siée. . Quelques bandeaux d'une extrâme barbarie. 

814 Id XI Band. en balustr., bleu, vert., brun ; init. anal. ; mutilé. 

816 Id XIV Band. en bâton noué, init. très fleur., carmin bistre. 

817 Id XVI Quelques bandeaux et init. carmin ; insignifiant. 

818 Id XIV Band. et init ; fermement dess. et peint de main barbare. 

820 Id XI Bandeaux d'or à fleurettes, un en te, init. analogues. 

821 Id XII Fronton en ic et bandeaux d'or à fleurettes, init. d'or. 

823* Id XII Bandeaux et init. fleuronnés ; noir et carmin. 

824 Id xii Un fronton en ic, carmin. 

825 Nemesius xvi Bandeaux et init. fleuronnés, carmin. 

826 Id XVI ... . Bandeaux et init. fleuronnés, carmin noirâtre. 

828 S. Augustin xv Bandeaux et init. fleuronnés, carmin. 

829 Id XVI Un bandeau et init. carmin. 

834 S. Epiphane 1585. . . • Dessins d'animaux à l'aquarelle encadrés d'om. grecs . 

837 A S. Cyrille xi Bandeau natté d'or, et init. d'or. 

844 Théodoret xii Fronton d'or à arcades, init. d*or. 

852 Cassien xii Quelques bandeau^ en pointillé jaune et vert. 

856 Le moine Paul, orat. asceticie. xii Bandeau â fleurettes et init. carmin. 

857 Id XV Bandeau treillissé et init. carmin. 

858* DIadochus , etc xii Band. A raine, init. fleur., coul. div.; un Christ eff'acé. 

86! Anastase xvi Fronton en ic à rainceaux, fond noir. 

863 J. Climaque, scala paradisi. . xi Band. dont le premier d*or à fleur.; init. couleurs div. 

865 Id xu Bandeau en ic à rainceaux, init. carmin ; très grossier. 

865 A Grégoire de Nasianse xi ..... . Bandeaux à médaillons, init. carmin. 

866 Jean Climaque, scala xiii Un bandeau et init. carmin, insignifiant. 

870 Id XV Bandeau en grille, vermillon et vert. 

871 Id XV Bandeaux en onde et lourdes init. fleur., vermillon. 

872 Id 1500. .. . Bandeaux à rainceaux, inii. élégantes, vermillon. 

875 Isaac Syrus xi Init. carmin ; insignifiant. 

876 Le moine Nicon 1150.... Grossier bandeau rouge et noir. 

878 Id XIII Bandeaux et init, vermillon. 

879 Id XIII Bandeaux et init., carmin bistre. 

881 Antiochus xi Bandeaux et init. à l'encre ordinaire. 

882 Id XVI Vers la fin init. à fleur, et hachures, verm. ; originales* 

883 Id xif Bandeau à médaillons et init. carmin ; insignifiant. 

884 Id 1266. . . . Initiales, rouge et bleu, grossières. 

885 Id XIV Grossières init. à l'encre ordinaire. 

886 * S. Maxime xiii Belles init. fleuronnées, asur et carmin, omithomorph. 

887 Opusc. théologiq 1540 Figure géométrique; bandeau et init. fleur., carmin. 

889 S . Maxime xu Bandeaux ondes et init. vermillon ; insignifiant. 

891 Theod. Studita 1136 ... . Fronton eu ye, d'or à médaillons ; band. et init. carmin. 

893 Id XIII Bandeau à rainceaux, vermillon et vert; init. verm. 

894 Id XIV Init. vermillon, insignifiantes. 

899 S. Jean Damascène xv Initiales carmin. 

901 Id XIV Deux bandeaux et init., vermillon et carmin. 

902 Id XIV Bandeaux et init. vermillon. 

903 Hist. de Barlaam et Josaphat. xi Bandeau en ic, d'or à médaillons ; init. carmin. 

904 Id XII Front n â médaill. et fleur, vert, axur, verm. ; init carm. 

906 Id XIII Init. carmin ; insignifiant. 

908 Id XVI Bandeau natté, noir et vermillon. 

909 Nicéphore. 1368. . . . Init. carmin ; insignifiant 

915 Monachorum instituta xiv Un bandeau et init. carmin ou vcrmiilon. 

916 Cœnobitorum dicta xi Bandeaux et init« coloriés^ vert, azur, carmin. 

917 Abbatum gesta xii Init. noires ou rouges; grossier. 

- 917 A Patericon xiv Un S. Georges très grossier. 

919 Id XIV Bandeau et init., vermillon et noir ; très grossier. 

921 Vies des saints xi Bandeau et init., vert et bleu. 

922* Ettdoxie, œuvres théol v. 1060. Portraits et peintures diverses; précieux ms. us. 

923 * Extraits de l'Êcritore. ix Scènes et portraits (de pacotile} , 



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38 II9VENTAIRE SOMMAIRE. 

RVMiROS 

^* fond?*" SWET8. ACE. NATURE DES ORREMERTS. 
du Roi. 

927 Extraite théologiques xiii* sièc. Init. carmin, fleuronn. lourdement, personn. en croquis. 

928 Offlee grec xiii Init. verm. , insignif. ; init. palimpsestes (du X^) ; eflacé. 

929 Opuscules des SS. Pères xv Init. et bandeaux vermillon. 

930* S. Clément xii Fronton et init. de coul. diverses, à médaill. et anim. 

932 Martyre de saint Denys xvi Init. or et azur, latine. 

933 Œuvres de saint Denys x Bandeaux et init. noirs. 

934 Id XI Init. noir et vermillon, quelques-unes fines. 

952 Vie de saint Antoine 4608. . . . Fronton en iz et init. fleuronnées, vermillon. 

954 S. Cyrille xiv Init. vermillon, insignifiantes. 

955 S. Basile xii Bandeaux à rainceaux, init. ajourées ; rouge et bleu. 

962 Id XIV Bandeaux et init. vermillon fleur., d'un style barbare. 

963 Id X Init. vermillon, fleuronnées. 

964 Id XI Jolies init. simples carmin. 

966 Id x S. Basile, croquis à la plume. 

967 Id 1434 Init. vermillon ; grossières et insignifiantes. 

968 Id XV Bandeaux et init. carmin. 

969 Id ^. XIV Un bandeau et init. vermillon. 

972 Id XVI Ornementation latine. 

975 S. Grégoire de Nasianze xii Bandeaux et inît. vermillon ; grossier. 

975 A Id, XI Un joli bandeau, init. un peu fleuronnées, carmin. 

975 B Id xi-xii. . . Grandes init. insignif. palimpsestes. 

976 Id xii Bandeau carmin, init. vermillon, insignifiant. 

977 Id XII Bandeau d*or à fleur.; inît. vermillon ; très grossier. 

978 Id xii Bandeaux et init., vert et vermillon. 

980 Id XIV Bandeaux et init. vermillon. 

984 Id XIV Bandeaux et init. noir et vermillon. 

985 Id XIV Init. carmin ; insignifiantes. 

986 Id XV Bandeaux en onde ; init.; noir et vermillon. 

987 Id XV Bandeaux et init; très grossiers. 

993 Id XV Un bandeau en chaînette et init. vermillon. 

996 Id xu Bandeaux et init. noir et carmin. 

999 S. Grégoire de Nysse xin Init. fleuronnées vermillon. 

1002 Id XIV Init. noir et vermillon ; la première à personnage. 

1007 Id XVI Un bandeau et init. carmin rose ; insignifiant. 

iOiO Id xvf Bandeaux et init. carmin. 

1013 S. Jean Chrysostome Xv Bandeaux et init. carmin et ocre ; quelques personn. 

1014 Id XII Un bandeau et init. noir et jaune clair. 

1016 Id XII Bandeaux, init. fleuronnées, carmin. - 

1016 A * Id XI Bandeaux d'or à fleurettes, init. même style, riche ms. 

1018 Id XI Bandeaux et init. finement dessinés à l'encre noire. 

1022* Id XVI Bandeaux, init. et encadrem. vermill. ; style rocaille. 

1024 Id XII Bandeaux et init. carmin et asur. 

1025 Id 1563. .. . Figure de S. Jean et autres jolies peintures, italiennes 

1028' Id XIII Bandeaux et init. fleuronnés carmin. 

1033 Vie de S. Jean Chrysostome. . xi Bandeau, init. vermillon ; insignifiant. 

1034 S. Ephrem xv Init. vermillon ou carmin. 

1036 Id xiv Deux bandeaux en chaînette et init. vermillon. 

1037 Marc, ermite xiv Bandeau en chaînette et init. carmin. 

1039 Synesius xiv Bandeau et init. carmin paie. 

1049 Théodoret xi Band . et autres ornements calligraphiq. à l'encre noire. 

1052 Id XV Bandeaux et init. carmin ou vermillon. 

1054 S. Nilus XIV Init. carmin; une belle moyenne. 

1055 Id XIV Init. vermillon un peu fleuronnées; insignifiant. 

1057 Leonis papœ Columna fidei. . . 1550. . . . Décoration latine de la Renaissance. 

1058 .flneas Platonicus 1550. . . . Décoration latine de la Renaissance. 

1060 Gregentius, disputatio, etc. ... xv Init. carmin bistre, élégantes. 

1062 Paulus monachus xiv Init. carmin, un peu fleuronnées, formes pures. 

1064 J. Climaque,éehelle du paradis. Xi Fronton en ir, d*or à fleurettes; init. carmin. 

1065 Id XI Bandeaux ondes et init. carmin. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 3V 

RDHteOfl 

de 1 ancton 9UJBTS. AGE. NATURE DES 0UIIIIINT8. 
fonds 
du Roi. 

1066 J. Climaque Xii* siic. Init. calligraphiques repassées en jaune et carmin. 

1067 Id XII Bandeaux nattés, etc., et init. fleuronnées, carmin. 

1068 Id XII Un bandeau à médaillons et une ini fleuron., carmin. 

1069 Id XII Init. de div. coul. Échelle, avec TAme hum. au sommet. 

1074 Isaac Syrus xi Un bandeau et une init. azur et vermillon. 

1077 Niconis monachi xii Init. vermillon. Un S. Georges A cheval. 

1078 Antiochi pandectes 1083. • . . Init carmin ; insignifiantes. 

1079 Id XII Bandeaux ondes ; init. élégamment et sobrem. fleoronn. 

1060 Id XII Bandeaux et initiales ; même main que le n* 1079. 

1081 Id 1376.... Bandeaux ondes et init. vermillon. 

1082 Id XV Bandeaux à fleurettes et init. carmin. 

1085 Anastasius Sinaïta xi Bandeaux et init. carmin ; insignifiant. 

1088 Id 1441.... Bandeaux et init. carmin et vermillon. 

1089 S. Dorothée 990 Une dizaine dMnit. insignifiantes. 

1091 Id xiv Bandeaux noués et init. vermillon. 

1093 Id xiY Bandeaux et init. noir et carmm ou vermilion. 

1094 S. Maxime xv Bandeaux A rainceaux et init. fleur, noir et vermillon. 

1095 Id 1573. . . . Bandeaux nattés et init. noir et vermillon. 

1097 Id 1055. . . . Init. d*or sur fond carmin, oxydées. 

1098 Id XI. Bandeaux en torsade et init. fleuron nées, vermillon. 

1099 Id XIV Bandeaux A rainceaux en vermillon, init. fleur. , verm. 

1101 Id XI Bandeaux et init carmin. 

1102* Loci communes xi Elégants bandeaux d*or et azur ou carmin; beau ms. 

1104 Theodorus Studlta xi Bandeaux et init barbares, vermillon. 

1105 Id XI Init fleuronnées, carmin (au compas). 

1106 Id xu Init lourdement fleuronnées, vermillon, bleu, noir. 

1110 Id ... XV Init. fleuron., vermillon et vert, puis carmin bistre. 

1111 Id XII Bandeaux et init. insign. Image de S. Jean Damascène. 

1115 S. Jean Damascène 1276. . . . Jolies petites init. simples, carmin. 

1116 Id 1124 .... Fronton en n, barbare ; init zoomor., nœuds particul. 

1119 Id xiv . . . . Bandeau A palmettes,carm. bistré ; init idem., insignif. 

1122 Id XIV Band. et init. vermillon et jaune. Un dessin de S. Jean. 

1123 Id * . . xv Init. fleuronnées, figures géométriques, vermillon. 

1123 A* Id XIY Band. et init carmin et verm. Un de S. Jean Damasc. 

1 124 Id XV Bandeau natté ; init. fleuronnées. noir et vermillon. 

1 1 27 Barlaam et Josaphat xi v Dessins à la plume de Barlaam et Josaphat. 

1128* Id XIV Précieux ms. rempli des peint et scènes de personn. 

1132 Id XIII. .... Init. fleuronnées, vermillon. 

1134 Pierre Damascène xiv Bandeaux ondes et init. vermillon. 

1135 Id XIV Bandeaux se ramifiant sur les marges, bistre. 

1 137 Id XV Bandeau en chaînette ; init. fleuronnées, vermillon. 

1138 Sermons. xiv Bandeau à médaillons ; init en beau carmin. 

1 146 Loci communes xti Bandeau noir et vermil on. 

1150 S. Basile xvi Band. A raine, or et verm. ; chef-d'œuvre calligraph. 

1156 S. Jean Chrysostome xvi Bandeau en ic, init. fleuronnées ; fin dessin en noir. 

1 157 Maearitts iG^yptius xiii Bandeaux, demi-bandeaux, initiales ; rouge brun. 

1158* J. Climaque xii Band. d*or et coul. div. ; init. rouge et brun, très orig. 

1161 Isaac Syrus xiv Bandeaux et init. vermillon et azur. 

1 165 S. Jean Damascène xvi Un bandeau A compartiments, init. fleuronn., vermillon. 

1169 Anton . Melissa xiv Un bandeau A compart. triangulaires, init ; insignifiant. 

1 1 71 Cyr illus Alexandrinus x Bandeaux purement calligraph iques. 

1 173 Homilia xn. . . . . . Bandeaux en torsade et init. carmin ; insignifiant. 

1177 Georgius Nieomedensis xn. Un joli bandeau A rainceaux d*or. 

1178 Id X Bandeaux d*or A médaillons ; init. de même style. 

1179 A Andréas Cretensis xi Frontons en « d'or à rainceaux ; init. de même style. 

1180 Nicetas Paphbigo x Init. simples, vert ei carmin. 

1181 A S. Grégoire de Nas. , etc xii Init grandes, vermillon. 

1 1 83 Tbeopbanes Cerameus xv Bandeaux en ligne fleuronnée aux deux bouts. 

1 184 Id 1540. . . . Bandeaux et init. énormes (0".10 à 12), hardis, grossiers. 



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40 UVVENTAIRE SOMMAIRE. 

***foS?*° 8TOET8, AGE. MATCBE DES ORHEMEHTS. 

du Roi.* 

1185 A Gregorius Thessalonic. • xiv* sièc. Bandeaux et init. cannin pAie, jolis. 

1186 S. Jean Chryaost. , eie 1906. . . . Bandeaux rectangulaires et init. fleuronnées, vermillon. 

1189 Neophyttts presbjier xiv..... Band.etinit. noiretvemi.;per8.surle8marg.etbasdep. 

1 190 Nicéphore Galliste 1567 .... Bandeaux nattés et init. fleuronnées, vermillon. 

1191 Georgius Seholarius liiO. . . . Bandeaux nattés et init. fleuronnées, vermillon. 

1192 Isidore de Thessalonique xv Bandeau treillissé de couleurs diverses et init. verra 

1193 Theodorus Ducas xiv Bandeaux et init. fleuronnés, carmin. 

1197 Andréas Cretensis xiii Init. fleuronnées, vermillon. 

1202 Theodorus Studita xiv Init. fleuronnées, carmin. 

1203 Id XV Bandeaux nattés, noir et vermillon ; dessins de mains. 

1205 Germanus patriarcha xv Init. fleuronnées, vermillon. 

1207 Gregorius Cerameus xv Bandeaux et init. vermillon ; însigniflant. 

1208 * Jacobus mon.; hist. de aa Vierge, xi Nombreuses figures ; très précieux ms. 

1210 Johann. Glyceus xiv Init. fleuronnées, vermillon. 

1213 Nicolaiis Cabasilas xv Un bandeau et init. fleuronnés, carmin. 

1215 HomiliflB variœ 1068. . . . Bandeaux et init. rouge, bleu, vert. 

1217 Id xui Bandeaux à fleurons, init. au compas, verm. et indigo. 

1218 Id * XV Bandeaux en torsade, init. joliment fleur., vermillon. 

1219 Josephus monachus xii Bandeaux à rainceaux et init. fleuronnées, en noir. 

1220 A Homili» variœ xv Init. fleuronnées et pieds de mouche vermillon. 

1221 Id XV Init. richement fleuronnées. 

1222 Id XV Init. fleuronnées, carmin pâle ; un Christ assis. 

1226 Phçtii bibliotbeca xvi Un bandeau à rainceaux, mit. très fleuronnées, carmin. 

1227 ' Id XVI Bandoaux et init. carmin. 

1230 Euthymius ; Photius xii Un bandeau à rainceaux, vermillon ; init. carmin. 

1231 Euthymius Zygabenus xiii Bandeaux et init. carmin. 

1232 A Id 1134. . . . Rien. Init annexées, xvi* siècle. 

1235 Thucydide 1495. ... Un bandeau natté et init., carmin bistre. 

1238 Gregorius Palama xv Init. carmin, puis vermillon. 

1242* Johannes Gantacuzenus 1375. . . . Nombreux personnages, portraits; précieux ms. 

1243 A Id 1635* . . . Band. et init. d'or et couleurs diverses ; ms. moldave. 

1244 Philotheus xvi Bandeaux en torsade, init. fleuronnées ; noir et carmin. 

1245 Hieremias patriarcha 1603. . . . Bandeau et init. latins ; grossiers. 

1246 Joannes Cyparissiola xv Bandeaux et init. vermillon. 

1248 Nicolaus Cabasilas xv Bandeaux et jolies init. carmin. 

1251 Thésaurus fidei 1316. .. . Init. vermillon ; insignifiantes. 

1252 Id XV Init. vermillon ; insignifiantes. 

1254 Meletius Piga Alexandrinus. . . xvi Bandeaux en torsade et jolies init. fleuronnées, carmin. 

1256 Nicolaus Methonensis xvi Un bandeau à rainceaux et init. simples; carmin. 

1259 Excerpta ex Patribus 1511 ... . Bandeaux et demi-band. divers, init. fleur. ; beau verm. 

1271 Euthymius Zygabenus xv Init. fleuronnées, vermillon. 

1278 Barlaam Calaber xv Bandeaux à rainceaux et init., carmin pâle. 

1281 Symeo Thessalonicensis xv Bandeaux à rainceaux et init., vermillon. 

1282 * Id XVII Bandeaux et init. noir et vermill;, de main très habile* 

1284 Malhœus hieromonachus xv Bandeau en ir et autres, élégantes init., carmin bistré. 

1^0 Georgius Seholarius xv Bandeaux ondes et init. fleuronnées, vermillon grossier. 

1291 Id 1447.... Init. carmin; insignifiantes. 

1293 Gennadius 1514. .. . Bandeaux ondes et init. vermillon, insignifiant. 

1301 Excerpta ex Patribus xiu Bandeaux, demi-band., init. noir, vert et verm. ; élég. 

1315 Petrus Antiochenus xiii Bandeaux divers et init insignifiantes, vermillon. 

1316 Gregorius Mammas xvi Bandeaux nattés et init fleuronnées, carmin. 

1317 Canones pœnitentiales xiii Bandeaux en bâton noué et init. vermillon. 

1320 Canones Apostolorum xii Fronton en ic, d*or à médail., init de même style ou d*or. 

1324 CoUectio canonum. 1105. . . . Bandeaux à rainceaux, init carmin. 

1327 Canones conciliorum 1562. . . . Bandeaux nattés et init. vermillon. 

1333 Balsamon et Heraclius xv Bandeaux en chaînette et init. fleuronnées, vermillon. 

1336 Decretum.de hœreticis xi Bandeau d*or à fleurons et init vermillon. 

1338 Mathœus Hieffomonacbus. ... xv Bandeaux divers, init vermillon, insignifiantes. 

1 339 Id ^ XV Un band. natté, noir, carmin, jaune ; init. carmin pâle. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 4I 

HCMÉROS 

^*fonSs'°" MJETS. . AGE. NATURE DES 0RMEHENT3. 

da Roi. 

1341 Malhœus Blattaris xvi*sièc. Fronton en ic à rainceaux. init. fleuronnées, vermillon. 

1351 Ecloga Baûlicorum xv Un bandeau enic à rainceaux, carmin bistré. 

1351 A CoUectiones legnm xiv Band. et init. fleur., surtout avec des cœurs, vermillon. 

1352 Synopsis Basilicorum xiii Un bandeau élégamment natté, init. carmin. 

1356 Excerpta juridica. 4 1342. . . . Bandeaux en torsade et init. fleuronnées, vermillon. 

1358 Theod. Hermopolita xv Bandeau natté, init. élégantes, carmin. 

1360 Harmenopoulos 1353. . . . Bandeaux en torsade, init. fleuronnées, vermillon. 

1362 Id.. XV Bandeau natté, init. élégantes, carmin. 

1363 Id 1 554. . . Très joli bandeau vermillon. 

1363 A Id XVI Bandeaux divers, init. fleuronnées, vermillon déteinU 

1368 Id XV Bandeaux et init. noir et vermillon ; insignifiant. 

1370 Ganones apostolici 1297 .... Fronton en ir, init.; pied-de -mouches, vermillon. 

1371 De jejunio, etc xiil Bandeaux et init., noir relevé de vermillon ; grossier. 

1375 Mathœus Blastaris 1541 ... . Un bandeau vermillon, init. carmin. 

1376 Id XVI Init. un peu fleuronnées, vermillon. 

1384 Gonstitutiones imper xiii Fronton en ic et init., noir relevé de vermillon. 

1387 Constantin. Harmenop xv Bandeau en torsade et init. vermillon. 

1389 Id XVI Nombreux petits fleurons, fin-de-lignes, init. noiret verm. 

1391 Leges Gypri xii Siandeaux ondes et init. simples, vermillon. 

1392 Frid. II, constitutiones 1230. . . . Bandeaux à rainceaux et init. fleuronnées, carmin. 

1394 Strabo xv Très jolie décoration, mais italienne. 

1395 Id xvi Un bandeau et une init. carmin pâle. 

1396 Id XV Semble être copié sur le n* 1394. 

1399 Pausanias 1447.... Bandeaux nattés et init. carmin. 

1402 Ptoléméc xiv . . . . Bandeaux ondes et init. carmin ; cinq cartes géograph. 

1403 Id XV Un bandeau à rainceaux, carmin. 

1404 Id XV Un bandeau à rainceaux, carmin. 

1405 Agathemeri geographica xvij Bandeaux et init. carmin ; insignifiant. 

1406 Id XVI Un bandeau à chaînette et une init. carmin. 

1407 * Geographica 1438. . . . Bandeaux, init. trop fleuronnées, bistre et vermillon. 

1410 Pausanias 1491 .... Bandeaux noirs, init. vermillon. 

1413 Etienne de Byzance xvi Un bandeau et une init. fleuronnés, carmin. 

1414 Nicéphore Blemmydas xv Bandeaux nattés et init. vermillon. 

1415 Gemistus Pletho xvi Une mappemonde coloriée; band. et init. or et verm. 

1419 Flavius Joseph xi Bandeau de palmettes et inil. fleuronnées, carmin. 

1423 Id xiii Bandeaux ondes et init. carmin. 

1431 Eusebius Gœsareensis xi Bandeaux divers et init., le tout à Tencre noire. 

1441 Theodoreti historia xi Bandeaux divers et init., à Tencre noire. 

1444 Sozomeni historia xvi Bandeaux noir et vermillon. 

1447 Martyrium S. Theodori xi Joli bandeau et init. feuillagée, noir et vermillon. 

1448 Eusebius x Bandeau d'or A fleurettes ; init. de même style. 

1449 Vie de S. Basile « . . x Bandeau en ic et init., en noir. 

1450 Martyria et homiliœ x Fronton en ic à fleur., init. en noir ; d*autres zoomorp. 

1451 Yita S. Ambrosii, etc x Bandeau à palmettes et init. couleurs diverses, élégant. 

1452 Yita S. Tryphonis, etc X Bandeaux et init. carmin, puis noir. 

1455 Yita S. Euthymii, etc x Band. d*or en n et autr. de coul. div.; in. carm., puis noir. 

1457 Yita S. Euthymii, etc xi . . Bandeaux et init., d*or en tète carmin ensuite. 

1458 Yita Xantippes, etc xi Frontons en ic, init. fleuronnées, beau vermUlon. 

1461 Yita S. Barbarœ, etc xi Bandeaux à jour au carmin, garnis de bleu. 

1465 Yita S. Euthymii, etc xi Fr. et in. d*or en tète, simp., bleu, vert. ; carm. à la suite. 

1467 Yita S. Basilii, etc xi-xv.. . . Bandeaux et init. carmin, puis vermillon. 

1468 Yita S. Mamantis, etc xi Frontons élégamment fleuronn., init. carmin, puis verm. 

1469 Yita S. Nicolai, etc xi Bandeaux d*or à fleurettes peintes ; init.'de même style. 

1470 Yita S. Irenes, etc 890. .... Band. ondes, rouge, vert, jaune ; lignes couv. aupinc. 

1471 Yita S. Euthymii, etc xi Un fronton en ic; bandeaux et initiales; or et fleurettes. 

1474 Yita S. Arsenii, etc xi Ornementation exactement comme celle du n* 1468. 

1476 Yitœ Sanctorum 890 De la même main que le n** 1470 ; même ornementation. 

1477 Yita S. Mariœ .Cgyptiacœ.... 1060.... Bandeaux et init., presque tous en noir. 

1478 Très pueri et Daniel xi] Bandeaux en méandre, noirs, init. carmin. 

6 



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42 INVENTAIRE SOMMAIRE* 

*^® fonda**" 8CJKTS. AGE. NATDRE DES ORNEMENTS, 

du Roi. 

1479 Vita S. Symeonis Stylitoe xi* siée. Bandeaux et init.; grossier, insignifiant. 

1480 Vita S. Cypriani, etc XI Bandeaux à fleurettes et init.; grossier, carmin. 

1481 Vita S. Gosmœ, etc xi Band. d'or à fleur., init. gr., carm. ; autres carm. insig. 

1483 Vita S. Johannicii, ete xi Bandeaux et init. fleuronnés, carmin. 

1484 Vita S. Anani», etc xi Bandeaux et init. bistre, puis carmin. 

1488 Vita S. Tychonis , etc xi Bandeaux et init. simples, carmin. 

1489 Vita S. Symeonis Styl., etc., . xi Fronton en ir, d'or à méd., band. et init. fleur, coul. div. 

1490 Vita S. Thyrsi, etc xi Front, en n allongé, band. d'or à fleurettes, init. idem. 

1492 Vita S. Hypatii, etc xi Fronton en ic et init. carmin et asur; autres carmin. 

1493 Vita PauH Thebani, etc xi Joli front, en ir, d'or à méd. et init. anal.; le reste carm. 

1494 Vita S. Anani», etc xi Bandeaux et init. carmin. 

1496 Vita S. Barbarie, etc xi Bandeaux et init. carmin. 

1498 Vitœ sanctorum xi Bandeaux et init. carmin garni d'azur. 

1499 Vita S. démentis, etc xi Bandeaux d'or à fleurettes, init. analogues. 

1500 Vita S. Tryphonis, etc xi Bandeaux et init. carmin relevé de bleu. 

1501 A Vita S. Abercii, etc xi Bandeaux et init. carmin, garni de bleu et de vert. 

1503 Vita S. Ananiœ, etc xii Un fronton en ic et une init. verm., jaune, bleu, gross. 

1504 Vita S. Mariœ iEgypt xii Bandeaux ondes à pois bleus, vermillon, init. idem. 

1507 Vita S. Euthymii, etc xii Bandeaux et init., beau vermillon. 

1508 Vita S. Basilii, etc xii Fronton en ic et init. flcuronnées, vermillon. 

1909 Vita S. Barbar», etc xii Elégant bandeau, verm. et indigo, init. fleuronnée anal. 

1511 Vita S. Ambrosii, etc xii Belles init. fleur., de couleurs diverses, lisérées d'or. 

1514 Vitœ Sanctorum xii Bandeaux et init., carmin ou vermillon. 

1515 Vita S. Symeonis Stylitie xii Bandeaux très simples et init. carmin. 

1516 Vila S. Manuelis, etc Xii Suite du ms précédent. 

1517 Vita S. Dcmetrii, etc xil Fronton et band. d'orà fleurettes; init. carm. lisérées d'or. 

1520 Vita S. Polyeucti, etc xii Jolis band. d*or à fleurettes, init. carmin lisérées d'or. 

1521 Vita S. Symeonis, etc xii Bandeaux et init. carmin ; très grossier. 

1522 Vita S. Gosmœ, Damiani, etc. xii Bandeaux d'or à fleurs peintes, init. d'or. 

1523 Vita S. Symeonis, etc xir Pareil au précédent, mais inférieur. 

1524 Vita S. Ananiœ, etc xii Gomme 1522. En tète un fronton surmonté d'un panier. 

1526 Vita S. Symeonis, etc xir i'n bandeau natté et une init. carmin bistre. 

1527 Vita S. Arsenii, etc xii Bandeaux à rainceaux et init. carmin et vert; grossier. 

1528* Vita S. Tryphonis, etc xil S. Arsène et autres nombreux personnages (précieux ms}. 

1529 Vita S. Arsenii, etc xii Bandeaux à rainceaux et init. fleuronnées, carmin. 

1530 Vita S. Philippi xii Bandeaux à rainceaux et init. carmin et vermillon. 

1532 Vita Theodosii, etc xiii Init. un peu fleuronnées, carmin. 

1538 Acta S. Jacobi, etc xii Init. vermillon, d'une barbarie hardie et originale. 

1541 Vita Gosmœ, Dam., etc xiii. .... Bandeaux d'or à fleurettes, init. lisérées d'or. 

1543 Vita S. Ananiœ, etc xiii Bandeaux carmin et ver., init. carmin. 

1546 Id XIII Bandeaux et init. globulées, carmin. 

1547 Vita S. Basilii, etc 1286. . . . Quatre bandeaux et quelques init. coloriés grossièrem. 

1548 Vita S. Arsenii, etc xiii Bandeaux et init. avec quelques figures d'animaux. 

1550 Vita S. Barbarœ, etc xm Bandeaux divers, vermillon ou carmin. 

1553* Vita S. Sabs9, etc xiv, Figures d'hommes et d'animaux; lettres à queues liées. 

1555 Vita S. Symeonis, etc xiv Band. à compartiments de couleurs diverses, init. zoom. 

1557* Vita S. Basilii, etc 1467.... Band. et demi-band. de couleurs diverses, init. verm. 

1558 Vita S. Symeonis, etc xv Init. carmin pâle. 

1561 Vitœ SS. janvier. xii Portraits de saints au nombre de vingt-six. 

1566 Vit» SS. maii xiii Bandeau, init., fin>de-lignes, vermillon. 

1570 Vitœ SS. novembre 1127 ... . Band. d'or à médaillons, grossier, init., rubriques ; carm. 

1573 Vitœ SS. décemb. et janv xm Initiales carmin pâle. 

1574 Vitœ SS. avril et mai 1405. . . . Gomme le précédent, avec quelques torsades en plus. 

1575 Vitœ SS. mars-août Sui Très jolies initiales fleuronnées, carmin. 

1576 Vitœ SS. juin et juillet xv Bandeau à fleurons et init. carmin bistre. 

1576 Menologium xv Bandeau à fleurons et init. carmin bistre. 

1577 Id XT. . . . . . Init. fleuronnées, vermillon. 

1581 Id XIII Init. fleuronnées, carmin. 

1583 Id XII Bandeaux et init. vermillon; grossier. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 43 

IfUMiltOS 

*"* findS'*"" SUJETS. AGE. NATURE DES OSVEIIEIITS. 
dtt Roi. 

1585 Nicëphore Calliste 1370. . . . Bandeaux en torsade et intt. vermillon, jaune, noir. 

1587 Sjfnaxarium xn Deux bandeaux vulgaires en tète. 

1591 Id xiii Bandeau carmin. 

159i Id XIV Bandeaux et init, vermillon et indigo. 

1593 Id XV Bandeaux à rainceaux, init très fleur., verm. et aiur. 

1594 Id XII Init. fleuronnées, carmin p&le. 

1595 Xanthopuii synaxarium xv Fronton et init. vermillon. 

1597 Palladius hist. Nausiaca, etc. . xi Bandeaux à rainceaux et init., ou carmin ou vermillon. 

1598 Paradysus Patnim 1071 (?). Bandeau asses élégant, init. insignifiantes, carmin. 

1601 Josephi antiquitates 1322 .... En tête un bandeau insignifiant, vermillon. 

1603 Agrippœ régis oratio, etc xvi Bandeaux en torsade et init, fleuronnées, carmin. 

1604 Martyria, homiliae X! Bandeaux ondes, intt. fleuronnées, noir et vermillon 

1606 Vita S. Nicolai xi Deux bandeaux et deux init. carmin. 

1607 Vita S. Simeonîs, etc -xiii Bandeaux assez élégants et init. rouge brique. 

1608 Martyria, orttiones xiii Quelques bandeaux, vermillon. 

1613 Très pueri et Daniel, etc xv Bandeaux, demi-bandeaux, init. fleur., noir et verm. 

1613 Vita S. Johannis xiv Bandeaux, init. fleuronnées, carmin. 

1615 Menologium xv Bandeau à chaînette, initiales carmin puis vermillon. 

1616 Id XVI Fronton en ir, vermillon et noir. 

1617 Id xii Fronton enic et init. variées. 

1623 Id XIV Moyennes init. et fin-de-lignes, noir et vermillon. 

1624 Id xiit Init. noires, un peu fleuronnées. 

1626 Palladius xii Bandeau et init. azur et vermillon. 

1627 Id XIII Initiales vermillon. 

1634 Hérodote 1372 Cordons en tor«ide et init., ronge relevé de vert. 

1635 Hérodote, Xénophon 1447 .... Un bandeau annelé et une init. noir pâle. 

1636 Thucydide xv Un fronton à personnages et init. richem. fleur., verm. 

1637 Id XV Décoration italienne. 

1638 Id XVI Init. azur et verm. ; la première, grande, en grisaille. 

1639 Xénophon , . 1474 Bandeaux à rainceaux et init. fleur., verni, et carmin. 

1641 Xénophon 1453. . . • Bandeau à rainceaux et init. carmin brique. 

1642 Id XV Initiales fleuronnées, carmin. 

1648 Polybe xvi Bandeau en torsade et init. fleuronnées, carmin. 

1649 Id 1547.... Décoration italienne. 

1650 Id XV Deux bandeaux en chaînette et quelques init. vermillon. 

1651 Id XV Bandeaux à rainceaux et init. fleuronnées, carmin. 

1654 Denys d*Halicarnasse 1535. . . . Décoration italienne. 

1655 Id 1540. . . . Décoration italienne. 

1656 Id XV Bandeaux et init. fleuronnées, carmin. 

1670 Rationarium xiii Init. épaisses et figures géométriques, carmin. 

1672 Plutarque xitï Bandeaux, demi-bandeaux, init. fleuronnées, vermillon. 

1673 Id XIII Bandeaux et init. vermillon, élégante sobriété. 

1674 Id XIII Bandeaux rectilignes et init. simples, carmin pâle. 

1675 Id XV Un bandeau & médaillons et init., carmin. 

1687 Polyœnus 1540 .... Init. vermillon fleuronnées. 

1688 Id 1540. . . • Bandeaux et init. fleuronnées, élégantes, noires. 

1 693 iElianus x v Bandeaux et init. flettrt>nnées, carmin clair. 

1697 Philoatrate xiv Init fleur, et un bandeau à rainceaux, verm. ou bistre 

1702 Procope xiii Bandeau natté et petites init. carmin. 

1704 Georgius monachus xiii Bandeaux à rainceaux et init. carmin. 

1706 Georgius Hamartholus xv Bandeaux, init. fleuronnées, vermillon et noir. 

1708 Id .' XVI Bandeaux, init. fleuronnées, carmin et noir. 

1714 Zonaras xiii Bandeaux, init. fleuronnées, carmin. 

1719 Michel Glycaa xiii Bandeaux, init. fleuronnées, vermillon; grossier. 

1720 Constantin Manassès v. 1492.. Bandeaux en ic et init. fleuronnées avec recherche. 

1722 Nicetas Choniata xv Bandeaux ondes, init. fleuronnées, carmin et noir. 

1723 G. Pachymeres 1443. . . . Bandeaux divers, init. recherchées, carmin bistre. 

1725 Niceph. Gregoru xvi Quelques bandeaux en torsade et init. fleur., vermillon. 

1726 Nicol. Chalcondyle 1443. . . . Bandeaux et init. fleuronnét, vermillon. 



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44 INVENTAIRE SOMMAIRE. 

RITHÉR08 

do^rancien SUJET». AGE. NATURE DES OHNEMENTS. 

du Roi. 

1729 Nie. Ghaleondyle ivi* siée. Bandeaux et ÎDÎt. fleuronnés, carmin. 

1739 Xénophon xv Un bandeau à rainceaux, init. fleuronnées, yermillon. 

1744 Denys d*Halycarnasse xti Bandeaux treillages, une init. très fleuronnée, carmin. 

1746 Joann. Ganabuza 1569. .. . Bandeau à rainceaux et init. carmin bistre. 

1 754 Arrianus xt Un bandeau et une init. élégante, carmin pâle. 

1760 Philoslrate xv Bandeaux, demi-bandeaux, init. élég., carm. ou bistre. 

1762 Id XVI Un bandeau natté et init carmin pâle. 

1770 Constantin Manassès 1345. .. . Un bandeau, une init. fleuronnéc, vermillon. 

1771 Id XV Bandeaux en torsade, init. vermillon et carmin ; gross. 

1772 Id XVI Un bandeau vermillon, grossier. 

1775 Anonymi chronicon xiv Un bandeau vermillon, grossier. 

1776 Theod. Metochita 1332. .. . Une rubrique et une init. vermillon. 

1778 Nicetas Choniata xiii Un bandeau en torsade et init. carmin ou bistre. 

1783* G. Godinus xv Portraits, dont un réel. 

1 784 Id XVI Bandeaux, demi-bandeaux, init. vermillon. 

1786 Id XV Bandeaux, demi-bandeaux, init. carmin ou noir. 

1787 Id XV Init. fleuronnées, vermillon, grossières. 

1788 Id XIV Bandeau à rosaces, grossier; init. vermillon. 

1790* Georgius Malaxus xvi Bandeaux etjnit. élégants et fleuris, verm., carmin, or. 

1792 A Thucydide xvi . . . . . Jolis bandeau et init., or et fleurons, à Tilalienne. 

1794* Xénophon xvi Décoration italienne. 

1 796 Polybe xvi Décoration italienne; bandeaux et init. d*or fleuronnés^ 

1797 Denys d*Halycarn xvi Décoration italienne ; bandeaux et init. d'or fleuronnés. 

1798 Ul xvi Un bandeau et une init. fleuron née, vermillon. 

1799 Id xvi . . . . . Un bandeau et une init. azur et vermillon. 

1802 Georg. Gemistus xvi Bandeau (non terminé) et init. fleuronnée. 

1803 Gonstantin Manassès xiii Un grossier bandeau, quelques croquis à la plume. 

1815 Platon xvi Bandeau en noir, élégantes init. vermillon. 

1822 Olympiodore 1535. ... Un bandeau et élégantes init. vermillon. 

1823 Id xvi Bandeaux, init. flnes et recherchées, vermillon. 

1827 Hermias xvi Bandeau aux armes de France. Décoration italienne. 

1828* Proclus Diadochus 1562. . . . Bandeaux et init. fleuris, très élégants, noir et carmin. 

1 831 Proclus Lycius xv Initiales élégamment fleuronnées, carmin. i 

1832 Proclus Diadochus xv Bandeaux et init. carmin bistre. 

1834 Id XVI Initiales fleuronnées, carmin. 

1835 Id 1561 .... Un bandeau et init. fleuronnée, carmin bistre. 

1836 Id 1536 Un bandeau à rainceaux et têtes, une grande init. carm. 

1837 Id XVI Grossiers bandeaux fleuronnés, carmin. 

1846 Aristote xiv Un bandeau à rainceaux et figures géométriques, verm. 

1847 Id. XVI Un bandeau natlé, une grande init. bistre. 

1851 Id 1402. . . . Bandeaux cafmin, init. restées en blanc. 

1852 Id XV Quelques bandeaux, init. un peu fleuronnées, vermillon. 

1854 Id XII Un bandeau et init. fleuronnés, carmin. 

1857 . Id 1492. . . . Bandeaux et init. fleuronnés, carmin, flg. géométriques. 

1860* Id XV Riche décoration (par un Grec) purement latine. 

1861 Id XV Bandeau et init. fleuronnées, carmin bistre. 

1863 Id XIV Bandeau et init. fleuronnées, vermillon et noir. 

1870 Héliodore xvi Fronton en ic, bandeaux à fleurons, init. carmin. 

1871 Aristote xvi Init. fleuronnées et perlées, vermillon. 

1873 Alexander Aphrodisœus xiv Init. fleuronnées et perlées, vermillon. 

1877 Id 1649. ... En tôte un bandeau et initiale, carmin pâle. 

1882 Id XVI En tète un bandeau et init. carmin pâle. 

1883 * Id XIV Bandeaux verm., bleu, jaune, init. à pois ; rude barbarie. 

1884 Id 1503. . . . Bandeaux et init. fleuronnés, carmin bistre. 

1885 Uerennius Philonis comment, xvi Bandeau en rainceaux, vermillon. 

1888 Themistius xv Bandeau et initiale, carmin clair. 

1890 Id XV Bandeau et init. carmin clair. 

1894 Syrianus Philoxenus xvi. Quelques bandeaux et init. vermillon. 

1906 Simplicitts xv Bandeaux en rubans et init. carmin. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 45 

de l'indon SUJETS. ACE. KATCRE DES OR?IEM£irrS. 
ronds 
da Roi. 

1907 Simplicius xv* sièc. Un bandeau. 

1906 Id 1444. . . . Bandeaux divers, noir et carmin. 

1910 Id 1471 .... Bandeau, init. fleuronnées, carmin ; grossier. 

1927 Êusthatius xv Fronton en ic natté et init. fleuronnée, carmin. 

1928 Neophytus xt Bandeaux et init. beau vermillon. 

1929 G. Pachymeres xv Init. fleuronnées, carmin ; grossières. 

1934 Theod . Metochita xvi Bandeaux et init. à rainceaux, vermilkm* 

1939 David philosophus xvi Une init. fleuronnée, vermillon. 

1943 Dascius, Gassius, etc xvi Bandeaux et init. éléganunent fleuronnés. 

1961 Georg. Lecapenus xvi Bandeau fleuronné, carmin bistre. 

1968 Plotinus 1496 ■ Petites init. simples, carmin. 

1970 Id XV Bandeaux vermillon. 

1974 Porpbyrius xv Bandeaux et init. à rainceaux, carmin p&le. 

1976 Id xni Bandeau vermillon. 

1977 Id XV Un bandeau à rainceaux et une init. carmin bistre. 

1978 Jamblichus xvi Bandeaux nattés, vermillon ou carmin. 

1980 Id XVI Bandeau noir relevé d*or. 

1982 Id XVI Bandeau et init. élégants, noir. 

1983 Id X Figures de géométrie. 

1989 Damascius xvi Bandeau en chaînette et init. fleuronnée, carmin. 

:1992 Boetius xiv Bandeau natté, init. carmin. 

1998 Niceph. Blemmydas xvi Bandeau, init. insignifiantes, vermillon. 

2001 Id XVI Bandeau et init. fleuronnés, vermillon. 

2003 Theod. Methochita xv Init. sobres et élégantes, carmin: 

2004 Theod. Lascaris xiii Bandeaux et init. fleuronnés, carmin bistre. 

2006 Georg. Gemistus xvi ^ . . . . Init. à grappes de fruit, vermillon. 

2007 Hermès Trismegiste xvi Init. fleuronnées, vermillon. 

2008 Pythagore xvi Un bandeau et init. fleuronnés, carmin. 

2013 Théon de Smyrne xvi Bandeau en n et autres fleuronnés, carmin (ms moisi). 

2014 Id XVI Bandeaux et init. fleuronnés, vermillon. 

2017 Proclus Diadochus. xvi Une grande init. fleuronnées, carmin. 

2024 Âristote xv Bandeau natté et init. fleuronnée, carmin. 

2032 Id XV Un léger bandeau en tête. 

2038 Id XV Grandes init. fleuronnées, carmin bistre. 

2045 Herennius philosophus xv Décoration fhinçaise faite pour Henri U. 

2046 Alexand. Aphrodisœus xiv Deux bandeaux en ir, vermillon. 

2049 Themistius xv Bandeaux, iriit. très fleuronnées, bistre. 

2052 A Ammonius xv Bandeau et init. fleuronnées, bistre. 

2072 Ëpictète xvi Bandeaux à rainceaux et init. vermillon. 

2077 Plutarque xv Bandeaux en torsade, carmin bistré. 

2078 Id xv Bandeaux et init. carmin repassé en or très grossier. 

2083 Porphyre xvi Un bandeau et init. cannin bistré. 

2087 Ammonius xiv Bandeaux et init. bistre, figures astronomiques. 

2091 Gelebriorum Sententiœ, etc.. xv Bandeaux et init. vermillon. Dessins de plantes. 

2097 * Boetius xv Bandeaux, init. et figures d'une très grande élégance. 

2099 Nie. Blemmydas xv Figures géométriques et astronomiques. 

2103 Id XVI Bandeaux et init. fleuronnés, carmin bistre. 

2104 Id XVI Bandeaux et init. fleuronnés, carmin bistre. 

2105 Nicephore Ghumnus. xiv Init. à fleurons et fruits, beau vermillon. 

2113 Aristote ! xYi Band. et init. d*or et d*asur, élégante décor, italienne. 

2116 Id XVI Joli bandeau, init. carmin. 

2118 Polémon xvi Init. carmin. 

2123 Ëpictète xvi Init. d'or, grossières. 

2137 Anodymi dialectica xvi Jolis bandeaux et init. beau vermiUon. 

2138 Aristote xiv Bandeaux, lourdes init. vermillon. 

2144* Hippoerate 1350 Figure d'Hippocrate et portrait du médecin Apocavkos. 

2149 Id ^ XTI Bandeaux et init. vermillon. 

2155 * Galien xiv Bandeaux, ' init. ornées et quelques personnages. 

2156 Id ^ XV Bandeau et initiales, carmin. 



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4« INVENTAIRE SOMMAIRE. 

MDUiROS 

***foîidï**" SUJETS. ACE. RATURE DES OEHEIIBHTS. 
du Roi. 

2157 Galicn xv* sièc. Bandeau et init. carmin. 

2158 Id zv Bandeau et init. carmin. 

2159 Id iÂ9t, . . . Belles init., les unes grecques, les autres italiennes. 

2160 Id 1473. . . . Bandeau feuillage, init. vermillon ou earmin. 

2169 Id x?i Bandeau et init. carmin bistre. 

2171 Id XVI Bandeaux, grandes initiales, couleurs diverses. 

2179 * Dioscoride. x Peintures de plantes et de personnages. 

2180 Id 1481 .... Dessins coloriés de plantes ; deux personnages, grossiers. 

2182 Id 1481 .... Bandeaux et init. systématiquement fleuris. 

2183* Id XV Marges criblées de plantes et animaux coloriés. 

2184 Id XVI Bandeaux et init. carmin. 

2187 Aretœus . xvi Elégantes init. vermillon. 

2191 Aetii Âmideni medicinalia — xiv Bandeau et initiales vermillon. 

2197 Id XVI Bandeau et init. vermillon. 

2198 ' Id 1522 .... Band., init. les unes latines, les autres grecques, carm. 

2199 Id XVI Bandeaux et init. vermillon. 

2205 Paulus iSgîneta x Bandeau et init. vermillon et or, grossièreté extrême. 

2208 Id 1360.... Init. simples, carmin. 

2210 Id XIV Bandeau et init. vermillon et noir. 

2211 Id XV Bandeau en it et initiales très fleuronnées, carmin. 

2212 Id XV Bandeau, initiales fleuronnées. 

2214 Id XVI Bandeau, init. fleuronnées, cannifi pâle. 

2215 Id' XVI Bandeau, init. fleuronnées, carmin bistre. 

2216 Id XV Initiales vermillon, élégantes. 

2217 Id XI Initiales carmin. 

2220 Theophilus xvi Bandeaux, init. très fleuronnées, carmin. 

2228 Opuscula de medicina xiv Deux personnages, grouiers. 

2229 Symeon Sethus xiii Bandeaux et init. noirs. 

2233 Joannes Aetuarius xvi Deux bandeaux et deux init., noir et carmin. 

2237 * Nicol. Myrepsus xiv Bandeaux, init. abondamment fleuronnées, vermillon. 

2239 Gonst. Rheginus xiv Bandeau et init vermillon. 

2241 Isaac Israelita xvi Bandeau et init. carmin. 

2243 * Antidota xiv . ... Ornements et personnages. 

2244 Hierocles xiv Chevaux, palefreniers ; un portrait de Hiéroclès. 

2247 Nicolas xvi Jolis dessins de chirurgie (italiens). 

2248 Id XVI Atlas de dessins de chirurgie. 

2249 Zosimus xvl Ustensiles de chimie. 

2253 Hippocrate xi Bandeaux, demi-bandeaux et init. ichthyomorphiques 

2255 Id XVI Bandeaux et init. vermillon et noir. 

2256 Id XVI Idem ; très fln, carmin pâle ; quelques personn. nuds. 

2269 Galien xvi Jolis bandeaux et init. carmin clair. 

2272 Id XV Bandeaux, init. très fleuronnées, carmin. 

2275 Cleopatrœ et alior. chimica... 1467.... Demi-band. et init. carmin, instruments' de chimie. 

2289 Aretœus xvi Bandeaux et init. carmin bistre. 

2294* Faulus ;£gineta xv Nombreux et intéressants dessins et portraits. 

2298 Steph. Magnétos xiv Bandeau et init. (décoration latine). 

2299 Meletius xiv Bandeaux vermillon. 

2300 Id 1569. . . . Init. fleuronnées, vermillon. 

2303 Simon Sethus xv Bandeaux, demi-band., initiales, vermillon ou noir. 

231 2^ De medicina xv Belles init. fleuries, carmin bistre. 

2315 Gallistus Mercurius, etc 1384. . . . Bandeaux, demi-bandeaux, init., bistre et vermillon. 

2316 Tractatiis medicus anonym ... xv Quelques bandeaux. 

2327 Mich. Psellus 1486 Ustensiles de chimie. 

2338 G. Pachymeres xvi Figures de géométrie. 

2339 Id 1559 ... . Elégantes init. vermillon et figures géométriques. 

2340 De mathematica 1559 ... . Elégantes init. vermillon et figures géométriques. 

2344 Euclide xii Figures géométriques, carmin. 

2345 Id xiii Init. vermillon, figures géométriques. 

2346 id XV Init. vermillon, figures géométriques. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 47 

de l'ancien SUJIT8. AGE. NATURE DES OBREnil . \ 

fonde 1 

du Roi. I 

S350 Euclidc x^i* sièc. Bandeau et jolies iniL carmin. ^ 

2351 id XVI Bandeau et init. fleuronnées, vermillon. \ 

2357 Apollon . Pergœus .^. xvi Belles figures géométriques. 

2358 Eutocii Ascalonitœ, etc xvi Belles figures géométriques. 

2360 Archimàde xvi Figures géométriques. i 

2361 Id.. 1544. . . . Figures et init. vermillon, insignifiantes. 

2364 Theodosii spherica» etc xiv Init. carmin; figures géométriques. '1 

2365 Id XIV Init. carmin; figures géométriques. j 

2366 Id XVI Init. carmin ; figures géométriques. 

2373 Nicomachus '. xiv Init. carmin ; figures géométriques. 

2376 Asclepius xvi Bandeau carmin et figures astronomiques. 

2377 Id. hiloponus xvi Bandeau, init. fleuronnées, noir. 

2385 Gemini elementa etc xv Init. vermillon ; figures géométriques. 

2389 Ptolémée ix Init. et figures géométr., noir et verm. (écrit en captt.). 

2391 Id XIV Bandeaux et init. élégants, carmin bistre. 

2392 Id XIV Fleuronsel person., style grec barbare; fig. de Ptolémée. 

2396 Théon xv Bandeaux rectilignes, init. d*or ; riche. 

2401 G. Chrysococeas in Ptolem.... xv Init. fleuronnées, carmin pftle.- 

2402 Id XV Bandeaux et init. vermillon, figures astronomiques. 

2403 Gleomedes xiii Bandeaux en chaînette, init. id. noir (genre spécial). 

2406 Pediasimi prbes cœlestes xvi Bandeau et init. vermillon. 

2408 Antigènes, etc 1270 Bandeau et init. vermillon, asseye élégant. 

2413 Porphyr. in Ptolemœum 1497 Init. carmin, figures astronomiques; labyrinthe. 

2419 * Opuscula astrologica xv Le corps humain sous les influences astrologiques. 

2426 Astrologia jadiciaria 1562. . . . Bandeaux, init. très élégantes, carmin, puis vermillon. 

2428 Héron xv Bandeaux et init. carmin; figures de machine. 

2430 Id XVI Bandeaux et init. carmin; figures de machine. 

2431 Id XVI Bandeaux et très belles init. verm.; machines avec fig. 

2435 Athenœus xv Machines de guerre. 

2436 Id XVI Machines de guerre. 

2437 Id XVI.. .. Machines de guerre 

2438 Id 1594. . . . Machines de guerre, bandeaux et init. venflttlon. 

2435 Id XV Machines de guerre, coloriées. 

2436 Id XVI Machines de guerre, coloriées. 

2437 Id XVI Machines de guerre, coloriées brillamment. 

2438 Id 1594. . . • Machines de guerre à la plume ; band. et init. verm. 

2440 . Antbemius xv Figures géométriques, élégantes. 

2441 Apollodori ; polioreetica xvi Machines dessinées. 

2442 iEliani et alior. poliorcet x Machines de guerre dessinées ; init. d'or. 

2443 Id 1549.... Bandeaux et init. très élégants. 

2450 Ptolémée xiv Bandeaux et init. carmin. 

2451 Id XVI Bandeaux et init. carmin bistre. 

2457 Arist. Quintilien 1537 .... Bandeaux et init. élégants, carmin ou vermillon. 

2460 Alypius xvi Bandeaux et init. des plus élégants, carmin bistre. 

2468 Euclide xvi Bandeauxenautelou trophée, par Vergèce; très beau. 

2474 Man. Bryennii harmonica xvi Bandeau et init. carmin. 

2479 Nicomachus xni Bandeaux et init. fleuronnées, noir. 

2481 Id r . . . . XV Bandeaux et init. vermillon ; figures géométriques. 

2495 J. Pediasimi scholia xvi Bandeaux et init. vermillon. 

2500 Nie. Blemmydas xv Init. verm. très élég. ; genre adopté depuis par Vergèce . 

2502 Herm. Trismegiste xvi Dessins d'animaux à la plume, préparés pour la peinture. 

2509 Astronomie xiv Bandeaux et init. en bleu, vert, brun. 

2510 Id 1384.... Une grossière torsade en tête. 

2512* Héron xvi Nomb. et beaux dessins color., pers. et machin. (Vergèce). 

2513 Id XVI Nomb.etbeauxdessinseolor.,pers. et machin. (Vergèce). 

2514 Id XVI Figures mathématiques. 

2515 Id XVI Figures mathématiques. 

2516 Id XVI Init. fleuronnées (Vergèce), vermillon. 

2517 Id XVI Figures mathématiques. 



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iS INVENTAIRE SOMMAIRE. 

inmiROs'i 

^*fîl!3?*° SDJBT8. AGE. KATURE DES OaHEMEHTS. 
da Roi. 

2518 Héron xvi* siée. Bandeaux et init. carmin ; dessins mathémat. (Vergèce 

2519 Id XV Bandeau, vermillon ; dessins mathémat. (Vergèce). 

2520 Id XVI Bandeaux et init. .carmin (Vergèce). 

2521 Athenœus xvi Dessins de machines de guerre. 

2523 i£liani Tactica 1564. . . . Très belle ornementation, par Vergèce ; soldats. 

2524 Id 1557. . . . lait, et demi-bandeaux, carmin bistré. 

2525 Id XVI Figures et ornements, par Vergèce. 

2526 Id XVI Init. vermillon, par Vergèce. 

2536 Georg. Pachymeres xvi Bandeaux et init. magniflques de Vergèce. 

2537 Cyrani régis physica 1272. . . . Bandeaux et init. vermillon; grossier. 

2538 Achmetis oneirocriticon xv Très grandei init vermillon ; barbares. 

2541 De musica xv Init. fleuronnées, vermillon. 

2542 Dionysius Thrax xvi Init fleuronnées, carmin. 

2545 Th. Gaza xvi Init. fleuronnées, carmin ; grossier. 

2556 Michael SynceUus. xiv Init. fleuronnées, vermillon et noir. 

2558 Michael presb xiv lait, fleuronnées, vermillon et noir. 

2559 Michael SynceUus xvi Init. fleuronnées, carmin bistré. 

2570 Man. Moschopulus xvi Init. fleuronnées, carmin bistré. 

2572 Id 1296 Init. à entrelacem. de raine, et animaux, verm. et noir. 

2579 Id XVI Init fleuronnées, bistre. 

2581 G. Scholarius xv Bandeaux et init. carmin. 

2585 Tbeod'. Gaza xv Bandeaux et init. carmin et jaune. 

2586 Id XVI Init et têtes; décoration italienne. 

2589 Id XVI Bandeau et init d*or ; italien. 

2590 Const. Lascaris xv Bandeau et init d*or ; italien. 

2597 Grammatica xiv Bandeaux vermillon et noir; nouds sur les marges. 

2598 Id.. 1467 ... . Bandeaux et init. fleuronnés, vermillon. 

2600 De vcrbis xv Bandeaux à Tencre noire. 

2607 Man. Moschopulus xiv Bandeaux et init. vermillon. 

2609 Man. Ghrysoloras. • xv 0ne initiale fleurie, italienne. 

2616 Philémon xvi . . . . . Un bandeau et une initiale carmin. 

2620 S. Cyrille xv Un bandeau bistre et deux tètes de Christ en croquis. 

2624 Suidas xv Bandeaux et init. bistre carmin. 

2628 Glossarium grœcolat xv Ornementation Trançaise. 

2629 M. Moschopulus xvi Bandeaux et init. carmin bistre. 

2632 Lexica varia 1480. . . . Bandeaux nombreux, vermillon et noir. 

2633 Lexicon xiv Bandeau fleuronné, vermillon. 

2636 Etymologicon] xv Une sentence morale dans un cercle d*azur. 

2637 Lexicon xv Init.lfleuronnées, zoomorpbes, vermillon et vert. 

2643 Vocabularium xii Bandeaux et init.; très grossiers. 

2652 Ammonius 1273 Quelques bandeaux et init. , grossiers. 

' 2656 Cyrille xiv Deux bandeaux, noir et vermillon; init insignifiantes . 

' 2659 S. Jean Damascène 1116. .. . Un grossier fronton en ir, vermillon et noir. 

2661 V. Testamenti Lexicon 1365. ... Un grossier bandeau en noir.- 

2670 Jul. PoUucis onomasticon.... xiv Bandeaux et init assez élégants, carmin pâle. 

2680 Homère*. xv Init M, élégante, noire. 

2683 Id. XIV Grandes init carmin. 

2685 Id XV Init. fleuronnées, vermillon. 

2687 Id XV Bandeau en ic et init. carmin. 

Id XV Une grande init carmin. 

Id XV Bandeaux carmin. 

2692 Id XVI Bandeaux et init. finement dessinés, carmin noirâtre. 

2697 Eustathius xiii Bandeaux et init vermillon. 

2705 J. Tzetzœ chiliades xv Bandeaux et init carmin pâle. 

2709 Pindare xvi Bandeaux et init. carmin. 

2721 Thcocrite xv Bandeaux et init carmin. 

2726 Aratus, etc xvi Bandeaux et init carmin brique. 

2727 Appolionius Rhodius xv Un bandeau â rainceaux et init carmin. 

2728 Id XVI .... . Un bandeau à rainceaux et init carmin. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE 49 

nnuÉnos 

<*« fond?°° SUJETS. AGE. NATURE DES ORNEMENTS, 
du Roi. 

2735 Appien xiv* sièc . Band. et init. à couleurs différent. ; hist. nalur. ; un Oreste. 

2736* Id XV Précieux ms. à peintures de personnajfes. 

2737 * Id XVI Copie, texte et peintures, du volume précédent. 

2746 S.Cyrille xvi Bandeaux et init. fleuronnés, noir. 

2747 Dioptrique xiii-xv. . Bandeaux et init. fleuronnés, carmin. 

2750 Tzetzes xiii Init. et demi-bandeaux, noir relevé de vermillon. 

2755 Hephœstio xv Élégantes initiales, carmin bistré. 

2756 Id 1453. . . . Quelques init. carmin. 

2762 Georg. Chœroboscus xv Quelques init. carmin. 

2765 Orphée, etc xv Quelques init. carmin bistré. 

2769 Homère xv Quelques init. carmin bistré. 

2773 Hésiode xiv Quelques init. noir. 

2775 Id XV Quelques init. vermillon. 

2781 Id XVI Quelques init. carmin. 

2782 Pindare 1426 Bandeaux à fleurettes, init. 

2782 A Id XVI Bandeaux i fleurettes, initiales noir et carmin. 

2786 * Eschyle xiv Ustensiles ; bandeaux et init. élégants, vermillon. 

2795* Sophocle xv Personnages de tragédie. 

2804 Euripide xv Init. d'or, mains indicatrices, masques tragiques. 

2806 Id XVI Deux bandeaux et init. carmin bistré. 

2811 Id XV Un bandeau et une init. élégante. 

2812 A Id XV Init. vermillon; un bateau à la plume. 

2822 Aristophane xv Un bandeau et une init. carmin bistré. 

2823 Id XV Bandeaux et init. carmin et vert. 

2824 Id XVI Quelques bandeaux carmin. 

2825 Id XV Bandeau et init. carmin. 

2827 Id XVI Bandeaux et init. vermillon. 

2828 Id XVI Bandeaux et init. carmin bistre. 

2830 Id XVI Bandeau, init. carmin. Une flgure du diable. 

2832 * Théocrite, etc xv Quelques bergers. 

2833 Id XV Admirable décoration, italienne. 

2834 Id XV Bandeaux et init. fleuronnées, carmin. 

2835 Id Bandeaux et init. fleuronnées, carmin bistre. 

2836 Lycophron , xv Bandeaux et init. fleuronnés, carmin. 

2841 Aratus xiii Petites initiales noires. 

2843 Id XVI Bandeaux et init. grossiers, carmin bistre. 

2850 Oracula sybillina 1475. . . . Bandeaux et init. fleuronnés, carmin brique. 

2854 Dionysius Alexandrinus xvi Bandeaux et init. fleuronnés, carmin brique. 

2856 Eustathius xv Un bandeau et init. fleuronnée. 

2867 EudocisB ccntones xvi Bandeau et initiales à fleurs et fruits. (Vergèce) 

2869 Cyrille xvi Bandeaux et init. vermillon. 

2870 Id XVI Bandeaux et init. médiocres, quoique de Vergèce. 

2871 Georgius Pisidès xvi Bandeau rouge et or, et figures géométriques (Vergèce) 

2874 Hich. Psellus xiii Init. vermillon ; croquis de navires. 

2878 Bellum Trojanum xiv Personnages d'une grossièreté grotesque. 

2884 Sophocle xiii Bandeaux et init. noir. 

2893 Cyrille xvi . . . . . Bandeaux d*or, init. vermillon. (Vergèce). 

2895 Rhetorica xvi Bandeau, init. richement fleuronnées, vermillon. 

2898 De amoribus Thesei xv Init. à longues queues, noires. 

2900* Ésope xv Bandeaux et init. fleuries, élégantes, carmin. 

2920 Rhetorica xiv Bandeau carmin, init. vermillon. 

2927 Aphthonius xvi Init. fleuronnées, carmin brique. 

2933 Isocrate 1474 Bandeau et initiales, bistre. 

2934 Demosthenes x Bandeau et initiales, vert, jaune, verm., caractère 8<^re. 

2936 Id XIII Bandeau et init. carmin. 

2937 Id XV Bandeau et init. carmin bistré. 

2938 Id 1480 Quelques init. brun rouge (écrit en Crète). 

2939 Id 1484. . . . Init. brun rouge, bandeaux noirs. 

2943 Id XV Quelques init. un peu fleuronnées, carmin. 

7 



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50 INVENTAIRE SOMMAIRE. 

NDMtROt 

*** fLndS*®" SDJETS. AGE, NATURE DES OHNEMENTS. 
du Roi. 

2948 Aristides xi* sièc. . Bandeaux et init. vermillon. 

2951 Id xn «initiale» noires. 

2952* ïd XIII Bandeaux et init. vermillon et carmin. 

2958* Denys Ghrysostome xiv Init. fleuronnées très élégantes, vermillon ; animaux 

2959* Id XV Init. fleuronnées très élégantes, carmin. 

2961 * Libanius xv Init. fleuronnées très élégantes, carmin bistre. 

29&i* Julianus imp xv Initiales noires. 

2983 De rhetorica xi De grossiers croquis, deux animaux, un temple. 

2988 Nie. Gallistus xiv Band. et init. vermillon et noir; un beau monocondyle. 

2991 A Isocrate 1420 Init. carmin ; tnsigniflantes. 

2992 Id XVI Bandeaux et init. carmin. 

3000 Demosthenes xv Initiales carmin. 

3002 Aeschines xv Init., quelques-unes zoomorphes. 

3006 A Aristide xv Bandeau et init. vermillon, grossier. 

3010 Lucianus 1337 Bandeau et init. vermillon, grossier. 

3013 Id XV Belle décoration, mais italienne. 

3020 Julianus imp xv Grandes init. carmin. 

3022 Libanius xv Bandeau et init. carmin. 

3031 Jos. Rhacendyta xiv .... Bandeau et inil.; quelques init. violettes. 

3032 Aphlonius xiii Init. et bandeaux, vermillon, or, azur. 

3039 Jacobus monachus xii Riche bandeau, init. d*or. 

3045 Zonaras 1488 Init. vermillon, insignifiantes. 

3047 Euripide 1419 Bandeaux et init. carmin pâle. 

3048 Theod. Ducas 1486. . . . Bandeaux noirs; insigniflant. 

3049 Epistolœ xvi . . .. Ornemenlnlion italienne. 

3057 ♦ Eudocia xvi Portrait de Timpératrice Eudoxie. 

3061 Mich. Aspostolius 1526. . . . Init. vermillon. 



SUJETS. AOE. MATURE DES ORNEMENTS. 



de la 

BiblioUi. 

de Coislin. 

3 Bible xii" sièc. Init. noir et vermillon. 

4 Id XII Bandeau noir et vermillon (grossier). 

6 Gatena in Levilicum xni Bandeaux et init. carmtn. 

7 Josue, Reges xi Bandeaux et init. noir et vermillon. 

8 Reges x Quelques init. noires. 

13 Psautier 1304 Nombreux ornements de couleurs diverses. 

14* J. Ghrysostomc 1547 Band. et init. élégamment fleur., verm. 

17 Giitena in Ezechielem xin Bandeaux, init. épaisses; carmin vif. 

19 Evangiles xi Trois bandeaux et une init. fond d'or ; médiocre. 

20* Id X Peinlures des évangélistes; beau et précieux ms. 

21* Id XI Peintures; copié sur le précédent; divers animaux. 

22 Id XI Bandeaux et init. vermillon et vert. 

26 Gomment, in Acta, etc xi Bandeaux et init. à fond d*or ; très élégants. 

28 Gomment, in Pauli epist xi Bandeaux et init. carmin. 

30 Id XI Figures de S. Paul, Timothée, Philémon; grossières. 

31 * Evangiles xi Figures des évangélistes ; ms. « élégantissime ». 

41 Officia divina xii Bandeaux et init. vermillon. 

42 id XII Bandeaux et init. fleuronnées, carmin. 

43 Philonis judsei opéra xv Init. très fleuronnées, carmin. 

50 S. Basile xv Front, en ir à médail. sur fond d*or; init. fleur., carm. 

51 S. Grégoire de Naz x Band. à fleurettes en or et coul. diverses; init. fleur., carm. 

52 Id XI Band. à fleurettes enoretcoul. diverses; init. fleur., carm. 

53 Id XI Fronton en n sur fond d'or et init. d'or. 

54 Id XIII Un bandeau à fleurons sur fond d'or; init. vermillon. 

55 Id XIV Bandeaux et init. fleur, à l'excès, vermillon. 

58 S. Grégoire de Nyssc x Bandeaux et init. dessinés et coloriés à la plume ;gros8. 

65 S. Jean Ghrysostome x Bandeaux et init. couleurs diverses, sertis d'or. 

66 * Id XI Ornementation raagnifîque. Portrait do Ghrysostome. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 51 



SUJETS. AGE. NATURE DES ORNEMENTS. 



mmiBot 

do la 

B'blioUi. 

do Goislin. 

67 S. Jean Qirysostome xi* sièc. . Semblable «lu précédent en moins beau. 

70 Id XI Bandeaux et init. carmin ; élégant. 

72 Id 107â. ... Un bandeau et de grossières init. noires. 

76 Id XI Bandeaux et init. azur et carmin. 

77 Id XI Front, cnic à médail. sur fond d'or; init. idem; animaux. 

78 Id XI Fleurons carmin ; grossiers. 

79 Id 1078-81 . Ornement, magnifi.; portr. de la famille imp. et du peintre. 

83 Théodoret x Bandeaux et init. noir et vermillon, barbare. 

84 Boetiut U78 Décoration toute italienne. (Padoue) 

86 S. Denys FAréopag xii. . . . . Bandeaux et init. carmin et vermillon. 

88 S. Jean Glimaque xi Très belle décor.; portr. de Jean Glimaque; notes figurativ. 

89 Id XIV Initiales noir et carmin. 

^ 92 S. Jean Damascène x Init. vermillon, grossières. 

92 * Sermons xiv Bandeaux et init. carmin ; les premiers d*or. 

101 Philothée Ui5 Init. fleuronnées. 

104 Euth. Zygab. dogmatica xiv Init. fleuronnées, élégantes. 

106 Macarius Philadelp. sermones. xv Bandeaux en bâtons; init. grossières, verm. et carm. 

110 Vitœ sanctorum xi Bandeaux à fleurons sur fond d'or; init. même style. 

118* Ascetica xiii Initiales carmin. 

121 Vitœ SS. et homil 1343. . . . Bandeaux et init. barbares; occidentaux, gothiques. 

128 Theophylacte xii Bandeau en tc et init. carmin. 

129 Id XIII Fronton quadrilobé, carmin. 

130 Manuel Paléologue xviii Init. à l'imitation du xv* siècle; grossières. 

134 Georgius monach xii Bandeaux et init. carmin ; grossier. 

137 Zonaras xv Bandeaux et init. annonçant le goût de la Renaissance. 

148 Vit» sanctorum xi Band. à fleur, sur fond d*or, init. même style; très élég. 

149 Diodore de Sicile xv Bandeaux et init. carmin. 

150 Denys d'Halicarn xv Bandeaux et init. carmin. 

151 Basilica xv Un bandeau médiocre, carmin. 

157 Aristote xiv Bandeaux et init. simples, vermillon . 

172 Ptolémée xiv Bandeaux, init. élégantes, bistre. 

174 Cleomedes xiv Bandeaux, init. élégantes, carmin bistre. 

175 Theodori grammatica xv Bandeaux, init. élégantes, carmin. 

191 * Prophetœ xiii Bandeaux, init. élégantes, noir, élégant. 

193 Scholia in proverb xi Figure de Salomon ; riches bandeaux et init. ; 80 édicules. 

195 * Evangiles x Quatre front, en tz d'or; init. analog.; 4 beaux évangélist. 

197 * Id XII Ms. magnifique, bien qu'ayant perdu ses quatre évang. 

199 Nouveau Testament xi Bandeaux et init. carmin. 

200 * Evangiles. xiii Portraits en bistre et autres ornem.; grossièreté gothique. 

202* Epttre de Paul vi Ornementât, très simple en lignes ondées à rainceaux. 

204 Id XI Bandeaux et init. de couleurs diverses. 

205* Actes xi . . . . Init. à rainceaux en couleurs diverses et or. 

213 Eucbologium 1027. . . . Bandeaux et init. insignifiantes, carmin. 

217 Evangiles xiii Bandeaux élégants et init. carmin. 

218 Officium grœc xi Un chœur de musiciens (effacé). 

220 Cantus ecclesiast xi Fronton en ic à médaillons et fleurettes sur fond d*or. 

223 Synaxarium 1301 ... . Bandeaux et init. carmin, négligé. 

224* Id 976-1025 Ms. magnifique ; portr. de S. Jean Ghrysostome et d'apôt. 

234 S. Basilii consUtutiones xi Décoration italienne. 

237 ■ Id Init. noires. 

238 Ephrœm., etc xii Initiales, jaune et verinillon. 

239* S. Grégoire de Naxianze xii Ms. d'une beauté remarquable, plein de personnages. 

241 S. Basile, in Greg. Nas X Bandeaux, couleurs diverses et or. 

256 Antiochi Ethica . . . *. xii Init. fleuronnées, noires. 

260 Dorothée xi Bandeaux et init. carmin et vermillon, grossier. 

261 S. Maximin XI Bandeaux et init. carmin et d'azur liséré de carmin. 

262 Jean Glimaque xi Bandeaux et init. carmin ; l'échelle. 

263 Id XI Bandeaux, divers personnages. Portrait de Jean Glimaque. 

265 Id 1037 Bandeaux, couleurs diverses; l'échelle du paradis. 



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52 INVENTAIRE SOMMAIRE. 

IfUMiROt 

Bibliôrh. SUJETS. A6E. NATURE DES OBKEMENTS. 
do Ckiislin. 

274* Sermons.. 1608.... Band. et init. élég. Ms. d'une beauté rare à cette époq. 

281 Barsanuphius xiii* sièc. Demi-bandeaux draconlins ; init. noires ou carmin. 

284 Dorothée xiii Bandeaux et init. vermillon, vert, jaune. 

292 Sermons xiv Bandeaux et init. vermillon. 

318 Polybe xvi Bandeaux à rainceaux, carmin. 

330 Aristote xi Fronton en ic, bandeaux et init. d*or ; grossier. 

332 Alexander Aphrod xv Belles init., quelques-unes superbes , mais italiennes. 

332 * Simplicius xvi Bandeaux et init. simples, vermillon. 

333 Galenus xiii Un bandeau vermillon ; un cheval. 

336 Ptolemœus xv Bandeaux et init. carmin. ' 

337 Id xiT Init. fleuronnées, noires. 

339 Demosthenes 1450. ... Un bandeau en tc et petites init. carmin. 

362 Euchologium xiv Init. fleuronnées, noires. 

364' Prières, sermons xv Bandeaux et init. élégants, noir et vermillon. 

367 S. Jean Ghrysostome xni Bandeaux et init. vermillon (provient du mont Athos). 

370 Gapita spiritualia x Intitulés et init. de couleurs diverses, élégants. 

373 Sermons 1596. . . . Ornements italiens ; portrait d*Henri IV. 



KUUiROS 

Suppld- SUJETS. AGE. NATURE DES ORNEMENTS. 
ment. 

1 Arithmetica xvi*siècle Init. vermillon et or ; chiffres d'Henri II. 

5 S. Jean Chrjsostome xii Bandeaux et init. carmin et or } grossier. 

8 S. Denys l'areopag xiv Init. et fin de lignes, vermillon et noir. 

24 Officium grœc xii Bandeaux à fond d*or, init. serties d*or. 

27 * Id XII Beau et riche ms. , nombreux personnages ; détérioré. 

34 Homiliae 1580. . . . Bandeaux et init., bistre puis vermillon. 

38 Theon in Platonem xvi Feuillages, fleurs et fruits en bordure. 

41 Leonis tactica xvi Bandeaux et init. carmin bistré. 

44 S. Grégoire de Nysse xvi Un bandeau et une init. bistre. 

51 Georg. Pachymeres xvi Trois bandeaux de style italien. 

55 Jo. Philoponus, de astrolabio. xvii Une miniature italienne. 

74 Evangelia xiii. . . Init. fleuronnées, vert et rouge. 

75* Id XII Ornemen. qui fut élégante, mais dont la peint, a disp. 

78 Homiliœ xvii Frontons et init. imitatifs du genre ancien. 

79 Evangiles x Bandeaux grossiers ; figure de saint Mathieu. 

92 Typicon (règle monast.) 1 159. . . . Init. carmin bistre ; grosiiières. 

113 Roman d'Alexandre 1567 Init. noires d'une barbarie incroyable. 

132 Orphœus 1564 Ornementation italienne. (Vergèce) 

140 Evangiles xii Les 4 évang. (imitation byzantine de main italienne). 

143 Athenagoras xvi Décoration italienne. 

144 Homère xv Bandeaux et init. carmin bistre. 

146 S. Ephrœm xiii Bandeaux et init. carmin bistre. 

148 Nemesius xvi Décoration italienne. (Palœocappa) 

149 S. Grégoire de Nysse xvi Décoration italienne. (Vergèce) 

150 S. Gyrille 1308 Bandeaux et init. carmin, puis vermillon. 

151 * S. Grégoire de Nazianze xi Bandeaux à fond d'or et init. serties d*or. 

160 Aristoxenes xvi Arabesques en bordure, décoration italienne. 

170 Grammatica xv Décoration italienne. 

175 Evangiles xn Band. et init. à fond d or. Les 4 évangélistes. 

177* Officium divinum xvii Init. fleuries, dorées, coloriées, des plus remarquables. 

179 Homiliœ xviii Deux init. ayant quelque caractère. 

210 S. Grégoire de Nazianze xn Bandeaux à fleurettes sur fond d*or; init. même style. 

211 S.Basile x Band. et init., le 1** à fond d'or; la suite azur, jaune, carm. 

215 S. Grégoire de Nazianze x-xv Bandeaux et init. carmin vif. 

219 Theophylactes xii Deux beaux bandeaux et un saint Lac, mais effacés. 

226 S. Grégoire de Nazianze ix Bandeaux et init. jaune et vert. 

228 S. Maxime xvi . . . . Bandeaux et init. vermillon, élégant. 



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INVENTAIRE SOMMAIRE. 68 

(lOUtfROS 

SuDplé- SUJETS. AGE. NATURE DES ORNEMENTS, 
ment. 

239 S. Jean Chrysostome xv* sièc. . Décoration italienne. 

241 Vies des saints x Band. et init. à la plume, noir, quelq. ichthyomorphes. 

243 * Evangéiiaire 1650. . . . Belles init.; évangélistes ; deux portraits. 

247* Nicander xi Très précieux à flgures de toutes sortes. 

359 Geoponica xvi Un bandeau, demi-bandeaux, init. carmin et ocre. 

260* Psaumes xii Front., band. et init. Admirable spécimen d*art grec. 

903 Liturgie xvi Décoration italienne. (Palœocappa) 

305 J. Curopolata 1557 Init. vermillon, grossières. 

309 Man. Palseologus xv Init. globulées, carmin, portrait. 

319 Stobœus ; xvi Epaisses int., vermillon, bleu, ocre ; grossières. 

332 Aristote xvi Nœuds fleuronnés et grandes init. bistre. 

343 Psaumes xii Init. dessinées en bistre et vermillon, bizarres. 

444 Homère xv-xvi . . En tête un bandeau fleur., plusieurs rcctilig. ou ondes. 

446 Galien xii Band. et init. vert et carmin ; raie coloriée sur les lettres. 

451 * Théodose xv Bandeaux et init. carmin, très élégant. 

460 Lascaris imper xiv Bandeaux et init. colorié et doré, grossier. 

462 Lexicon 1313.... Bandeaux et init., quelques-unes ornitliomorphes. 

463 Aristophanes xiv Bandeaux et init., noir. 

465 Assisiœ Hierosolymit 1512 Bandeaux et init. vermillon. 

468 Liturgie xi Un prôtre sous un portique ; initiales. (Rouleau) 

472 Ducas Lascaris xiv Bandeaux et init. carmin bistre. 

477 Prières 1814 Bandeaux et init. jaune et vermillon. 

503 Lexicon xiii Bandeaux et init. carmin bistre. 

528 Heronis pneumatica xvii Jolis dessins copiés sur les originaux grecs. 

567 * Lectionnaire xi Frontons et init. d*or ; ms. magniflque. 

578 Liturgie de S. Basile xiii Comme ci-dessus n* 468. (Rouleau). 

606 Theotokarion xii Bandeaux d*azur lisérés d'or, init. d*or. 

607 Mathematica xv Figures d'architecture et de mécanique. 

610 Nomocanon x Un front, à fleur, sur fond d*or, init. d'or (ch.-d*œu.callig.). 

611 Evangiles xi Bandeaux à fleurettes sur fond d'or ; init. analogues. 

612 Evangéiiaire 1164 Frontons, trois évangélistes, etc.; grossièreté extrême. 

613 Liturgie xii Un bandeau carmin. (Rouleau) 

687 S. Grégoire de Nazianze xi Un band. et une init. très élégants (simple fragment}. 

758 Evangiles xii Bandeaux et init. fleuronnés, vert et vermillon. 

759 Georgius Nicomedîœ xii Bandeaux en tc et init. vermillon et carmin. 

824 Vies des saints ix Fragm. avec une fig. et un band. à la plume, grossiers. 

834 Evangéiiaire xi Frontons à fleur, sur fond d'or, init. analogues (mutilé). 

905 Evangiles xi 3 évangélistes, band. et initiale.*, grossier et usé. 

911 Evang. de S. Luc 10i3 Bandeau et initiales d'exécution barbare. 

914 * Evangiles xir Marc et Luc, band . et init., grossiers ; seines en marge . 



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^VIS 



Dans le tableau qui précède, où noua avons énuméré sommairement tous ceux 
des manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale qui sont plus ou moins ornés, 
nous en comptons environ cent cinquante comme remarquables au point de vue 
artistique. Nous allons décrire en détail ces derniers, et nous joindrons à notre 
exposé, pour les principaux d'entre eux, un choix de dessins qui aide à nous 
faire comprendre. 

Au temps où nous sommes, si fertile en inventions, l'industrie s'est mise au 
service de l'art pour la reproduction, même en couleur, de toute espèce de 
peinture; et l'on a tiré de quelques manuscrits grecs des planches merveil- 
leuses de grâce et d'éclat. Dans différents ouvrages , d'habiles connaisseurs , 
tels que Willcmin, Silvestre, Labarte, ont mis hors de doute la beauté splendide 
à laquelle savaient atteindre les miniaturistes byzantins. Nous n'avons nullement 
la même ambition et laissons de côté la démonstration du beau — comme 
acquise. Nous n'aspirons qu'à donner connaissance au public studieux des 
éléments d'instruction que peuvent offrir ces œuvres d'un art lointain. Nous 
fournirons donc tout sèchement des traits en noir dont le seul mérite serait 
l'exactitude, si nous parvenons à l'obtenir. 

Toutefois nous avertissons que nos dessins indiquent généralement les cou- 
leurs par la position des hachures et l'emploi du pointillé, conformément aux 
très ingénieuses règles du blason. 



Nota. — Tout lecteur n'ayant peut-être pas ces règles présentes à Tesprit, les voici 
(avec quelques amendements auxquels nous sommes forcé). La hachure en ligne verti - 
cale représente le vermillon, en ligne horizontale Tazur ; le pointillé représente Tor. La 
palette des miniaturistes de tous les pays et de tous les temps se compose principale- 
ment de ces trois couleurs. Il faut y ajouter le vert que le blason figure par les hachures 
en diagonale de gauche à droite, puis le pourpre ou carmin, figuré par les hachures de 
droite à gauche. Nous rangeons dans cette dernière catégorie toutes les dégradations du 
rouge, y compris le jaune, en indiquant particulièrement cette dernière couleur par la 
légèreté du trait. Nous supprimons l'argent blanc du blason, à cause de son absence 



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presque totale dans les manuscrits, et nous userons des hachures croisées comme dans 
la gravure ordinaire, pour le blanc, pour les tons de chair et pour toute nuance qui ne 
sera pas franchement rouge (ou appartenant au rayon rouge), bleu, or ou vert. Nous 
pourrons nous servir du sable héraldique (hachures croisées à angle droit) pour le noir 
faible, des hachures croisées en diagonale pour les bruns rouges ou autres teintes très 
sombres, et nous emploierons pour le noir plein, le simple noir d*imprimerie. 

On nous pardonnera les imperfections et les incertitudes de ce procédé écono- 
mique de coloriage, en considérant qu*il rend possible cependant de se faire apparaître 
à soi-même sur nos gravures les principales couleurs de l'ornementation. 



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DÉTAIL 



DES 



PRINCIPAUX MANUSCRITS 



EN SUIVANT L'ORl>RE CHRONOLOGIQUE 



I. — N* 202 de Coislin. Epitres de saint Paul. 

Fragment de manuscrit composé de 14 feuillets écrits à longues lignes. — v* ou vi* sièc.e. — Décrit : 
1» par le P. Bernard de Montfaucon (Bibliotheca Coislinianaj Paris, 1715, p. 251-62), avec le fnc- 
similéde deux passages; 2* par les Bénédictins {Nouveau Traité de Diplomatique, Paris» 1750» 1. 1, 
p. 686), avec fac-similé du titre (pi. XII, n» 1); 3* par J.-B. Silvestre (Paléographie univer$eUe^ Paris, 
1841), avec le môme fac-similé (pi. 63 et 64} que Montfaucon (pas encore entièrement exact). 



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X€tpoTOVi)0évTa âYpafT) dicô NixoicoXecoc rjjç MaxsSovCac. Irci^oi C* 

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58 V OU ¥!• SIÈCLE (N« COIS. L. 202). 

C'était FuD des plus anciens manuscrits de TEurope^dit le Père B. de Montfaucon; il 
avait été exécuté certainement avant le milieu du vi* siècle. Les auteurs du Nouveau 
Traité de diplomatique ajoutent que ce savant homme craignait de surfaire les 
manuscrits en les vieillissant trop, et qu'il aurait pu reculer jusqu'au iv* siècle Tâge de 
celui-ci. On le conservait dans la bibliothèque'du monastère de Saint-Athanase, au mont 
Athos, lorsqu'en Tannée 1218, un religieux de ce couvent, zélé pour le bon ordre cl 
Tentretien des livres delà communauté, les classa, les numérota et ât réparer la reliure 
de ceux qui en avaient besoin, mais en employant à ce dernier travail le manuscrit des 
épitres de saint Paul, qui fut dépecé au profit des autres. C'est ce que Montfaucon a 
démontré en racontant (Bibî. Coisliniana^ p. 252) comment il découvrit l'un après l'autre, 
pendant qu'il rédigeait le catalogue de la bibliothèque de M. de Coislin, les feuillets 
mutilés contenant les détails de l'opération qu'ils avaient subie, écrits de la main du 
moine qui en était l'auteur. 

Ces feuillets découpés de diverses grandeurs, sont au nombre de quatorze. Les plus 
grands ont 28 centimètres de haut sur 21 de large et forment, de chaque côté, une page 
de 16 à 17 lignes de grosse écriture onciale. Une de ces pages porte une certaine orne- 
mentation. C'est le commencement de l'épitre de saint Paul à Titus, évêquc de Crète. 
On y voit l'intitulé de l'épitre, qui forme sept lignes écrites au vermillon, précédées d'une 
traverse ondée, noire, projetant de petits rinceaux rouges, et suivies d'une autre traverse 
ondée à peu près pareille. En comparant la reproduction que nous en donnons telle que 
le manuscrit l'offre aujourd'hui (voy. fig. 1) avec le fac-similé qu'en a fait graver 
Montfaucon, l'on peut voir que les deux derniers siècles ont encore plus effacé, vers la 
gauche, les caractères de cette page. 



II. — N° 9. Anc. et Nouv. Testament; saint Ephrem. 

ragmenU des quatre Evangiles et des Acies des Apdtres, écrits au v* siècle; maauscrit composé de 
209 fcuillels ^ à longues lignes, de 40 ou 41 lignes par page, pages qui ont été ensuite lavées et efTacces 
pour recevoir, au xii* siècle, un texte des œuvres théologiques de saint Ephrem, écrit à deux colonnes, 
par-dessus lo texte précédent, sans parvenir à le faire disparaître, puisqu'on peut le lire encore. — 
Hauteur des feuillets, 310 millimètres, largeur 260. — Volume provenant de la bibliothèque de Cathe- 
rine de Médicis, relié en maroquin rouge aux armes et initiales d'Henri IV. 

Célèbre manuscrit de la Bible, le plus ancien que l'on connût lorsqu'il fut publié 
en fac-similé typographique, par Constantin Tischendorf, sous ce titre : Codex Ephraemi 
Syrireseriptus^ sive fragmenta utriusque Testamenti é codice grœco parisiensi celebenHmo quinti 
ut videtur sceculi, Lipsiae, 1845, in-4^ 

Le Codex Ephrœmine paraît pas avoir reçu de décoration artistique; aucun indice 
n'autorise à supposer qu'il en ait eu ; ses pages sont partout compactes et les petites 
initiales noires qui apparaissent en tête d'un grand nombre de lignes (par exemple aux 
f" 71 r% 79 \% 80 v% 90 v% 116 v% etc.), sont noires comme les autres lettres et à 
peine plus grandes. Cependant il y avait dans ce volume un certain genre d'ornement, 
savoir une ou plusieurs lignes écrites en vermillon, au commencement des chapitres. 
« Je suis persuadé, dit Tischendorf, qu'il y en avait beaucoup dans ce manuscrit, quoique 
nul des précédents éditeurs, ni moi-même, ne les ayons vues. En effet, elles ont toutes 
été détruites par l'éponge du rescripteur, et ceux qui connaissent la composition des 
couleurs ne s'étonneront pas qu'un lavage les ait fait disparaître. Mais elles ont si 
certainement existé, qu'en divers endroits, tels que le commencement de saint Mathieu 
et de saint Jean, l'on voit encore les accents qui avaient été postérieurement ajoutés 
4 l'encre noire sur les lettres vermillonnées, lesquelles ont entièrement disparu. » 
1. De parchemin, toutes les'Tois que nous n'indiquons pas une autre matière. 



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\\\l* SIÈCLE (N- 9 et 277). b9 

 la fin de son texte de l'A. Test, Tischendorf a placé un fac-similé de Tun des 
deux côtés du f^ 138 du manuscrit; nous ne savons quel côté parce que depuis ce moment 
le feuillet a disparu et le manuscrit saute maintenant de 137 à 139; mais il répondait 
aux versets 5 à 17 du chapitre v de TËcclésiaste (M9) ztTcqç irpo Tcpoaoiicou.. . xal toO IdeXv 
àYa6(oaOvy)v ; p. 61 de Tisch.). Â la fin du N. T. le savant de Leipsick a donné aussi un 
excellent fac-similé du f* 119, r" (p. 279 de Tisch.). 

Le S. Ephrem du xu" siècle, écrit par-dessus le vénérable Evangile du v% est pourvu 
d'une modeste décoration. 11 a, d'espace en espace, de petites ou moyennes initiales, peintes 
au carmin, quelquefois garnies de fleurons^ et en tête de la première colonne du volume, 
un bandeau formé d'une série de palmettes, tracées au carmin et relevées de jaune clair. 



III. — N*» 277. ÉVANGÉLIAIRE. 

158 feuillets, à deux colonnes ; — vin« siècle (x' d'après la critique moderne ; voy. ci-dessus p. vu) 
Hauteur 283 mill., largeur 212. — Reliure en maroquin rouge au double L et armoiries de Louis XIV. 





jyiCM|WtKEÎHW^ 
llfSVliCrfHftUG 

nm tyiui^ov^ 



FiG.2 (f*56). — EVArrEAIA TON ilPflN TH MEFAAH IIAPASKEVH. EK TOr KATA MAT8. 
T<p xaip4> ixefvcp irptoiaç Yevo(ji4vT)ç <ju|ji6ovXiov êXa6ov irâvre; o àpx'.Epciç. (Mallli. xxvj. 1) 



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60 VHP SIÈCLE (N- 277). 

Ce recueil d'cxlraits des Évangiles à Tusage de TÉglise grecque, écrit à deux 
colonnes en lettres onciales et remarquablement orné, n*a plus ni commencement ni 
fin, et il est mutilé aux ^• 30, 61, 73. Il s'ouvre aux mots [EO] pCoxa <I>{Xwncoc tov Na6- 
ava/jX du chapitre I, verset 45, de saint Jean, et se termine par oOdsTç oUétT]^ $6va [lai] 
du verset 13, chap. xvi de saint Luc. La décoration consiste en une rubrique placée 
en tête de chaque extrait et formant un bandeau fleuronné, quelquefois en II, suivi d*une 
ou deux lignes peintes soit en vermillon, soit en noir barré de jaune, soit en vermillon 
et azur. De nombreuses lettres initiales se détachent en vive couleur sur les marges. 

Ces initiales sont tantôt fleurormées^ c'est-à-dire soit complètement formées, soit 
partiellement pourvues de petites membrures de fantaisie imitant le règne végétal, 
tantôt zoomorpheSf c'est-à-dire empruntées au règne animal ; mais toutes d'une invention 






FiG. 3 (f* iiib). 



FiG. l (f* 122). 



FiG. 5 if 125). 






FiG. 6 (f» 23). 



FiG. 7 (r 20). 



FiG. 8 (f 9). 



originale, ingénieuse, et assez agréable, si l'on tient compte de la vivacité de leurs 
couleurs : azur, vermillon et ocre jaune, auxquelles le vert vient se joindre après le 
premier tiers du volume; aucun or. Ces lettres initiales sont au nombre de 1 018; nous 
en reproduisons quelques-unes, de moyenne grandeur; il y en a qui ont 8 et même 
1 centimètres de hauteur. On y remarque, outre celles que nous avons choisies, des A 
formés d'un serpent ou d'un poisson mordant un fleuron ((" 46, 77); B, formé de 
serpents enroulés (f^ 2o, 42, 105); A, serpents enroulés, f* 89, 105; E, en quantité, 
formés d'une main issant, le plus souvent d'une main qui bénit, quelquefois (f«* 59, 123) 
de deux mains prêtes à se joindre; I, surmontés d'une main issant du sommet (f^* 50, 
54, 66, 93, H 4, 119, 124); K, A, M, n, T, formés de deux ou quatre serpents diver- 
sement enlaces (^"19, 25,31,33, 35, 37, 52,57, 8i, 90, 107, 115, 119, 120); O, formés 
de deux poissons se mordant la queue (r^ 32, 67, 81, 115, 136), ou d'un corps de poisson 
vu de profil ou de dos (f»' 15, 16, 22, 26, 36, 65, 67, 70, 76-78, 124, 136); T, repré- 



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Vlll» SIÈCLE (N* 279). 61 

sentant un serpent à nageoires (t^ 37, 48) et un autre formant une sorte de chien' 
savant qui porte un coq au-dessus de sa tête, au bout d'un Qeuron, et dans chaque patte 
une chandelle allumée (r° 80 V"); un 0, consistant en un serpent mordu par deux 
autres (f* H 2). 




FiG. 9(r»15). 

Quant aux cadres et bandeaux ou autres frontons accompagnant les titres, nous 
en comptons une TÎnglaine, dont quelques-uns (aux f»* 10 v% 24 r", 56 \% 78 v% 87 r% 
120 v«, 127 r*) assez élégants. Çà et là (f"* 1 ¥•, 127, 135, etc.), un ou plusieurs mots 
écrits à l'encre noire sont barrés de jaune en manière d'ornement. 



IV. — N» 279. ÉVANGÉLIAIRE. 

192 feuillets à deux colonnes ; ~ viii« ou ix* siècle (x* (Kap. la critique mod.). — Hauteur, 25 centimètres 
sur 19 de largeur. — Reliure en maroquin rouge aux armes et initiale de Colbert. 



ICflLTAAOVK\T 

ê^piMeNehi 
WiviMniueio- 




FiG. 10. — KATA AOVKAN. Tq> xatpy éxefvcp 6 nérpoç àvacrràç 5ôpeii«v éirl xà |iVT)|i6Tov. 

(Luc, XXIV, 12.)j 

Manuscrit en lettres onciales, très grossièrement orné. En tète des chapitres sont 
des frontons en II ou de simples bandeaux (voy. f*»* 1 r% 56 r*, 78 v\ 109 v«) à compar- 
timents, très imparfaitement dessinés à la plume et relevés en vert et en carmin ou 



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6« W SIÈCLE (W 6 10). 

rouge brun ; aux fins de chapitre, quelques cordons fleuronnés, vert et carmin (voy. f" 55, 
54, 190, etc.). Initiales de même, presque toutes des T et des E, parce que la plupart 
des paragraphes commencent par les mots : In illo tempore (Tç xaipç éx£iv(p), ou Dixit 
Jésus Christus (Eiirev 6 Xpioràç). Quelques-unes des initiales sont un peu plus impor- 
tantes en ce qu'elles représentent (voy. f" 3, 115, 154) une sorte de léopard. La pre- 
mière de ces petites figures (f 3 , voy. fig. 10) semble être une enseigne militaire. 



V. — N** 510. Saint Grégoire de Nazianze 

Volume en écriture oncialc, 465 feuillets à S colonnes, des années 867 à 886. Hauteur, 41 centim&tros; lar- 
geur, 29; épaisseur, 12. — Reliure en maroq. rouge aux armes et initiale d*Henri IV. Provenant de 
la bibliothèque de Catherine de Médir.is. — Peintures partiellement reproduites par Du Gange, Mont- 
faucon, Banduri, Willemin, Silvestre, Labarte, dont ci-après est le détail. 

# 

Le Père B. de Montfaucon dans sa Paléographie a donné une idée de cette décoration 
du manuscrit 510 (qui portait de son temps le n*" 1809) en faisant graver (p. 252) la 
première page dudit manuscrit tout entière, savoir deux colonnes de texte précédées 
d'un fronton ou bandeau quadrilobé formant Ten-tète du premier sermon. Nous avons 
cru devoir, à cause de Timportance du manuscrit, reproduire le commencement de cette 
page (ci-contre, p. 63), en dessinant les fleurons avec plus d'exactitude. 

Voici, en résumé, la notice de Montfaucon : 

a Ce volume énorme (ingentis molis) ne le cèdf à aucun en magnificence et en 
beauté. L'or y brille de toutes parts dans de grandes peintures dont j'ai compté 45, et 
dans des lettres initiales, surtout celles qui sont en tète des oraisons ; car il renferme 
les Orationes de Grégoire de Nazianze. Il a été exécuté sous le règne de l'empereur Basile 
le Macédonien, comme il parait d'après les peintures dans lesquelles il est représenté 
lui-même avec toute sa famille et aussi par des vers placés au frontispice. L'élégance 
du volume, qui affecte une richesse vraiment impériale, annonce qu'il était à l'usage de 
Basile lui-même et de son auguste maison. Il commence par un cahier de six feuillets 
sur lesquels sont cinq grandes peintures, cahier qui semble n'avoir pas toujours appar- 
tenu au reste du volume ; ce qui fait croire à un savant très expérimenté en fait de 
manuscrits, que celui-ci est un peu plus ancien que ces cinq premières peintures et 
qu'on y a ajouté après coup ces effigies de l'empereur et de sa famille lorsque le volume 
tomba en sa possession. La même personne reconnaît cependant qu'il est du temps de 
Basile et que par son écriture il appartient bien à cette époque. Quant à moi, je croirais 
plutôt qu'il a été tout entier, y compris les peintures du commencement, décoré pour 
l'usage de Basile. Il sera arrivé postérieurement que les trois doubles feuilles formant 
le cahier d'en-'lète ou se seront détachées parce qu'on les feuilletait plus souvent que 
les autres, ou auront été enlevées par quelque malintentionné, puis replacées ensuite. 
Quoi qu'il en soit, ce codex parait bien certainement être du ix' siècle. » 

Montfaucon décrit ensuite avec soin les cinq premières peintures et les inscriptions 
en vers grecs dont elles sont accompagnées ; puis il en cite encore très brièvement cinq 
ou six, en ajoutant qu'il renvoie pour les détails au Catalogue imprimé (in-fol., 1740) des 
manuscrits de la bibliothèque du roi : Remiltimus Us qui rcgiœ Bibliothecœ describendœ 
operam iia!ùant. Mais l'auteur de ce Catalogue ne décrit, à l'exemple de Montfaucon^ que 
les cinq premières peintures. Après avoir donné la liste des discours ou opuscules 
divers de Grégoire de Nazianze contenus dans le volume, il poursuit en ces termes : 

u Cinq images sont placées au commencement : 

» 1^ Le Christ assis, tenant dans la main gauche un livre ouvert sur lequel on 
Pacem meam do (£lpy)v9;v 'riiv lixfjv. ôtôw|xi...), la suite est efTaccc; 



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IX- SIÈCLE (N* 510). 63 

D 2^ Trois figures debout revêtues des diadèmes et autres insignes impériaux ; au 




^ û^ijK^u^N'riinxtitiryféi 



Fie. il.— TOY EN AHOIS nATPOS HMQN rPHPOPIOr TOY eEOAOrOT.EIS TO AHON HAîXA 
K.EIS THN BPAATTHTA. 'Avaordaewç Vjpiépa xal Vj dpx^) ôeÇid, xal Xa(X7rpuv60ji£v tÇ iravriy^pei 

milieu EOôoÇta ai^youoTà, tenant de la droite un sceptre, de la gauche un globe; auprès 
d'elle ses deux fils : d'un côté Aéwv ieair^Ty];, de l'autre 'AXeÇdvîpoç, chacun portant un 



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a IX« SIÈCLE (W 510) 

globe dans la main gauche. L*image est entourée d'une bordure bleue sur laquelle ^ont 
écrits en lettres blanches les vers grecs dont Yoici la traduction : 

Felicem te palmilibus vitem imperii 
Racemos ferentem, serenos scilicet priacipcs 
Basilius promovit Komanorum imperator 
Cum quibus prœfulges, Eudocia lucifcra. 

» 3<> et 4'' Deux croix d*or garnies de pierres précieuses, et de franges d'or qui tom- 
bent de chaque côté, avec cette inscription : Jésus-Christ est vainqueur, IS. XS. vocS. 

» S"" Trois figures debout. Celle du milieu est Tempereur Basile, BaaCktioç decirdTr|<, 
avec les insignes impériaux. La figure de droite est le prophète Élie, à ayio^ 'HXux;, vêtu 
d'un habillement rose et brillant, avec le labarum qu'il tient élevé dans sa main et qu'il 
semble offrir à Basile. Celle de gauche est l'archange Gabriel, dcp)(v]aTpdT/)Yo< ra6pi^X 
ailé et posant le bandeau sur la tète de Basile. L'ensemble de l'image est entouré d'une 
inscription formant un quatrain iambique dont le premier vers est entièrement détruit 
et dont les trois autres peuvent èlre rendus comme il suit : 

Victoriam de hostibus Elias désignai ; 
Gabriel autcm gaudium annuntians 
Basiii coronat le orbis rectorem. 

» Ces figures démontrent que le manuscrit-a été écrit avant l'année 886, où mourut 
l'empereur Basile surnommé le Macédonien, mari d'Eudoxie, père de Léon le Sage et 
d'Alexandre. Le manuscrit, qui est le plus richement orné de tous les manuscrits grecs 
de la Bibliothèque royale, est en lettres onciales et a été exécuté au ix* siècle. » 

Cette description suffisait dans un catalogue destiné à faire connaître les textes, 
non les ouvrages d*art. Voici celle qui a été donnée par un curieux uniquement préoc- 
cupé, au contraire, d'étudier, dans les manuscrits, la peinture. Le savant conserva- 
teur du musée de Dresde, M. Waagen, s'exprime ainsi (Kvnstwerke und KûnstUr in 
England md PariSy 3 vol. in-12; Berlin, 1837-39; t. III, 202-215) : 

a Le monument capital du ix'' siècle (parmi les manuscrits byzantins) est le volume 
des sermons de saint Grégoire de Nazianze, lequel est un in-folio écrit en belles capi- 
tales, sur parchemin, pour l'empereur Basile le Macédonien, c'est-à-dire, par consé- 
quent entre les années 867 et 886. En tête de chaque sermon était, dans l'origine, une 
feuille contenant plusieurs scènes, en sorte qu'il y avait alors cinquante-cinq feuillets 
peints*; il en manque huit aujourd'hui. La plus grande partie des peintures qui restent 
ont malheureusement beaucoup soufi'ert et bien des couleurs sont tombées ; mais aussi 
peut-on voir maintenant que les contours sont dessinés au pinceau, d'une touche légère 
et fugitive, avec de l'encre de Chine, puis couverts chacun de sa couleur, en commen- 
çant par les couleurs claires, en continuant par celles qui sont de plus en plus foncées^ 
les lumières et les ombres étant largement et magistralement placées. On peut distin- 
guer nettement dans ce travail au moins deux mains différentes. Dans les peintures de 
la meilleure main, les visages ont un dessous fait avec du vert, et la même couleur 
^erte employée dans les ombres fait garder à celles-ci un ton transparent qui est 
agréable. Celles dues à la plus médiocre des deux mains, et qui sont malheureusement 
les plus nombreuses, ont un air mécanique et négligé. Les chairs y sont de cette couleur 
orangée si fréquente plus tard. La composition de ces peintures est facile et noble, les 
proportions généralement bonnes, les formes nues y sont encore d'une certaine abon- 
dance, aussi bien que les visages réguliers avec des nez à l'antique, c'est-à-dire droits et 
forts. Les mains sont le plus souvent bien dessinées et d'un mouvement heureux. 
A l'exception du pourpre ou violet foncé, les autres couleurs, conformément au procédé 



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IX- SIÈCLE (W 510). 65 

antique, sont claires et bien broyées, particulièrement le rouge, le bleu et le vert, et elles 
oiïrent un très harmonieux aspect. Le dessin topographique est très uniforme. Le sujet 
est toujours mis en plein air, ce qu'indique la teinte verte pour la terre et la teinte 
bleue pour Pair ou pour Teau. S'il faut absolument que la scène se passe dans Tinté- 
rieur d'un édifice, elle est, d'après le goût des bas temps de Tantiquité, en couleurs 
bariolées mais agréablement brisées et juxtaposées. Lorsqu'elle demande au contraire 
d'être à ciel ouvert, on l'indique par quelques arbres de formes conventionnelles. Les 
figures accessoires sont très petites comme dans les derniers reliefs antiques. Fréquem- 
ment les personnages ont leurs noms inscrits auprès d'eux. Un grand nombre de ces 
représentations, par exemple l'enlèvement d'Élie au ciel, étant parfaitement d'accord 
avec de très anciens monuments, on doit penser qu'il en est de même pour d'autres 
scènes qui ne nous ont été conservées que dans des monuments plus modernes et qui 
ressemblent tout à fait aux précédentes par la noblesse et la pureté de la conception. 
Et de plus, pour beaucoup de sujets qui ne se trouvent représentés qu'à une époque 
plus récente, ce volume si riche en peintures en offre probablement les plus anciens 
exemples. Par ces raisons, notre manuscrit est de la plus haute importance pour la con- 
naissance et l'explication de l'ancienne imagerie chrétienne; aussi est-il nécessaire d'en 
donner une description très détaillée. » 

Je m'associe à ces paroles de M. Waagen, sauf quelques réserves que je ferai con- 
naître, et je crois utile de le suivre dans la description détaillée à laquelle il se livre 
ensuite : 

Folio \ r« (non folioté) : « Christ sur uu trône ; dans sa main gauche une Bible 
» ouverte [de la droite, il bénit suivant le rite de l'église grecque; il reproduit le type 
n des mosaïques, mais amélioré par une majesté inaccoutumée]. La tunique brun 
» violet (pourpre) ; la toge bleue. Le nimbe d'or avec une croix à l'intérieur. Le fond 
» alternativement d'or et de pourpre (bonne main). » — Les détails de cette description 
sont exacts, sauf les mots entre crochets : le « type du Christ» et « de sa main droite qui 
bénit » n'appartiennent pas à la peinture, laquelle est presque entièrement effacée, 
mais à un trait fort habilement dessiné à l'encre par un peintre du xvi*ou du xvii*' siècle. 
Ce trait à l'encre peut être pris pour l'esquisse primitive dont Tenlumineur byzantin 
s'était servi et qui, les couleurs étant tombées par l'effet du temps, reparaîtrait aujour- 
d'hui; mais il n'en est rien : on voit très bien, surtout au coussin sur lequel le 
personnage est assis et sur les bords du fauteuil, l'encre passant par-dessus la couleur. 
Les branches de la croix posées sur le nimbe d'or sont d'argent. La peinture est 
entourée d'une bordure d'un centimètre de large, brun rouge à fleurettes bleues. Le tout 
a 33 centimètres de haut, sur 26 de large, la bordure comprise. 

Folio 2 r" (non folioté) ; « Eudoxie, épouse de l'empereur Basile, debout entre ses 
» fils, Léon et Alexandre, costume byzantin. Les visages typiques et d'un ovale quelque 
» peu long; en quelques parties des formes grandes, nobles, antiques. La feuille entière 
» dorée, et les figures peintes par-dessus (bonne main).» — Les noms des trois person- 
nages sont écrits au-dessus de leurs têtes en lettres capitales de carmin sur le fond d'or 
qui couvre toute la page. 11 est douteux qu'on vit beaucoup plus de cette scène, lors- 
qu'elle fut décrite par M. Waagen, qu'on n'en voit aujourd'hui ; or il ne semble pas qu'on 
y puisse trouver ces formes nobles et antiques dont il parle ; les visages des deux jeunes 
gens ont encore, il est vrai, un éclat et une certaine pureté qui sentent un peu l'antique, 
mais il ne reste pas la moindre trace ni du visage de leur mère, ni d'aucune de 
toutes leurs mains. Le costume est pour tous trois une longue tunique pourpre à plis 
noirs qui descend jusqu'au-dessus de la cheville et qui est brodée sur presque toutes 
ses parties d'un ou plusieurs rangs de perles. Par-dessus la tunique, chacun d'eux 
porte une écharpe rose ; chacun a la. tête couverte d'une lourde coiffure tombant sur les 

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66 IX" SIÈCLE (N- 510). 

épaules, à la mode égyptienne et surmontée d*une couronne, celle de la reine plus haute 
et plus importante que les deux autres; chacun aussi tient dans sa main gauche un 
globe qui représente très distinctement la terre avec des parties vertes pour signiGer 
les continents et bleues pour les mers; aux pieds chacun a des chaussures cramoisies 
brodées de perles. Les trois tètes sont nimbées chacune d'un cercle rouge ; enfin Tim- 
pératrice tient, de la main droite, en l'appuyant sur son épaule, un sceptre ou long 
bâton rouge, orné de distance en distance de quatre perles et terminé à son sommet par 
un fleuron trilobé. 

Folios 3 et 4 : « Deux grandes croix d'or sur fond bleu, » dit M. Waagen. — Ces croix 
occupent presque toute la hauteur de la page ; elles sont exactement semblables l'une 
à l'autre, et figurent deux croix d'orfèvrerie avec incrustations de pierres précieuses. 
De plus, elles ont, suspendues aux deux bras, des torsades qui pourraient être des orne- 
ments (colliers, franges?) ayant fait partie de riches vêtements et ayant été consacrées 
pieusement de cette manière par leurs anciens possesseurs. Chaque croix est montée 
sur un petit socle, posé sur une double palme de pourpre et d'or; enfin elle est 
cantonnée des quatre sigles IS, X2], NH, KA un peu différemment qu'il est indiqué 
ci-dessus, p. 64, dans la mention faite par le Catalogus bibliothecœ regiœ. 

Folio : « L'empereur Basile avec sesornements impériaux, debout entre le prophète 
» Élie et l'ange Gabriel. Semblable en toutes ses parties au n** 2 (de la bonne main). » 
— On ne peut rien voir de plus aujourd'hui que ce qui est constaté par la description 
que donne le susdit Catalogus. Les figures ont entièrement disparu et les vêtements 
presque entièrement. L'ange Gabriel, vêtu exactement de même que Basile, était repré- 
senté comme un jeune homme aux cheveux noirs retenus sur le front par un ruban 
blanc. Élie avait la barbe blanche et de longs cheveux blancs bouclant sur les épaules. 
Tous trois sont nimbés de rouge comme l'est aussi Léon à la page précédente. Le 
labarum tenu par Élie de sa main droite, mais reporté par lui sur la partie gauche de 
son corps, du côté de l'empereur, a sa hampe comme le sceptre d'Eudoxic, en rouge 
brun avec quatre perles de distance en distance et se termine, au sommet, par un 
panonceau de pourpre brodé de perles*. 

Folio 3 r^. Oraison dans laquelle Grégoire de Nazianze explique pourquoi il s'est enfui 
dans le Pont après avoir été créé prêtre. La page est divisée entre deux grandes pein- 
tures: l'une, à la partie supérieure, de 130 millimètres de haut sur 235 millimètres de 
large, consacrée à l'histoire de la Vierge, et celle d'au-dessous, haute de 240 millimètres, 
à l'histoire de Jonas. M. Waagen les décrit en ces termes : « l"* L'annonciation à Marie; 
» 2'' le prophète Jonas monte dans le navire ; — il est avalé par la baleine; — et vomi 
» sur la terre; — il prêche devant le roi de Ninive. Le prophète dans cette peinture 
» parait toujours avec un air de jeunesse, une attitude et un visage également nobles, 



1. Du Gange, à la page 139 de son Historia Dyiantina (Paris, 1680, in-fol.), a fait graver, avec plus 
d*imaginal!on que d^exaclilude, une réduction de la peinture d'Eudoxie entre ses deux flls. Il y a joint 
celle note: i In codice Grcgorii Nazianzcni venerandœ anliquilatis, GL1\ Bibl. regiœ, prœfîgitur tabcUa in 
qua Ëudocia paulo altius educta, eodein quo imperatorcs ipsi habitu exornata clTingilur, sceptrum cui flos 
nescio quis imminet dextra, globum sinistra tenens. Lorum auratum ac margarilis Uislinctum, tunicœ pur- 
pureœ aflixum, sinistram ambit, unde etiam docemur Augustarum atque adeo nobilium feminarum solennes 
habilus ac vestes eà perinde tempestate non discrepasse a conjugum vcstibus quibus scilicet lorum déferre 
jus crat. Galceis rubei colons et margarilis adornatls pcdes induunlur... Ad utrumque latus Léo et 
Alexander imberbes, eodem uterque habitu, dextra pectori admola globum sinislra lenent. Horum capila 
seu frontem circulus aureus vice diadematisambil... Paginas duas altéras illustrât Grux major aurea cum 
hac inscriptione IG XG NIKA. In quarta denique effmgitur Basilius ipse cum Heliae ad dextram et Gabrielis 
archangell ad sinistram imaginibus ut alibi observamus. Priorem tabellam, prœclarœ omnino antiquitatis 
ipso nempc Basilio imperante exarata est, bic delincari curavimus : Basilii vero imaginem omiitimus quod 
prorsusevanida ac ferè deleta est. » 



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IX* SIÈCLE (N* 510). 67 

i> un costume antique très bien drapé, des mouvements libres et gracieux. Tous ]e9 
» autres personnages ne sont quMndiqués pour Tintelligence de la scène, et ceux qui 
» montent les navires sont d'une très petite taille. Les matelots pour autant que peuvent 
» le montrer de si petits individus^ ont la peau de couleur très brune à Tinstar des 
» esclaves et des faunes dans les peintures antiques. Le nimbe d'or de Jonas trahit 
» seul l'origine byzantine de cette figure (delà bonne main). » — Cette description ne dit 
pas tout le mérite de la scène. Â l'angle supérieur, du côté gauche, est un massif de 
maisons et de palais de diverses couleurs parmi lesquels le rose domine et qui repré- 
sentent la ville de Joppé , où Jonas s'embarque pour Tarsis C'est ce qu'indique une 
inscription en lettres capitales blanches écrite au-dessus de la cité du prophète : 
lûNAL OEYFÛN EIS TAPSIS. Il est debout sur le rivage, vêtu d'une robe bleue 
avec un long manteau blanc, et au moment de mettre le pied sur la planche pour entrer 
dans le navire. Â bord de ce premier bâtiment sont quatre matelots dont deux occupés à 
carguer la voile unique dont il est pourvu. Un peu plus haut l'esquif est répété, voguant 
voile déployée tandis que trois des matelots (qui sont bien les mêmes et très reconnais- 
sablés) saisissent Jonas et le lancent à la mer. Le quatrième, en tunique écarlate, 
regarde le prophète avec admiration au moment de son entrée, et au moment du crime 
il s'éloigne avec un excellent mouvement de compassion et de crainte. Dans la partie 
inférieure de la page on voit Jonas rendu sur la rive par le monstre marin, puis debout 
en présence du roi de Ninive assis sur un trône d'or derrière lequel se tiennent deux 
officiers ; dans le fond s'élèvent des bâtiments splendides avec leurs habitants aux 
fenêtres et qui représentent certainement la ville de Ninive puisqu'on lit écrit (en capi- 
tales blanches) sur le toit du principal dôme : IloXi; NINETI. Jonas est nimbé; le roi 
seulement couronné. 

Le tableau supérieur^ relatif à la Vierge, la représente d'abord saluée par l'ange, 
puis embrassée par Elisabeth (*0 x^^ipcTiafAoç. *0 à(jT:aG\Lbç), Dans les deux scènes, elle 
est la même personne, vêtue du même costume, c'est-à-dire enveloppée tout entière, 
y compris la tête, d'un manteau de pourpre foncée sans aucun ornement ; on voit seu- 
lement son visage, plein, jeune, régulier, et ses pieds couverts d'une chaussure écarlate. 
Pour recevoir l'ange elle se lève debout sur une sorte de carreau ou marchepied riche- 
ment décoré et quitte le siège qu'elle occupait, escabeau de bois à quatre lourdes 
colonnes, sculpté et doré, sur lequel est posé un traversin écarlate à broderie vert et or. 
A côté d'elle, sur une petite table carrée, est une corbeille remplie de pelottes de laine 
et dans sa main gauche elle tient deux petits fuseaux. L'ange, à grandes ailes lilas, 
tunique bleue, manteau blanc, et sainte Elisabeth enveloppée comme la Vierge, d'une 
robe brun rouge et d'un manteau jaune, n'ont aucun accessoire à remarquer sauf un 
très long bâton que tient à la main le messager divin. Quelques bâtiments, d'architec- 
ture ambitieuse, occupent le fond (voy. Luc, ï, 28-42). 

Folio 30 v°. Tableau divisé en trois parties correspondant â l'oraison III (ou 11 
suivant les éditions) de saint Grégoire. C'est celle Ad eos qui ipsum primum acci- 
verant, commençant par ces mots : IlOç Ppaôcl; éitl tôv /jfiiéTEpov Xoyov... Le manus- 
crit 510 n*a pas ce commencement du discours; et en elTet, entre le f' 30 et le 
f° 31 (pagination faite au xvii" siècle), on voit les traces d'un feuillet coupé au canif. 
Le texte de cette oraison commence, dans le manuscrit 510, à la phrase : 'AXX' i\kol (jlev 
oiStc... et ne remplit en tout que trois colonnes et demie, répondant à 73 lignes de 
l'imprimé; ce qui précède le passage répond à 80 lignes de l'imprimé, c'est dire 
qu'il formait un peu moins de quatre colonnes, soit un feuillet. 

Le saint, dans ce discours, gourmande l'indifférence de ses ouailles, mais ne raconte 
nullement la Passion de Jésus, comme la peinture jointe au texte le ferait supposer. 11 
dit seulement vers la fin, par une allusion éloignée: Vobismet ipsis magis commiasœque 



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68 IX* SIÈCLE (N» 510). 

imagini et ChrisH passionibus^et spei vitœ ftiiurœ. Le tableau placé ici est en trois parties, 
avons-nous dit. La description qu'en donne M. Waagen n*cst pas suffisamment exacte. 
Dans le premier compartiment, celui du haut (25 centimètres de long sur 12 de haut), 
est représenté le Christ en croix, qui avait été dessiné nu d'abord et que le peintre a vêtu 
ensuite d'une draperie violette dont la plus grande partie est aujourd'hui écaillée et 
laisse apercevoir le dessous. « C'est, dit M. Waagen, la plus ancienne représentation qui 
» me soit connue dans l'art byzantin de cette scène qui n'a été généralement permise 
». que tard. Le Christ n'y paraît pas encore comme dans le style byzantin de l'époque 
» postérieure avec la tête inclinée, le corps en dehors; mais, au contraire, il se tient tout 
» droit sur une planchette qui soutient les pieds et maintenu par quatre clous, les bras 
» horizontalement placés. Par suite de la grande détérioration de la peinture, on peut 
» reconnaître que par-dessus la figure qui avait d'abord été exécutée nue, on a peint, 
» excepté sur les bras, un vêtement pourpre. » — A côté de la croix sont deux valets 
d'armée dont l'un, vêtu de rouge comme le bourreau (voy. ci-après f* 137, 215) 
debout à la droite de Jésus, lui perce le flanc avec la pointe de sa lance ; l'autre, à sa 
gauche, lui porte vers le visage sa lance au bout de laquelle est une éponge trempée 
dans le vase de fiel et de vinaigre qu'il porte à l'autre main. A la droite de Jésus est 
Marie, derrière laquelle sont les deux autres xM aries, et à sa gauche Jean en roble bleu 
clair rayée dans toute sa longueur, à droite et à gauche, d'une bande rougeâtre. Der- 
rière Jean, deux Juifs ou Romains s'enfuient effrayés vers les bâtiments de la ville. Au- 
dessus du Christ est une légende presque entièrement effacée. 

Dans le deuxième compartiment sont deux scènes : à gauche, la déposition du Christ 
que deux hommes conduits par la Vierge et saint Jean viennent détacher et descendre de 
la Croix; au-dessus est écrit: H KA6EKYS1S. A droite est Nicodème, accompagné 
d'un autre homme, Joseph d'Arimathée, tous deux portant le corps (enveloppé de ban- 
delettes et le visage découvert) pour le déposer dans le tombeau ; au-dessus on lit : 
O ENTAOIALMOS. Dans le compartiment supérieur, la Vierge, saint Jean et Jésus 
étaient seuls nimbés; ici tous le sont, y compris les serviteurs et le corps. 

Compartiment inférieur: Jésus debout sortant du tombeau ; deux femmes agenouil- 
lées à ses pieds ; auprès de la tête du Christ on lit : XAIPETE. Deux arbustes fleuris 
(lauriers-roses?) indiquent le jardin. 

Folio 32 V. Oraison funèbre en l'honneur de Césaire, frère de saint Grégoire 
(sa X* oraison dans les éditions imprimées) commençant par : 'Oisaôé pis fowç, w 91X01... 

Je ne vois dans cette biographie de Césaire que de vagues allusions aux martyrs 
chrétiens et rien de particulier aux douze apôtres. La peinture opposée au texte repré- 
sente cependant les supplices des apôtres, chacun dans un cadre distinct, la page étant 
divisée par des bandes d'or qui se coupent à angle droit en douze carrés d'environ 8 cen- 
timètres de côté. Les douze scènes représentant les martyrisations (sauf celle qui con- 
cerne l'enlèvement de saint Jean au ciel) sont exécutées comme celle du f" 30, et à ce 
qu'il semble de la même main, avec une rapidité grossière qui n'est exempte ni de faci- 
lité ni de quelques souvenirs heureux de l'antique. 

Folio 43 V*, Oraison XI: 'AôsXcp^jV éiraivûv... Oraison funèbre prononcée par Grégoire 
en l'honneur de Gorgonie sa sœur. Ici, la peinture est tout à fait en harmonie avec le 
texte, voire même avec celui de l'oraison précédente. La page est remplie par trois pein- 
tures formant trois bandes superposées. 

i** Cinq personnages debout se présentant comme des statues regardées de face. Au 
milieu, Grégoire le théologien^ portant un codex dans la main gauche ; à sa droite et por- 
tant de même à la main gauche un épais codex : Grégoire père du théologien; à la gauche 
du premier, saint Césaire étendant les deux bras pour prier, à la manière antique. Les deux 
extrémités de la scène sont occupées par deux femmes : l'une dont le nom, le visage et 



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IX* SIÈ<:LE (N» 510). 69 

les mains ont entièrement disparu, et sainte Gorgonie. Cette dernière est vêtue d'un man- 
teau écarlate qui lui enveloppe la tête avec les épaules, et d'une robe jaune à deux bandes 
longitudinales grises; ses souliers sont rouges comme le manteau; elle tient de la main 
gauche une sorte de cordon ou de lacet. Saint Césaire, son voisin, d'un visage plein, 
jeune, barbu, est vêtu d'une tunique verte à parements violets et, par-dessus, d'un ma^ 
jestueux manteau blanc agrafé sur l'épaule droite, ouvert sur le côté et tombant jus- 
qu'aux pieds. Ces deux dernières figures sont les seules assez bien conservées, les trois 
autres ne subsistent que partiellement ^ 

2*^ L'ensevelissement de saint Césaire. Enveloppé de son manteau blanc, le saint 
est couché sur un lit en bois sculpté et doré que quatre hommes portent sur leurs 
épaules; derrière marchent un vieillard à barbe blanche s'essuyant l'œil avec le pan de 
son manteau, puis deux femmes levant les regards au ciel. Le cortège est précédé par 
un prêtre qui tient l'encensoir dans la main droite, la boîte à encens dans la gauche, et 
se dirige vers le grand portail d'une église^. 

3^ La mort de sainte Gorgonie. Elle est étendue sur son lit, à la tête duquel brûlent 
deux cierges dans leurs chandeliers dorés ; au pied se tiennent quatre personnes à demi 
effacées, une femme et trois hommes, l'un desquels se penche vers la moribonde et lui 
soutient la tête. 

Silvestre {Paléogr, ï7/iiu., pi. LXXI, partieinférieure) donne un très beau fac-similé des 
trente premières lignes de ce XI* discours, commençant par l'initiale A et d'abord par 
l'intitulé EIS TIIN AAEAcMIN EriITA<I)IOS encadré d'une bordure d'or à rin- 
ceaux vermillon. 

Folio 52 v". Page également remplie par trois peintures superposées. Oraison XIl : 
De pace post reconciliationem monachorum. Aùat [jloi t^v yXOoaav... Je n'y vois pas une seule 
allusion à l'histoire d'Adam ni à la Genèse. Voici cependant les trois scènes : 

1° Adam endormi sur le dos dans un pré; puis Adam et Eve assis à côté l'un de 
l'autre et complètement nus ; puis debout, ceints d'une sorte de ceinture de feuilles et 
prêtant l'oreille au serpent; enfin chassés par un ange qui les pousse dehors par les 
épaules; ce dernier groupe est d'un bon mouvement; les précédents sont indistincts. 

2* Une sorte de compartiment étroit, qui représente le Paradis puisqu'on lit au- 
dessus : H riAPAAYLOS, mais où l'on voit seulement un arbre à gros fruits allongés 
qui semble être l'arbre de la science du bien et du mal. A côté, la porte du Paradis en- 
tièrement obstruée par un Chérubin enveloppé de ses huit ailes, celui qui tient l'épée de 
feu. Au-dessus de la porte on lit : H <I>AOriNH P0M4>A1A. En suivant à droite, un 
autre ange à longs vêtements remet à Adam un hoyau à deux fourchons pour travailler 
la terre. Un peu plus loin, Adam est assis à côté de sa femme. Bestialité du visage 
d'Adam par opposition à la douceur des traits de l'ange. 

3° Moïse recevant d'en haut^ de la main de Dieu, les tables de la Loi, comme le dit 
l'inscription : 

O MÛLHS AEXOMENOS TAL HAAKAI 
OniSTûa>ANûL EK TOT BEOT. 

1. Du Gange a fait graver cette peinture dans sa ConstantinopoUs Christiana (1680, in-fol.), p. 1:25. 
du moins les quatre personnages qui en subsistent. . « Tabella grandior in très partes divisa. Harum prion 
quinque figuras slantes complectitur quarum prima mulieris cum stola purpurei et pallio viridis colons, 
manus expansas specie precanlis tenet,. . . • elc. 

2. Gravé dans DuCmp^.Constantinop. Christ. ^ p. 77, 'avec ces mots : « Ejus modi lectorum aureo- 
rum et in iis morlnns eflTerendi formse imagines et flgurs habentur in God. ms. CLIV Bib rcgite, ubi 
S. Gœsarii funus eningilur. In quo quidem lecto jacet S. CîBsarius cum UpapxtxTj otoX?) et sacra epomide 
seu honiophorio, (bç l6oç... Fertur autem isle lectus aureus a quatuor hominibus, ut hic delineari cura- 
vimus. » 



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70 IX* SIÈCLE (N" 5101. 

Moïse, en vétemenls clairs et monté sur un rocher, reçoit dans ses bras deux dalles 
que lui tend une large et belle main sortant des nuages ; plusieurs hommes sont au bas 
du rocher. Un peu plus loin à droite, Moïse et son frère Aaron se tiennent debout, 
chacun avec un codex dans la main gauche ; derrière eux sont les colonnes et les 
arceaux dorés qui forment Tentrée du Temple; devant est une table ou autel; et autour, 
la foule du peuple représentée par huit hommes groupés deux à deux et s'embrassant. 

Folio 67 V*. Oraison Vil : Ad patrem situm Gregorium cum episcopus Sasimoimm creatus 
est. Dans ce discours Grégoire cite dès les premières lignes le chapitre vi d'Isaïe. — Ici 
comme à l'oraison III, ci-dessus f» 30, noire manuscrit a perdu le 1*' feuillet du texte; 
on Ta coupé. Ce texte commence maintenant dans le manuscrit aux mots: éxirXi^l^ci 

|JLl*p;UVT£;... 

Peinture à pleine page divisée en deux parties. La partie supérieure, un peu plus 
considérable que l'inférieure, représente la Cour céleste : au sommet, un cercle dans 
l'intérieur duquel Dieu, en vêlements pourpre et bleu, assis sur un trône à dossier; au- 
dessous du trône, douze séraphins à six ailes étendues, et au-dessous encore une foule 
d'anges en vêtements blancs, bleus et or. Ce qui subsiste de leurs visages est frais et 
gracieux. Sur une des bordures de la scène, à gauche, on voit Isaïe agenouillé, et Tun 
des séraphins lui approche de la bouche un charbon rouge qu'il tient par une tenaille. 
Tout cela est la Iraduclion exacte en peinture des sept premiers versets du chapitre vi 
d'Isaïe. 

La scène inférieure rcprésenle la consécration de Grégoire de Nazianze à la prê- 
trise. L'officiant lui pose deux doigts sur le front, tandis que deux autres prêtres sou- 
tiennent la Bible ouverte au-dessus de sa tête ; sur le devant sont deux groupes déjeunes 
lévites ayant en main, le premier groupe, des encensoirs, le second, des cierges allu- 
més. — A rapprocher d'une scène semblable qu'on trouvera ci-après au f** 452. Voyez 
aussi Banduri, Imperium orientale; p. 632, n® 1). 

Folio 69 v^ L'histoire de Joseph, occupant une pleine page divisée en cinq bandes 
superposées. Oraison V (des imprimés): Ad patreni et BcLsilium magnum OOÔèv {^^(upoTEpov 
yi^pcoç..., où l'on ne voit aucune allusion à l'histoire de Joseph, quoique celle-ci soit le 
thème de la peinture. 

1'^'' bande. Jacob envoyant Joseph à ses frères. Il est assis sur le seuil de sa maison ; 
Rachel en robe écarlate debout à côté de lui ; Joseph en petite tunique grise bordée de 
violet au col et en bas; Joseph se dirigeant vers ses frères, une légère baguette à la 
main, et conduisant par la bride un âne chargé de deux tonnelets; les frères assis 
autour d'une table circulaire. Chaque scène est accompagnée d'une inscriplion 
explicative. 

2' bande. Les frères de Joseph le jettent dans une citerne ; ils égorgent un che- 
vreau afin de tremper sa tunique dans le sang de l'animal ; douleur de Jacob à l'aspect 
de cette tunique ensanglantée. 

3* bande. Joseph tiré de la citerne ; ses frères assis autour de la table et man- 
geant ; deux marchands ismaélites paraissent dans le loinlain avec deux chameaux. 

4* bande. Joseph vendu aux deux marchands ismaélites ; Joseph conduit par ceux- 
cien Egypte. 

^* bande. Joseph vendu à un seigneur égyptien ; Joseph placé à la cour ; Joseph 
devant Pharaon ; Joseph triomphant. — Toutes ces scènes où les personnages ont 5 à 6 
centimètres de haut sont dessinées et peintes avec une facilité grossière et sans préoccu- 
pation de la vérité. Les costumes sont purement grecs et le triomphe de Joseph qui 
termine la page est celui d'un empereur de Byzance monté sur le quadrige (voy. 
fig. 12.) 

Folio 71 V*. Oraison XI (ou VI, suivant l'édition) : Ad Gregorium episcopnm Nyssenum 



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IX- SIÈCLE (N» 510). 
venisset, <P(Xo\) maToO oux Iotiv. 



71 
-Job est cité une fois dans 




Basilii magni fratrem cum. 
le courant du discours. 

La page est occupée par deux peintures superposées. Celle d'en haut représente 
saint Grégoire de Nysse ayant à sa droite saint Basile, et à sa gauche saint Grégoire de 
Nazianze. Ce dernier nom se lit encore proche de la tète du saint, mais les deux autres 
sont presque entièrement eiïacés. Les 
trois personnages sont placés sous 
trois arcades supportées par quatre 
colonnes cannelées, l'arcade intermé- 
diaire à plein cintre et les deux au- 
tres triangulaires. Les personnages 
sont debout, têtes nues et nimbées, 
à longues barbes en pointe, cheveux 
courts, longs vêtements pontificaux 
blancs, portant chacun sur le bras 
gauche une Bible, à couverture d'or et 
de pierres précieuses, qu'ils montrent 
de la main droite. Saint Grégoire de 
Nysse se détache sur un fond pour- 
pre ; ses deux voisins sur un fond 
vert. 

L'arcade du milieu, avec le saint 
qu'elle encadre, a été bien gravée par 
Willemin {^Monuments franc, inédits^ 
2voL in-foL, 1806-39) dans sa plan- 
che 13. Dans ses planches 12, 14 et 
15, le même artiste a reproduit qua- 
tre diverses sortes de trônes, deux 
lits, un autel et un candélabre dessinés très fidèlement d'après le manuscrit 510. 

Partie inférieure de la page : Elle est consacrée à l'histoire de Job. Assis sur un 
coin de terre jaunâtre, Job est complètement nu, couvert de pustules rouges et, de 
toute la scène, le seul personnage nimbé. A sa droite est le groupe de ses trois amis et 
de leur suite (sept personnages), debout, magnifiquement vêtus et remarquables, à ce 
qu'il semble, par la beauté des tètes et des attitudes ; malheureusement on n'en dis- 
tingue que des fragments par suite de la détérioration de la page. Le premier d'entre eux 
le plus rapproché de Job, est Sophar, roi des Minéens; de l'autre côté, à la gauche de 
Job, est sa femme qui lui présente au bout d'une baguette un oi)jet qui semble être un 
pain ou un gâteau en forme de couronne. Sa robe est blanchâtre à double raie longitu- 
dinale de pourpre, ses souliers de pourpre ; un voile de même couleur lui enveloppe 
la tête et le haut du corps. Derrière elle est un vase richement sculpté qui repose sur un 
socle autour duquel est nouée une ceinture de pourpre. 

La réunion sur la môme page des trois saints mentionnés ci-dessus et de l'histoire 
de Job indique que ce sont leurs écrits où se trouve le meilleur commentaire sur cette 
histoire et qu'ils ont fourni le texte du manuscrit accompagnant la peinture. 

Folio 75 r». La Transfiguration, H METAMOPa>Ûi:ii:. Texte, Oraison Vill : 
Ad patrem cum ei cumm eccivsiœ Nazianzeni comrnisissetj Tô <7T6[;.a [jlou i?.vot$a xal... — 
Je ne vois point dans ce discours d'allusion ù la Transfiguration de Jésus. 

Ici l'on peut se borner à reproduire la description donnée par M. Waagen, laquelle 
est très exacte, sauf qu'il a omis^le noter qu'au-dessus de la tète du Christ est une main 
bénissante qui descend du Ciel. «C'est, dit-il, la plus ancienne représentation de cette 



FiG. 1-2 (f> 69). 



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n IV SIÈCLE (N"5i0>. 

» scène qui me soil connue. Elle occupe toute la page et est aussi belle par la composi- 
» lion que par Texécution. Entouré d'une circonférence d*un jaune clair et brillant qui 
» illumine aussi ses voisins, le Sauveur se tient debout sur la montagne dans une atti- 
» tude et avec une expression très dignes, vêtu d'une tunique bleu clair, d*une toge vert 
» clair et la main droite levée pour bénir. Â sa droite, Moïse tout jeune ; à sa gaucbe, 
» Élie modérément barbu, tous deux debout et bénissant, tous deux de noble attitude, 
» avec une belle expression de tête et vêtus d'habits violet clair. Un palmier de chaque 
» côté. Au-dessous, à droite de la scène, Pierre debout montant la pente, la main droite 
n levée ; à côté, Jean sur le point de se prosterner ; à gauche, Jacques s'agenouillant, les 
)> yeux levés vers le ciel. Le sentiment de la surprise est vivant chez tous les trois, et 
» dans les mouvements et dans les expressions. Jean est peint ici d'un style remar- 
» quable d'après un ancien type de vieillard à cheveux et barbe blancs. Les vêtements 
» sont tenus de même dans les tons brillants, les mains et les pieds sont particulière- 
» ment bien compris, les chairs d'un ton chaud et exact. L'impression produite par 
» l'ensemble est tout à fait celle d'une peinture antique. Cette peinture me semble avoir 
» beaucoup de ressemblance avec la scène pareille représentée dans le Calendario en mo- 
» salquc au Trésor de l'église Saint-Jean de Florence, qu'on regarde comme étant du 
» dixième siècle et que M. de Rumohr ti beaucoup louée (Ualian. Forschung, partie I, 
» p. 304). Toutes deux dérivent probablement d'une seule et même composition plus 
» ancienne. » 

Folio 78 r». Texte, Oraison XV: In plagam grandinis. Tt Xueie Tà$tv éTratvoufjLévyjv... — 
Peinture et texte parfaitement d'accord. 

La page est divisée en deux peintures superposées. Celle d'au-dessus représente des 
champs et des forêts sur lesquels tombe une grêle épaisse figurée par de grosses boules 
blanches placées à égale distance l'une de l'autre comme dans un quinconce. Le tableau 
inférieur est consacré à saint Grégoire de Nazianze prononçant son homélie sur la grêle 
dont le texte commence au verso et continue aux pages suivantes. Le saint est debout, 
à côté de son père, avec l'inscription : O ôêoXoyoç AHMIFOPOX (ôrjfjirjopOv, haran- 
guant le peuple). Auprès de lui se trouve un groupe d'hommes et un peu plus loin un 
de femmes, qui l'écoutent. Comme dit avec raison M. Waagen : « Cette population est 
d'aspect tout à fait antique. » Les deux peintures sont réunies par une seule bordure qui 
les entoure sous la forme d'un ruban faisant le circuit de la page. 

Folio 87 V®. Page composée de trois scènes superposées dont la première est intitulée: 
La vocation des Apôtres : Jésus, debout sur le bord de la mer de Galilée, fait signe à An- 
dré et à Simon qui sont dans un bateau, puis à Jacques et à Jean qui sont dans un autre 
(Luc, I, 16-19). Puis Zachée monté dans le sycomore (Luc, XIX, 4-5) et un publicain avec 
sa table couverte d'or, réprimandé par Jésus. 

2"" scène. Jésus debout, ayant à sa droite Philippe et à sa gauche le jeune homme 
riche qui lui demande ce qu'il faut faire pour gagner le royaume des cieux. Un peu plus 
loin, Jésus et Nathanael, O ÎS AlAAErOMEXOI TÛ NABANAHA. Dans ces deux 
premières bandes, Jésus est représenté six fois et chaque fois identiquement le même : 
c'est un jeune homme aux joues pleines et fleuries, à la barbe comme naissante et aux 
cheveux châtains très abondants, ayant pour unique vêtement, avec des sandales, une 
toge violette à longs plis garnie de deux bandes longitudinales d'or. 11 est nimbé d'or, 
ainsi que Philippe. 

3* scène. Plusieurs faits de l'histoire du père de saint Grégoire de Nazianze. 

Folio 104 r°. Texte, Oraison XX: In laydem Bimlii mayni CœHiriensis eptscopi, 'EjxfiXXev 
âpoL -KoKkàç.., 

Peintures représentant la vie et la mort de saint Basile; quatre bandes superposées 
contenant différentes scènes, en partie effacées, relatives à la vie et à la mort du saint. 



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IX» SIÈCLE (N» 510). 73 

On y voit l'empereur Valens signant le décret d*exil de saint Basile et le fils de Valens 
étendu mort sur son lit^ 

Folio 137 r*. Texte, Oraison XIX (de Tédition des Bénédictins; IX de l'édition de 
Morel, de 1609) adressée au répartiteur Julien: TCçt^ Tupavvlç... — Il y a vers la fin 
de ce texte plusieurs phrases justifiant la peinture : Nimc Magiprocumbunt,,. nunc Eero- 
des furit. 

Peintures : i^ L'adoration des Mages. A la gauche du spectateur est Joseph debout 
en longs habits gris, vert et bleu (exactement comme Philippe au i" 87 r^). Devant 
Joseph, la Vierge assise, en vêtements pourpre, et tenant dans ses bras Tenfant enve- 
loppé de langes d*or. Aux pieds de celui-ci s'agenouille un roi mage à barbe grisonnante, 
derrière lequel sont les deux autres, jeunes, debout. Tous trois sont coiflfés d*un chapeau 
blanc hémisphérique rayé de deux bandes de pourpre horizontales^ ; dans le fond se tient 
un ange; un peu plus loin, un autre ange éveille les bergers. 

2** Massacre des Innocents en présence du roi Hérode, assis sur son trône. Un per- 
sonnage en tuotque rouge, avec des bas de même, armé d'un énorme glaive et, debout 
près du roi, semble être, ainsi que le remarque M. Waagen, le bourreau de Constanti- 
nople. Dans un angle, à l'extrémité de la scène de massacre, on voit un soldat perçant 
d'une lance le grand prêtre Zacharie, tandis qu'Elisabeth et Jean se cachent au fond 
d'une grotte, détails tirés des évangiles apocryphes. 

3* La Vierge suivie de Joseph, présentant l'enfant à Siméon, à l'entrée du Temple 
figuré par un édicale à quatre colonnes. 

Dans ces difi'érentcs scènes, quoiqu'elles aient beaucoup soufi'ert et que la peinture 
en soit partiellement enlevée, on peut remarquer encore la grâce, la délicatesse et la 
pureté des visages de la Vierge, des anges et des enfants. 

Folio i 43 V*. Texte, Oraison XVII : Ad cives Nazianzenos gravi timoré perculsos, T/jV xot- 
XCav (jLOu... Le commencement de ce texte est emprunté à Jérémie, la suite aux psaumes 
de David. 

Trois peintures superposées: 

4*" Jérémie dans la caverne bourbeuse, EN BOPBOPÛ, où deux esclaves le des- 
cendent avec des cordes. Au-dessus, le roi David, regardant par une fenêtre de son pa- 
lais, contemple, au delà de cette première scène, Belhsabé dans son bain. On ne voit 
que la tête de celle-ci, d'une imposante beauté, sous un baldaquin soutenu par quatre 
colonnes dorées. Plus loin, David est agenouillé auprès de son trône vide, devant le pro- 
phète Nathan. La scène est dominée par un ange d'un très beau mouvement qui doit 
être saint Michel, car au-dessus de sa tête on lit son titre: O APXHSTPATHrOE. 

Une magnifique reproduction de cette peinture est donnée en chromo-lithographie 
par Silvestre, dans sa planche LXXI. 

V La parabole du bon Samaritain. 

3<' Jésus guérissant un paralytique, lequel emporte son lit sur son dos. — La guéri- 
son de la fille de Jaïrus (saint Marc, V, 22 et suiv.), a digne et noble peinture conçue dans 
l'esprit antique »y dit avec raison M. Waagen en parlant de cette dernière.' 

Folio 149. Texte, Oraison XVI: De pauperum amore, 'Avipz^ dieXçolxai ou(«cévT)Teç... 

{• Peinture : Saint Grégoire de Nazianze et saint Basile guérissant les malades. Les 
deux saints sont assis à côté l'un de l'autre sous le péristyle d'un vaste édifice, donnant 
des remèdes que des serviteurs (nimbés comme les saints) vont administrer aux divers 
malades placés dans les autres travées du péristyle. Le vaste édifice semble être un 
hôpital. 

1. Yoy. une description plus étendue de cette scène dans J. Labarte, Arts industrielty t. IH (édition 
de 1864), p. 41, et une gravure qui la représente, ibid, p. 9. 

2. Le même dont on verra coiffé plus loin, p. 86, Daniel dans la fosse aux lions. 

10 



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74 IX- SIÈCLE (N» 510). 

2** Au-dessous du précédent: Thistoire de Lazare et du mauvais riche. Le riche, vêtu 
d'une longue robe de pourpre à franges d'or, passe, monté sur un cheval blanc, tandis 
que Lazare gît à terre presque nu et qu'un chien vient lécher ses plaies. A droite de la 
scène, le riche avec sa robe de pourpre, mort, couché sur son lit de parade, auprès 
duquel sont deux pleureurs ; à gauche, le corps de Lazare tout seul, enveloppé à la façon 
des momies. Dans le bas, Tàme de Lazare sous la forme d'un enfant, reposant dans le 
sein d'Abraham, qui lève la main droite pour bénir; tous deux de face et nimbés, ainsi 

que deux anges placés à leur gau- 
che ; à droite le riche, seul, dans 
les flammes et portant la main à sa 
bouche en signe de sa soif. 

Folio 165, r». Texte , Orai- 
son XXIX : De dogmate et comtitutione 
episcoporum, "Otov fôo> t/jv vOv yk^ia- 
coXyiav... — Je ne vois rien dans le 
texte qui puisse avoir servi de 
thème à la peinture, si ce n'est que 
l'auteur commence par dire qu'à la 
vue des sages d'un jour et des théo- 
logiens constitués tels par l'effet 
de leur propre élection, il lui prend 
envie, comme à Jérémie, de se re- 
tirer au désert. 

Trois peintures superposées re- 
présentent diverses scènes de la vie 
de Jésus. 

1<* Jésus tout jeune, au plein et 
joli visage enfantin, vêtu d'une robe 
de pourpre et portant un volumen 
à la main, entre dans le Temple. 
Assis et de face, il enseigne; les au- 
diteurs sont indiqués, à la mode 
antique, par leur petite taille. Puis 
Marie serre dans ses bras et baise son 
fils retrouvé; Joseph, en manteau 
blanc, est derrière elle dans une 
noble tranquillité, a L'étonnement, 
la joie dans Marie, la naïveté du jeune âge dans le Christ, » dit M. Waagen, « sont sin- 
gulièrement touchants et beaux. Cette scène, pleine de sentiment, n'a pas été dé- 
passée par l'art des temps modernes. » Ces éloges de M. Waagen me paraissent exa- 
gérés. Le sentiment est excellent, en effet, mais l'exécution imparfaite. 

2» Jésus trois fois tenté par le diable. Il est, comme toujours, vêtu d'une longue 
toge de pourpre, traversée de haut en bas, depuis les épaules jusqu'aux pieds, par deux 
bandes d'or. Le diable a les traits d'un homme, ayant la peau complètement noire, et 
des ailes. 11 a pour tout vêtement un pan d'étoffe gris de fer, serré à la taille et jeté sur 
l'épaule: une main follement religieuse semble avoir trois fois gratté la figure de ce 
personnage. 

3" Le miracle de la multiplication des pains et des poissons. Le Christ est au milieu, 
debout entre deux apôtres ; la foule est assise aux deux côtés. Les douze corbeilles pleines 
sont dans les airs, six à droite, six à gauche. 




13(r>i65). 



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IX* SIÈCLE (N* 510). 75 

Folio no i**. Texte, Oraison XXXIII : Disputationis adversiis Etinomianos prœludium, 
Primay de theoligia, npoç touç év Xoycp xo{xc|>oùç. Le texte ne me parait pas servir de thème 
aux peintures. 

Trois scènes superposées. Suite de la vie de Jésus. 

l*" Jésus guérissant le lépreux, puis Thydropique, puis le possédé. Les nus sont 
bien dessinés. 

2^* Jésus ressuscitant la ûlle du centurion ; groupe de soldats romains ou byzantins. 
Cette fille est nommée ici :/j Guydr/jp toO àpjryjOuvaywYoO. Dans les passages du Nouveau 
Testament où Thistoire du centurion est rapportée (Matth. , VllI, et Luc, VU, 6), il est 
appelé non point à dpyiouvaywYoç, mais bien ô éxaTovTapjrôç. — Jésus guérissant la belle- 
mère de Pierre. 

o'^O nETPOS EN TH BAAAilïH BYBIZOMEXOS. Jésus marchant sur Teau 
pour sauver Pierre qui s'y enfonce, pendant que les onze autres apôtres sont à peu de 
distance, serrés les uns contre les autres dans une barque. 

Folio 171 \°. Texte, Oraison XXXIV: Sccunda de Thcologia, 'EîTcto^j àvcxa6r^pa|jL£v... — 
Je ne vois point de rapport entre ce texte et les peintures. 

Trois peintures superposées. 

1° Abraham parlant aux serviteurs, tandis qu'Isaac s'éloigne. — Le sacrifice d'isaac. 

2*^ Lutte de Jacob contre Tange. Ce dernier étend sur le haut de la scène ses ailes 
de pourpre, et vainqueur puissant, soulève avec violence une jambe de son adversaire, 
de manière à rendre très visible le déboîtement de la hanche. Le songe de Jacob; et 
plus loin, les anges qui montent et descendent réchelle. Au sujet du Jacob dormant, 
M. Waagen va jusqu'à dire : « L'attitude de l'homme endormi est si merveilleusement 
p noble, vraie et naturelle, que je préférerais encore cette peinture à la célèbre 
» figure exécutée par Raphaël dans les loges du Vatican. » Cette petite peinture n'est 
qu'une répétition du Joseph averti pendant son sommeil de fuir en Egypte. (Voy. Gori, 
Thésaurus vet. dyptic, 1759, t. IV, p. 36.) 




FiG. ii ff» m). 

3" David oint comme roi par Samuel, qui élève au-dessus de la léle du jeune roi 
une coVne d'or pleine de l'huile sainte. 

Folio 196 V*. Texte, Oraison XXXVI : Secundo, de filio, quarta de TheohyUi. *E^:^^^ 
COI Tàç iJièv éx T(3v... — Je n'aperçois pas de rapport entre le texte et les peintures. Deux 
scènes superposées. 

1® La résurrection de Lazare. Jésus, toujours enveloppé de sa toge de pourpre à bande 
d'or, un volumen dans la main gauche et la droite levée pour bénir avec l'index et le 
médius, est debout devant le cercueil de Lazare, debout aussi et ouvert. Lazare est enve- 
loppé à la façon des momies, dans un suaire blanc serré par des bandelettes, mais le 
visage à découvert. Marthe et Marie sont prosternées aux pieds de Jésus. 



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76 IX* SIÈCLE (N« 510). 

Plus loin est le repas de Jésus chez le pharisien Simon, O AiriNOS TOT SI- 
M0N02]. Quatre personnages sont assis avec le Christ autour d'une lable où il n'y a 
qu'un poisson, et dont le service est tout à fait insigniûant. La pécheresse, de toute 
petite taille et essuyant les pieds de Jésus avec ses cheveux, est appelée grossièrement 
H nOPNH, tandis que dans le texte de la Bible elle est seulement nommée V) y^vy] ^ti< 
^v àjjiapTwXoç, la femme pécheresse (Luc, VII, 36-50). 

i'' L'entrée du Christ à Jérusalem (avec vue de la ville) le dimanche des Rameaux. 
Très bon dessin de l'âne sur lequel le Christ est monté, assis de côté, à la manière des 
femmes. 

Folio 2i5 V». Texte, Oraison XXVI : De moderatione in disputoHonibus. 'Eicetîfj ouveXt)- 

XuOaTS... Il manque le premier feuillet, 
eC le texte commence dans le manuscrit 
aux mots : 'HiJispoTrjTa xal toOto... — Je 
ne vois pas de rapport entre le texte et les 
peintures. 

Deux scènes superposées. 
1" Le jugement de Salomon. Le roi 
des Juifs est assis sur son trône et porte 
sinon tout le costume, au moins la cou- 
ronne des empereurs byzantins. A ses 
côtés deux ofûciers, debout et tète nue, 
saisissant la lance d'une main, et de l'au- 
tre soutenant un large bouclier ovale. 
Devant le trône se tient, avec les deux 
femmes et les enfants, un personnage 
vêtu d'habits rouges, qui soulève Tenfant 
vivant par le bras droit et s'apprête à le 
trancher en deux avec sa large épée. 
C'est le bourreau; l'épée est exactement 
la même que celle du bourreau ci-des- 
sus, folio 137 i*^', et le costume de 
l'homme est presque identique. Celui-ci 
(fo 215) a de plus une sorte de médaillon 
ou de bulle d'or au cou et la tunique ter- 
minée en pointe par devant. 

V Le Christ à la fontaine, c'est-à- 
dire au bord d'un puits à poulie, avec la 
Samaritaine ; et plus loin guérissant 
douze lépreux. Visages malheureusement presque tout effaces. 

Folio 226 y\ Texte, Oraison XXVII : De seipso et ad eos qui cathedram ConstarUinopO' 
litanam .. 'Eyâ) OaujjLà^O) t{ iroté... 

Le texte fait allusion, vers le commencement, au rocher de Moïse : « Ego non novum 
i> fontem vobis rupimus quemadmodum quem Moses de ^Egypto profugientibus in arido 
» loco demonstravit, verum abditum et obstructum aperuimus. » 
Peinture : Deux scènes superposées. 

1*» Moïse faisant jaillir Teau du rocher. 11 est velu d'une tunique bleue et drapé 
dans un grand manteau gris verdàtre ; foule de peuple au pied du rocher. 

2* Josué invoquant le Seigneur, puis remerciant, prosterné, l'ange envoyé à son 
secours. Tous deux sont armés à la romaine et en cuirasse dorée. 
Ces deux peintures sont en partie effacées. 




FiG. 15 (r* ji5; réduclion aux 2/3). 



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IX» SIÈCLE (N» MO). 77 

Folio 239, r». Texte, Oraison XXXII : In prœsentia episcoporum habita. U&ç 6|aTv VJjjié- 
Tspa... — Deux scènes superposées. 

1" Saint Grégoire de Nazianze, à OsoXoyoç, en conversation avec Tempereur Théodose, 
tous deux debout; l'empereur en habits impériaux, c*est-à-dire la couronne en tête, une 
tunique d'or brodée de pierres précieuses et un manteau de pourpre à grandes rosaces 
noires. Auprès de Tempereur, sou trône surmonté d'un dais qui rpeose sur les têtes de 
quatre aigles. Derrière lui, deux officiers en costume civil, portant l'épée dans le four- 
reaUy sur l'épaule gauche, et par la pointe. 

T Grégoire, suivi d'un groupe d^amis (douze ou quinze), s'avance sur un rivage, 
vers un bateau à voiles que montent trois matelots. 

Folio 264, vo. Texte, Oraison XL : In sanctum baptùma. Xbïç t^ Xa|;.î:p5 tûv 9(ï>tûv.... 

Deux scènes superposées, dont la première est subdivisée en trois compartiments 
et semble être un commentaire de cette phrase du commencement du texte : « Triplex 
» nativitatis genus agnoscit Scriptura, 
» primum ex corporibus, alterum ex bap- 
» tismo, et tertium ex resurreclione. » II 
est d'ailleurs question plus loin du 
buisson ardent de Moïse, d'Ëlie t>i igneo 
curru raptus et de la vision de saint 
Paul. Vers la fin (p. 667) : « Nemo 
pure et perfecte ex .>Egypto excedit nec 
exterminatorem fugit. » 

Peintures : l** a. Moïse se baissant 
pour ôter ses sandales devant le buisson 
enflammé au milieu duquel se lient, 
non pas Dieu le Père, mais un ange 
qui parle pour lui. — 6, Paul aux portes 
de Damas. 11 est à genoux, les yeux fer- 
més; le buste de Jésus est au ciel, dans 
un médaillon au-dessous duquel est 
écrit : SAYAE, SAYAE, Tï ME 
AIÛKEIS {Actes, IX, 4). — c, Élie mon- 
tant au ciel sur un quadrige, char et 
chevaux rouges, et laissant à Elisée son 
manteau. 

2<> Le passage delà merHouge. Les 
Israélites viennent de passer. La colonne 
de feu est devant eux; une danseuse 
(Miriaro), agitant les crotales au-dessus 
de sa tète, vient ensuite et exprime la 

joie des Hébreux sauvés ; Moïse est sur le rivage, au milieu d'une troupe de Juifs, 
et touche légèrement d'une baguette les premiers rangs de l'armée égyptienne, 
que la mer engloutit. Il est en longs vêtements blancs, comme un philosophe grec ; 
à sa gauche est un jeune homme (Aaron) effraye du désastre des Égyptiens; au-dessous 
d'eux se débattent dans les fiots une foule de chevaux et d'hommes, au milieu desquels 
se dresse Pharaon sur son quadrige, dont il ne reste que le timon doré, avec deux che- 
vaux blancs montrant leur croupe et un cheval jaune élevant sa tête hors de l'eau. Le 
roi, nimbé aussi bien que Moïse, est courbé en deux comme sous le fardeau de son 
malheur. Sa main gauche, la seule partie de sa personne qui se distingue encore, et son 
écharpe de pourpre qui voltige, sont d'un très habile pinceau. Ouvrage de notre « main 




FiG. 16(1*264;. 



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78 IX' SIÈCLE (N« 510). 

médiocre », dit M. Waagcn. Mais je ne crois pas à sa distinction des deux mains. Sans 
doute plusieurs mains peuvent avoir travaillé à ce volume, mais chacune peut avoir ses 
bons et ses mauvais jours, et il me paraît inexact d^attribuer tout le meilleur à un pre- 
mier artiste et tout le moindre à un deuxième. Cette page, malheureusement très dété- 
riorée, était, je pense, une des plus belles du volume. Pharaon presque effacé, Moïse, 
le jeune homme et la danseuse, sont encore très beaux. — Conf. ci-après p. 113. 

Folio 285 r°. Texle, Oraison XLII : Semnda in Pascha. 'Eirl xfjç 9uXa)c9jç (xou.... — 

Je n'aperçois pas de rapport entre la peinture et le 
texte. 

Peinture à pleine page, portant dans le haut 
pour inscription : SHMEPON SÛTHPIA TÛ 
KOIMQ. Le haut de la page est occupé par le 
ciel, au milieu duquel apparaît dans une ellipse à 
fond vert, ressortant sur le bleu de l'espace, un ange 
debout et nimbé, à deux longues ailes de pourpre^ 
velu d'une tunique d'azur et d'un manteau jaune 
clair, portant de la main gauche une longue ba- 
guette, et levant la droite comme pour bénir. A ses 
côtés, dans le ciel et ayant les étoiles sous leurs 
pieds, sont une douzaine d'anges plus petits, égale- 
ment d'une jolie exécution, mais plus qu'à moitié 
enlevés ou écaillés par l'injure du temps. 

Au-dessous de ce ciel est la terre, où Ton voit 
quatre personnages plus grands que les anges, parce 
qu'ils sont plus rapprochés du spectateur. Ce sont, 
d'un côté, sainte Hélène dans toute la richesse du 
costume impérial, et soutenant de ses deux mains 
un petit rocher blanchâtre, sur la face extérieure du- 
quel on distingue une porte ou une ouverture rectan- 
gulaire, ce qui représente probablement le saint Sé- 
pulcre; à la droite de l'impératrice est Marie Made- 
leine, vêtue de jaune, levant au ciel des yeux dé- 
solés et portant de la main gauche un petit seau de 
métal, qui est le vase de fiel et de vinaigre, et qua- 
tre larges clous ; de la main droite, la lance et le 
bâton terminé par une éponge. A gauche de sainte 
Hélène, mais à distance, est un jeune homme à 
figure angélique, enveloppé de vêtements de couleurs 
azur, or et rose, qui montre du doigt l'ange du 
salut ; lui-même est nimbé, mais n*a point d'ailes. 
Est-ce Jésus? Est-ce quelque personnage allégo- 
rique ? Son nom était probablement écrit au-dessus ou auprès de la tête, mais le fond 
(vert) de la scène est complètement enlevé à cet endroit. Sur son épaule gauche s'appuie 
un viciUard beaucoup plus petit que lui, en costume ecclésiastique blanchâtre, orné de 
quelques croix, portant un riche codex sur le bras gauche, et qui parait être saint Gré- 
goire de Nazianze. Cette page tout entière est encore magnifique, bien que très détériorée. 
Folio 301 r\ Texte, Oraison XI. IV : In sanctam Peniecosten. UzpX Tfj; kop':f^<; ppa/éa... 
Peinture à pleine page. La descente du Saint-Esprit. La page est occupée du bas 
jusqu'en haut par un système de décora'inn architecturale, comprenant au sommet un 
cercle d'où partent des rayons lumineux accompagnés chacun d'une langue de feu, et 




Kn;. 17 (f»aiO,. 



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IX' SIÈCLE (N« 510;. 79 

vers le milieu une plate-forme en hémicycle. Au centre du cercle est un trône d*or sur 
lequel est un coussin de pourpre; sur le coussin repose un codex, et sur le codex est 
perchée une colombe. Les apôtres, atteints chacun à la tète par les rayons lumineux, 
sont assis en demi-cercle sur la plate-forme, au-dessous de laquelle, c'est-à-dire dans 
la partie inférieure de la page, à droite et à gauche, deux groupes d*hommes richement 
vêtus, représentent le peuple. Ces deux groupes, malheureusement fort détériorés, 
portent leur nom écrit auprès d'eux; Fun <I>YAAI, les tribus, les nations; l'autre 
FAÛSAI, les langues diverses. 

Folio 310 v% Oraison LI : Ad Cledonium presbitomm epistola jirima. BouXojjLeOa [xaGeïv 
Tt; T^ xatvoTOfJiia.... Cette oraison roule en entier sur les actions et la gloire du Christ. 

Peinture : deux scènes superposées, grossièrement faites, mais avec largeur et 
facilité. 

1* Le Christ guérissant divers malades et impotents. Ils nous donnent (voy. fig. 17) 
la physionomie des pauvres gens de Byzance. — 2" La femme adultère. Le flguier 
desséché. 

Folio 316 r®, Oraison LU : Ad Cledonium episcopum epistola secunda. 'Exeiô^j ttoXXoI 

TTpOOlOVTEÇ T5 Ofj ZÙXoLÔzia 

Suite du même sujet, et contre Thérésie d'ApoUinarius. 

Peinture : deux scènes soperposées. 

1° Jésus guérissant des aveugles. Jésus et la veuve (dg. 18, à notre p. 80) qui met 
deux oboles dans le tronc des pauvres (Luc, XXI, 2 et 3). Ces deux scènes, assez gros- 
sièrement traitées, sont des mieux conservées de tout le volume. Au contraire, celle 
d'au-dessous est des plus dégradées. 

2® Le paralytique présenté à Jésus à travers le toit de la maison (Luc, V, 18). Jésus 
au lit d'un malade. 

Folio 332 v°. Oraison XVIIl : In laudem S, Cypriani martyris, MocpoO Kuicpiavôç ôi|- 
«puygv... 

Deux peintures superposées relatives à la vie de saint Cyprien, évèque de Carthage 
décapité en 258. » 

P Dans la partie supérieure, une pauvre femme, nimbée, invoque le Christ, dont 
on aperçoit le buste au ciel dans un médaillon, tandis que de l'autre côté Cyprien siège 
au milieu d'une riche architecture et entouré d'insignes païens, derrière lesquels voltige 
un diable ailé. Il est assis sur un cube à marchepied, vêtu ou plutôt dcmi-vêtu, car il a 
la poitrine et les bras nus, d'une draperie gris blanc, tenant un volumen dans la main 
gauche et avançant la droite vers un bassin d'or rempli d'eau, de laquelle émergent 
deux statuettes en or ou dorées. Derrière lui sous un édicule à quatre colonnes, est une 
statuette de femme, plus grande ; à sa droite, sur une table haute, est une sphère qui 
semble être le globe céleste ; à ses pieds est une élégante seille (sitida, scriniuniy xiôcôtiov), 
pleine de volumina. Cyprien, martyrisé comme chrétien en 258, avait été d'abord un 
grand docteur parmi les païens, et une fois converti, écrivit entre autres œuvres un 
traité contre les Idoles. (Voy. la fig. 19, p. 81.) 

2*^ Cyprien agenouillé devant le bourreau, qui tire énergiquement son glaive. 
Cyprien cuisant, les bras étendus, dans une sorte de grande urne en terre grise, AFIOS 
KYnPIANOS [EN T]Û AEBIITl, sous laquelle brûle un grand feu. Plus loin, un 
creux circulaire pratiqué en terre, dans lequel flambent des volumina, au-dessous des- 
quels on lit : XAPTAl MATIKOl IZOMENOI, chartœmagicœincensœ. Enfin, à l'angle 
inférieur, à droite, est le baptême de Cyprien, célébré par un prêtre (le prêtre Caecilius) 
en étole, tunique blanche et manteau marron.. Dans le fond est un grand édifice, proba- 
blement une église chrétienne primitive ; comme derrière les deux scènes précédentes, 
figurent les bâtiments élevés d'une villa. 



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«y IX* SIÈCLE (N»5I0). 

Folio 340 r». Texte, Oraison XXII : In Maehabœorum laudem. Ti àï ol Maxxa6aToi... 
Peinture à pleine page, divisée en neuf compartiments rectangulaires : 3, 3 et 3. 
1» Le premier compartiment, à gauche du spectateur, représente le roi Antiochus 
séant sur son trône, ANTIOXOS BASÏAEYS. Devant lui est le vieux scribe Éléazar, 




FiG. 18 (f 316), 

d'abord maltraité par les gens qui Tout fait prisonnier (ils lui tirent les cheveux), puis 
flagellé ou plutôt bàtonné (Mach,, liv. II, versets 29 et 30). 

Les sept tableaux suivants représentent les sept enfants martyrs sous Antiochus. 
— Épiphane et leur mère (Mach,, II, ch. vu) subissant différents supplices, savoir : 



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IX* SIÈCLE (N* 510). 81 

{ ' Pendu par les pieds et déchiré par des crocs de fer avec lesquels deux bourreaux 
cherchent à lui arracher les omoplates. — 2" Suspendu dans le vide, les pieds et les 
mains attachées à deux poteaux et bâtonné jusqu'à la mort par un bourreau, pendant 
que l'autre le soutient par-dessous la poitrine. — 3° Attaché en demi-cercle à la circon- 




FiG. 19. 

férence d'une roue que deux bourreaux font tourner au moyen de cordes, et qui côtoie 
dans rhémisphère de sa rotation un demi-cercle fixe oii le corps attaché se déchire à 
des pointes de fer. — 4® Tué à coups de pioche. — 5° Étouffé par une poutre que deux 
bourreaux appuient sur sa poitrine ^, tandis qu'un troisième lui soutient la tête. Plusieurs 

1. Ce qui rappelle la mort infligée par Frédégonde au comle Leudaste; Grég. de Tour», Hisl. VI, 3î. 

11 



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82 IX* SIKCLB (N* 510). 

des bourreaux figurant sur cette page ont la même tunique rouge que nous avons déjà 
remarquée, avec une bande d'étoffe légère, bleue ou violette, sur la poitrine. (Voyez 
Thomme du peuple, f® 310 v°.) — 6» Suspendu en Tair (probablement empalé), les 
jambes écartées et les pieds attachés aux mains, pendant qu'on le brûl^ en dessous. — 
7** Écrasé entre deux poutres serrées longitudinalement Tune contre Tautre. — Dans le 
huitième et dernier de ces tableaux, on voit couchée au milieu d^un grand feu une femme 
qui est la mère, et à laquelle le peintre donne le nom de Solomoné, H AFIA 10 AO- 
MONH, quoiqu'elle ne soit pas nommée dans TÉcriture sainte, mais seulement dans le 
Menologium Grœcorum,8iU T' août; le faux Joseph (Josipponben Gorion) la nomme Anna. 
Le peintre s*est abstenu de donner aucun nom aux enfants. 

Folio 347 V". Texte, Oraison XXIII ; In laudem Heronis phUosophi Alexandrini. Tôv 
^(Xoao^ov éiuaivécofxai... 

Le premier feuillet manque, et le texte commence aux mots : jjlùôwv xal Tâ^pwv ipyo- 
|xévr)v... — Je n'aperçois pas Thistoire, pas même le nom de Samson dans ce texte, qui, 
par conséquent, ainsi qu'on va le voir, ne répond pas à la peinture. Dans Toraison XXI 
(p. 389 de l'imprimé), il est fait allusion aux cheveux de Samson. 

Peintures. Trois scènes superposées, dont les deux premières sont consacrées à 
l'histoire de Samson. 

1. Samson terrassant avec la mâchoire d'âne l'armée des Philistins. On aperçoit 
huit Philistins, dont deux à terre. Le dessin, la pose, le costume de Samson abattant 

un des ennemis, ressemblent d'une manière remar- 
quable à ce qu'ils sont pour le David terrassant le 
lion, dans le manuscrit ci-après 139, f 2. — Samson 
s'abreuvant à la mâchoire. 

2° Samson dormant sur les genoux de Dahlila, 
qui lui coupe les cheveux*. — Samson étant amené 
au milieu d'un groupe de Philistins et debout, l'un 
d'eux lui enfonce im long couteau dans l'œil. — 
Samson, aveugle et placé sous une arcade au- 
dessus de laquelle ^'élèvent de riches bâtiments, 
embrasse des deux mains les deux colonnes à chapiteau d'or sur lesquelles l'édifice 
repose, et qu'il va renverser. Dans toutes ces scènes, dans la dernière surtout, 
Samson est représenté comme un jeune enfant, un adolescent tout au plus, rempli de 
grâce et de douceur. 

3"* Gédéon debout, écoutant la voix de Dieu, et ayant à ses pieds la toison, IIOKOl, 
qui lui a servi à consulter la volonté divine {JugeSy chap. vi, versets 37-40). — Isaïe à 
genoux et agitant ses bras, tandis que deux bourreaux lui scient le crâne. 

Folio 35o r**. Texte, Oraison XXIV : In Mjyptiorum episcoporam adventam. Toù; 
dtic' AifJTzo\) irpoaçôéy^ojjLai... 

Peinture à pleine page: Le deuxième concile, ilïXOAOS AEYTEPA. Au fond 
d'une vaste salle, entre deux massifs d'architecture rose ressemblant à deux arcs de 
triomphe, est un trône d'or drapé de pourpre, sur lequel gît un grand codex in-folio 
ouvert, la Bible. A gauche du trône et au-dessous est l'empereur Théodose, assis et 
revêtu de ses habits impériaux; son nom, BEOAOSIOS, est inscrit près de ses pieds; 
à sa gauche, et derrière lui, est assise une foule représentant les Pères de l'Église, et 
en face, de l'autre côté, siège de même une foule semblable. Seul enlre tous, l'empereur 

1. Presque tous les visages d'homme, dans notre manuscrit, ont ainsi deux petites mèches de cheveux 
sur le front. La môme particularité se remarque dans un psautier grec ( x* siècle) de Moscou qui vient 
d'élrc Tobjet d'un travail de M. le prof. H. P. Koadakof ^A/»nûi(or» greicheskoi psalliri IX viékai Moscou, 
<878, in-4% 32 p. et 16 pi ). 




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IX* SIÈCLE (N* 510). 83 

est nimbé. On peut compter dans le premier groupe sept prélats entièrement dessinés et 
à peu près un même nombre derrière, auxquels on ne voit que le sommet du crâne ; ceux 
qui forment le groupe à la droite du trône sont à peu près autant. Au-dessous de pes 
derniers, tout à fait dans Tangle inférieur de la page, est un personnage en robe bleue 
et manteau rouge, un genou en terre, levant les bras dans l'attitude de Tétonnemcnt et 
de la crainte. A côté de lui, au centre de Thémicycle formé par Jes gradins sur lesquels 
siègent les Pères du concile, est une table ou plutôt un bloc carré en pierre sur lequel 
est posé un codex entre deux volumina; ce sont vraisemblablement les ouvrages de 
l'homme agenouillé que le coucile condamne, et dont le nom se lit auprès de lui : 
MAKEAONIOS, Thérésiarque Macédonius. Très belle scène, malheureusement fort 
détériorée par Téraillement des peintures, et de plus, par une déchirure qui a emporté 
la plus grande partie du bas de la page '. Cette page a été gravée avec beaucoup de soin, 
mais sans exactitude de détail, dans Touvrage de Banduri : Imperium Orientale sive Anti- 
quitatesConstantinopolitanœ (PeLvis^ i7il, 2 vol. in;-fol.), t. II, p. 937. 

Folio 360 r>. Oraison XIII : De Puce. 'Eipif^vr) ^iXir^ tô yXuxO xal irpayjjia xal ^vojita. — 
Le texte ne fait point mention de Noé ; mais, roulant sur la paix, il est en harmonie avec 
la peinture, qui représente la colombe mise hors de Farche pour aller voir si la paix de 
Dieu est établie sur la terre. 

Peinture : Deux scènes superposées. — 1* Noé construisant son arche. On ne voit 
plus qu'un coin de la charpente ; le reste de la peinture a été enlevé à coups de ciseaux. 
— 2^ L'arche. On voit la main de Noé passant par une fenêtre pour mettre la colombe 
en liberté ; cinq cadavres flottent sur l'eau. Ils ont le même costume rouge à poitrine 
verte, ou vert à poitrine rouge, remarqué ci dessus, f°" 310 et 340. 

Folio 367 v«. Oraison XXIV : Ad Arianos. FIoO ttoté étaiv ol tyiv icevCav.... 

Trois peintures superposées. 

i*^ Les orthodoxes fuyant dans un bateau devant les Ariens. Ils sont- au nombre de 
cinq, sous la conduite d'un prêtre; le bateau est à rames, et n'a qu'un seul mât garni 
d'une voile triangulaire. 

2*^ Les Ariens renversant les autels des orthodoxes. Un groupe d'une douzaine 
d'individus armés de pioches et de torches incendient, depuis le sol où ils marchent, les 
toitures des maisons et d'un clocher. Une église entourée d'habitations et ayant à Tex- 
térieur, comme dépendance, un autel placé dans une enceinte particulière. 01 APEI A- 
NOI KATASTPEa)ONTES TA BYSIASTHPIA fûN OPeOAOEûN. 

3^ Deux soldats cuirassés traînent par des cordes attachées â son cou un vieillard 
dépouillé de tout vêtement : 01 APEIANOI SYPONTEL AFION TEPÛNTA 
OPBOAOEON. 

Folio 374 V». Oraison III : Àdversus Julianum imperatorem prior, 'AxoOcaTS TaOTa 
irdvTa... 

Troi-s peintures superposées relatives â Julien l'Apostat, et accompagnant la pre- 
mière des deux Orationes invectivœ de Grégoire contre cet empereur, numérotées III et IV, 
d'après Fabricius {Biblioth, grœca, édit. Harlès), et commençant par les mots ci>dessus. 

4^ Julien sortant d'une tour ronde et entraîné comme malgré lui par un prêtre 
païen vers une grotte ouverte sous un tombeau, et dans laquelle on voit une foule de 
démons noirs et ailés qui s'agitent en lui ouvrant leurs bras. 

2"^ Julien sacriûant aux idoles. Conduit par le même prêtre, Julien, suivi de deux 

1 . Banduri avait pu voir à la place où est celte déchirure un détail dont il ne reste plus trace aujour- 
d'hui: fin ima parte tabcllac habetur Macédonius,» dit-il. Il ajoute : « Ex allcra vero parte nomen tantum 
Apollinaris heresiarchœ scriplum cernitur; efflgies non comparet, cum pars illa folii conscissa sit, qui 
quidem ambo in eadem secunda Synodo cum suis erroribus proscripti fùere.» En 1711, Banduri n'avait plus 
trouvé la figure d'ÀpoUinaris, mais son nom seulement; aujourd'hui le nom, à son tour, a disparu. 



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b% W SIÈCLE (N" 510). 

officser, dont l'un porte la lance et le bouclier, assiste à rimmolation d'un taureau par 
le sacrificateur. A droite, un autre taureau brûle devant Tautel, 
au sommet duquel s'élève un groupe de statues d'or * (voy. fig. 22-). 
On aimera comparer avec cette peinture les traits exacts de Julien, 
que nous donne une monnaie du Cabinet du Roi (fig. 21). Voyez aussi ses 
deux statues de marbre exécutées de son temps, et conservées aujour- 
d'hui aux palais du Louvre et des Thermes. 

Folio 409 vo. Oraison IV. In JuUanum invectiva secunda, Outo; 
[JL£V 5fj TCiv éjJLOv X6y(ov... 

Trois peintures superposées relatives de nouveau à l'empereur Julien, et accompa- 
gnant le deuxième discours diffamatoire de Grégoire contre lui. 

1® Julien en cuirasse d'or, monté sur un cheval blanc, la lance au port d'armes, 
suivi d'une troupe de cavaliers casqués, portant au bras droit de petits boucliers ovales, 
s'avance vers un pont de pierre à trois arches qui conduit à une ville, probablement 
Gtésiphon (voy. §§ 9 et 10 de l'oraison), entourée d'une muraille quadrilatérale, aux 
angles de laquelle s'élèvent des tours rondes. Sous les murs de la ville, au bord de la 
rivière, est un parti d'infanterie persane attendant l'armée romaine. On ne voit point 
aux Perses d'arme offensive, mais ils portent de petits boucliers en carré long, et sur la 
tête un bonnet blanc sphérique à deux bandes roses, exactement comme les mages du 
f* 137 et le Daniel de notre p. 86. 

2^ La foule idolâtre, touchée par les miracles, allant à la suite des prêtres chré- 
tiens, adorer dans leurs églises et se faire baptiser (Orat. II, tnJiUianumy^ 7). Une église 
chrétienne avec l'autel placé devant la porte et au dehors de l'édifice, comme au f* 367. 

3* La mort de Julien. 11 est renversé à terre ; son cheval s'enfuit au galop pendant 
qu'un cavalier accourant derrière eux perce l'empereur de sa lanco. On lit au-dessus 
delascène: lOYAIANOS cDAZOMENOS YOO TOY ATIOY MEP(KOYPIO)Y. 
Saint Mercurius est bien connu ; mais Grégoire ne le nomme point. 

Folio 424 V**. Oraison XXX : In electione Eulalii Doarénsium episcopi, AéÇaaôe tov /ifjLé- 
Tcpo; Xoyov... 

Ce texte contient quelques vagues allusions à Jéricho et à Moïse. 

Peinture : Trois scènes, superposées, accompagnent l'oraison de Grégoire inti- 
tulée : de la consécration de l'évèque Eulalius. 

1° Josué avec deux groupes de soldats qui en sonnant de la trompette font écrouler 
les murailles et les tours carrées de Jéricho. 

2° Moïse consommant la défaite des Amalécites, en tenant élevés vers le ciel ses 
deux bras que soutiennent Aaron et Hur. Dans le groupe des cavaliers israélites est un 
homme maniant la lance d'un mouvement excellent et « digne de l'antique », dit avec 
raison M. Waagen. 

3' Grégoire de Nazianze écrivant auprès d'un monument qui semble être une église 
chrétienne. 

Folio 426 v» Oraison XXXVIl. Sur la prédication de l'Évangile. Treize peintures. La 
première, en bande horizontale, représente Jésus avec six apôtres à sa droite et six à sa 
gauche, auxquels il dit : « Allez et prêchez le monde». Les douze autres peintures sont 

1. Savoir une statue de femme couronnée et derrière elle deux statues de jeunes hommes sans mains, 
qui rappellent ce passage d'un auteur byzantin rapporté et commenté dans les Notices et extr. des mss. 
de la BibL du Roi, t. I, p. 539 : « Le Palladium éUiit forme de deux figures de jeunes gens armés qui 
étaient sans mains, etc. » 

2. Nous avons été obligé de la réduire à environ 2 centimètres de moins sur la longueur qu'elle n'a 
dans roriginal. La figure 15 est aussi réduite d'un tiers en hauteur. Tout le resto est de dimensions exactes, 
Nous indiquerons les cad où il cl serait autrement. 



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86 IX* SIÈCLE (N» 510). 

distribuées en douze compartiments dans chacun desquels un apôtre assisté d'un disciple 
baptise un nouveau chrétien. Ces derniers sont tous sans exception plongés dans Teau 
jusqu'aux épaules; chacun a sa cuve baptismale, laquelle est ou cylindrique, ou carrée, 
ou quadrilobée ou cruciforme. Le dernier baptisé est un nègre, ainsi que le disciple 
aidant à son baptême. Aucun autre détail ne se voit dans ces douze petites peintures qui 
sont d'ailleurs très détériorées. 

Folio 435 vo. Page divisée en quatre tableaux accompagnant le traité de Grégoire : 
nPOS EYArPlON MONAXON, commençant par: Scpoôpà CE eau(xàCw...(Orais. XLV). 

1** Daniel dans la fosse aux lions, priant les bras levés au ciel, entre deux lions qui 
rugissent à ses pieds. Derrière lui se tient un ange ailé, la lance en main; et un autre 
ange, plus jeune, descend du ciel lui apportant sur son épaule gauche une corbeille de 




FiG. 23 (r 435). 

pains; il a dans sa main droite une amphore. Daniel, jeune, beau, nimbé, est vêtu d*une 
tunique à pointe tombant par devant et coiffé d'une calotte blanche à double raie, sem- 
blable à celle des mages, ci-dessus f 137. 

2° Les trois jeunes hommes dans la fournaise ardente^ vêtus et posés identi- 
quement comme Daniel. Un bel ange plane au-dessus d'eux. 

3"* Le roi Manassé en prière devant un taureau. 



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IX* SIÈCLE (N» 510). 87 

4** Le prophète Isaîe consolant le roi Ëzéchias malade, lequel repose en costume 
royal sur un lit splendide. 

Toutes ces scènes, point trop endommagées, sont belles de dessin et de couleur. — 
Ëzéchias et le lit sur lequel il est couché sont reproduits par Willemin (Monum. inéd.). 

Folio 438 1?". Scène magnifique, peinte à pleine page et encadrée dans une bordure 
d'ornements en or imitant la bijouterie et formant un ovale de 37 centimètres de 
haut sur 2o de large. Elle accompagne la XLVII* oraison de Qrégoire, intitulée : 
Significatio in Ezechielem, No|x(îofji£v tov àvôpwîrov... 

Au sommet de Tovale, sortant des nuages à Theure du soleil levant, plane la main 
de Jéhovah. Au-dessous, à sa droite, est le prophète Ézéchiel ayant cette fois avec lui 
Tarchange Michel (ô aTpaxYjyoç est en partie lisible au-dessus de sa tête) qui. représen- 
tant, selon la pensée du peintre, la voix de Dieu sur la terre, dit à Ézéchiel en lui 
montrant une plaine couverte d'ossements humains, qu'à ces débris il rendra la vie. 
£t en effet, Ézéchiel, dans sa vision représentée aussi parle peintre, les voit se mouvoir, 
se joindre, se couvrir de chair, puis marcher. C'est le chapitre xxxvii des prophéties 
d'Ézéchiel ; la peinture représente toutes les scènes que décrivent les onze premiers 
versets de ce chapitre : Ossa anda^ audite verhum domini, Hœc dicU domimis ossibtts istis. 
Ecce ego affero super vos spiritum vitœ.., La peinture montre les os épars dans le lointain, 
puis plus proches les uns des autres, puis devenant de pâles figures qui marchent dans 
le clair obscur et s'avanconl encore enveloppées de leurs linceuls vers une ville dont les 
bâtiments splendides se découvrent peu à peu sous les pieds de Fange et du prophète. 
Je veux dire que c'est le spectateur dont l'œil étonné découvre peu à peu ces détails, 
car au premier abord il est attiré par l'éclat qui règne vers le ciel orangé, surtout dans la 
lumière brillante des vêtements bleus et roses du prophète ainsi que dans la lumière 
tamisée de la personne blanchâtre de l'archange. Toute cette peinture est d'une habileté 
consommée et en même temps d'un grand charme. C'est la peinture antique aussi belle 
que nous l'ait conservée aucun autre monument. 

Elle est très bien reproduite en chromolithographie dans VHistoire des ans tndustiiels 
de Labarte, t. II de l'album, p. LXXXI. Dans le texte du même ouvrage, t. III, 
p. 34-46, est une description des ornements de tout le manuscrit îilO. 

Maintenant il faut observer que ladite peinture n'est nullement d'accord avec le 
texte qu'elle accompagne. C'est, comme il vient d'être dit, une mise en œuvre artistique 
du chapitre xxxvud 'Ézéchiel ; or le texte de Grégoire: Significatio in Ezechielem, est un dis- 
cours sur le chapitre P'' du prophète ; il n'y est point question des ossements vivifiés, 
mais seulement des quatre animaux symboliques : l'homme, le lion, le bœuf et l'aigle. 
Cependant la peinture a bien été faite pour le volume, car le fragment de texte écrit au 
dos est de la même main que le reste. 

Folio 440 r'^. Trois peintures superposées accompagnent la paraphrase de Grégoire 
sur l'Ecclésiaste : Ta hz X^yst SoXofxûv..., et paraissant n'avoir aucun rapport avec elle. 
En effet, cette paraphrase tout entière ne contient que de vagues déclamations de 
morale, tandis que les peintures, fort médiocres d'ailleurs, représentent: 

i° Constantin le Grand en babils impériaux, endormi sur un lit d'or incrusté de 
pierres précieuses et couvert d'une étoffe de pourpre. Derrière lui trois soldats debout, 
avec la lance et le bouclier, et vôtus de tuniques bleu clair. 

2" Constantin monté sur un cheval blanc au galop et transperçant de sa lance, 
mince et longue, Maxence qui tombe dans la rivière près d'un pont. Quatre cavaliers 
ont traversé le pont et s'enfuient dans la même direction que lui. Au ciel, dans un cercle 
vert, une croix grecque en or sur laquelle on lit : 'EN TOYTû NIKA. — Cette 
scène est gravée dans Banduri, t. II, p. 632. 

3° Hélène, mère de Constantin, assise sur un trône. Elle porte sur la tète une cou- 



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88 IX- SIÈCLE (N« 510j. 

ronne fermée, ses cheveux sont retenus par des bandeaux de perles, son vêtement est 
une longue robe de pourpre à parements d*or; dans sa main gauche elle tient un globe 
d'azur et de la droite elle donne des ordres à un groupe d'hommes debout à côté d'elle. 
Derrière son trône se tiennent deux officiers (spathaires?) qui au lieu de la lance et du 
bouclier qu'ils ont quand ils sont auprès de l'empereur, portent sur l'épaule gauche une 
épée, dans son fourreau, qu'ils tiennent par la pointe. Un peu plus loin, Hélène, debout 
et dans le même costume, surveille l'exécution de ses ordres : quelques hommes déter- 
rent la vraie croix enfouie dans la terre. Constantin et Hélène sont nimbés, mais d'un 
simple cercle d'azur et non plus d'or comme d'ordinaire (gravé dans Banduri, II, 632). 

Folio 452 r«. Oraison intitulée : rPHPOPIOY nPEÏlBYTEPOY EIS T. BION 
TOT AriOY rPHFOriOY TOY eEOAOrOY.SuyxaXet jjièv '>^[Ldiç,,. 

Trois peintures superposées représentant diverses scènes de la vie de saint Grégoire 
de Nazianze. 

1° Saint Grégoire s'embarque. Il débarque à l'autre rive. Chaque fois il est monté 
sur un bateau à voile et accompagné d'un ou deux matelots de moitié plus petits que lui. 

2<» Consécration de saint Grégoire à la prêtrise ou à l'épiscopat. Il est debout au 
milieu d'une enceinte, semblable à celle que l'on voit au f° 367, si ce n'est qu'au lieu de se 
présenter latéralement à l'église, elle semble en être l'atrium. Auprès de Grégoire, on lit : 
BEOAOrOS XEÏPOTONOYMENOS. Il s'incline pendant que deux autres prêtres 
soutiennent la Bible au-dessus de sa tête. En dehors de l'enceinte et devant la porte est 
un groupe d'hommes portant des torches allumées. Du côté opposé est une croix monu- 
mentale en pierre se dressant au sommet d'une colonne drapée. — Banduri (t. II, 
p. 632) a gravé élégamment cette scène. 

3** Mort de saint Grégoire. Il est couché tout habillé sur un massif cubique de 
marbre sculpté où le déposent deux religieux qui le soutiennent l'un par la tête, l'autre 
par les pieds, tandis qu'un prêtre s'approche l'encensoir à la main ^. 





rrcv 




Fie. 



(f» 287). 



Fie. 26 (r»250). 



FiG 24 (r-35). 

Les peintures de ce manuscrit ne forment pas une décoration distincte et séparée de 
l'œuvre du caUigraphe, car à partir du f* 67 elles sont toutes ou presque toutes, même 



1. Voyez aussi dans les .4 //s somptuaires par Hangard Maugé (Paris, 1857-58, 4 vol. in-4% t. I, p. 56), 
quatre plan^ihei qui reproduisent en lithochromic saint Grégoire de Nazianze (P 71 ci-dessus), la femme 
de Job ((* 71), la fille de Jaïrus (f 143), et l'impératrice Hélène (f» 285), quoique dans toutes ces planches 
il ait été donné trop de place a l'arrangement de fantaisie. Celle qui représente la femme de Job a fourni 
à M. EUni. Le Blanl {Revue archéolog., 1860) l'occasion d'un savant article sur la foi des anciens à la vie 
future. L'édition des Œuvres de saint Grég. de Nai.y donnée par les bénédictins (Paris, in-f», 1778), contient 
{Prœf., p. xi-xii) une brève description du ms. 510, principalement du texte. 



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IX* SIÈCLE (W 510). 89 

celles à pleine page, exécutées sur Tun des côtés de feuillets écrits derrière. La déco- 
ration calligraphique du volume est cependant extrêmement inférieure à Tautre. En têle 
de chaque discours est un fronton ou bandeau carré occupant le haut de la première 
colonne, et dans Tintérieur duquel est inscrit le titre du discours en lettres capitales sur 
fond d*or ; autour du carré règne une bordure de fleurettes, le tout trè grossier. L'ini- 
tiale d'en tête, qui vient à la suite, est du même goût trivial et négligé (Voy. nos pages 
63 et 88)^ lequel se montre encore davantage dans les initiales plus petites et plus sim- 
ples qui suivent la première régnant sur les marges dans tout le cours du volume. Il y 
en a 408 sur les 100 premières pages, et environ 1150 dans le reste du volume. Ce sont 
de larges et épaisses majuscules, lourdement peintes en noir et or, quelquefois garnies 
de rangs de perles et quelquefois aussi, mais rarement, munies de quelque appendice 
décoratif, tel qu'une feuille en fleurette; plus rarement encore y voit-on quelque oiseau 
(P* 56, 61,158,319), un serpent (f* 316); mais les en forme de poisson (f»* 6, 14, 16, 
18, etc.) y abondent. Enfin les premiers discours se terminent par une ligne noire plus 
ou moins ondée ou feuillagée. Un d'eux finit par un oiseau, une sorte de paon, et le dix> 
neuvième discours s'arrête en précédant, au bas d'une page, l'incipitque voici : 




0FCTOyC\O 

roycKÀi 

eiCTÔN 
TIÎN 




FCC. 27 (r» 143/. 



12 



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90 IX* SIÈCLE (N* 923). 



VI. — N° 923. Lieux communs bibliques. 

Écrilure onciale pcDchéc; -* ix« siècle. 394 Teuill. à 2 col.; — Hauteur 0,356, lar(;eur 0,265. — 
Vieille reliure du XV* siècle, veau brun, gaufrée, à fermoirs. 

Le Catalogus mss, Bibliothecœ regiœ (1740) intitule ce volume : Loci communes é sacra 
Scripturay et en décrit ainsi les ornements : « Ad marginem conjectœ Patrum qui ibi 
x> laudantur imagines, rudi tamen manu parumque perita delineatœ. » 

L'ouvrage se compose, en effet, de fragments de la Bible ou des saints Pères, groupés 
suivant le rapport qu'ils offrent avec une série de matières dont la liste est au commen- 
cement du volume, écrite en lettres capitales, qui forment alternativement une ligne 
rouge et une ligne noire. Les premiers feuillets du texte, probablement trois, ont été 
coupés ou arrachés; on le voit en comparant ce qui reste avec la table, et cette lacune a 
emporté les six premiers chapitres de Fouvrage, plus le haut de la rubrique du sep- 
tième. Le reste ne paraît pas avoir subi de détérioration jusqu'à la fin, laquelle se trouve 
au sommet de la 2* colonne du f 394 v°. 

L'ouvrage est donc divisé par chapitres, et chaque chapitre est subdivisé en autant de 
fragments qu'il y a d'extraits. En tête du chapitre est une rubrique indiquant le contenu, 
en capitales noires sur un quadrilatère d'or bordé d'une ligne de vermillon. En outre, 
une autre rubrique, absolument de même forme, mais naturellement plus petite, est 
placée en tête de chaque extrait. Celle-ci contient seulement le nom de l'auteur à qui 
l'extrait est emprunté : ÛGH nPO<ï>.; — TOY ATTOY; — MIKAI nPOO; — 
AMOG riPOOHTOY, etc. Dans le volume tout entier ne se trouve pas un seul orne- 
ment d'autre genre mêlé avec le texte, et pas une seule initiale ornementée. 

C'est sur les marges^ l'extérieure et l'inférieure , que l'ornementation abonde. 
Celles-ci sont chargées de portraits en buste des auteurs de qui les extraits sont tirés. 
On comprend ce que ces portraits peuvent être : nous appelons ainsi des têtes sans 
caractère jetées sur les marges à peu près au hasard. Prenons pour exemple le f** i i3 v% 
où le miniaturiste paraît s'être le plus appliqué: pour Moïse, ayant besoin d'un saint 
personnage investi du caractère sacerdolal, il peint un homme à barbe noire, portant 
sur la poitrine une étole blanche ornée de deux croix rouges ; pour un homme qui fut une 
partie de sa vie illustre dans le monde, Jean Damascène, il est en laïque, vêtu d*une 
toge et la tête ceinte d'un bandeau de perles ; pour un roi antique, Salomon, c'est une 
tête inondée de chevelure et de barbe blanches. Tous ces bustes sont modelés sur ces 
quelques types : les uns peints sur un médaillon circulaire, à fond d'or, entouré d'un 
grénetis de globules blancs posés sur un cordon noir; je compte 715 médaillons de 
cette sorte ; les autres, au nombre de 600, ont simplement un nimbe d'or autour de la 
tête, sauf quelques-uns qui n'ont point de nimbe ni de bordure. 

Ces 1315 têtes ou portraits^ ne sont que la moindre portion des ornements qui rem- 
plissent les marges du mss. 923. La principale consiste en scènes de la Bible peintes 
sur ces marges, mais très grossièrement et appartenant bien à la même école que les 
portraits. On n'y peut découvrir aucun caractère, ni dans les personnes, ni dans les 
costumes, ni dans l'architecture, ni dans les objets mobiliers. Elles sont à peu près tout 
d'or, et probablement cela en con.stituait le mérite aux yeux de ceux pour qui fut exécuté 
le manuscrit qui, par son aspect lourd et barbare, paraît être d'origine plutôt slave 
que grecque. 

1. Sans compter que plusieurs marges ont été coupées et enlevées en totalité ou en partie : f*" 26, 65, 
i40, 176.185,211, 316,383. 



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IX- 61ËCLE (N* 923). i)l 

La plupart des scènes bibliques dont il yient d'être parlé sont d'abord dessinées au 
minium, puis couvertes (sauf les visages et les mains) d'une feuille d*or. Les plis des 
vêtements et les autres détails qu'on a bien voulu marquer, sont arrêtés par-dessus cette 
feuille d'or au moyen de traits noirs, épais et malhabiles, quoique assez justes. Le brun 
rouge et pour les chairs le rose^ puis le vert, le gris bleu, sont à peu près les seules 
autres couleurs employées. 

Ce serait préparer de nombreuses déceptions aux curieux que de faire l'inventaire 
de tant de scènes si peu caractérisées et par conséquent si faiblement intéressantes, 
mais voici l'indication de celles qui nous ont semblé les plus claires. 

Au f^ i r" est un personnage qui reçoit directement l'inspiration divine par l'appo- 
sition d'une main émergeant des nuages et se plaçant sur lui ; à ses pieds une foule 
se tient debout, tournée vers un petit édifice à la fenêtre duquel on croit voir d'autres 
gens. Or les morceaux bibliques dont le texte remplit cette page sont au nombre de six, 
savoir : i° Nombres, chap. xxv, versets 1 à 4, racontant l'abandon du Seigneur par les 
Israélites qui embrassent la foi des Moabites et le culte de Belphégor; 2° Osée, chap. x, 
verset 3 : Non est rex nobis qui non timuimus Dominum ; 3^ Osée, chap. v, verset \ , adressé 
aux prêtres et à la maison d'Israël; 4^ Michée, chap. iv, verset 9, adressé à Sion : £t nunc 
quare cognovisti malu... sicut parturiens? 5® SopkoniaSyCh, i, versets 8 et 9 : Et erit in die 
hostise Domini et ulciscar super principes et super domum régis; Q'^Isaîe, ch. m, versets H 
et 1 5 : Quàre vos injuriis afficitis populum meum. — Le vague de la scène représentée fait 
qu'on peut attribuer au peintre le désir de faire allusion à l'un ou l'autre de ces passages. 

Autres .scènes : F' 14 r*» : Pharaon, sur son trône, ordonnant aux Egyptiens d'obéir à 
Joseph, et au-^iessous Joseph faisant mesurer et vendre du grain (Genèse, XLI, 55 à 57). 

— Fol. 16 r% le roi David; id., f 160 r°. — Fol. 29 v% Jonas jeté à la mer.— Fol. 30 v% 
un ensevelissement. -- Fol. 30 r*, arrachement des yeux; 38 v", décapitation; 87 r^, 
autres supplices. — Fol. 39 v*, Jésus sur son trône, avec deux chérubins à ses pieds. — 
Fol. 40 r", Dieu le Père, dans sa gloire, avec le Fils. — Fol. 51 r®, l'apôtre saint Jacques. 

— Fol. 68 v% le paradis et l'enfer; 69 v», l'enfer. — Fol. 71 v*, saint Paul. — Fol. 78r», 
Rébecca et Jacob. — Fol. 78 v% Isaac bénissant Jacob. — Fol. 79, histoire de Moïse. — 
Fol. 81 r% Sem et Japhetavec Noc. — Fol. 86 r% guerriers ; trf. 91 r% 107 r» et v%227r% 
285v%329r% 336 r». — Fol. 108 v% histoire de Samson;id. 161 v% 246 v". — Fol. 415 v% 
Daniel dans la fosse aux lions. — Fol. 120 r% Saûl et Jéroboam. — Fol. 123 r°, 
Jésus tenté par le démon. — Fol. 145 v", Jésus marchant sur les flots. — Fol. 162 r°, 
une ville murée; id, 258 \% 259 i% 266 r% 322 v^ — Fol. 198, 199, 200, animaux. — 
Fol. 200 v% un colombier. — Fol. 201 v*, balances. — Fol. 203 r», 282 v% Bethsabé au 
bain. — Fol. 206 v% Jésus charpentier. — Fol. 201 i\ un médecin préparant des 
remèdes. — Fol. 211-213, 260 r", miracles de Jésus.— Fol. 233 r° et v% Salomon. 

— Fol. 238 r% pupitre à écrire; id. 253 v% 257 v«, 304 r% 378 \\ — Fol. 248 r% 
bergers. — Fol. 252 v**, le roi Ézéchias à son lit de mort. — Fol. 256, 257, Job et sa 
femme. — Fol. 266 r% le roi Achab. — Fol. 268 vo, Élie et Elisée. — Fol. 307, Sodome 
et sa destruction. — Fol. 307 v% Loth et sa femme. — Fol. 311 v% saint Piecre 
trouvant un statère dans un poisson. — FoL 353 v°, l'enfance de Joseph. — Fol. 355, 
Hbel tué par Caïn à coups de pierre. — Fol. 373 v**, Suzanne et les vieillards. — FoL 
ni v*>, lapidation de saint Ëtisnne. — Fol. 391 v**, le repas du riche. 



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9î X- SIÈCLE (N* 2179). 

VII. — N*» 2179. DioscoRiDE. 

Manuscrit en lettres oncîales cursives; — x« siècle; — 171 feuillets alignes longues, 35 ou 96 à la page- 
Hauteur 0",347, largeur C",265. ~ Reliure aux initiales de Henri II et de Catherine de Médicis 
avec les armes de France. 

Fl6. 28 (r* 65). — AoYxtriç çOXXa ^x^i irpdaq) xipTa 6\u>ta, 7rXocT\^8pa... 

Ce manuscrit avait été attribué par le père Montfaucon à la fin du ix* siècle. Les 
auteurs du Catalogus manusc. Bib. regiœ le placent seulement au x". L'un et Tautre en 
donnent une description détaillée de laquelle il résulte que le traité De materia medica 
du médecin grec a été exécuté en Egypte par un scribe alexandrin; qu'il est fort incom- 
plet, ayant perdu le premier livre tout entier et une partie des autres; que cependant 
les chapitres qui subsistent sont d'un bout à l'autre du volume dans un ordre métho* 
dique, à la différence de ce qui a lieu dans la plupart des autres exemplaires ou éditions; 
qu'enfin les plantes peintes dans le texte, outre le nom grec par lequel l'auteur les 
désigne, sont accompagnées d'une traduction du même nom en arabe et en latin, et 
que ces mots latins ont été ajoutés par une main du commencement du xv*' siècle, d'où 
Montfaucon conclut que cette dernière époque est celle où l'ouvrage fut apporté 
d'Egypte en Europe. Il en a reproduit p. 43 de sa Paléographie (voy. aussi p. 256-59) une 
page entière (le f^ 24 V) contenant deux dessins de plante mêlés au texte. Pour ce qui 
concerne cette partie décorative du manuscrit, le Catalogus dit simplement : Accessere 
figurœ plantarum naiim coloribui suo quœque loco delineatœ. C'est trop peu dire, mais peut- 
être Montfaucon avait-il été trop loin en disant de ces peintures largement touchées : 
Depictarum stirpium arborumque elegantia nuUi concedit. Surtout à propos d'un Dioscoride 
il convient de se montrer plus réservé, car celui de la Bibliothèque impériale de Vienne 
exécuté au IV* siècle pour Anicia Juliana, cousine de l'empereur Justinicn (voy. Lambeciuse 
Commentarii de Aug, Bibl, Cœs. Vindob.y 1766, col. 119-278; et Labarte, Ar<5 ûidu«trte(s, 
pi. LXXVIU), est un des plus beaux et des plus précieux manuscrits qu'il y ait au monde. 

Le manuscrit 2179 commence par lu fin du chapitre De Cappari qui dans les édi- 
tions de Dioscoride publiées au xvi* siècle (du moins dans la principale qui est celle 
d Ant. Sarrasin, Paris, Wechel, 1598) est le chapitre cciv, au livre II. Les -premiers 
roots sont : ... éxTi^xei ôXx^j oduTv [duoTv] dpaxfxûv (jlet' ofvou et les derniers (à la fin du 
chapitre sur le Kardamon) : ... xatà i:Xaaa6(jL€vov * xal xY]p£o( cbroxo(6o(Cpe, xaTà>.... Suivent 
les chapitres De lepidio (ch. ccv, f° 1 v* du manuscrit). De rantmculo (ccvi). De argemone 
(cGYii); le commencement de ce dernier et la fin du chapitre De ranuncub manquent par 
la perte d'un feuillet du manuscrit. Viennent ensuite : De anémone (ch. ccvui, P* 2 r**). De 
anagcUlide (ccix). De hedera (ccx, f* 2 v"). De chelidonia majore (ccxi, f 3 v"), De chelidonia 
minore (ccxii, f" 3 v®), De othonna (ccxiii, f** 4 v°), De myosotide (ccxiv, f» 5 v«), l>c isatide (ccxYy 
f» 5 >•), De isatide siîvestri (ccxvi, f" 5 v*), De telephio (ccxvii, f° 5 v'). Ce dernier chapitre 
commence au milieu du f° 5 v'', et se termine au haut du f<> 6 r«, lequel reste à moitié 

1. iMuis dans tout le volume règne le désordre. Le feuillet qui devrait être en tète est le T 94, commen- 
çant par les mots 6'6cv dcp(&6Ç6t« au chap. ci du livre 11. 



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X' SIÈCLE (N* 2179). «3 

blanc et clôt ainsi le deuxième livre. Le troisième commence au f^ 6 v"*, par le chapitre 
De agarico; puis viennent les chapitres De rha (ch. ii, f» 7 v°), Degentiana (ch. m, f* 7 v*), 
De aristolochia (ch. iv, f^ 8 v<>), etc. Chaque chapitre est accompagné d'un ou plusieurs 
échantillons de la plante à laquelle il est consacré, et Touvrage se continue ainsi, sauf 
quelques lacunes, pendant toute la suite du livre III qui comprend 176 chapitres et du 
livre IV qui en a 195. Le livre IV s'arrête au f" 142 r" dy manuscrit. Avec le f* 142 v% 
commence le livre V, mais là s'arrête la décoration du manuscrit qui ne contient plus 
que quelques branchages sur les marges du dernier feuillet du volume (P* 171) et qui, 
en effet, ne pouvait continuer les représentations de plantes puisque l'auteur traite, dans 
ce cinquième livre, des liquides, des métaux et de? minéraux. 

Je reviens aux premiers feuillets dont j*ai indiqué le contenu avec quelque détail 
pour ce qui concerne le texte, afin de préparer la voie à un détail semblable en ce qui 
regarde les plantes peintes. Elles paraissent fort exactes et sont tracées d'une main 
habile et sûre, qui en a d'abord fermement dessiné les contours à l'encre, puis les a 
vigoureusement gouachées en leurs couleurs naturelles. Elles sont au nombre de 402. 
Six d'entre elles sont accompagnées de quelque figure d'homme ou de femme repré- 
sentant un malade qui vient cueillir la plante pour en faire usage et qui par son teint 
cuivré, et ce qui se voit de son costume blanchâtre, rappelle assez l'Égyptien. Ces six 
plantes sont l'anagallis (f»2 v°), la grande chélidoiue (f^ 3 v^), l'octhonna (f 4 v»), le 
myosotis (f* 5 r»), le telephium (f* 5 v»), et la gentiane (f» 7 V»). 





FlG. t.). 



Ffc. 30. 



Une particularité unique se présente dans la figure botanique à laquelle Dioscoride 
donne le nom de Lonchitis(r'65 r' ; notre fig. 30), et qui parait être une variété de plantin. 
Le peintre en donne une touffe où s'épanouissent trois tiges portant une fleur nouée en fruit. 
A la différence du plantin de notre pays qui fleurit en forme de tube, celui-ci porte au bout 
de sa tige une sorte d'olive ou de fer de lance contenant l'appareil de la reproduction. 
Or le dessinateur a figuré cet appareil à l'extérieur de l'olive, ce qui forme une sorte 
de visage humain surmonté d'un triangle. C'est une simple traduction du texte ^ de Dios- 

1. Dont voici le sens : c Lonchitis... in quo flores ccu galericuli, hiantibut comicis personis similet, 
nigri, et è rictu albam exerentes velut linguam quœ ad labrum inferius spectet : semeninvolucris clausuiii 
lance» simile, iriangulum. . . * {T6 <ntlp(ia 6i Çiio«.ov Xoyxr) Tpfyc^vov iv icpoxapirCsiç. 



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94 X-XU* SIÈCLES (^• 278). 

coride (l. III, chap. 161); mais on y trouverait peut-être Tobjet d'une remarque à 
joindre à celles que nous avons présentées ci-dessus, p. 22-23 ^ 




VIII. — N" 278. EVANGÉLIAIRE. 

Manuscrit de 265 feuillets à 2 colonnes; — x-xii' siècles. — Hauteur 292 millimètres, largeur 238. — Rcl. 
mar. rouge aux armes de Louis XIV.— Décrit par Montfaucon (Palœogr. gr., p. 229). 

Ce vblume est écrit eu grandes onciales. Montfaucon Tattribue au vin* siècle 
[octavi ut œstimatur sœculi)] les auteurs du Catalogus bibliot, regiœ disent seulement : Inter 
antiqinssimos est numerandus. Récemment, en examinant de plus près son écriture et en 
le rapprochant du mss. supp. n° 567, on a cru devoir le placer au xn* siècle. Cependant 
si Ton s*attache au style de son ornementation, si Ton considère ses grandes et épaisses 
initiales assez semblables ^ à celles du n" 510, on penchera pour une date plus 
ancienne. Montfaucon en fait aussi connaître l'écriture par un fac-similé ^, 

Chaque colonne de ce manuscrit contient dix lignes d'écriture seulement, et comme 
les marges en sont fort larges, le scribe a mis sur la marge supérieure, d'espace 

^ -pA^ en espace, l'indication 

^^ vjJV de la fête à laquelle se 

rapporte le fragment 
d'évangile qui suit. 
D'après les premiers 
intitulés conservés 
(f<» 8 \% tTj bzÙTzpq, 
Tfj; ^t.0QU)^r^GiyLO\) ; — 
fM 1 v« (Tfj TptTfj -rfSc 

ÔtOXtVrjCjifJLOU. . . X. T.X.), 

^n voit que le volume 
commençait par la 
leçon du premier jour 
de la semaine appelée 
Septimana renovationts^ 
qui était la première 
semaine après le jour 
de Pâques. Ces indi- 
cations sont inscrites 
en capitales d'or. 
En outre, les prin- 
cipales divisions du volume sont précédées d'une ornementation plus importante, 
dont voici le détail : 

Le manuscrit commence par quatre pages (f" 3 et 4) *, entièrement écrites en 
capitales d'or rangées sous une série d'arcades à plein cintre soutenues par des co- 
lonnes, où l'on place ordinairement les concordances évangéliques, mais qui contiennent 
seulement vingt-trois vers iambiques à la louange de l'Ancien et du Nouveau Testament 
(la(p(>3; à MoGf^ç v6|jlov OTrayopcuaai;... x. t. >.). A la page suivante (f® 5 r") commence le 

1. Les figures 29 et 30 sont réduites à la moitié de la haute ur de Toriginal, le quart en surface. 
2 Conf. le T de la figure 31 avec les initiales flg. 24, 25, 26. 

3. Savoir une page entière du manuscrit, le r* U8 v**. 

4. Les f^l et 2 sout deux feuillets de garde provenant d'un autre manuscrit. 





(biuipcb 






èiGÂieeM 



Fie. 31 (f^ 138). — (EOaYY. xaià Aovxdv. T(p xaiptp éxefvcp eîoîiXôev...) 



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X-XII- SIÈCLES (N* 278). 95 

texte de révangile, par une grande initiale (E) en azur et violet, relevée de blanc et 
d'or, d'un dessin et d'un coloriage très grossiers, dont le style consiste à diviser la lettre 
en compartiments quadrangulaires semés de pois, de triangles ou d'autres Ggures fort 
simples, le tout épaissenient gouache. Le volume contient une centaine d'initiales de ce 
genre, de 5 à 8 centimètres de haut, savoir un 0, un ir, trois a, cinq o, 23 e et soixante t, 
dont nous donnons un exemple (ûg. 3i) dans son exacte dimension. 

Toute la moitié supérieure du premier feuillet du texte a été déchirée et en- 
levée, probablement parce qu'on a voulu s'approprier ainsi une peinture en forme de 
fronton qui décorait ce commencement'. Il n'en reste qu'un petit fragment : le bas d'un 
pilastre; mais on trouve plus loin (f 180 et 220) des pages mieux conservées où l'on 
peut se faire l'idée de ce que devait être l'ornementation disparue ici. 

Ainsi au f« 220, le fronton se compose d'un ruban rose clair diapré de rose foncé, 
ayant de distance en distance un triangle d'or. Ce ruban est bordé d'une raie bleue et 
repose à ses deux extrémités, c'est-à-dire aux deux extrémités du FI, sur un socle de 
colonne; au centre de sa traverse est un médaillon qui encadre une tête d'ange peinte 




FiG. :«. 

à fond d'or, en robe blanche et ailes bleues. Cette peinture est tout à fait dans le carac- 
tère antique, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, dans l'Introduction (p. 6). La décoration du 
r» 180 était exactement semblable, mais le médaillon contenant aussi une télé peinte a 
été complètement enlevé à coups de ciseaux. Le II du f* 136 n'est qu'un ruban à rin- 
ceaux, bleu sur bleu, avec une croix d'or au centre de la traverse et point de médaillon. 
11 faut ajouter, pour compléter la description de ce précieux manuscrit, dont la fin 
manque •, que le texte en est accentué de la même main par laquelle il a été écrit ; qu'il 
porte en tête de chaque alinéa une petite initiale d'or toute simple, et que la plupart des 
chapitres se terminent par une barre finale plus ou moins ornementée et dorée. 



r i7t*. '^0 



FiG. as. 



i . Le bas des f- 146, 249, 238, 239, 241 i 2U, 250 et 255 a été coupé 

2. Il s'arrête au milieu d'une citation de saint Luc (XIII, 3) 'Oux^ Xiyw ^iiîv àXV iàv |t9|. 



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96 X* SIÈCLE (N- 517, 497, C. 22i). 

IX. — N* 517. Saint Grégoire de Nazianze. 

425 Teuillels i longues lignes; — années 867 à 911; — hauteur 33S milliniètres, longueur 258. 
Reliure à Tinitiale d'Henri IV et h la fleur de lis. 

Après une table des chapitres, ou "kàyoçy à initiales d*or, vient un feuillet sur lequel 
sont écrils seulement douze vers au carmin par lesquels on apprend que ce volume fut 
écrit pour le patrice Nicéphore qui vécut sous les empereurs Basile le Macédonien 
(867-886) et Léon son fils (886-911); (voy. Du Gange, Fam. Byzant.y cap. xxi). Sui le 
texte. Chaque Xdyo; (ils sont au nombre de 27) est précédé d'un fronton en forme de 11^ 
le premier de tous formé de médaillons à fleurettes semés sur fond d*or, les autres ne 
consistant qu'en un ruban d*or bordé d'une ligne bleue. Après chaque fronton vient 
une moyenne initiale fleuronnée, articulée, peinte et dorée. 



X. — N" 497. Saint Basile (Homélies). 

329 feuill. à 2 col. ; — année 970; - hauteur 0",325 sur 0",235 de largeur. — Reliure en maroq. rouge 

aux armes et initiales de Colbert. 

La tète de chacun des chapitres, au nombre de quarante-deux, composant l'ouvrage, 
est une décoration uniforme, savoir : un bandeau d'azur traversé longitudinalement par 
une raie d'or, au-dessous duquel est le titre de l'homélie en minuscule d'or ; et le texte 
commence par une moyenne initiale à fleurons articulés, de couleurs variées, sertis 
d'or. Le premier chapitre, seul, ofl're une décoration plus compliquée : un n au centre 
duquel est inscrit l'intitulé du livre, en minuscules d'or. Ce n est composé d'une bande 
d'or sur laquelle est peinte une suite de médaillons séparés l'un de l'autre par deux 
palmes vertes posées en sautoir, et chaque médaillon forme un cercle d'azur dans lequel 
est inscrite une croix de même couleur, ancrée. Exécution très négligée. 



XI. — N" CoisLiN 224. Synaxarium (Actes et épItres). 

379 feuill. à lignes longues, encadrées d'une glose; — ann. 976-1025; — hauteur 0»,25; largeur 0",195. 
Rel. eu veau racine et maroq. aux initiales du roi Charles X, et à la fleur de Us. 

Codex elegantissime descriptus sub Basilio et Constantino impercUoribus et maire ipsorum 
TheophanOf est-il écrit dans une note en tète du volume. Les deux frères Basile et Con- 
stantin, fils de Romain II, eurent un glorieux règne de près de cinquante ans. Ce manu- 
scrit, digne par sa beauté d'une époque paisible et prospère, est écrit avec le plus grand 
soin, souvent en chrysographie, et parsemé, soit dans le texte, soit dans la glose, de 
petites initiales d'or, simples. 

Le principal ornement du volume consiste en trois grandes peintures : 
Au f° 25 v"*, saint Jean Chrysostome, assis sur un pliant à coussin rouge, vêtu d'une 
ample robe flottante bleue avec un manteau blanc, et occupé à écrire. Il trace une ligne 
de caractères sur un volume dont l'extrémité se déroule à terre devant lui. A sa gauche 
est une table-armoire flanquée d'un pupitre ; sur la table divers instruments à écrire, 
deux spatules, un compas en fer, un grattoir en forme de fer de flèche, une écritoire 
circulaire à deux compartiments, l'un pour le noir, l'autre pour le vermillon ; sur le 
pupitre, un codex relié avec élégance. Le personnage tout entier de Chrysostome, jeune, 



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X- SIÈCLE (N« 438). 97 

est d'une certaine beauté. Fond d'or ; bordure en méandre serpentant à travers des 
triangles de mosaïque, bleus d'un côté, rouge brun de l'autre. 

Le r* 26 manque. Au P* 27 t«, saint Luc assis et écrivant sur un codex dans la 
même attitude et le même costume que Chrysostome ; tunique bleue, manteau brun 
rouge. Devant lui, la table-armoire garnie d'un pupitre soutenu par un dauphin ; 
instruments à écrire, fond d'or et bordure de fleurettes semées une à une. T.e texte de 
saint Luc (f* 28 r°) commence par une moyenne initiale peinte à fleurons articulés 
sertis d'or, placée immédiatement après un fronton en II, à médaillons et fleurettes de 
couleurs naturelles sur fond d'or; peinture élégante et fine d'un genre qu'on rencontre 
souvent (voy. nos fîg. 102, 105, etc.). Un fronton de même style, et suivi d'une initiale 
ornée de même, est en tête des épitres de saint Paul aux Romains (î^ 162). 

Au P 333 V*, saint Matthieu (cheveux blancs, tunique bleue, manteau lilas) assis et 
lisant; et au f suivant, le fronton et l'initiale comme les précédents. 



XII. — N" 438. Saint Denys aréop. 

249 fcuill. à lignes longues; — année 992; — hauteur O^jSS, [largeur 0",25. —.Vieille reliure orienUlc 
en peau noire gaufrée de divers fleurons ; fermoirs arrachés. 




Fie. 35 (P. i). 

Manuscrit d'aspect simple et presque vulgaire, qui ne vise nullement au luxe et 
fournit cependant une ample moisson d'heureux détails. Sa principale ornementation 
consiste en quelques bandeaux dont les plus riches figurent une balustrade à jour 







Fie. 36. 



FiG. 37. 



Fie. 38. 



FiG. 39. 



dessinée au carmin, sauf un (f" 9 r^) qui est de carmin avec un fond d'azur ; elle com- 
prend de plus, des rubriques composées de lettres capitales, enfin quelques initiales 
perlées, flcuronnées, ajourées, le tout au carmin. 

Fie. 40. 

On remarque dans tout le cours du volume la fantaisie et la variété de plusieurs 
centaines de signes de renvoi, placés entre les lignes du texte (fig. 40), puis répétés en 

13 



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98 X- SIÈCLE (N* 20). 

tête de scholies inscrites sur les marges. Ces scholies marginales affectent parfois 
(voy. r" 161 à 206) d'imiter par leurs formes divers objets matériels, tels qu'une croix 
(f' 161 à 180), un calice {(^ 181), une croix à double croisillon montée sur un pié- 
destal (f*^ 182), etc. C'est un genre de décoration qu'on retrouve souvent. Voy. p. 115. 

Nous terminons par un rinceau placé dans ce mss. en un de chapitre et qui ne 
manque pas d'élégance. 




FiG. 41. 



XIII. — N* 20. Psaumes de David. 

40 fcuill., lignes longues; — x« siècle. — Haut. 199 mill., larg. 150. — Rcl. aux armes de Louis XIV. 

Volume entièrement écrit d'une encre pâle, en petites capitales, et qui a beaucoup 
souffert. Il n'a plus ni commencement ni fin et contient encore les psaumes 91 à 136. 
Incipit: irs^uTEUfxévoe au verset 14 du psaume 91; explicit %aç -rtjç Siwv, au verset 1 
du psaume 136* Ce qui reste ainsi du texte est extrêmement mutilé; de nombreux 
feuillets sont déchirés et arrachés entre les pages 4 et 5, 24 et 25, 25 et 26 ; divers des- 
sins ont été coupés aux f°* 4, 5, 9, 17, 27, 37 ; les feuillets 30 à 40 ont été tout rongés 
par les rats dans le haut. Cependant ce psautier est encore des plus précieux par sa 
décoration, et mérite peut-être, par certaines peintures qu'il contient, d'être rangé 
parmi ceux qui ont conservé quelque trace de l'antiquité classique. 




Fie. 42. 



Son ornementation se composait : l"" de rubriques des psaumes écrites, les unes sim- 
plement en vermillon, les autres en vermillon tracé sur une bande d'or (fig. 42) ; 2'' d'une 
multitude de dessins à la plume, formant sur les marges comme un commentaire continu, 
quoiqu'on n'y aperçoive pas toujours de corrélation avec le sens du texte. Ces dessins, 
très expressifs et quelquefois très élégants, malgré la rapidité un peu rude de l'exécu- 
tion, étaient coloriés ; malheureusement, les couleurs sont presque entièrement effacées. 
Voici ce qu'il reste de plus distinct de toute cette illustration marginale : 

Folio 3. David prophétisant la venue du Christ. 11 est debout, en robe blanche et 
long manteau brun, bottines écarlates, barbe et cheveux blancs. Il s'adresse à trois 
hommes enveloppés de longs manteaux de couleur claire, dont l'un regarde vers le 
ciel, oîi la tête du Christ est peinte en médaillon. 

po 4 po (Psaume 9j : Quando domus œdificabainr post captivitatem). La construction 
du temple, dessin qui occupe toute la marge de droite et toute la marge inférieure ; 
scène (fig. 43) saisissante d'intérêt et de vérité (170 millimètres de hauteur; les per-» 



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X* SIÈCLE (N» ÎO). 

Bonnages, 3 à 4 millimètres). Six arcades du soubassement sont achevées; une 
donne accès au premier étage; trois ouvriers y montent pour porter des 
taillées ; les arcades construites sont dépas- 
sées par une haute cbaiptiite, au sommet de 
laquelle est une mécanique servant à enlever 
les fardeaux au moyen de cordages que l'on 
tire d'en bas; le mouvement de trois hommes 
qui tirent est d'une rare énergie; trois autres 
hommes sont guindés en haut de réchafau- 
dage pour diriger l'opération, mais un seul 
reste ; deux autres ont été enlevés à coups de 
ciseaux. Debout au premier étage est le maître 
de rœuvre^ ocr upê , avec Taido d'un jeune 
compagnon, à poser sur sa base la première 
colonne de cet étage. L'un et Tautre sont 
comme suspendus en Tair probablement parce 
que le plancher qui était sous leurs pieds se 
trouve effacé. Cependant on remarquera dans 
nos planches que les Byzantins ne connais- 
saient pour ainsi dire pas l'ombre portée. 

P i ¥*". Un groupe d'hommes vêtus de 
manteaux à Tanlique ; le reste est coupé. 

F" ly V* (Psaume îH). Légende de saint 
Eustathe. Le saint vient de descendre de chc- 



99 

échelle 
pierres 




^A-â, 



FlG. 43. 

val; il s'agenouille devant un cerf, entre les ramures duquel apparaît une tète de 
Christ en médaillon. 

F** 6 V» et 7 r«. Deux croix monumentales. 

F* 9 r> (Ps. 101, V. 26-27 : In prindpio terram tu^ Domine^ fundasii... et omnes sicut 
vestimentum veterascent et sicut opertorium volves eos). David prophétise, vôtu d*habits 
royaux et couronné. D'une main il montre au-dessus de lui le globe terrestre encore 
dans le chaos^ et de l'autre il montre, au-dessous, le monde actuel et ses habitants, 



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100 X* SIÈCLE (N- 20 . 

caractérisé par quatre tètes enfantines émergeant de quatre points de la circonférence. 

F® 9 V* (Ps. 102, V. 13 : Quomodo miseretur pater filiorum misertm est dominus iimen- 
tibus eum). Un homme debout, en tunique courte, avec deux enfants agenouillés contre 
ses jambes, tendant tous trois les mains vers Jésus debout devant eux, en tunique d'or et 
manteau de pourpre. 

FMI r* (Ps. 103,v. 4 : Domitius., . qui facit angelos suos Spiritus.,.), Un ciel étoile 
dans lequel se presse la foule des anges, représentée par deux rangées déjeunes hommes 
peints en buste, uniformément vêtus de tuniques vertes, et dont les cheveux noirs bou- 
clés sont maintenus sur le front par une bandelette blanche. 

po 12 r* (Ps. 103, V. 17 : lllic passeres nidificabuntj Herodii domm dux est eorum). 
Une colonne à chapiteau sculpté en feuille d'acanthe; sur le sommet sont posés trois 
gros œufs au-dessus desquels plane Térodius, le héron, tandis qu'une nuée d'oiseaux 
(vers. 12) voltige autour. 

F'* 13 r'>(Ps. 104, V. 9). Le sacriôce d'Isaac. Il est à genoux. Abraham, nimbé, prend 
la chevelure de Tenfant à poignée et lève son coutelas; au premier plan le bélier, la 
corne appuyée contre un grand arbre qui encadre un côté de la scène. 

F"* 13 V* (Ps. 104, V. 17, 20, 21). 1* Joseph enfant vendu par ses frères à des gens 
accompagnés d*un chameau ; 2° Joseph devant le roi d'Egypte; 3^ Joseph dans sa gloire, 
c'est-à-dire assis sur un siège d'or, vêtu d'or et de pourpre, coi (Té d'un haut bonnet 
hémisphérique, donnant des ordres à un guerrier en tunique bleue et le glaive au côté, 
incliné devant lui. Malgré l'extrême dégradation de cette petite peinture, on peut y louer 
encore la vérité frappante et la beauté des altitudes. 

po 14 r<^(P8. 104, V. 29 et suiv.). Les plaies d'Egypte. Le roi d'Egypte dans un édicule ; 
les eaux changées en sang; les grenouilles. Le tout presque effacé. 

F" 14 V" (Ps. 104, V. 44 : Et dédit eis regiones gentium et labores poptdonm posséder unt). 
Un cheval, un tonneau et un bélier, sur lesquels deux hommes semblent s'abattre 
comme au vol. Il ne reste plus de la scène que le trait à l'encre. 

F"" 15 v° (Ps. 105 : Histoire de Moïse, mais représentée par d'autres scènes que celles 
du texte). 1® La colonne de feu guidant les Juifs; 2"* les Tables de la loi. Moïse faisant 
jaillir l'eau du rocher: jolies altitudes de quatre Juifs buvant dans divers va^es; baguette 
de Moïse , bâton doré terminé par une boule. 

F*» 16 r« (Ps. 105, v. 17). Mort de Datan et Abiron. 

F° 16 V» (Ps. 105, V. 18 : Et exarsit ignis in synagoga coruTi), r Moïse, en grand 
manteau vert, contemple paisiblement une demi-douzaine de gens plongés dans une 
sorte d'abiqne, au-dessus duquel s'agitent des flammes rouges; 2** Moïse au sommet 
d'un rocher lève ses deux mains vers le ciel, d'où sort une main qui joint les siennes, 
ce qu'explique une glos9 marginale (Mwuafjç ôts iXaÔz Ta; icXàxaç) qui n'est pas du texte 
des Psaumes; 3^ (Ps. 105, v. 19 : Etfecerunt minium et adoraverunt scufptile). Le veau d'or 
au sommet d'une colonne et les Juifs l'adorent. Presque effacé. 

po 17 yt ^pg^ j05^ y 28 : Et initiati sunt Belphegor et correderunt sacrificia mortuorum). 
r Une statue colossale d'or, au pied de laquelle est adaptée une sorte d'auge carrée 
en or, destinée probablement aux offrandes ; à côté, trois dévots à genoux. — 2* {Ibid., 
V. 30 : Etstetit Phinees et phicavit,) Un guerrier en armure d'or et de pourpre, Phinée, 
brandit une longue lance qu'il plonge dans l'abime sur les coupables; le bas de la scène 
est entièrement effacé. 

po i8ro(Ps. 105, V. 37 : Et immolaverunt filios suos et fiUas suas dcemoniis,) T Scène 
de carnage, au-dessus de laquelle planent deux démons, c'est-à-dire deux hommes nus 
munis d'ailes noires et de griffes. — 2" (Ps. 105, v. 41 : £^ tradidit eos Dominus in manus 
inimicorum). Une sorte de caravane composée d'un chef qui caracole fièrement en tête 
(coiffé d'une sorte de bonnet phrygien bleu); il est suivi de trois cavaliers armés de 



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X* SIÈCLE (N» 48}. 101 

longues lances dorées qui traînent après eux, par des cordes, des prisonniers à pied, les 
mains liées derrière le dos, au nombre d'une dizaine. 

po 19 yo ^pg 107, V. 13 et 14 : £^ clamaverunt ad Dominum,,. et edtucit eos de teneMs 
etumbt^a mortis), Jésus ressuscitant les morts. 

F** 20 r^, Jésus guérissant le paralytique, lequel emporte son bois de lit sur ses épaules. 
Dans cette scène et les suivantes, le dessinateur abandonne le texte des Psaumes. 

F'* 23 r°. 1* Jésus priant au jardin des Oliviers ; 2'' Judas Iscariote pendu à un arbre ; 
3* saint Matthieu debout, tenant à la main son volume déroulé. 

F* 25 r* (Ps. 109, V. 4 : Ta es sacerdos in œternum secimdum ordiiiem Mekhisedech). 
Melchisédoch debout ; portant dans ses bras une patène et une burette d'or de grande 
dimension ; en face de lui une foule qui probablement assiste à une consécration sacer- 
dotale, mais dont le personnage principal a été enlevé à coups de ciseaux. 

F^ 26 v"*. Baptême de Jésus ; le Jourdain personnifié par un enfant. 

F* 37 r". Un édifice rose surmonté d'un dôme bleu : 'H àyia Be6X£àfx (Ps. 131). 

F* 40 et dernier, v" (Ps. 136, v. 1) : Saper flumina Babylo)ii$ illic sedimus et Hevimus 
dum reœrdaremur Stbn..). Un groupe de femmes (une dizaine) assises à terre dans l'atti- 
tude de la douleur, les pieds et les mains nus (habilement^dessinés, comme dans tout le 
volume). A côté du groupe coule un fleuve dont la source est au sommet delà page, sous 
la forme d'un homme qui voltige dans les airs en agitant ses bras avec désespoir et 
laisse échapper de sa large bouche un torrent d'eau. 



XIV. — N" 48. Les Évangiles. 

257 fcuill. à 2 colonnes; — x* siècle; — hauteur 0",220 sur 0",I65; — rel. en maroquin vert 
A la fleur de lis. — Silvestre» Paléog, Urùv., pi. LXXVI. 

Beau manuscrit en petite OQciale, orné par une main très délicate qui a mis, à la 
tète et à la fin (f"* 18 r*^, 257 v") des divisions secondaires du volume, de petits quadri- 
latères évidés (r*' 4 v«, fy v*, 8 r®, etc.), des cordons en torsade ou en onde (f" 6 v«, 7 v*, 
18 v"", 89 r"*, etc.), et en tète de chaque évangile un carré dans lequel sont inscrits un 
ou plusieurs cercles tracés au compas et fleuronnés intérieurement. La même main a 
surtout dessiné de légères petites initiales, de formes élégantes et très varices, quel- 
ques-unes même d'une imagination bizarre qui rappelle les initiales du manuscrit 
ci-dessus, n"* 277 (p. 60); c'est ainsi qu'aux f°' 207 et 231 se trouve un T représenté par 
une jambe nue au sommet de laquelle s'emmanche une main qui soutient un bâton 
transversal. Le tout est relevé, discrètement, aux trois couleurs vermillon, azur et jaune 
clair. Concordance des évangiles sous une suite d'arcatures grossières qui occupe les 
f*" 9 à 16. Le portrait de saint Matthieu existait entre les ^' 20 et 21, il a disparu; 
mais il reste ceux de saint Marc, f^ 89; saint Luc, f*' 134; saint Jean, T 205. Ces évan- 
gélistes sont représentés, comme d'habitude, en pied, assis, écrivant ou lisant, sous 
un portique d'architecture encadré dans une bordure somptueuse (principalement celle 
de saint Marc, composée d'une trentaine de médaillons où alternent une fleur naturelle 
et un oiseau doré); cette bordure et le style architectural sont d'un goût purement 
arabe, et les personnages, ce qui semble également provenir d'une main arabe, sont 
d'une barbarie extraordinaire. 

La représentation publiée par Silvestre, dans sa Paléographie, d'une page de ce 
volume (f^ 21, r**) nous dispense d'insister. Nous renvoyons à eelte oopie -remarquable* 
ment fidèle du texte et de l'ornementation. 



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102 



X' SIÈCLE (N* 21). 



XV. — N* 21. Psaumes et cantiques. 

x* siècle; — 302 feuil, à long, lignes; haut. 21 cent., larg. 15. — Demi-rcl. mar. et veau au chiffre et 
armes de Charles X ; tranche dorée, ornée de ramages gaufrés et d*un écu armorié, ovale , de gueules 
à la croix de sable. 




5T«YÉâY 




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Fie 44 (C* 13 r"). — 'Eiç tô t<xoç, ^it^P twv xpuçiwv xoû ûioO, 4;aX|i6ç T(â Aavli. •EÇo|ioXo"rtao(iai 

^aOl XVp{6 êv ^71 XOtpSfa (&0U... 

Manuscrit magnifique entièrement écrit en minuscule d'or sur un parchemin parfai- 
tement fin et blanc. Chaque chapitre est précédé d'un riche fronton d'or chargé 
d'élégantes fleurettes aux plus brillantes couleurs. Ces frontons, les uns carrés, les 
autres en ic, d'autres en simple bandeau ou parallélogramme, sont au nombre de 32, les 
dix derniers moins somptueux que les premiers. Une riche initiale, moyenne, peinte, à 
fieurons articulés, sertis d'or, commence chaque chapitre, «t d'autres initiales du même 
genre, ou seulement d'or, sont posées le long des marges. Le chapitre se termine 
généralement par un filet d'or, garni de perles de couleur et de follioles^ qui tantôt clôt 
le texte au-dessous de la dernière ligne, tantôt (fig. 45) termine cette ligne lors* 
qu'elle ne s'étend pas jusqu'au bout. 



Fie. 45. 



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X« SIÈCLE (N« 6i). 



103 



XVI. — N^» 64. ÉVANGILES. 

X* siècle; — 225 feuillets à lignes longues; hauteur, 18 centimètres, largeur 14. — Reliure en maroquin 
rouge aux armes de Henri IV. — Willemin {Monuments français inédits) en a gravé trois fragments, 
et Labarte (Histoire des arts industriels) en a reproduit magnifiquement un portique et trois person- 
nages. En joignant à ces six planches les trois que nous donnons ci-dessous, l'on a un spécimen 
complet de tous les genres d*ornement de ce volume. 

Petit manuscrit richement orné. Il commence par la disposition suivante : 
Aux f*' i V", 2 et 3 r<», est la lettre d'Eusèbe à Carpianus. Les f»' 3 v* à 8 r" sont 
occupés par la concordance des évangiles; 8 v® est resté blanc; 9 r^ contient la table 
des chapitres de Tévangile selon saint Matthieu et 9 v^* saint Mathieu lui-môme repré- 
senté dans une miniature à pleine page. Les f°' 10 et 11 comprennent les \9 premiers 
versets du chapitre i de saint Matthieu, décorés d'ornements sur lesquels je vais reve- 
nir; enûn au C 12 r° et suivants, le même chapitre est une seconde fois répété sans 
interruption et l'évangile continue sans plus d'ornementation. 

La lettre d'Eusèbe à Carpianus, qui remplit donc les quatre premières pages du 
volume, est écrite en minuscule d'or appliquée sur un dessous écrit en carmin; la 




FiG. 46 (f 1). 

lettre carminée se distingue très sensiblement sous la lettre dorée ; elle était composée 
sans doute suivant un système dont nos manuscrits offrent une foule d'exemples, avec 
une substance gommeuse qui retenait Tor appliqué en feuille. Ch'acune des quatre 
pages de la lettre d'Ëusèbe est inscrite dans un carré irrégulier dont les côtés sont 
renflés à leur milieu en quatre lobes ou arcs de cercle, et les quatre angles terminés par 
quatre bouquets ou pommeaux fleuris. A la partie supérieure de ce quadrilatère sont 
peints, avec beaucoup de soin et de talent, deux oiseaux' affrontés : savoir deux coqs, 
deux perroquets, deux faisans et deux pintades. Le contour du quadrilatère est tracé par 
un ruban vert semé de fleurettes et bordé tant extérieurement qu'intérieurement par une 
ligne de carmin entre deux lignes d*or. 

La concordance des évangiles, à laquelle dix pages sont consacrées, forme sur cha- 
cune de ces dix pages un tableau écrit comme le précédent, en lettres de carmin revê- 
tues d'or, dans un riche édicule composé de deux colonnes soutenant un tympan ou 
fronton qui occupe tout le tiers supérieur de la page. Ces colonnes sont en marbre de 
diverses couleurs posées sur des bases et surmontées de chapiteaux très élégants. Sur 



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104 X« SIÈCLE (W 64). 

ces chapiteaux repose une traverse qui, à son four, sert de base à un fronton tantôt 
triangulaire tantôt hémicirculaire, mais toujours couvert de rosaces, de feuillages et de 
fleurettes peints sur fond d'or avec un goût, une fraîcheur et une variété infinis. Par- 
dessus le fronton, dans la marge supérieure de la page, est une série d'animaux ou 
autres sujets, affrontés, peints du même habile pinceau qu'aux pages précédentes. Ce 
sont : r* 3 v*», deux grifTons ou chimères; f" 4 v*, un cheval gris pommelé et une ju- 
ment allaitant son poulain; f"* 4 v% un homme nu portant un cabas à la main et fai- 
sant boire un éléphant et un dromadaire ; f* 5 r®, deux autres hommes dont un nègre, 
faisant boire deux taureaux la campane au cou et un cheval sellé ; f" 5 v«, un chasseur 
avec casque et carquois, tenant un épervier sur le poing et un lièvre par les oreilles ; 




Fie. 47 (f» 7). 

f" 6 r«, une chasse : un coureur à pied lançant une panthère contre un daim et une 
biche qui s'enfuient (notre fig. 7); f"* 6, 7, 8 v*, grues, paons, canards, faisans, perdrix. 

Folio 9 v*. Saint Matthieu, miniature à pleine page, très médiocre et très infé- 
rieure aux peintures d'ornement qui viennent d'être décrites. Le saint, à cheveux et 
barbe gris, assis sur une chaise en bois sculpté, vêtu d'une tunique bleu clair et d'un 
manteau rose, tient un calamus de la main droite et de la gauche montre le ciel. Devant 
lui est une armoire à livres surmontée d'un lutrin à vis sur lequel on voit l'écritoire et 
les autres instruments du scribe. Dans le lointain deux édifices. La scène est sur fond 
d'or et entourée d'une bordure de médaillons circulaires contenant chacun la même 
fleurette, qui se trouve ainsi répétée quarante-huit fois dans le tour de la page. 

F® 10 r°. Le premier chapitre de l'évangile selon saint Matthieu, précédé d'un haut de 
page ou bandeau carré qui remplit à lui seul les trois premiers quarts de la page, est 
couvert d'une ornementation fleurie non moins élégante, non moins riche que celle des 
frontons etarcatui'es ci-dessus décrits, r*' 3 à 8, etcogçuetout à fait dans le même style. 
Au centre de ce carré, qui compte 9 centimètres de côté, est ménagée une sorte de 
fenêtre quadrilobée, dans l'intérieur de laquelle est écrit en lettres capitales EYArrE- 
AION KATA MAT6. Villcmin a gravé au trait (dans sa planche n« 30) l'angle infé- 
rieur, à droite, de ce carré. La première lettre du texte qui vient à la suite (encore en or 
sur carmin jusqu'au bas du f° 1 1 r^) est une moyenne initiale peinte et articulée, à fleu- 
rons. 

Les deux pages suivantes (10 v**, 11 t^) contiennent chacune quatre personnages 
debout, d'environ 5 centimètres de haut, qui, le texte étant écrit en forme d'une croix, 
cantonnent les quatre blancs restés autour de la croix. Ils sont gouaches comme le saint 
Matthieu, mais avec un talent plus irréprochable. Ces petits personnages, légèrement 
et finement exécutés, dans des poses justes et expressives, enveloppés de longs vête- 
ments très bien drapés, sont tous nimbés et représentent, les quatre premiers (f^ 10) 



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X- SIÈCLE (N» (U) 105 

quatre des ascendants de Jésus nommés aux versets 3 à 6 du chapitre i'^ de saint 
Matthieu, depuis Phares jusqu'à Salomon, sans que rien les détermine individuellement ; 
des quatre suivants (au f"* il r"*), deux sont Salûmon et Roboam, vêtus de pourpre et 
coiffés de la couronne impériale; les deux autres sont une femme nimbée et un homme 
à barbe grise, nimbé aussi, qui sont très vraisemblablement les deux derniers de la 
dynastie, savoir la Vierge et Joseph. M. Labarte parle du manuscrit n^ 64 dans trois 
endroits de son Histoire des arts industriels [i, I'% p. 67 ; 111, p. 53, et Album, pi. LXXXIll). 
Il y a représenté en chromolithographie l'un des riches portiques du commencement 
de l'ouvrage, celui du f* 6 * et trois des quatre personnages du f" li : Salomon, Roboam, 
et entre eux la Vierge. Il ajoute sur ces derniers la supposition que les images de Salomon 
et de Roboam auraient servi de prétexte pour représenter les deux empereurs qui ré- 
gnaient lorsque le manuscrit fut exécuté. Il développe ainsi cette hypothèse ingénieuse : 
« Nous pensons que l'artiste, en peignant près l'un de l'autre deux empereurs, l'un 
» vieux et l'autre jeune, était amené à cela par le fait qu'il avait sous les yeux, et qu'on 
» doit voir dans ces deux personnages Romain Lecapène et sdh gendre Constantin Por- 
» phyrogénète, qui régnèrent ensemble de 919 à 944. Cette circonstance nous donne la 
» date du manuscrit, que son écriture désigne d'ailleurs d'une manière certaine comme 
» appartenant au x* siècle. » 

Ce premier chapitre illustré du manuscrit n° 64 s'arrête brusquement au bas du 
f 11 V**, avec le deuxième mot du 20* verset (-caO-ca ôà), et au feuillet suivant (12 r°), le 





êVArÉlOHiaiîMÀMIOHvi^ 



FiG. 48 (f 12). 

même chapitre i*** reprend à nouveau depuis les premiers mots, qui se répèlent une 
deuxième fois, et il se continue jusqu'à la fin. Il est précédé d'un mince bandeau à 
fleurettes, du titre de l'évangile selon saint Matthieu en capitales d'or et d'une moyenne 
initiale (le B de BiôXoç) représentant un chat debout, tenant par la tête un serpent qui 
s'enroule autour de lui ^. 

Les trois évangiles qui suivent reproduisent, chacun à son tour, la même disposition 
que le premier : une miniature à pleine page, représentant Tévangéliste assis et écrivant 
(saint Marc a pour siège un fauteuil à bras; le support de son lutrin est un poisson) ; un 
riche bandeau quadrangulaire, ajouré en son centre d'une baie quadrilobée contenant 
l'intitulé de l'évangile qui suit; quatre pages du premier chapitre de cet évangile, 
écrites en lettres d'or et ornées de figures, puis le texte de l'évangile, en commençant 



1. Celui du r* 7 v* est gravé par Viliemin, pi. 31, faiblement et inexactement. 
t. La même scène se retrouve en tête du mss. Supp. n* 185. 



14 



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i06 X* SIÈCLE (N« 70). 

à nouveau par ce premier chapitre, écrità Tencre ordinaire et précédé d*un léger ban- 
deau à fleurettes. Il ne nous reste donc à décrire que le détail des figures décorant cette 
sorte de première édition du chapitre i'** des évangiles do saint Marc, saint Luc et saint 
Jean. 

Saint Marc (f^ 64 v*). Deux hommes nimbés portant à la main un volume déroulé et 
paraissant représenter le prophète Isaïe et Tange nommés au verset 2 du chapitre i*' ; 
saint Jean baptisant dans le Jourdain; il tient un homme dans le fleuve, tandis qu'une 
femme le regarde du rivage et qu'un autre homme se dépouille de ses vêlements pour 
entrer dans Teau (verset 4). La foule des Israélites, hommes, femmes et enfants (verset 5 , 
Et egrediebatur ad eum omnis Judœœ regio), — F® 65 r°. Jean au désert; Jésus s'avançant 
vers lui et la foule regardant au ciel dans Tattente (versets 6 et 7). 

Saint Luc (f" i 01 v^*). Deux hommes paraissant être Tévangéliste et son disciple Théo- 
phile (verset 3). Au-dessous, le grand-prêtre Zacharie, et sa vieille épouse Elisabeth en 
robe brune et en voile noir qui lui couvre la tête et les épaules (verset 5). — F^ 103. 
L'ange (jeune homme aux cheveux blonds, nimbé, de longues ailes noires, vêtu d'une 
robe bleu clair et d'un manteau vert d'eau, une baguette noire à la main) apparaît à 
Zacharie, debout près du tabernacle (verset 11); au-dessous, un groupe de Juifs s'éton- 
nant du silence du grand-prêtre (verset 21), et Zacharie devant le tabernacle, s'efforçant 
de se faire comprendre d'eux (verset 22). Le bandeau quadrangulaire servant d'intitulé 
et d'entrée à l'évangile selon saint Luc (f° 102 r^) est gravé au trait dans l'ouvrage de 
Willemin, p. 31. 

Saint Jean (M 58 v*"). Dieu le Père et Dieu le Fils représentés chacun assis au centre 
d'une ellipse (versets 1 à 15). Jean nu, sauf sa ceinture en poil de chameau, et portant 
à la main (comme, du reste, au {° 65 v®) un long bâton terminé par un chrisme formé 
de l'oméga surmonté de la croix. Un groupe d'hommes se présente devant lui (verset 6). 

F** 159 r^. Jésus se présente aux hommes, et le groupe des hommes s'enfuit à son 
aspect (versets 10 et 11). Au-dessous, Jésus parle à un groupe de croyants, qui l'écoute 
et s'incline (verset 12). 

Les derniers feuillets du volume, 198 V à 203 r°, sont remplis par une série d'arca- 
tures richement ornées et fleuries comme celles du commencement du volume, mais ne 
contenant rien d'écrit entre leurs colonnes. 



XVII. — N^ 70. Les Évangiles. 

392 feuill., lignes long.— -Daté de Tan 964. —Haut. i7î2 mill., larg. 120. Rel. moderne (Louis-Philippe), 
mar. rouge. — Décrit : 1* par Monraucon (Palœgr, gr<Bcay p. 280-81), avec un fac-similé fort inexact 
(p. 282) de récriture du manuscrit, prise au f» 26 r" de celui-ci; — 2* par Silvestre (Paléogr. Univ., 
1811, t. Il, pi. Lxxviii), avec un très exact et très beau fac-similé des f»* 113 v* et 144 r*; — 3* par 
Labarte (Hisl, des arts industrielSt t. II, 1864, in-4'>, pi. lxxxiv) ; les quatre Évangélistes réunis sur 
une môme planche, copie chromolithographique à peu près parfaite. 

Le Catalogusmss, Bibl, regiœ vante la décoration de ce volume, en disant que chaque 
évangile y est précédé de la figure peinte en pied de l'évangéliste « non ineleganter 
expressa >>. Le P. de Montfaueon avait été plus explicite dans sa Palœographia grcBca^ oii 
on lit (p. 280) : a Codex regius membranaceus parvœ molis, clegantissime exaratu s, qua- 
tuor Ëvangelia complectitur. Initio prœmittitur Index capitum Evangelii S. Malthsei 
aureo charactere ; post sequitur S. Matthœi imago pcritissime in fundo aurei depicta ; 
ita ut doctorum judicio priscam elegantiam œmuletur. Deinde Ëusebiani Ganones, aureo 
charactere descripti, picturis egregie exornantur.,.. » 



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X* SIÈCLE (N» 70). 



i07 



En ed'et, outre son écriture mince et régulière, chef-d'œuvre de calligraphie, cemss. 
contient au commencement de chaque évangile une magniûque ornementation qui se 
répète uniformément quatre fois, mais chaque fois avec des variantes. 

Sur la première page, au f<* 1 r° ', est la table des chapitres de Tévangile selon saint 
Matthieu, qui se continue sur les quatre pages suivantes (f*" 1 r** à 3 v«), écrite en mi- 
nuscule d'or de moitié plus grande que récriture du texte. Cette table est précédée d'un 
titre : TOY KATA MATBAION EYAT | FEAIOT | TA KEa>A | AAIA, écrit en 
petites capitales d'or d'un genre qui nous permet de les appeler « bourgeonnées ». Ce 
litre est condensé, dans l'intérieur d'un petit édicule d'or semblable à un saint ciboire, 
accompagné à droite et à gauche d'un cierge posé sur un flambeau d'argent à damas- 
quinuresd'or(fig. 49). Les f'^" 3 v° et 4 r" sont blancs, mais au v* de ce dernier est peint 








a»M-»^ 




FiG. 44. 

un saint Matthieu, debout, tenant ses deux mains sur l'évangile demi-ouvert, codex 
relié d'une couverture dorée, dans lequel il lit en marchant. Sa barbe et ses cheveux 
sont gris, une double ligne tracée à la pointe sèche par un tour de compas forme 
le nimbe autour de sa tête; robe bleue à deux raies longitudinales violettes; manteau 
gris, pieds nus, sandales. Cette petite ûgure, haute de 77 millimètres, est largement 
et joliment peinte sur fond d'or, encadré dans une bordure dont la peinture a presque 
entièrement disparu. 

Viennent ensuite sept pages (^' î) r'' à 8 r°), consacrées à une magnifique décoration 
contenant le canon d'Eusèbe ou concordance des évangiles dressée au iv* siècle par Eusèbe, 
évoque de Césarée. Cette concordance est écrite en très petites capitales d'or, placées en 
colonnes sous une série d'arcatures formant à chaque page une grande arcade à plein 
cintre, qui embrasse sous son archivolte deux pareilles arcades plus petites; le tympan 
entre la grande archivolte et les deux petites est rempli d'ornements divers, où l'on 

1. D'après Tordre primitif du manuscrit, constaté par une pagination ancienne (xviil" siècle), car 
un relieur en refaisant récemment la relilirc a placé les feuillets dans Tordre suivant : 4, 5, 6, 7, 8, 
.1, % 3, 9, 10, clc. 



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10 J X- SIÈCLE (N- I3U). 

remarque surtout la croix grecque inscrite dans un médaillon circulaire, et (7 v, 8 r**) 
des lionceaux. La partie supérieure de la page, au-dessus des archivoltes, est décorée 
d'oiseaux (paons, perdrix) et de fleurs. En6n, les archivoltes et les piliers sont d'or, 
garnis sur toutes leurs surfaces de fleurons, les uns en or clair sur or foncé, les autres 
gaufrés, c'est-à-dire tracés parla pression d'un poinçon. Quelques membres d'ornemen- 
tation, par exemple aux chapiteaux et aux bases, sont en argent (dès longtemps noirci 
par l'oxydation). 

Au f° 9 commence le texte de l'évangile selon saint Matthieu; mais ce f^ 9 ayant 
été enlevé du manuscrit, a été refait grossièrement par une main du xn* siècle '. L'orne- 
mentation qu'il contenait est regrettable, car elle était pour le moins équivalente à celle 
qui se voit encore en tête des trois autres textes évangéliques; celle-ci commence par 
un titre en capitales d'or (EYArrEAION KATA M...) inséré sous un fronton d'or 
en forme de II, suivi d'une initiale fleuronnée et articulée. On peut voir cette élégante 
disposition, très exactement reproduite, dans la belle planche de la Paléographie universelle 
de Silvestre. 

Le manuscrit offre, pour les trois derniers évangiles, la même ornementation qui 
vient d'être décrite pour le premier, savoir : la table des chapitres de l'évangile, en let- 
tres d'or, précédée d'un ciboire qui chaque fois varie de forme ; le portrait en pied de 
l'évangéliste et l'en-tête du texte formé d'un titre encadre dans un fronton d'or que suit 
une initiale fleuronnée, la première lettre du texte. 

Enfin, entre les évangiles de saint Marc et de saint Luc, se trouve une transcription de 
la lettre dans laquelle Eusèbe explique à Garpianus l'usage de son tableau, et qui d'or- 
dinaire le précède toujours. Elle occupe trois pages (f*" 188 r" et v", 189 r**} et est inscrite 
en lettres d'or dans un somptueux ruban d'or et d'azur formant une sorte d'ellipse 
quadrilobée. 

Ce manuscrit est daté par une note (d'un grec du xv" siècle, il est vrai) portant qu'il 
fut écrit sous le règne de Nicéphore, pendant la septième Indiction. L'indiction VII ne 
concorde avec aucune des années du règne de Nicéphore l" (ann. 802-811) , m^s elle 
s'accorde avec l'année 964, où régnait Nicéphore II Phocas. 



XVIII. — N"» 139. Psautier. 

X* siècle; — 448 feuillets; — hauteur 36 centimètres, largeur 28. Reliure du xvi* s. en luaroq. citron, 
genre Grolier. — Isaïe, peinture gravée dans la Palèog, de Montfaucon ; écriture et quelques orne- 
ments dans la Paléog. univ. de Silvestre, pi. LXXYII ; David roi, peinture excellemment reproduite 
dans les Arts indttst. de Labarte. 

Ce manuscrit, magnifique à tous égards et rapporté de Constantinople par un 
ambassadeur français, Hurault de Boistaillier^, qui l'y avait acheté vers le milieu du 
XVI* siècle au prix de cent écus d'or, est d'abord un chef-d'œuvre de calligraphie du 
commencement du x* siècle. Il contient les loO psaumes de David, suivis de 12 canti- 
ques ou prières tirés du texte de la Bible, écrits d'une belle écriture mince et régulière 
au centre de chaque page, qu'encadre, sur trois marges démesurément larges, la 

1. Ainsi que le f^ 16, qui était dans le môme cas. 

1 Voyez une notice sur la collection de manuscrits formée par MM. Hurault de Boistaillier et de Ghi- 
verny dans le Cabinet des mamscrils, par M. L. Delisle, t. I. p. 213. Elle renfermait 400 volumes et fut 
achetée (t!2000 liv.) par l'Eut en \%ii. 



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X-* SiÊCLE (N» 13U). 109 

chaîne des commentaires, tracés d'une écriture exactement semblable, mais beaucoup 
plus fine. Il paraît, chose rare, n*avoir rien perdu de son texte, ni au commencement ni 
à la fin. 

L'ornementation est ainsi disposée : Chaque verset commence par une petite capitale 
simple, dessinée en carmin très vif et dorée dans celles de ses parties qui oiïrent du 
corps. Celle qui se trouve en tête de chaque chapitre, c'est-à-dire la première initiale 
du texte, est plus importante, moyenne, peinte ou dorée de diverses couleurs, et souvent 
composée de motifs ornithomorphes. Immédiatement avant, se présente le titre du 
chapitre écrit soit en petites capitales d'or et de carmin comme celles dont il vient d'être 






FiG. 50 (f 59 y'). 

question, et c'est le cas le plus fréquent, soit en minuscule purement d'or (f°" 1 r°, 13 r", 
22 r^, etc.). Puis au-dessus de ce titre s'étend un bandeau de rinceaux ou de fleurettes 
peint, doré, parfois argenté, et toujours d'un dessin différent. On n'imaginerait pas 
aisément de nos jours une série d'ornements d'un meilleur goût enrichis de couleurs 
plus harmonieuses, plus brillantes, plus fraîches (sauf l'argent, devenu partout noirâtre 
par l'effet de l'oxydation), et pas un seul de ces riches bandeaux n'est répété deux fois 
dans le cours du volume. Quelques-uns d'entre eux, avec un très exact spécimen de 
l'écriture, sont reproduits dans la planche LXWU délai Paléographie Universelle de Silveslre. 
11 faut ajouter qu'en un certain nombre d'endroits (voy. 219 v% 238 r% 253 v% 282 v% etc.), 
le bandeau et le titre qui le suit font corps ensemble par le moyen d'un entourage de 
fleurettes qui les détache du reste de la page en une sorte de cartouche, et aussi que très 



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110 X- SIÈCLK (N* 139). 

souvent le titre orné se trouve au bas d'une page et le commencement du texte à la page 
suivante. 

Quelque gracieuse qu'elle soit, cette décoration générale n'offre pas l'intérôt capital 
d'une autre partie de l'ornementation du n° 139 qui me reste à décrire. Ce sont 14 pein- 
tures à pleine page placées sept en tète du volume avant le texte, une au T 136 et six vers 
la fin, auxrM19 à 446. 

Ces peintures sont frappantes pour leur ressemblance avec ce qui nous reste des 
peintures de l'antiquité et justifient l'opinion de ceux qui regardent les plus anciennes 
miniatures des manuscrits comme très proches, par le style et l'aspect, des fresques de 
Pompéï *. 

Ces 14 peintures abondent en caractères de pure antiquité grecque, bien qu'elles 
représentent des scènes chrétiennes ; elles sont peintes sur des feuillets blancs et non 
sur des feuillets écrits par derrière, en sorte qu'elles peuvent aisément provenir d'un 
autre manuscrit plus ancien; chacune d'elles est encadrée d'une bordure d'ornements et do 
fleurettes mêlés au texte du volume ; dans les endroits où le texte a le moins de marge 
il en mesure encore deux ou trois centimètres au moins, tandis que plusieurs des 
quatorze grandes peintures ont leur bordure rognée sur la tranche du volume, ce qui 
semble bien indiquer que ce n'est pas pour ce volume qu'elles avaient été primitivement 
faites ; enfin la qualité des ors dans ces grandes peintures n'est pas la même que dans 
les ornements qui accompagnent le texte ; elle est moins solide et beaucoup moins 
brillante. Le Père Montfaucon, dans sa Paléograjihie grecque y a non pas décrit ces 
quatorze scènes, mais en a légèrement passé en revue 12 sur iU en se préoccupant 
uniquement d'y mentionner les allégories que l'artiste a voulu représenter ; il a cependant 
ajouté à cette recherche un renseignement de quelque valeur en faisant graver, mais avec 
plus d'élégance que d'exactitude, la miniature du f^ 435 représentant le prophète Isaïe. 

Nous décrirons en détail ces 14 peintures quoiqu'elles aient été déjà l'objet d'un 
examen sommaire ci-dessus dans l'Introduction ; elles méritent un examen plus attentif. 

r David gardant les troupeaux de son père sur la montagne de Bethléem et jouant 
de la harpe (scène tirée des versets 12, 18, 19 et 23 du chapitre xvi, liv. I" des Rois). — 
Voici comment l'artiste l'a comprise : il semble avoir calqué son David sur un Orphée 
ou un Apollon antique. Au milieu d'un paysage verdoyant et montagneux, David assis 
fait résonner sa lyre. Ses moutons et ses chèvres, gardés par un chien, s'ébattent autour 
de lui et descendent se désaltérer dans un ruisseau qui coule sur le premier plan. Une 
jeune femme se tient assise à côté de lui, la main posée sur son épaule. Elle a le sein 
et les bras nus, les cheveux maintenus par un ruban écarlate qu'une broche carrée 
retient sur son front ; son corsage est en peau de tigre, sa robe violette ; un ample 
mantelet bleu à bordure jaune enveloppe ses jambes ; elle est chaussée de sandales à 
lacets bleus. Il n'y a pas de doute sur le personnage qu'elle représente, car de même 
que David, elle a son nom écrit auprès d'elle : Mélodia. Sur la droite, à un plan plus 
éloigné, s'élève une colonne tronquée, sur le sommet de laquelle est un vase en bronze 
à deux anses, et qui est cravatée vers son milieu d'une pièce d'étoffe rouge, mode 
antique dont il y a beaucoup d'exemples (ainsi voy. les Future antiche d'ErcolanOy Napoli, 
1762, in-fol., t. III, p. 91, 113, 159, 205, etc.). Derrière cette colonne se cache une jeune 
femme qui regarde furtivement et ne laisse voir que sa tête. Dans le fond à gauche, au 
haut de la montagne, dans un lointain bleuâtre, est un édifice indiquant l'abord de la 
ville, car on lit au-dessous BE6AEEM et sur le premier plan, au bord du ruisseau, un 
homme demi-nu couché à terre, à demi enveloppé d'une pièce d'étoffe verte, couronné 

1. In Conslantinople up lo thc timc of Justinian Ihe style of painting was much the samc as that 
which lias bccn preserved lo us in thc paintings at Pompeii (Treasv s of art in great Dritaint by 
D' Waagcn, London, 18M, t. I. p. 90). 



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X* SIÈCLE (NM39). III 

de feuillage et au-dessous duquel est écrit quMl figure la montagne de Bethléem : 
OPOL BE6AEEM. Un mot de David et de son costume; son siège est un quartier de 
roc ; il a la tête nue, les cheveux blonds bouclés sur les épaules ; il est vêtu d'une tunique 
blanche tombant au-dessus du genou et à manches courtes, ornée de bandes longitudi- 
nales jaunes; par-dessus cette tunique est jeté un manteau violet; pour chaussure il a 
des bottines blanches montant jusqu'à mi-jambe. Sa lyre est posée sur un socle en bois 
sculpté qui ressemble à une boite carrée sur laquelle l'instrument serait monté. 




FiG. 51. 



2* David terrassant un lion (Rois, liv. 1, ch. xvii, versets 34 et 35). — La même harpe 
ou lyre décrite au n"" 1 git à gauche dans le coin de la scène avec le manteau violet; les 
brebis paissent sur le premier plan ; Tune d'elles qui s'est écartée est saisie par les 
deux griffes antérieures d'un lion qui commence à la dévorer, mais David qui s'est élancé 
saisit le lion de sa main gauche par la crinière et de sa main droite l'assomme à coups 
de massue II est dans le même costume qu'au n° 1 si ce n'est qu'il a ceint sa poitrine 
d'une sorte de plaid bleu. Son mouvement de colère et son attitude herculéenne sont 
très beaux. Derrière lui s'avance, comme pour le soutenir, une femme demi-nue, nimbée. 



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H2 V SIÈCLK (N* 13'.i). 

couronnée de laurier et de chêne; c'est la force, ISKYS. Une autre femme cachée 
derrière les rochers étend la main avec frayeur ; près de celle-ci est une sorte de borne 
milliaire surmontée d*un vase de bronze, et dans le fond une maisonnette de couleur 
violacée. 

3* David oint par Samuel (Rois, liv. I, ch. xvi, verset i3 : « Et sumpsit Samuel 
cornu olei et unxit in medio fratrum ejus »). — En effet, David, toujours dans le même 
costume, placé entre son père Jessé et le prophète Samuel, s'incline devant ce dernier 
qui élève en Tair une corne qu'il tient dans sa main droite, afin de répandre sur la tête 
du jeune homme l'huile sainte qu'elle contient. Derrière Jessé se tiennent debout ses six 
autres fils dont cinq ont leurs noms inscrits au-dessus ou au-dessous d'eux (EAIAB, 
AMINAAAB, PA^AAÏ, MABANAHA, CAMAA) ; celui qui manque est ASAM 
(Conf. Paralipom,, ch. ii, verset 15). Enfin derrière David est une jeune femme, épaules et 
bras nus, dont le sens allégorique fait allusion à la douceur et à la bonté de David ; 
c'est ce qu'indique le mot IIPAOTHS inscrit au-dessus de sa tête. Elle porte, de même 
que Samuel (et de même aussi que la Force dans la scène précédente), un nimbe rose 
bordé d'un trait blanc. Dans le fond, deux édifices d'une architecture très recherchée et 
ornée d'une guirlande de feuillage. 

4® Combat de David contre Goliath (Rois, liv. I, ch. xvii, vers. 48-31). — Dans la 
partie supérieure, David, ayant derrière lui la Puissance, ATNAMIS, brandit sa fronde 
contre Goliath couvert d'une armure et qui vient de lancer un long javelot contre son 
adversaire ; une jeune fille placée auprès de lui prend la course pour s'enfuir ; c'est la 
Jactance, AAAZONEÏA. Au-dessous est une seconde scène dans laquelle David prend 
par les cheveux Goliath renversé à terre et commence à lui trancher la tête. A gauche et 
à droite sont deux groupes de soldats bardés de fer, les Juifs et les Philistins. 

5» Les femmes d'Israël chantant la gloire de David (Rois, liv. I, chap. xviii, vers. 6 
et 7. Ce dernier verset porte : Kal éJJîjp^ov al y^valxeç xallXeYov • 'EiràTa^E SaoOX év j^tXtdtatv 
auToO, xal Aaulô èv fjiupiâatv auToO, paroles que le peintre a répétées au haut de sa pein- 
ture, dans l'angle de gauche, en y écrivant : CAOYA EN XIAHACI KAI ÂAÂ EX 
MYPIACI). — La scène ne se compose que de quatre personnages. Le roi Saùl debout, 
en costume de guerre, la lance en main, la tête entourée d'un nimbe rose, et semblant 
parler à deux femmes, dont l'une danse en jouant de petites cymbales ; derrière Saûl 
est David dans son costume habituel, et semblant s'éloigner du roi. 

6** Couronnement de David (Rois, liv. II, ch. ii, v. 4 : « Et veniunt viri Judaese et 
ungunt David ibi ad regnandum super domum Juda »). — Une troupe d'hommes, au 
nombre d'une trentaine, portent David debout sur un bouclier, et toujours vêtu de sa 
même tunique blanche à bandes d'or; il porte dans la main gauche un long sceptre en 
bois rouge sculpté à son extrémité, et sur sa tête, entourée d'un nimbe d'or, une femme 
allégorique (dont le nom n'est pas indiqué) pose une couronne. Au-dessus est écrit en 
vermillon : -f- û AAA STEOOMENOC, David couronné. Derrière la scène sont deux 
édifices, dans l'un desquels un homme et une femme mettent la tête aux fenêtres. 

V David dans sa gloire, debout sur une forme en bois sculpté et doré, vêtu d'une 
tunique blanche à parements jaunes, par-dessus laquelle il porte une longue toge vio- 
lette chargée d'ornements. Il a la barbe et les cheveux gris, une couronne sur la tête, 
un nimbe entouré d'une ligne noire avec son nom, AAYIA, écrit au carmin ; une colombe, 
les ailes éployées, plane au-dessus de lui, et dans sa main gauche il porte le livre des 
Psaumes ouvert au commencement du psaume LXXI. A droite et à gauche du roi sont 
deux jeunes femmes debout, vêtues de longs habits, portant l'une un codex sous le bras 
(CO<ï>IA), l'autre, nPO<I>IITIA, un volume à la main, et toutes deux ayant les che- 
veux attachés par un ruban fixé sur le milieu du front au moyen d'une broche. Ces deux 
figures de la sagesse et de l'esprit prophétique semblent montrer et admirer David. — 



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X« SIÈCLE (N« 139). 113 

Cette planche est reproduite en chromolithographie dans VHistoire des arts indmtiiek 
par M. Labarte, pi. LXXXII (album, t. II) et le manuscrit est décrit par le même auteur 
à la page 52 du tome III. , 

8^ Au f* i 36. Cette peinture, qui représente le prophète Nathan reprochant à David sa 
conduite avec la femme d*Urie, est placée en regard du psaume 50, dans lequel s*exhale 
en effet le repentir de David. Mais ce psaume 50 ne contient que de vagues plaintes; le 
nom du prophète n'y est pas même cité (si ce n'est dans le titre), et la peinture se rap- 
porte beaucoup plutôt au xii*" chapitre du livre II des Rois. Elle représente David en habits 
royaux, couronné, assis sur une chaise dorée, chaussé de bottines rouges à fleurs 
vertes, et Nathan debout devant lui, enveloppé d'une robe gris bleu et d'un long man- 
teau violet. Leurs noms sont écrits au-dessus de leurs têtes. Sur le premier plan, à 
droite, David est représenté de nouveau, agenouillé et presque prosterné à terre. Par 
son attitude et ses vêtements il semble calqué sur l'empereur aux pieds de Jésus (pro- 
bablement Justinien) qui figure dans l'admirable mosaïque décorant le tympan de la 
porte royale à Sainte-Sophie de Conslantinople '. Derrière lui, appuyée sur une sorte 
de pupitre, est une jeune femme demi-nue, le Repentir, METANOI A. Ces quatre per- 
sonnages sont nimbés : les deux David en or, Nathan en blanc et la jeune femme en 
rose. Une main barbare a commencé à découper cette peinture et a enlevé un morceau 
de l'angle supérieur gauche, au-dessus de la tête de David. 

9° Au f<^ 419. Cantique d'action de grâces de Moïse, après sa sortie de la mer Rouge. 
Le fond représente une ville au pied des montagnes, au-dessus de laquelle plane dans 
l'air une femme enveloppée d'un voile semé d'étoiles, NTH ; tout cela en gris bleu, sauf 
les étoiles, qui se détachent en blanc. Sur un plan plus rapproché est un personnage 
grimaçant, vêtu de rose et de jaune, assis à terre : c'est le Désert, EPHMOS. Entre le 
Désert et la Mer, qui occupe la moitié inférieure de la page, c'est-à-dire tout le premier 
plan, se trouve la foule des Juifs, ISPAHAITAI, qui s'enfuit ayant devant elle la 
colonne de feu qui la guide, et derrière elle Moïse, jeune homme aux cheveux noirs 
nimbés d'or, aux longs habits bleus et blancs, qui se retourne vers la mer en la touchant 
d'une baguette noire qu'il porte à la main droite. L'armée égyptienne est dans les flots; 
ses premiers rangs sont déjà en partie détruits ; on voit se débattre à demi noyés plu- 
sieurs chevaux et deux hommes qui élèvent leurs jambes hors de l'eau ; l'unies a tatouées 
de points bleus et rouges, l'autre les a revêtues de pantalons collants brodés de fleu- 
rettes bleues et blanches. Sur son char à demi submergé, Pharaon, en cuirasse d'or, est 
saisi aux cheveux par un homme complètement nu, qui sort à moitié des eaux et cherche 
par un mouvement très énergique à y entraîner le roi égyptien : c'est l'Abîme, BT602 ; 
et dans l'angle inférieur, à droite, est une femme également demi-plongée dans l'eau, 
avec un aviron doré dans la main gauche, et qui représente la mer Rouge, EPY6PA 
6AAASII. — Confér. cette peinture avec celle décrite ci-dessus, p. 77, où le môme 
sujet est traité d'une manière peu différente. 

lO» (f* 422). Moïse parlant à Dieu et Moïse recevant de la main divine les Tables de 
la loi. II a le même visage et lé même vêtement que dans la scène précédente. Au pied 
du mont Sinaï est un groupe d'une douzaine d'Israélites, et auprès d'eux, assis sur un 
rocher, les jambes enveloppées d'un manteau vert, un homme nu d'ailleurs, qui repré* 
sente le mont Sinaï, OPOS IINA. 

il'' (f" 428). Cantique de la mère de Samuel, debout, la tête et les mains levées aux 
cieux, nimbée d'or, vêtue d'une robe et d'un plaid rouge qui lui enveloppe la tète. Der- 

i. Cette belle mosaïque est reproduite en chromolithographie dans le recueil de Salzenberg sur 
l'art chrétien : Beschreibung der heii, Sophia von C.-VV. Kortum, Berlin, 1854, in-fol., p. 30 et 
pi. XXVII. 

16 



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iU X- SIÈCLE (N» 139). 

rière elle un édicule à porte cintrée, et plus loin un arc triomphal. A Tangle supérieur 
gauche de la peinture est écrit au carmin sur le fond d*or : -\- H nPO<I>HTISA 
ANNA 34. T. X. 

12* (f® 431). Prière de Jonas. Debout sur un rocher au bord de la mer, Jonas, jeune 
homme vêtu de longs habits en gris bleu, la tête nimbée, adresse à Dieu sa prière en 
levant la tête et les mains vers lui. Au fond, à gauche, s*élève une ville ceinte de mu- 
railles et de hautes tours, parmi lesquelles s'ouvre une haute porte d*oii le peuple sort 
en foule, et à qui Jonas adresse la parole. Cette ville représente sans doute Joppé, où il 
8*embarque. Ce ne peut être Ninive, où Dieu l'envoie prêcher, caria mer s'étend sur le 
premier plan. On y voit, à gauche, une jolie nacelle à voile montée par six hommes, qui 
lancent Jonas à la mer, et à droite Jonas englouti dans la gueule d*un cetacé. 

13 (f* 43o). Prière d'Isaîe. Cette peinture est celle que Montfaucon a fait graver 
dans sa Paléographie (p. 12). Isaîe, vieillard à cheveux et barbe gris, nimbé en gris, 
vêtu d'une robe gris bleu et d'un manteau rose, prie debout, entre une femme qui repré- 
sente la nuit et un enfant presque nu qui figure l'aube du jour, 0P6P0S, et porte en 
main un flambeau. Sur le fond, qui est d'or, se détachent des peupliers, un platane 
et des lauriers-roses. Dans le ciel, la main divine *. 

14© (f» 446), La prière d'Ézéchias. Le roi des Juifs, en riche costume, est étendu sur 
un divan peint, doré et couvert d'étoffes de couleurs diverses. Au pied de cette sorte de 
lit sur lequel il repose sont différents objets : une forme sculptée et dorée, des babou^ 
ches rouges, une aiguière et un vase à manche sur lequel cette aiguière est posée. 
Derrière lui est un serviteur muni d'un éventail en plumes de paon; devant lui le pro- 
phète Isaie qui lui parle. Dans un autre endroit de la même scène, à droite, Ezéchias 
est debout, dressant la tête et les mains vers le Seigneur. 11 porte une tunique blanche 
à parements d'or, un manteau violet dans lequel il s'enveloppe les mains, un ceinturon 
rouge autour de la taille et un pantalon à pied, rouge à fleurs vertes. Il a la tête nue, 
les cheveux retenus par un ruban et, ainsi qu'Isaïe, un nimbe d'or. Au fond, à gauche, 
est une villa précédée d'une terrasse que borde une balustrade, et qui descend dans la 
campagne, vers l'endroit où repose Ezéchias, par un large escalier. A droite, une jeune 
femme à nimbe bleu ûgurant la prière, lîPOSETXH. Un soleil couchant, c'est-à-dire 
un médaillon rose, d'où partent sept rayons roses, éclaire le fond sur lequel se décou- 
pent des touffes d'arbres, vertes d'abord et bleues sur les plans les plus éloignés. 

Toutes les peintures de ce volume représentent donc des scènes de la Bible qui 
n'ont point de rapport avec le Psautier, et confirment en cela l'observation faite en 
commençant, suivant laquelle elles auraient été exécutées pour un texte qui n'est pas 
celui du manuscrit n^ 139, mais, suivant toute vraisemblance, sont antérieures. 

ik La môme peinture, mais exécutée avec moins de talent, se trouve dans un psautier de la bibliothèque 
du Vatican, n" lh5, Seroux d^Agincour en donne le trait, pi. XLVI. 



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X- SIÈCLE (^' 216). 



115 



XIX. — N* 216. Actes des Apôtres (Catena). 

Commenccmenl du x*" siècle; — 333 feuilles à 2 colonnes; — hauteur 332 millimètres, largeur 240; 
reliure en maroquin rouge aux armes et à Tinitiale du roi Henri IV. 




FiG. 51 

Volume complet et remarquablement calligraphié sur un parchemin d'une blan- 
cheur et d'une finesse rares. Le texte, écrit en minuscule, est entouré sur toutes les 
marges du gloses et de citations en écriture plus menue ou en élégantes petites capitales 
d'une ténuité eitrème. Les gloses marginales sont généralement disposées de manière 
à former une foule de figures et d'objets divers, le plus ordinairement des croix de diffé- 
rentes formes, puis des boules, des losanges, des calices (f'" 8, 216, etc.), des colon- 
nettes (f" 154, loo, 159), un aigle (f* 16 v®), un escalier (185 r®), le Christ en croix 
(211 r«), des édicules (147, 159, 180, 270), des fers de lance (297, 300, 320, etc.) et 
d'autres. 



;-r-<"dÔ> 




FiG. 53. 



L'ornementation proprement dite de ce manuscrit consiste en ce que les titres de 
ses différentes divisions (Upd^zu; tûv àyCwv ' AirooroXwv. — Tlepl Tfj; àvoX/^çj^eoç. — 'Ticôôe- 



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il6 X- SIÈCLE (N- 515, 654). 

ai;Tf|a 'I(xxa)6ou xaôoXixfjç éiri(7ToX9j^ ) forment chacun une ou deux lignes de petites 

capitales d*or inscrites très souvent à Tintérieur d'un cadre quadrilatéral ou circulaire, 
d'or et d'azur, dessiné avec une sobriété pleine d'élégance et de bon goût (voy. f*** 86 
r» et v% 88, 95, 96, 104, 103, 111, 112, 121 r» et v% 123, 128, 136, 166, 169, 201, 
243, 245, 252, 264, 272, 278, 288, 297, 301, 308). Le plus riche de ces petits frontons 
est celui qui commence le volume (fi g. 52); il représente une sorte de panier fleuri. 



XX. — N* 515. Saint Grégoire de Nazianze 

iOÎ feuilles à 2 colonnes; — \* siècle ; ~ hauteur 258 niillimèlrcs, largeur 180; — reliure en maroquin 

rouge aux armes de Golbert. 

Chaque discours (au nombre de vingt et un) est précédé d'une ligne ondée vermil- 
lon, d'une rubrique écrite en capitales vermillon et d'une moyenne initiale à compar- 
timents dessinée en noir et relevée de vermillon. A la fin du chapitre le mot, ou les 
quelques mots, résumant le sujet qui s'y trouve traité, est inscrit dans une sorte de 
cartouche quadrilatéral ou triangulaire formé de traits ondes, noir et vermillon, et suivi 
de l'indication du nombre de lignes, (nixoi, du manuscrit original probablement, oîi le 
copiste du manuscrit 515 était arrivé au fur et à mesure qu'il atteignait ces fins de 
chapitre. Enfin la première rubrique de l'ouvrage, celle par laquelle commence le 
volume, se compose de onze lignes en capitales vermillon inscrites dans un cadre d'or 
formant un quadrilatère haut de 96 millimètres, large de 48 et suivi, pour commencer 
le texte, d'une grande initiale (M) à demi efi'acée, qui représente deux saints se donnant 
la main (dessin barbare). — Renvois aux notes marginales dans le genre du n^ 438 (p. 97), 
mais moins recherchés et moins nombreux. — Aux f" 88, 119, 170, etc., notes margi- 
nales en écriture capitale, affectant la forme d'un triangle, et (f^ 79 r^) la forme d'une 
croix. Le manuscrit tout entier, du reste, est d'une excellente calligraphie. — La fin du 
volume manque. Il s'arrête au bout du paragraphe 16 dans le 33' discours, adversus 
Arianos^ avec ces mots : h Tpialv tôtoTy^at, voEpalç, TeXcCatç. 



XXI. — N^ 654. Saint Jean Chrysostome (Homélies sur les Psaumes). 

195 feuillets à 2 colonnes; — x* siècle; ~ hauteur, 36â millimètres, largeur, 248; — reliure en maroquin 
rouge aux armes et initiales de Louis XIV. ~ Montfaucon, Paléogr.; Gardthausen. 

Volume dont Tornementation est assez remarquable, ainsi que sa jolie écriture 
maigre penchée à gauche, comme la plupart des autres manuscrits de la même époque.. 
De 97 homélies, qu'il contenait jadis, il n'en a plus que 45 ; et il a en outre perdu son 
premier feuillet. Il commence aux mots yàp TraviàTraciv àXoyov de l'homélie sur le ps. I , et 
se termine par ceux-ci, au cours de l'homélie sur le ps. 48 : auTol t?j; paaiXcia; irh^. 
L'ornementation, comme d'habitude, se trouve en tête de chaque homélie et se compose 
d'un fronton suivi d'une initiale. Le fronton est des plus simples ; c'est un rectangle 
formé de guillemets ou de zigzags tracés par le scribe à l'encre ordinaire et dans l'inté- 
rieur duquel se trouve l'intitulé de l'homélie, également à l'encre et en caractères minus- 
cules ordinaires ; seulement le guillemetté ou zigzagué formant le contour du quadri- 
latère est divisé, sur chacun de ses côtés, en trois, quatre ou six parties par autant de 



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X- SIÈCLE (N- 6r4). H7 

coups de pinceau couvrant le dessin à la plume d'une barre alternativement rouge 
pendant un ou 2 centimètres, puis verte, puis bleue, etc. 

L'initiale qui suit ce fronton est plus intéressante. C'est tantôt une moyenne initiale 
à fleurons dessinée avec beaucoup d'élégance et largement coloriée, tantôt une initiale 
à personnages et animaux, quelquefois même à personnages en rapport avec le sujet 
traité dans le texte. Montfaucon dans sa Paléographie, p. 254-256, cite un certain 
nombre d'exemples de ce dernier genre d'illustration dans les manuscrits grecs, et non 
seulement il en mentionne plusieurs tirés du manuscrit n^ 654, mais il en reproduit 
quelques-uns dans sa planche gravée de la page 255. Voici l'indication de toutes ces 
initiales ornées qui se trouvent dans le manuscrit 654. 

1° Lettres qui n'ont que des fleurons et point d'animaux ni personnages : f^' 6 r°; 
14 r»; 38 r«; 43 r»; 47 v°; 6i v»; 94 vo; ii2 \«; 122 r*»; 134 r*»; 139 V; 142 r'' et v*»; 
144 r*; 175 r«; 183 r\ 






FiG. 54 (f» 98). 



FiG. 55. 



FiG. 56 (f 89). 



2* Lettres historiées : f"2 r°, deux chiens affrontés; — en tête du psaume 4 au f» 9 r% 
un homme couronné, agenouillé et priant, probablement David (ce qui s'accorde avec 
le commencement du psaume 4 : Cum invocarem exaudivit me Deus); — en tôte d'un 
deuxième commentaire de saint Jean Ghrysostome {Quomodo Deum invocantes cito poterie 
mus exaudiri...) sur le même psaume, au f» 18 r*; deux hommes affrontés, en prière, 
pour former l'O du premier mot (oOx tva); — f« 36 v% un oiseau becquetant la tête d'un 
lièvre ; — f* 40 r", un Q formé de deux oiseaux affrontés avec un fleuron entre deux (gravé 
dans Montfaucon, p. 255, ligne 7); — f 45 r% un lion jouant avec deux têtes de chien cou- 
pées; — f**' 55 r**; 155 v*»; 178 v", divers poissons pour représenter l'O; — f°66 r®, trois 
oiseaux sur un fleuron, le tout formant un ù; — f" 71 v®, dans un E un personnage 
lisant un codex ouvert, au-dessus duquel il tient la main étendue armée d'un calamus; — 
r'89 v"*, un H formé de deux colonnettes au-dessus de chacune desquelles est une tète 
humaine; — f 96 v®, un K représentant un vendangeur enlevant sa hotte, en tête d'un 
commentaire sur le psaume S qui est intitulé « Sur le pressoir » (Oirap tûv Xyjvûv) ; — 
r* 98 v% autre commentaire sur ledit psaume qui chante tous les biens de la terre ; un E 
formé d'un pêcheur tirant un poisson au bout de sa ligne; — f* 104 r°, le renard guet- 
tant le coq; — f* 127 r^, renard portant deux oiseaux pendus aux deux bouts d'un 
bâton, le tout formant un T (gravé par Montfaucon, p. 255, ligne 5); — f° 130 r% 
deux oiseaux adossés pour former un T (t(i., ligne 5, fig. 3); — f ** 159 v% en tête du 
psaume 44 commençant par les mots « Eructavit cor meum, verbum bonum » ('E$ep£u$aTo ^. 
xapôCa (jiou) un E formé d'un homme présentant de ses deux mains un volumen roulé; 
— f* 189 V**, en tête du psaume 46, Omnes gmtes plaudUe manibus (IldtvTa là ^ôvt] xpoTrp 
aaiz x^^P*^) "" ^ formé de deux femmes (les deux Nations) portant ensemble un fleuron 
qui représente probablement un crotale (gravé par Montfaucon, p. 255, ligne 4); — 



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il8 X- SIÈCLE (N* 669). 

f° 191 r*", un M formé de deux chiens debout soutenant entre eux deux un oiseau. Détails 
hotte des vendangeurs, 96 \°; ligne de pêcheur, 98 v*. 

La page où Monlfaucon a fait graver un certain nombre (27) d'initiales ornées tirées 
de divers manuscrits a été copiée en réduction dans la Griechische Paléographie de M. Gardt- 
hausen (Leipzig, 1879, in-8*, p. 88). 



XXII. — N° 669. Saint Jean Chrysostome. 

531 feuilles à 2 colonnes; — x* siècle; — hauteur 37 centimètres, largeur 26; — reliure en maroquin 

rouge aux armes et à Tinitiale d*Henri IV. 




:tJori'v>^'V 

M^ ^ m P I. 






FiG. 57. 

Recueil d'homélies, au nombre de 43, commençant par un fronton en forme de II 
composé d'une série de médaillons et de fleurettes sur fond d'or. Les autres frontons du 
volume sont d'une élégante simplicité. Les trois quadrilatères contigus dont chacun 
d'eux est composé, offrent une suite non interrompue de rinceaux, uniformément 
coloriés en teinte plate d'azur, décoration que rendent très agréable la grâce et la variété 
du dessin. Les paroles de l'Évangile qui servent de texte à l'homélie sont écrites dans 
l'intérieur du II, ce qui le rend parfois (voy. f" 81 v"; 151 v*, etc.) d'une hauteur 
démesurée. Le texte de l'homélie s'ouvre ensuite par une moyenne initiale, articulée, 
à fleurons, peinte du même azur que le n ^t mêlée de membrures accessoires en vert. 



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X' SIÈCLE (N" 750, 799). 110 



XXllL — N° 750. Saint Jean Ciirysostome. 

X* siècle; ^ 240 feuilles à 2 colonnes; —hauteur 32 centimèlres, largeur 24; •— reliure en maroquin 
citron à Tinilialc du roi François 1" et à la fleur de lis. 

En tête de chaque homélie est un fronton en forme de Tl et une initiale, le tout 
fleuronné, peint et doré, dans un goût rude, mais original. Le fronton est couvert d'ara - 
besques dessinées au carmin avec certaines parties réservées en blanc, et les autres cou- 
vertes d*une couleur épaisse, le plus souvent bleu clair. Les initiales qui atteignent une 
hauteur parfois de 10 centimètres, ce qui est d'une grandeur inusitée et démesurée pour 
les manuscrits grccs^ sont dessinées en lourds traits d'or, fleuronnées, articulées, et 
chaque article ou fleuron peint d'une couleur différente. Quelques-unes de ces initiales 
(voy. f* 6 r'*; 59 v«, etc.) sont accompagnées d'oiseaux, de mains bénissantes (P** lî>3 r", 
190 T') ou d'autres menus ornements. 



XXIV. — N" 799. Saint Jean Ciirysostome (De Sacerdotio). 

x° siècle; — 397 feuilles à 2 colonnes; — hauteur 309 millimètres, largeur 225; — ancienne reliure 
orientale en peau noire à fleurons gaufrés. 

Très jolie ornementation, mais très détériorée par l'effet du temps; voici ce qui en 
subsiste aujourd'hui. 

Le Traité du sacerdoce (ir£pi UpcootSvy;;) est composé de six livres. Le volume contient 
ensuite une homélie sur la nature incompréhensible de Dieu, six contre les Juifs, cinq 
autres sur la nature de Dieu, quatre sur Lazare, cinq sur Isaïe, une sur Séraphim et un 
traité contre les secondes noces. 

Chacune des divisions secondaires de cette série d'ouvrages commence par un 
ornement de médiocre importance et chaque ouvrage, chaque traité par une scène à 
personnages. 

L'ornementation que j'appelle secondaire est un bandeau à médaillons et fleurettes, 
peintes au naturel sur un fond d'or, bordé d'une ligne de carmin rehaussée de blanc de 
manière à figurer une sorte de cordon. Ce bandeau, très joli, très élégant et presque 
partout frais et bien conservé, est suivi de la rubrique, ordinairement fort courte, en 
minuscule d'or, et d'une initiale plutôt petite que moyenne, fleuronnée, articulée, peinte, 
sertie d'or et digne du bandeau qui la précède. Dans le courant du texte de petites ini- 
tiales, simples ou d'or, se détachent sur la marge ; et, conformément à une observation' 
qui a déjà été faite ici sur l'un des plus beaux manuscrits examinés précédemment, ces 
petites initiales d'or, au lieu d'être placées en tête des paragraphes ou de certains para- 
graphes, sont placées pour ainsi dire au hasard, tantôt en tête d'un paragraphe, tantôt 
au milieu, quelquefois même au milieu d'une phrase. Nous avons expliqué ci-dessus 
(p. 25) cette apparente bizarrerie. 

Les commencements d'ouvrages donnant lieu à des miniatures à personnages sont 
les suivants : 

Au f" 1 r®, en tête du volume, un carré remplissant les deux premiers tiers de la 
page, subdivisé en quatre petits quadrilatères d'environ 5 centimètres de haut sur 4 i/2 
de large. Le grand carré comporte H à 15 centimètres de côté et encadre les quatre 
petits dans une magnifique bordure de fleurs peintes au naturel sur fond d'or, chaque 



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liU \' SIÈCLE (N« 7U9). 

fleur séparée de ses voisines par un cordon d*azur, qui couvre toute la surface du fond 
d'or d'une sorte d'ouvrage en Olet à mailles, de formes agréablement variées; aux quatre 
angles du carré, quatre oiseaux divers. Les quatre petits carrés représentaient chacun 
une scène du premier livre du Traité de Jean Chrysostome sur le sacerdoce : 1* Jean et 
Basile debout et conversant; 2** assistant ensemble à la leçon d'un maître; 3® habitant 
ensemble; V Jean subissant les remontrances de sa mère qui voulait le détourner d'em- 
brasser la vie monastique. Malheureusement toutes ces scènes ont entièrement disparu; 
on n'en reconnaît que la trace, due à ce que l'or du fond a conservé vaguement les 
formes auxquelles il servait seulement d'entourage. 

Au f^ 87 v°, en tête du Traité de la nature incompréhensible de Dieu, un carré de 
6o millimètres de côté^ dont la partie centrale (de 35 millimètres) est occupée par une 
scène représentant saint Chrysostome debout, qui instruit un groupe d'une douzaine 
de personnes, dont les deux premières seulement sont visibles en entier. La petitesse 
des personnages et l'écaillement de la peinture ne laissent voir aucun détail, si ce n'est 
que les deux principaux auditeurs du saint sont enveloppés, l'un d'une longue robe 
bleue, l'autre d'une rouge; du saint Jean il ne reste que la forme générale et le bras 
droit. Au-dessus des interlocuteurs était un buste représentant la divinité, presque entiè- 
rement effacé aussi. La scène est encadrée dans une jolie bordure de fleurettes distri- 
buées dans des médaillons ou dans divers compartiments. — Au f° 97 r^, disposition 
analogue : une scène peinte sur fond d'or au centre d'un carré de même dimension que 
le précédent et comprenant aussi une jolie bordure à fleurettes peintes, à chaque angle 
de laquelle est de plus, dans un médaillon circulaire, une perdrix rouge. La scène repré- 
sente saint Jean Chrysostome debout, en habits sacerdotaux, nimbé, adressant la parole 
à un groupe de personnes, au premier rang duquel est une femme agenouillée qu'un 
homme essaye d'entraîner violemment. Cette peinture étant placée en tète du premier 
des huit discours de saint Jean Chrysostome adversus Judœos ^ il est vraisemblable qu'elle 
représente le passage du paragraphe 3 de ce discours où le saint dit : a 11 n'y a pas 
» trois jours, croyez-moi, je ne mens pas, j'ai vu une dame honnête, de condition libre, 
» modeste et pieuse, qu'un homme impur et sordide, passant pour chrétien (je dis 
» passant^ car je ne puis tenir pour vrai chrétien un homme osant de telles choses) 
» faisait entrer malgré elle dans le temple des Juifs pour y prêter serment sur des 
» affaires litigieuses qui le concernaient, » etc. 

Au f® 261 v', en tête d'une série de discours sur Lazare est une scène encadrée 
comme les précédentes d'une bordure de fleurs, et représentant Abraham, vieillard à 
barbe blanche et à robe grise, portant le pauvre Lazare dans ses bras comme un enfant, 
et de l'autre côté, séparé d'eux seulement par une sorte de petite cavité noire, le mau- 
vais riche tout nu implorant l'apaisement de sa soif. Enfin au f 326 v% en tête du 
discours in Serapkim, est un fronton en forme de FI chargé de fleurettes et de plus 
de toute une ordonnance de figures disposées comme il suit : Dans la partie inférieure 
du montant de droite formant le n est un homme couché sur un lit, la tête tournée vers 
le ciel; il est dessiné au trait noir sur fond d'or. Vers le ciel, c'est-à-dire dans la barre 
transversale du II sont cinq médaillons ; dans celui du milieu, le Christ assis bénissant 
de la main droite, jolie figure microscopique ; dans les deux médaillons placés à sa 
droite et à sa gauche, deux têtes de séraphins ou de chérubins affublées de quatre ailes, 
et dans les deux plus éloignés deux tètes semblables à huit ailes. Sur le montant de 
gauche du II, saint Jean Chrysostome debout et semblant expliquer la scène. 

Toutes ces petites figures sont dessinées et peintes avec facilité, mais d'une façon 
rapide et sommaire qui ne donne que très peu d'intérêt aux détails. 



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\* SIÈCLE (N» COISL. 20). 



12! 



XXV. — N* CoisLiN 20. Les Évangiles. 

511 fcuilleU à longues lignes, avec glose marginale;— \* siècle; — hauteur 29 centimètres, largeur 20; — 
vieille reliure orientale en maroquin noir à fleurons gaufrés.— Montfaucon, Z?i6/. Coisliniana, p. 63. 





3 * ' * T^' 






Fie. 58(f*i0). — EVAPrEAION AHON KATA MATOAION. BiQ.oç... x. t. >.. 

Manuscrit exécuté au dixième siècle avec la plus grande élégance », ditMontfaucon. 

Le savant bénédictin, après avoir exposé que ce manuscrit, provenant du mont Athos, 
commence par la lettre d*Eusèbe à Carpicn, transcrit une note du scribe, qui vient 
ensuite (f* 5), et dans laquelle celui-ci explique un système de renvois qu*il a employé ; 
puis Montl'aucon ajoute que Ton trouve à la suite de cette note (c'est-à-dire au P 5 v") : 
a les canons d*Euscbe qui, habilement peints en or, en minium et en couleurs diverses 
» ont été coupés, à l'exception de trois, par des gens en proie à une oisiveté malfai- 
» santé, a malé fenatis hominibus. Suit un sommaire [en carmin] de Tévangile selon 
» saint Matthieu, f® 7 r*et v^, puis la table des chapitres, f**' 8 et 9 ; et après [au P 10 ^*] la 
» représentation de Matthieu écrivant sur ses genoux et un peu effacé par le temps. En 
» tête de leurs évangiles sont aussi les Ggures de Marc et de Luc, et aussi celle de Jean, qui 
» a beaucoup plus conservé de vérité que les autres, Joannis figura longe sincerior cœteris 

16 



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12) X» SIÈCLE (N* COISL. 20). 

» est. Le saint éyangéliste est dépeint assis sur un siège soigneusement fermé, lisant ce 
» qu'il a précédemment écrit, sur un pupitre placé vis-à-vis de lui ; il retient contre son 
» genou, avec la main gauche, un parchemin^ sur lequel il vient de transcrire quelque 
» chose, et dans sa main droite il garde le calamus. Sur une petite table placée en face 
» est un encrier de forme ovale, divisé en deux parties, dont Tune contient Tencre et 
» l'autre le cinabre, qu*on reconnaît à sa couleur. Là se trouve aussi un couteau à tailler 
» le calamus. » 

La vérité que Montfaucon loue dans celte flgure de saint Jean doit s'entendre de ce 
que la peinture y a été moins détériorée que dans les autres par Teffet du temps, car 
toutes les quatre sont égales par le mérite, l'aspect, l'exécution et le détail. 

Chaque évangéliste est assis, dans l'attitude d'un écrivain, ayant devant soi une table 
surmontée d'un pupitre mobile, et chargée de quelques instruments à écrire ; le tout 
sur un fond d'or entouré d'une bordure à méandres ou dessins analogues. 

Chacun a sur son pupitre un codex ouvert et sur ses genoux un rouleau de parchemin 
(Luc excepté, lequel tient aussi sur les genoux un codex; il s'occupe à écrire sur ce rou- 
leau). Toujours vêtus comme les anciens 
philosophes, les évangélistes sont en tu- 
nique claire et long manteau, l'un gris, 
l'autre gris bleu ou gris rose, la tunique 
barrée sur les bras et la poitrine de deux 
lignes noires parallèles, qui paraissent dans 
tous les costumes antiques et qui étaient les 
lisières de là pièce de laine. Ils ont la tète 
nue et nimbée d'un cercle rouge, Matthieu 
et Jean la barbe blanche, Marc la barbe 
grise, Luc la barbe jeune et blonde ; tous, 
les pieds nus avec des sandales. Person- 
nages et accessoires sont peints assez juste 
et d'une manière satisfaisante, mais entiè- 
rement banale. 

Le graveur de Montfaucon, en croyant 
reproduire saint Jean (ci-contre flg. 59), 
n'a donné qu'une figure de fantaisie. 
Quant aux détails d'ameublement, les voici : i*^ les sièges sont pour les trois premiers 
apôtres une sella sans dossier, tandis que le siège de saint Jean est muni d'un immense 
dossier {sella undequaque clausay dit Montfaucon). Cependant la sella de saint Marc a le 
rebord garni, sur trois côtés, d'une succession de fleurons formant galerie. Les tables à 
écrire sont de petits buffets à peu près cubiques, formant par le bas une armoire à deux 
vantaux; celle de Matthieu est ouverte et laisse voir à l'intérieur deux tablettes, sur l'une 
desquelles un codex est couché et sur l'autre deux sont debout ; celle de Luc au lieu 
d'être simplement close, est fermée à l'aide d'un crochet. Sur le flanc de la table ou buffet 
s'élève un montant, à l'extrémité duquel est adapté un pupitre mobile, où repose, 
comme il a été dit ci-dessus, un livre ouvert. 

Aux tables de Marc et de Luc, le montant, au lieu d'être verticalement appuyé sur le 
flanc du meuble, comme aux autres évangélistes, surgit du milieu de la tablette à écrire; 
chez Marc, c'est une colonne torse; pour Luc, c'est un dauphin posant sur la tète et por- 
tant le pupitre sur un contour de la queue. Quant aux instruments d'écriture, l'écritoire 
pour Matthieu et pour Luc est une cavité rectangulaire, qui semble être simplement pra- 
tiquée dans la table; pour Marc, c'est un petit meuble à part. Pour Jean, l'écritoire est 
un godet ovale divisé en deux parties, comme l'indique Montfaucon, l'une destinée à 




FiG. 59. — Saint Jean. 



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X« SIÈCLE (N* COISL. 195). 1«3 

Tencre noire, Tautre au vermillon ; à côté est une coquille avec ses deux vahes ouvertes, 
et contenant probablement la couleur d'argent. On remarque encore des règles plates en 
bois noir ; un grattoir à large lame triangulaire (Matthieu et Marc), un canif à lame 
courbe (Luc). Si Ton ajoute que chaque évangéliste a les pieds posés sur un billot de 
bois rectangulaire à la surface dorée et aux bords sculptés, meuble indispensable dans 
toutes les représentations de personnages vénérables, on aura terminé tout ce qui sem- 
blait devoir être à dire sur les quatre évangélistes de ce manuscrit. 

La lettre d'Eusèbe à Carpien (écrite en forme de croix) et chacun des évangiles sont 
précédés d'un fronton en forme de FI, contenant Tintitulé inscrit dans la partie inté- 
rieure du n et suivi d*une initiale ornée. Il y a aussi en tête du sommaire de saint Matthieu 
un intitulé renfermé dans un cercle d*or (î^ 7 r^) et en tête de la table des chapitres du 
même évangéliste un ornement analogue, formant un cadre rectangulaire entouré d'un 
ruban tressé. 

Aux r* 5 à 6 v^sont les trois canons d*Eusèbe, que Montfaucon a cités en remarquant 
qu*on a coupé les autres (on voit en effet, entre 5 et 6, les talons de deux feuillets 
coupés), et qui, avec les quatre frontons placés en tête des évangiles, sont la partie la 
plus remarquable de cette décoration secondaire. 

Les trois tableaux des canons restants forment chacun une haute et élégante arcade 
supportée par des colonnes de marbre à base et chapiteau sculptés, enrichies de cou- 
leurs diverses et brillantes d'or. Les trois archivoltes sont surmontées d'oiseaux et de 
fleurs; la première surtout est remarquable par deux paons à vaste queue qui la sur- 
montent, s'afTrontant à un grand vase fleuronné; la troisième est soutenue par deux 
chapiteaux, dont chacun représente deux chevaux 
affrontés et baissant le cou pour bien boire dans un 
petit bassin posé à terre. 

Toute cette décoration est dessinée à la plume, avec 
du carmin, d'une main facile et assez élégante, puis 
coloriée par-dessus en couleurs épaisses. C'est dans le 
même système et probablement de la môme main que 
sont les quatre riches frontons en forme de II (dont nous 
donnons ci-dessus, flg. 58, le dernier) et la moyenne 
initiale subséquente, qui ornent le commencement de 
chacun des quatre évangiles. L'artiste qui a décoré 
ce manuscrit a moins fait œuvre de peinture, que du 
simple dessin colorié et surchargé de petites flori- 

turcs ou de menus agréments, marques d'un art puéril. On peut en juger par le fronton 
placé en tête du présent article, quoique nous n'ayons pas pu y dessiner tous les 
menus détails qui s'y trouvent et qu'ils ne soient pas même encore tous exprimés sur le 
fragment agrandi que représente notre planche 60. 



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Fie. 6(1. 



XXYI. — iV GoisLiN 195. Les Évangiles. 

ifiS feuillets à longues lignes, accompagnées d*une glose; — x* siècle; — hauteur 280 millimètres, 
largeur 205; — reliure en maroquin rouge aux armes et initiales du roi Louis XVIII. 

Calligraphie très soignée etbelles peintures desquatre évangélistes. La décoration du 
volume commence (P* 4 à 8) par une série d'arcatures contenant le canon des concor- 
dances dressé par Eusèbe, oii chaque page est divisée en une, deux ou trois arcades à 



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124 X* SIÈCLE (N« COISL. 195). 

plein cintre soutenues chacune par deux colonnes. Ces dernières sont peintes en mar- 
brure avec base et chapiteaux dorés. Les archivoltes sont richement fleuronnées, chacune 
de dessins difl'érents, dont plusieurs se retrouvent exactement dans Tévangéliaire latin 
exécuté en Tan 800 à Rome par Godescalc pour l'empereur Charlemagne. 

Les représentations des évangélistes (Matthieu f* 9, Marc f* 17i, Luc f'' 240, Jean 




-^^L?.) * ■* ï I 



FiG. 01. 

f* 349) sont remarquables, comme il a éléditci-dessus, surtout cette dernière, et parais- 
sent offrir la ûdèle image de philosophes grecs. La bordure qui les encadre est d*une 
extrême simplicité. Il y a plus d'intérêt dans les accessoires : saint Matthieu est assis dans 
un grand fauteuil d'osier garni intérieurement d'étoffe cramoisie; sa table à écrire, 
surmontée d'un pupitre fort rustique, contient dans sa partie inférieure une armoire, dont 
la porte ouverte laisse voir un codex à belle reliure, une bouteille d'encre et deux rou- 
leaux de parchemin , sur la table est une vaste écritoirc circulaire à deux compartiments 
(rouge et noir). Saint Marc est assis sur un escabeau garni d'un coussin bleu ; il a sur sa 
table une écritoire pareille à la précédente avec un calamus, un compas en fer et une 
sorte de cisaille ou grattoir. Luc et Jean n'ont rien à noter de ce qui concerne ces menus 



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XI* SIÈCLE (N* 293). 



125 



détails, si ce n*est que ce dernier a devant lui, au lieu de table, un pupitre, dont le pied 
posant à terre est contourné par un énorme dauphin. 

Il ne reste qu*un mot à dire sur les commencements d'évangile. Chacun d'eux est 
formé d'un élégant bandeau à fleurons ou rinceaux d'or; le premier en II, suivi d'une 
moyenne initiale articulée, laquelle est comme le bandeau dessinée au carmin et garnie 
d'or ensuite. 



XXVII. 



N** 519. Saint Grégoire de NazizVnze. 



400 feuillets à 2 colonnes; — année 1007 ; — hauteur 280 millimètres, largeur 205; — reliure en maroquin 
rouge aux armes et initiales de Colbert. — Silvestrc, Paléoçr. univ., pi. 81. 





FiG. 62 (f* 5). — 'Ex ToO aÛToO etç i6 fiyiov Tzàayy., 'EtcI ifjç «puXocxfjç jxou an^crofiiai (Orat. 45). 

Chaque chapitre de ce volume, au nombre de 26, est précédé d*un fronton ou d'un 
bandeau, quelquefois en carré long, plus généralement en forme de II, décoré avec une 
rare délicatesse. Le motif de cette décoration est toujours le même dans ses éléments : 
ce sont des feuilles ou folioles en fer de lance, bleues ou vertes, légèrement frisées 
sur leur bord, posées, agencées, combinées, de manière à former chaque fois des 
figures nouvelles ingénieusement variées. Elles s'enlèvent sur un fond d'or. Un seul de 
ces bandeaux est, ainsi que l'initiale qui le suit, entièrement doré : c'est au discours 
icEplToO dyiou irv£tS(xaTO(, P 385 v*. Les initiales sont moyennes, peintes et dorées à fleu- 
rons articulés, d'un style en harmonie avec celui du bandeau. Toutes ces petites pein- 
tures .sont très élégantes, surtout les premières du volume, qui malheureusement aussi 
sont les plus endommagées. Trois ont été (f<»' 219, 338, 373), anciennement déjà, cou- 
pées et dérobées. 

Silvestre a donné, en chromolithographie, comme spécimen de ce volume; deux co- 
lonnes, savoir : 1° celle où commence, avec un bandeau en H, l'homélie sur saint Cyprien 
(f° 57 V® du ras.); 2^ la colonne finale contenant la mention du scribe, le moine Euthy- 
mius, du couvent de Saint-Lazare à Constantinople, et la date (mai 6515 = 1007) de 
l'achèvement de son travail. 



XXVIIl. — N** 223. ScnoLiiss sur saint Paul, etc. 

273 feuillets; — année 1045; — hauteur 288 millimètrfs, larg. 210; — reliure comme celle du n* 139. 

Ms. de Hurault de Boistaillicr. 

En tête de^^haque épitre est un bandeau d'or chargé de médaillons et de palmettes, 
principale décoration du volume. Tantôt c'est un simple bandeau (f"" 5, 6, 204); tantôt 



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1ÎG XI* SIÈCLE (N* 922). 

et plus souvent c'est un II ou un rectangle évidé, portant dans le vide central le titre de 
répitre en capitales d'or, dans le genre de nos figures 2, 63 et autres (voy. P* 7, 35, 65, 
93, i06, 120,129, 137,144, 148, 157, 164, 168 et 172) ; de nombreuses petites initiales, 
lettres numériques, rubriques et renvois répandus dans tout le cours du volume sont 
également en minuscule d'or, et font comme reluire le texte et la glose qui l'entoure. 
Les médaillons et fleurettes sont assez remarquables par leur variété, mais d'une exécu- 
tion hâtive et négligée. L'initiale commençant le texte après chaque bandeau est 
moyenne, fleuronnée, articulée, peinte et dorée. Les épitres sont précédées chacune d'un 
argument, OicoaéOtc, qui fournit aussi quelquefois (f"" 4 et 33) le motif d'un petit fronton 
légèrement orné. Enfin aux P' 6 et 34 v^, en regard de la première épître de saint Paul 
aux Romains et de la première aux Corinthiens, sont deux miniatures, qui représentent 
l'apôtre dictant son œuvre à un disciple assis et écrivant ou méditant ; ce sont deux 
scènes assez barbares d'exécution, mais dont on ne peut pas bien juger, parce que la 
couleur a presque entièrement disparu et qu'il ne reste de distinct que le trait à la 
plume. 



XXIX. — N" 922. EuDociiE Aug. theologica. 

265 feuill. & 2 col.; — année 1062; — hauteur 290 millim., largeur 215; — rel. du temps de Louis XIV 
en maroquin rouge, aux armes de France. — Avait appartenu à Golbert. 

Le volume commence (f** 1,2, 3) par une table des matières (ri£va$ fipicToc zT^ç 
icapoOoTjC iruxTCdoc, au centre d'un quadrilatère onde) écrite en or et carmin. 
Au f*^ 4 r^, rien autre qu'un quadrilatère d'écriture formé par les mots : 

'EvôoxCaçifj ôéXToç 'AuyoOottjç iréXet {Hic /t6cr est Eudociœ Attgustœ), 

répétés de manière à ce que les vingt-neuf lettres qu'ils comprennent, figurant vingt- 
neuf fois de suite et chaque fois, c'est-à-dire à chaque ligne, dans un ordre différent, 
produisent une sorle.de dessin par le retour de la même lettre le long de certaines lignes 
et par l'emploi de majuscules (au nombre de 9) aux centres et aux angles. De plus, aux 
quatre angles du quadrilatère émergent quatre élégantes palmeltes vert et or. 

Les feuillets 4 v^ et 5 r<» sont restés en blanc. 

Au V' suivant (celui du fol. 5) est un acrostiche formé des mêmes mots EùdoxCa; . 
]^J déXTo; X. T. X., écrit en lettres d'or sur carmin, où l'or a complètement disparu aujour- 
d'hui. Montfaucon, qui a consacré plusieurs pages à la description de ce volume 
(Palœogr.'j p. 295-298), a traduit l'acrostiche en latin, lui laissant sa forme originale 
et ses initiales, et en a formé un acrostiche de vingt lignes latines, qui donne : 
EVDOGIAE AVGVSTAE HIC LIBER EST, et qui commence ainsi : 

E ximium Christus par conjugiim adeptus, 

V os sceptri gloria replevit : 

DO 7ium Tki hoc est^ et cœlestis motio, 

€ omparanda nulli rei et cogitatu stupenda, 

I ntuetUi mira metiti intelkcta, 

A ttendentiqae.,.. etc. 

Cette pièce en acrostiche explique la miniature placée en regard, laquelle remplit 
une surface rectangulaire, au milieu de laquelle se tiennent cinq personnages debout, 
entourés par une bordure de médaillons encadrant chacun un buste. Les cinq person- 



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XI* SIÈCLE (N« 922). 127 

nages sont, d*après Montfaucon, « au milieu rimpératrice Eudocîe en Têtements 
» impériaux, ayant à sa droite l'empereur [Constantin Ducas, 25 déc. i059-maî 1067] 
» avec la couronne sur la tète, et à sa gauche un de ses ûls, peut-être Constantin qui 
» était né depuis ravènement de ses parents, tandis que les deux aînés, Michel et 
» Andronic, ayaient reçu le jour à une époque où leur famille n'était pas encore sortie 
» de la condition privée. Aussi lorsque le versificateur [au vers i3] parle au pluriel des 
» enfants porphyrogénètes d'Eudocie et de Constantin Ducas, c'est à Constantin le fils 
>» qu'il fait allusion et peut-être à des sœurs qu*il avait et qui comme lui étaient nées 
» dans la pourpre. Quant à la primauté donnée à Ëudocie dans cette peinture et aussi 
» dans les vers où elle est mentionnée comme la personne principale, quoi d'étonnant 
» lorsqu'on sait avec certitude que l'empereur Constantin Ducas fut un homme inerte, 
9 sans courage et adonné à Tavarice, et lorsqu'au contraire Ëudocie était une femme 
» ambitieuse qui ne négligeait rien pour dominer. » 

La faiblesse de ces dernières considérations alléguées par Montfaucon suffit seule à 
mettre en défiance contre l'explication qu'il donne de la peinture dont il s'agit et dont 
voici la disposition : 

Au milieu est une femme vêtue d'une robe bleue et d'un voile noir, qui, ayant à sa 
droite un homme plus petit qu'elle, à barbe noire et à longue robe (pourpre, noir et or), 
à sa gauche une femme vêtue de la même façon que l'homme et couronnée comme lui 
d'un bandeau, leur pose à tous deux la main sur la tète. Au lieu d'y voir Ëudocie entre 
les deux Constantins, son mari et son fils, M. Hase y avait vu la Vierge couronnant 
l'empereur Constantin et sa femme Ëudocie ^ Ce sentiment de Hase est d'accord avec le 
costume bleu et noir donné usuellement à la Vierge dans les manuscrits grecs et avec 
la haute taille que le peintre a cru devoir lui attribuer. 

Les quatrième et cinquième personnages sont beaucoup plus petits que les trois 
autres, comme il convient à des enfants, et vêtus de robes en couleur claire (bleu, rouge 
et or). Ce sont peut-être ces robes qui ont inspiré à Montfaucon l'idée de voir dans ces 
petites figures deux jeunes filles ; mais il est d'autant plus naturel d'y reconnaître les 
deux fils aînés du couple impérial, Michel et Andronic, que des deux angles supérieurs 
de la scène émergent à mi -corps deux anges, qui semblent descendre du Ciel et posent 
aussi la main sur la tète couronnée des deux enfants, exprimant ainsi l'espoir conçu par 
le peintre que les héritiers naturels du trône continueront la dynastie par la protection 
divine. Ëudocie n'occupe ainsi que la troisième place, comme il convenait dans une 
peinture faite pour parler à tous les yeux, mais elle est la première dans l'acrostiche 
placé en tête du volume parce que c'est elle apparemment qui avait commandé l'ouvrage. 
Quant à l'enfant porphyre génète, son absence indique probablement qu'il n'était pas 
encore né : ce qui date le manuscrit du commencement du règne. — Ces peintures sont 
toutes fort détériorées. 

Les vers ci-dessus, 16 et 17 "^y expliquent les médaillons de la bordure: c'est le 
chœur des saints ofi'rant à l'impératrice les livres inspirés, du Saint-Esprit. Leurs noms 
d'ailleurs, pour la plupart, peuvent se lire encore, écrits au vermillon, en caractères 
microscopiques, à côté de chaque médaillon. Au centre, dans la rangée supérieure, est 
Jésus portant à la main un codex à couverture d'or; à sa droite sont saint Pierre, puis 
Faint Basile, saint Grégoire de Nysse, Moïse, Jésus Syrach, saint Maxime, à sa gauche saint 
Pau], saint Grégoire de Nazianze, saint Jean Chrysostome, le prophète David, Salomon 

1. K Opinor in medio stare Deiparam, coronas imponentcm Constantino qui sibi esta ilexlris, Eudociœ 
q«» est ad lœvam. » (Note sur l'exemplaire de la Palœogr. grœca du cab. des mss. à la Biblioth. nat.) 

2. Libens sanctorum choruis hic adest 
Repletos Spiritu Dei libros libi affereos. 



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128 Xl« SIÈCLE (N* COISL. 79). 

et saint Nil. Chacune de ces ûgures4>orte entre les mains une banderole déployée, sur 
laquelle quelques traits illisibles, en vermillon, simulent une légende. Sur la bordure 
inférieure, entre saint Maxime et saint Nil, il reste, dans trois médaillons, trois Ggures 
semblables aux précédentes et qui ne s'en distinguent que parce que chacune d'elles 
porte un volume à la main. On n'y aperçoit aucun nom. Toutes les tètes de cette peinture 
sans exception sont nimbées d'un cercle écarlate. Celles dont on peut encore discerner 
les traits sont d*un beau caractère et d'un pinceau délicat. Par malheur, il n'en reste 
que bien peu de chose, le frottement ayant enlevé presque partout la couleur. C'est ce 
que Montfaucon avait déjà remarqué : Admodum deiriti sunt {sanctiXVI in totidem ciradis). 
Dans tout le reste du volume il n'y a d'ornement que deux petits bandeaux rectan- 
gulaires, l'un en lignes d'or (24 i r"), l'autre or et azur (228 r®). 



XXX. — N" CoisLiN 79. Saint Jean Chrysostome. 

323 feuiU. à 2 col.; — années 1078-1081; — hauteur 41 cenlitn.; largeur 32; épaisseur 0; — reliure en 
maroquin rouge aux armes et initiales du roi Louis XYIII. — Décrit et gravé par Montfaucon, Bibliolh, 
Coitlinianay p. 134-137 (en 1715). — Dessiné et lithogr. par M. le comte de Bastard (en 1844). 




'-'fKKo nJ^éJTJiS^dJibofUDHZyTO 



Fie. 63. — ENTAVe 'AKPIBHS niNAH THSAE THS BIBAOT. 'ExXoYa\ àizo ôiotçdpwv ).ôywv 

'toO év àyioiq irotTpoi; V;|jiwv,.. 

Précieux manuscrit orné sur ses deux premiers feuillets de quatre grandes peintures 
à pleine page qui ont été certainement exécutées dans le cours des années i078 à i08i, 
car elles représentent l'empereur Nicéphore Botoniate (ou Botaniate) et son épouse, 
avec les titres de leur dignité souveraine, titres qu'ils ne portèrent que dans le court 
intervalle des années 1078 à 1081, qui fut tout leur règne. Le manuscrit est un peu an- 
térieur à ces peintures et avait été fait pour d'autres princes, car on voit encore la 
bordure qui encadrait les images de ceux-ci qu'on a remplacées par celles de Nicé- 
pbore; cependant il appartient bien aussi au xi* siècle, comme le montre son écriture. 

Les quatre peintures qui occupent, comme il vient d'être dit, les deux premiers 



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XI* SIÈCLE (N* GOISL. 79). 129 

feuillets (cotés 1 et2 ^) ont paru tellement importantes à dom Montfaucon, qu'il les a fait 
toutes entièrement graver dans son catalogue de la bibliothèque de Coislin {Biblioth. 
CoisUnianay p. 134-137). Ces gravures, quoique un peu plus petites que Toriginal (elles 
ont 187 millimètres de large sur 249 de haut), donnent une idée satisfaisante de l'en- 
semble de chaque peinture, mais non pas des détails ; ceuT-ci sont très inexactement 
reproduits; les visages particulièrement 8*y trouvent accommodés au goût du xvii' siècle 
français et ne donnent que par une lointaine approximation les portraits annoncés. Mais 
le tout est au contraire reproduit avec une exactitude et un soin merveilleux dans une 
publication spéciale faite en 1844 par M. de Bastard en une livraison in-folio contenant 
seulement quatre planches, une pour chaque peinture, et aucun texte*. Le travail 
des artistes dirigés par M. de Bastard est d'autant plus remarquable, que, sans porter 
atteinte à l'exactitude, il remet en pleine lumière et restitue à leur jeunesse primitive 
des ouvrages qui^ malgré leur mérite, ne laissent pas d'offrir le spectacle pénible de 
nombreuses détériorations causées par le temps. Les deux publications de Montfaucon 
et de M. de Bastard nous dispensent, en y renvoyant le lecteur, de donner un spécimen 
des quatre grandes peintures de ce manuscrit; nous nous contenterons de les compléter 
en donnant (voy. fig. 63) un exemple de l'ornementation courante du manuscrit^ et 
nous nous bornerons, pour le reste, à la description que voici: 

Première peinture : f" i r<^. A droite du spectateur, l'empereur Nicéphore est assis 
sur un trône en forme de vaste fauteuil à dossier évasé ; ce fauteuil est doré, in- 
crusté de pierres précieuses, couvert d'un coussin écarlate et muui d'un marchepied, 
dont les jambes forment une triple arcade. L'empereur porte la couronne impériale ; il 
a pour vêtement une longue robe serrée, bleue à fleurs jaunes en forme de fer de lance 
et descendant jusqu'au cou-de-pied; par-dessus cette robe est une chlamyde violette 
posée sur l'épaule, ornée des mêmes fleurs que la tunique et descendant en pointe, par 
devant, jusqu'aux pieds ; chaussures de pourpre. Devant l'empereur, vers sa droite, 
se tient un moine, debout dans l'attitude du respect; il est vêtu d'une longue 
robe de couleur marron, d'un manteau noir sans manches serré au col et d'une calotte 
noire ; sa figure est jeune et imberbe ; de la main droite il avance un cierge allumé. 
Entre les deux personnages est un pupitre étroit et élevé, sur lequel un livre est ouvert. 
Au fond, derrière l'empereur, une riche porte à plein cintre fermée par un voile, qui 
semble être la porte du palais, et derrière le moine un élégant édifice qui pourrait être 
un couvent. Le fond est d'or. Au-dessus de la toiture de ce que j'appelle un couvent, on 
lit, en capitales de carmin : 

O EN MONAXOIS ETA... 
LABAS KAI ni... 

De toute cette disposition Montfaucon infère que l'auteur de ce manuscrit était le 

1. Ut sont reliés aujourd'hui de telle façoa que le premier est 2 et le second est 1. G*est un petit 
désordre imputable probablement à Montfaucon, pour la gravure de qui les deux feuillets auront été détachés, 
puis mal replacés. Dans la Biblioth, Coisliniana, il présente les gravures suivant Tordre véritable du ms. 

2. Sauf le titre sur la couverture {Nouvel essai de publication^ par la lithographie, des peintures et 
ornements des manuscrits et portrails de Nicéphore Dotaniate, empereur itOrient, de Vimpéralrice Marie 
sa femme et de saint Jean Chrysostome (1078-1081); et une courte légende au bas do chaque planche : 
i. Nicéphùrt Boiatmte et Marie sa femme, protégés par Jésus-Christ i^-l. Nie, Bot,, empereur d:Orient, 
auislé de la Justice et de la Vérité;^ 3. Nie. Bât., emp. d'Or,, agrée, à la recommandation de Varchange 
Michel, les Œuvres choisies de saint Jean Chrysostome, présentées par ce saint;— A. Nie. Bot., emp, SOr., 
écoute la lecture des Œuvres de saint Jean Chrys., faite par le moine Sabas, de V ordre de Saint-Basile.-- 
Yoy. l'article intitulé VŒuvre de M. de Bastard, inséré par M. Léop. Delisle dans la Bibliothèqu 
de VEcole des Chartes, t. ILIll. 

3. C'est le bandeau formant Ten-tète du volume, f 3 r"; nous n'en donnons que la moitié, son déve- 
loppement total étant de 26 centimètres. 

17 



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130 \l* SIÈCLE (N« COlSIi. 79). 

moine appelé Sabas. Une inscription analogue, mais posée Teriicalement, par syllabes, 
se lit à droite, au long de la porte impériale, en ces termes : 

NIKH ( ^0| POS I EN I Xû"! TÛ | eû~| niSTOS I BASIAEYS|; 

Nicephorus in Christo fidelis imperaior. Enfin, au sommet de la page, en dehors du cadre 
de la peinture, sont quatre versïambiques(*T(|;ou; (ivaxTa)v...),que Montfaucon traduit en 
latin et dont le sens est : « Majesté qui portes le sceptre et qui es au sein de la sublimité 
royale, goûte les voluptés que ces écrits renferment (c'est-à-dire les extraits des sermons 
de saint Jean Chrysostome) ; que ton âme s*en délecte, que tes applaudissements joyeux 
les accueillent et tends à tes serviteurs une main généreuse. » 

Deuxième peinture : f' 1 V. L'empereur Nicéphore debout, TimpéitUrice Marie à sa 
gauche, debout aussi ; tous deux en habits impériaux et le sceptre en main. Les deux 
sceptres sont de longs bâtons jaunâtres terminés à leur sommet, celui de l'empereur 
par une sorte de phalère, celui de sa femme par un oméga crucifère. Au-dessus du 
premier est écrit : 

XIKH<DOPOS. EN.XPISTÛ.TÛ.HEû.niSTOS. BASIAEYS. AYTOKPATÛP. 
PÛMAIÛN. O. BOTANEIATHS. 

et au-dessus de Timpératricc : 

MAPI A év XpioT^ TÛ QzC^ m<7T?) BaaOiioaa xal atSxoxpaTcJptacTa 'Pw|Aa((i)y. 

Au-dessus de la page deux ïambes (Sxé;roi az Xpwxôç...) signifiant : « Que le Christ te pro- 
tège en te bénissant, ô empereur romain, ainsi que la très noble impératrice. » En effet, 
entre les deux têtes impériales et les mains posées sur leurs deux couronnes, s'élève 
une petite figure de Jésus, vu à mi-corps, en tunique bleu d'azur, et fort gracieuse encore, 
quoique fort détériorée. Les deux souverains sont vêtus de longues robes bleu et or, 
semées de fleurs, et de broderies en pierres précieuses* 

Troisième peinture : r* 2 r*. Nicéphore apparaît de nouveau, siégeant sur son trône 
(sorte de fauteuil assez semblable â celui de la première peinture). Dans celle-ci, ses 
deux mains étaient vides; dans la seconde il tenait le sceptre à la mahi droite, comme 
il a été dit, et dans la gauche un petit objet allongé, d'un rouge pourpre et difficile à 
discerner. C'est probablement la mappa circensiSy le linge de pourpre que l'empereur 
jetait dans l'arène pour donner le signal de commencer les jeux du cirque. Au-dessus de 
sa tête est la même inscription qu'on a déjà vue et vers ses deux épaules, derrière le 
dossier de son siège, s'élèvent deux petites figures de femmes, vues à mi-corps, tête et 
bras nus, une bandelette blanche dans les cheveux, tunique bleu d'azur, c'est-à-dire 
deux figures respirant le souvenir de l'antique; et en effet celle placée à droite du prince 
est AAHBEIA, la Vérité, celle à gauche AIKAIOSYNH, la Justice. La Vérité tient de 
la main droite un petit flambeau en forme de cierge ; la Justice, des balances. 

Quatre personnages, de très petite stature relativement à l'empereur, non plus allé- 
goriques, mais bien humains et même historiques, se tiennent debout à ses côtés, deux 
à sa droite, coiffés de mitres blanches, deux à sa gauche coiffés de toques rouges. Leurs 
longues robes à riches dessins sont très variées et leurs visages différents, ce qui donne 
à croire que ce sont bien des portraits qu'on a sous les yeux. Leurs dignités sont inscrites 
au-dessus de leurs têtes : 1'' à droite, le président chef des habillements impériaux 
(à xpcoToicpoeSpoç xal irp(i)To6c<nidpioç) ; 2^ le président chef de Técritoire impériale rouge 
[ô icpcDToirpcEÔpo; xal à érl xavixXeiou) ; 3*^ à gauche, le président et doyen (6 icpcoTovpoEdpoc 
xal dexavoc) ; et 4^ le président grand primicier, chargé de tenir le sceptre impérial 
(ô irp(i)Toirp6£dpo^ xal [kiyaç icpifjiixi^jpioç). Ces quatre fonctionnaires n'ont aucun attribut, 



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Kl* SIÈCLE (N* COISL. 79). 131 

le premier seul, le proto-Yestiaire, a les maias croisées sur la poitrine ; aucun des autres 
ne montre les siennes. Au-dessus de la scène sont inscrits six vers : 

(*Ûç «ptoacpdpov cpipEi...) 

tt Comme une lumière brillante tu sièges sur le trône, lumière couronnée de vertus. 
Autour de toi se tient ce qu'il y a de plus élevé parmi tes plus fidèles, hommes choisis 
et illustres, plus nobles encore par leur esprit. Mais, ô roi, sois clément pour le scribe, 
car il a confiance en ta souveraine autorité. » 

Quatrième peinture : f^ 2 v<*. L'empereur, toujours revêtu des longs vêtements impé- 
riaux, mais différents chaque fois, et la couronne en tête, est debout sur un marchepied, 
recevant de la main droite un livre que lui présente saint Jean Chrysostome debout à son 
côté. De Tautre côté, à gauche de l'empereur, est saint Michel, également debout, velu 
d'une longue robe d'étofic légère, vert clair, et d'un manteau d'azur à fleurs jaunes et 
bordures d'or. 11 a les traits et la chevelure d'une femme et ressemble sensiblement à 
rimpératrice ; on aperçoit le sommet de ses ailes ; il est chaussé, comme l'empereur, de 
bottines pourpre brodées de perles et ne porte aucun attribut. Le saint Jean Chryso- 
stome, velu de ses habits pontificaux, est un portrait ^ comme tend à le prouver la 
ressemblance qu'offre son visage avec celui que d'autres manuscrits lui 
donnent (par ex. CoisL 66). A la gauche et aux pieds de l'empereur, 
sous le saint Michel, est agenouillé un petit personnage, jeune et de 
taille microscopique (il mesure environ 3 centimètres de haut, tandis 
que l'empereur et les deux saints en ont 22), habillé d'une tunique 
et culotte rouges et d'un manteau flottant, bleu; tête nue et joli visage, 
dans l'attitude de la supplication. C'est vraisemblablement l'artiste 
auteur des quatre intéressantes pages que nous décrivons et c'est la 
seule représentation de ce genre que nous connaissions dans tous nos 
manuscrits grecs de la Bibliothèque Nationale. On peut conjecturer par 
le choix du saint sous les pieds duquel il s'est placé qu'il s'appelait Michel ; mais les légen- 
des inscrites sur la page ne nous apprennent rien de plus. Au-dessus du patron, on lit : 

APXISTPATHrOS MIXAHA O XÛNEIAT. 

« le chef des armées, Michel dans les nues » ; au-dessus de l'empereur et de Chryso- 
stome leurs noms ; dans le haut de la page six vers ÇEyù [lév zi^i abç (pOXal^...) : « C'est 
moi qui suis ton gardien, ô tête couronnée, tu l'as bien éprouvé par les événements. 
Celui-là te protège aussi dont le nom révèle l'éloquence et qu'on appelle Bouche d'or et 
le scribe aussi se présente à toi comme suppliant : (6 ouyypacpEÙc Icmrjxsv tiç duacjirCav ahûv 
cùv i^[^X)^ ypacpéwç toO aoO x^P^^> ^^ eOjxevôç pXéiroiç te xal Tpé^poiç, AvaÇ) il implore avec 
nous ta bienveillance ; regarde-le avec bonté, prince, et le nourris. ». Ainsi que Mont- 
faucon le remarque, ces vers et ceux des trois autres pages qui sont écrits au même 
endroit, en dehors de la scène peinte ajoutée après coup et collée en place de celle qui 
représentait sans doute un autre empereur et qu'on a supprimée, ces vers étaient donc 
adressés à un autre que Nicéphore ; mais par leur vague banalité ils peuvent s'adresser 
à un prince quelconque ; cependant ils montrent que la disposition des peintures primi- 
tives était la même que dans celles qui les remplacent, puisque pour la deuxième ils 
désignent l'impératrice, pour la troisième, les quatre dignitaires debout et pour la qua- 
trième Chrysostome avec le scribe. Il est à noter que sauf ces quatre dignitaires, le moine 
Sabas et le scribe, tous ces personnages des quatre peintures portent un nimbe formé 
d'un trait circulaire de couleur écarlate. 

1. Chrysostome était né ea 344 ; mort en 407. 




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132 \1« SIËGLE (N<» 49). 

La décoration de ce beau volume n'est pas bornée aux quatre pages qui viennent 
d*ètre décrites. En tète de chacun des extraits de saint Jean Chrysostome, dont le texte 
se compose et qui sont au nombre de trente-deux, est un bandeau fleuronné sur fond 
d*or, ordinairement en forme de II, quelquefois (en tête et f* 217 V») en forme de qua- 
drilatère évidé au centre pour contenir l'intitulé du chapitre, mais tous d'une exécution 
remarquable par la finesse, Télégancè et la variété du dessin, par l'harmonie des tons 
et par la fraîcheur du coloris encore vif aujourd'hui. Les derniers seulement sont altérés 
par l'humidité; ce sont ceux des f 271 v% 277 r», 283 r*», 288 r% 294 v», 299 r*, 306 v*» 
et 307 V*», lequel a été en partie coupé. Les autres sont aux f*» 3 r", 5 r®, 25 r°, 45 v', 61 v*, 
74 v% 88 v% 95 v% 108 V», 122 r% 131 v«, 151 r«, 159 r«, 171 r«, 184 v% 192 v«, 198 v<>, 
204 r", 208 v% 217 v«, 225 r*, 237 r«, 243 v", 250 r«. Enfin chaque chapitre commence 
par une initiale, grande ou moyenne, à fleurons articulés et sertis d'or, lettres pour la 
plupart d'une extrême délicatesse. Les paragraphes qui suivent, dans le cours du cha- 
pitre, commencent aussi par de jolies initiales, petites, simples, d'or, comme la suivante: 

\ 




o^oi 



FiG. 65 (t* 95). 



XXXI. 



N" 49. Les Évangiles. 



201 feuill. à t col.; — xi* siècle; — hauteur 286 milliin., largeur 216; — riche reliure i ornements 
émaillés en blanc, avec le» armes de France et les initiales et emblèmes de Henri II et Catherine de 
Médici?. 





^YM%mïm 



Fjg. G6(r»7f). 



Les 17 premiers feuillets de ce volume sont remplis par des index et des tables de 
concordance des évangiles; ces dernières (f°« 1 \% 2 r»; 13, 14, 15, 16 r* et v«) rangées 



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XI* 61ÊGLE (N* 74). 183 

SOUS des arcades dont la partie supérieure est décorée de médaillons à fleurettes et 
feuillages évidés, c'est-à-dire se détachant en blanc sur un fond de beau carmin. Le 
même genre de bandeaux en carmin, ajourés de fleurons élégants et faciles, se présente 
polir les évangiles, formant en tèle de chacun d*eux un quadrilatère plus ou moins 
important, suivi du texte, lequel commence par une jolie initiale carmin fleuronnée à 
jour et articulée. îfous donnons le commencement de saint Marc (f<»72 n>) comme échan- 
tillon de la décoration qui règne uniformément dans tout le volume (voy. 6g. 65). 
Ce volume contient en outre de grossiers dessins à la plume, et seulement au trait, 
savoir : au f" 2 V* un saint Jean; au f** 20 i et dernier, Tagneau pascal entouré des 
quatre symboles évangéliques (homme, bœuf, lion, aigle) et de quatre séraphins 
ailés. Ces croquis paraissent avoir été faits pour préparer des peintures qui n'ont pas 
été exécutées. 



XXXII. — N* 74. Les Évangiles. 

t\b feuilL à longues lignes; — xi* siècle; — hauteur 235 millim., largeur 200; — reliure en maroquin 
rouge, aux armes de France et à Tiniliale de Henri IV. 

Ce manuscrit a été exécuté pour un empereur grec. C'est ce que prouve une pièce 
de sept vers commençant par ces mots : 

El< Tèv Ba9(Xéa. 

£5 TÔ <né(poç bé^taKaç iv y?) navTiva$... 

écrite en lettres capitales d*or à la fin du volume, mais ne fournissant d'ailleurs aucun 
nom ni aucune date. Cet évangéliaire est orné, presque à chaque page, de peintures 
mêlées au texte qui mettent en action la plupart des scènes du livre saint. Longs, grêles 
et faiblement dessinés, les personnages sont trop indistincts dans leur petite taille (2 à 3 
centimètres de hauteur), pour que leur physionomie ait d'autre caractère qu'un type banal, 
rudement aquilin, toujours le même, qu'il soit d'homme ou de femme, jeune ou vieux, 
imberbe ou barbu. Les mains et les pieds sont jolis; les vêtements, souvent en étoffe 
d'or, sont à plis verticaux et serrés ; terrains et végétation très grossiers, point de fond. 
Les plis et les contours sont marqués, comme dans le gothique latin, par une ligne noire 
assez fine, tracée à la plume ou au pinceau. 

La première page contient le titre et les trois premières lignes de l'évangile selon 
saint Matthieu précédés d'un carré d'or semé de fleurettes d'un azur opaque, et percé à 
jour, de six ouvertures circulaires dans chacune desquelles est une figure peinte. Au 
centre, dans la baie circulaire la plus grande, saint Matthieu assis et écrivant ; au-dessus 
deux séraphins à six ailes accompagnés du mot Ayioç, &y%oç'j au-dessous de l'évangéliste, 
deux hommes debout, nimbés, avec leurs noms : 6 'Aôpadpi, à 'loaàx ; et dans le haut de 
la composition, planant sur le reste, le Créateur assis de face et accompagné des mots 
6 roXaioç V^ixépuv. En tête des trois autres évangiles est une page disposée et ornée dans 
le même style que cette première page de saint Matthieu, style agréable par l'efTet lumi- 
neux des cercles enlevés à jour sur une surface de bleu obscur, mais le semis de fleurs 
qui remplit cette surface est grossièrement peinl. 

A la page suivante (f^ i V) sont deux scènes représentant chacune un homme debout, 
entouré de douze autres debout également, tous nimbés. Ce sont, comme l'indiquent les 
noms inscrits à la hauteur de leur tête, Jacob et Judas avec leur lignée (Matth. 1, 2). 



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rj4 XI* SIÈCLE (N* 79). 

F* 2 r^. David seul, debout^ la lance en raain^ véta d*habits de pourpre et d*or, cou- 
ronné et nimbé ; au-dessous, Salomon assis sur son trône, entouré de douze rois d*Israël 
couronnés et nimbés comme lui, mais debout. 

F"" 2 y^, Jacob, père de Joseph, ayant à sa droite et à sa gauche dix personnages nim* 
béâ, vêtus avec simplicité (Matth. I, 2). 

F^ 3 v^. La Vierge sur un lit, saint Joseph sur un autre et un ange conversant avec 
ce dernier (Matth. I, 25). Les lits sont dans Tintérieur d*une cour, au fond de laquelle on 
voit des dépendances rustiques, et placés chacun à l'issue d'une chambre fermée par un 
simple rideau. 

F^ 3 y^. Les trois rois mages, à pied ; deux en tunique courte et le troisième en cui- 
rasse d'or à écailles demandant à un groupe d'hommes debout à la porte d'une ville : 
Cil est le roi des Juifs qui vient de naître? (Matth. Il, 2). Au-dessous, le roi Hérode assis 
sur son trône, ayant derrière lui un garde en cuirasse d'or, armé de la lance et du bou- 
clier, adresse la parole à un groupe d'hommes debout devant lui (Matth. II, 4). 

F^ 4 r<*. Hérode envoyant les trois Mages à Bethléem (Matth. II, 8). — La sainte 
famille sur la montagne de Bethléem. Au centre, la Vierge étendue sur une couche 
d'or, ayant à son côté l'enfant dans le berceau, sur lequel semblent veiller le bœuf et 
l'àne. Plus bas Joseph près de l'enfant qu'on lave dans un bassin. A droite, l'ange 
parlant à deux bergers ; à gauche, les Mages s'enfuyant au galop de leurs chevaux 
(Matlh. II, 12). 

F'* 4 vo. La fuite en Egypte. La Vierge et l'enfant montés sur l'âne que Joseph 
conduit par la bride et suivis d'un serviteur, nimbé comme eux, qui porte un paquet sur 
l'épaule au bout d'un bâton (Matth. 11^ 14). 

F^ 5 r^. Massacre des Innocents en présence d 'Hérode assis sur son trône 
(Matth. II, 16). — Retour d'Egypte delà même manière que s'était fait le voyage pour 
aller, si ce n'est que l'enfant n'est plus sur les genoux de sa mère, mais sur les épaules 
de son père (Matth. II, 1). 

F^ 5 v°. Jésus baptisant les Juifs dans le Jourdain (Malth. III, 6). 

F^ 6 r°. Jésus baptisé par Jean en présence des anges. Un petit génie avec un vase 
en main se voit au fond de l'eau et personnifie le Jourdain (Matth. III, 16). 

F" 7 r'. Jésus tenté par le Démon, lequel a la forme d'un petit être humain tout noir 
et ailé ; puis servi par les anges (Matth. IV, 9 à 11). — Jean-Baptiste mené en prison la 
corde au cou par deux hommes (Matth. IV, 12). — Jésus appelle à lui Pierre et André 
(Matth. IV, 21). 

F"* 8 r^. Les deux fils de Zébédée abandonnent dans son bateau leur père, nimbé 
comme eux, pour suivre Jésus (Matth. IV, 21). — Jésus guérit les malades (IV, 23). 

F' 8® V. Le sermon sur la montagne. — Jésus adolescent, assis sur un siège d'or et 
de pourpre, parle entre deux groupes d*hommes debout à ses côtés (Matth. V). 

P* 9 r« et 1 1 r<*. Les mêmes figures répétées dans les mêmes attitudes à l'occasion 
des versets 20 du chapitre V et 13 du chapitre VI de saint Matthieu. 

F"" 12. Jésus au milieu d'arbustes, et d'oiseaux qui voltigent, disant à un groupe 
d'hommes qui se promènent dans les champs le verset 26 du chap. VI de saint Matthieu. 

F** 13, 14. Jésus de même, au milieu d'un paysage, et parlant à divers groupes. 

F*^ 14 V". Jésus en présence du centurion de Gapharnaûm, lequel est en cuirassé et 
tunique dorées; il guérit son fils couché dans un berceau (Matth. XIII, 5-13). 

F^ 45 T'*. Jésus dans la maison de Pierre, dont il guérit la belle-mère, vieille 
femme enveloppée d*un manteau noir depuis le sommet de la tête jusqu'aux genoux 
(Matth. VII, 14, 15). — Au bas, Jésus guérissant deux boiteux, un bossu et un démo- 
niaque (VIII, 16). — Les bâtiments de la ville voisine sont dominés par une colonne qui 
se dresse au milieu d'eux et sur le sommet de laquelle est une statue équestre repré- 



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XI* SIÈCLE (N« 79). 135 

sentant un guerrier dans son armure tenant un bouclier au bras gaucbe et une longue 
lance dans la main droite. 

¥^ 15 y'*. Jésus apaisant la tempête (VIII, 27). La mer est représentée par un bassin 
d*eau bleue entouré d'une bordure d*or, au milieu duquel Jésus et quatre de ses disciples 
voguent dans un canot doré. 

F° 16 r<». Jésus envoyant les démons à un troupeau de porcs (Math. YIII, 31-33) ; — 
16 v^, il guérit les paralytiques parmi lesquels un d'eux emporte son lit sur ses épaules 
(IX, 6 et 7) ; —^ 17 r", les pharisiens lui reprochent de manger avec les gens de mauvaise 
vie (IX, H) ; — 17 v% il guérit l'hémorrhoïsse et ressuscite une jeune fille (IX, 18-26) ; 
— 18 r", il guérit deux aveugles (IX, 27-30); — 19 v% Jésus assis au milieu de ses 
douze apôtres et leur donnant ses enseignements (X, i2*20). 

Nous croirions superflu de poursuivre cette énumération de scènes, qui, sous des 
rubriques différentes, reproduisent à chaque page les mêmes petits personnages à visage 
indistinct, posés dans les mêmes attitudes et d'un bout à l'autre du volume vêtus des 
mêmes habits. Les deux ou trois arbres dont se compose le paysage sont aussi toujours 
les mêmes; les édifices et les meubles, qui paraissent beaucoup plutôt empruntés à la 
fantaisie qu'à la réalité, varient très peu. Nous nous restreindrons en conséquence pour 
la suite à l'éiuimération- des détails pouvant ofi'rir quelque intérêt. 

Dans la figure de saint Matthieu peinte au centre du f^ 1 i*^, on remarque une chai- 
nette parmi les instruments à l'usage du scribe : il nous semble probable qu'elle servait 
à pincer de ses deux extrémités les feuillets d'un volume ouvert de manière à les main- 
tenir bien rabattus à droite et à gauche pour la commodité de la lecture. On retrouvera 
cette chaînette au n^ 189. 

Couronnes royales en forme de bandeaux d'or, à compartiments, avec incrustations 
de pierres précieuses, et le dessus du bandeau recouvert d'une calotte également d'or 
(f»2 r«). 

Sceptre royal en forme d'une baguette rouge (f^ 2 r). 

Volumina, noués de cordons rouges (2 ^'*). 

Cour intérieure d'une habitation (3 r"). 

Fleuve personnifié, le Jourdain (6 r^). 

Guerriers en armure (3 v% 46 \% 56 v«, 58 r% 60 1% 92 v% 154 r% 155 i% 182 r% 
183 r*», 192 V, 203 et 204). 

Rempart crénelé (3 v% 4 v*, 5 r% 8 v% 9 r*, 11 r«, 20 r<>, 28 \% 46 v, 92 v% 110 r% 
182 r*). 

Trône ou roi sur son trône (3 v«, 4 r*, 5 r®, 8 v®, 9 r», 11 r», 20 r% 28 v% 46 \% 
92 v% 140 r% 182 r«). 

Les trois rois Mages (3 v^, 4 r^). 

Sainte famille (4 r% 108 r*'). 

Mantelet de cavalier voltigeant au vent (4 r*^). 

Bassin à laver, aiguière (4 i% 57 v", 106 v% 195 v"). 

Cheval ou âne harnaché (4 \% 5 r", 132 i^, 136 r°). 

Boucher (3 r% 5 r% 28 V). 

Bottine d'un juif qui se déshabille (5 V). 

Le Saint-Esprit (6 r*). 

Le Démon (7 r*, 16 r«, 34 v% 72 >% 125 r% 131 r% 145 v« et passim). 

Prisonnier enchaîné (7 v*). 

Bateau à rames (7 v% 8 r% 15 y% 29 v% 115 i% etc.); — à voiles 7(1 v»). 

Démoniaques nus (8 r% 15 r% 16 r, 23 v% 31 v% 34 v% 83 r«, 118 r% 131 
v*», etc.). 

Lit ou berceau (3 !••, 14 v", 16 \% 17 v% 77 v% 116 r«, 121 r», 176 t% elc). 



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136 Xî* SIÈCLE (N» 75). 

Table et lits à manger (15 r°, H r% 52 V, 53 r°, 95 r% 1Î2 r», 156 r*, 167 i-», 
193 r%etc.). 

Boiteux et bossus (15 r«, 31 r% 81 r«, 114 V», 133 r», 139 r% etc.). 

Fontaine et bassin devant la maison (16 v% 52 r^). 

Tours et tourelles, rondes ou carrées (3 r", 4 v% 5 r®, 9 r*, 12 r*, 14 r«, 15 r®, 17 r*», 
20 r« et V», 23 r», 30 y\ 34 r% 41 r«, 82 r«, 151 r*, 162 r^ 174 r*, etc.). 

Portique à colonnes attenant à la maison (16 ▼•, 17 V, 126 V», 190 r", 196 v»). 

Blés, champ de blé (22 ▼*, 70 r»). 

Tours urmontée d*une statue de bronze armée de la lance et du bouclier, (115 r*). 

Toits à coupole (12 r*», 15 r*, 17 v% 20 v<», 28 r*, 44 r% 159 r«, 160 r% 172 r*, 190 V). 

Maisons particulières, simples (14 r', 15 r*, 17 r*, 169 r«, 172 r^ et passim). 

Table à manger entourée de sièges (28 y^). 

Cercueils et sépulcres (28 v*, 76 r', 162 r% 1 92 r% 209 r*). 

Corbeilles et paniers (29 r% 32 r«, 80 r«, 178 r«). 

Pains (29 v% 32 r% 76 v% 127 v% 178 r"). 

Vase à eau chaude pour le service de table (28 v«, 52 v«, 75 v% 94 r*, 132 r*, 193 r**, 
195 r«). 

Brasier en métal, àpieds sculptés, pour chauffage (56 r", 97 v% 157 V, 159 r**, 204 r"). 

Siège pliant (75 r^ et passim). 

Autel (105 r% 109 \\ 148 r°, 154 r% 156 V», 187 v% 189 i*). 

Ange (110 v«, 135 V», 169 r*» et passim). 

Castel(130 v«, 147 r°, 154 v«). 

Paysage (136 v% 138 v% 139r« et passim). 

Hydropique (140 r*). 

Apprêts de cuisine (143 v<^). 

PuiU et seaux (170 r«>, 173 r°, 174 r*). 

Le serpent (171 v"). 

Aveugle (186 r*). 

Citons encore plusieurs grandes scènes : le jugement dernier (51 v% 93 v"", 112); 
— la crucifixion (58 v% 59 r» et v% 99, 100, 161, 206); — la salutation d'Elisabeth à 
Marie ou Visitation (Luc I, 40) (f* 106 r^) ; — une idole en or adorée des païens 
(Luc XII, 9) {î^ 135 v''); — et à la fin de chaque évangile (ou du moins à la fin de saint 
Matthieu (61 v<>),de saint Marc (101 V), de saint Jean(213 r^) est représenté TËvangéliste 
offrant son livre à un dignitaire de TEglise grecque qui le reçoit debout, le chapeau en 
tète, vêtu d'une robe violette avec un manteau brun et dont le titre «st celui de chef ou 
d'abbé, à xupiyouiJLévoc, inscrit au-dessus du personnage, qui sans doute est un prélat 
ayant pris part à l'exécution du manuscrit. 

En somme on compte pour saint Matthieu 110 scènes, pour saint Marc 67, pour 
saint Luc 103 et pour saint Jean 95 ; en total 375 petites peintures dans le volume. 



XXXIII. — N« 75. Les Évangiles. 

346 feuiU. à lignes longues; — xi* siècle; —hauteur ISSmiUim., largeur 132; — reliure en maroquin noir 
du XV* siècle, gaufrée de fleurettes et de bordures en feuillage. 

En tète de chacun des quatre évangiles est une peinture occupant la première 
moitié de la page et représentant une scène du texte, savoir : 

1. Au f* 1, saint Matthieu. — La sainte famille. La Vierge, en robe bleue et voile 



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XI- SIÈCLE (W 115). 187. 

noir, étendue sur une couchette au milieu des champs. A son côté la crèche et renfant; 
derrière, le bœuf et Tâne. Les trois rois mages, chacun un petit vase à la main, s'avan- 
cent vers raccouchée« Au dehors, les bergers et les anges. Dans le bas, au premier plan 
d*un côté, à droite, Joseph assis; de l'autre, Tenfant, dans un bassin d'or, entre un^ 
femme assise qui le tient dans Teau et une autre qui verse dans le bassin le contenu 
d'une petite amphore ; à gauche, deux brebis se désaltèrent à une source. Au-dessus de 
toute la scène, le ciel ouvert sous forme d*un cercle peint en camaïeu (bleu relevé de 
blanc) laissant voiries anges qui parlent entre eux en battant des mains. Fond d'or. 

2. F® 95, saint Marc. — Saint Jean baptisant Jésus dans le Jourdain, en présence 
d'anges et d'hommes assemblés sur la rive (3 hommes et 3 anges) et d'un ciel ouvert, 
peuplé d'anges et de séraphins, en camaïeu comme dans la peinture précédente. Le 
Christ, tout nu, est d'un bon dessin. Il en est de même d'un petit personnage, à barbe 
blanche, également nu, couché dans l'eau, une urne à la main, et qui personnifie le 
fieuvc. 

3. F** 153, saint Luc. — La salutation angélique. L'ange est debout devant Marie, 
levée de son siège, vêtue d'une robe bleue et enveloppée depuis la tête jusqu'aux genoux 
d'un épais voile noir. Point de ciel. 

4. F® 255, saint Jean. — Le jugement dernier. Jésus debout au sommet d'un pic 
escarpé, tenant la croix et ayant à sa droite et à sa gauche deux groupes de person- 
nages, tend la main droite à ceux du premier groupe pour les faire monter auprès 
de lui. Ciel eh camaïeu comme aux n^' 1 et 2. 

Ces quatre scènes sont joliment dessinées, avec beaucoup d'expression dans les 
mouvements et les physionomies. 



XXXIV. — N» 415. Les Évangiles. 

460 feuill. à longues lignes; — xi* siècle; — hauteur 162 millim., largeur 120; — reliure en maroq. rouge, 

aux armes et initiales de Colbert. 

En tête de chaque évangile est un bandeau de pourpre à bordure d'or, sur lequel est 
inscrit le titre de l'évangile en capitales alternativement d'or et d'argent. Cette dispo- 
sition se voit encore très bien en tête de saint Luc (f^ 227 r^), quoique les lettres d'argent 
aient complètement disparu par suite de l'oxydation, mais elle ne peut que se deviner 
pour saint Matthieu et saint Marc à cause de l'effacement des couleurs. 

D'une main qui semble postérieure à l'exécution du manuscrit, les marges, dans 
l'évangile de saint Matthieu et un peu dans celui de saint Jean, ont été couvertes de 
nonibreuses petites peintures placées en regard du texte et destinées à l'éclaircir. Ce sont 
des personnages irrégulièrement et disgracieusement peints sur les bords du livre, surtout 
à la partie inférieure, mais qui n'étaient pas sans mérite, à en juger par deux ou trois 
d'entre eux {(9 44 r®, 58 v^) qui sont restés un peu entiers, car tous les autres ont à peu 
près disparu ; il semble qu'on ait pris soin de les laver et de les frotter exprès. Voici les 
seules de ces malheureuses peintures dont on puisse encore distinguer quelque partie. 
La salutation évangélique, (23 v^};. les trois Mages devant le roi Hérode, (25 r^); Jésus 
guérissantla belle-mère de saint Pierre, (44 t^) ; Jésus enseignant sur une barque, (45 r^); 
Jésus et ses disciples, (47 r**); Jésus guérissant l'homme à la main desséchée (Matth. 
XXII, 10) (58 V*); Jésus guérissant d'autres malades, (90 v*, 94 v% 95 r% 127 r«); la 
sainte Cène, (129 r«). 



18 



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138 XI* SIÈCLE (N* 391). 



XXXV. — N' 218. Actes des Apôtres. 

317 fenill. & lignes longues; ^ xi" siècle; —hauteur 35 cenlim., largeur 25; — reliure en maroquin rouge» 

aux armes et initiales de Colbert. 

Le texte des actes et des épUres contenu dans ce volume est accompagné d'un 
commentaire dont il se distingue par Tencre carmin avec laquelle il est écrit. Chaque 
section ou chapitre de l'ouvrage commence par une moyenne initiale, peinte et fleu- 
ronnée, que précède un bandeau formée d'une ligne ornementée, quelquefois recourbée 
à ses extrémités comme un fi. Ces maigres bandeaux, nombreux vers la fin, et composés 
de médaillons, denattes, d'oves, etc., étaient dessinés avec simplicité et très agréablement 
variés de couleurs, mais ils sont endommagés et presque usés par le temps. En tète 
du manuscrit, sur le recto du 1*' feuillet, est peinte une grande croix formée par un 
agencement de 40 petits médaillons circulaires juxtaposés, surmontée d'une sorte de 
colombe tenant en son bec l'olivier de la paix et accostée des mots : IC. XC. NI. KA., 
Jésus est vainqueur. 



XXXVI. — N* 219. Actes des Apôtres; Comment. 

313 feuill. à 2 col.; — xi* siècle; — hauteur 324 millim.; largeur 240; — reliure en maroquin rouge, 
aux armes de France et à Tinitiale de Henri IV. 

Après une préface et une table des chapitres dépourvus de tout ornement (f^ i, 2 
et 3 r^), le volume s'ouvre par trois pièces de vers occupant chacune toute une page 
(f/ 3v^et 4), écrits en belles capitales d'or et chaque pièce encadrée d'une bordure d'or 
formant un quadrilatère de fleurettes peintes dont les angles se projettent en bouquets 
fleuris (genre des figures ci-dessus, n"" 44 et 48). Ces trois pièces de vers sont en 
l'honneur de saint Paul. Suit le texte des commentaires (sur les Actes, les Epitres et 
l'Apocalypse par OEcumenius). Tous les livres et chapitres de ce volume sont précédés 
de bandeaux qui sont soit en parallélogramme, soit en mince ruban, suivant que le 
chapitre a plus ou moins d'étendue, mais tous ornés de fleurettes variées élégamment 
peintes sur fond d'or. L'initiale commençant un livre ou chapitre est ordinairement 
moyenne, en or et couleurs à fleurons articulés; enfin les rubriques et un grand nombre 
de petites initiales en tête des paragraphes ou dans le corps du texte, toutes en or. 



XXXYII. — N'^ 391. Offices de SS. Jean Chrys., Basile, etc. 

94 feuill. à lignes longues; — xi« siècle; — hauteur 158 millim., largeur 102 ; — reliure très ancienne 
en ais de bois recouvert de peau grossièrement gaufrée. 

Ce manuscrit commence par un fronton carré, de 46 millimètres de côté, chargé 
d'un treillissage formé de lignes d'or qui se croisent sur un fond qui probablement était 
de pourpre, mais qui est entièrement disparu. Ce carré, bordé d'une ligne d'azur, 
s'épanouit aux quatre angles en quatre fleurettes également d'azur, et porte, à son 
centre, un médaillon circulaire, dans lequel est peint en buste un petit portrait de saint 
Jean Chrysostome, de face, la main droite dans l'attitude de la bénédiction; petite pein- 
ture qui fut délicate et fine, mais qui est ai:gourd'hui noircie et rendue méconnaissable 
par Teffet du temps. Il y en avait une deuxième, probablement de saint Basile, entre les 



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XI" SIÈCLE (N* 532). 139 

feuillets 79 et 80, mais elle a été coupée avant la pagination, laquelle est du xvii* siècle. 
Le Tolume est en outre orné, dans le courant du texte, de jolies initiales d*or simples ou 
légèrement fleuronnées posées le long des marges. Quelques courts passages sont écrits 
en minuscule d'or. 



XXXVIII. — N^ 531. Saint Grégoire de Nazianzb. 

247 feuiU. à 3 coi.; — xi* siècle; — hauteur, 286 miliim., larg. 228; — reliure en maroquin rouge, 

aux armes et initiales de Colbert. 

£n tète de chaque discours (au nombre de 23) est un bandeau à balustrade en 
arabesques d*or, suivi d'une rubrique en minuscules d'or et, pour commencer le texte, 
d'une petite initiale d'or fleuronnée et bourgeonnée ; sauf que la première tête de 
chapitre, celle par laquelle s'ouvre le volume, n'est pas un simple bandeau rectangulaire, 
mais un fronton en forme de II, chargé de médaillons à fleurettes peintes sur fond d'or et 
suivi d'une moyenne initiale à fleurons articulés de couleurs variées, serti d'or. Une 
partie de ces riches bandeaux qui se présentent dans le cours du volume ont subi une 
modification consistant en ce que l'on a, par places, introduit de l'azur dans les espaces 
blancs réservés parmi le dessin des arabesques. 



XXXIX. — N" 532. Saint Grégoire de Nazianze. 

434 feuill. à lignes longues;— xi* et xiii* siècles ; ^ hauteur 308 miliim., largeur 228;— reliure ancienne 
en peau noire, gaufrée de petits fleurons grossiers. 

Ce volume est écrit de différentes mains, d'époques distinctes : des fi' 92 à 107 et de 
i25 à 412, du xi"* siècle; le reste est du xin*. Cette dernière partie, la moins ancienne 
des deux, a quelques ornements assez grossiers, en carmin bistre, savoir au f> 5 un 
large bandeau quadrilatéral formé de cercles faisant intersection l'un sur l'autre, et se 
détachant en blanc sur fond bistre, genre d'ornement fort usité au xv* siècle ; aux f^' 17 v^, 
64 v% 419 r"", des bandeaux en forme de cordon noué ; 74 v^, un bandeau en forme de 
chaîne, et de grandes initiales fleuronnées et ajourées. 

La partie plus ancienne du même volume est plus importante quant à la décoration. 
En tète de plusieurs chapitres (par ex. f^l07 r**) est un bandeau formé de rubans de cou- 
leurs diverses, nattés ensemble, et suivi de la rubrique du chapitre en capitales d'or, 
puis d'une initiale, simple, également d'or, commençant le texte. D'autres chapitres, 
en plus grand nombre (f*' 203 v«, 215 r®, 226 v% 247 r*, 267 v«) ont pour en-tète une ligne 
délicatement ondée formant une bordure quadrilatérale autour de la rubrique, avec 
cette particularité que la partie inférieure du quadrilatère est dessinée par une torsade 
de deux cordons vert et carmin. Enfin d'autres tètes de chapitre n'ont aucun bandeau, 
mais seulement la rubrique écrite en capitales, lesquelles sont généralement ou d'or, ou 
d'or et d'argent (f^' 377 et suiv.),ou fleuronnées d'or, d'argent et de carmin. — Les parties 
du volume exécutées en cette écriture du xi* siècle, sont souvent accompagnées de notes 
marginales calligraphiées en petites capitales maigres et affectant, pour chaque note, de 
se terminer en triangle ou de former d'autres figures dont le contour est même parfois 
indiqué par un trait de carmin : f 311 v"^, une croix à branches égales; 325 r*, une 
colonne surmontée d'un globe; 335 r®, une amphore à deux anses, etc. 



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140 



XI* SIÈCLE (N* 633). 



XL. — N'* 533. Saint Grégoire de Nazianze. 

311 feuill. à 2 col.; — xi* siède; — hauteur 348 millim., largeur 250; — reliure en maroquin rouge 

aux armes et initiales de Colbert. 




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Il* SIÈCLE tN* 533]. Ul 

Volume commençant (f* i v"^) par une table des discours de saint Orégotre, écrite en 
minuscule d'or. Cette table s'arrête en haut de la deuxième colonne du f 2, et par 
quelque circonstance accidentelle, le P 3 recommence cette table qui était finie ; il la 
reprend au milieu du chapitre 9 ( toD a\hoO tiç là (po^ta ), et en la transcrivant pour la 
seconde fois jusqu'à la fin. Il est présumable que cela provient de ce qu'on aura voulu 
utiliser, pour ce volume, une grande peinture à pleine page qui occupe le verso de en 
feuillet 3, et qui appartenait peut-être avant à un autre manuscrit. 

Cette peinture, qui remplit la page entière, et est encadrée d'une étroite bordure à 
fleurettes sur fond d'or, représente un intérieur au milieu duquel Grégoire de Nazianse 
siège sur une sorte de trône surmonté d'un dais (to xi6(ûptov) soutenu par quatre colon- 
nes : à sa droite et à sa gauche se présentent, debout, une foule de personnages qui sont 
de moitié moins grands que lui, et dont lès plus proches tiennent à la main un papier 
et un style, comme pour recueillir ses paroles. Grégoire lui-même a sur ses genoux un 
codex in-folio fermé. Tous sont richement vêtus d'habits flottants dont les draperies 
sont dessinées par des traits d'or, et le saint ne se distingue des autres que par son nimbe 
doré et par une étole blanche croisée sur sa poitrine et brodée, de chaque côté, d'une 
large croix d'or. Derrière cette scène s'élève une boiserie richement peinte à panneaux ; 
derrière la boiserie, deux piliers de marbre auxquels sont retenus les voiles de pourpre 
suspendus au ciboire, et dans le fond, le mur, tout en or uni. Cette peinture serait fort 
intéressante si elle n'était gâtée par la mauvaise qualité des couleurs, qui se sont écail- 
lées et ne laissent plus voir aucun visage entier. 

Entre le bas de la peinture et la bordure qui lui sert d'encadrement, on lit écrit, sur 
trois lignes seulement, six vers îambiques dont le sens, en latin, est celui-ci : 

Te olim, dono divino, 6 theologe 

Dilali in terris tuas comparliebamur orationes: 

Et nunc te ditant itcrum duce 

Abundantcr omiies congrcgali. 

Has, tuas met, in hoc libro aureas orationes 

Scribi jussit optimus Nicolaus stabilitus divinitcr. 

Le Nicolas intervenant ici est vraisemblablement la personne inconnue qui com- 
manda le manuscrit, et non le scribe qui l'écrivit ; car, si c'eût été ce dernier, il aurait 
accompagné l'inscription de son nom de termes empreints d'humilité au lieu de termes 
élogieux. 

Chaque chapitre de ce riche manuscrit, y compris la table des matières citée plus 
haut, commence par un fronton (tantôt en forme de triangle évidé, tantôt en H, tantôt 
en un simple bandeau) contenant le titre du Xoyoç écrit en minuscule d'or, et décoré 
lui-même d'or et de fleurettes. Celui de ces frontons qui précède le premier XcSyoç, plus 
important que les autres, est un grand II d'or couvert de fleurettes, haut d'environ 
15 centimètres, et aux angles supérieurs duquel sont deux sortes de chimères ailées à 
tête d'oiseau et corps de lion. 

Le texte, qui vient immédiatement après, commence parles mots('A)va(rràas(i>c ^{xipa, 
BemrrectUmnis dies^ dans lequel l'A, au lieu d'être écrit, est formé par un personnage 
debout, nimbé, portant à la main gauche une croix à deux croisillons, et montrant de la 
main droite un coffre placé à terre, à ses pieds, ouvert, et dans lequel on aperçoit un 
volumen. Cinq autres discours commencent de même par une initiale anthropomorphe, 
savoir : 

Le quatrième (41* deTédition imprimée; celledes Bénédictins, Paris, 1778, in-foL, 
et 1840) neplTf)c iopifjc Le n de iceplest formé par un saint Grégoire qui étend le bras 
pour montrer une banderole sur laquelle sont écrits les premiers mots de ce discours ; en 



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i« XI* SIÈCLE (W 533). 

face de lui, de l'autre côté du texte, sur la marge, est un groupe d'hommes qui écoutent 
le saint (f* 35 V). 

Le cinquième, Tibï ol McexxaSatoi (15* de l'édition imprimée). Le T forme une sorte 
de pilier contre lequel Grégoire est appuyé; c'est une très belle figure de vieillard à 
barbe blanche, dans l'attitude de la bénédiction, haute d'un peu moins de 3 centimètres. 
De l'autre côté de la colonne de texte est un groupe de sept hommes debout qui écou- 
tent dans diverses attitudes dessinées avec grâce (^ 47 y*^). 

Le sixième, MixpoO Kunpiavo; (24* de l'édition imprimée). Le M est formé de deux 
personnages' debout, qui semblent une double représentation de saint Grégoire, et qui 
tiennent chacun d'une main, entre eux deux, un pancarte contenant les premiers mots 
du discours (f 58 r*). 

Le septième, Tt^ V) tupavvlc (19* de l'édition imprimée). Le T est comme ci-dessus 
au 5*X<5yo; (P> 70 r*). 

Elle quinzième, T{ XuéTE Tc&l^tv. Autre T comme ci-dessus (f* 136 r«). 

Les autres tètes de chapitre ont pour commencement une moyenne initiale peinte 
et dorée à fleurons, et les mêmes représentations de saint Grégoire, avec un ou plusieurs 
personnages qui l'écoutent, s'y retrouvent presque à chaque chapitre, mais en dehors 
de l'initiale, et après elle. 

Ces personnages, isolés ou en groupes, sont assez bien peints, et surtout très joli- 
ment dessinés d'une plume sûre et légère ; les attitudes sont naturelles, les physiono- 
mies excellentes. Il y a seulement, dans la reproduction des mêmes personnages et des 
mêmes mouvements, quelque chose de monotone qui, dans certains détails, par 
exemple dans les plis d'or des vêtements et la petitesse des pieds, dégénère en habitude 
hiératique, c'est-à-dire en formes évidemment fausses, mais imposé es par le caractère 
religieux du sujet. 

Ce manuscrit contient encore une autre série de miniatures : ce sont les représen- 
tations de scènes ou de personnes, peintes expressément et non plus comme accessoires. 
Nous en ferons la revue sommaire : 

Folio 7 r*. Le deuxième X^yoç de Grégoire 'Eicl -rtj; çuXoocfjç (45* de l'édition imp.) 
commence par le récit d'une vision qu'il aurait eue, dit-il, à l'exemple du prophète 
Habacuc (II, i) et dans laquelle lui serait apparu, sur les nuages, un homme à figure 
d'ange. Un personnage ailé se trouve en tête du chapitre, et au-dessous de lui ôicpo^/^TTjç 
'A|Ji6axoi3|Ji, le prophète Habacuc, f««34 et 35. — Troisième discours (44* de l'édition impr.) 
'E^xaCva Tt(xata6ai, De festivUatibus konorandis. Aux paragraphes 10 et 11 de ce discours, 
Grégoire de Nazianze expliquant le réveil qui s'empare de toute la nature au jour de 
Pâques, fait une agréable description du printemps, par laquelle il semble avoir enthou- 
siasmé l'auteur du manuscrit. Ce dernier a, dans cet endroit, laissé en blanc, la seconde 
colonne de son texte, et l'a remplie, ou fait remplir par neuf petites scènes (f*' 34 r* et ▼*), 
plus, par deux autres placées en marge (35 r^) et dans lesquelles l'artiste suit pas à pas 
l'orateur. Voici comment l'un et Tautre ont rendu ces onze sujets. Je commence par le 
peintre. 

i . Un homme, accroupi devant une cabane en bois, tond un mouton à l'aide de 
longues forces en fer, tandis que deux autres moutons et une chèvre paissent sous les 
arbres. C'est ainsi que le peintre rend le passage où l'orateur disait :« Nunc etpratum swa- 
viter olet et plantœ pullulant et herba detondetwr et in virentibus arois agni saltitant. » 

2. Un bassin hémicirculaire rempli d'eau (bleue) et à peu près entièrement occupé 
par un batelet à voile triangulaire monté par trois hommes, dont un rameur tenant de 
la main gauche un ris, et de la droite un aviron à poignée ; un dauphin nage autour du 
bateau. — « Nunc navU cum celemmatihus, usque ut plurimum piis, e pùrtu sohit veloque tant' 
qmm pennis cingitur, ac per gyram assuUat etiam delphinus. » 



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XI* SIÈCLE (N» 533). ti3 

3. Un laboureur, conduisaut une charrue à deux bœufs, lève les yeux i^ers le ciel, 
oh il aperçoit Dieu étendant la main. — « Ntmcaratrttm agricola compingit oculos in aîtum 
Miens, ftvgumque datorem immans ac bovi aratori jugum innectit dtdcemque sulcum proscindit 
ac spes lœtas fovet » 

4 et 5. Un berger joue de la flûte auprès de son troupeau ; petite scène sentant l'an- 
tiquité; un autre se taille une flûte arec son couteau. — « Ntmc pastor et bubulcus fistulas 
optant ac pastorale carmen spirant » 

6 et 7. Un cultivateur émonde les arbres, et un oiseleur chasse au piège. Ce der- 
nier use d*un appareil compliqué : il est assis à terre, ou plutôt couché dans une sorte de 
berceau; au-dessus de sa tète s'élève une tente, fixée tout autour de lui, par des piquets 
et son piège, qu'il gouverne par le moyen d'un long fil placé dans sa main droite, se 
développe au-devant de lui entre six cages où sont des oiseaux qui lui servent d'appât 
pour faire venir les autres. — « Nunc plantarum cultor plantam cvrat et auceps calamos 
construit ac ramas suspectât et pennam avium studiose explorât. » 

8. Un pêcheur au bord de l'eau surveille trois bateaux, entre lesquels s'étend son 
filet; il est coifl'é d'une sorte de turban en étoffe blanche. — « Nuncpiscator profundum 
aquœ perspicU ac rete suum repurgat et pétris insidet, » 

9. De petites cabanes de bois peintes en jaune, à toiture cylindrique ou triangu- 
laire, percées de deux petites fenêtres sur le devant et placées parmi les arbustes. 
Ce sont des ruches d*où s'échappent les abeilles. — « Nunc sedulœ apes^ solutis pennis 
et relictis alvearibus^ sapieïUiœ suœ documentum prœbent atque ad prata convolant floresque 
diripiunt, » 

40. Un groupe d*arbres surmonté de quelques oiseaux. — « Jam avis nidum construit 
atque alia quidem redit, alia immigrât^ alia circumvolat oc nemus cantu suo impkt hominemque 
garritu demulcet, » 

11. Un cheval (bai ; mal dessiné) au bord d'une source. — « Nunc etiam superbus 
equus etjubam arrigens stabulum fastidit acperfractis vincuUs percampos lascivius fertur atque 
in ftuminibus gestU seseque ostentat. » 

Le 19* discours de saint Grégoire (qui est le 6' dans le manuscrit, f«' 70-80) est 
adressé à Julien, le répartiteur des impôts ; ek tov èl^tctjTTjv louXtav6v, dit la rubrique. 
Dans un passage où Torateur recommande son troupeau à la modération et à la justice 
de ce fonctionnaire (au commencement du § J2) en regard des mots : cb bï dxoypacpE 
dixaicoc ^{xatç, 6 tG^v ifj(xeTép(ov ypa^EÙ;, le dessinateur a peint Grégoire assis entre un groupe 
de fidèles qui l'écoute, et le répartiteur Julien placé de l'autre côté du texte. Il est 
enveloppé d'une grande robe blanche à double raie noire, tête nue, écrivant sur ses 
genoux et assis sur une forme couverte d'un coussin rouge. Au-dessus de sa tête, on 
lit son nom et son titre écrits sur une colonne verticale. 

Le volume 533 contient encore deux miniatures, toutes deux dans le 10* discours, 
ndiXiv 'lYjoroOç (celle que nous donnons, fig. 67)^ et toutes deux représentant le baptême. 
La 1*^*, placée au haut delà colonne avant le discours (fM 4 6), montre saint Jean baptisant 
les Juifs dans le Jourdain, et parlant de loin àJésus qui s'avance vers lui, tandis que saint 
Grégoire et un groupe du peuple peints sur les marges, vers le bas, lèvent la tête pour 
contempler cette scène. La seconde, placée de même en haut d'une colonne (f* 154 r*), 
et contemplée aussi d'en bas par les mêmes personnages, se trouve au-dessus des mots 
XpioTTèç ^orCCeTov et représente le baptême du Christ au moment où Jean voit la colombe 
descendre du ciel. Ces deux peintures, la dernière surtout, sont d'un beau sentiment et 
d'une belle exécution. Le Christ, dans celte dernière, est vu de face, complètement 
nu, les pieds seulement baignés dans l'eau bleue; saint Jean, depuis le bord, étend la 
main jusque sur la tête de Jésus en levant les yeux vers le ciel, et de l'autre côté du 
fleuve, sont deux anges en vénération et les mains voilées pour compléter l'attitude du 



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14i XI* SIÈCLE (N* 608). 

respect. Un détail qu'il faut noter, c'est que les pieds nus, dans ces deux scènes, sont 
exécutés avec élégance et justesse, tandis que le peuple de saint Grégoire qui regarde 
d'en bas a, comme nous Tavons déjà remarqué, des pieds ridiculement exigus. 

Il ne reste qu'une observation à faire sur ce manuscrit, c'est que, tout en étant 
généralement très distinctes et même assez bien conservées, aucune de ses peintures 
n'a échappé aux atteintes du temps et à l'écaillurc si fréquente dans les manuscrits 
grecs. Toutes, sans exception, sont déparées en quelqu'une de leur partie par plus ou 
moins de détérioration. Cependant on avait pris soin de les protéger au moyen d'un 
petit voile d'étoffe dont il ne reste aucun vestige, mais qui a laissé, auprès de beaucoup 
d'entre elles, un enduit jaunâtre et une ligne de trous indiquant qu'il était collé et cousu. 



XLII. — N* 608. Saint Jean Chrysostome. 

Î09 feuill. à 2 col.; — xi* siècle; — hauteur il millim., largeur 3i; — reliure en maroquin brun 
aux armes de France sur le plat, avec Tinitiale de François I*', la fleur de lis et la salamandre 




ceNJoc 



L'ornementation de ces Homélies de saint Jean 
Chrysostome, sur la Genèse, consiste en un fronton en 
tète de chaque homélie. Le premier (f^ i r*) est un II 
à rinceaux d'azur bordés de vermillon, dans l'inté- 
rieur duquel sont les premiers mots du texte TOT 
MAKAPIOY ('Iwdcvvou àpxieiri(7x6icou..) écrits en let- 
tres alternativement de jaune de chrome et d'azur, 
après quoi le texte commence par une grande initiale 
(haut 67 millim.) feuillagée bleu, chrome et vert. 
Chacune des homélies qui suivent est ornée de même, 
en tète, d'un bandeau et d'une initiale, moins impor- 
tants que les premiers, mais dans le même goût, 
élégant quoique d'une exécution assez rude et dont le 
motif le plus ordinaire est un onde ou un zigzag tracé 
rapidement à l'encre noire et terminé, à ses deux 
extrémités, par un rinceau peint, courant sur la 
marge. Les meilleurs exemples en sont aux f^ 43 
V, 28 V*, 66 y% 82 r% 88 v% 95 V>, 427 r», 144 r*, 151 
v"^, 196 v^. Au f^ 96 r* est le serpent enroulé autour 



e 



p 



FiG. 68 ef 69(1*66 V). 



d'une sorte d'arbre formant un I ; c'est la seule forme zoomorphe de tout le volume. 
Les peintures de ce manuscrit sont seulement décoratives, mais remarquables par leuv 



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XP SIÈCLE (N* 611). 145 

éclat et par cette qualité si rare dans les manuscrits grecs, la solidité. L'intensité de la 
couleur et la fermeté du dessin rappellent ce que sont, parmi les manuscrits latins, 
ceux de saint Martial de Limoges, qui paraissent avoir dû cet aspect au voisinage der. 
fabriques d'émaillerie qui ont, dès le moyen âge, donné à cette ville une célébrité. 




pœv 




FiG. 70 (M3). 



FiG. 71 (r» iU). 



FiG. 72 (r» 47). 



XLIII. 



N** 611. Saint Jean Ghrysostome. 



165 fcuill. à 2 col.; — xi* siècle; — hauteur 321 millim., largeur 255; — reliure en maroquin citron 
aux armes de France avec la IcUre F et la salamandre de François 1". 





Fie. 73 (^ i5}. 

En tète de chacune des homélies de saint Jean Ghrysostome contenues dans ce volume 
au nombre de trente-trois, est un bandeau à rinceaux ou arabesques, d'une simplicité et 
d'une variété très élégantes. Chacun de ces ornements uns et minces est délicatement 
dessiné à Tencre et colorié à teinte plate en azur. Malheureusement cet azur a presque 
entièrement disparu. Au courant de chaque homélie sont ensuite plusieurs initiales au 
carmin, simples; la première (fig. 73), un peu plus grande que les autres et légère- 
ment fleuronnée. 



19 



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116 XI» SIÈCLE (K- 739, 812. t0i6 A). 



XLIV. — N*» 739. Saint Jean Chrysostome. 

690 pages à 2 col.; — xi* siècle; *- hauteur 392 millitn., largeur 252; — reliure en maroquin rouge 
aux armes de France et aux deux L enlacés. 

En têle de chaque homélie, lesquelles sont au nombre de quarante-quatre, est un 
fronton en II à palmettes et fleurettes joliment peintes sur fond d'or. Genre des figure s 
ci-dessus 44 et 48. La rubrique est inscrite en écriture minuscule d'or dans Tintérieur 
du n, et la première lettre du texte est une moyenne initiale à fleurons articulés, de 
couleurs diverses et sertis d'or. Les initiales suivantes sont plus petites, d'or et toutes 
simples. Très élégant volume. 



XLV. — N" 812. Saint Jean Chrysostome. 

249 feuill. à 2 col.; — xi* siècle; — hauteur 36 millim., largeur 28; — reliure en maroquin rouge 

aux armes du roi (Louis XV). 

Vingt-quatre homélies commençant chacune par un bandeau longitudinal (sauf le 
premier qui est en II) suivi d'une moyenne initiale fleuronnée, articulée, peinte en cou- 
leurs diverses et sertie d'or. La décoration très riche et très variée de ces bandeaux se 
compose de fleurettes ou de folioles sur fond d'or. Ce sont de petites peintures traitées 
avec élégance et qui possèdent le rare privilège d'être fraîches et bien conservées. 



XLVI. — N° 1016 A. Saint Jean Chrysostome. 

258 fcuill. alignes longues; — xi* siècle; — hauteur 220 millim., largeur 168, épaisseur 75; — reliure 
orientale en maroquin rougeàtre, avec un bouquet au centre de chaque plat. 

Beau manuscrit, élégamment calligraphié, pur et complet; ornementation très 
sobre. En tête de chaque homélie est un bandeau longitudinal (sauf le premier, au f" 6, 
qui est en II) ; ces bandeaux sont composés de fleurettes, médaillons et rinceaux d'or, 
appliqués sur un tracé vermillon. Vient ensuite une moyenne initiale formée d'un simple 
trait d'or, mais fleuronnée, articulée, ajourée. Dans le cours de chaque homélie, de très 
petites initiales d'or sur les marges ; enfin, d'or aussi sont les rubriques écrites en fines 
minuscules après chaque bandeau, et quelques notes marginales (r*' 28 v°, 39 v^). Mais 
cette décoration s'arrête avec le f 69. A partir du f** 70, les bandeaux sont seulement en 
torsade ou en onde, au carmin ; les moyennes initiales pleines, fleuronnées, également 
au carmin; les petites initiales et les rubriques, en vermillon. 



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XI* SIÈCLE (N«* 1102, 1208j. 147 



XLVII. — N** 1102. Lieux communs; sentences. 

î30feuilL alignes longues; — xi* siècle; — hauteur 213 miUini., largeur 173 ; —reliure en maroquin brun, 
gaufré et fleurdelisé, avec les chiffres et initiales de Henri H et Catherine de Médicis. 

Ce manuscrit, simple d'ailleurs, est relevé, en tète de chacun de ses chapitres, les- 
quels sont au nombre de 74, par un ornement à la fois assez riche et très sobre : c'est 
une courte rubrique, écrite en minuscules carmin, et au-dessus de la rubrique, un ban- 
deau eh la forme d*une ligne d'or, tantôt ondée, tantôt brisée, ou renflée, ou autrement 
variée, qui se marie à des boucles, des pois, des croix ou d'autres petits ornements d'or 
brillant ou de carmin vif. On voit eu outre, sur la première garde, le croquis d'une tète 
de Christ tracée à la plume et au bas du f* 15 v"", un grossier essai du même genre des- 
tiné à représenter la Passion ; de même qu'au sommet du f^ i r*", une tète de la Vierge 
et de l'enfant. Une scène plus importante, quoique tracée de la même main, remplit le 
reste du feuillet 1 . C'est l'histoire de saint George, dessinée à l'encre noire avec des 
détails en vermillon; elle remplit un carré de 12 à 13 centimètres de côté, divisé en trois 
bandes horizontales ; la première bande contient trois représentations et la seconde deux, 
de saint George à cheval, armé de l'épée ou de la lance et transperçant plusieurs fois le 
dragon; la troisième bande représente la jeune fille de la légende ^ et un saint George 
à pied, la lance dans la main droite, un poignard à la main gauche et la rondache au 
bras du même côté, figure au bas de laquelle est écrit: « maître», par le dessinateur, 
& deoicoTà. Ces petits croquis sont rapidement et grossièrement tracés, mais non sans 
esprit. 



XLVIII. — N' 4208. Jacques le moine, homélies sur la Vierge. 

260 feuiUels à lignes longues ; — xi* siècle ; — hauteur 2S centimètres, largeur 16, épaisseur 5. — 
Reliure en veau à fleurs de lis, aux initiales du roi Charles X. — • Labarte, Arts industrieU, 
pi. LXXXVII. Voy. aussi Seroux d'Agincourt, VArt par les monwnents, pi. L et LI. 

Ce volume contient six homélies ^, savoir : 

1" (f* 4 r*). Sur la Conception de la Vierge {Incipit Oiipavôç xal -fl taTç Tîjç x^^i-ioç 
(jiap(iapuYaTç...) 

2« (f» 30 r«). Sur la Nativité de la Mère de Dieu (LuyxoXsT icdcvTo; ^l^ac). 

30 ^fo 74 ^y g^r l'entrée de la Mère de Dieu dans le Saint des Saints (<l>aidpov tb toO 

4» (M 10 r*). Sur la Mère de Dieu sortant du temple (IloXXol icoXXdbci;). 

1. 1 Lorsque la représentation de saint George est complète, on aperçoit près do lui une jeune fille qui 
était destinée à devenir la proie du dragon ; plusieurs pensent que celte jeune fille pourrait bien être la 
province de Cappadoce arrachée par saint George, un de ses enfants, à Tidolàlrie » {Caractéristique des 
Saints, par le révérend père Ch. Cahier, p. 320). D'autres pourraient penser, avec plus de raison peut- 
être, que cette jeune fille délivrée par un cavalier céleste est un vague souvenir d'Andromède sauvée par 
Persée. — L'historien b^iantin, Nicépbore Grégoras (1295-1360), parle (1. VIII, ch. v) d'une très belle 
peinture de saint George à cheval, exécutée autrefois par Paulus c ille pictorum prœstantissimus • dans 
une église de la Vierge à Constantinople. 

2. Les trois premières sont imprimées (t. I, col. 1044, 1070, 1248) avec traduction latine en regard, 
dans le GrcBco^latinœ Patrum bibliothecœ navum auctarium (Paris, 1610, 2 vol. in-fol.) par le Père Pr. 
Gombefls. 



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m XI- SIÈCLE (N» tî08). 

5* (f» 150 r®). Sur l'Annonciation (XaCpw OT^fxepov). 

6® (f^ 182 r^). Sur la pourpre épiscopale et sur différents sujets relatifs à la Vierge 
(01 açdôpa tôv éptofxévcov). 

Chaque homélie est décorée d*un grand nombre de peintures, en sorte que le volume 
est d'une richesse et d'une beauté rares. 11 provient de la bibliothèque du Sérail de 
Constantinople, dont il porte le timbre (au f^ 4 r^), et il avait été très probablement au- 
paravant dans celle des empereurs. Nous le devons au ministre de Louis XIV, le marquis 
de.Louvois, et à M. Girardin, ambassadeur de France à Constantinople, qui, aidés des 
lumières de Tabbé Besnier, jésuite, le choisirent avec quatorze autres grecs, parmi 200 
manuscrits de la bibliothèque du Sérail, pour en faire l'acquisition, au nom du gouver- 
nement de la France, en 1687 et 1688. Un très intéressant narré de cette aiîaire par 
M. d'Ânsse de Villoison a été inséré en tête du tome VIII (p. 1-32) des Notices et extraits 
des manuscrits de la Bibliothèque împMale (1810). « Ce volume, dit l'auteur, est un monu- 
» ment des Arts en Grèce par la quantité de jolies peintures qu'il présente. » Le Catalo- 
gus bibliothecœ regiœ, très sobre de remarques sur l'ornementation des manuscrits, avait 
déjà dit de celui-ci qu'il est « décoré çà et là de peintures remarquables par l'éclat de 
» l'or le plus pur et par une agréable variété de couleurs ». 

Il y a beaucoup plus à dire pour donner une juste idée de ce précieux volume. On 
va pouvoir en juger. 

Il contient 73 scènes richement peintes sur fond d'or et un moindre nombre d'orne> 
ments d'une importance secondaire, mais qui sont encore somptueusement et finement 
exécutés. 

Le r° du f° 1 est blanc; au v® sont peints deux saints personnages vêtus d'un habil- 
lement monacal (grande robe blanche et manteau brun noirâtre). Ce sont : saint Jean 
l'évangéliste, à gauche du spectateur, et saint Grégoire de Nysse à droite, montrant 
chacun un livre ouvert sur un pupitre ; derrière eux s'élèvent de grands édifices peints 
de brillantes couleurs, ocre, violet, azur et vermillon. Tous deux ont la tête nue et 
nimbée, et leurs pieds, chaussés en noir, reposent sur des marchepieds de bois aux 
bords perlés. Un petit individu, c'est-à-dire à peine de moitié aussi haut de taille que les 
deux saints, est tenu à la main par saint Jean, qui l'attire vers lui en lui montrant la 
Bible ouverte, au Livre de la Genèse, sur son pupitre. Ce petit homme barbu et tout vêtu 
de noir est évidemment le moine Jacques, dont le nom d'ailleurs est inscrit au bas et en 
dehors de la scène. Il figure de nouveau dans le même costume, se prosternant devant 
saint Grégoire, dont il saisit les pieds de ses deux mains, s'apprêtant à les baiser. Mal- 
heureusement une tache d'eau a détruit en partie la petite figure dans cette seconde 
attitude. La scène entière est dessinée et peinte avec raideur, mais avec talent, avec 
facilité et surtout avec une grande vivacité de coloris. 

Comme détails sont à remarquer les escabeaux sans dossiers, mais garnis de cous- 
sins sur lesquels les saints sont assis, et le pupitre de saint Jean dont la tige est montée 
sur un pivot sphérique, en forme de tête de poisson, et qui par conséquent est mobile 
en tous sens. 

Le deuxième feuillet et le troisième sont en blanc au r°, comme le premier ; au v^ le 
deuxième contient la table des six opuscules du moine Jacques, écrite en lettres minus- 
cules d'or, et le troisième, une grande peinture à pleine page. 

Cette grande peinture représente l'église ou du moins la façade d'une église, à 
plusieurs étages, d'une architecture et surtout d'un coloriage de pure fantaisie, mais 
imposante par le nombre des corps d'édifice dont elle se compose, par la quantité des ou- 
vertures parmi lesquelles on remarque surtout deux grandes roses, et par cinq coupoles 
couvertes en ardoise bleue qui dominent le tout. Immédiatement sous la grande coupole 
qui s'élève au centre, on voit, comme si elle était ouverte, une salle en hémicycle, où 



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W" SIÈCLE (N» 1208). U9 

sont assis en rond les douze apôtres, tous distincts et bien dessinés, quoique la scène 
soit réduite à l'espace d'un demi-cercle de 44 millimètres de rayon. 




^(^//y^^<^ 



Fie. 74 (t» 109 v% ci-après, page 161). 



Dans la partie inférieure de la page s'ouvre un porche très élevé, composé d'une 
grande arcade entre deux moins grandes, toutes trois soutenues sur quatre colonnes 
cannelées dans le sens de la hauteur, nouées au milieu par un double nœud Oguré en 
sculpture et terminées à la base comme au sommet par des chapiteaux identiques entre 



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150 XI* SIËGLE (N* 1208). 

eux. Bases, colonnes, chapiteaux et corps différents de tout Tédifice, sont entièrement 
recouverts de peintures, mais le tout aussi imparfait que minutieux, recherché et enfan- 
tin. Le dessous du porche, au contraire, est entièrement rempli par un fond d'or, sur 
lequel se détachent de petites figures pleines de mérite. 

D'abord, dans le tympan de la grande arcade, un Christ assis au centre d'une ellipse 
d'azur soutenue par quatre anges ailés. Ces petits personnages, qui n'ont pas 2 centi- 
mètres de hauteur, sont tous dans des attitudes d'une grâce parfaite ^. 

Au-dessous de ce tableau céleste sont comme quatre bouquets de fleurs qui sem- 
blent se tenir en l'air et descendre du ciel sur la foule assemblée ; ce sont, ainsi qu'on 
peut s'en assurer par la peinture du f 21 v*, quatre tètes d'arbres figurant le fond d'un 
jardin; ils s'élèvent derrière la foule, laquelle hausse ses regards en haut et que con- 
duisent du geste deux autres anges semblables aux premiers, si ce n'est qu'étant plus 
proche de la terre, ils sont plus grands. Cette foule se compose de deux groupes, chacun 
de six ou sept personnages, hommes jeunes et vieux, à barbe blanche^ à barbe noire ou 
imberbes, en longs habits et manteaux, tète nue et les sandales aux pieds ; à peu près 
entre les deux groupes est une jeune femme, qui ne se contente pas comme les hommes 
de lever la tête vers les cîeux, qui y élève aussi ses deux bras. Sous les deux petites 
arcades se trouvent : à gauche, un patriarche ou un prophète à longs cheveux et longue 
barbe blancs, portant en main un rouleau développé, sur lequel on lit : . 

TÎS OYTOS 'O nAPArENÔMENOS 'EE 'EAOM 

= Quis est iste qui venit de Edom (Jérémie, XLIII, 1). A droite, un autre écrivain sacré 
portant aussi une phrase écrite sur un rouleau, mais presque effacée ; à la couronne 
qu'il porte sur la tète, on reconnaît le roi David, comme au passage cité l'on voit que 
le précédent personnage est Jérémie. Dans cette scène considérable, mieux encore que 
dans le demi-cercle, de 14 millimètres de rayon, où sont représentés assis en rond les 
douze apôtres, tous avec une physionomie pleine de vivacité, on voit comment l'artiste 
arrive à l'expression. Il l'obtient au moyen de blanc très finement posé sur les tons de 
gouache plus ou moins opaques, de manière à relever violemment toutes les aspérités de 
la forme. Pouf opérer plus rapidement, le peintre traçait ses visages, par exemple, en 
cinq ou six traits de pinceau : ainsi, une ligne droite, le front ; une ligne droite, le nez ; 
une autre, la lèvre supérieure, une plus petite, la lèvre inférieure; il en résulte une 

i. Cette scène se trouve aussi dans un admirable manuscrit qui existait au dernier siècle et existe 
sans doute encore dans la Bibliothèque de Nuremberg, et dont une soigneuse description, accompagnée 
de 13 excellentes gravures au burin, a été donnée par G.-T. de Murr dans son MemorMlia bibliothecarum 
pub. Norimbergennum et Universitatis Altdorfinae, Norimb., 1788, in-8% aux pages 100-131 de la partie 
intitulée Bibliotheca Ebneriana. — Un fragment du volume est de la main du scribe Joasaph, connu par 
d'autres ouvrages et porte la date de 1391 ; mais Tcnsemble est duxii* siècle et comprend 425 feuillets. 
Les 13 planches que nous avons mentionnées représentent: l** la reliure (en ivoire et argent; toute mo- 
derne) ; 2« la première page du texte précédée d'un bandeau carré d*or à fleurons ; 3** Eusèbe et Carpien 
debout, en habits monastiques, sous une arcade au tympan richement fleuronné et soutenu par trois icolonnes, 
aux bases et aux chapiteaux desquelles se jouent de petits personnages : des jongleurs, des danseurs et des 
musiciens ; 4* saint Mathieu et sur le tympan la sainte famille dans Tétable; 5** saint Marc et au tympan le 
baptême de Jésus ; 6*> saint Luc et TAnnonciation ; 7"* saint Jean et la Résurrection (ces quatre dernières 
scènes sont les mômes que ci-dessus dans nos manuscrits 75 et 533) ; 8* un autre saint Luc, ayant à ses 
côtés un empereur et au-dessus, dans le tympan, une reproduction exacte de notre peinture ci-dessus: 
Christ dans une ellipse soutenue par quatre anges; 9<> saint Jacques; 10* saint Pierre; 11* saint Jean Chry- 
sostome; 12" saint Jude; 13* saint Paul. Voici en quels termes de Murr s*e^prime au sujet de ces pein- 
tures : Pretium eodicis maxime elucet ex splendidissimis qum m eo depréhenduntur picturis, in quibuê 
vel ionctorum virorum effigies, vel alia omamenta, singulari prorsus indwtria et operoeo arlificio^ noitris 
pictoribus hodie vix imitando^ exhiben ut. Etc. 



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W SIÈCLE (N» 1208). 151 

teinte d'uniformité et une sorte de lourdeur carrée qui donne à presque tous les visages 
une apparence de proche parenté et qui, en même temps, rappelle les types de certaines 
monnaies byzantines, dont les graveurs ont probablement travaillé de même par un 
procédé expédîtif. On peut remarquer aussi que le prophète Jérémie placé à gauche, 
avec une longue barbe blanche, rappelle beaucoup les têtes vénérables des personnages 
analogues que peignait Giotto; même barbe et même chevelure en tire-bouchons, 
mêmes vêtements, même attitude, même profondeur du recueillement. 

Grâce à une circonstance fortuite un croquis de cette belle page a été publié, cro- 
quis, il est vrai, bien grossier, mais à Taide duquel on peut se la représenter assez 
exactement. 11 forme le principal sujet de la planche 51 du grand ouvrage de Seroux 
d'Agincourt, Histoire de Vart par les monumetïts (in-f* 1 823, t. V). Il existe à la bibliothèque 
du Vatican (n^ 1162) un saint Grégoire de Nazianze contemporain du nôtre, et parfaite 
ment semblable ^, sauf qu'il est de plus grande dimension (32 centimètres sur 22). 
Labarte, qui les a vus tous deux, estime celui de Rome, non seulement plus important, 
mais plus beau dans toute son exécution que celui de Paris, et il suppose que ce dernier 
est une copie de l'autre. D'Âgincourt, dans ses planche 50 et 51, reproduit au trait et 
sommairement, outre la peinture de l'église, les dix premières lignes du texte (f° 2 v^) et 
deux alphabets, un des larges bandeaux dont nous parlons plus loin, p. 171, lig. 21, 
quatorze des scènes peintes, une dizaine de figures détachées, un ange, Adam et Eve, 
deux baigneurs du Jourdain, la Vierge, son petit serviteur, et six lettres initiales. 

I. La Conckption de la Vierge. — Le premier sermon du moine Jacques est un 
échantillon de ce que la phraséologie chrétienne peut offrir de plus vide ou de plus futile 
sous une forme pompeuse. L'artiste habile, auteur de la scène qui vient d'être décrite, 
en a dû prendre le sujet dans les vagues tirades qui commencent ce discours et que 
voici : <i La terre aujourd'hui brille par-dessus le ciel des splendeurs de la grâce ; elle 
» éclate plus que le ciel en lumières spirituelles ; elle est décorée au delà de toute 
» décoration ; car au plus haut du ciel apparaît Celui qui est véritablement le Lumineux, 
» et le Spacieux par excellence, non pas le soleil qui se couche et disparait, mais celui 
» dont le lever est inaccessible au monde, non pas le ciel parsemé d'étoiles visibles, 
» mais Celui qui scintille des flambeaux de l'esprit; c'est celui-là que nous voulons 
» célébrer aujourd'hui en nous rassemblant, c'est celui-là qui nous procure le plus 
» brillant et le plus complet festin, Celui qui fait retentir en ce moment le bruit de la 
» danse, Celui qui, nous provoquant à prendre la parole, nous convie tous à une réunion 
» de famille:.. Qu'est-ce que l'élection des Prophètes et des Justes et tout ce qui s'en 
» est suivi de gloire pour le genre humain, comparé à ceci que, parmi le genre humain, 
» ait été choisie. Dieu le voulant, la Mère de Dieu et que, par elle, nous ait été apporté 
V ce magnifique honneur ? Voilà qui nous appartient et qui est spécialement notre 
» gloire. Voilà ce qu'il faut que tous, en ce jour nous comprenions, pour nous en 
» réjouir, et pour chanter, avec toutes nos forces, les louanges de cette journée. » 

Un peu plus loin, le prédicateur continue et décrit le chœur des anges qui devance 
les paroles de la terre et qui, précédé de rayons lumineux (icpoxpéxouat ^cDot^pec, prœ- 
eummi luminaria)y honore les hauteurs par sa présence. « Que tous les âges, tous les 
rangs se joignent à eux. Que les Prêtres les imitent, ainsi que les Empereurs et tous 
ceux qui, dans ce bas monde, exercent un état et un genre de vie supérieurs, les princes 

l.Bu moins généralement. La ressemblance, à.'en juger par les dessins de Seroux d'Agincourt, n'est pas 
toujours aussi parfaite que le dit Labarte. Quelques scènes offrent des variantes, et les dilTérenecs sont 
encore plus accusées dans les frontons, comme il était naturel à cause de la différente dimension des deux 
manuscrits. 



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154 XI» SIÈCLE (N* 1208). 

et les sujets, les vieux et les jeunes, les vierges et les mères et aussi les femmes stériles, 
et vous, enfants, qui êtes dans l'âge de l'innocence, accueillons ce jour fortuné par une 
vive et religieuse allégresse... » 

Ces paroles ont fourni le sujet de la troisième peinture, laquelle se trouve au f* 8 r®. 
Elle est divisée en deux zones superposées contenant chacune trois sujets ou plutôt 
trois groupes, dans chacun desquels on peut distinctement compter une vingtaine de 
personnes. En haut, au centre, la Vierge assise sur un fauteuil à dossier carré, et en- 
tourée d'une foule symétrique d'anges, porteurs de baguettes rouges terminées par une 
fleurette blanche à quatre pétales ; dans un autre cortège, cycloménique, c'est-à-dire 
entourant la Vierge (s'il m'est permis de forger ce mot) au f° 86, les lances des anges 
sont terminées non comme ici par des fleurons, mais par de véritables fers de lance 
peints en blanc; il en est de même des anges qui entourent le lit de Salomon s^ f° 109 
vo. Mais aux f^ 80, 168 et 173, comme ici f* 8, la lance de l'ange se termini par le 
même fleuron blanc. A gauche de ce groupe est celui des prêtres et des moines, tous 
en grand costume ecclésiastique; à droite, un groupe de vieillards barbus qui semblent 
être des docteurs et des savants. En bas, au milieu, un groupe de jeunes gens qui 
paraissent être de jeunes lévites et portent chacun une petite croix, rouge ou blanche, 
dans la main droite, à gauche (j'entends à gauche du spectateur, comme toujours), un 
groupe de princes avec leurs couronnes et leurs vêtements d'or ; à droite, le groupe des 
femmes, princesses ou autres. 11 n'y a point de doute sur l'explication qui doit être 
donnée à cette sextuple scène, car en haut de la page est écrit en lettres minuscules 
d'or : 'H ek t9)v éopT^v cOyxXvjtoç iravTÔç TdtyixaToç = Cujuscumque ordinis ad festum Convo- 
catio. 

Après ces généralités de l'exordc, le sermon entre dans l'histoire de Joachim et 
d'Anne. Joachim, homme remarquable par son rang et ses richesses, s'élevait au-dessus 
de tous les membres de sa tribu par la générosité avec laquelle il offrait au Seigneur le 
double des dons qui étaient dus au Tout-Puissant (irpo(7é(p£pe fàp, (py]ai, à&pa Tcp Kupicp 
oiicXa) et il disait dans son cœur : Puisse l'abondance où je suis se répandre sur le 
peuple tout entier, et quant à moi puisse le Seigneur m'accorder ma rémission. 

Cependant les prêtres refusent son offrande parce que sa femme est stérile (OOx 
iizG^i GOf,y ydip (py]at icpoceveYxelv Ta di5pdc aou, xaOoTi oirépfxœ oOx éiuoCyjaaç). L'éloge de Joa- 
chim continue : Son offrande le rend plus grand qu'Abraham ; son admirable sobriété, 
elle était plus grande que celle de Moïse..., etc. Mais l'artiste s'est contenté de peindre 
les deux premiers traits qu'il intitule : 

jo F» 11 V*, ripoaaywYi^ ÔUfxàTwv tOv 'I(i)axEl(x xal ATCOicofiiiril toutwv éx tOv Upéa)v = 
Dona a Joachim oblata et a sacei'dotibus éjecta, 

2» F* 15 \-*, Tlpoac\})(ii toO 'I(i>axc(fx = Oratio JoachimL 

La première de ces deux scènes (Pli y^), est composée de deux bandes super- 
posées. 

Dans la bande supérieure, Joachim et sa femme sortent précipitamment de leur 
maison, suivis d'une dizaine de domestiques; les uns et les autres portent dans leurs 
mains, enveloppées de voiles par respect, de petits cofl'rets, et se dirigent vers un vieil- 
lard nimbé qui se tient debout à la porte d'un temple et qui étend ses mains comme 
pour recevoir l'es arrivants avec bienveillance. Cette scène semble représenter Joachim 
parlant au grand prêtre. Dans la bande inférieure, à gauche, est le groupe des domes- 
tiques de Joachim arrêtés à la porte de leur maison, leurs présents en main, et n'osant 
sortir; tandis qu'à droite un groupe de vieillards lèvent les bras au ciel avec des gestes 
d'indignation. 

La seconde peinture (au f" 15 v^) montre Joachim : i^ agenouillé au sommet d'une 
montagne et priant Dieu; 2^ s'avançant, dans une attitude de supplication, vers la 



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XI* SIÈCLE (N* 1208). 153 

rive du Jourdain où plusieurs petits personnages se baignent, c'est-à-dire lavent leurs 
péchés; 3° se relevant et recevant, d'un ange qui plane dans les cieux, le pardon d'en 
haut; 4*^ marchant vers le Jourdain pour y entrer. Le Jourdain est figuré d'une manière 
tout à fait hiératique, par une masse d'eau bleue tombant de deux cornets ou plutôt de 
deux carquois d'abondance que tiennent sur leur épaule droite les deux demi-dieux flu* 
vîaux, Jor au sommet et Dan au pied de la montagne. Les nus sont dessinés d'une 
manière très peu satisfaisante. Cette scène est esquissée en diminutif dans la planche 
50 de d'Agincourt. 

Le sermon passe ensuite à l'éloge d'Anne, l'épouse de Joachim, ornée de vertus, 
grande, admirable comme lui ; il raconte sa douleur de l'outrage fait à sa stérilité, le 
soin qu'elle met à changer de vêtements pour prier, puis la prière qu'elle adresse à 
Dieu dans le jardin avec son mari au lieu d'aller prier ostensiblement dans le temple 
avec la foule ; enfin l'apparition de l'ange qui lui annonce qu'elle enfantera la Vierge 
Marie. 

A cette partie du texte par laquelle le sermon se termine correspond une dernière 
peinture dont voici la description : 

F*^ 2i v*^. Peinture occupant le centre de la page (105 millimètres de haut eH 
ii5 de large), divisée en deux scènes superposées. ** 

Scène supérieure : A gauche, Joachim et Anne, debout, se tiennent embrayés; à 
l'autre extrémité, à droite, Anne se levant de son siège (un escabeau de bois) et se diri- 
geant vers une chambre dont plusieurs femmes esclaves soulèvent la draperie, c'est-à- 
dire la porte, et dans laquelle elle doit quitter ses vêtements souillés pour en vêtir de 
nouveaux (detractaque veste lugtibri atque mundam ac nupUalem una cum spirùali stolà induens, 
ad orationem sese praparans mtmda). On voit sur le banc d'où elle vient de se lever trois 
pelotons de laine pourpre qu'on retrouvera plus loin dans d'autres circonstances ((^147, 
187, etc.) et qui sont une allusion aux habitudes laborieuses, soit de la Vierge, soit de 
sa Mère. Entre ces deux parties extrêmes de la scène s'élèvent deux panneaux ou plutôt 
deux montants de porte, à chacun desquels est appendu un voile , l'un violet, l'autre 
rouge, comme pour montrer que l'embrassement de Joachim et de sa femme d'une part, 
et celle du dévestissement d'Anne de l'autre, se passent dans deux appartements diffé- 
rents; un ange vêtu de rouge tient le voile violet levé, et réciproquement un ange en 
violet, le voile rouge ; ces deux anges, et le troisième qui parle à Anne, sont des pein- 
tures largement faites et négligemment, mais pleines de noblesse, et rappelant de loin 
l'antique. 

La scène inférieure représente un jardin, c'est-à-dire le Paradis (Pomarium, irapàdei- 
Goç)y rempli d'arbres et de fleurs, à l'entrée duquel se promène la Vierge, conduite par un 
ange qui lui montre au sommet d'un arbre une colombe donnant la becquée à ses deux 
petits. A l'autre bout du jardin est la scène de l'Annonciation : la Vierge, debout, tend 
les bras vers le ciel, d'où un ange planant dans les airs lui adresse la parole. 

Auprès de la Vierge est une fontaine terminée à sa partie supérieure par une pomme 
de pin en métal doré percée de petits trous par lesquels l'eau jaillit et tombe dans 
une vasque, puis dans le bassin carré, d'où elle s'échappe en deux ruisseaux. 

Le premier discours se termine par une suite de phrases à la glorification de la 
Vierge. • 

' Nous passons au second, dont le sujet est la Nativité. 

H. La Nativité de la Vierge. — Fol. 30 v^. En regard de la page où commence le 
second discours, c'est-à-dire au f<* 23 v^, est une grande peinture divisée en trois compar- 
timents ou bandes superposées, au-dessus de laquelle on lit : *0 dicoxaipeT(a(iioç toO 'Icouaô 
vpoXd6ovtoç MeaoicoTa{x£a(x = SaluUUio Jacobi fesUnantis ad Mesopotamiam, i^ Isaac étendu 

20 



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164 XI« SIËCLE (N« 1206). 

sur un lit, tout habillé ; Jacob debout deTant lui et derrière Jacob, Rebecca assise sur un 
escabeau. Enfin une esclave se tient derrière Rebecca et soulèye une draperie. 2"" Jacob 
assis au bord du Jourdain s*apprète à le traverser et commence par déchausser ses 
bottines; il se sert pour cette opération, de deux crochets de fer tordus en forme d'S. 
Les eaux du Jourdain sont divisées en deux bras, à la source desquels sont deux fleuves 
représentés en buste, 'lop et A<h. 3® La troisième bande de la peinture représente 
réchelle de Jacob. L'échelle monte depuis un rocher sur lequel Jacob est endormi 
jusqu'à un angle du ciel où Dieu est vu en buste; deux anges ailés en descendent, 
tandis que deux autres montent. 

F<> 38 v*. Après de vagues considérations sur le refus essuyé d*abord par Anne et 
son mari et sur le fruit à retirer de la stérilité d'Anne, qui est de ne jamais désespérer 
dans la prière, le discours montre Anne, aussitôt après la naissance de la Vierge, convo- 
quant sa famille à venir faire acte de réjouissance, à la voir allaiter son enfant, à l'ac- 
compagner au temple, à décorer le vestibule de la maison, à allumer des lampes, à 
chanter un épithalame et à rendre grâces ait Seigneur avec elle. La scène que ces paroles 
donnent à imaginer est peinte au f* 38 v^, par une composition très satisfaisante et de 
4|>lus très bien placée, car elle est encadrée entre les mots ouvexaXelTo et ^eOts, dans la 
phrase : TeyôgCor^ç toCvuv -rtj; Ocdiratioç, if) 'Avvà làç çuXàç cuvocaXetto, ^êOte Xéyouaa, 
cuYxd^TjTS tÇ éfxÇ T^xcp... = Edita itaque divinapuella, Anna tribus convocat; venite^ dicens, 
congaudeatis propter meœ prolis editionem, 

Anne est étendue sur une sorte de sofa, entourée d'une douzaine d'hommes ou vieux 
ou jeunes, ou debout ou assis, qui la complimentent ou parlent entre eux. Dans le fond 
deux femmes, dont l'une tient l'enfant dans un vaste bassin doré où l'autre femme verse 
de l'eau. Belle composition, bon dessin, riches couleurs. A la marge supérieure de la 
page est écrit : toxo; 'Avvy];, xal (rSyxXYjToç tûv 9uXdpxwv lapafjX = Infans Annœ et eœtus 
tribunorum Israël. 

Le discours poursuit : Comme la mort a régné sur le monde depuis Adam jusqu'à 
Moïse, même sur ceux qui n'avaient point commis de péché, car le péché n'en habitait 
pas moins en eux comme conséquence de la transgression première, ceux qui se trou- 
vaient ainsi renfermés dans la prison de ténèbres offraient sans cesse leurs supplications 
à Celui qui devait apparaître un jour. Us regardaient au futur Rédempteur, ils espéraient 
la liberté et, retenus dans les liens de l'enfer, ils s'informaient en questionnant les 
nouveaux venus qui y arrivaient et en disant : Avez-vous entendu parler du Rédemp- 
teur?... Toùç ucTepov ém^rjjxoOvTaç, iruvOavofxevot îpà ii rspl toO AuTpwToO cuvfjxaTc = 
.•. Aliquid de Redemptore intellexistis ? 

Entre IluyOavdfievoi et ^Apa (f^ 41 r^) est une peinture représentant la scène : Un 
rocher caverneux s'élève à droite. Sur les anfractuosités supérieures sont assis un 
vieillard à barbe blanche (robe bleue, manteau violet) et une femme jeune encore (robe 
bleue et manteau rouge enveloppant la tète) dans l'attitude d'une profonde douleur ; ce 
sont Adam et Eve. Dans une anfractuosité placée au-dessous de la première, un groupe 
d'hommes (une dizaine) se presse, étendant les mains avec avidité vers deux anges qui 
volent vers le rocher; les deux anges, qui s'approchent, portent dans leurs bras chacun 
un enfant nu : ce sont deux nouvelles âmes qui viennent augmenter le nombre des justes 
gémissant aux enfers .dans l'attente. C'est ce qu'explique une légende marginale (de 
l'édition imprimée avec traduction latine) et qui par hasard s'applique très bien à cette 
partie de la peinture : Defunctorum justorum ad novum defUnctos piœ interrogationes. Enfin 
dans la partie inférieure du roc s'ouvre une vaste caverne toute noire^ d'où s'étaient 
échappés pour s'élancer aussi vers les anges du ciel quelques damnés complètement 
nus ; deux autres anges, courant à terre à la suite des fugitifs, en ramènent à la caverne 
trois qu'ils pressent avec la pointe de leurs lances; d'autres étaient groupés à Tentréc du 



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XI« SIÈCLE (N« 1308). 15 

gouffre ténébreux de Fenfer, mais une main barbare, probablement celle d*un trop bon 
chrétien, naïf ennemi de TEnfer et du Diable, a détruit avec un peu de salive promenée 
au bout du doigt, cet angle d'une jolie peinture pleine d'intérêt et de mérite. Au haut de 
la page : 'H âv aôou (^ofjiotç) xaOodoç tûv ^uy^^ = ^'* infemm regrcssus animarum. 

Les justes font de longues plaintes sur leur sort ; mais, continue le discours : Qui 
pourra imaginer l'affliction d'Adam? Les causes de sa douleur sont trop grandes pour 
qu'il puisse être consolé; et après avoir longuement développé ce thème, l'auteur donne 
la parole à Adam, qui durant 97 lignes exhale ses plaintes et ses regrets. Trois pein- 
tures ornent cette partie de l'ouvrage. 

La première, f 47 r°, occupe la page presque entière, ne laissant que deux lignes 
de texte en haut et deux en bas. Elle représente le Paradis, c'est-à-dire un carré d'or 
de 125 millimètres de haut sur 114 de large ^, bordé d'une ligne de vermillon (d'un mil- 
limètre d'épaisseur) et sur lequel sont peints des chemins de verdure qui traversent 
horizontalement d'un bord à l'autre/ qui se joignent en quelques endroits et d'où 
s'élèvent à distances égales l'un de l'autre de petits arbres bleus, verts et rouges. Au 
sommet de l'angle gauche, Adam seul, debout sous un arbre ; de l'angle droit, Adam 
avec Eve, debout, lui offrant la pomme ; ces figures sont nues, d'un nu très mal dessiné^ 
mais très décentes; les sexes sont indistincts. Quelques-uns des arbres sont un peu 
plus grands que les personnages, la plupart sont beaucoup plus petits. Vers le centre 
de la scène, un jeune homme imberbe, c'est-à-dire un ange, sans ailes, vêtu d'une robe 
blanche et d'un long manteau bleu, tenant une longue baguette rouge dans la main 
gauche, tend la main droite vers Adam et Eve debout devant lui, en leur adressant la 
parole. Au-dessus, un fleuve personnifié, vu seulement à mi-corps, tient sur son épaule 
gauche un carquois rouge, d'où s'échappent quatre cours d'eau qui arrosent le Paradis. 
Dans ces quatre dernières représentations du premier homme et de la première femme, 
on les voit nus encore, mais ayant tout autour du corps une épaisse ceinture de feuillage. 
Légende du haut de la page : *0 U toO irapadeCaou iiovi%a\Lb(; tûv :rpoToirXdcaTù>y = E pa- 
radiso primoformatorum expulsio, 

¥" 49 vo. La deuxième peinture du Paradis, regretté par Adam, exactement de même 
grandeur que la précédente, porte pour titre : 

KoireToç tôJv irpoTOirXàaTwv âirl tî) toO irapaîeCaou éxittXciaoi = Lamentatio primoforma- 
torum deipsorum delapsu e paradyso. Trois hautes montagnes coniques occupent la scène ; 
au sommet de celle qui est au centre, Adam et Eve, assis, conversant entre eux ; ils 
n'ont d'autre vêtement que leur couronne de feuillage. Sur le sommet de gauche, Caïn 
offre un sacrifice (KdcCy O0ci)y) ; il est debout devant un roc en forme de table sur lequel 
gît un faisceau de végétaux et lève les mains et les regards vers le ciel représenté par 
une demi-sphère bleue suspendue au-dessus de sa tète. Sur le sommet de droite est le 
sacrifice d'Abel ('A6eX Oùcov), qui diffère du précédent en ce qu'une colonne de feu, 
c'est-à-dire une bande de vermillon, descend de l'hémisphère bleue sur la brebis qui 
occupe la table de l'autel. Au pied de la montagne centrale s'élève une belle maison 
(rose et bleue) devant laquelle est un banc de pierre adossé contre le mur, et sur ce banc 
sont assis un vieillard à barbe blanche, et un jeune homme qui l'écoute tristement, la 
tète appuyée sur son coude. C'est Caïn écoutant la sentence qui condamne et rejette ses 
offrandes. Sur une bande inférieure formée par les racines de montagnes émergeant au 
premier plan, se développe une série d'actions qui sont expliquées par les légendes 
écrites au-dessus, dans la verdure : BouX^ Kdlv xatà 'AôsX ; les deux frères sont assis et 
parlent entre eux; un peu plus loin, ils se dirigent ensemble vers les champs; Caïn 
porte tout grand ouvert dans sa main droite un couteau de boucher, 'Avalpeciç'AôeX; le 

1. La page entière en a 217 sur 165. 



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156 XI* SIÈCLE (N* 1208). 

meurtre d'Abel, en effets termine la page et est exprimé ayec vigueur, car le meurtrier 
s'est élancé sur les épaules de la yictime conformément au texte (stirrexii Cafn super 
Abel); d'une main il lui tire la tète en arrière par les cheveux et de Tautre, la gauche il 
est vrai, il lui plonge le couteau dans la gorge. Il n'y a pas d'autre vêtement dans toute 
la scène qu'une robe en peau d'agneau naturelle, c'est-à-dire blanche, pour Caïn, et 
une robe pareille, mais teinte en bleu, pour Abel et pour Dieu lui-même. Reproduit dans 
la planche 50 de Séroux d'Agincourt. 

Au V placé vis-à-vis du précédent (50 i"") est peinte la tristesse du Paradis privé de 
ses habitants. C'est toujours Adam qui parle : Quomodo tuus cusios abldtus esi^ à paradUe 
divine.,, Pariter déplora universa terra quod tîtam coronam amiseris = IlôçTàv aàv dîC£cuXifj6rjÇ 
çùXoxa, & itapdiôetae 6eTe... <7UfxirévOr,aov -^ éirfc- (c'est ici, au milieu du mot iviyzioç, que s'en- 
cadre la peinture) -ftioç àiraaa XTCatç, oti tôv aôv à(f•f^pr^cal oré^avov. — Le Paradis est ici 
le même jardin que nous avons déjà vu à la page 47 r** : chemins verts et petits arbustes 
sur fond d'or; vers le milieu, le dieu du fleuve* vu de buste, portant sur son épaule le 
même carquois rouge, d'où s'échappent quatre bandes d'eau bleue qui se terminent 
chacune par une sorte de frison. Sur le côté gauche du carré c'est-à-dire du jardin, une 
porte complètement rouge, ce qui veut dire une porte de feu, au centre de laquelle est 
fixé un ange gardien enveloppé de ses deux ailes, tandis que deux autres anges, à 
quatre ailes, sont également immobiles au dehors de la porte, l'un au-dessus, l'autre 
au-dessous. La légende explicative qui était écrite au haut de la page a été entièrement 
effacée et lavée. Adam cesse de gémir lorsque naît la Mère de la Vierge. lUuxit gaudium 
nam pignora qxddem propo9ita sunt^ sponsaque irmupta prœelecta, Productum est atque paratum 
hodiema die palatium, Oprœsentis lœtitiœ gratiamt diei hodiemœ jucunditatem t = Tots 
icoXdTtov irap^xTat xal -ffit^imciai Gi^\kepoJ. — Ici une nouvelle peinture : w ^âpiToç xT^ç 
vOv £u9po(76vY];. Cette peinture est intitulée au haut de la page : Eù/api(nia icepl t7^ç 
PaatXTdoç = Gratiarum aetio propter regiam prolem. Elle représente seulement Joachim et 
Anne sa femme assis au pied du lit de leur enfant et s'entretenant de leur bonheur, 
mais elle est très remarquable par sa bonne exécution et par l'intérêt qu'offrent les 
détails. Joachim et Anne sont dans le costume habituel, robe bleue et long manteau, 
pour l'homme, violet ; pour la femme, rouge et enveloppant la tête; ils ont chacun les 
pieds sur un marchepied rembourré d'étoffe et richement garni de clous sur les bords. 
L'enfant enveloppée d'un manteau à la même mode que sa mère, mais bleu, est couchée 
dans son berceau, lequel est à balustres, en bois doré, et ayant les jambages posés sur 
un appendice curviligne faisant partie de la boiserie et destiné à donner au berceau un 
balancement facile. Ce qu'on voit de la literie est en laine blanche à liteaux richement 
dessinés en rouge et en bleu. Ces trois premiers personnages sont nimbés. Trois 
domestiques parlent ensemble, debout à l'extrémité de la pièce, à droite; un autre à 
l'extrémité opposée, c'est-à-dire à la tête du lit, soulève une draperie qui est comme la 
porte de la chambre ; enfin deux femmes veillent sur l'enfant avec un naturel, une 
vérité charmante ; l'une tient ses deux mains croisées sous son tablier blanc, dans la 
position d'une personne qui attend, l'autre soulève un long éventail en plumes de 
paon. 

F^ 56 r<*. Le discours continue par les chants d'allégresse de la mère. Elle appelle 
en témoins de sa joie ses ancêtres et David son irpoicdcTop. Fent, parem David^ cum ea 
exulta quœ de tuis lumbis magnifica prodiit = AeOpo irporàTop Aauld, tt] éx t?Jç ôcf^ùoç 
dr^ads^opiévT] pA6^<^ GuvsirocYdiXXou, ddpuyo(xévr). 

Anne assise, ayant les quatre hommes esclaves de la dernière scène debout derrière 
elle, tient la petite vierge sur les genoux et la présente au roi David assis aussi, sur un 
trône, et tenant dans la main un rouleau de parchemin sur lequel est écrit le verset 20 
du psaume 117 : Autt) fj vjikr^ toO KupCou, 3£xaioi tlcz [XeûaovTai iv a\}Tf)].=rn(rafriin^ ûi eam» 



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XI- SIÈCLE (N« 1208). 157 

Cette peinture est au f^ 56 et est intitulée, au haut de la page : KX9](7tc toO Aauld Oico xf^ç 

F** 59 r*. Dans un autre mouTement de piété, Anne fait tœu que sa fille ne marchera 
et ne posera ses pieds sur la terre pour la première fois, que le jour où elle sera offerte 
à Dieu dans son temple. Jusque-là elle dresse un oratoire dans la chambre de Tenfant 
et ne souffre pas que rien passe dans cette chambre qui soit impur ou entaché de 
Tulgarité. *Eiro(7]ce yàp àyCacfJia ifj (AT^tyjp aû-rtjç Iv iÇ xetTÛvt, xal xoivôv xal àxdtGapTov oOx zta 
dtipxeaOai di' aikoO. Immédiatement au-dessous de ces paroles, se trouve une peinture qui 
représente la scène et dont l'intitulé placé au haut de la page, porte : 'Aitoôecjk tTjç 
6eot4xou év tÇ dçoptaôévTt dxTT) àyiiapiaTi = Relegatio divinœ prolis in delimitato loco oratarii. 
Sauf David absent, les personnages sont les mêmes que dans les deux précédentes pein- 
tures; ils ont seulement des attitudes différentes. L'un des esclaves, qui sont cinq, porte 
une longue baguette rouge, à l'extrémité de laquelle est une sorte d'éventail en plumes 
de paon. 

F<* 67 r°. Joachîm pour célébrer la naissance de sa fllle, la petite Marie, donne un 
grand repas, auquel il invite les prêtres et les docteurs. Sa mère l'apporte dans ses bras 
à la grande joie de tous les convives, « car cet enfant renferme dans son sein les trésors 
de tous biens, les trésors de la bénédiction et Ton s*étonne dès qu'on la voit de sa beauté 
auguste et marquée de quelque chose de divin ». C'est ici, entre les mots tôv t?Jç sOXoyCaç 
TapLieuaafjiévyjç tcXoOtov et xaxaxXi^TTovTat (obstupuerunt), que se place une peinture repré- 
sentant le festin où Anne vient apporter son enfant. Joachim la suit, et les convives, 
assis autour de la table, sont au nombre de cinq. Trois vases vides, un couteau et une 
serviette nous paraissant les seuls détails de mobilier qui soient à y signaler. Au haut de 
la page : *E(rr{a i3péh>y. = Epulumsaeerdotum. Cette peinture a été reproduite (médiocre- 
ment) en chromolithographie par Labarte, HisL des arts industriels^ pi. LXXXVII; elle 
est aussi dans la planche 50 de d'Agincourt au i*' registre, case 3, mais avecde notables 
variantes. 

F* 63 v«. Anne emporte ensuite son enfant hors de la salle du festin et couvrant la 
petite Marie de baisers, elle la replace dans son berceau en chantant un cantique 
d'actions de grâces au Seigneur. Cette scène est le sujet d'une peinture placée au 
f^ 63 v° entre les mots : (f>d9)v xal irpoçyjxeCav éir^ce Xéyou^ja et d(J(a ^ ({)$9)y xupitp iC^ Bi^ 
[jiou = Caniicum ao propketiam pro gratiarum actione pangit, dicms : Caniabo canticum domino 
Deo meo. On lit aussi en haut de la page : 'Açoptafxèc obc^aecuç tf] OeoToxcp. Cette peinture 
représente la mère dans trois attitudes : 1® assise, serrant son enfant dans ses bras et 
ayant un serviteur debout derrière elle ; 2*' mettant au berceau son enfant, qu'elle 
protège en étendant une couverture ; 3^ debout, les mains et les regards tournés vers 
le ciel. Le berceau est d'une forme très différente de ce qu'elle était dans les précédentes 
peintures, mais toujours d'une, richesse recherchée. Reproduit par d'Agincourt au- 
dessous de la scène précédente. 

Continuation de l'éloge des vertus d'Anne. Sa modestie et son humilité. Dieu, dit- 
elle, a écarté de moi l'opprobre et m'a fait don du fruit de sa justice. Ce fruit mis dans 
le corps d'Anne, c'est la vierge Marie. L'orateur passe de l'éloge de la mère à celui de 
l'enfant. 11 évoque Adam qui fait à son tour un discours à Marie en l'appelant : fUia^ô 
flos^ à germen, ô radix, ô get^men ex quo lignum vitœ cum came enatun* prodiit 1 radix resurrec- 
tionis arborent geminans ! Enfin les prophètes et les justes à leur tour, f* 66 v*, interpellent 
l'enfant et se répandent en vœux pour elle. C'est tout ce dernier épisode que représente 
la peinture suivante, placée entre les mots Xéyu)v et & OûyaTep : = Adamus ille luus progc- 
nitor affatur dicens : Q fUia, quale ex meo semine germen surrexisti! et expliquée en ces terme s 
au sommet de la page (f" 66 v«) : Ilepl ^fjç év àôou xaOoôou toO XpioroO, éXeuOep{aç te -cOv 
dixa{(i>v xal âcKoax^otp^ç tûv d{AapTa>X(5v == De descensu Christi in inferis, de liberaiioneque 



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i58 \l* SIÈCLE (N« 1208). 

justorum et de coniersione peccatorum. C'est une jolie peinture de O'^,! 16 de large sur C^^IOS 
de haut, et divisée en trois bandes horizontales. Dans la bande supérieure, Jésus en 
robe rose et manteau bleu clair, portant à la main comme bâton un morceau du bois de 
la croix et passant par-dessus la mort qu'il foule aux pieds, s'ayance, précédé d'un 
ange, vers l'enfer; la foule des morts tout nus s'empresse au-devant d'eux. 

Dans la bande intermédiaire, Jésus entraîne hors des enfers la foule des justes 
jeunes et vieux^ tous vêtus, et à peu près semblables à lui ; le premier d'entre eux est 
un vieillard qu'il tire par la main, le deuxième est une femme en vêtements rouges qui 
lève les bras au ciel, probablement Adam et Eve ; le troisième est un personnage nimbé 
qui semble être Moïse et porter dans ses bras les tables de la loi. Dans la troisième et 
dernière bande, les pécheurs vêtus comme les justes et encore retenus dans les ténèbres 
de l'enfer lèvent des miains suppliantes vers la Vierge, qui est assise au dehors, dans un 
jardin, entre deux anges, ayant à ses pieds un homme et une femme de très petite taille 
dans la posture de suppliants. 

L'homélie s'avance enûn vers sa conclusion, qui est une sorte d'hymne à la gloire 
de Marie, mère de Jésus. Et en effet la dernière peinture, intitulée : Luvorjfa>Y^ Ttpofpr^-cGij 
irepl XpwTov îrpoXeY<5vTwv = Conventus prophetarum de Christo prœdkentium^ est exécutée 
avec beaucoup de soin (f^ 69 v^); elle est divisée en deux scènes superposées : au-dessus 
les prophètes partagés en deux groupes, levant au-dessus d'eux leurs bras et leurs 
regards; au-dessous l'enfant, en robe d'or, assis sur les genoux de sa mère et recevant 
avec gravité les adorations des anges (de six anges). 

La description de la partie du manuscrit renfermant la deuxième homélie serait 
donc terminée si nous n'avions laissé de côté un frontispice par lequel cette homélie 
commence. Elle commence au f" 30 ; le î^ 29 est blanc au r^ et occupé entièrement au V 
par une peinture dont le sujet, nous en sommes assurés maintenant, est sans aucun 
rapport avec le texte de l'homélie. C'est l'échelle de Jacob. Au bout de la page est 
inscrit pour titre : *0 àTro^ratpeTicfxô; toO 'Ioxùô irpôç Adi(jiav zlç MeaoTU. = Valedietio 
Jacobi (pergentù) ad Laban in Mesopotamiam. — La peinture, divisée en trois bandes hori- 
zontales, représente : 

1° Isaac étendu sur un lit et Jacob, debout au pied du lit, recevant la bénédiction 
de son père, tandis que -sa mère, Rebecca, est assise derrière le fils, ayant un serviteur 
debout auprès d'elle. Rebecca est exactement vêtue comme on a vu ci-dessus la 
Vierge ; les autres costumes sont également pareils aux précédents, le lit d'Isaac à peu 
près pareil et le serviteur identiquement le même que celui qui a déjà si souvent paru. 

2^ Jacob arrivé au bord d'un fleuve, dont les deux sources sont représentées par 
deux dieux fluviaux, à mi-corps, un carquois sur l'épaule, duquel s'échappe une nappe 
d'eau, comme on a vu précédemment représenté le Jourdain. Jacob délace ses bottines 
pour entrer dans l'eau. 

3° L'échelle de Jacob. A terre repose Jacob, la tête appuyée sur un amas de pierres ; 
placé à droite. Dans un coin du ciel, à gauche (du spectateur, toujours) apparaît Dieu, 
jeune et barbu, vu de buste et nimbé ; du ciel jusqu'aux pierres s'étend une échelle de 
bois (17 échelons), sur laquelle montent ou descendent quatre jeunes anges ailés, nimbés, 
imberbes, vêtus comme Isaac de robes bleues et manteaux roses. 

III. La Présentation de la Vierge au temple. — Ce troisième discours commence au 
f° 74 r\ Le v^ du feuillet précédent, de même que nous venons de le voir au deuxième 
discours, est entièrement occupé par une peinture qui ne paraît pas avoir de rapport avec 
le texte qui la suit. Elle représente une partie des premières actions de Moïse et porte 
pour titre : 

Ta SItva 5poç. 'O Mwucfjç xal i^ pàtoç. 



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XI* SIËCLE (N« 1208j. 159 

Une montagne rocheuse toute garnie de buissons dessinés d'une manière enfantine, 
et garnis de fleurs rouges et bleues; au pied de la montagne, sept ou huit Ijrebis 
paissant autour d*un golfe d*eau azurée; vers le centre des hauteurs brille le buisson 
ardent. C'est un buisson plus grand que les autres, entouré de flammes rutilantes et 
percé, au centre, d'une ouverture circulaire, où apparaît une tête imberbe et nimbée, 
jeune, sans beauté. A gauche, un peu au-dessus, Moïse, délaçant ses bottines, suivant 
Tordre d'un ange qui vole vers lui. De l'autre côté du buisson, Moïse encore, dans le même 
costume que tout à l'heure, tenant à la main droite un serpent qu'il a pris par la queue 
et qui est devenu un bâton, tandis qu'il prête l'oreille aux instructions d'un ange qui 
plane au-dessus de lui. Moïse est habillé d'une longue robe bleu clair, garnie d'un pare- 
ment rouge au collet et d'une ceinture rouge à la taille; tête nue, imberbe, nimbée, 
jambes nues, et bottines montant à mi-jambe; exactement le même dans les deux scènes. 

Les deux anges, pareils aussi, ont une robe bleue sans parements, un manteau 
rose, la tète jeune, imberbe et nimbée, deux ailes mi-parties noir et feu, enfin, dans la 
main gauche, une longue baguette écarlate terminée par une fleurette blanche. 

Le discours commence par célébrer la grandeur de ce jour éclairant une fête de la 
Vierge; «mais quel langage humain peut espérer s'acquitter d'une pareille tâche? » On 
s'aperçoit, dès ce début, que le troisième discours ressemble parfaitement aux deux pré- 
cédents comme un assemblage de phrases vides de sens qui sert tout au plus de vague 
prétexte au sujet des diverses peintures dont il est orné. Nous nous contenterons désor- 
mais, simplification commandée d'ailleurs par la nécessité, d'abréger le titre de chaque 
peinture et son explication. 

po 77 ^«^ 'ExoiiLaaia'tf^ç ziç tôv vaèv irpo6dou tîjç Ô£o|xi^Topoç. = Prceparatio matris Dei 
progredientis ad templum. Anne est assise sur une sorte de trône, ou du moins sur un siège 
élevé; Joachim en face d'elle, sur un siège plus élevé encore, et il bénit la jeune vierge 
qui se tient debout près de lui en posant la main droite sur sa tête. L'espèce de trône 
sur lequel Joachim se tient debout est appuyé contre un édifice et de l'autre côté de 
cet édifice est un homme debout, c'est-â-dire l'époux, jeune, barbu, sans nimbe, vêtu 
d'une longue robe rouge à collet bleu, tenant de la main gauche un cierge, de la droite 
une bourse, et s'avançant pour recevoir le groupe des épouses du Christ, c'est-à- 
.dire les vierges sages qui ont chacune, non pas une lampe (Matth., XXV), mais un 
cierge (Luc, XII, 35) dans la main. Ce sont elles qui doivent précéder la Vierge entrant 
au temple; acte que le texte indique en ces mots : Aa^-Ktaaoot yip (pr^aiv (pour xdp^Yjotv) al 
irpoxopeudfxevat icapOévot Xafxiràda sa lUuminaoeruni festucis prœeuntes virgines lampades suas^ et 
erant incensœ. Les vierges sages forment un groupe charmant par la composition des dra- 
peries, des visages. — Au-dessus, l'époux, suivi de ses serviteurs, se trouve en présence 
des vierges folles qui n'ont pas de luminaire à la main; maître et serviteurs ont l'air 
indigné, et l'un de ces derniers montre de loin aux fiancées infidèles la bourse qui ne 
leur sera pas donnée. 

F* 80 r*. Ilcpl Tfjç eiç tôv vaov ôpjxîjçTfjç icapôévou, eOayyéXia toTç év dt^ou = De ingre$su 
Virginis in templum ; Evangelia data illis qui sunt in inferis, — Procession dont le premier 
groupe est celui des vierges sages qu'on a vues ci-dessus; on reconnaît leur costume, 
leur ordre de marche, et même jusqu'à leurs visages. Derrière elles s'avance la Vierge, 
toute jeune et petite; après la Vierge, sa mère, puis son père, puis un groupe d'hommes 
qui doivent être les amis et serviteurs. 

Dans la seconde peinture, formant la zone inférieure de la scène, et qui est comme 
la morale explicative de la première, on voit les enfers représentés par deux groupes de 
sépulcres qui se sont ouverts, et d'où sortent les morts tendant les mains au ciel ; à 
gauche les rois, princes et princesses, les martyrs, la palme en main, tous dans leur 
appareil de gloire ; à droite une foule plus populaire. 



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160 XI* SIÈCLE (N« i20S). 

Les sépulcres ont cela d'intéressant qu'ils sont sculptés ; ils portent sur toutes leurs 
faces des combinaisons de lignes et de rinceaux avec quelques croix. Au-dessus de ces 
deux groupes de personnages infernaux yoltigent quatre anges, ailes déployées, baguette 
écarlate en main, qui leur adressent la parole en leur montrant le ciel. 

F* 86 r*. KX(vY]v ûtto éÇi^xovTa xuxXoufxéva ta «î^u^à vorjTéov = Hic inteUigere est ledum 
inter sexaghUa angelos circumdantes eum. — Le cortège s'avance : d'abord le groupe des 
vierges sages, toujours le même et dans le même ordre, la fille âgée, qui l'a toujours 
guidé depuis le commencement, marchant en tète; puis, vient la Vierge, considérable- 
ment grandie depuis la dernière scène; c'est une délicate mais belle jeune fille; robe 
violette et manteau bleu couvrant jusqu'au sommet de la tète. Derrière elle marche un 
bataillon de guerriers, formant cercle, tous en cuirasse d'or et la lance au poing, excepté 
le premier à droite, qui porte l'épée, et le premier à gauche qui, outre la lance dans la 
main droite^ tient dans la gauche une sphère blanchâtre, ou plutôt un disque en argent 
sur lequel une petite croix noire, et qu'on retrouvera plus loin, f liO. Après ce groupe, 
marchent Joachim, Anne et leur maison. Cette description semble faire allusion au 
passage des textes sacrés dans lequel il est question des soixante puissants d'Israël gar- 
dant le trône, c'estrà-dire au Cantique des cantiques, ch. III, verset 7. 

po g7 |.o 'Epti-njatç Za/apCou irepl Tfjç iratôèç xal dir^xpiatç 'Avvyjç = IrUerrogatio 
Zachariœ de infante, sanctœ Annœ responsio, — La Vierge enfant, avec sa mère qui la tient 
par la main, son père et les amis ou serviteurs de la famille se présentent devant le 
grand prêtre Zacharie, lequel se tient debout devant une sorte de portique qui repré- 
sente l'entrée du temple, dans Tintérieur duquel on voit s'élever un petit monument 
formé d'une série de huit degrés de marbre conduisant à une sorte de chaire ou de siège 
à dossier de même marbre qui, du haut des degrés, domine la scène. Cette sorte de 
siège élevé est l'autel des holocaustes ^ — Au-dessous est une seconde peinture repré- 
sentant d'un côté les vierges, toujours le même groupe, un peu augmenté en nombre, 
et de l'autre un groupe d'hommes, la plupart en barbe blanche, et qui semblent des 
patriarches et des prophètes. En tète du groupe est Moïse^ reconnaissable à deux petites 
cornes rouges qu'il porte au sommet du front. 

F** 91 r«. 'O irpôç t9iv icatôa di<7ira7{AÔç xal zùy^^ Za^apCou = Fuellam amplectitur et de illà 
vota canii Zacharias. — Tous les personnages sont entrés dans le temple ; le portique 
d'entrée est au dernier plan, l'autel de l'holocauste est tout près ; Zacharie se courbe • 
en deux pour embrasser l'enfant 11 n'y a qu'une peinture, c'est-â-dire point de 
scène inférieure. 

F® 92 v". KaÔCipuaiç tîj; icatôôç êv TpCtg 6aO[ji(ôi toO ÔuaiatntjpCou xal icpcjTT) éirroaia 
Z<x)(ap{o\} = Collocatio infantis in tertio gradu altaris et prima visio Zachariœ. — Le grand 
prêtre est monté auprès de la jeune vierge qui, après avoir miraculeusement gravi les 
degrés toute seule, comme le raconte avec admiration l'évangile de la Nativité, s'est 
assise sur l'autel de l'holocauste. Les parents, Anne et Joachim, lèvent les bras au ciel; 
les vierges et autres gens du cortège contemplent et admirent aussi. Dans le comparti- 
ment inférieur est la vision de Zacharie. Il est debout au milieu du temple, et, tandis qu'un 
jeune lévite en longue robe violette allume, au moyen d'une baguette, les lampes beau* 

i. En effet, on lit dans Tévangile apocryphe de la Nativité de Marie : « Cumque irium annorum circulas 
volveretur et ablactationis tempus completum esset, ad templum Domini Virginem cum oblationibus ad- 
duxerunt. Erant autem circa templum, juxta quindecim Gradaum psalmos, quindecim ascensionis grados. 
Mam quia templum erat in monte constitutum altare holocausti, quod forinsecus erat, adiri nisi gradibus non 
valebat. Cumque ipsi vestimenta, quœ in itinere habuerant, exuerent, et culttoribuB ex more vestibus se et 
mundioribus induerent, Virgo Domini cunctos sigillatim graduSySineducentis et levantis manu, itaascendit 
ut perfectœ aelati in hac duntaxat causa nihil déesse pufares »... (Fabrîcius, Codex apoer, Novi 
T., Hamburgi, 1719, in-8% t. I, p. 26). Au sujet des 15 degrés, «oy. Ezéchiel, XL, 6et34. 



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W SIÈCLE (N* 1208). 161 

coup au-dessus de lui, placées dans le voisinage de Tautely Zacharie soulève le voile 
qui cache Tautel, ou du moins le fond de l'église, et il aperçoit dans ce fond, sur Tautel 
de rholocauste, un ange qui s'y est assis et qui présente une petite boule sphérique 
blanche à la jeune vierge, laquelle tend les deux mains pour Taccepter. On remarque la 
balustrade qui protège la partie de Téglise où se passe cette scène, ce que l'artiste 
lui-même appelle Tautel, 6u<7(a(7Ti^ptov ; elle est en marbre de couleurs diverses qui for- 
ment deux panneaux rectangulaires élevés de moins d'un mètre au-dessus du sol et déco- 
rés, à leur centre, d'une croix dessinée parles marbrures; les deux panneaux sont sépa- ' 
rés par une porte en métal peint, d'or à filets d'azur, à laquelle on arrive en montant 
deux marches de marbre noir. 

F* 100 \°. 'A^iSktôv îixaiwv tlç tôv vaov ît* éiuCoxfi^tv 1f^(l iratôôç, ote oOk éin<rrp4(py) 
aOT(3v = Accessus justorum ad templum pro visitatione infantis^ qiium nuKus eorum regresms 
est, — Le grand prêtre, un encensoir ii la main, encense l'autel; derrière lui, le groupe 
des justes, qui se tiennent à l'entrée du temple. Au-dessus, la Vierge debout et parlant 
devant l'autel; son père et sa mère à ses côtés ; derrière eux un groupe de vierges. 

F* 103 v*. 'OirtaoCa Zoc^apio\) ôeuTépa* 'lidvxo év t^J (Ouaia(JTJf)p((p) Oujxtavrfjv xavayCav 
x6pv)v xo(xi^ofX£V7)v éx ToO dcffikoM Tpo^^v z= Visio Zachariœ secunda in qua vidit sacrificantem 
sanctissimam Virginem refectam ex angeli nuhitione, — Zacharie, debout au milieu du 
temple, ayant plusieurs justes ou autres vénérables personnages derrière lui, regarde 
avec admiration la jeune vierge levant les mains pour recevoir un gâteau qu'un ange qui 
descend du ciel vient lui ofifrir. Une seule peinture. C'est la dernière dont soit orné le 
troisième discours. 

IV. La nsuNBssE ET LE MARIAGE DE LA ViERGE. — F® 1 10 r*^. Lo quatrième discours com* 
menceau f" 110 r*; mais, comme aux discours précédents, la page placée en regard 
(i^ 109 V") est entièrement remplie par une remarquable peinture, précédée de cet 
intitulé : 'H xXCvr) toO EaXofxc^vToç { xiSxXcp ôopu<popoOaiv âÇi^xovTa ôuvaTo{. Zt^tsi t^jv 
ipfXTjvECoev ^irtoOev toO 96XX0U = Solium SaUnnantiSy cujus in circuitu hasktm ferurU sexaginia 
pùtentes. înqmre explieationem ad tergten folU. — L'explication que l'on est invité à cher- 
cher au dos de la page est celle qui a été donnée au f* 86 i^, oh sont aussi représentés, 
mais sur une petite dimension, les soixante guerriers ou chérubins armés faisant cercle 
autour du trône de Salomon. 

Ici Salomon lui-même est représenté au sein de sa gloire. Son trône est ce que 
nous appellerions un lit de repos, un divan ou sopha, dont la base est pleine et entière- 
ment couverte d'arabesques d'or et d'azur ; il y est entièrement couché, reposant sur une 
draperie de pourpre ou du moins d'étoffe violette garnie, à la tète et aux pieds du lit, 
d'une bordure en broderie blanche. Le roi, le sommet du corps appuyé et à demi soulevé 
contre la tête du lit, gît sur le dos, les yeux levés au ciel, dans l'attitude d'une contem- 
plation tranquille ; il est pieds nus, tête découverte, et sans aucun autre ornement que 
la robe violette dont il est vêtu et le manteau bleu (d'outremer) qui l'enveloppe. Il a les 
cheveux et la barbe longs et châtains, la figure jeune et belle, le port d'une majesté 
calme, les vêtements disposés de la manière la plus gracieuse, sans trop de recherche. 
Derrière lui s'étagent six rangées d'hommes debout, l'épée ou la lance en main, chaque 
rangée comptant dix personnages, l'ensemble disposé de manière que, sauf pour ceux du 
premier rang, l'on ne voit que les têtes. Ces soixante têtes , qui se touchent, font, à 
ce qu'il nous semble, le plus séduisant effet. Toutes sont imberbes, garnies d'épaisses 
chevelures bouclées, d'un châtain plus ou moins foncé, séparées au milieu du front, 
retenues au sommet de la tète par un ruban blanc qui se noue par derrière ; elles lais- 
sent voir çà et là, dans les intervalles, le fond bleu et rose formé par les tuniques d'uni- 
forme de cette troupe angélique, et malgré tant de chances de monotonie, ces soixante 

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162 XI* SIÈCLE (NMm. 

tètes, toutes féminines par la grâce et la finesse, mais suffisamment viriles parle sérieux 
et la hardiesse de l'expression, ont chacune si bien sa pose à elle et son caractère, elles 
semblent si bien parler avec le regard, que Tœil est ravi de parcourir et de fouiller dans 
tous les détails celte peinture aussi charmante qu*elle est originale. Elle nous semble 
avoir été bien comprise par notre graveur (voy. fig. 74). — On peut y noter, de plus, 
qu'un des hommes du premier rang est vêtu d'une cuirasse d'or, et qu'un autre, au 
même rang, porte dans la main gauche un disque d'or, au centre duquel est une croix 
accompagnée d'un chrisme et montée sur trois marches, comme dans les monnaies. 

Notre quatrième discours suit assez exactement l'évangile apocryphe de la Nativité 
de la Vierge, publié par J.-A. Fabricius (p. 1-38) ; il est seulement plus délayé, et repré- 
sente dans ses peintures un certain nombre de scènes que l'évangile de la Nativité a 
passées sous silence. 

F" U 3 y"". <ï>povT£^ Zo/^pCou icspl xîjç irapOévou ^^ SoUicUudo Zaehariœ ei'ga Virginem. 
— Zacharie est dans le temple, assis sur un large escabeau, et regarde, avec une émotion 
que trahissent ses mains agitées» la jeune vierge qui, dans le fond de l'édifice, sous une 
arcade cintrée supportée par deux colonnes, et près de laquelle s'élèvent l'autel ordinaire 
et celui de l'holocauste, élève les bras vers le ciel, d'où émerge une main bénissante. 
Bâtiments, visages, costumes, les mêmes que dans les peintures précédentes. 

F° 1 18 T^. npèç Zaxocpuzy ÂyTCOeaiç T6>y Upéa>v = Ad'^>er8us Zachariam opposUio saeer^ 
dotum, — La Vierge est dans le même lieu et dans la même position que tout â l'heure. 
Zacharie, toujours assis, lui tourne le dos afin do répondre à une foule d'hommes, les 
premiers assis comme lui et les autres debout, avec lesquels il parlemente. 

F* 120 r®. EO^^j Zo^^apCou ôi' dcTcoxdiXuçpw toO itoiyjtoO =: Zaehariœ votum propier reve^ 
lationem Creatoris. — Zacharie est debout devant l'autel et s'adresse au ciel; la. Vierge 
est assise devant lui sur un escabeau d'or à coussin rouge ; elle tient sur ses genoux 
un album carré ou tablette enduite de blanc, signe de l'instruction qu'elle reçoit par 
les soins du grand prêtre. Tous deux sont en dehors de l'autel, dont la balustrade est 
fermée par la même porte en métal doré qu'on a déjà vue ci-dessus, tantôt fermée, tantôt 
ouverte, aux f 92 i^, 100 r% 103 v*. Un groupe d'hommes auxquels Zacharie tourne le 
4os se tient debout à l'entrée du temple. 

F* 123 r*. "Oicwç dopdTWç \kivr^piXio ifj àyCa icapôévoç à6\a6^ç tOv toO irovrjpoO péXcov = 
Quomodo invisibiliter vires refrœnahat sancta Virgo innocens mali spiritus telorum. — La Vierge 
assise dans le temple, à côté de l'autel, entourée de la même légion de soixante guerriers 
qui faisaient cercle autour du trône de Salomon, et ayant sur ses genoux la même tablette, 
qui était blanche au f^ 120 ci-dessus, et qui porte ici quelques caractères abrégés se 
lisant : ToO IxOpou él^éXOovToc == Fugiente inimico. — Dans Pintérieur du temple circule 
un jeune lévite en longue robe bleue, s'occupant d'allumer les lampes à l'aide d'un long 
bâton recourbé à son extrémité. — Au-dessous de cette scène, une seconde scène repré- 
sentant l'enfer, c'est-à-dire une vaste fosse noire dans laquelle on voit s'agiter quelques 
diables nus et ailés, tandis qu'une volée de sept petits anges, planant au-dessus de la 
fosse, y plongent leurs lances. Ici comme précédemment une main trop pieuse a détruit 
la partie de la peinture où se trouvaient les damnés. Mais elle est intacte dans le manus- 
crit du Vatican, comme on peut le voir dans la 50* planche de d'Agincourt, registre 1, 
case 4. 

F° 125 v**. Xp7)a(jio; tÇ Zcc/apiof Mtiç =z Oracidum Zaehariœ datum. — Zacharie parait 
d'abord devant l'autel, prosterné à deux genoux, tandis qu'un ange placé au haut des 
degrés de l'autel de l'holocauste lui adresse la parole. Puis, à l'autre extrémité de la 
même scène, Zacharie est debout, tourné vers le peuple qui entre dans le temple, et 
lui parlant. 

F« 127 T9. L'inscription ici semble être la continuation de la précédente : Aià 



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Xf SIÈCLE (N* 1208). 163 

Gahci^(ùv oiakcàia icpôç AOpotcTfxôv tûv x^peutSvTwv = Per fu6<irum dt»u/dfatfon«« adpopulum 
viduomm (derelietormnque), — En attendant de plus amples détails sur Thistoire apo- 
cryphe du grand prêtre Zacharie, j'insère ici un court passage relatif au même sujet et 
qui réclaire un peu ; il est tiré du recueil des apocryphes de Tancien Testament publié 
par Fabricius. C'est le chapitre xcyii de son Josephi, veteris christiani seriptoris, hypom- 
nesHcon sm liber saeer memoridUis^ ainsi conçu : 

« Quaenam sunt quse Zacharias princeps sacerdotum fuit yaticinatus. — In nativi- 
tate Joannis Baptistœ ait impletas fuisse promissiones Dei factas Abraamo, Dcumque 
célébrât (Luc, I, 68 seq.) atque in hoc constitutum testatur Joannem summiDei prœcur- 
sorem, ut yiam illi Tenienti in mundum prœpararet, salutarem futuram populo, atque 
in illuminationem sedentibus in tenebrîs et umbra montis, sicut locutus est per sanctos 
Prophetas suos qui adventum ejus ab omni memoria prœnuncîarunt. » (Voy. Codex 
Pseudepigraphus vet. Test, colkctus^ etc. à J. Alb. Fabricio; Hamburgi, in-8% 1723; t. 11^ 
p. 209.) 

Cette explication éclaircit le sujet de la peinture. Devant le temple est assise une 
foule de personnages vénérables et, un peu en avant d'elle, Zacharie, qui siège au pre- 
mier plan, assis sur un siège à part et la tête nimbée. Dans le haut de la scène et un 
peu dans le lointain, un petit personnage en costume trivial tunique rouge, pantalons 
violets, bottines blanches, tête nue) sonne de la (trompe. En face des vieillards s'élève 
un vaste édifice, deux ouvriers sont, l'un descendant une échelle qui conduit jusqu'au 
toit et l'autre monté sur le toit lui-même, d*où une hache qu'il tenait lui échappe des 
mains. Ce mouvement semble dire que les portes de l'édifice sont désormais ouvertes ; et 
en effet une foule d'enfants, d'hommes et de vieillards, dont les derniers se retournent 
pour jeter encore un regard sur le lieu d'où ils sortent, se précipite vers Zacharie en lui 
tendant les bras. Au-dessous, la foule très grossie, et parmi laquelle se mêlent deux 
tubicines sonnant de leur instrument (peint en azur) ; la foule poursuit sa course préci- 
pitée. On y remarque une femme portant dans les bras son enfant. 

P 43i r*. 'O Zo^apCaç àvTtôtôoOç toT; éi«X£y£Tat xàç oUzia^ pi6^o\)ç = Zacharias repo- 
nens in manibus ekctorum proprias (convenientes) virgas, — Zacharie se tient debout devant 
l'autel, un encensoir à la main ; sur l'autel on aperçoit une série de sept baguettes 
noires symétriquement rangées à côté les unes des autres. Derrière Zacharie se tient un 
groupe d'hommes, jeunes et âgés. — Au-dessous> les mêmes personnages avec la 
Vierge priant devant l'autel, du sommet duquel émerge la main de Dieu. Zacharie 
s'avance au milieu du groupe des hommes et met dans la main de l'un d'eux, homme 
à barbe blanche, une baguette, au haut de laquelle une colombe est perchée. 

L'évangile de la Nativité donne l'explication de cette scène. Parvenue à l'âge de quatorze 
ans, la Vierge refuse de quitter le temple, où elle avait été élevée depuis qu'elle avait 
eu trois ans, et de retourner dans sa famille pour se marier. Zacharie consulte Dieu (en 
ouvrant la Bible au hasard) pour savoir comment agir et d'après les termes d'un passage 
d'Esaîe, il convoque tous les hommes nubiles et non mariés de la tribu de Juda et de la 
famille de David ; il leur enjoint de mettre leurs bâtons sur l'autel, assuré que celui 
dont la baguette refleurirait et à l'extrémité de laquelle une colombe viendrait se poser, 
celui-là serait désigné pour épouser la Vierge. Seul entre tous, Joseph^ à cause de son 
grand âge, ne mit point son bâton. L'expérience n'eut aucun effet. Dieu consulté de 
nouveau répondit que celui qui devait épouser la jeune fille n'avait rien mis. C'est ainsi 
que Joseph se trahit. A peine eut-il apporté son bâton qu'une colombe descendit du ciel 
pour s'y poser. Les fiançailles ayant donc été célébrées, Joseph reprit le chemin de 
Bethléem pour préparer les noces, tandis que Marie retournait dans sa famille en 
Galilée, avec sept autres jeunes filles du même âge qu'elle et ses sœurs de lait, celles 
que le grand prêtre lui avait données pour compagnes. 



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164- XI* SIÈCLE (N» 1i08). 

F** 435 r". 'Airoôoaiç tij; icapôévou irpô; 'Iwayjcp xal dfcvTiOcCi; aOtoO Tcpoç Zax<3tp£av = 
Fir^o exhibita ante Josephum et Josephus stans ante Zachariam. — Auprès du môme autel 
que dans les peintures précédentes, et dessiné cette fois avec beaucoup de soin et de 
clarté, se tient un groupe d'hommes à figures vénérables et riches vêtements. Zacharie 
les précède, devant lui se tient Joseph, et la Vierge est entre deux; elle est tournée vers 
Joseph et tend la main de son côté. Sa taille est celle d'un enfant, tandis que Joseph, ea 
tunique bleue et manteau rose, est un grand vieillard à barbe blanche. 

F" i42 r". Tq; irapOévou icapà>y)'vj;ts âx toO vaoO, xal dicayojY^ elç tôv oïxov 'Icd^ç == 
Emissio Virginis ex templo et ejus deductio in domum Josephi. — Zacharie est dans le temple, 
auprès de Tautel, à la tête d'un groupe de lévites; ils font échange de salutations avec 
la Vierge; Joseph les regarde en se dirigeant vers le dehors; il porte son bâton dans la 
main droite , et dans la gauche un objet carré et doré qui semble être un codex. Dans 
une seconde scène, placée au-dessous de la première, un groupe d'hommes, qui ne sont 
pas richement vêtus comme les lévites, échangent aussi des saints avec Marie, que 
Joseph accompagne. Ces hommes placés à la porte d'un édifice ou d'une ville semblent 
accueillir les époux. Un peu plus loin, Joseph et sa femme cheminent en s'éloignant de 
ce lieu ; Joseph porte sur l'épaule sa scie de charpentier au bout d'un bâton et son 
codex entre les deux mains. 

po 142 v". 'AiroxaTàoraoïç -rtjç icapôévou eiç tov oïxov toO piviQaTi^pou = Reintegratio 
Virginis in domum fnturi sponsi, — Un grand édifice à la porte duquel arrivent Joseph et 
la Vierge. Dans l'intérieur sont trois jeunes hommes debout, nimbés, qui reçoivent les 
arrivants avec respect ; le plus âgé prend des mains de Joseph sa scie et sa hachette de 
charpentier. Dans le fond de l'appartement est une toute jeune fille, également nimbée» 
qui mange debout à une table servie. Ce sont probablement les quatre enfants nés du 
premier mariage de Joseph. 

F* 146 r". 'H Tcpbç T^jv itapOévov ô|*tX£a 'I(i)ai^(p = Ad Virginem sermo Josephi redeuntis. 
— Les mêmes personnages que dans la peinture précédente. Seulement Joseph et la 
Vierge parlent ensemble, assis chacun sur un siège (sans dossier), tandis que les quatre 
enfants se tiennent humblement à l'écart, debout. 

P 147 ^o^ «fi ^^^ ^qq yojQQ ^p^ç ^y icapOévov irapàioctç 'rtjç ico^fpùpaç= Purpura è templo 
sumpta et Virgini tradita. — Trois vénérables personnages en costume ecclésiastique et 
nimbés sont assis auprès d'une table sur laquelle on a posé plusieurs pelotons de laine 
ou de soie pourpre. La Vierge s'approche, à la tête d'un groupe de vierges dont elle est 
la plus jeune ; elle étend ses deux mains qui sont enveloppées d'un linge blanc à bordure 
bleue et rouge ; un peloton de pourpre a déjà été mis sur ce linge par un des vieillards 
qui s'apprête à en mettre un second. 

V. L'Annonciation. — Le cinquième discours commence au f* 150 r^ et porte pour 
titre : 

Adyo^ 'Iaxi66ou fiova^oO IxXeyel^ dncô tOv Oe{cuv yp«9ûv, ei« tôv zùacf{tkia[ko>f Tf^; 
OirepayCas ôeoT^xou = Sermo Jacobi monachi extractus ex divinis scripiis de ÂnnunciaUme 
suprasanctœ Matris Dei. 

F"* i 40 v*^. La page qui précède est entièrement occupée par une peinture composée 
de quatre cercles superposés suivant une ligne perpendiculaire et ressortant sur un fond 
d'or. Le premier cercle en commençant par le haut de la page, et dont il apparaît seu- 
lement un segment inférieur, est la sphère Céleste, peinte en bleu, avec de légers 
nuages blancs et laissant passer dans sa partie inférieure la main de Dieu, qui émerge 
vers la sphère ou le cercle suivant et y projette la pluie. Les second, troisième et quatrième 
cercles échelonnés au-dessous représentent Gédéon sollicitant une réponse du Seigneur 
au moyen d'une toison de brebis, qu'il présente à Dieu d'abord, qu'il vérifie ensuite être 
imbibée d'eau, et qu'il voit redevenue sèche dans la dernière scène, tandis que la pluie 



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XI siècl£(xm:v8). :^'^ 

ioonde la terre tout autour.. Nous avous donc simplement ici la peinture du récit fait 
dans la Bible au livre VI des Juges^ versets 36 à 40. Gédéon est un vieillard à barbe 
blanche, tunique bleue, manteau brun rosé. Le seul détail est le bassin d'or (Xsxàvr^, 
lagina) du verset 38 où Gédéon recueille Teau de la toison. La scène est parfaitement 
expliquée dans la légende écrite au haut de la page : *0 FEoécov, xal à ic6xoç* Aïo xal 6 
AouW Xéyei • KaTa6/|(7gTai <î>ç ûcTàç éiîl ir^xov = Gedeon cum vellere; propter quod David 
inqvU: Descendet mut plima in vellus. G*est au verset 6, psaume LXXI. 

F* 153 V*. 'AicooToX^ toO àpyor(yiko\} FaôpirjX icpoç t^v ôirlpa^vov -îcapôévov == Mifsfo 
arehangeli Gabrielis ad castissimam Virginem. — ' La partie centrale de la peinture est 
occupée par un long sopha d*or à coussins écarlates; le dossier est de même, rembourré 
d*une étoffe écarlate sur laquelle est appliqué pour préserver TétofTe un voile blanc à 
fleurs bleues et rouges. Sur le sopha sont assis trois personnages, savoir Dieu jeune et 
imberbe, tenant un rotulus dans la main gauche ; à sa droite et à sa gauche deux anges 
assis comme lui^ ayant chacun dans la main gauche une longue baguette écarlate. Tous 
trois ont les pieds posés sur de riches tabourets en même étoffé écarlate ; derrière 
eux, une vingtaine d'autres anges debout et rangés en demi*cercle. Au pied du sopha, 
à droite et à gauche, quatre chérubins enveloppés de leurs ailes ; et sur le devant de la 
scène Gabriel d*abord se tournant vers le sopha dans l'attitude de Tobéissance, puis 
s'élançant sur la terre, les ailes déployées. Tous ces personnages sont nimbés. 

F* 157 r». 'AçtÇtç toO Taôpc^X ziç NaÇapéT = Ingresms Qabrielis in Nazareth. — La 
Vierge est assise dans la cour de sa maison, sur un escabeau doré, rembourré, écar- 
late ; les pieds posés sur un marchepied d*or orné de perles. Elle file de la laine pourpre. 
Derrière elle un petit serviteur, à robe rouge, pieds nus et tête rase, relève un rideau. 
Pendant ce temps une fenêtre grande ouverte donne passage à Gabriel qui entre à tire- 
d'aile ; elle suffit à peine à la vaste envergure qu'il déploie. L'ange est très beau. 

FM 59 V®. 'OicraaCa Tf)ç ôêo-çoxou ôipeuofxévr); = Visio matris Dei aquam haurientis. — 
Dans cette peinture la Vierge est deux fois représentée sous le même costume, robe 
rouge brun et manteau bleu ; autour de la tête une sorte de petit bonnet serré, de la 
même couleur que la robe ; et par-dessus ce bonnet, le capuchon bleu formé d'un pan 
du manteau. A gauche, elle est auprès d'un puits, dans l'eau duquel elle a jeté un vase 
en terre cuite à deux anses qu'elle retient par un cordon ; un autre Tase est à ses pieds ; 
au-dessus d'elle plane un ange vers lequel elle se retourne. A droite elle revient vers sa 
maison, les deux vases remplis, un à chaque main. Devant la maison est une grande et 
riche chaise à dossier, à pieds dorés, à coussin et marchepied en étoffe écarlate, sur 
toute la hauteur duquel, depuis le sommet du dossier jusqu'à terre, est étendu pour lui 
servir de housse protectrice un voile ou tricot blanc à fleurs et à raies, bleues et rouges. 
(D'Agincourt, pi. 50, reg. 2, case 1.) 

F* 1 60 v*^. *0 xa^peria^iidç = La salutation angélique. — La Vierge est assise devant 
sa maison, sur un escabeau à pieds dorés, et marchepied doré et perlé; elle file de la 
laine pourpre. L'ange s'avance au-devant d'elle et se met presque à genoux. A droite 
et à gauche, deux monticules lointains sur chacun desquels un petit édifice de riche 
apparence avec tourelles en dôme, porte voilée, fenêtres cintrées, frpnton triangulaire. 

!• J62 r*. 'O-maaia *Haa(ou êcop^oToc tàv KiSpiov éirl Opovou, "Otc àpOévToç ûicepôùpou 
Tj 6(&v(f>dt^ Tûv Sepa^lfx, ibé^cno dt' ëvèç t6v OeIov &v6paxa = Visio Esaiœ videntis Dommum 
sedentem super tkronum, cùm eleoato stq>erlimifuiri per Seraphùn hymnoSy unus de Seraphim 
accepit divinum carbonem. — Ce texte est un résumé des sept premiers versets du cha- 
pitre VI des prophéties d'Isaîe et la peinture à laquelle il sert de légende y répond par- 
faitement. Elle représente : au centre Dieu, vieillard en longs cheveux blancs et barbe 
blanche, en robe violette, manteau blanc drapé sur l'épaule gauche et pieds nus chaussés 
de sandales, assis sur un siège à dossier couvert d'une housse blanche. Dieu siège sur 



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166 XI* SIÈCLE (N* iiOB). 

un coussin écarlaié et pose les pieds sur un marchepied de même couleur aux bords 
perlés. Derrière lui se presse Tarmée des anges, qui se tient debout et dont les derniers 
ont leurs lances droites ; ces lances, écarlates^ terminées par un fleuron blanc, forment 
une sorte de grille défensive au fond de l'assemblée. Cette foule déjeunes tètes animées 
et couTertes d'épaisses chevelures élégamment bouclées forme un ensemble très 
agréable qui rappelle, mais en plus petit, celui du f* 109 ; on y compte au moins 50 tètes 
distinctes. Vers les derniers rangs de cette foule, une ligne de ceux qui en font partie 
soutiennent de leurs mains une vaste pièce d'étofife bleue et blanche à bordure d*or sur 
laquelle sont brodés le soleil (tète de profll, en rouge), la lune (tète de profil, en bleu 
clair) et les étoiles (en or). C'est le ciel et en même temps c'est un dais qui protège 
Dieu. A côté de Dieu, et assis également sur des sièges, sont sept séraphins enveloppés 
de leurs six ailes, noir, azur et carmin. L'un d'eux, placé près d'un autel, s'avance vers 
Isaie dont la représentation est deux fois peinte dans la partie inférieure de la scène 
(sous les traits d'un vieillard à tunique bleue et manteau violet) et le séraphin approche 
contre le visage du prophète un charbon rouge. La pince avec laquelle il le tient ne se 
voit pas. — Dans le célèbre manuscrit de saint Grégoire de Nazianze n^5i0 (ci-dessus 
page 70) on a une peinture de la même scène, avec de notables différences. 

F« 465 V". 'Aic<$i£tîiç t9)ç àîkr^Bziaç tOv éuocyYcXCcov = DemonstrcUio veritaHs evangeliorum. 
— La Vierge assise sur un escabeau devant sa maison, occupée à filer et regardant 
Fange Gabriel qui s'avance vers elle. 

F* 168 V*. 'A|X9t6oX(aTflçicap6évou irûç tov KiSpiov ouXXi^tj^STat =DubUatio Virginis quo 
modo Dominum concipieU — La Vierge et Gabriel. Exactement la même scène que la 
précédente. C'en est une copie exacte. Le peintre semble se lasser (d'Agincourt, pi. 50, 
reg. 2., case 2, n* 1). 

FM 71 V®. AiSaiçTlj^ &[k(ft,6o\iaç = SoliUio dubUationis, — La Vierge et Gabriel. Une 
troisième fois la même scène. 11 n'y a de différence que dans les détails d'architecture 
delà maison. 

F» 173 v^. Tfjç OeoTdxou e\^ xal ouYxaTddeoic h\ a9) cuXXi^4^ci = OraUo matriB Dei et 
apjin'obatio de conoeptione. — La Vierge et Gabriel. La même scène pour la quatrième fois, 
mais augmentée de ce détail que toute la moitié de la peinture, celle de droite, est 
occupée par huit petits anges voltigeant et affrontés l'un à l'autre, deux par deux 
(d'Agincourt, pi. 50, reg. 2, case 3). 

po 177 yQ^ «!-£ ^p^ç oûpovôv Âvodoc FaôpiT^X = Ad eœhtm âseensus Gabrieîis, — La Vierge, 
toujours assise sur un escabeau devant sa maison et filant de la laine rouge, se retourne 
à demi pour voir l'ange remonter au ciel. Celui-ci, les ailes encore étendues, s'agenouille 
au pied du trône céleste derrière lequel est placé, comme dans une tribune. Dieu le fils, 
jeune, imberbe, vêtu d'une tunique bleue, ayant derrière lui un groupe d'anges, la lance 
en main, dont les deux premiers seuls sont pleinement visibles, les deux placés derrière 
visibles à demi^ et les rangs qui suivent plus visibles du tout, chaque personnage à partir 
du troisième rang étant complètement masqué derrière les nimbes des premiers rangs. 
Le trône, vide (probablement parce que c'est la place du Dieu invisible. Dieu le père), est 
un banc doré sur. lequel un coussin écarlate, avec une pièce d'étoffe bleue drapée par- 
dessus; au pied du banc est un marchepied à bords perlés couvert en étoffe écarlate, et 
aux deux côtés du marchepied sont deux séraphins enveloppés dans leurs six ailes. A la 
droite du trône, au-dessus de Gabriel, trois autres anges viennent comme lui s'age* 
nouiller et semblent s'approcher de même pour rendre compte aussi de lointaines 
expéditions (voyez d'Agincourt, pi. 50, reg. 2, case 4). La peinture reproduite à la suite 
par lé même (au registre 3, case 1) manque dans notre manuscrit 1208. 

VI. Sur différents sujets relatifs a la Vierge. — Le texte de ce sixième et dernier 



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W SIÈCLE (N« 1208). 167 

discours commence au feuillet 182 r* et le verso qui précède (48i v«) est occupé suivant 
Tusage uniforme de ce manuscrit par une peinture à pleine page. Celle-ci représente, 
dans sa partie supérieure, la tente céleste qui abrite le tabernacle gardé par deux ché- 
rubins et sur lequel est déposée une baguette dont l'extrémité est garnie de feuilles 
vertes. Ce tabernacle est décoré à sa partie antérieure d'une urne à deux anses entre deux 
tablettes d'azur, carrées. Au-dessous est la scène qui fait le sujet des chapitres xvii 
et xYiii du livre des Nombres; Moïse présente à un groupe de vieillards qui sont les 
principaux d'Israël le faisceau de baguettes qui sont les leurs et qu'ils lui ont données ; 
puis la même figure de Moïse élève devant un autre groupe des mêmes vieillards la 
verge d'Aaron dont l'extrémité s'est couverte de feuilles et qu'il doit déposer sur le 
tabernacle suivant l'ordre de Dieu. Belle peinture. 

On lit au haut de cette page : 

'H (r/T^vil xalif) xtfiwTèç. Ta Xepou6C|ii. 'H aiàfjivoç xal alirXaxeç, xal ii p&6boç 'Aapùv Vj 
6Xa(7Ti^(7aaa = La tente et le tabernacle. Les chérubins. L'urne et les tables. Enfin la 
baguette d'Aaron ayant poussé des bourgeons. 

po jg7 j^^ *ii ^pèç-fà Igpcv 6p(jL9j ifj; irapôévou hC EÎGxofjLiofjV -rtjç 7:op(p\3paç = La Vierge 
se met en route pour le temple afin d'y porter la pourpre (qu'elle a filée). 

La peinture se compose premièrement d'une scène dans laquelle on voit la Vierge, 
toujours assise sur un siège de bois à coussin et marchepied de pourpre, dans une 
cour formée d'une série de bâtiments somptueux, prendre sur une petite table placée 
à côté d'elle des pelotons de laine pourpre qu'elle 
met l'un après l'autre dans un panier d'osier à anse 
que lui présente un jeune enfant qui est son ser- 
viteur. Cet enfant a pour tout vêtement une robe 
rouge serrée à la taille qui le couvre depuis le col 
jusqu'aux pieds. Ses pieds sont nus, sa tête rase 
et munie du nimbe. (d'Agincourt, pi. 50, reg. 2, 
case 2). — Secondement, dans la scène inférieure, 
la Vierge sort de son habitation, portant de la 
main droite un codex à couverture dorée, de la 
main gauche le panier aux pelotons rouges qu'elle 
tient par l'anse, et précédée de son petit serviteur 
en vêtements courts, avec un bâton de voyage sur 
l'épaule, à Textrémité duquel est suspendu un 
petit panier aux provisions ^ 

F* 189 \\ 'H irpè; t6 Upov vopzia = Départ 
pour le temple, — La Vierge est en marche portant de la main gauche un codex ouvert 
«ur lequel on lit SYA | SFIO | TOAE, évidemment pour : S6 àicdoroXe. Son petit ser- 
viteur marche devant elle tenant à la main droite son bâton de voyage appuyé sur son 
épaule et de la main gauche le panier aux pelotons rouges. 

F» 193 r». Ek [t6 kpèv] xopo^ -rtjç iroptpOpa; = In templum translatio purpurœ. — 
L'intérieur du temple avec l'autel surmonté d'un dais azuré que soutiennent quatre 
colonnettes et avec l'autel des holocaustes placé un peu plus loin. L'un et l'autre sont tels 
qu'ils sont figurés plus haut dans les précédentes peintures. Auprès d'eux, un peu en 




FiG. 75 (P» 189). 



1. On voit dans le Guide de la Peinture (*Ep|X7ivfi(a tî^ç Çwypaçixîiç) trouvé au mont Athos, par 
M. Didron, et publié par lui et M. Paul Durand, en français, sous le titre de Manuel d^iconographie chré^ 
tienne (Paris, 1845, in-8») que l'histoire de la Vierge réduite à deux pages au plus dans ce résumé légen- 
daire de la peinture byzantine, a cependant conservé ce petit domestique. Page 156 : « La Mère de Dieu et 
Elisabeth s'embrassent; plus loin, Joseph etZacharie; derrière eux, un petit enfant portant sur son épaule 
tm bâton, à l'extrémité duquel est suspendue une corbeille, k 



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168 XI* SIÈCLE (N« 1208). 

aTant, est le grand prêtre qui s'incline respectueusement et, sur ses deux mains cou- 
vertes d'un voile blanc, reçoit les pelotons de pourpre que la Vierge tire du panier 
élevé vers elle par l'enfant pour les déposer sur les mains du vieillard. Un groupe de 
personnages vénérables, en tête desquels est un prêtre, regarde la scène avec 
admiration. 

F* 196 \®. 'H àîco ToO lepoO icpôç tJjv EXwaôèT oç\t,i^= Ex templo ad Elisabeth tnotio. — 
La Vierge de nouveau en marche, précédée de son petit serviteur. Elle porte son codex 
sur le bras et fermé ; l'en faut porte le panier vide et le bâton de voyage. 

F* 200 r®. 'Avdirauoiç Tf^c xapôévou év ifl ààÇ = Requie8 Virginis in itinere. — La Vierge 
est debout au milieu d'une forêt d'arbres grands et petits mêlés de fleurs. Devant elle 
une sorte de nappe est étendue et son petit serviteur monté dans un des arbres y cueille 
des fruits qu'il lui tend. Sur la droite un petit fleuve personnifié, sortant la partie supé- 
rieure de son corps d'une anfractuosité de rocher, répand du réservoir ou carquois qu'il 
tient sur son épaule un ruisseau qui coule sur le devant de la scène. D'une anfractuosité 
semblable, située à gauche, une femme nue sort aussi le haut de son corps et tend vers 
la Vierge ses bras chargés de chaînes. Cette femme représente la créature, c'est-à-dire 
les créatures humaines, chantant les louanges de la Vierge. 

F* 203 r*. 'O irpô;T?|v 'ËXiaa6eT [àoiraafxoç tSJg itapôévou] xal eî^ ib cxCpTT](iLa 'Iwof/^ = 
La salutation de la Vierge à Elisabeth et Joseph dans l'anxiété. — Elisabeth et la Vierge 
s'embrassent. Vis-à-vis, Joseph assis devant sa maison, son menton appuyé sur la main, 
dans l'attitude de la méditation. Un jeune serviteur est debout devant lui et semble 
s'efforcer de le calmer par des paroles rassurantes ; trois autres serviteurs se tiennent 
debout derrière la Vierge. Le petit esclave à tête rase qui l'accompagnait dans ses 
voyages est en robe rouge, au centre de la scène. 

F* 217 r". 'Airoxatp£Tiff{iô; 'EXwïaôéT = Elisabeth (Virginem salutat). — Elisabeth 
dans les mêmes vêtements qu'à la précédente peinture (robe jaune d'ocre et manteau 
vert) et la Vierge s'inclinent l'une devant l'autre. Derrière Elisabeth sont trois esclaves 
qui s'inclinent comme elle, et derrière la Vierge le petit esclave à tête rase en habits de 
voyage, robe bleu clair à collet écarlate, panier dans la main et bâton sur l'épaule. On 
lit dans le texte qui précède la peinture : « Ici donc ta présence est bénie et ton départ 
est redouté » = 'EvTeOOev &pa eOXoyyjfAévy] aou i^ icapouaCa xal Mo^aa\i.iYfi i^ àKoàr^\kia. 

po 217 1^0 La Vierge est assise sur un véritable trône à dossier en bois richement 
sculpté, peint en or et azur et à double marchepied. Sur ses genoux elle tient une sorte 
de tablette ou d'album où se lisent les mots AEAOHASMENH A... empruntés 
ci-dessus. A sa droite, Joseph qui s'avance vers elle avec son bâton et sa scie ; à sa 
gauche le petit serviteur portant dans chacune de ses mains l'un des deux vases en terre 
cuite qui ont figuré ci-dessus dans la peinture du f^ 159 v^. 

On lit au haut de la page : Eiç tj)v toO 'Icoo^cp i^iictaiyf Tfjc ôirepdcyvou icapGévou xal irepl 
Tfjs aÙToO diaicopi^cJEcoc = Joseph s'enquiert de l'innocence de la Vierge ; doutes qu'il 
éprouve. 

F° 219 v°. litpUpyoç ôcwpCa toO 'I(i)aT^(p= Cwiosa contemplatio Josephi. — Intérieur 
d'une cour entre des bâtiments somptueux. A droite la Vierge est assise sur un escabeau 
doré ; elle porte sur ses genoux et tourne vers Joseph qui la regarde le même album ou 
tablette qu'elle avait dans les peintures ci-dessus f^' 189 et 217, en lui montrant du 
doigt les mots qui y sont écrits : 

KAI Eni... MHT(EP.?)0 BAS... 

et dont plusieurs sont effacés. Joseph la regarde, entièrement étendu sur un lit de 
repos d'une élégante simplicité, écarlate, recouvert d'une draperie blanche à raies 



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XI- SIÈCLE (N- 1208). • 169 

transversales, bleues et rouges. Joseph est velu d'une tunique bleue et d'un manteau 
lilas. 

F** 220 V*. Bpfjvoç 'IwcYjç xaxavoT^oavTo; ly^ov Tvjv luapôévov = Plaivitus Josepht ani- 
madoerientis prœifiiatUem esse Virginem. — Joseph dans la cour de son habitation assis sur 
un escabeau, la tète posée sur sa main dans l'attitude de la douleur. Auprès de lui et 
assis à terre sont trois hommes, ses amis, ou ses serviteurs, qui parlent entre eux. Un 
quatrième, assis un peu plus loin est le petit serviteur de la Vierge, qui les écoute. 

F» 225 T^, 'I (009)9 ^Se'ï^^Ctov t^jv icapôévov icspl toO éYXujxoveïv = Joseph interrogans Vir- 
Qinem de prcegnaiione. — Joseph, dans une autre partie de la même cour, assis sur un 
escalier doré, ayant raltitude d'un juge à l'aspect terrible, adresse la parole à la Vierge 
«lebout devant lui, raide et comme amaigrie par la crainte. Derrière Joseph se tiennent 
ciebout les quatre amis ou serviteurs qui ûguraient dans la scène précédente, mais cette 
rois tous sont nimbés. 

F« 228 r®. 'AicoXoy£a 'î;çxapôévou= Excusatio Virginis, — Môme scène que la précé- 
dente, sauf que la Vierge parle à Joseph d'un air doux et rassuré, tandis que Joseph, le 
menton dans sa main, l'écoute avec une pose pleine de bienveillance et d'abandon. Les 
serviteurs s'étonnent et compatissent. 

F« 236 r*. riEpl ToO YpafjLpLaTéw; xal toO u^oto; toO éXeypioO = De scnptore et de aqua 
Jmtipcatiotiis. — Joseph, assis comme dans les deux scènes précédentes, parle à un 
homme assis devant lui et derrière lequel la Vierge est debout. Mouvement extrêmement 
marqué de cet homme, qui est un scribe et regarde atteniivement la Vierge en écoutant 
Joseph. Debout derrière Joseph les quatre serviteurs. A l'exception du scribe, tous les 
personnages sont nimbés. 

F* 237 v*. 'O YpafjLfJLaTcOç [xrjvûwv toTç kpeOatv ùç 'Ia)o9)(p é$/j{iiapTev Êt^TfjV irapôévov = 
Scriba narram sacerdotibus quomodo Josep hcrravit et peccavit in Virginem. — Intérieur d'une 
cour au milieu de laquelle le scribe se tient debout. Il parle en se tournant vers un 
groupe de prêtres (plus d'une vingtaine) qui se tiennent assis sur un banc de pierre 
régnant le long de In cour; le grand prêtre (seul nimbé) est assis en tête. Une autre 
foule, un peu moins nombreuse, se tient derrière le scribe. 

F" 238 \°. TicyjpéTat éx toO UpoO Axovteç tôv 'Iwa^jç xal t>jV Mdépiav = Famuli ex 
templo trahentes Josephiun et Mariam, — Deux scènes superposées. Dans la première, 
Joseph tourne le dos au Temple, se cachant en partie le visage avec le bas de sa robe, 
et se dérobe à grands pas ; un serviteur le pousse par les épaules, un second serviteur 
montre à la Vierge cette fuite de son mari, et un troisième étend la main vers un album 
ou tablette, que Marie, assise à la porte du Temple, sur un escabeau doré, élève dans sa 
main gauche et sur lequel est écrit : Voici la Vierge : 

'lAOr 'H nAPBÉNOS 

Derrière elle sont les quatre serviteurs de son mari et d'elle; le petit, à tète rase, se 
tient les deux oreilles comme dans un excès de joie. — Scène inférieure: Les mêmes 
personnages déflleut tous, un à un, continuant à s'éloigner du Temple. Premièrement 
Joseph, puis Marie regardant une main qui son du ciel pour la bénir, deux serviteurs 
du temple qui la suivent leur baguette en main, le troisième qui se retourne en mena- 
çant de sa baguette ceux qui viennent après lui, entin les quatre serviteurs de Joseph, 
en tète desquels court le petit, ayant toujours les mains sur les deux oreilles. Seroux 
d'Agincourt donne ces deux scènes: pi. 50, reg. 3, case 2. 

F* 242 \". *II dcjco ToO ZaxapCou tfjç irapôévou éJ^éiaoïç = Inqiùsitio de Virgitie per 
Zachariam, — Intérieur de la cour ou parvis du Temple. Un lévite annonce, au grand 
prêtre, Joseph et Marie, qui entrent suivis delà foule. Scène inférieure : Marie, seule 

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170 XI* SIÈCLK (N* 1208). 

debout, entre le grand prêtre qui lui adresse la parole d*un air scandalisé et la foule qui 
écoute. 

F* 248 V*. AoxtjxaaCa 'rtjc JcaTop^TTjToç toO pyjaTi^pou = Examen de innocentia mariii. — 
Un serviteur du Temple amène Joseph en le tenant par le bras ; dans une autre partie 
du Temple, Joseph et le grand prêtre sont debout Tun devant l'autre en présence d'un 
groupe d'hommes qui les regardent. Le grand prêtre approche de la bouche de Joseph 
un vase de forme plate contenant de Teau qu'il lui fait boire. C'est le vas testcuieum men- 
tionné au verset 17 du chapitre v des Nombres, à Taide duquel le grand prêtre éprou- 
vait suivant la loi juive la sincérité du mari accusant sa femme d'adultère (d'Agin- 
court, pi. 50, reg. 3, case 3). 

F* 251 v«. AoxtfjLaata Tîjç iravaytaç irapGévou = Examen sancHssimœ Virginis. — Sur le 
parvis du Temple, en présence d'un groupe de lévites et d'autres personnages, le grand 
prêtre, debout en avant du siège de marbre qu'il occupe, élève dans ses mains et 
approche de la bouche de la Vierge, debout aussi devant lui, une écuelle plate dont il 
lui verse à boire. Le texte dit : Territus et horrens sacerdos ex mysterio quod in ea erat 
adminùtransque mysterii certitudineniy aquam exhibuit(,,.ô lepeùç èzèiù>^ jxàv xal «ppirrwv to év 
aOTf] jjLuon^ptov, o{)cov6|xwv bï tb toO (jiu(ny]p(ou dva|Ji(p£6oXov, tô ûôwp éiuei(ôou). 

C'est l'exécution de la loi juive sur la condamnation ou la justification de la femme 
accusée d'adultère par le jugement de l'eau d'accusation {aqua argutionis) ou eau amère, 
que le grand prêtre lui donne à boire conformément aux prescriptions de Moïse, dans le 
livre des Nombres, au chapitre v, versets 12 à 29. Dans la partie gauche de la peinture, 
opposée à celle que le grand prêtre occupe avec la Vierge qu'il fait boire, on voit Joseph 
s'éloigner appuyé sur un grand bâton noir, et Marie qui le suit. 

F* 252 v°. 'H 'EXtaaôàT iropaXajjLÔàvouaa t?jv GEopn^TOpa sic ^uXoxt^v = Elisabeth acci- 
piensmatrem Dei in custodia sua, — Scène divisée en deux compartiments : Elisabeth sur 
le seuil de sa maison, suivie de deux servantes, saluant la Vierge que Joseph lui amène. 
A droite Elisabeth et la Vierge assises dans la cour de la maison et conversant ensemble. 
Marie est en robe lilas et manteau bleu; Elisabeth en robe jaune et manteau noir. 

F® 254 v°. 'Airo^etStç âcffeiaç zf^ç Osotoxou Ix tTjç 'EXtaaôàT ùirav£X6oOoY]<; à6Xa6oOç elç xàv 
vaèv, xdbtetOev éir' avepxojxévrjç elc ià fdta = Demonstratio innocentiœ Virginis ah Elisabetha 
intromittente innocentes {coiijuges) in Templum^ et tune regrediente ad propria sua. — Cette 
dernière peinture est divisée en deux bandes superposées. La première représente une 
partie du Temple comprenant l'autel, recouvert d'un drap écarlate et au-dessus duquel 
s'élève un dais hémisphérique d'azur, soutenu par quatre colonnettes en torsade. Auprès 
de l'autel est un groupe de lévites et, en avant d'eux, le grand prêtre qui leur adresse la 
parole en leur montrant Joseph et la Vierge debout devant le Temple. Dans la peinture 
inférieure le grand prêtre se tient au dehors sur le seuil du Temple et s'incline, les mains 
croisées sur la poitrine, pour donner |le salut d'adieu à Joseph et à toute sa maison. 
Marie s'incline aussi, rendant le salut; tandis que Joseph et ses quatre serviteurs, qui le 
précèdent, sont déjà en marche. Ils défilent un à un, levant les mains et les yeux au 
ciel pour rendre grâces, et ayant en tête le petit esclave aux cheveux ras qui porte son 
paquet au bout d'un bâton sur l'épaule droite et son panier de voyage dans la main 
gauche. Dernière scène reproduite en diminutif par Seroux d'Agincourt, pi. 50. 

La description minutieuse que nous venons de faire des 72 peintures du manuscrit 
4208 ne nous dispense pas de caractériser en quelques mots leur aspect et leur mérite 
général. En décrivant plusieurs d'entre elles, notamment la première (celle placée en 
regard du f 4) et celles des f" 409 v« et 484 v», j'ai exprimé le sentiment, sinon d'admi- 
ration, du moins de contentement qu'inspirent celles qui ont été le plus soignées par 
l'artiste. Je dis l'artiste, et non les artistes, parce que la persistance du type des physio- 
nomies et des procédés du pinceau me donne à croire que toute l'ornementation du 



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XI* SIÈCLE (N* 1208). 171 

volume est de la mémo main. Sauf à faire mentalement la réserve que cet artiste n'était 
probablement qu'un copiste, tout au plus un arrangeur des bons modèles qu'il avait 
sous les yeux, on peut dire que toutes les scènes qu'il fait passer successivement sur 
ses pages sont très bien composées, très bien dessinées et suffisamment bien peintes, 
quoique négligemment. 

Les mouvements sont justes, les gestes expressifs, les visages parlants, les vête- 
ments bien drapés; les pieds nus et les mains, souvent d'une délicatesse extrême, sont 
charmants et presque parfaits. Les reproches à faire au peintre sont l'uniformité du 
costume et du visage de ses personnages, l'aspect lâche de sa peinture beaucoup trop 
hâtive, l'insignifiance des rares détails qu'il introduit, notamment des édifices, et 
Tignorance absolue de la perspective. En somme, dans la manière de concevoir les 
scènes du Nouveau Testament et de les traduire par la peinture, il nous semble qu'on 
ne trouve aucune différence entre Timagination et le talent de ce byzantin du ^m* siècle 
et ceux de nos grands peintres modernes. Mêmes scènes, mêmes dispositions, mêmes 
personnages, mêmes costumes, même esprit; il n'y a de différence que dans la science 
des détails et de la perspective qu'ont les nôtres et qui manquait aux anciens. 

Il ne nous reste à parler que de la partie de l'ornementation du manuscrit, partie très 
accessoire d'ailleurs, qui se trouve en dehors des peintures ci-dessus décrites et se 
rattache de plus près au texte écrit. 

En tête de chacune des six divisions, c'est-à-dire aux f*"' 4, 30, 74, 110, 456 et 182, 
se trouve un intitulé, écrit en minuscules d'or, et au-dessus un large bandeau, formé de 
rinceaux et de fleurs disposés sur fond d'or dans divers compartiments et peints avec 
beaucoup de finesse et d'élégance. Quelques-uns ont en outre de petits animaux qui se 
mêlent aux rinceaux et feuillages en les becquetant; dans le premier bandeau (^ 1) 
figurent quatre cigognes, deux pintades et deux perdrix rouges; et dans celui du f 150, 
des perroquets, des têtes de lion et des oiseaux à tête humaine. On peut prendre une 
certaine connaissance de ces riches bandeaux pleins de délicatesse et de fraîcheur, par 
le spécimen qu'en a donné iM. Labarle dans sa planche LXXXVII des Arts industrielSy 
planche où il a reproduit le bandeau du f^ 110. 

En outre, d'espace en espace, dans tout le cours du volume, en tète des chapitres 
d'abord, puis quelquefois en tête de simples alinéas, se trouvent de moyennes ou petites 
initiales peintes, toutes du même genre, c'est-à-dire formées soit de fleurons articulés 
sertis d'or, soit de petits animaux dessinés d'une manière excellente, soit de la combi- 
naison de l'un et de l'autre. La première de ces initiales (f° 1 r^) fait seule exception : 
elle représente la Vierge assise, avec l'enfant sur ses genoux, au centre d'un cercle d'or. 

Les attitudes gracieuses des animaux qui entrent dans la composition de la plupart 
des autres lettres, donnent lieu aux scènes les plus variées et souvent les plus ingé- 
nieuses. L'e forme ordinairement un sujet de chasse : la barre transversale est un lièvre 
qui s'élance ; au-dessus est un oiseau de proie ou un quadrupède féroce qui s'abaisse sur 
lui, tandis qu'au-dessous est un autre animal au repos (8, 2i , 59, 80) ; ou bien le lièvre, 
en danger, est entre deux oiseaux (168), ou bien au lieu d'un lièvre c'est un poisson 
(69, 196). Le d est un émerillon dévorant soit une perdrix (56), soit un lapereau (76), ou 
bien c'est un chien fantastique terrassant un lièvre (38), ou encore une chimère ailée (225). 
Un lièvre grapillant des fruits (63, 165) ou deux renards qui s'entrelacent (185) font 
un a. Le paon dans toute la beauté de son plumage ou quelque autre oiseau également 
isolé (182, 255) représentent 1*0 ; la même lettre est donnée par deux lièvres se livrant 
à des exercices de clowns (135) ou un pigeon becquetant sa colombe (125); deux 
sphynx ou deux quadrupèdes affrontés (66, 194), quelquefois un oiseau debout entre 
deux rinceaux (49), produisent l'ci). Le y (50), le x (236, 248), le v (252), le x (1^0) sont 
également figurés d'une manière très heureuse dans ce même style. II y a aussi deux 



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172 Xf SIÈCLE (N» CoiSL. 21). 

figures humaines à mi-corps, à la façon des dieux Termes (86, 200). Mais les plus 
remarquables de toutes ces lettres sont un ou et deux t (92, 120, 125) représentés par 
des biches, des lièvres et des tigres disposés et agencés ensemble avec un talent des 
plus fins et vraiment savant par le dessin et l'expression. 

Enfin un e et un i (173, 237) sont rendus par des serpents enroulés, à écailles per- 
lées et pointillées, qui rappellent le système favori des peuples du Nord : la décoration 
au moyen d'enroulements et d'enlacements d'ophidiens et autres animaux. Ces barbares 
auraient pu s'approvisionner de bien d'autres motifs en puisant chez les byzantins. 






FiG. 79 (o, (» 135). 




FiG. 77 (£, f IC8). 



Fie. 78(£,r> 113). 



Fic.80(ou, PISOj. 



XLIX. — N' CoisLiN 21. Les Évangiles. 

367 feuillets lignes longues; — xi* siècle; — hauteur 31 centimètres, largeur 24; — reliure en veau 

aux initiales du roi Louis-Philippe. 

A l'exemple du manuscrit ci-dessus, n° 20, décrit à la page 121, celui-ci commence 
(f* 3-8) par les canons d'Eusèbe, mais complets et occupant dix pages. Il offre ensuite 
le portrait de chacun des quatre évangélistes peints à pleine page avant chaque évan- 
gile ; saint Matthieu, f° 21 v^ Marc, 116 v^; Luc, 175 v'»; Jean, 276 v^ 

Les canons de la concordance, écrits en lettres d'or, sont disposés comme toujours 
sous une série d'arcatures d'une exécution riche, mais fort médiocre. La seule par- 
ticularité remarquable qu'on y voie, est qu'au sommet de chaque arcade se trouvent 
deux oiseaux affrontés aux deux côtés d'un vase ou d'une vasque pleine d'eau, l'espèce 
de chaque couple d'oiseaux, aussi bien que la forme du vase, variant à chaque page. 
Ce sont, f° 3 v**, deux pintades à ailes vertes, queue relevée et pattes rouges; f* 4 r% 
deux plus grosses pintades à ailes bleues, queue baissée et pattes noires; 4 v^, deux 
hérons; 5 r*, deux perdrix rouges; 3 v*», deux cailles; 6 r",deux canards noirs; 6 v',deux 
perroquets; 7 r°, deux coqs de basse-cour; 7 v% deux sarcelles; 8 r'*, deux poules de 
Barbarie (ou autre oiseau à plumage vert et huppe rouge, inconnu ici). Quant aux 
évangélistes^ ils sont, surtout saint Luc et saint Jean, exactement copiés sur ceux du 
manuscrit n'* 20 ; ou sur un type commun ; où y reconnaît jusqu'aux meubles et autres 
accessoires, particulièrement le lourd fauteuil de saint Jean. Seulement, c'est dans le 
mobilier de Marc qu'a passé le pupitre-dauphin de Luc, et sous une forme plus 
compliquée. 



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XI- SIÈCLE (N- CoiSL. 66). 173 

Ensuite les quatre personnages, nimbés et vêtus comme il est dit au n° 20, ont en 
outre, au-dessus de leur tête, une sorte de dais formé d'une pièce d*éto(fe, soutenue au 
centre et aux deux bouts, soit par un masque humain, soit par une tête d*animal, par 
une main ou par une simple agrafe, genre d*omement qui rappelle bien la décoration 
antique. Enfin Tintitulé de chaque évangile est inscrit au centre évidé d'un carré long, 
dont la bordure est à fond d'or, chargée de médaillons et compartiments fleuronnés de 
la même exécution que les canons du commencement, c'est-à-dire très médiocres. Suit 
une petite ou moyenne initiale articulée à fleurons sertis d'or. 



L. — N* GoiSLiN 66. Saint Jean Chrysostome. 

457 feuillets à 2 colonnes; — xi* siècle; — hauteur 366 millimètres, largeur 207; — reliure en veau 
à la fleur de lis et à Tinitiale du roi Charles X. 

Ce livre brille, dit Montfaucon, par une magnifique ornementation. Outre l'image 
» de saint Matthieu peinte en tête, comme on a vu dans d'autres manuscrits, les com- 
» mcncements d'homélies sont écrits en lettres onciales d'or et entourés d'élégantes 
» peintures où l'or est également employé. Les titres, au haut des pages, sont en lettres 
9 majuscules d'or, et c'est d'or aussi que sont les initiales tracées sur les marges. Tout 
» cela est indiqué dans un petit poème en vers ïambiques, chrysographié en grandes 
» lettres au verso du i" feuillet et encadré d'une bordure peinte » (composée d'une guir- 
lande de fleurettes sur fond d'or). 

Le poème ïambique se compose de dix vers de piété banale, qui n'apprennent rien, 
si ce n'est que le lecteur .est invité à prendre connaissance des perles de la parole de 
Jésus, tracées en lettres d'or, parole qui a bien montré que les maux de ce monde sont 
la suprême félicité des âmes, et qui a mis ses enseignements dans cet évangile précieux, 
lequel inspire un immense amour aux personnes pieuses ; mais ces dix vers en majus- 
cules inscrits dans une bordure carrée de fleurs, sont un chef-d'œuvre de chrysographie. 

Au recto suivant (f* 2), est le titre des homélies suivi d'une courte préface; le titre 
comprend cinq lignes et la préface douze, le tout en lettres minuscules d'or et entouré^ 
comme la page précédente, d'une bordure carrée de fleurs peintes sur fond d'or. Les 
quatre pages qui suivent, toujours en minuscule d'or, sont consacrées à la table des 
chapitres, c'est-à-dire à la liste des homélies. 

Puis au f^ 4 r°, est une peinture à pleine page représentant un personnage assis sous 
un porche d'église, porche somptueux formé de deux arcades à plein cintre, enfermées 
dans un tympan triangulaire qui s'élève au-dessus de toute la scène comme un clocher. 
Ce personnage n'est pas saint Matthieu, comme dom Montfaucon l'a trop promptement dit ; 
c'est saint Jean Chrysostome. La fin de son nom se distingue encore, écrite au-dessus de sa 

tète (0 API OS M02I); et d'ailleurs, celui de saint Matthieu, placé à côté, s'applique 

à un portrait de l'apôtre qui, dans la scène, est accroché à la muraille devant les yeux 
de Chrysostome et contribue à l'inspirer. Le Père grec tient ouvert sur ses genoux un 
codex dans lequel il écrit. On peut y lire les quatre premiers mots de son commentaire. 
Sa pose tranquille et grave est des plus naturelles ; il s'arrête un instant pour porter 
devant lui, par-dessus son travail, un regard vif et méditatif. Malheureusement son 
visage aux traits droits, au teint noirâtre, au front dégarni, au menton légèrement 
barbu, est à moitié efi'acé par le frottement. Il est simplement et bien dessiné, sauf 
qu'en visant à lui faire de très petites mains, on les lui a faites crispées et disgracieuses. 
Sa tète est nue et nimbée. Son costume se compose d'une longue robe jaune à manches, 



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174 XI* SIÈCLE (N* Goisl. 205). 

par-dessus laquelle il porte un manteau brun,. agrafé sur la poitrine; il est chaussé de 
pantoufles noires. Son siège est un fauteuil en bois à dossier élevé et arrondi, sculpté 
par étages avec une excessive recherche de détails ; le bord du dossier est garni d'une 
sorte de tresse à deux bandes^ Tune verte, l'autre rose, en laine ou en cuir. Sous ses 
pieds est un tabouret en bois élégamment sculpté, sur les côtés, de rinceaux d'or; 
enfin, devant lui, une table et un pupitre mobile à pied torse. Sur le pupitre est un 
codex ouvert, et sur la table divers instruments] à écrire, devenus peu distincts, à l'ex- 
ception d'une très belle écritoire en ivoire sculpté qui a la forme d'un carré long arrondi 
à l'une de ses extrémités et muni d'un couvercle à charnière. — Un enfant, ou quelque 
ignorant grossier, a piqué avec une épingle, pour en tirer un calque, tout le contour de 
Timage du saint éyèque. 

L'ouvrage comprend 45 homélies, et le manuscrit est bien complet. La page est à 
deux colonnes, et chaque colonne compte 27 lignes. Chaque homélie est précédée d'un 
titre écrit en caractères minuscules d'or encadrés quelquefois (f*" 5 et 246) dans un 
carré, mais le plus ordinairement et presque toujours (f*** 16, 35, 42 v«, 52 v°, 60 v®, 
72 vV 82 v% 90, iOO r% 109 v% 121, 128 v% 139 r% 146, 165. 185, 197, 207 v% 222, 
232, 238, 271 r°, 279, 286, 299, 306 r% 314 r°, 319 r% 330, 338, 351 r% 363 r^, 371 v% 
381 v«, 389, 400 v% 407, 412 r% 420, 427, 433 v% 443, 452) sous un fronton ou bandeau 
en forme de n, parfois de petites dimensions, lorsque le titre est court, mais parfois 
aussi s'élevant à la hauteur de la page. Celui du ^ 433, par exemple, mesure 19 centi- 
mètres de haut sur 8 ou 9 de large. Chaque page est large de 28 centimètres et haute de 
36. La première initiale de l'homélie est en fleurons articulés, de couleurs diverses, 
sertis d'or, et les paragraphes qui suivent commencent chacun par une petite initiale 
d'or, simple, posée à la marge; sauf cette remarque, faite souvent déjà dans ces notes, 
qu'à l'exemple des autres manuscrits grecs, et à la différence des manuscrits latins, ces 
commencements de paragraphes ne sont qu'apparents, et que la petite initiale d'or 
tombe souvent sur un mot placé au milieu de la phrase. 

Les 45 frontons ou bandeaux qui décorent ce manuscrit, d'après ce qui vient d'être 
dit, suffisent par leur richesse à en faire un volume remarquable. Ils représentent, 
ainsi que ceux dont nous avons parlé comme figurant en tète de l'ouvrage, des guirlandes 
de feuilles et de fleurs à fond d'or; la première peinture seule, f^ 5, y mêle des oiseaux 
se liant, se suivant ou s'enroulant avec une élégance et une variété infinies; chacun des 
45 sujets offre une disposition difiTérente et quelques-uns peuvent être signalés (P^ 16, 
52, 72, 82, 90, 109, 232, 246, 299, 351, 412, 427, 433) pour leur originalité. Il faut 
noter aussi que l'air, l'usage, le frottement, ont flétri la première partie du volume, 
mais qu'à partir du î^ 222, ces agréables peintures, qui sont exécutées d'une main 
prompte et sûre, sans être léchées, sont d'une fraîcheur, et les ors d'un éclat qui éton- 
nent et qui charment. 



LI. — N^GoiSLiN 205. Actes des Apôtres. 

270 Teuillets à lignes longues; — xi* siècle; — hauteur 178 millimètres, largeur ili; 
mauvaise demi-reliure du xviu* siècle. 

Elegantissime descriptus^ dit Montfaucon, en parlant de ce volume. C'est, en effet, un 
beau et riche manuscrit, dont la beauté, d'ailleurs, est plutôt calligraphique qu'artis- 
tique. Elle consiste surtout en intitulés et en notes marginales, écrits avec le plus grand 
soin, tantôt en majuscules, tantôt en minuscules, et qui sont, ces dernières, soit en azur, 
soit en carmin; et les majuscules toujours en azur avec l'intérieur garni d'or. Les petites 



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XP SIÈCLE (N» 247). 175 

initiales simples, placées en tète des chapitres, sont d'azur ou de vermillon également 
garnies d'or. 

La décoration la plus apparente du volume et la principale, consiste en rinceaux 
fleuris, en forme de rosaces et de pot-à-fleurs, mêlés d'oiseaux de fantaisie. Ces orne- 
ments n*ont rien de la délicatesse et du bon goût des ornements grecs ; ils sont d'une 
école barbare. Cependant, les auteurs ou possesseurs du manuscrit attachaient assez 
de prix à ces peintures pour avoir pris soin de leur conservation en les recouvrant d'un 
petit linge blanc cousu sur le feuillet ; il en subsiste encore deux, aux feuillets i i 9 et i 77 . 



LU. — N' 247 SUPPL. NiCANDRE. 

48 feuillets à lignes longues; — xi* siècle;— hauteur 147 millimètres, largeur 115; —reliure en veau, 
aux initiales de Charles \ et à la fleur de lis. — Décrit dans la Gaxetle archéologique, 1875, p. 69 et 
suivantes (voy. ci- dessus, p. 6). 

On lit dans le Catalog. Biblioth, regiœ{Supp,) : « Is codex multisplantarum, serpentium 
non imperitè pictis imaginibus ornatus^ sseculo undecimo exaratus videtur. » Ce codex 
est, en effet, rempli presque à chaque page de peintures représentant des animaux, des 
plantes et des personnages à forme humaine. Les pages ont i 2 centimètres de large 
sur 14 et demi de haut et contiennent, lorsqu'elles sont pleines, vingt-deux lignes de 
texte. Nicandre, médecin grec qui vivait au i^"^ siècle avant Jésus-Christ, était né ou du 
moins habitait à Colophon en lonie et composa divers poèmes sur des matières de sa 
profession, entre autres celui qui est l'objet du présent article et qui porte pour titre 
Theriaca ou Remède contre les poisons, Nixdcvdpou dy]piax^. L'auteur passe en 
revue les différentes espèces de scorpions, de serpents, d'autres bêtes venimeuses et 
décrit les plantes au moyen desquelles on guérit leurs morsures. Dans le grand ouvrage 
de Dioscoride, exécuté pour Julia Anicia, nièce de Justinien, conservé à la Bibliothèque 
impériale de Vienne, se trouvent des portraits de médecins, parmi lesquels est celui 
de « Nicander », assis, et semblant de sa main droite exciter un serpent qui rampe vers 
lui. Cette planche de portraits est gravée au tome 1*% p. 183, du Catalogue de la Biblio- 
thèque de Vienne par Lambecius. 

Nicandre commence poétiquement par dire que les serpents sont nés du sang des 
Titans foudroyés par Jupiter, et que la déesseTitania elle-même créa le scorpion lorsque, 
blessée au pied par Orion, elle fit de lui le signe du Scorpion, qu'elle fixa dans le ciel à 
une place qu'il ne devait plus quitter. 

Le manuscrit que nous examinons et qui n'est cependant qu'un petit volume dénué 
de toute apparence de luxe, écrit d'une main courante et peu soigneuse, s'interrompt 
ici pour donner, au haut de la deuxième page, une représentation d'Orion, jeune berger 
grec à l'air martial, accompagné d'un énorme scorpion vert placé au-dessous de lui. Au 
bas de la même page, un serpent rampe le long de la marge inférieure. 

Le feuillet suivant (3 r**) est occupé dans sa partie supérieure par dix vers, qui sont 
les vingt-septième à trente-septième du poème, vers la fin desquels l'auteur donne le 
moyen de chasser les serpents d'un lieu quelconque en y brûlant des ramures de cerf. 
£n effet, le bas de la page représente un berger dans le même costume que le précédent, 
debout devant une sorte d'autel quadrangulaire et y maintenant au milieu des flammes 
une vaste ramure ; à côté de l'autel, trois serpents qui s'enfuient. Le dessinateur faisant 
de son côté un texte pour ses figures, non content de celui de Nicandre, a écrit auprès 



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176 XI- SIÈCLE (N« ^7). 

de sou berger : Fecopyoç xaicv^C^v éXà^pou xaCpaç irpoç t6 éx^évxeiv xoO; ^^ei^ = Po^tor fami" 
gans cornu cervi tU manifestaretur serpentes. 

L'auteur continue en nommant différentes plantes qu'on peut brûler pour le même 
usage et sur les pages suivantes sont peintes (f^'3 y°, 4 r^et v^) une douzaine de plantes, 
chacune ayant son nom inscrit au-dessus d'elle ; quoique grossièrement représentées, 
elles sont reconnaissables. Au lieu de les brûler, on peut aussi les piler, dit-il ensuite 
(aux vers 80 et 84); et au milieu de quelques autres plantes, il montre le cultivateur en 
train d'en broyer (yewpyèi; Tp£6u)v poTdiva;) avec deux vases à droite et à gauche, destinés 
à recevoir la liqueur (f* 5 r**). 

Un peu plus loin (vers 120 à 130), il avertit le lecteur du danger plus grand que 
jamais que fait courir la morsure du serpent femelle, surtout pendant les chaleurs 
de Télé, et en même temps, il montre (au bas du f* 6 r°) deux serpents énormes, 
le dos noir et le ventre rose, en les distinguant par sexe (^x^U &p(7tv, voici le mâle ; 
I/ek; ôr^Xela, voici la femelle). Un jeune homme s'enfuit en courant devant cette 
dernière. La reproduction que nous donnons de cette petite scène est un bon échantillon 
du caractère antique de toutes les peintures du volume ; elle ne figure pas dans Ténu- 
mération faite plus loin, p. 178, note. 




G^friC r^^^i ^ 



FiG. 81 (f* 6). 

Les feuillets suivants (f°' 7 r«etv% 9 ^-^j H v') correspondant aux vers 125 à 278, 
contiennent d'autres peintures de serpents (et une sorte de lézard, dairC^, au f 7 v<>), 
chacun accompagné de son nom ou (f* 7 r*) d'une courte description émanée du 
peintre. 

Il manque ici vingt-trois vers (279-301), ce qui indique un feuillet perdu dont la 
moitié seulement était de texte et ce n'est pas le premier feuillet de ce manuscrit dont 
l'absence soit évidente ; il manque aussi vingt vers entre les feuillets 3 et 4. 

L'auteur raconte ensuite (vers 302-315) que la belle Hélène, se rendant en Egypte 
après la ruine de Troie, aborda sur la rive du Nil où son pilote, Canopus, fut tué par la 
morsure d'un serpent qu'Hélène à son tour mit aussitôt en pièces. Au dessous (f> 12 r*) 
est une peinture représentant la grève du Nil avec un vaisseau à voiles amarré à quelque 



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XP SIÈCLE (N* 247). 177 

distance ; un homme est à demi couché sur le sahle avec un serpent auprès de lui ; 
c'est Ganopus. En face est Hélène, debout, le corps en avant, la main tendue vers 
Canopus; au second plan, un guerrier vêtu d'habits légers en étoffe blanchâtre, mais 
armé d'une lance et d'un bouclier. C'est Ménélas, qui ramenait à Sparte son infidèle 
épouse. Les trois personnages ont la tète nue et les deux principaux, Canopus et Hélène, 
sont nimbés ; leurs vêtements sont, pour elle une robe bleue à raies rouges, pour le 
pilote une tunique blanche et pour tous deux de longs manteaux flottants de couleur 
marron. 

Les serpents, les plantes et quelques insectes, des mouches (à peine reconnais- 
sablés) sont peints sur les pages suivantes (f"' 12 à 18). Au vers 640 du poème, mais 
qui serait le 420* au compte du manuscrit à cause des lacunes, il est question d'une 
herbe qu'on trouve dans les mont^ Parthéniens près du tombeau de Gygès. L'enlumineur 
peint au bas de la page une plante qu'il appelle icap6éviov, croissant auprès d'un petit 
édifice, une cabane antique avec un perron de six marches, laquelle figure probable- 
ment le tombeau (f* 18 r^). A la page suivante, une femme vêtue comme les précé- 
dentes; en face d'elle un jeune homme; ils sont séparés par un espace rempli d'eau, 
tous deux nimbés et assis au pied d'un temple à fronton triangulaire soutenu par quatre 
colonnes. La femme porte sur la tête un petit édifice, la muraille crénelée, attribut 
spécial aux statues qui représentent une ville ; c'est Cilbis, personnification des habi- 
tants de la vallée Cilbienne, et le jeune homme est le fleuve Caystros, car à cet endroit 
les Theriaca parlent des hommes qui habitent les roches du Parthenion, là où sont les 
champs de Cilbis et les sources du Caystre. 

Les vers 689 à 699 expliquent que l'on se procure un e^ccellent antidote en égor- 
geant une fouine dont on enlève le pelage et les entrailles pour la faire brûler dans un 
feu très vif. Après ce passage, au bas du t° 21 v^, on voit non pas la fouine, mais son 
nom yoXf) et trois petits chiens jaunes qui lui donnent la chasse. La page suivante (22 r**) 
commence par la représentation d'un esclave tenant la fouine d'une main, un poignard 
de l'autre et qui s'approche d'un fagot de bois auprès duquel un grand vase est placé. 

Les pages d'ensuite sont occupées par une grosse tortue (f® 22 ^''), sept variétés de 
crustacés (23-25), un homme debout entouré d'abeilles, ou autres mouches peu dis- 
tinctes (26), enfin divers serpents, plantes et vases (27-31 v^). 

Arrivé ici, le manuscrit ne contient plus, depuis le f^ 32 jusqu'au f* 43, que des 
pages où les tirades de vers sont mêlées d'espaces blancs réservés pour des dessins 
qui n'ont pas été faits. Au contraire, les cinq feuillets qui terminent le volume (44 à 48) 
en sont remplis. Au t° 44 r^, un homme debout qui paraît être un cuisinier, car autour 
de lui s'étagent, à ce qu'il semble, des pièces de viande, un poulet rôti servi sur un 
plat, une botte de cresson (xdtpôafjiov), une autre plante (oCv7]pdc = vignes), une tige de 
moutarde (a{v7]icuc) et à ses pieds un serpent. Le f^ 45 r" représente un jeune homme nu 
marchant sur ses genoux et sur ses mains, entre un lézard (aa\Spa) et une salamandre 
(aotXa(jL<£vdpa) ; c'est une victime du poison que ces deux reptiles exhalent et dont les 
effets sont décrits dans le texte. Au (^ 47 r°, un fouillis de monstres qui sont hommes jus- 
qu'au pli de l'aine et ont pour jambes deux sangsues qui laissent autour d'elles des traces 
sanguinolentes ; ces monstres sont des vampires. Enfin aux f^' 47 y^ et 48 r®, deux 
scènes qui n'ont plus de texte pour les accompagner, mais qui semblent bien la con- 
clusion très naturelle du poème. Dans la première, un homme jeune et vêtu seulement 
d'une tunique bleue se tourne vers un paysan agenouillé et sa femme, qui tous deux 
regardent curieusement ; il leur montre l'entrée d'un jardin comme pour leur faire voir 
qu'il ne s'y trouve plus de serpents ; en effet, on aperçoit au sommet de la scène un 
long serpent qui s'élance pour aller se perdre dans les nuages. A la dernière page, 48 v*, 
un jeune berger, la houlette à la main, se promène paisiblement dans les bocages, en 

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178 XI* SIÈCLE (N» 247). 

touchant le feuillage sans crainte et sans danger. Les serpents, grâce au médecin, ont 
bien disparu. 

Telle est l'explication naturelle, simple, banale, des deux dernières peintures ajou- 
tées à la suite d'un poème dont les manuscrits, comme ceux de Dioscoride, ont mieux 
résisté que d'autres à Faction destructive du temps, par la raison que leur utilité pratique 
et vulgaire les rendait plus précieux à leurs possesseurs. Mais notre devoir est de noter 
Tavis tout différent d'un savant archéologue, M. Fr. Lenormant, qui dans la Gazette 
archéologique des années 1875 et 1876 a publié deux articles sur le manuscrit de 
Nicandre et dix des peintures dont il est orné ^. 

Après avoir annoncé que ce personnage (celui que nous appelons un berger qui se 
promène paisiblement sans avoir plus de serpents à craindre) est peint « sur le feuillet 
de garde » à la Qn du volume, M. Lenormant ajoute : « Cette peinture n'a rapport à 
» aucun passage des deux poèmes de Nicandre; le décorateur du manuscrit l'aura 
M copiée sur quelque modèle appartenant à l'illustration d'un recueil de poésies buco- 
» liques. Le manuscrit type qu'il imitait réunissait peut-être Nicandre aux poètes 
» d'idylliaques. On en admirera la belle et grande tournure, qui a si bien conservé le 
» caractère antique. Le dernier copiste de la peinture n'a commis qu'une seule erreur 
» en étendant sur les jambes une coloration qui semblerait indiquer une sorte de caleçon, 
» tandis qu'il est évident que dans le premier original elles étaient nues depuis le bas 
» de la tunique courte jusqu'aux endromides qui chaussent le personnage. Sur le nom à 
» donner à ce personnage, il n'y a pas d'hésitation possible. C'est Pan Nomios ou Pan 
» Nomaios [en note Homère et Platon], le dieu des bergers, représenté lui-même dans le 
» costume d'un pâtre, tenant le îagobolon qui lui appartient en cette qualité aussi bien 
» qu'en celle d*Agréus ou chasseur [en note Hesychius, Théocrite et Pausanias], mais 
» nettement caractérisé par les deux petites cornes qui s'élèvent sur son front » 

Ces données explicatives nous paraissent extrêmement fragiles. Le feuillet sur 
lequel est la peinture n'est pas un feuillet de garde, mais un feuillet du manuscrit, pré- 
paré peut-être pour recevoir une suite de texte ; il n'y a aucune raison de croire que le 
décorateur ait emprunté cette dernière scène â un manuscrit différent de celui de 
Nicandre dont il s'était servi pour les autres scènes, car dans toutes sans en excepter 
la dernière, le dessin, l'expression, le coloris, le style, sont parfaitement identiques; la 
couleur des jambes du berger a vieilli et s'est foncée, mais il n'y a pas la moindre appa- 
rence d'y pouvoir découvrir un caleçon ; c'est aux endromides qu'appartient la frange 
qui le termine par en bas et il n'y a point d'erreur imputable à un copiste de la pein- 
ture. EnGn l'évocation de Pan Nomios n'est fondée que sur l'existence des deux petites 
cornes que le jeune berger porterait sur le front ; mais l'inspection de toutes les têtes 
peintes dans le volume (voy. par exemple notre figure SI), et précisément de celles qui 
sont reproduites par la Gazette archéologique, montre qu'à toutes également appar- 
tient la même particularité et que ces prétendues cornes ne sont, en réalité, que les 
boucles ébouriffées d'une chevelure touffue. 

1 . Savoir : Orion (f" 2 du manuscrit) ; — Le cultivateur brûlant la corne de cerf (f* 3) ; — Le cul- 
tivateur broyant des plantes (f* 5) ; — Hélène et Canope {f 12) ; — Cylbis et Caystros (f 19) ; — Un hommo 
debout auprès de vases et de plantes (f* 26-31); —Jeune homme empoisonné par le venin du lézard et de 
la salamandre (^ 45) ; — Les vampires (f* 47 r**) ; — La famille du cultivateur rassurée (f 47 v*) ; — Le 
berger sans crainte ou Pan Nomios (f 48). Toutes ces chromolithographies sont d'une exactitude des plus 
satisfaisantes, comme nous Tavons dit ci-dessus, à la page 6. 



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XI !• SIÈCLE (N«-' 567, 243, 83). 179 

LUI. — N* 567 SUPPL. ÉVANGÉLIAIRE. 

350 feuillets à 2 colonnes; — xi* ou xii* siècle; — hauteur 326 millimètres, largeur 250; 
reliure en maroquin rouge à l'initiale de Napoléon HI. 

Magnifique volume paraissant complet^ écrit tout entier en grandes onciales, 
presque pareilles à celles du manuscrit n** 278 (ci-dessus, p. 94), seulement un peu plus 
grêles et plus nettes. 

Mais les initiales du présent manuscrit se distinguent de celles du précédent, 
dont on a ci-dessus un spécimen, par leur élégance. Ce sont, en tète des chapitres, 
de moyennes initiales, légères, fleuronnées, articulées, peintes et dorées, et sur 
les marges, dans le courant du texte, de très belles petites initiales d'or. En outre, 
chacun des fragments d'évangile dont le volume se compose^ et qui sont au nombre 
de 77, commence par un fronton en II d'une richesse en harmonie avec les initiales, et 
dans l'intérieur duquel est inscrit l'intitulé du fragment, en capitales d'or. Ces frontons 
sont à fond d'or, sur lequel fond se déroulent des guirlandes de feuilles et de fleurs 
d'une grâce et d'une variété infinies (genre de la guirlande ci-dessus, fig. 48). Leurs 
vives couleurs et For éclatant sur lesquels s'enlèvent leurs gracieux contours sont 
encore d'une fraîcheur parfaite. 



LIV. — N^ MS. Office ecclésiastique. 

218 feuillets à 2 colonnes; — an 1133; — hauteur 254 millimètres, largeur 198; — ancienne reliure 
orientale en maroquin rouge gaufré avec un monogramme au centre. 

Moyennes initiales au carmin, ajourées, fleuronnées à articulations, aussi complètes 
et aussi élégantes que le comporte ce genre d'ornementation. Un petit nombre d'entre 
elles offrent des sujets animés : î^ 20 r^, une main bénissante; 140 et 141, un epsilon 
formé d'un homme qui fait boire un oiseau en lui tendant une coupe. Un certain nombre 
de chapitres sont précédés d'un bandeau ou ruban de carmin composé généralement de 
palmettes à jour un peu empreintes du goût antique; voy. f^' 9 r*», H r®, 20 r', 25 r*, etc. 
La première de ces tètes de chapitre, f 1 r®, est un fronton en II à fleurettes de diverses 
couleurs^ mais presque entièrement effacé. 



LV. — N* 83. Les Évangiles. 

298 feuillets à lignes longues; — an 1167 ; — hauteur 236 millimètres, largeur 170; — reliure en maro- 
quin vert du xvi* siècle avec ornements dorés; au dos, une pomme de pin plusieurs fois répétée. — 
Décrit par Montfaucon. 

A la fin du premier évangile (f^ 81, v**) est la signature du scribe à qui Ton doit ce 
manuscrit : SoXofjiàv (jidva^^oç (?) %«;{;£, et à la fin du volume une page entière que Mont- 
faucon a traduite, Palœogr,, p. 61, que le Cotai. BibL reg, a reproduite, et qui porte que 
ce texte des évangiles a été écrit par le notaire Salomon en 1167, achevé le 7 décembre 
de ladite année, dans l'île de Sicile, sous le règne de Guillaume II (le Bon). 

Sans savoir la provenance de ce manuscrit, on peut aisément remarquer que la 
grossière ornementation dont il est revêtu, participe à la fois du style grec et du style 
latin; cette disparité, qui eût pu être curieuse, si le décorateur avait eu quelque talent, 
est cependant encore très reconnaissable : le système grec est représenté par de 
moyennes initiales fleuronnées et par des bandeaux de dessin varié, le latin par de très 



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180 XIP SIÈCLE (N* 11). 

grandes initiales surchargées de lourds ornements et par de petites initiales Termillon 
intérieurement garnies de jaune, placées dans le courant du texte. 

Après une préface (IlpoXoyoç tûv Teaadtpwv gOayYEXiiDV, f" i r^) inscrite à l'intérieur 
d'une sorte de croix, accostée à sa partie supérieure de deux lions indiqués plutôt que 
dessinés à la plume, i^ient la lettre d'Eusèbe à Carpianus entourée d'une bordure de 
pois et de zigzags jaunes, rouges, bleus, verts et commençant par un A fleuronné; puis 
une concordance des évangiles (f^* 2-6) placée sous une suite d'arcades qu'on ne peut 
comparer pour la grossièreté qu'aux mauvais manuscrits latins du xi* siècle. 

Au î" 8 r^, commence Tévangile selon saint Matthieu, par deux lignes de titre en 
lettres capitales (EOayyéXiov o^v 6e$ toO àyiou.,.) contenues dans un trivial bandeau, le 
tout en vermillon, et suivi d'un grand B initial (^iSXoç) formé, comme dans les ma- 
nuscrits latins du même temps, de deux panses terminées en rinceaux qui s'enroulent 
intérieurement et ressortent en ramages blancs sur un fond de couleurs épaisses, rouge 
ou bleu. Ce grand B est accompagné sur toute sa hauteur de quatorze lignes d'écriture 
capitale reproduisant le commencement du texte de saint Matthieu. 

En tête des évangiles de saint Marc et de saint Luc, sont deux initiales moins 
importantes, mais du même goût, et précédées aussi d'un grossier bandeau en ver- 
millon. Il n'y a, en tète de saint Jean, qu'une simple torsade de carmin; mais cet évan- 
gile (f*" 215 v°) et celui de saint Luc (f" 133 v*") sont précédés d'une représentation de 
l'évangéliste assis et écrivant, toutes deux dessinées et peintes avec la dernière bar- 
barie. Les bandeaux, nattes, torsades, qui viennent d'être mentionnés, sont principale- 
ment aux r»» 81, 82, 131, 271, 272, 280, 285, 287 et 288 à 298. 



LVI. — N" 11. Job, proverbes, etc. 

455 pages & lignes longues; — année 1186 ; — hauteur 26 centimètres, largeur 19; — reliure en maroquin 
rouge aux armes de France et aux deux L de Louis XIV. 





FiG. 82(P>179;. 



Ce volume est composé de deux parties, dont la pre- 
mière (p. 1 à 265), est la seule à qui s'applique la date 
àb 1186; l'autre est du xiii* siècle et sans ornement digne 
de mention. Dans la première partie, sont de moyennes 
initiales fleuronnées et trois bandeaux ((^'113, 139, 179) 
dont le premier et le dernier à rinceaux. Les uns et les 
autres, bandeaux et initiales, sont exécutés à l'encre noire 
avec une certaine élégance, et surtout avec une grande 
sûreté de main. Petites initiales carmin sur les marges. 



FiG. 83(f 102). 



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XII* SIÈCLE (N<»41, 51, 189). 181 

LVII. — N* 41. Psautier. 

190 feuillets à lig^nes longues; — xii* siècle; — hauteur 92 millimètres, largeur 72 ; 
reliure du xvi* siècle en maroquin. 

Très petit Yolume, orné, dans son parcours, d'initiales, d'intitulés et de passages 
entiers en lettres d'or. Il contient, en outre, une foule d'initiales peintes et dorées repié- 
sentant : soit des lettres nattées qui rappellent le goût carolingien (î^* 15, 29, 44, 54, 55, 
56, 65, 87, 176, 181, 184, etc.), soit une main bénissante (c'est la forme ordinaire de 
r€;voy. 10, 29, 64, 99, etc.), soit des animaux (19, 69, poissons; 20, 34,72, 83, 
oiseaux, etc.), soit des saints in génère^ c'est-à-dire sans individualité, les uns en pied et 
isolés (2^ 3, etc.), d'autres également en pied, mais par paires (1, 89, 137, 140), d'au- 
tres représentés en buste dans des médaillons circulaires, soit enfin, de petits sujets, 
tels que : la circoncision d'un enfant (f' 40) ; un homme nu, recevant un habit (47) ; 
deux gardes devant une porte (53) ; un jongleur (59) ; une femme portant un fardeau sur 
la tête (87); un esclave portant sur la tête un cerf (103); des archers (130, 161); des 
enfants nus grimpant aux arbres (135, 156). Toutes ces figures sont, du reste, fort 
grossières. 



LVIII. — N^ 51. Les Évangiles. 

240 feuillets à lignes longues; — xii« siècle; — hauteur 302 millimètres, largeur 222; 
reliure aux initiales du roi Charles X et à la fleur de lis. 

Décoration uniforme, assez grossière, en tête de chaque évangile, ainsi composée : 
!• Un argument, Oice^Oeatc, d'une page, entièrement écrite en minuscule carmin, ainsi 
que la table des chapitres qui vient à la suite ; 

2« Sur le verso en regard de la première page du texte, une grande miniature a 
pleine page représentant l'évangéliste. Ce personnage, largement gouache sur un fond 
d'or, siège sur un fauteuil, dans l'attitude de la méditation, ayant un codex ouvert sur 
ses genoux, un calamus en main et un pupitre ou lutrin devant lui. Ces figures ne man- 
quent pas de caractère, surtout celle de saint Marc (f* 70 v*»), à l'oreille duquel voltige 
une colombe; les sièges, les formes, les lutrins, offrent des détails intéressants : par 
exemple, le lutrin de saint Jean a pour support un aigle sculpté, peint en rouge, qui 
tient l'encrier dans son bec ; toutes ces peintures d'ailleurs, comme nous l'avons dit, y 
compris les bordures qui les encadrent, sont rudes et grossières. 

3* Chaque évangile commence par un haut de page ou bandeau d'or, chargé de 
rinceaux ou fleurettes, après lequel vient le texte évangélique commençant par une 
moyenne initiale d'or, ornithomorphique. Cette décoration accessoire n'est pas moins 
lourde et barbare que le reste. 

Les premiers feuillets du manuscrit manquent, et avec eux rûicoÔEat;, la table des 
chapitres et le portrait qui se rapportaient à saint Matthieu. 



LIX. — N* 189. Les Évangiles. 

387 feuillets; — xn* siècle; — hauteur 322 millimètres, lai^ur 235; — reliure en maroquin rouge 
aux armes de France et à Tinitiale du roi Henri IV. 

Manuscrit à peu près disposé comme le précédent, mais beaucoup plus beau, pour 
les ornements comme pour l'écriture. Le texte, tracé au centre de la page, est entouré 



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i82 \W SIÈCLE (N* 284). 

d*une glose en caractères plus petits. Les intitulés commençant quelques chapitres, 
ainsi que de petites initiales simples placées sur les marges, sont en bel or brillant 
appliqué sur carmin. Chaque évangile commence par la représentation de révangéliste, 
peint à pleine page sur fond d'or, et par un joli cadre parallèle grammatique chargé de 
fleurettes élégantes. Les quatre évangélistes sont très médiocres et comme dessin et 
comme peinture ; assis dans l'attitude de la méditation et enveloppés, comme à l'or- 
dinaire, de longs vêtements drapés, ils n'offrent rien de particulier à observer dans leur 
personne. Quelques détails seulement ont de l'intérêt : ce sont surtout les quatre tables 
à écrire garnies d'un rebord et servant de base au pupitre ou lutrin, qui sont couvertes 
de tous les instruments nécessaires au scribe (0°' i i , 93, 206 et 315), savoir : écritoireà 
deux cases pour l'encre noire et l'encre rouge, couteau recourbé, poinçon, porte-crayon, 
éponge, calamus, compas d'acier à virole, brunissoir en forme d'ancre (93, 206) ou 
en dent de loup (1, 315), grattoir, ûoles diverses et une petite chaînette d'argent (1,93, 
206) que nous avons déjà observée au n* 74 (ci -dessus, n* xixu, p. 135). On doit remar- 
quer encore ^ dans ces quatre peintures l'armoire à livres, grande ouverte (1 v<»), ou 
fermée au crochet (206, 315), l'évangile de saint Luc écrit sur un volumen- déroulé (206), 
un fauteuil et un escabeau en bois de marquetterie (1 , 93). 




LX. — N° 284. ÉVANGÉLIAIRE. 

269 feuillets à deux colonnes. — xii* siècle; — hauteur 295 millimètres, largeur 230; 
belle reliure grecque du xv* siècle. 

Ce volume commence par trois feuillets d'extraits des évangiles 
du même temps et dans la même disposition que le reste du manus- 
crit, mais qui sont là seulement comme feuillets de garde. Le texte 
ne commence réellement qu'au f* 6 r^, par les fragments de l'évan- 
gile qui se lisaient à la fête de saint Théodore, et dont le titre est : 

Ld66aTov icpÛTOv tOv vyjOTEiûv xal |xvi^[Ji>) toO àyCou (xdipwpoç Beodc^- 
pou = Sabbatvm primum jejuniorum. etc. 

Il est écrit en grandes capitales d'or, et entouré d'un cadre très riche 

et très élégant de rinceaux à fleurs naturelles sur fond d'or. Cette 

FiG. 84 (f* 111). bordure quadrilatérale est bordée elle-même d'un ruban de carmin 

relevé de losanges blancs. Au sommet de toute cette peinture, le long 

de la ligne supérieure du quadrilatère, sont plantés quatre pieds d'arbustes fleuris qui 

1 . Kous avonseu ci-dessus (par exemple p. 122-23) des exemples de ces manuscrits riches en renseignements 
sur l'art du calligraphe. — Il y en a un remarquable dans le catalogue des manuscrits de Turin (1749, in-f*, 
1. 1, p. 92) publié par le bibliothécaire Joseph Pasini et ses collègues. Il est fourni par le manuscrit grec n** XX 
(le fonds de Turin en compte 331) qui est un commentaire du xi* siècle sur les évangiles, orné de peintures 
des quatre évangélistes que les rédacteurs du catalogue ont fait graver (sur bois ; grossièrement) en faisant 
observer Tintérèt des détails qu'elles présentent pour l'art d'écrire : In prima tabeUa notanda est mensa 
binis loculamentis distincta, in quibus volumina involuta antiquorum more et lâgena atramentaria repo- 
sita. Super mensam vero circinus et cuUri habentur ad scindendam chartam, et normœ ad lineas du- 
cendas, cum theca ia qua hœc omnia reponi solita» Âd mensee latus columna est instar cochleœulversari, 
attoli ac deprimi possit, cui afAxus abaculus ad legenda volumina supra ipsam explicanda accommodatus. 
In reliquis vero notanda prœter hœc sunt antiqua volumina fasciarum instar explicita, modo super parvum 
abacum, modo super genua evangelistarum, modo convolula suisquc funiculis ligata. — Le volume se ter- 
minait par une note relative à sa reliure : 'Avsxaiv^oOTi xal iaxoLx^H ^ pf6Xoc... = Renova tus et com- 
pactus est hic liber manu mea miserrimi peccatoris Ghristoduli atqne PFeefecti per eoncursum episcopi 
Theoriani mense aprili anno 6767 nimirum anno Ghristi 1259. 



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XII* SIÈCLE (N* 300). 183 

ressemblent à des reines-marguerites, entre lesquelles voltigent deux petits oiseaux de 
proie. 

Les deux feuillets qui précèdent (f^ 4 et 5) sont blancs au recto et occupés au verso 
par une peinture qui couvre la page entière. Au P 4 v% c'est un porche à trois arcades 
cintrées, celle du milieu plus haute que les deux autres; chaque arcade est surmontée 
d'une coupe hémisphérique surmontée d'une croix ; l'édifice, dans son ensemble, est des 
plus sommaires, n'étant qu'un tracé de lignes rouges ou vertes encadrant des panneaux 
dorés. Au r> 5 v^, était un saint Marc assis devant un pupitre, le calamus en main, autre- 
fois peint sur un fond d'or bordé de fleurettes ; mais la peinture s'est écaillée et a com- 
plètement disparu; il ne reste du personnage que le contour marqué en blanc sur le 
fond d'or. 

Les autres chapitres dont se compose le volume sont, comme le chapitre premier, 
décorés d'un fronton ornementé, mais beaucoup plus simple. Au f" iH (fragm. pour la 
fête de Saint Siméon stylite), c'est un fronton en II, orné sur chaque 
montant d'un médaillon à fleurettes, et entièrement d'or, ainsi que les 
cinq lignes d'écriture minuscule consacrées au titre. Dans le resle du 
volume (r** 61, 174, 221, etc.), il n'y a plus que de simples quadrilatères, 
ou bandeaux, en carmin. 

En tète du premier extrait (f^ 6 r®), est une grande initiale (T,haut. 
5 centim.) fleuronnée, articulée, de couleurs diverses et aux contours 
d'or, et en tête de celui qui commence au f" 1 i 1 , un moyen T d'or d'une 
élégante simplicité (fig. 84). 

Ce volume a été l'objet, au xv* siècle, de soins attentifs et éclairés. 
Les feuillets 14 et 45 se trouvaient alors, à ce qu'il paraît, fort endom- 
magés par suite de quelque accident. On les a recopiés sur deux feuillets 
de papier, en imitant le mieux possible l'ancienne écriture et l'on a rap- 
porté sur cette copie une initiale et un bandeau d'or qui paraissent pro- 
venir du feuillet primitif et se trouver à la place qu'ils y occupaient. 

En outre, le volume a été, probablement à la même époque, revêtu 
d'une riche et très intéressante reliure. Elle est en ais de bois recouverts 
de maroquin noir sur lequel sont imprimés des fers orientaux d'une 
grande élégance : l'un des plats est orné de ces gracieux entrelacs qui 
ont servi de modèle aux grands relieurs de la Renaissance, ceux des 
rois et de Grolier; l'autre est couvert d'une quarantaine de médaillons 
disposés par bandes et qui ont pour motif les portraits des quatre évan- 
gélistes. Cet ouvrage parait être un spécimen qui nous a été conservé, 
et qui est peut-être unique, de ce qu'était l'art de la reliure en Grèce au moment de 
la conquête ottomane ou très peu de temps après. 



MM^ 




msm 



Fie. 85. 



LXI. — N^ 300. ÉVANGÉLIAIRE. 

128 feuillets à 2 colonnes; — xii* siècle; —hauteur 268 millimèlres, largeur 208; — reliure en maroquin 
rouge aux armes de France, avec la fleur de lis au dos, xvn* siècle. 

Ce loanuscrit n'a plus ni commencement ni fin. Les nombreux extraits dont il se 
compose Qnt tous en tête, à la marge, de grandes initiales (6 à 8 centim.) à fleurons 
mêlés de fruits qui ressemblent à des grappes de raisin ou plutôt à des pommes de pin. 

Toutes sont largement dessinées à la plume, puis coloriées en vermillon et en vert. 



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184 XII* SIÈCLE (N« 331). 

Petites initiales vermillon, simples, dans tout le cours du volume. Au (^ 127 r**, le cha- 
pitre commence par un fronton en II, représentant assez bien un portail d'église sou- 
tenu par deux colonnes et surmonté d'un clocher, dans le sommet duquel une lampe 
serait suspendue. Ce dessin grossier donne assez bien l'idée d'une église chrétienne 
barbare, en bois sculpté, peinte en rou^e et vert. 



LXII. — N* 331. Office ecclésiastique. 

200 feuillets à lignes longues ; — xii* siècle; — hauteur 246 miUim&lres, largeur 176; — reliure en veau 
avec les initiales (L.-P.) du roi Louis-Philippe, au dos. 

Beau manuscrit dont le commencement est mutilé et la fin perdue. Il est orné, d'un 
bout à l'autre, de moyennes et petites initiales sobrement, mais élégamment fleuronnées, 




FiG. 86 (o). 






FiG. 87 (e), 



FiG. 88 (ô». 



Fie. 89 (6\ 



FiG. 90 (i*). 



toutes d'or. La première, un K (Kupis t{, au psaume 3), est anthropomorphe, mais le 
personnage nimbé, qu'elle représentait, est presque entièrement efifacé. En tète des diffé- 
rents fragments dont le volume se compose, est une ligne ondée, quelquefois d'or, ter- 
minée par un petit feuillage d'or à ses deux extrémités. 

Vers le commencement du volume, ^^2 r^, se dessine un large bandeau quadrangulaire, 
presque carré, dont le fond est formé d'un semé de petits polygones 
alternativement bleus et verts, sertis d'or et disposés en quinconce. 
Le point central du carré est percé d'une ouverture quadrilobée dans 
laquelle est inscrit, en capitales d'or, le titre du livre qui commence 
à cet endroit : 'Apy^ aùv BeÇ toO éfpOpou. Tô Tptadcytov tô iràTsp ifjfiûv. 
ôd$a év ûî|/((noiç Bsç x. t. X.; cette ouverture est entourée circulaire- 
ment de huit médaillons d'or encadrant chacun un portrait : 1^ au 
sommet, le Christ; V à sa droite, la Vierge; 3"* à sa gauche, saint 
Jean, dont le nom peut se lire encore; puis, dans la partie infé- 
rieure, cinq personnages dont les noms sont entièrement effacés. Les figures aussi le 
sont si complètement, qu'on n'y aperçoit plus la moindre trace de peinture; il ne reste 
que des parties du croquis primitif qui lui servait de dessous, et dont les contours fertnes 
et justes font regretter l'extrême détérioration de cette belle page. 

Le livre suivant, intitulé 'Ap^^ oùv 6e4) ëoirepivûv {>(av(i>v, est précédé d'un bandeau 
divisé en sept petits compartiments quadrilatéraux contenant chacun une fleurette 
{{° 113 r*»); et huit feuillets plus loin (121 r"), un autre livre, 'Apx^ tOv ùpôv tî;; 
vuxTo;..., commence par un fronton en II à fond d'or, chargé de fleurettes. 




FiG. 91. 



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XII* SIÈCLE (N- 501, 5il). 185 



LXIII. — iY 501. Saint Basile, Homélies. 

239 feuillets à 2 colonnes; — xn* siècle; — hauteur 344 millimètres, largeur 240; — vieille reliure en 
peaii noire ayant sur chaque plat des ornements gaufrés, notamment une légère fleur de lis aux quatre 
angles ; plus cinq clous, savoir : au centre, un bouton circulaire, et aux angles une épaisse fleur de lis, 
en cuivre ciselé. 

Ce volume contient, en tèle de chaque chapitre, un bandeau fort simple, composé 
d'une barre de carmin, renflée en certains points de manière à former, surtout à ses 
extrémités et à son centre, des boules et des perles ; après quoi vient une moyenne 
initiale fleuronnée ou feuillagée, également de carmin. Mais pour l'homélie par laquelle 
s'ouvre le volume, la décoration est plus importante : elle se compose d'un fronton 
en n sur les montants duquel s'élèvent deux vases de fleurs, de forme haute et svelte, 
qui semblent en lapis-lazuli, c'est-à-dire qui en ont la couleur et qui se détachent, ainsi 
que le bouquet qu'ils contiennent et quelques ramages fleuris qui s'y mêlent, sur le 
fond d'or que forme le II. Ce bouquet en question ne parait pas être de fleurs natu- 
relles ; il semble être plutôt un œillet ou un cactus de pure fantaisie. L'initiale qui com- 
mence le texte à la suite de ce bandeau, fort riche autrefois et bien effacé aujourd'hui, 
est aussi un n (icftaa ypacpi^...) qui représente un jongleur tout nu se jouant au sommet 
de deux colonnes, les mains posées sur l'une, les pieds sur l'autre ; la base de chaque 
colonne est une tête de lion et la colonne une série de fleurons articulés, peints en or 
et couleurs diverses. 



LXIV. — N^ 541. NicÉTAS, Commentaire sur Grégoire de Nazianze. 

4S7 feuillets à lignes longues; — XH* siècle; — hauteur 29 centimètres, largeur 20, épaisseur 10; — 
vieille reliure en maroquin noir, aux plats couverts d'ornements gaufrés parmi lesquels se retrouve une 
petite fleur de lis exactement de la même forme que celle du manuscrit précédent, n** 501. 

L'ornementation de ce volume commence dès le verso du feuillet de garde par une 
représentation de Grégoire de Nazianze. Le saint est assis sous un riche portique et 
parait écrire auprès d'un volumen déroulé sur un pupitre. Malheureusement celte pein- 
ture est si complètement écaillée et tombée, qu'il n'en reste plus de visible qu'une 
épaule du personnage, oii l'on voit qu'il était vêtu d'une robe bleu clair à parements 
d'or. Le fond est d'or et le portique, dans son entier, forme une arcade cintrée, à trois 
lobes, soutenue par quatre colonnettes accouplées deux à deux et somptueusement 
dorées et peintes. Au sommet, deux paons becquetant des épis d'or. Dans le courant du 
reste du volume, chaque discours (ils sont au nombre de seize) est précédé d'un ban- 
deau d'or chargé de rinceaux et de fleurettes naturelles de couleurs diverses, géné- 
ralement d'azur, mais parfois relevées de vert et de rouge. Cette décoration est riche 
et variée, mais elle n'a pas l'élégance grecque et d'ailleurs elle est exécutée d'une main 
inhabile et timide. Chaque bandeau est suivi d'une moyenne initiale à fleurons, articulée, 
peinte et dorée, en harmonie avec le bandeau. Trois autres grandes peintures décorent 
ensuite ce volume, ou plutôt le décoraient, car elles sont en grande partie détruites. 

Voici ce qui en subsiste : 

Au f" 9 r<>, à la suite du discours de saint Grégoire sur le jour de Pâques, est la 
scène de la résurrection de Lazare. Jésus, au milieu de la scène, tire par un bras 
Lazare, qu'une femme soutient sous les épaules. Cette femme, probablement une des 
sœurs du défunt, est enveloppée de la tête aux pieds d'une robe écarlate à parements 

24 



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186 XIP SIÈCLE (iV 543). 

d'or. Derrière Jésus se tiennent, debout, un homme et une femme couronnés, vêtus aussi 
de pourpre et d'or, qui paraissent être un empereur et son impératrice. Au-dessus, dans 
le ciel, voltigent deux anges portant chacun une lance, celle qui a percé le flanc du cru- 
cifié et celle au bout de laquelle est l'éponge trempée de fiel. 

Au f* 85 v", en regard de celui où commence l'homélie sur la Pentecôte» est une 
grande composition qui représente les douze apôtres assis sur un banc circulaire dominé 
au loin par de hautes tourelles et ayant au-dessus de leurs tètes, nimbées, un ciel d'où 
s'échappent douze fusées, figurant des rayons célestes. Ils sont enveloppés de longues 
robes et d'amples manteaux ; leurs pieds sont chaussés de sandales. Au centre et au* 
dessous d'eux est un personnage vêtu d'un costume plus moderne (une ample robe verte 
à parements d'or serrée au corps, un manteau écarlate agrafé sur la poitrine par une 
broche, une couronne d'or sur la tête, sans nimbe, et des chaussures de même couleur 
que le manteau), qui tient les bras étendus pour dérouler aux yeux du spectateur un 
long volumen. Il nous semble que c'est l'empereur montrant le "kàyoç de saint Grégoire. 
Par malheur cette peinture est horriblement écaillée, mais ses débris attestent encore 
une main sûre et rapide. 

Auf^ieSv^' est la sainte famille. Cette peinture, plus importante que les deux précé- 
dentes par l'espace qu'elle occupe (20 centimètres de hauteur), comme par le soin avec 
lequel elle est traitée, est disposée comme les précédentes scènes de la Passion que 
nous avons déjà vues. Au centre, la Vierge habillée d'une robe verte et enveloppée de la 
tète aux pieds dans un manteau brun ; à son côté l'enfant reposant dans une crèche 
pourpre à filets d*or, derrière laquelle apparaissent les têtes du bœuf et de l'àne. Les 
rois mages (on en distingue encore deux) s'agenouillent devant elle. Au bas de la scène, 
deux femmes lavent l'enfant dans un bassin d'or; et Joseph se tient avec sa pose médi- 
tative, assis, le menton appuyé sur la main. Au dehors, au-dessus du rocher qui enclôt 
la scène, sont quatre personnages ailé» qui représentent la milice des anges (Luc, II, 13) 
battant des mains, et un jeune berger qui, coiffé d'un chapeau rouge, sonne de la trom- 
pette. Malgré son état d'extrême détérioration, cette peinture, presque entièrement 
exécutée avec trois couleurs, rouge, brun, vert, porte encore, par l'harmonie de la com- 
position et la pose élégante des figures, surtout la Vierge, la nourrice et Joseph, des 
traces d'un grand style. 



LXV. — N** 543. Saim Grégoire de Nazianze. 

357 feuillets à 2 colonnes; — xii* siècle; — hauteur 256 millimètres, largeur 196; — reliure en maroquin 
rouge aux armes de France, avec fleur de lis au dos. ^ Reproduit partiellement par Labarte et 
Silvestre. 

Ce volume contient seize discours de Grégoire, précédés de préfaces ou arguments 
qui occupent les vingt-deux premiers feuillets et oii l'on trouve déjà pour ornements 
des intitulés en minuscules d'or, de riches initiales et au haut de la première colonne 
un bandeau carré tout fleuronné et doré. 

Viennent ensuite les discours. Chacun d'eux est précédé d'une miniature à pleine 
page occupant le verso d'un feuillet et le texte qui vient à la suite, au recto suivant, 
commence par une page dont la partie supérieure est remplie par un fronton, tantôt en 
carré plein, tantôt en forme de n, tantôt en carré évidé au centre ou sur un côté, mais 
toujours uniformément composé d'un fond d'or sur lequel sont peintes en brillantes 
couleurs des fleurettes agencées avec un goût charmant et une variété infinie (voy. dans 
Silvestre, ci-après au f» 102). Ce fronton quadrangulaire est souvent orné d'oiseaux ou 



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XIP SIÈCLE (N» 543). 187 

de petits quadrupèdes ; ainsi le premier (au i^ 24 r"") est surmonté d*une fontaine, au- 
deirant de laquelle s'élève une croix et où se désaltèrent deux paons, deux échassiers 
bleus et deux autres oiseaux peu distincts ; la fontaine est soutenue par une traverse 
aux deux extrémités de laquelle sont appendus deux vases très riches ; plus loin, au- 
dessus d'autres frontons, on trouve deux perdrix (f* 60), deux perroquets (f* 198), deux 
oies(f'» 314), etc. (voy. f*' 28 et 214). Le courant du texte est orné de petites initiales 
d'or sobrement fleuronnées, mais l'initiale des tètes de chapitre, c'est-à-dire commen- 
çant chaque discours, est une moyenne initiale articulée, à fleurons d'or et de couleurs 
diverses, exécutée avec toute l'élégance et la richesse imaginables. De plus, celles 
peintes en tête du premier et du second discours dépassent de beaucoup l'importance 
de celles qui suivent ; au lieu d'être seulement fleuronnées, elles sont anthropomorphes 
et la deuxième (un z formé de trois personnages : saint Grégoire bénissant un disciple 
sous le regard de Dieu, f** 28 r°) est un petit chef-d'œuvre en ce genre*; la première 
qui était en A ('AvaaràffEwç) n'est plus guère distincte, les couleurs s'étant écaillées. On 
trouve aussi au f* 117 v® un X capital au centre duquel la Vierge et l'Enfant, très jolie 
lettre, en dehors de laquelle sont deux adorateurs. 

Revenons aux miniatures à pleine page qui occupent le verso du feuillet précédant 
chaque discours. Comme elles sont l'illustration du texte placé en regard, j'indiquerai 
d'abord le sujet de ce dernier. 

F« 23 r"*, Aôyoç à (1 de l'imprimé) : In sanctum pascha et in tarditatem suam (Oratio 
habita in an no 362) « Resurrectionis dies faustumque principium... »> Conformément à 
ces premiers mots du discours, la miniature, divisée en deux scènes, représente danà sa 
partie supérieure le Christ ressuscitant les morts, H AN A — STASIS comme il est 
écrit; il est placé un peu au-dessus du sol, enveloppé d'une gloire elliptique d'azur et 
vêtu d'une longue robe de pourpre, dont le pan voltige derrière ses épaules comme une 
aile ; devant et derrière lui sont plusieurs tombeaux ouverts d'où sortent des rois cou- 
ronnés et d'autres personnages magniflquement vêtus, en tète desquels figure Gré- 
goire, son discours en main, et paraissant servir d'introducteur aux autres auprès de 
Jésus. Celui-ci se penche vers un vieillard qu'il tire à lui de sa main droite, tandis que 
de sa main gauche il tient une longue croix noire à trois croisillons. Au milieu de la 
scène inférieure Vbst Grégoire en habits pontificaux, debout sur un tréteau à trois mar- 
ches; à sa gauche se tient une foule de bourgeois, la plupart coiffés d'un vaste bonnet 
blanc; à sa droite, un vieillard sort d'un édifice en tenant de la main gauche un codex 
et en s'appuyant de l'autre main sur une longue canne ; ce vieillard, semblable à 
Grégoire, nimbé comme lui et vêtu à peu près de même, est son père, nommé aussi 
Grégoire et qui occupait avant lui le même siège épiscopal. 

Le fond de chaque scène est d'or. De plus, elles sont toutes appliquées sur un fond 
doré assez large pour former un cadre de deux centimètres de largeur régnant autour 
de chacune d'elles. Cette disposition se reproduit identiquement dans tout le volume. 
Les grandes peintures sont toutes divisées en deux scènes superposées, hautes de 
o2 millimètres, larges de 68, et appliquées sur un cadre total qui en compte 124 sur 167. 
La bordure d'or qui entoure chstcune d'elles est couverte d'un semis de fleurettes de 
toutes couleurs, auxquelles, dans la première peinture seulement (f^ 23 v°), se mêlent 
des fruits et des animaux. Les personnages, hauts de 3 à 4 centimètres, ne sont pas sans 
mérite ; le dessin en est facile, naturel, souvent très expressif, et les couleurs fraîches et 
brillantes, mais malheureusement écaillées, comme toujours, en beaucoup d'endroits. 

F"* 27 v"^. Discours 2 (45Me Timprimé) : In sanctum pascha. Habita Arianzi anno 385. 
Grégoire, dans ce discours, entre en matière par le récit d'une vision qu'il s'attribue et 

1. Gravé en vignette, mais négligemment, dansLabarte, Hist. des arts indust., t. III, p. 78. 



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188 XII* SIÈCLE (N« 543). 

dont le modèle lui est donné, dit-il, par celle d'Habacuc, au chapitre 2 : « Ego quoque 
cum ipso hodie quasi e specuio diligenter observabo. Et steli ac speculatus sum. Et ecce vir sedens 
super nubes cUque hic perquam sublimis ; et faciès ejus vt fades angeli ; et amictus ejus ut 
spîendor fulguris discwrentis; et extulit manum suam ad orientem et clamavit voce magna; 
vox ejus ut vox buccinœ; et in circuitu ejus quasi miUtitudo cœlestis exercitus, et dixit : Hodie 
salus mundi Chrisius surrexit ex mortuis ; simul surgite. » La peinture en regard est le com- 
mentaire ou plutôt la mise en action de ces paroles. Aux deux angles de la scène supé- 
rieure, debout parmi les rochers {ascendam super petram, avait dit Habacuc, ii, i) se 
tiennent, d*un côté Grégoire, aisément reconnaissable parce que dans chaque scène il a 
les mêmes traits et le même costume; de l'autre, un homme jeune et beau, nimbé comme 
Grégoire, portant comme lui une pancarte à la main, vêtu d'une longue robe bleue et 
paraissant être le prophète Habacuc. Grégoire est un grand vieillard aux traits réguliers 
et pleins de douceur, tête chauve, épaisse et longue barbe blanche. Il porte pour vêtement 
l'aube blanche, chasuble violette, étole blanche ou dorée ornée de trois larges croix 
noires, une sur chaque épaule et une sur la poitrine et les manipules aux poignets. 



Fie. 92 (r» 27). 

Entre eux deux, mais au-dessus de la terre, l'Ange annoncé dans la vision se détache 
sur une étoile d'azur à huit pointes inscrites dans un cercle d'azur. Sur l'espace qui 
sépare l'étoile du cercle, se meut l'armée des autres anges, peu nombreuse puisqu'on 
n'en distingue que huit, mais charmante par la grâce des figures et des attitudes. Tous 
ont la chevelure flottante retenue sur le front par un ruban blanc et vêtus de longues 
robes vertes ou roses. L'Ange principal levant la main droite par un mouvement plein 
de noblesse et tenant aussi une pancarte dépliée dans sa main gauche, ressemble au 
dieu Phœbus; il porte la même robe que dans la peinture du P 23, robe « couleur de 
foudre » suivant l'expression de Grégoire qui n'est qu'une réminiscence du prophète 
Naùm (il, 4), et à ses épaules sont attachées deux longues ailes, noires par-dessus, écar- 
lates en dessous. 

Dans la miniature inférieure, quatre tombeaux ouverts d'où surgissent de petits êtres 
humains, demi-nus, dans l'attitude de la surprise et de la joie, et au milieu de la 
scène un ange dans les airs, ailes déployées, qui tire d'un cercueil brisé le corps d'une 
femme qu'il enlève au ciel. 

F** bi v"", Discours 3 (44*) : In novam dominicamy 16 apriL,p. 383^ mecc(eiia S. Mamantii 



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\IV SIËGLË (N' 543). 189 

prope NaTiianzum. Ce discours dont la fin contient la jolie description du printemps que 
nous avons remarquée au n^" 533, est surtout relatif aux Encœnia (Al éYxa{viai), c'est- 
à-dire aux fêtes célébrées pour la dédicace d'édifices ou d'objets nouvellement consacrés 
au culte. Dans la partie supérieure est une jeune adolescente entourée d'une foule 
d'hommes (Virgines omniaDeo offerte, § 8 du discours) et présentant au Christ l'index de 
sa main droite afin d'y recevoir l'anneau nuptial. Le Christ, celte fois sous son extérieur 
habituel (nimbé, barbu, figure longue à cheveux blonds flottants, tunique rose, manteau 
bleu, un volumen à la main gauche), est placé debout dans un édicule, au toit duquel 
sont suspendus des voiles de pourpre, suspendus de même par les autres coins à des 
édifices voisins. — Miniature de la partie inférieure. Elle représente une consécration 
faite par saint Grégoire. Il est dans l'intérieur d'une église dont on a la vue par une 
coupe transversale qui montre très bien ses trois nefs peintes; d'un côté ses prêtres à 
barbe blanche, de l'autre ses jeunes lévites, dans leurs costumes ecclésiastiques, l'en- 
tourent au moment où il s'agenouille pour entourer d'une bandelette blanche et rouge le 
pied d'un lutrin de marbre vert placé sous un dais ou ciborium à quatre colonnettes, 
bleu. 

F"^' 59-60, Discours 5 (15*): In laudem Machabœorum ; circa annum 373. Les deux 
scènes, supérieure et inférieure, représentent les divers supplices que subissent les sept 
jeunes martyrs, Machabées : les flammes, la roue, le sac dans lequel on enferme un 
d'entre eux et les ongles de fer avec lesquels on déchire un autre. Plusieurs bourreaux 
en tunique rouge ou bleue. Paysage grossier représentant des montagnes arides et 
tourmentées sur lesquelles fleurissent jusqu'au sommet de petites fleurs très minutieu- 
sement faites. C'est un peu le paysage chinois. En même temps, les personnages per- 
dent beaucoup de la valeur qu'ils avaient dans les peintures précédentes et %ont même 
fort négligés. Ils semblent être cependant de la même main. 

F« 87 \<», Discours 6 (24*) : In laudem s. martyris Cipriani (anno 379). Grégoire raconte 
que Cyprien, patricien de Carthage, illustre par sa noblesse, par son opulence, par sa 
supériorité dans la philosophie comme dans toutes les autres sciences (§ vi), commença 
par le péché (viii), devint amoureux d'une noble et vertueuse jeune fille, Justine (ix), qu'il 
voulut séduire par l'aide, non d'une vieille matrone, mais des démons. Ce fut en vain : 
Virgo siiperaty dœmon superatur, Tentator adamantem accedU seque succubuisse indicat (§ xi). 
Cyprien, en tunique bleue et manteau vert, est assis, un livre en main, à la porte de 
sa maison. A la fenêtre d'une maison située vis-à-vis parait Justine, en voile et manteau 
de pourpre, la tête ornée d*un nimbe (tandis que Cyprien, en état de péché^ n'en a pas) ; 
trois homoncules ailés, tout noirs, voltigent de lui à elle et l'un d'eux est placé dans 
une sorte de bénitier en lapis, du fond duquel il se tourne vers Cyprien dans l'attitude 
d'un suppliant. Les deux maisons sont peintes et chargées de sculptures extérieures; 
celle de Cyprien paraît même porter sur une frise une inscription en lettres capitales : 
(N L R). — Scène inférieure : Martyre de saint Cyprien. a Capitis obtruncaiione martyrii 
palmam adipiscitur (§ xvi) »; le saint, en habits épiscopaux, la tête nimbée, la chevelure 
et la barbe blanchies par le temps, est à genoux au pied d'un rocher; derrière lui le 
bourreau en tunique rouge et le glaive levé. Devant cette scène est un vieillard assis 
dans un fauteuil peint en bleu et curieusement travaillé. Ce vieillard qui porte sur la 
poitrine une sorte d'éphod, et qui tient entre ses mains un feuillet sur lequel on lit le 
premier mot du discours : MixpoO, ne peut être que Grégoire. Cela est d'autant plus 
probable que sa représentation ainsi placée est bien d'accord avec ce passage du § 3 du 
même discours : Martyrum honoribu$ oblector; atque aliorum quidem certamina et vktoriœ 
sunt, coronœ autem meœ. 

F« 102 V", Discours 7 (19* dans l'édition imprimée) : De suis sermonibus et ad Juita- 
num tributorum exœquaturem; anno 374 vel 375. Les deux scènes de cette page sont les 



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190 XII* SIÈCLE (N« 543). 

mêmes qu*on a vues déjà plus haut dans le manuscrit n^ 533, mais traitées ici d*une 
raan-ière toute différente. Dans la scène du bas, saint Grégoire est assis sur le même 
fauteuil bleu qu'au f^ 87, vêtu de la même robe brune décorée sur la poitrine d'une sorte 
d'éphod, ayant à sa portée une table à pupitre, un grattoir, un encrier, et devant lui une 
foule de gens debout, bien reconnaissable pour une foule chrétienne, car chacun d'eux 
(ils sont dix) porte en main une petite croix noire ; on remarque aussi sur la poitrine 
de chacun une large pièce carrée d'étoffo jaune. Serait-ce la marque de Juifs nouvelle- 
ment convertis, marque dont l'usage aurait passé dans notre Occident? La scène supé- 
rieure représente Vè^iav^rfiç Julien, ayant devant lui cinq bourgeois qui semblent lui 
présenter leurs réclamations et qui sont convenablement vêtus de tuniques bleue, rouge 
ou verte. Le peréquateur est assis à la porte d'une maison, sur un fauteuil comme celui 
de Grégoire, mais rouge ; il est entièrement enveloppé d'une robe rose portant à la 
manche droite une sorte de brassard d'or ; il a aux pieds des chaussures bleues et sur la 
tête un bonnet hémisphérique blanc à bordure bleue. A sa droite et à sa gauche se tien- 
nent debout deux employés vêtus et coiffés à peu près comme lui, mais n'ayant au bras 
que des brassards de simple étoffe, et occupés, l'un à écrire sur un feuillet blanc, l'autre à 
tenir des balances et à peser des pièces de monnaie sur une table. Dans le lointain, on 
voit un autre employé du fisc qui amène au percepteur trois individus presque nus, pro- 
bablement des colons réfractai res. Dans la Paléographie universelle de Silvestre est repro- 
duite en chromolithographie non pas cette page de peinture, mais la page de texte 
placée vis-à-vis (103 r'' TC^ ii Tupavvl; .. â6ouX^0y) év xaipç {Jiév) qui commence par un beau 
fronton trilobé, à fleurons sur fond d'or, ajouré à son sommet de deux médaillons où 
l'on voit un lièvre se jouant dans l'herbe. 

F' 116 r". Discours 8* (38"derimp.) : In Theophania iive natalitia Salvatoris; Noël 380. 
§ I. Christus gignitur, glorificatey etc., au § x, la Création, et au xii% la Chute d'Adam. — 
Scène du haut : La Sainte Famille, même- type que celle ci- dessus n^ 75. La Vierge 
étendue dans le creux d'un rocher sur un coussin de pourpre, vêtue d'une robe bleue et 
d'un manteau noir violet qui lui enveloppe la tête, le corps et les genoux ; derrière elle, 
l'enfant dans une auge de pierre; derrière encore, le bœuf et Tàne; au premier plan, 
Tenfant tenu par une femme sur un bassin à laver, tandis qu'un jeune homme, debout, 
verse l'eau d'une amphore ; à gauche, les trois Mages agenouillés, coiffés de petits carrés 
d'or et portant des coffrets d'or dans leurs mains ; adroite, saint Joseph assis, le menton 
appuyé sur la main, exactement tel qu'on l'a rencontré déjà plusieurs fois ci-dessus, 
notamment dans le manuscrit n° 75. Au dehors, anges et bergers. La Vierge, l'Enfant et 
Joseph sont seuls nimbés. — Scènes du bas : Dieu se baissant vers Adam endormi pour 
créer la femme; Dieu parlant à Adam et Eve debout devant lui ; Adam et Eve assis sur 
uti roc, à la marge, c'est-à-dire hors du Paradis. 

F® 130 V®, Discours 9* (43* de l'impr.) : Funebris oratio in laudem Basilii magniCœsareœ 
ht Cappaàccia episcopi ; Césarée, août ou septembre 38 i . — Scène du haut : Basile mort et 
revêtu de ses habits pontificaux, un codex sur la poitrine, est couché sur un lit richement 
orné ; au-dessus de sa tête s'élève un ciborium à toiture sphérique soutenu par quatre 
colonnettes; à la tète et aux pieds du lit, deux groupes de prêtres qui portent en main 
un cierge allumé et dont Tun s'approche pour baiser les pieds du défunt. — Au bas, un 
catafalque ou plutôt un tombeau, de marbre vert, surmonté d'un ciboire de même 
forme que le précédent; d'un côté, saint Grégoire, lisant son X^yov qu'il tient des deux 
mains écrit sur un volumen; de l'autre côté, la foule qui l'admire. 

po 197 ^0^ Discours 10' (39 de l'imprimé) : In sancia lumtna, tiç Ta àyia ^tjià, dis- 
cours dans lequel Grégoire s'élève contre les ténébreux mystères du paganisme et les 
compare aux fêtes claires et brillantes du Christianisme, notamment (§§ 14-20) aux 
cérémonies du baptême. — En haut : Saint Jean baptisant le Christ, exactement la 



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XIl* SIÈCLE (N* 513). liM 

même scène qu'au manuscrit 533, f^ i54 r^, sauf qu'à droite il y a trois anges au lieu 
de deux, et sauf surtout que la présente peinture est indigne de se comparer à l'autre 
quant à l'exécution. — Au ba^ : saint Jean adressant la parole à Jésus; puis saint Jean 
instruisant la foule, en tête de laquelle est un vieillard ayant son manteau agrafé sur la 
poitrine par une large fibule carrée en or. 

F° 213 v°, Discours il* {40'' de l'imprimé) : In sanctum baptisma; 7 janyier 384. — 
En haut : Saint Jean au bord du Jourdain, baptisant les Juifs; deux de ceux-ci, complè- 
tement nus, sont prêts à entrer dans le fleuve, ou viennent d'en sortir; un troisième se 
baisse pour passer sa tunique, et n'a de nu que la moitié inférieure du corps ; deux 
groupes de personnages debout s'entretiennent, l'un à droite, l'autre à gauche du fleuve. 
Le Jourdain est représenté par un enfant également nu qui nage dans l'eau. — En bas, 
un personnage assis et lisant, probablement le discours de Grégoire qui roule sur la 
nécessité de se faire baptiser, à des hommes debout devant lui. La scène est répétée 
deux fois. Le lecteur (qui ne paraît pas être saint Grégoire) est* nimbé, vêtu d'une robe 
noire et d'un manteau violacé; sur sa poitrine, on voit une large pièce d'étoffe, carrée, 
violette; à droite, il est jeune, c'est-à-dire à barbe noire, il tient à la main gauche une 
cai\nc à pommeau sphérique ; il est assis sur une forme ou bahut, lit un codex posé sur 
la tablette d'une armoire à pupitre, et a pour auditeurs deux hommes coiffés de hauts 
bonnets blancs, l'un sphérique, l'autre cylindrique; à gauche, c'est le même person- 
nage en cheveux et barbe blancs, assis dans un fauteuil sculpté, bleu, et ayant devant 
lui trois hommes, habillés comme les précédents, de longues robes, et portant de plus, 
sur le milieu de la poitrine, sur le haut des bras et sur les flancs, cinq petits ornements 
carrés en or. 

F** 253 V*». Ce feuillet devrait contenir une peinture en regard du Discours 12* (4 4* de 
l'édition imprimée) : Ad Gregoritim Nyssenum, ann. 372. Elle manque. 

F® 260 v«, Discours 4 3* (24* de l'imprimé) : In laudem magni Athanasii episcopi Alexan- 
drini; 2 mai 379. Reproduction, sauf quelques variantes, des deux peintures du f" 430. 
Mais la bordure de la page offre un détail de quelque intérêt; c'est qu'elle se compose 
d'un ornement qu'on trouve aussi dans l'évangéliaire exécuté à Rome par Gottescalc pour 
Charlemagne et que nous avons déjà mentionné, p. 124. 

F* 288 V, Discours 44* (42* de l'imprimé) : Svpremum vale coram centum et quingun-^ 
ginta episcopis; Constantinopoli, juin 384. — En haut, une scène qui semble répondre à 
ces paroles de la fin du discours (§ xxvi) : Valete imperatoris famuli et cubicidarii; m 
quidem imperatori fidèles haudquaquam habeo certum; Deo autem magna ex parte infidi. Gré* 
goire en simples habits bruns et tête nue, mais nimbée, est debout en présence de l'em-- 
pereur vêtu d'une robe brune à bandes d'or relevées de pierres précieuses, couronné, 
nimbé, ayant sous ses pieds un coussin de pourpre et auprès de lui un scrinium cylin- 
drique fermé ; il tient de la maingauche un volumen, de la main droite un long bâton 
de couleur azurée qu'il remet aux mains de l'évêque ; derrière l'empereur, est une foule 
d'hommes jeunes et imberbes dont le premier porte l'épée impériale dans le fourreau en 
la tenant par la pointe, et de vieillards, dont quelques-uns sont coiffés de vastes bonnets 
blancs hémisphériques; d'autres, dans cette foule, ont au bras des brassards d'or, et 
pendues à la ceinture de petites aumônières triangulaires. Derrière Grégoire, est une 
foule très simplement vêtue et dont tous les individus portent sur la tête le bonnet 
hémisphérique, blanc, ordinaire. — Au bas : Grégoire au milieu des cent cinquante 
évêques. Il est vêtu de ses habits pontificaux, particulièrement d'une tunique bleue 
semée de cercles d'or, renfermant chacun une croix rouge ; les évêques sont tous en 
vêtements blancs ornés de larges croix noires. 

F** 340 V*, Discours 45 (44*de l'imprimé) : Depauperum amore; anno 373. — En haut, 
saint Grégoire instruisant la fouie. Au-dessous, saint Grégoire à la porte d'un édifice 



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192 XII* SIÈCLE (N- 545, 806). 

ayant en main sa longue canne à pommeau, et accueillant une foule de pauvres, d'in- 
firmes et de lépreux ; allusion au § vi du Discours. 

N*" 342 y"^, 16* Discours (i6* de rimprimé) : In patrem iaeerUem propter plagam gran-' 
dinis, c'est-à-dire discours prononcé par Grégoire, au nom de son père, et adressé au 
peuple de Nazianze qui, ruiné par un orage au moment de la moisson, était accouru 
chercher des consolations auprès des deux Grégoires. En haut, Grégoire Tévèque, par- 
lanty debout entre la foule et son père assis à la porte de sa maison. Le père et le fils 
sont exactement dans la même costume, une longue robe brune avec une pièce carrée 
d'étoffe violette sur la poitrine. — Au-dessous, Grégoire, une pancarte à la main, parlant 
au peuple et lui expliquant que le fléau qui Ta frappé est le signe de la colère de Dieu, 
et qu'il doit se garder du péché, seule cause de son malheur (§§ v-xix). 



LXVI. — N" 545. Saint GRÉGoniE de Nazianze. 

433 feuillets à 2 colonnes; — xii* siècle; — hauteur 325 millim., largeur 255, épaisseur 110;* 
reliure en maroquin rouge aux armes de France semée de fleurs de lis au dos. 

Très beau manuscrit contenant le recueil des homélies de saint Grégoire de Nazianze, 
au nombre de 52 ; malheureusement, celle qui termine le volume (De martyrU)u$ et ad- 
versus Arianos; orat. 35) est incomplète de la fin; elle s'arrête, et le volume avec elle, à 
dicoxExXy]... dans la phrase àorépe; oO^l vuxtI di:ox£xXY]p(0{jLévoi xal axô-xt^ = Stellœ nonnocH et 
tenebris attributœ sed justitiœ lumine reftUgentes. Le volume commence par un fronton qua- 
drangulaire évidé, contenant dans son centre, en capitales d'or, le titre de l'oiivrage et 
celui du 1*' discours (l'homélie sur la Pâque);la surface du quadrilatère est élégamment 
peinte de fleurettes éparses sur un fond d'or, mais c'est une peinture fatiguée et en 
partie détruite. Au contraire, chacune des cinquante et une homélies qui suivent est 
précédée d'un mince bandeau également d'or, semé de fleurettes toujours disposées avec 
beaucoup de goût et presque toujours d'une vivacité de coloris et d'une fraîcheur char- 
mantes. Les initiales, fleuronnées, articulées, serties d'or, sont de la tnème valeur. Un 
certain nombre de ces bandeaux conserve encore la trace du voile de soie qu'on avait 
collé au-dessus de la peinture pour la ménager (f^* 320, 412, 419, 421, 423, 424, etc.); 
on avait même poussé le soin jusqu'à voiler ainsi des initiales isolées (voy. f° 418). On 
trouve aussi dans ce volume, remarquablement calligraphié, des notes marginales dont 
l'écriture est coupée de manière à former divers dessins (voy. f*' 196, 272, 306, 317, 
322y 328), recherche bizarre dont nos manuscrits offrent beaucoup d'exemples. 



LXVII. — N" 806. Saint Jean Chrysostome. 

321 feuillets à 2 col.; — xii* siècle; — hauteur 39 centimètres, largeur 29; — reliure de maroquin, 
XVI* siècle, en mauvais état. — Initiales gravées par Montfaucon, Paléog., p. 255. 

Ce recueil d'opuscules divers de Jean Chrysostome commence, après une table des 
matières, écrite en carmin, parle traité De Sacerdotio, divisé en six livres, et continue 
par de nombreux opuscules du célèbre théologien, principalement ses Discours sur l'In- 
compréhensible et contre les Anoméens. . 

Le volume s'ouvre (f*3 r*, Ilepl UpcootSw);...) par un fronton en II à l'intérieur duquel 



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XI1« SIÈCLE (»<' 806). 193 

le titre du traité est écrit en onze lignes de minuscule chrysographiée. C'est un riche 
fronton à médaillons et fleurettes peints sur fond d'or et dans lequel les deux médaillons 
placés à la base du H portent, au lieu d'une fleurette inscrite dans le médaillon, un 
griffon ailé accroupi. Au-dessous, une grande initiale peinte (6 centim.); c'est un £, par 
où commence le texte ('Efxol (xèv iroXXoC) et dans le corps duquel est un saint Jean 
Ghrysostome debout, le bras tendu pour écrire et la pointe du calamus posée précisé- 
ment sur la lettre suivante, le [x de E\koL Le P. de Montfaucon a donné une gravure de 
cette lettre à la page 355 de sa Paléographie, mais avec peu d'exactitude. Les chapitres 
2, 3, 4 et 5 du De Sacerdotio n'ont pour en-tête que de petits bandeaux à fleurons, nattes, 
balustrades, etc., dessinés en carmin, et suivis chacun d'une initiale de même style; 
mais, par anomalie, le 6* et dernier chapitre (f" 39) commence (Kal Ta (xb èvTaOda) par 
un grand K de même hauteur que TE précédent, et très singulièrement formé d'un ser- 
pent dont le corps forme deux anneaux superposés, et dont la gueule engloutit, par la 
tête, un jeune homme placé auprès de lui. C'est le chapitre où l'auteur, ainsi que 
l'explique Montfaucon qui en donne aussi la gravure : Loquitur de pœnis inferni, Serpens 
corpm convolvens caudamque surmm 'oibrans ac hominem devorans^ literam K exprimit. 

Huit autres discours, à la suite de ce dernier, présentent de même, entête du texte, 
des initiales importantes qui toutes sont gravées par Montfaucon : 

F" 54 v^, un O (<[>ép£ d9j oi^fjiepov...) dont le savant bénédictin dit : Alibi atUem litera 
^ per palmam reprœsentatur^ quia <P in voce <ï>o{vi$ qtUB palmam significat prima est. Cette 
initiale est en efTet représentée par un palmier composé de trois grandes branches 
vertes et de deux grappes rouges, aussi agréablement peintes qu'elles pourraient l'être 
par un artiste habile d'aujourd'hui. 

F** 61 vo, un O formant un buisson, dans l'intérieur duquel un jardinier travaille à 
coups de hache : Literam O, initio homeiœ XXVIII quœ est de IncomprekensibUi ubi legitur 
01 <I>iX<kovoi iG»f ysupyûv. Agricoîa circulvm fUyridum daudens et arborem in medio positam 
emundanSf una cum circulo reprœsentat (Montfaucon). 

po 57 Y» ^ un H ("Hpxei (xév) formé de deux petits personnages debout, au sujet 
desquels Montfaucon dit : H vero cur per duos homines adversum stantes qui hinc et indé 
arreptum manibus quidpiam irahunt reprcescntetta*, non nisi ex calligraphi commento et arbitrio 
profectum videtur. Peut-être Montfaucon n'a-t-il pas assez pénétré le sens de ce joli sujet 
excellemment peint. Ce sont deux jeunes hommes qui, par le type de leur visage, leurs 
cheveux épais relevés sur le front, et coupés ras derrière la tète, leur nudité complète, 
sauf une large ceinture à dessin rouge bordée d'or et verte, serrée au corps pour retenir 
un caleçon transparent de mousseline blanche, paraissent être deux Égyptiens, comme 
était le beau palmier du f^ 54. Ce qu'ils saisissent entre eux deux chacun d'une main, est 
un sac ouvert, dans lequel ils plongent l'autre main^ probablement pour prendre des 
poignées de grain qu'ils vont semer; l'un d'eux parait attentif à la besogne, tandis que 
l'autre se détourne pour regarder le ciel, comme préoccupé de plus hautes pensées. La 
scène est bien placée, en tête du quatrième Discours, intitulé : Ilepl dbcaTaX/^Tctou, De 
incomprehensibili {Dei natura). 

Au (^ 74 r^j l'initiale E commençant Thomélie suivante (la 5*, Eiueiddv) est une lettre 
d'azur sertie d'or, élégamment fleuronnée, et ayant pour traverse une main qui tient un 
volumeh roulé et noué. 

Pour les deux homélies qui suivent dans le manuscrit, il suffira de transcrire 
Montfaucon : 

F'* 81 v% la première est un M formé de deux esclaves (égyptiens?) qui posent 
chacun un pied sur un brasier ardent. M vero singulari modo depingitur in homilia 60 quœ 
est contra Anomœos^ ubi de vinculo amoris et igné caritatis initio loquens iia orditur : MCocv Ofxtv 
dceXéxOrjv i^|{jLépav =unum apud vos diem disserui.Ht enim duo captivi, compedibus et vinculis 

25 



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19i XII* SIfcCLË (N« 823). 

constrictiy hinc et iiide alteram tibiam erigentes^ vasi in medio posito et fiammam emUtenti tmpo- 
ntmt, Uloque situ M fffi.eimt. 

F° 86, un bandeau flcuronné, azur, vert et or, suîyi d*une initiale moyenne (II) des 
mêmes couleurs et d'un beau caractère. 

F° 94 V'', un guerrier, le casque en tète et la lance en arrêt. Homilia autem 39 ad 
TfxypiUumAntiochenwn, quœsicimhoatur. [C'est la 8^ contra Anomœos, des éditions modernes ; 
Migne, t. xlvii, 768] : 'Ex iroXéfxou y^ï<i li7av:fjX9o(X£v = Ex bello beri reyersi sumus. Incircuio a 
dextra parte non clauso depingitur miles hastam vibrons, cujus bracMum cum Jiasta lineam trans'- 
versam toO E describit. 

Ici s'arrête la partie artistique de ce volume ; elle se borne ainsi à une dizaine d'ini- 
tiales des plus remarquablement peintes, toutes gravées par Montfaucon, Paléog.y p. 253. 
A partir du f* iOO jusqu'au f* 317, se suivent encore vingt-six têtes de chapitres pourvues 
d'ornements, mais banales, savoir : des bandeaux fleuronnés et ajourés, avec des initiales 
de même style, le tout en carmin, parfois dessiné avec une certaine élégance. 



LXVIII. — N° 823. — Saint Jean Cïirysostome. 

166 fcuillels à 2 col.; — \iV siècle; — hauteur 33 centimètres, largeur 26; — reliure en maroquin rouge 

aux armes et initiale de Henri IV. 

Les têtes de chapitre de ce manuscrit sont décorées, d'abord de bandeaux en balus- 
irade ou en chaîne, surtout en chaîne, puis de lourdes initiales bourgeonnées ou fleu- 
ronnées, le tout dessiné avec rudesse, quoique avec une certaine facilité, à l'encre 
ordinaire, quelquefois combinée avec un peu de carmin. Le seul ornement, dans le 
nombre, qui soit un peu remarquable, est un grand E dont la traverse est formée par 
une main qui tient la deuxième lettre du texte; ce motif se trouve au î** 31 v", 61 v**, 
86 V*, 116 V*, 152 V. Au f* 65 r", un serpent enroulé; autre au f° 71. 

Le volume contient encore vingt-cinq extraits des homélies: mais il en avait autre- 
fois 90. Il y manque les soixante-quatre premières. Un de ses propriétaires, au xv* siècle 
(qui paraît être Arsenius, archevêque de Monembasie ou Epidaure, déposé en l'an 1500), 
s'est efforcé de réparer ce déficit. Comme la 65* liomélie commençait au milieu de la 
première colonne d'un verso, il a dissimulé la fin de la 64* en collant un feuillet de 
papier blanc sur le recto et sur le haut du verso suivant ; à ce dernier endroit il a peint 
ou fait peindre une petite gouache représentant saint Jean Chrysostome. Le saint est jeune, 
barbu, nimbé, vêtu d'une robe noire, d'un manteau rouge, de pantoufles noires, et il 
porte une petite croix d'or suspendue au cou. Il est assis dans un vaste fauteuil semi-cir- 
culaire, écrivant sur un volumen, et placé à portée d'un meuble du milieu duquel s'élève 
un pupitre qui supporte un codex déployé. Ce codex est maintenu ouvert par deux fils à 
plomb formant un système de sinets. Sur la table, sont un couteau à lame recourbée, 
une écritoire et un paquet de volumina liés ensemble. Un autre paquet semblable remplit 
une corbeille placée aux pieds de l'écrivain, et dans le flanc du meuble est percée une 
baie à deux arcades où reposent un flacon d'encre vermillon et un flacon d'encre 
noire. 



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XII- SIÈCLE (N* 858, 6^6, 6î9j. 195 



• LXIX. — N' 858. DiADOCHus, définitions. 

306 feuillets à lignes longues; — xii* siècle; — luiuteur 296 milUmètres, largeur 226; — reliure 
en maroquin rouge aux armes et initiale de Henri lY. 

Volume assez abondamment orné, mais avec peu de talent. Eu tète, au f i r°, était 
une miniature à pleine page, représentant, à la partie supérieure, le buste du Christ 
entre deux bustes d*anges ; et au-dessous, trois bandes horizontales remplies chacune 
par deux oiseaux affrontés. Une bordure de branchages, couvrant les marges, encadrait 
ce tableau; mais le tout a été presque entièrement effacé par le temps ; il ne reste que le 
grossier trait à Tencre dont Tesquisse était tracée. Au revers de ce feuillet est un 
labyrinthe, au centre duquel un buste d'homme vêtu d'un manteau bleu. Les nombreux 
chapitres du volume, lequel se compose de vingt-deux différents traités, commencent 
par des bandeaux dont les premiers sont à rinceaux, à médaillons, à nattes, relevés de 
bleu, de jaune, de vermillon, de carmin (voy. 28 r", 34 r*, 52 r") et qui, à mesure qu'on 
avance, ne sont bientôt plus que deux folioles placées sur les marges aux deux extré- 
mités de la ligne d'écriture qui forme la rubrique du chapitre.. Des initiales moyennes 
ou petites, joliment et simplement fleuronnées, ornent le cours du texte. Aux f" 29 et 
227, deux initiales vermillon, placées vers le milieu de la page, se terminent par une 
queue fleuronnéc qui descend et s'épanouit jusque sur la marge inférieure, offrant ainsi 
cachet de l'épaisse et lourde ornementation de certains manuscrits occidentaux du 
XV* siècle. 



LXX. — N* 626. Saint Jean Chrysostome. 

333 feuillets à 2 colonnes; — xu« siècle; — hauteur 29 centimètres, largeur 22; — 
même reliure que celle du manuscrit n"* 83, à la pomme de pin. 

Ce beau manuscrit renferme les trente premières homélies de saint Jean Chryso- 
stome. En tète de chacune d'elles est un ornement, toujours le même, et d'un très bon 
goût : c'est une simple bande d'or limitée sur tout son périmètre par un liséré d'azur; 
à la suite vient le titre de l'homélie écrit en minuscule de carmin ; puis le texte com- 
mence par une moyenne initiale, élégante et fîne, formée de petits fleurons de couleurs 
diverses articulés les uns sur les autres, et sertis chacun dans un trait d'or. Le genre de 
cette décoration est le même que celui du manuscrit ci-dessus n" 517 (voy. f" 3 de ce 
dernier). Par exception, la première homélie est précédée d'un fronton en TI chargé de 
fleurettes peintes sur fond d'or, et la deuxième (f* 6 v') ainsi que la dernière (320 V) 
commencent par un plus petit fronton en Fi, d'or à liséré d'azur. 



LXXI. — N' 629. Saint Jean Chrysostome. 

300 feuillets à lignes longues; — xn* siècle; — hauteur 276 millimètres, largeur 205; 
reliure en maroquin citron aux armes de France cl aux deux L entrelacées. 

Manuscrit fort détérioré, mais remarquable encore par la belle régularité de son 
écriture. Son ornementation, très sobre d'ailleurs, est purement calligraphique, c'est- 
à-dire qu'elle est exécutée à l'encre noh'e, par le scribe lui-même et plus simplement 



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196 XH' SIÈCLE (N« 660, 713). 

que ne sont, par exemple, les ornements du n" li ci-dessus, fig. 83. Elle consiste 
principalement en un bandeau et une initiale dessinés en tête de chacune des homélies 
de saint Jean Chrysostome, qui sont ici au nombre de 3i. Le premier de ces bandeaux 
n'existe plus, le volume n'ayant conservé ni commencement ni fin; le second bandeau 
est en forme de balustrade (f 6 r^"); presque tous les autres sont un simple onde 
accompagné de pois et terminé par un nœud, une feuille, une boucle, à chacune 
de ses extrémités; quelques-uns sont en torsade (f*' 29, 70, 2i2, etc.) et un seul 
(f* 99) forme une sorte de collier en bijouterie. Quant aux initiales, elles sont finement 
dessinées, comme les bandeaux, au moyen de combinaisons de lignes droites et de 
cercles, de pois, de zigzags, etc. C'est une décoration où l'art n'entre que pour très peu 
de chose. 



LXXII. — N' 660. Saint Jean Chrysostome. 

377 feuillels à 2 colonnes; — xii* siècle; — hauteur 376 millimètres, largeur 300; 
vieille reliure en veau aux armes et initiales de Colbert. 

Ce volume, comme le précédent, est fort mutilé, dans toute son étendue, et n'a 
plus ni commencement ni fin. Les homélies qu'il contient, au nombre de 23, commen- 
çaient chacune par un bandeau orné, une rubrique en minuscule d'or et une initiale 
peinte. Les bandeaux sont les uns de longs quadrilatères d*or couverts de fleurettes et 
palmettes largement et joliment peintes dans le genre de nos figures ci-dessus 48 et 63 
(voy. f** 22, 50, 56, 307, 339, 359, 366), les autres des chaînes ou nattes diverses (126, 
242, 264, 289, 286, 329), ou bien, et en plus grand nombre, ces bandeaux sont de sim- 
ples lignes d'or faiblement ornées de quelques nœuds ou fleurons (1 v% i5, 32, 72, 80, 
92, 112, 207, 211, 222, 350, etc.). Aux î^ ii et 40, ces petites peintures ont été coupées 
au canif, et les mutilations du volume, portant spécialement sur des commencements 
de chapitre, sont probablement dues au désir de se les approprier, elles sont assez 
agréables en ce que les fleurettes très souvent s'y relèvent avec élégance en ton bleu 
clair sur bleu foncé. Le même genre de mérite existe, quoique à un degré moindre, dans 
les initiales; quelques-unes de celles-ci sont des plus grandes qui soient admises dans 
les manuscrits grecs (6 centimètres de haut) et toutes sont articulées, à fleurons de 
diverses couleurs sertis dans une ligne d'or. 



LXXIII. — N" 713. Saint Jean Chrysostome. 

270 feuillets à 2 colonnes ; — xii* siècle ; — hauteur 336 millimètres, largeur 250 ; 
reliure en maroquin rouge aux armes et initiales de Golbcrt. 

Ces homélies de saint Jean Chrysostome sont au nombre de 37, chacune précédée d'un 
fronton en fl, ordinairement très allongé (jusqu'à 13 centimètres), parce qu'il encadre 
dans son intérieur l'intitulé de l'homélie. Cet intitulé est écrit en minuscule d'or et le FI 
lui-même est d'or, chargé de médaillons à fleurettes (genre de nos figures 48 et 63). 
Le texte à la suite commence par une moyenne ou petite initiale peinte à fleurons de 
couleurs diverses, articulés, sertis d'or. Initiales et bandeaux sont d'une élégance et 
d'une fraîcheur parfaites, sauf les écaillures qui les ont endommagés en quelques 
endroits. On peut citer comme étant d'une beauté pure ceux des f** 18, 30, 61, 61, 74, 
i02, 108, 134, 140 et 240. 



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XII» SIÈCLE (N- 743, 765). 



197 



LXXIV. — N** 743. Saint Jean Chrysostome. 

231 feuillets à 2 colonnes ; — xu* siècle ; — hauteur 31 centimètres, largeur 24 ; 
reliure en maroquin rouge aux armes et initiales de Golbert. 

Ce volume d'homélies, sur les épitres de saint Paul, a perdu son commencement et 
s'ouvre par les mots ; ^ toO xdirou Tfjç dcyàiDj^ fxvY)fxov£\3ovTeç, de Thomélie sur la l*^ aux 
Thessaloniciens; c'est-à-dire qu'il lui manque le premier feuillet. 11 contient, sauf cette 
lacune, 40 homélies. La première était sans doute la plus richement décorée; cepen- 
dant l'uniformité la plus grande règne dans tout ce qui reste du volume : chacun de ces 
discours a pour en-tête un élégant et léger bandeau en forme de balustrade, dont les ara- 
besques variées se découpent en azur sur un fond à jour et sont inscrites dans un quadri- 
latère formé de quatre cordons verts. Cette sobriété rappelle le manuscrit 669, ci- 
dessus fig. 57. Après le bandeau vient la rubrique en minuscule carmin, puis la pre- 
mière initiale du texte. Toutes ces initiales sont invariablement dessinées et peintes 
sur le modèle de celle-ci : 




Fig. 93. 



LXXV. — N" 765. — Saint Jean Chrysostome. 

329 feuillets à 2 colonnes; — xu* siècle ; — hauteur 33 centimètres, largeur 25; — ancienne reliure 
orientale en maroquin brun, ornée de rinceaux gaufrés, auxquels on a ajouté plus tard pour complément 
des fleurs de lis semblables à celles des manuscrits n*" 501 et 541. 

Manuscrit dont la décoration a beaucoup d'analogie avec 
celle du volume contemporain ci-dessus coté n° 331. Il s'ou- 
vre par une table des chapitres dont l'intitulé, IlCvaÇ dbcpi69)(; 
Tfjç Ypaç^ç ToO Pt6X(ou, est écrit en minuscule d'or à l'intérieur 
d'un quadrilatère formé d'un zigzag d'or. Le texte commence 
au f** 3 r% par un haut fronton en II (14 centimètres) d'or à 
médaillons et fleurettes, surmonté d'une fontaine en forme 
de canthare, du sommet de laquelle s'échappent en gerbe 
plusieurs jets d'eau; à droite et à gauche de cette fontaine, 
deux oiseaux (perroquets?) sont affrontés. La rubrique de 
l'homélie est écrite à l'intérieur du II en minuscule d'or (au- 
jourd'hui effacé et ne laissant paraître que le dessous de 
carmin); la première initiale du texte est un K fleuronné, 
formé par un oiseau (un faisan doré) perché contre la haste 
de la lettre; enfin, dans le courant du texte, de petites 
initiales d'or sont disséminées le long des marges. Pour 
toutes les homélies qui suivent la première, au nombre de 21, l'ornementation est sem- 
blable à celle qui vient d'être décrite, sauf qu'au lieu d'un fronton en II, se place en 




Fig. 94 (f 237). 



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198 XII* 81ÊGLE (N»w650). 

tète un simple bandeau rectangulaire semé, comme au manuscrit n® 33i , de petites croix 
ou de fleurs à quatre pétales, et que la première initiale est souvent une simple lettre 
d'or, mais élégante et dont celles du n» 331 (voy. nos figures 86 à 90) semblent avoir 
fourni le modèle. Cependant aux f^' 237 et 248 sont deux très beaux bandeaux à mé- 
daillons et à fleurettes peintes sur fond d*or, et suivis chacun d'une belle initiale omitho- 
morphe (un T, r» 237 ; un a>, f» 248). Au f» 297 v*», un joli bandeau analogue aux 
précédents a été effacé par un lavage. 



LXXVI. — N* 550. Saint Grégoire de Nazianze. 

294 feuîlleU à longues lignes; — xii* siècle; — .hauteur 254 [millimètres, largeur 190; — ancienne 
reliure en maroquin rouge gaufrée d*entrelacs et de fleurons qui paraissent de style oriental. 

Magnifique volume dontrexécution avaitété attribuée, dans le Catalogusmaituse. Bibliot. 
regiœ, à Tannée 1263, mais par suite de la mauvaise interprétation d'une note prélimi- 
naire. Cette note contenant dix-huit lignes et commençant par les mots : Fptyopbu i76vi|xa 
ToO Ho\6yQ\) auTT] i^ p£6Xoc dsoXoyfav iyzi^ est Toeuvre d*un moine qui parait Tavoir rédigée 
expressément pour annoncer que ce volume, appartenant à un couvent de saint Nicolas, 
avait été cousu, c'est-à-dire relié par ses mains (p^cofcoç xpifiiaXCa^ *■ pa^iZoi) à une 
date qui répond à Tannée 1363 de notre ère. L'erreur a été rectifiée sur Texemplaire 
du Catalogus appartenant au département des manuscrits, de la main de M. Hase, en 
ces termes : Est codex scdculi fartasse XH^ denuo consutus anno 1363 ut p<Uet ex nota prœfixa. 
L'annotation grecque, dont nous ne nous chargeons pas de donner le texte intégral, 
contient la date, non de la transcription du volume, mais de sa reliure. 

C'est un honneur, dont celle-ci n'était pas indigne, si, comme il nous parait infini- 
ment probable, c'est la même reliure qu'on lui voit encore aujourd'hui. Elle est d'une 
fine peau de veau teinte en pourpre, richement ornée sur les plats au moyen de bandes 
chargées de losanges ou d'entrelacs, et formant plusieurs quadrilatères inscrits l'un 
dans Tautre; la bande extérieure était d'argent, oxydé aujourd'hui, et dans les inter- 
valles d'une bande à Tautre, sont semées des mouchetures d'or, représentant des 
corolles de marguerites ; le livre avait pour fermoirs deux lanières de cuir retenues à 
chacune de leurs extrémités par trois petites étoiles en fer ciselé. 

La beauté de ce manuscrit réside principalement dans ses peintures qui sont au 
nombre de 16 grandes, et d'un plus grand nombre de petites. 

Il s'ouvre, au f* 2 v*, par un index des 16 discours qu'il renferme, écrit en minus- 
cules d'or, au-dessous d'un bandeau semé de fleurettes légères, alternativement d'azur 
et de carmin, s'enlevant sur un fond doré ; au sommet du bandeau s'élève une croix, 
devant laquelle sont affrontés deux oiseaux (perroquets) qui s'inclinent comme pour 
adorer. 

Les feuillets 3 V", 4 r'' et 4 v^ sont entièrement remplis par trois peintures. 
La première est un carré d'or couvert de fleurons et de rinceaux, excepté dans sa partie 
centrale où se trouve un évidement quadrilobé contenant Ja crucifixion : le Christ 
presque nu, debout, attaché à la croix; à sa droite, la Vierge en long voile noir brun 
et en robe bleue ; à sa gauche, saint Jean en robe bleue et manteau rose ; petits per- 
sonnages de 3 à 4 centimètres de haut. Le cadre fleuronné qui les entoure est orné, à 
l'angle extérieur de gauche, d'un arbre entre deux oiseaux, et à son sommet de deux 
panthères au repos. — La deuxième peinture représente un portail à voûte ogivale ayant 

1. De {xaXXdç, laine, cheveu (Hase); — Reoousu avec une aiguille à triple (11. 



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XIP SIÈCLE (K« 550). 190 

chacun de ses deux arcs divisé en trois segments; l'ouverture, sous cette arcade, est 
entièrement remplie par une croix dessinée en traits bleus et blancs, et à Tintersection 
des quatre branches de laquelle est un grand médaillon circulaire contenant le buste 
d'un homme à cheveux et barbe très noirs, à longs traits et nez aquilin, à robe noirâtre 
recouverte d'une étole et tenant dans ses mains un codex doré. C'est évidemment saint 
Grégoire de Nazianze. Les quatre cantons de la croix sont occupés, ceux d'en haut, par 
deux petits médaillons contenant chacun un buste très semblable à celui du centre ; les 
deux inférieurs, par deux palmiers à fruits mûrs. Sur le soQimetdu portail, deux oiseaux 
. battent des ailes. — La troisième peinture (4 v<*) est un beau portrait en pied de saint 
Grégoire (de 135 millimètres de haut), debout, vu de face, revêtu de ses habits épisco- 
paux, la main droite levée pour bénir, un codex doré sur le bras gauche; composition 
facile et négligée, sauf pour la tête qui est peinte avec un grand soin, et pleine de 
noblesse, surtout dans les traits et dans le regard pensif de ce vieillard à barbe blanche. 
Il est entouré d'une bordure de rinceaux. 

Le texte commence, seulement à la page suivante (5 r"), par le premier Discours 
de saint Grégoire : In sanctum Pascha et in tarditatem sitam. Chaque discours est précédé 
d'une peinture occupant les deux tiers ou la moitié de la page. Voici la description de 
cette première miniature. Le carré d'or, qui en fait le fond, est bordé, tout autour de sa 
surface, d'une bande de rinceaux d'azur mêlés de fleurettes et interrompue à chaque 
angle du carré par un évidement circulaire formant ainsi aux coins de la peinture quatre 
médaillons contenant chacun une tête de jeune homme, vue de profil. Au sommet du 
carré et en dehors, deux suppliants élèvent énergiquement leurs bras vers le ciel. 

Le carré d'or que cette bordure entoure est divisé par des bandes de fleurettes du 
même style, mais plus étroites, en neuf compartiments superposés dont le plus grand 
et le plus important est au centre ; il représente l'ascension de Jésus. A droite et à 
gauche sont les saintes femmes et les disciples ; au-dessus, sont les princes et les mar* 
tyrs admis dans le ciel, ayant les anges à droite et à gauche ; au-dessous, est la résur- 
rection de la chair. Les personnages, au nombre d'une quarantaine, qui figurent dans 
celte page, et qui sont hauts d'environ 3 centimètres, sont jetés avec une rapidité tellc^ 
que le dessin ni le coloris n'ont aucun caractère, quoique le tout soit d'une main habile. 
Toutes les peintures qui suivent sont de la même main et d'une exécution iden- 
tique. Il suffira de les indiquer brièvement. 

F® 8 v°, 2* Discours (45* de l'imprimé) : Vision de saint Grégoire , même sujet 
qu'au n* 543, f 27. 

F* 30 r^", 3' Discours (44* de l'imprimé). Le sujet de la peinture est tout différent 
de celui qui décore le même discours dans le manuscrit 543. Il est tiré du dernier para- 
graphe du discours dans lequel Grégoire fait l'éloge du saint qui en avait été l'occasion : 
saint Mamas, qui vécut près Nazianze, qui avait commencé sa carrière par traire les 
biches, et qui était devenu, dit-il, le pasteur spirituel de Césarée. On connaît plusieurs 
saints de ce nom : il y a saint Mame en Perse, on ne sait à quelle date, et saint Mamme, 
ancien brigand, à Corfou, vers l'année 100. Il y a aussi Mamas, non qualifié de saint, 
évêque de Mélitène en Arménie, diocèse de Pont, mais cité seulement en 536 (Oiiens 
Christianm^ de Lequien, I, 443). Il y a aussi les saints Mamas et Basilisque au 30 juillet 
dans les Bollandistes. Celui dont il s'agit dans notre manuscrit est saint Mammas ou 
Mammès de Césarée en Cappadoce, jeune berger martyrisé sous Aurélien en 274 ou 
275, le 17 août. 'O Tcp^Tgpov [xàv làç âXdtçouç d{iiéXy(i>v... vOv àï icoi\kawb»f Xaôv fxyjTpoiroXsws, 
non pas qu'il fiH évêque de cette métropole, mais parce que son tombeau s'y trouvait. 
Le saint, représenté en jeune berger, levant les mains vers Dieu, ayant devant lui deux 
cerfs et une biche, se tient debout au milieu d'une charmante décoration de rinceaux 
enlacés dans laquelle figurent quatre groupes d'animaux en médaillon. Tous ces ani- 



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200 XII" SlfiCLE (N' 550). 

maux, ceux des médaillons et ceux du centre, sont dessinés avec beaucoup de grÂce et 
de justesse. Le berger, pour tout costume, porte une tunique bleue serrée à la taille et 
des bottines paraissant formées de courroies entrelacées ; il a une gibecière pendue à 
répaule, une gibecière rouge et de forme carrée; à son côté droit, pend un couteau 
triangulaire, dans une gaine d*or. Le personnage est d'une élégance en harmonie ayec 
le superbe encadrement qui Tentoure. Voyez ci-après la figure n<* 95. 

F* 37 r*, 4* Discours (41*), sur la fête de la Pentecôte. La miniature manquait dans 
le manuscrit 543. Ici elle représente les douze apôtres assis dans un banc circulaire qui 
rappelle les stalles du chœur d*une église, et aussi plusieurs peintures de la même 
scène que nous avons remarquées ci-dessus. Au milieu de cette assemblée, deux per« 
sonnages sont debout dans Tattitude de gens qui disputent. L'un est richement vêtu 
d'une robe bleue à parements d'or et porte un diadème; l'autre a pour tout vêtement 
une pièce d'étoffe rouge qui lui entoure la tète, des bottes qui lui montent jusqu^aux 
genoux et une toile blanche qui le serre à la taille, lui enveloppe l'épaule gauche et se 
drape sur le bras, du même côté. La dispute de ces deux hommes parait être une allu- 
sion au § VIII du Discours, dans lequel Grégoire prend à partie, au sujet de la Pente- 
côte, la secte des Macédoniens. Cette scène est placée au centre d'un cercle brisé en huit 
segments à chacun desquels est un oiseau; ce cercle, ou plutôt ce ruban, couvert d'un 
joli semis de petites fleurettes, est inscrit dans un carré de rinceaux, aux deux angles 
supérieurs duquel reposent extérieurement deux griffons ailés. 

F® 49 r^, 5* Discours (15*), à la louange des Machabées. Les sept Machabées, tous 
ayant la taille d'enfants, placés debout entre Dieu et la Vierge. Chaque personnage est 
vêtu de rouge et de bleu. Deux renards et deux chèvres figurent aux quatre angles inté- 
rieurs du carré. 

F^ 59 v^", 6* Discours (24'), à la louange de saint Cyprien. La peinture en tête du 
texte, de même que l'initiale par laquelle il commence, représentent un homme et une 
femme, debout à côté l'un de l'autre, tenant chacun dans la main droite une petite croix 
blanche (la femme tient en outre un mouchoir blanc dans son autre main), et vêtus, 
l'homme d'une robe rouge à parements d'or et d'un manteau bleu, la femme d'une robe 
bleue et d'une mantille rouge qui lui couvre la tête. Ce sont saint Cyprien et sainte 
Justine, dont l'histoire est décrite ci-dessus, n** 543, f 87. Deux panthères et deux lions 
parmi les rinceaux, autour de la scène. 

F" 72 T^, 7* Discours (19*), Discours adressé au répartiteur des impôts, Julien 
(voy. ci-dessus, p. 190). 11 est assis devant une table sur laquelle sont des papiers plies et 
entourés d'un cordon noir ou rouge, qui sont probablement les cotes d'impositions 
qu'attendent cinq ou six hommes rangés autour de la table. Le répartiteur en prend 
une et la remet à celui qui est le plus près de lui. Plusieurs de ces hommes, quoique 
jetés rapidement à la plume et très négligemment coloriés, sont remarquables par la 
vérité avec laquelle ils rendent ce qu'est encore aujourd'hui le type grec. Julien est vêtu 
d'une robe blanche à raies bleues et rouges par-dessus laquelle est une tunique violette 
avec une pièce d'étoffe blanche cousue sur la poitrine ; il a aussi une sorte de contre- 
épaulette blanche sur l'épaule, et il est coiffé d'un bonnet blanc hémisphérique porté 
aussi par deux de ses administrés ; deux autres l'ont rouge, et deux portent le tube 
conique noir et élevé des caloyers actuels. Six animaux naturels et deux fantastiques à 
Tentour du carré. 

F* 83 r^, 8* Discours (38*), sur la naissance du Seigneur. La Sainte Famille; scène 
conçue d'après le type usuel que nous avons déjà décrit au n® 543 (f^ 116), et autres. 

F* 94 v<», 9* Discours (43*), sur la mort de Basile, évêque de Gésarée. Basile sur son 
lit de mort, entouré de prêtres dont l'un agite devant lui un encensoir, et de gens du 
peuple qui parlent entre eux. 



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XIP SIÈCLE (N« 550). 2()1 

A la différence de ce qui est représenté dans la même scène funéraire au manuscrit 
n° 543, aucun spectateur ne porte de cierge» et il se passe dans les airs une seconde 
scène composée de quatre anges vus à mi-corps qui s'apprêtent à recevoir (à mains 
couvertes) Tâme du moribond et de six hommes et femmes, également en buste, et 
placés derrière une balustrade blanche, lesquels représentent sans doute les justes 
dans le paradis. L'initiale (£), par laquelle commence le texte, répète la figure de Basile 
au lit, encensé par un prêtre. 





^o ly .^^ .=5^ i^^â^ ^ AS^it^ 



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FiG. 95 (f* 30). - TOr Arror AOrOS EIS t. NEAN KTPIAKHN. AOrOS r. 'EyxaCvia TiixfiaOai. 

iraXaiôç vojioç» xal xaXc&ç lyjtav x. t. X. 

F* 153 r®, 10* discours (39*), In sancta lumina (voy. n* 543). Baptême de Jésus; 
quoique très différente des précédentes (n"** 533 et 543) par Texécution, cette scène est 
composée d'une manière toute semblable : la colombe descendant du ciel; à gauche, 
saint Jean; à droite, deux anges; dans l'eau, la personne du fleuve Jourdain avec son 
urne et faisant de la main un geste d'étonnement. 

F** i66 V*, li* discours (40*), sur le baptême. Jésus baptisant les Juifs, dont deux 
tout nus bout debout dans l'eau; d'autres mettent leurs vêtements et sont également 
nus. Cinq auges à roi-corps et mains couvertes, dans les airs. Je puis remarquer, à 

26 



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202 XIP SIÈCLE (N» 550). 

propos de ces nudités, que je n'ai pas tu jusquMci, dans les manuscrits byzantins, une 
seule dérogation à ceci, savoir que leurs artistes représentent facilement la nudité la 
plus entière en omettant complètement le détail; leurs hommes nus sont faits comme 
des statues de femmes. 

F* 204 r«, 12» discours {\i^)jAd(jregonumNyssenumBasiliimagnifratremyquipostillius 
consecrationem advenerat; an 372. Ce discours commence par Téloge de Tamitié. La pein- 
ture représente les deux Grégoire : Tun en barbe blanche, étole, manteau violet et robe 
bleue, l'autre en barbe noire, manteau brun et robe jaune» se tenant embrassés et se 
baisant. Divers animaux à l'entour : lièvres, perdrix et panthères à tète fantastique. 

F"" 209 V", 13* discours (21'). Oraison funèbre d'Athanase, évèque d'Alexandrie. 
Scène analogue à celle du f° 94; autour du lit, se tiennent un prêtre tout vêtu de blanc 
et cinq personnes du peuple, dont trois portent des cierges. Autour du carré, deux 
lièvres se désaltérant à une fontaine, deux canards et deux paons. 

F<* 232 r% 14* discours (42*), adieux de Grégoire à l'assemblée des évêques. La 
peinture représente Grégoire et huit évêques assis dans un banc circulaire semblable à 
celui du f* 37. — Huit animaux divers autour du carré. 

F"* 251 1**, 15* discours (14*), sur l'amour des pauvres. Grégoire et deux hommes 
sous ses ordres distribuent des aumônes; une dizaine de pauvres et cinq impotents 
remarquables par leurs divers attirails de béquilles et de besaces. 

F** 279 r°, 16* discours (16*), adressé au peuple de Nazianze sur la grêle. Grégoire 
est debout et son père assis sur un fauteuil en osier. 

L'écriture de ce manuscrit, dans le courant du texte, n'a pas d'autre ornement que 
de petites initiales simples en or, placées à la marge, suivant le système que nous avons 
expliqué ci-dessus (p .25). 

La première page du manuscrit 550 porte, en outre, un troisième genre d'orne- 
mentation placé, soit dans la lettre initiale, soit tout simplement à la marge, et n'ayant 
l'air de se rattacher à rien ; le curieux de ces ornements est qu'ils sont, sinon précisé- 
ment grotesques comme dans un grand nombre de manuscrits latins, du moins badins. 
Les cinq premiers feuillets du texte (f* 59 du manuscrit) et quelques autres contiennent 
des initiales du même genre, zoomorphes. 

Voici les principaux de ces petits sujets : 

Arbre becqueté par des oiseaux, 5 r<', 37 r*, 49 r*. 

Fauteuil d'osier à pieds d'or dans lequel est. assis un vieillard (probablement saint 
Grégoire de Nazianze) écrivant sur un pupitre vissé dans un bahut et se terminant à sa 
partie supérieure par une sorte de potence à laquelle une lampe est suspendue. Tout le 
sujet forme une initiale 'A (vaordcaecdç), f* 5 r*. 

Un jeune homme nu, monté sur un lièvre, et levant vers le ciel une couronne, ce 
qui est bien une caricature antique, 6 r*; trois lutteurs nus, 6 v® ; un sauteur nu, portant 
sur la tête un chapiteau où repose un griffon, 99 v""; sujet analogue, sauf que le sauteur 
est remplacé par une panthère, 100 r*; un enfant nu jouant avec un chien et un perro- 
quet, ibid. 

Pasteur ou boucher avec une chèvre sur son dos et un chien à ses pieds, 9 r* ; 
chasseur armé d'une pique et d'un bouclier, perçant un quadrupède, 49 r* ; trois enfants 
cueillant des pommes, 30 r*; un berger entouré de trois chèvres, 83 r*; combat d'un 
homme contre un ours, 94 v*; deux enfants munis de corbeilles d'osier, et se querel- 
lant pour monter à un arbre, 204 r*; trois enfants jouant à la balançoire ; deux enfants 
jouant d'une sorte de bilboquet, 279 r*. 

Saint Mamas trayant une chèvre dont il recueille le lait, dans une petite olla, 30 r*; 
scène de prédication dans une église : un ange en habits blancs cherche à éloigner le 
mauvais esprit qui plane, en capuchon noir, au-dessus des auditeurs, 30 v*. 



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XII« SIÈCLE (N*- 930 ET 1158). 203 

Personnage entièrement plongé dans les fonts baptismaux, où un prêtre le baptise, 
34 T<*. Je ne vois aucun rapport entre cette scène et le texte, qui est le § VIII du 
44* discours. 

Paon à queue déployée, 8 r*; autres paons, 209 v"; la colombe au pied de la 
croix, 83 r^; oiseaux se désaltérant à la fontaine, 166 y®; un oiseau attaquant trois 
lièvres, 7 v*. 

n formé par un oiseau surmontant une paire de colonnettes, 7 r*"; un autre II 
formé des tètes des apôtres en douze médaillons superposés et surmontés du médaillon 
du Cbrist, 37 r*; un T formé de 7 têtes en médaillons superposées, 49 r*»; un M formé 
d*un homme et d'une femme se donnant la main (saint Cyprien et sainte Justine), 59 v** ; un 
U, saint Jean, 153 r®; un autre II formé par une assemblée de onze personnages placés 
en perspective, 232 r^; un <I> formé de saint Grégoire et saint Basile se tenant embrassés, 
204 r®; X formé par une scène de baptême, 166 v*. Toutes ces petites scènes sont vive- 
ment et agréablement exécutées. 



LXXVII. — N* 930. Saint Clément, Homélies. 

287 feuilL à lignes longues; — xii* siècle; — haut. 19 centimètres, larg. 15; — rel. en maroquin aux 
armes de France, avec la salamandre, un semé de fleurs de lis et Tinitiale du roi François l*'. 

Décoration, fine et sobre, aujourd'hui très détériorée; elle est à peu près effacée 
parle temps. Le volume se compose de 19 homélies de saint Clément sur les paroles 
de saint Pierre, chacune précédée d'un bandeau et d'une initiale minutieusement des- 
sinés et coloriés. L'initiale est petite, ajourée, presque simple, avec l'intérieur garni de 
\iolet ou de vermillon. Quant au bandeau, il consiste : tantôt en une torsade discrè- 
tement coloriée en violet ou en jaune d'une faible teinte, à laquelle s'ajoute un peu 
de vermillon ; tantôt de beaux fleurons, coloriés de même, placés à droite et à gauche du 
titre écrit en capitales vermillon, de manière à tenir lieu de bandeau. Quelquefois (f* 168, 
225) le bandeau est accompagné d'un ou deux animaux; mais c'est surtout dans le 
bandeau ou fronton qui, commençant le volume, est le plus important, que se trouve 
ce caractère: il est formé d'abord d'une série d'anneaux circulaires, au nombre de sept, 
les uns jaunes, les autres violets, rangés longitudinalement au haut de la page et ren- 
fermant chacun un petit animal finement dessiné, sauf l'anneau du centre où se dresse 
une fleurette. Au-dessous est écrit le titre en trois lignes de capitales vermillon, suivi 
d'une large torsade violette bordée de jaune, puis d'un second titre en capitales, après 
lequel vient le texte, commençant par un e à main bénissante. 



LXXVIII. — N^ H58. Saint Jean Climaque. 

256 feuill. à lignes longues; — xn* siècle; — haut. 152 millim., larg. 118; — reliure en peau, xv* siècle, 
gaufrée sur les plats d'arabesques diverses et de quatre médaillons dans Tintérieur desquels est un aigle 
à deux têtes. 

Jolie décoration, composée d'abord de bandeaux en ligne longitudinale ou en 
mince parallélogramme d'or ou d'or et azur; un seul, f^ 12 r% en tête du texte, est 



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îa4 Xll* SIËCLË (»» GOISL. 197). 

plus important et formé d'élégants rinceaux de couleurs diverses peints sur fond d*or. 

Chacune des nombreuses divisions de Touvragç commence par une moyenne initiale en 
or, relevée sobrement de légers branchages ou de folioles où 
le dessinateur introduit avec beaucoup de goût de petites fa- 
cettes de couleurs vives (voy. f 28, 92, 98, 103, i09, 442, 
^^ç 17i, 30i, 219, 230, 237, etc.). Deux de ces initiales, un T au 
fo 1 2 v^ et un n au f^ 77 v°, dépassent les autres en taille et 
en somptuosité. Le T est assez semblable à notre figure 84 et 
voici le M (fig. 96) . En outre les marges du volume sont semées 
de petites initiales qui, rappelant une mode usuelle dans les 
Fig. 96. manuscrits latins des xii* et xi]i* siècles, sont , d'un bout à 

l'autre du volume, alternativement de vermillon et d'azur. 
Enfin la dernière page du volume (256 V") était entièrement occupée par une 

peinture sur fond d'or, où l'on voyait Jean Climaque debout auprès de son échelle 

s'élevant jusqu'au ciel ; mais on ne peut plus guère aujourd'hui que la deviner; le fond 

d'or est seul conservé. 




LXXIX. — N* CoisLiN 197. Les Évangiles. 

ilb feuillets à lignes longues; — xii* Aède; — hauteur 2i centimètres, largeur 18; — reliure en veau 
racine à dos de maroquin rouge, semé de fleurs de lis et d'un double L couronné, initiales du roi 
Louis XVIIL 

Manuscrit d'une grande beauté qui, avant d'entrer dans la bibliothèque de MM. de 
Coislin, avait appartenu à l'église de Toul, à laquelle il avait été donné en 1530 par 
Hector d'Âilly, qui occupait alors le siège épiscopal de cette ville. Il commence par une 
table des passages de TÉvanglle à lire dans l'année, 14 pages écrites en vermillon, 
interrompues fréquemment par des ornements d'or, lignes ou bandeaux. Viennent 
ensuite (f^ 8 r**) les canons d'Eusèbe que Montfaucon appelle avec raison « auro mi- 
nioque omatissimi », mais dont il ne reste que deux feuillets (8 et 9); le r** du f^ 8 est 
occupé par une instruction pour se servir de la concordance, instruction chrysographiée 
en 29 lignes, dans l'évidement intérieur d'un carré renflé sur ses quatre côtés en 
quatre lobes convexes, le tout enfermé dans un carré plus grand et régulier. Les sur- 
faces pleines comprises entre les deux carrés sont couvertes de branchages d'azur dans 
les ramifications desquels s'épanouissent des fleurettes de même couleur, le tout sur 
fond d'or (genre de notre figure 44). Les trois pages suivantes contenant chacune deux 
arcades accouplées dont la surface est entièrement couverte de fleurs et d'arabesques 
fraîches encore, d'azur sur fond d'or et d'une rare élégance. 

Après quoi se présente le texte des quatre évangiles, excellemment écrit, et garni 
en marge, à chaque page, de nombreuses petites initiales simples, d*or. Chaque évan- 
gile est précédé d'un riche fronton, occupant une bonne partie de la page où il se 
trouve (aux f* 12, 85, 136 et 215), orné de rinceaux et de fleurettes comme au 
f^ 8 r.^, et percé au centre d'un évidement en parallélogramme contenant le titre 
(EY.KA.MATBAION, EY.KATA MAPKON,etc.) écrit en capitales d'or globulées, 
liées et abréviées. L'initiale en tète du texte est élégamment articulée et fleuronnée 
(genre de notre figure 65). 

Il ne manque à ce volume que les représentations des quatre évangélistes, et elles 
y étaient en effet. Elles ont été coupées et il parait que les traces de lacération restèrent 



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Xïl- SIÈCLE (N» COiSL. 239). t05 

Tisibles jusqu'au moment de la reliure actuelle (temps du roi Louis XVIII), car on lit 
écrit au haut de la deuxième garde initiale du volume, de la main de Montfaucon : 
«Codex quatuor Evangeliorum, num..., membranaceus. Initio prœmittitur ordo Evan- 
geliorum per annum. Deinde sequebantur canones Eusebii in Evangelia, qui unotantum 
excepto folio excisi fuerunt. Initio cujusque Evangelii erat imago cujusque Evangelisiœ, quœ 
pariter exmœ fuere, » 



LXXX. — N' CoiSLiN 239. Saint Grégoire de Nazianze. 

295 feuilleU à 2 colonnes; — \W ou xiir siècle; — haut. 0*,258, larg. 0",205; — reliure paraissant 
orientale et du xvi* siècle; en veau, avec ornements gaufrés, bordures de rinceaux et compartiments 
géométriques au milieu desquels un médaillon circulaire, dans lequel est Inscrit un aigle i deux tètes. 




FiG. 97 (r 4fi). 



ANuscRiT d*une perfection remarquable, mais très mutilé. 11 
commence, après deux feuillets de garde, au f* 3, par le cha- 
pitre qui se trouve habituellement le premier, dans les impri- 
més comme dans les manuscrits ('Avaatàaecjç ^V-^^j ^^ <iui 
occupe ici les feuillets 3, 4 et 5 ; seulement les 3* et 5* ont été 
ajoutés, car ils sont en papier et d'une écriture toute moderne; ' 
à partir du 4* seulement ils sont du lu* ou xiii* siècle, sur par- 
chemin et fort beaux ; l'écriture est une minuscule d*or (deux 
colonnes à 25 lignes chacune). On peut juger par là, et par 
comparaison avec ce qui va suivre, que ce commencement qui 
a disparu était d'une grande richesse. 
F* 6, chap. Iicl Tîjç 9uXûoc9j;, 45* de l'édition bénédictine. 11 comprend jusqu'au 
f* 21 inclusivement. Ce sermon 45, ou X^yoc ME, a pour sujet le jour de Pâques et com- 
mence en ces termes : « Je me tiendrai sur mes gardes, a dit l'admirable Habbacuc. 
Moi aussi, en ce jour, je veux observer avec attention ce qui se présentera devant mes 
yeux et ce que j'entendrai dire. Je me suis tenu debout, j'ai regardé et voici : un homme 
était assis sur les nuées, un homme sublime ; sa face était celle d'un ange ; son vête- 
ment resplendissait comme la foudre qui éclate ; il éleva sa main vers l'Orient et sa 
voix retentit, bruyante ainsi que la trompette ; et autour de lui Ton voyait comme la 
multitude de l'armée céleste et il dit : « C'est aujourd'hui que le salut est donné au 
monde 1 etc. » — Ces premiers mots de l'orateur, relatifs au Christ, sont le sujet de la 
peinture qui décore le commencement du discours (en tête de la 1'* colonne du ^ 6) et 
qui représente un jeune homme vêtu d'une tunique et d'un long manteau rose, à une 
bande de pourpre, assis au centre d'une ellipse d'azur, la tête nue, nimbée, les pieds nus 
aussi et posés sur une sorte d'arc-en-ciel, la main droite étendue comme pour parler. 
Afin de mieux marquer l'essence divine du personnage, le buisson ardent flambe au- 
dessous de l'ellipse, sur un gazon vert. L'armée céleste est représentée par quatre 
anges ailés ; deux s'élèvent derrière et au-dessus de l'ellipse, on ne voit que leur tête ; 
les deux autres, placés à sa droite et à sa gauche, sont tète nue, nimbés, chaussés de 
bottines rouges, vêtus de longues robes de couleur sombre, parsemées de larges fleurs 
blanches et bleues et garnies d'une bande d'or dans le bas ; par-dessus cette robe, ils 
ont une étole en étoffe d'or croisée sur la poitrine, et tandis qu'une de leurs mains est 
cachée derrière l'ellipse, l'autre tient une baguette noire avec laquelle ils sont comme 
au port d'armes. L'ellipse n'a que 27 millimètres de hauteur et la scène tout entière 
est inscrite dans un carré quadrilobé sur ses quatre côtés et inscrit à son tour dans un 



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W^ XII* SIËGLE (N« COISL. 239). 

carré simple ayant, de côté, 57 millimètres. L'intervalle entre les deux carrés, c'est-à- 
dire le cadre richement découpé de la scène que nous avons ci-dessus décrite, est lui- 
même^ dans ses petites dimensions, de la plus somptueuse élégance. Il a pour motif 
principal, à chacun de ses angles, deux fleurettes peintes au naturel dans le centre de 
médaillons d'azur, sur fond d'or. Conférez la représentation de la même scène dans le 
manuscrit 543 et dans notre figure 92. 

L'e de éicl, initiale qui commence le texte, est une lettre élégamment peinte, à 
fleurons articulés, au milieu de laquelle se dresse un personnage debout que la vétusté 
de la peinture nous empêche de reconnaître par aucun attribut, mais qui serait vrai- 
semblablement Habbacuc, puisqu'il est placé en regard du texte où son nom do- 
mine. 

Au f^" 82 r> est, sur la marge, une petite image peinte, en pied, de saint Athanase, 
évêque d'Alexandrie, ainsi que l'indique son nom écrit au-dessus de sa tête, mais sans 
que rien paraisse dans le texte justifier sa présence. Il est debout, vêtu d'habits pontifi- 
caux, nimbé, paraissant bénir de la main droite et tenant un codex de la main gauche. 
C'est un beau vieillard à barbe blanche. 

Au P 11 V» est Moïse, mais parfaitement justifié par le texte en regard, où il est dit 
que Dieu dit à Moïse (col. 638 dans l'édit. Migne, § xi) de se rappeler les miracles qu'il 
avait vus sur le Sinaï pour en opérer de semblables. Moïse, jeune et nimbé, vêtu, comme 
Athanase, d'une tunique bleue et d'un manteau rose, mais sans l'étole, lève la tête vers 
le ciel dans l'attitude de l'admiration. 

Au f<* 13 r^ sont, à la- marge de gauche, le prophète Isaïe, nommé en effet dans une 
phrase du texte (col. 641, § xiu), et sur la marge de droite, le Dieu Mars, parce que le 
§ XIV du texte commence par ces mots : « M9jv [jiàv éiaôyeTai icp6^T0(, Mensis quidem primus, 
vel mensium potius priticipium inducitur. » Isaïe est debout, tourné sur sa droite, la main 
droite levée comme un homme qui fait un discours, la main gauche tenant un petit vo- 
lumen roulé, vêtu d'ailleurs et nimbé comme Moïse, mais plus âgé et portant une longue 
barbe noire. Le mois de Mars, ou Dieu Mars, est habillé en général byzantin: 
tunique bleue, cuirasse d'or, casque de fer, manteau d'écarlate^ bouclier ovale et pique 
en main. 



\ ^ o 





FiG. 99. 



Quelques pages plus loin, l'auteur, expliquant la nécessité imposée aux fidèles de 
prendre la communion au jour de Pâques, sans se laisser distraire, surtout dans 
l'instant de la manducation compare à la femme de Loth ceux qui se laissent distraire 
et oublient ainsi les ordres de Dieu (§ xvu ; Migne, col. 647). C'est à cet endroit que 
l'enlumineur du manuscrit (au P, 1 5 r®) place en marge une femme qui représente celle 



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XII* SIÈCLE (W COISL. 239). 207 

dont on parle. Elle tourne en effet la tète afin de regarder derrière elle. Son vêtement, 
des plus simples, est une longue robe bleue ; sa tète et son cou sont enveloppés d'un 
voile blanc ; aux pieds, une chaussure rouge. L'attitude est excellente, et la teinte, 
noirâtre, du visage et des mains, bien orientale. 

A la page suivante (15 v») et au § xviii du discours, il est question de saint Jean- 
Baptiste, Jean le Précurseur (t^v 'luxJtvvou Ccj&vyjv... toO irpoîpdfxou); en regard de ces 
deux derniers mots, entre les deux colonnes de la page, est peint un saint Jean, barbu, 
nimbé, jambes nues, sandales aux pieds, vêtu d'une tunique jaunâtre et d'un manteau 
noir élégamment drapé sur son bras gauche. Au-dessus de sa tête on lit : 'lo. 6 irpo. — 
Vient ensuite '(^ 16 r®) saint Paul, dont il est question à la fin du § xvin, représenté 
debout, enseignant, chauve, barbu, nimbé, chaussé de sandales, tunique bleue, manteau 
rose, portant sur le bras gauche la Bible, c'est-à-dire un codex à couverture vermillon 
relevée de filets blancs. 

En passant au § xxii (Migne, col. 654, c) on lit une phrase où il est question du 
serpent d'airain suspendu dans le désert pour guérir ceux que des serpents avaient 
mordus. Une petite peinture, encastrée dans la {''^colonne du f*' 18 r<^ de notre manuscrit, 
représente la scène d'une façon extrêmement simple. Deux personnages y suffisent: 
Moïse, vêtu de tunique et manteau bleuâtres, flottants, fait monter au moyen de deux 
cordelles, dont il tient une dans chaque main, au sommet d'un mât, planté dans le roc, 
un serpent doré. Sur le roc, au pied du mât, est assis un homme qui lève la tête et 
le regarde faire. Cet homme, brun et barbu, est habillé comme Moïse, d'une longue 
robe bleue qui l'enveloppe entièrement. 

A la page suivante figure Simon le Cyrénéen. En effet, le § xxiv (Migne, col. 655 et 
ms 239, i^ 18 v<^) commence par cette phrase : Si Simon Cyrenœus sis, crucem toile, ac 
sequere. Simon, les jambes nues jusqu'au haut des cuisses, et un sarreau bleu à 
manches courtes serré autour de la taille, soulève la croix et semble bien copié sur le 
modèle d'un ouvrier du port de Constantinople ou autre port grec (conf. fig. 17); on le 
trouverait aussi dans les tableaux des maîtres vénitiens. 

Le § XXIV continue sa phraséologie : Si Joseph Arimathœtts sis, ab eo qui cruci affixit 
corpus pete,.. Si Nicodemm sis, ipsum unge. Si Maria quœdam sis, si alia Maria, si Salomey 
si Joanna diluculo lacrymas profonde, ^ 

Deux scènes peintes, l'une au f^ 18 v% l'autre au f^ 19 r^, répondent à ce passage. 
La première est la représentation de Joseph d'Arimathie faisant sa demande à Ponce 
Pîlate pour obtenir le corps de Jésus (selon saint Luc, chap. xxm, verset 52). Joseph, 
vêtu de la tunique et du long manteau flottant des personnages apos- 
toliques, tunique bleue et manteau violet, barbe et cheveux blancs, 
nimbé, sandales, s'incline en posant les deux mains sur sa poitrine, 
debout devant le préteur romain assis sur son siège. Celui-ci, bizarre- 
ment vêtu, à ce qu'il nous semble, porte un voile blanchâtre serré 
autour de la tête, une tunique d'un rouge écarlate et une sorte d'étole 
verte qui, croisée sur la poitrine, descend au-dessous en forme de 
bavette. La seconde scène (f^ 19 r°) représente les saintes femmes au 
tombeau, à l'instant où, consternées dans leur âme de le trouver vide- 
(saint Luc, ch. xxiv, v. 4), elles commencent à s'apercevoir que deux Fig. 100. 

anges sont là. L'artiste n'a peint qu'un des anges et il a mis les deux 
femmes au premier plan, appuyant leurs têtes l'une sur l'autre dans l'attitude, très bien 
rendue, de la douleur. 

Enfin le prophète Isaîe étant nommé et Jean indiqué par allusion, dans le § xxv 
(Migne, col. 658), l'un et l'autre sont représentés vis-à-vis, à la première colonne du 
f* 19 V* du manuscrit. Le discours de saint Grégoire se termine en même temps que finit 




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208 XI1« SIÈCLE (M* COISL. 239). 

le r' 21 , sans donner lieu à aucune nouTelle représentation artistique et j'aurai décrit, très 
complètement je crois, tout ce qu'il contient en ce genre, si j'ajoute que d'espace en 
espace, c'est-à-dire environ une fois à chaque colonne, le texte courant, écrit en encre 
ordinaire, est interrompu par une ligne chrysographiée. 

Le discours suivant de saint Grégoire de Nananze (f^* 22-27 du ms) est le 44* des 
imprimés ; il roule sur les fêtes de l'Église {In novam donUnicam) et commence par les 
mots: 'E^xaCvia TiiAflaOai (Aligne, col. 608). L'iYxaivia, le jour férié pour la commémo- 
ration d'une nouvelle œuvre, est le thème sur lequel l'orateur sacré entre dès les 
premiers mots dans sa phraséologie habituelle, où je ne démêle rien qui puisse donner 
lieu à la peinture figurant en tête du discours (22 r^, col. i). Cette peinture forme un 
carré, d'environ 45 millimètres de côté, encadré dans une bordure de fleurettes à quatre 
pétales, représentant une église (c'est-à-dire le temple de Jérusalem) sur le devant de 
laquelle se passe l'Annonciation : la Vierge est debout, enveloppée de son voile noir qui 
lui couvre disgracieusement la tête jusqu'aux yeux ; l'ange, en longs vêtements bleus, 
avec ses ailes noires, avance la main droite vers elle. A distance, et tout à fait en dehors 
du temple, s'avance derrière l'ange, une jeune femme, plus belle que la Vierge et plus 
élégamment vêtue de longs habits clairs, la tête ceinte d'un diadème et soutenant de sa 
main droite une petite maisonnette qu'elle semble présenter à la Vierge ; un ange plane 
au-dessus d'elle et semble la recommander. Cette dame n*est pas sainte Hélène, car sa 
maisonnette est trop modeste pour représenter Sainte-Sophie de Constantinople, ni une 
église quelconque, ni même une chapelle; ce ne peut être qu'un ' ermitage ou un 
hospice ; je n'imagine pas quelle princesse le peintre a représentée. ^ A la fin du 2* §, 
saint Grégoire s'écrie : Encœnia f Enecmia ! hoc festum esty fratres I A côté de cette excla- 
mation est un petit portrait de l'orateur, représenté en pied (33 millimètres de haut), 
chauve, nimbé, barbe blanche, tunique bleue, manteau rose, étole blanche à croix 
noire, portant la bible sur le bras gauche (f^ 23 r®, col. 1). L'inscription au-dessus 
delà tête, en carmin, à àyioc Tpvjy. b 6eoX., ne permet pas de s'y tromper. Au com- 
mencement du 10' §, la reine des heures fait je ne sais quel hommage mystique 
à la reine des jours (*H pooCXiaaa tûv d)p(3v t^ |3aatXidt ilj(i€pav KOfiiiceua). A cet 
endroit, l'artiste a représenté deux souveraines de l'empire grec, dans le costume 
byzantin, chargé de pierreries, portant chacune dans la main une sphère de couleur 
écarlate (f^ 26 r*, col. 2). Aux deux pages suivantes (f^* 26 v^ et 27 r^) sont un homme 
dans un batelet, tenant la voHe de la main droite et la rame de la main gauche, un 
autre tenant la charrue attelée de deux bœufs, un troisième jouant de la flûte, un 
quatrième et un cmquième ébranchant un arbre et se livrant à la pêche. Et en effet 
le même alinéa du discours continue : « Pour célébrer ce jour de fête, le ciel est 
plus splendide, le soleil plus haut et plus brillant ; le navire, aux cris presque tous 
pieux et religieux des matelots, s'élance hors du port; le laboureur pousse la charrue 
en levant les yeux au ciel ; le berger souffle sur ses pipeaux un chant pastoral ; l'horti- 
culteur soigne ses arbres, et le pêcheur, assis sur les pierres, regarde au fond de l'eau 
en nettoyant son filet. Ces petites figures, de fort peu de mérite, sont en outre à demi 
écaillées et tombées. Il n'en est pas de même d'une dernière qui se rapporte au § 12 et 
dernier, où l'auteur rappelle comme un de ses saints favoris l'illustre berger Mammas, 
évêque et martyr. Ce saint (comme on l'a déjà vu plus haut dans un autre ms, n* 550, 
ci-dessus page 160), fournit à notre artiste le sijget d'une jolie peinture, quoique à demi 
barbare. 

Suit, dans le manuscrit (f~ 28-37), le discours (Ilepl -rtjç êopTfjç Ppax&t) 41» des im- 
primés, discours dont le sujet est la fête de la Pentecôte. Aussi le chapitre commence- 
tril par une peinture de la même grandeur que la précédente (f» 22 r«) et entourée par 
une bordure de fleurs exactement semblable, qui représente la scène de la descente du 



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XI1« SIÈCLE (N« COISL. 239). 209 

saint Esprit Quelque petite qu'elle soit, les douze apôtres y sont très bien figurés ^ 
assis autour d'une table elliptique, tous dans des attitudes variées et pleines 
d'animation. C'est un petit dessin très juste et très adroit. Dans l'espace vide, au centre 
de l'ellipse, sont deux personnages debout, deux nègres' habillés l'un de rouge, l'autre 
de bleu, qui probablement représentent les gens de toute nation, même de la Libye et 
de la Cyrénaïque, mentionnés dans les Actes des apôtres (ii, 5-13) comme assistant à cette 
scène extraordinaire et s'étonnant d'entendre les disciples de Jésus leur parler à chacun 
sa propre langue. Les premiers paragraphes du discours sont entièrement consacrés à 
l'éloge du nombre 7. C'est, aux yeux de l'orateur sacré, un développement tout naturel 
de la fête du jour, puisque la Pentecôte ou cinquantième jour est le résultat de 7 mul- 
tiplié par 7, sauf qu'il en manque un ([xiftç dpoiSoYjç ^f^épocç). Il passe donc en revue tous 
les 7 qui sont illustres dans la Bible et ne manque pas de citer (§ iv, medio) : le chan- 
delier aux 7 branches du Temple de Jérusalem, muni de ses 7 lumières, comme le prêtre 
reçoit l'initiation en 7 jours, comme le lépreux est purifié en 7 jours et comme il faut 
7 jours pour faire la dédicace du Temple. Notremanuscrit, à cet endroit (f° 30 r% col. 1), 
donne la représentation du chandelier, laquelle d'ailleurs est conforme à la réalité, qu'on 
connaît parfaitement par un des bas-reliefs de l'arc de Titus à Rome. Un peu plus loin 
(f» 34 v«) est le portrait du prophète Joël (vieillard barbu, nimbé, longs vêtements, 
tunique bleue, manteau violet, pieds nus) amené par une citation qu'en fait l'auteur au 
§ XIII de son discours. 




Fie. 101. 

F®" du ms 37 r** à 46 v*, comprenant le discours 15* qui a pour sujet les Machabées, 
commençant par ces mots : T( ôa{(y]é) olMaxxa6aTot. Le titre du discours, en capitales d'or 
enlacées, est inséré à l'intérieur d'un n formé de fleurettes et de dix médaillons qui 
me paraissent contenir les portraits, en commençant par le bas, de saint Grégoire de 
Nazianze, de Salomé la mère des Machabées, d'Éléazur leur père, placé au-dessus 
d'elle, et des sept Machabées, car les sept autres têtes sont toutes jeunes et toutes pareilles 
entre elles. Cette peinture est médiocre, mais les têtes sont expressives et celle de 
saint Grégoire fort belle. Un petit carré de soie pourpre, collé au-dessus de la scène 
avec de la cire, tient encore. Aux feuillets suivants sont peintes sept petites scènes qui 
représentent les Machabées ou leurs parents comparaissant devant leurs juges et 

1. Sauf que le peintre a commis l'erreur d'y comprendre, immédiatement après saint Pierre et saint 
Paul, les quatre évangélistes, reconnaissables à un livre qu'ils tiennent entre les mains. Or saint Marc et 
saint Luc n'étaient point des douze, mais seulement de leurs disciples. 

2. C'est par erreur qu'ils ne sont point nègres dans notre gravure. 

27 



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210 XII» SIÈCLE (W COISL. 239). 

subissant divers supplices. Les dispositions, les costumes et autres détails étant les 
mêmes dans chacune de ces scènes, il me suffira de décrire la première (V* 38 r^, § m 
de Timprimé) qui représente Éléazar amené par un serviteur en présence du roi 
Antiochus et d'un de ses guerriers ; Éléazar, vieillard nimbé, est en vêtements longs, 
mais très distincts du vêtement traditionnel des prophètes et des apôtres ; le roi, son 
serviteur et son garde militaire, sont exactement ce que nos manuscrits carolingiens 
nous donnent pour représenter de tels personnages. 

F°' 46 v° à 56 v^, discours 24** des imprimés, sur saint Gyprien. En tête, encadrés 
dans une bordure de fleurettes, deux saints personnages debout, en habits pontificaux 
et que se montrent deux jeunes hommes placés en dehors du cadre ; ce sont proba- 
blement saint Grégoire et saint Gyprien, admirés par le peuple. Une série d'autres 
petites scènes décrivent en peinture la vie de saint Gyprien: c'est d*abord, au ï^ 50 r°, 
a saint Grégoire qui se place entre saint Gyprien et une vierge, belle et noble jeune 
fille, qu'il poursuit de son amour » (§ ix de Timprimé). Gette belle jeune fille, comme 
la vierge par excellence, dans la peinture byzantine, se tient la tète et le haut du corps 
enveloppés d'un voile noir qui lui donne l'air sombre et disgracieux. 

F* 53 r°, col. i, l'empereur Decius, exerçant sa fureur persécutrice contre un 
évêque qu'on amène devant son tribunal (§ xiv de l'imprimé). La décollation d'un saint 
(P 54 r^) et une femme mourante dans son lit (i^ 55 r°) répondent à quelques paroles 
des §§ XVI (in fine) et xvii (ad médium) sur les supplices et sur la mort. 

pos g'y fO ^ g^ po^ discours 19* des imprimés^ adressé au percepteur Julien, sans autre 

ornement que la petite peinture d'en-tête, encadrée dans une bordure de fleurons, et 

représentant un personnage assis sous un dais, et à demi effacé, auquel saint Grégoire, 

• assis aussi, adresse la parole (f° 57 r^, col. 1), et qui sans doute est ce Julien dont nous 

avons vu ci-dessus d'autres portraits. 

F®' 65 V* à 73 V*, discours 38* des imprimés, sur la nativité de Jésus. Point d*autre 
ornement que la petite peinture d'en-tête représentant la naissance dans la cabane avec 
les bergers et les anges du dehors ; c'était une très jolie petite scène, malheureusement 
il en a disparu plus de la moitié par suite d'un mouillage. 

pot 74 r*' à 119 v<*, discours 43* des imprimés, oraison funèbre de saint Basile, 
évêque de Gésarée. Ce long éloge de saint Basile, prononcé sur sa tombe, commence 
par une petite peinture un peu plus grande que les précédentes et encadrée de même, 
qui représente le saint à l'article de la mort. Il est déjà couché dans son cercueil de 
pierre, quoique vivant encore, et trois vieillards en robe blanche, mantelets noir vert 
et tête nue, s'empressent autour de lui : ce sont des médecins. L'un surveille de près 
l'altération de son visage ; l'autre regarde^ au moyen d'une cuiller en verre, du sang 
qu'il vient de recueillir dans une tasse qu'il tient de l'autre main ; le troisième porte à 
son nez un tube ou une tasse semblable pour en reconnaître l'odeur. Ge 
serait toute la décoration de ce discours, n'était qu'aux f^' 100 à 105 se 
trouvent cinq autres petites peintures toutes relatives au passage, très 
remarquable en efi'et, où l'orateur expose la manière dont Basile répondit 
aux interrogatoires que lui fit subir le gouverneur de Gésarée agissant 
au nom de l'empereur Valens, grand persécuteur des chrétiens. Dans 
les deux premières (P" 100 v^, coL 4 et 2, imprimé, § xlviu, coL 55 : 
'Hjxeï; àï t( Goi îoxoOjxev; = Nos verà quid tandem tibi videmur? et T4t£ ôà 
xtvyjôévra tôv 5icap;(ov, = Hoc oratione commotus prœfectus) le gouverneur ou 
FiG. 102(r>101). V^^^^^f Assis sur son siège, interroge Basile debout devant lui. Dans la 
troisième (f* 104 v«, col. 1, 'HTT/^fJt£0a paaiXeO... = imperatorem adiens: 
Imperator^ inquit, victi summ ab hujus ecclesiœ antistite; imprimé g 41, col. 561), l'empe- 
reur, debout sous la porte d'un édicule, confère avec son préfet, qui vient lui rendre 




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XII* SIECLE (N* GOISL. 239). 211 

compte. Dans la quatrième (f® 1 04 v®, TiSitteiv VjirelXei tôv àaapxov. . . == Verberaturum minUon 
batur Basilium qui gracilis erat, imprimé § lvii, col. 568), lé bourreau assiste le juge et 
porte la main sur l'évèque; enfin dans la cinquième (P 105 r®, ^iKÎrqç ^v èXeEtvôç... = 
Supplex eraty miserabilUf calamUoms^ etc., imprimé § lyii, f*'* 569-570), les habitants de 
la irille apportent au préfet leurs protestations indignées. Ces deux dernières scènes, 
soit qu'elles proviennent d'un autre manuscrit, soit par toute autre raison, sont sur deux 
petits carrés de parchemin coupés ailleurs et collés grossièrement, avec de la cire, à la 
place où elles sont. Dans toutes les cinq le magistrat est remarquable par U constance 
de son costume qu'on peut regarder avec assurance comme étant bien celui d'un gou- 
verneur de province de l'empire grec au xii* siècle. Grégoire l'appelle Nabuzardan, 
ancien chef des cuisiniers, et d'autres (voy. la Biogr. unw. de Michaud) le nomment 
Modestus. On remarquera aussi (f^ i04) le costume du bourreau, tunique écarlate et 
pantalon noir chiné, que nous avons vu plusieurs fois à peu près le même dans d'autres 
manuscrit, mais qui, de sa personne, est ici un élégant jeune homme, on pourrait dire 
un bourreau artiste. Cet exécuteur, après avoir dépouillé le saint de sou manteau, le me- 




FiG. 103(1^ 104). 

naçait, dit Grégoire (§ lvu), de déchirer avec des ongles de fer son corps, qui était d'une 
grande maigreur. « Par ce déchirement, répondit Basile, tu apporteras un grand soula- 
gement à la maladie de foie qui, comme tu le vois, me fait souffrir. » Cette parole nous 
donne peut-être l'explication de la peinture placée en tête du discours et dans laquelle 
on voit les médecins examiner un vase de sang ou plutôt d'urine ensanglantée. Le 
peintre a peut-être voulu montrer que saint Basile est mort, ce qui est en effet, d'une 
hémorragie provenant d'une maladie de foie. Basile est mort en 379. 

F** 120 r* à 130 r*, discours 39* des imprimés : In sancta Itxmina^ = zii xà Syta cpûTa, 
commençant par irdiXiv 'lYjaoOç 6 éfjièç. Dans ce discours, Grégoire de Nazianze célèbre la 
fête du jour {Sanctvm luminum diem^ ad quem pervenirmis), c'est-à-dire l'Epiphanie, fête, 
dit-il, qui lire son origine du baptême du Christ, « la vraie lumière faite pour illuminer 
tous les hommes » (§ 1). La peinture d'en-tête représente, en effet, Jésus debout au 
milieu du Jourdain et baptisé par saint Jean en présence des anges. « C'est là, continue 
saint Grégoire, une fête véritable et pure, bien différente des cérémonies et des mystères 
des païens. Ce n'est pas la naissance et l'enlèvement de Jupiter enfant (A), ni les chants 
et les cris des Curetés, ni leurs danses, armes en main, pour étouffer les vagissements 
du Dieu et pour tromper un père cruel (B). Ce ne sont pas non plus les vivisections pra- 
tiquées par les Phrygiens, ni leurs flûtes, ni les Corybantes, ni tous les actes accomplis 
autour de la déesse Rhéa par des initiés ivres de fureur (C). Il n'y a point de jeune fille 
enlevée parmi nous et point de Cérès courant à sa recherche (D) ; point de mystères de 
Bacchus et nulle part de cuisse produisant un enfantement (E); point de mystères 
lubriques d'Aphrodite, à la naissance et au culte impurs, ni phallus et ithyphallus 



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212 XII* SIRCLE (W COISL. 239). 

obscènes par leurs formes et par leurs actes (F). Où trouve rez-vous chez nous cette 
atroce et inhumaine hospitalité d'un Tantale rassasiant les Dieux assis à sa table avec 
les membres déchirés de son fils Pelops (G)? Où sont les horribles et ténébreux spectres 
d'Hécate (H), l'art des sacrifices pratiqué par les Mages et la science de l'avenir fondée 
sur la dissection des victimes (I) ? Nous n'avons pas non plus de mystères d'Orphée, 
regardé par les Grecs comme tellement digne du renom de sagesse qu'ils lui supposaient 
une lyre dont les accords attiraient tout à elle (J), et nous ne connaissons pas non plus 
les infortunes d'Isis, ni les boucs vénérés à Mendès en Egypte, ni l'étable d'Apis, c'est- 
à-dire d'un veau, débordante de luxe par la sottise des habitants de Memphis (K.) » 
Conf. Grégoire de Tours, Hist,, II, 29. Chacune des lettres majuscules que je viens 
d'inscrire, de A à K, marque la place d'une petite peinture mise dans le manuscrit, à 
côté de la phrase que j'en extrais et que la peinture explique. Je reprends ces peintures, 
lettre par lettre, pour les faire mieux connaître. 

A (f" 121, col. 1) : Une femme remettant un petit enfant entre les mains d'un 
homme vêtu d'une longue robe de pourpre. La femme est presque efTacée. — B (P 121, 
col. 2) : Un enfant couché dans son berceau à côté duquel deux hommes jouent, l'un des 
cymbales, l'autre du tambourin. Le berceau est posé sur des pieds semi-circulaires 
pour produire un balancement. — G (f° 121, col. 2) : Deux hommes complètement nus, 
tenant un couteau dans chaque main et semblant prêts à combattre, en présence d'une 
statue de femme posée au sommet d'une colonne et portant pour vêtement une draperie 
écarlate; elle tient de la main droite une branche d'arbre, de la main gauche une boule. 
— D (r* 121, coL 1) : Un rocher derrière lequel un homme demi-nu attire violemment 
une femme en longue robe bleue. — E (f" 121 , col. 1) : Un homme dans le costume d'un 
prince byzantin, assis sur un siège à coussin vert, entre deux édicules et montrant du 
doigt une petite tête d'enfant qui lui sort de la jambe gauche, sous le genou. — F (f^ 121 , 
col. 2) : Une femme, vêtue d'une tunique violette et à demi plongée dans l'eau ; elle 




FiG. i(U (f* 121;. 

semble tendre les deux mains pour recevoir un phallus qui plane dans le ciel. Cette 
image d'un phallus est la première obscénité, et reste la seule, que j'aperçoive dans nos 
manuscrits. — G (f* 122 r% col. 1) : Trois hommes assis autour d'une table ronde, au 
milieu de laquelle un quatrième personnage, debout^ dépose un plat. Costumes insigni- 
fiants. — H (r> 122 r<», col. 1) : Une statue semblable à celle ci-dessus lettre C, mais 
vêtue de bleu au lieu d'écarlate et auprès de laquelle s'empressent trois hommes, dont 
les deux premiers sont cynocéphales. — I (f" 122 r*, col. 2) : Un cadavre étendu sur 
une table et que deux hommes dissèquent au couteau. — J (f® 122 v», col. 1) : Orphée 
assis sur l'herbe au milieu d'une vallée et jouant de la lyre. — K (f 122 v<*, coL 1) : 



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Xll* SIÈaE (N« COISL. 239). 213 

La même statue qu'à la lettre G, devant laquelle se présentent deux hommes qui portent 
sur la tète des cornes de bœuf. 

F®* 130 T« à 158 v^, discours 40* des imprimés, sur le baptême : XGàç t^ Xa(X7cp5 tôv 
9(&Tii)v... Point d'autre ornement que la miniature d'en-téte, laquelle représente un 
évéque assis et devant lui deux jeunes hommes, dont Tun semble lui présenter Tautre; 
ce dernier parait être un néophyte venant demander le baptême. 

F" 158 v<* à 162 V*, discours de Grégoire de Nazianze à Grégoire de Nysse, frère de 
Basile le grand. La peinture d'en-tête représente deux évêques, tous deux agenouillés en 
face l'un de l'autre et se tendant la main, ce qui dépeint vraisemblablement la posture et 
les démonstrations d'amitié dont usent les deux Grégoire Tun envers l'autre. Point 
d'autre ornement. 

P* 163 r® à 181 V*, 'AOavàaiov éiratvOv (discours 21* des imprimés). Oraison 

funèbre d'Athanase, évêque d'Alexandrie. Point d'autre ornement que la peinture 
d'en-tête représentant Athanase exposé sur son lit de mort, ayant deux évêques debout 
au chevet et deux au pied de son lit 11 vécut de l'an 296 à l'an 373. 

¥°* 182 r*" à 196, discours 42® des imprimés : discours d'adieu en présence de 
150 évêques. La peinture d'en-tête, carrée comme les précédentes et comme elles en- 
tourée d'une bordure de fleurettes, représente l'assemblée épiscopale à laquelle s'adresse 




FiG. 105 (f 182). 

le discours ; trois évêques sont assis de face sur le premier plan et entièrement visibles ; 
quatre autres, placés sur le second rang, ne se voient qu'à moitié ; derrière n'apparais- 
sent que des têtes confuses. Cette scène très simple, relevée parla belle et calme expres- 
sion des visages, est d'une grande beauté. 

poi ^95 ^0 à 216 v«, discours 14* des imprimés : IlEpl çiXoitTouxCoç, De l'amour des 
pauvres. Point d'autre ornement que la peinture d'en-tête représentant saint Grégoire 
de Nazianze assis et parlant à trois jeunes hommes, qui l'écoutent et s'inclinent. 

pot 217 r** à 228 v®, sermon sur la grêle, 16* des imprimés. Peinture d'en-tête : 
saint Grégoire, debout auprès de son père assis, tous deux en vêtements sacerdotaux ; 
il harangue deux hommes qui sont dans l'attitude du respect et représentent l'auditoire. 
Aucun autre ornement. 

F^* 229 et suiv., la vie de saint Grégoire de Nazianze par le prêtre Grégoire {Bioç 
xal iroXiTsCa toO év àyioiç Tcaipbç :7^(x^v FpYjYOpiou...). La place préparée pour la peinture 
d'en-tête est restée en blanc. 



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tu XH* SIÈCLE (N" S. 27/. 

Le chapitre qui suit (i^' 256 et suiv.) et qui est le deuxième discours dans les 
imprimés ('HTnjfiiai...) commence par un vulgaire bandeau en 
parallélogramme peint à fleurettes sur fond d'or et c'est le 
dernier ornement du volume. Celui-ci s'arrête inachevé au 
f» 294 v«. 

La longue description qui vient d'être faite a cependant 
besoin d'une remarque de plus pour être complète. On a vu 
ci-dessus (p. 206) que le texte du premier discours commence 
par une initiale qui paraît représenter le prophète Habbacuc. 
De même, à chacun des discours qui suivent» l'initiale est par- 
ticulièrement ornée, non pas de personnages (Habbacuc est le 
seul de son genre)^ mais de fleurons dorés et articulés, ou par- 
fois d'animaux, soit naturels, soit fantastiques, comme TM 
par lequel nous avons commencé cet article, et le <1> par lequel 
106 (f^ 158). ^^^^ terminons. Le P. de Montfaucon se borne à dire relative- 

ment au n** de Coislin 239 (p. 297 de la Bibliotheca CoisUnianay 

Paris, 1715): « Manuscrit du xii* au xm* siècle, élégamment exécuté et généralement 

en lettres d'or. » 




LXXXI. — N* SuppL. 27. Office ecclésiastique. 

207 fcuill. à 2 col.; — xu* siècle; — haut. 0",325, larg. 0",265; — reliure en veau aux fleurs de lis 
et aux deux L enlacés du roi Louis XVIII. 

Jadis très beau volume, un peu détérioré par le temps, ce qui a fait dire au rédacteur 
du Catalogus mss, BibU regiœ (1740) : Codex olim nitidisHmus at nunc passim madore por- 
ruptus. Il est plus intéressant que beau, c'est-à-dire que les scènes peintes qu'il contient 
en grand nombre sont d'un artiste soigneux, mais doué d'un très faible talent et qu'elles 
ont cependant du prix par les détails qu'elles donnent sur différents sujets. 

Le manuscrit s'ouvre, à la première page, par le commencement de l'évangile 
selon saint Jean, comprenant, au bas de la page, une ligne d'intitulé en capitales (EK 
TOT KATA lûANNHN) et six lignes de texte en minuscules, à chaque colonne, le 
tout chrysographié,mais tellement fatigué par le temps que l'or a presque entièrement 
disparu; il ne reste plus que le dessous de l'écriture, en carmin. 

Le haut de la page est occupé par une scène peinte sur fond d'or (i 88 millim. sur 327), 
dans laquelle on voit saint Jean debout (7 centimètres de haut) au milieu des champs ; 
il a les cheveux et la barbe blancs, un long manteau gris et les sandales aux pieds. Il 
détourne la tête et la lève vers le ciel, d'où sort une main divine, tandis qu'il étend le 
bras droit vers son disciple (Prochore, mais il n'est pas nommé), qui vient d'écrire sous 
sa dictée le premier mot de l'évangile. Le paysage représente une série de monticules à 
gauche, et à droite, derrière Jean, une haute tour carrée de couleur bleuâtre, à toiture 
rouge. Cette scène est encadrée d'une riche bordure de fleurettes chacune dans un 
médaillon et surmontée à son sommet d'un large pot à fleurs, duquel s'approchent deux 
perdrix, l'une à droite, l'autre à gauche. 

F® 2 r^. A la première colonne de ce feuillet, vers le haut de la page, se trouve placé 
le verset 1 7 du premier chapitre de saint Jean : Lex per Moysen data est^ gratta et Veritas 
per Christum, Ces paroles sont accompagnées de deux petites peintures (de 3 à 4 centi- 
mètres de haut) : l'une, sur la marge de gauche, représente Moïse levant les deux bras 



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XII* SIËGLE (N* S. 27). 215 

vers le ciel qu'il touche presque ; rautre, sur la marge de droite, représente Jésus 
répandant son sang sur la croix. 

A la page suivante (2 y^) est un T, commençant la phrase usuelle, T& xaipû éxeCvco, 
mais servant d'introduction seulement au verset 12, cbap. xxiv de saint Luc, dans 
lequel il est raconté que l'apôtre Pierre vint visiter le tombeau de Jésus le lendemain de 
Fensevelissement et n*y trouva plus que les linceuls sans le corps. Les deux branches 
du T forment une sorte d'arbre contre lequel est appuyé Jésus, ayant sous ses pieds le 
monument à demi ouvert et dans lequel saint Pierre, qu'on ne voit qu'à moitié, s'in- 
troduit pour en examiner l'intérieur. 

Au f° 4 r^, se lisent les versets 35 et suivants du premier chapitre de saint Jean : 
StabcU Joannes et ex cUscipulis ejus duo, et respidens Jestwi ambulantem dixit : Ecce agnus 
Beij et audierwU eum duo discipuli loquentem et secuH sunt Jesum, A gauche de ces lignes 
est une figure de saint Jean debout, dans l'attitude de la prédication, enchâssée dans un 
T initial et à droite deux disciples à barbe et cheveux gris, nimbés, vêtus des longs 
habits de philosophes (tunique et manteau), les sandales aux pieds. 

Toutes lés initiales du volume ne sont pas, comme les deux précédentes, ornées de 
figures ; un grand nombre au contraire sont isolées et richement décorées, mais seu- 
lement à fleurons et aVticulations de diverses couleurs, sertis d*or. Sur quelques-unes 
d'entre elles, notamment sur un bel epsilon qui se trouve au f^ 18 v*», on voit très clai- 
rement que les ors n'étaient pas appliqués avec le pinceau, mais au moyen d'une feuille 
d'or que l'on frottait sur le dessin. Dans l'exemple que je signale on voit encore des 
traces d'or autour de la lettre. De même au l^ 85 v°. 

Au f» 20 r», est l'histoire de la Samaritaine, extraite du quatrième chapitre de saint 
Jean (versets 5 et suivants) et précédée, comme toujours dans les évangéliaires, des mots : 
TQ xa(pa iceCvo). Sur la marge à gauche du texte est une jolie représentation de Jésus, 
debout, se tournant vers la Samaritaine pour lui parler; et sur la marge à droite est la 
jeune femme tirant du puits, au moyen d'une corde rouge, un vase doré ; elle est élé- 
gamment vêtue d'une robe vert-pomme à longues manches en étofl'e légère, bordée 
d'une frange d'or au col et d'une frange violette au bas; ses cheveux sont retenus sur le 
front par deux cordons blancs qui se croisent. 

po 25 vo^ saint Jean, chap. ix, versets i*' et suivants: « Et Jésus poursuivant sa route 
aperçut un homme qui était aveugle de naissance. » A la gauche du texte, en tunique 
violette et manteau bleu clair, Jésus appuyé sur un T, comme aux pages précédentes, 
et à la droite l'aveugle, personnage vêtu d'une tunique rouge, tête et jambes nues, 
une canne noire, à bec de corbin, dans la main gauche. 

F* 38 r*, lectures pour le jour de la Pentecôte. En tête de ce passage de notre 
évangéliaire est une peinture carrée qui représente une arcade à trois lobes élégamment 
ornée de fleurons en couleurs naturelles et dont les deux extrémités sont supportées 
par deux colonnes qui encadrent la scène à droite et à gauche ; cette scène, peinte sur 
fond d'or, avec le ciel bleu au sommet sous forme d'une demi-sphère, représente les 
douze apôtres assis autour .d'une table elliptique et reproduisant avec une certaine res- 
semblance, mais d'une manière très inférieure, ceux du manuscrit Coisl. 239 (ci-dessus, 
p. 209) ; les deux nègres debout au milieu de l'ellipse s'y retrouvent. 

F® 39 r^, en tète d'extraits de saint Matthieu, une peinture représentant cet évan- 
géliste de même grandeur et du même style que le saint Jean décrit plus haut (f° i). Le 
saint est assis dans un fauteuil à claire-voie ; il écrit sur ses genoux et pose la main, 
munie d'un calamus, sur un volume ouvert devant lui. Ce volume est soutenu par un 
pupitre monté sur une table, où l'on voit, mais en très petite dimension, tous les instru- 
ments d'un écrivain. Le visage de saint Matthieu, à barbe et cheveux blancs, est très beau, 
très expressif. — Première initiale à la suite : Jésus bénissant un homme agenouillé. 



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216 XIl* SIÈCLE (N« S. 27). 

F" 47 r°, saint Matthieu, chap. ix, verset 27 : Et transeunte inde Jesu, secuti sunt eum 
duo cœd clamantes et dicenteê : miserere nostri, fili David. A gauche de ne passage est peint 
un Jésus appuyé contre l'initiale T et à droite sont deux hommes en tunique, Tune 
bleue, Tautre rouge, appuyés chacun sur un bâton, pieds et tète nus. 

F^ 53r<>, saint Matthieu, chap. xix, v. i6 : « Un jeune homme s'approche et lui dit : 
Que faut-il que je fasse de bien pour avoir la vie éternelle? » A gauche est peint Jésus et 
à droite le jeune homme, d'une autre main et d'un autre style que les précédents sujets 
et les suivants. 

F^ 59 r^, saint Matthieu, chap. xxv. Peinture de la parabole des vierges sages qui 
se dirigent vers Jésus et des vierges folles qu'un ange repousse. 

F^ 60 y'*, peinture représentant saint Luc, semblable à celles ci-dessus de saint Jean 
et de saint Matthieu, aux f^ 1 et 38. 

67 r^, initiale I, représentant un candélabre ou pot à feu allumé. 
67 V®, saint Luc, chap. viii, v. 27 : Et cum Jésus agressus esset ad terram Gerasenorum. 
Le texte de notre manuscrit, admettant une légère variante, écrit ici : t^v ydy^a^f tûv 
ra5apiv(&v au lieu de FcpaoïvC^v. — Occurrit illi vir quidam qui habebat dœmonium... 
Erat autem ibi grex porcorum, et rogabat ut permitteret in illos ingredi. Et permisit... et 
intraverunt in parcos, et impetu abiit grex in stagnum et suffoeatus est. Toute cette 
scène est peinte aux feuillets 67 v<> et 68 r^. D'abord le Christ appuyé contre 
le T comme dans les précédents chapitres ; en face, le possédé qui n'a pour tout 
vêtement qu'une tunique écarlate et pour tout signe distinctif de son état que les cheveux 
hérissés tout droit. Au feuillet suivant, sur la marge centrale, sont trois porcs, sur 
lesquels se tiennent, comme à cheval, de jeunes enfants tout noirs et pourvus d'ailes 
noires, qui représentent la légion des démons ; au bas deux porcs et un démon sont 
plongés dans un étang. Les cochons sont d'un dessin très juste, comme ci-après, fig 119. 
F« 74 v<*, saint Luc, chap. xyii, v. 12 : Oceurrerunt ei decem virt leprosi qui stetenmt a 
longé. D'un côté du texte, Jésus appuyé sur le T ; de l'autre les dix lépreux reconnais- 
sablés aux taches noires dont leur corps est semé. 

F"*. 77 V*, saint Luc, chap. xix, y. { : Et ingressus prœan^ulabat Jéricho et ecce vir 
nomine Zachceus... adscendit in arborem sycomorum ut videret eum... A gauche, toujours le 
même Jésus appuyé contre le T, à droite Zachée debout dans son sycomore, tète et 
jambes nues, barbe brune, tunique écarlate. 

F"* 85 V, grande peinture représentant saint Marc et semblable à celles ci-dessus 
f"* i, 39, 60, qui représentaient les saints Jean, Matthieu et Luc. 11 est assis comme 
Matthieu dans un fauteuil en barreaux de bois à jour ; devant lui 
est une table chargée de tous ses instruments de travail : écritoire, 
ciseaux, grattoir, compas, pierre ponce -, et derrière lui s'élèvent 
aussi de vastes édifices bleuâtres, dont l'un supporte une terrasse 
ou véranda. Le seul détail nouveau qu'on remarque est une lampe 
en verre blanc opaque accrochée au pupitre. 

F* 91 v% saint Jean, chap. xi, v. 1 ejt suiv, histoire de Lazare. 
D'abord au f* 91 à gauche du texte est Jésus appuyé contre le T et 
â droite Lazare malade et couché dans un lit. C'est un lit à ber- 
FiG. 107 (f-Sô). ceau, recouvert d'un couvre-pied bleu qui a la forme d'une gaine 

et décoré, sur le devant, d'une draperie violette. Un homme en 
tunique rouge, évidemment un serviteur, et cependant la tète entourée d'un nimbe d'or, 
soutient un petit parasol au-dessus du malade. — Au f* 94 v^ est la résurrection de 
Lazare : Jésus suivi de deux disciples, à la gauche du texte, étend la main droite vers le 
tombeau ; celui-ci, adroite de la colonne du texte, est à demi ouvert et laisse voir Lazare 
debout, le corps serré de bandelettes comme une momie, sauf la tète qui est découverte 




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XII« SIÈCLK (N» S. 27). 217 

(et nimbée). Devant le tombeau sont deux hommes, Tun agenouillé et tourné vers Jésus 
qu'il admire, Tautre déroulant les bandelettes et se bouchant le nez. Ces petits person- 
nages (près de 3 centimètres de haut) sont d*une exécution très satisfaisante. 

F*^ 94 r^, saint Matthieu, chap. xxi, v. 1 et suivants, entrée de Jésus à Jérusalem. 
A droite du texte, Jésus monté sur une mule blanche ; à gauche ses disciples, qui le 
suivent. Devant Jésus un homme jette des rameaux verts, un autre ôte sa tunique 
(verset 8) avec la même attitude à peu près que celui qui se déshabille au haut de notre 
pi. 67 ; à la porte de la ville, la foule des habitants de Jérusalem s'avance au-devant 
de lui, précédée par un vieillard à barbe blanche tenant une branche d'olivier. La pein- 
ture est de la même main qu'au fo 53. 

F*' 96 r^, Matth., xxi, 19, Jésus dessèche le Oguier sans fruits. A gauche du texte, 
Jésus appuyé contre le T, à droite le figuier^ très mal imité. 

F® 1 1 8 v% Jean, xiir, 31 , la scène du baiser de Judas. Jésus et Judas (hauteur 5 cen- 
timètres) se tiennent embrassés avec une expression très marquée. Jésus (robe violette, 
manteau bleu, longs cheveux et barbe noirs, sandales, nimbé) présente sa joue d'un air 




FiG. 108 (r» 118). 

de reproche ; Judas (robe bleu clair à deux bandes noires, manteau gris, longs cheveux 
noirs, barbe rase, sans nimbe) lui donne le baiser en fermant lés yeux d'un air faux ; 
la foule (une trentaine d'hommes armés de haches diverses et de torches allumées) 
rangée devant eux les contemple; sur le devant. Malchus en tunique rouge est agenouillé, 
les mains derrière le dos, tandis que saint Pierre se penche et lui coupe tranquillement 
l'oreille ou plutôt le cou. Les accessoires sont très faibles, mais les deux personnages 
principaux valent une composition du xvi* siècle. 

A partir du f** 137 apparaissent quelques bandeaux d'or à flearettes peintes. 

F"* 148 r"*, Jésus assis dans la synagogue et commentant le livre d'Isaïe (Luc,jv, 
16-28). 

F"" 149 V*, buste de Jérémie avec une immense chevelure et barbe blanches, sur la 
tète une petite calotte rouge en forme de coupe renversée, pour vêtement un manteau 

28 



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t\S XII* SIÈCLE (N-» S. 27). 

rouge à larges carreaux, les mains croisées sur la poitrine et tenant un encensoir (Luc, 
IV, 16-28). 

F» 172 r», en tête d'un extrait de saint Matthieu, une peinture très originale disposée 
de la manière suivante : un cercle de 5 centimètres de diamètre, inscrit dans un 
rectangle de 75 millimètres de large sur 53 de haut, ledit rectangle surmonté à sa partie 
supérieure d'un demi-cercle de 18 millimètres de rayon. Dans ce demi-cercle sont deux 
anges représentés à mi-corps et dont l'un étend le bras pour montrer le cercle placé au- 
dessous. Quatre anges également à mi-corps, et dans la même attitude que le précédent, 
sont inscrits chacun dans un médaillon à l'un des quatre angles du rectangle qui a le 
reste de sa surface occupée par des fleurs et fleurons peints en couleurs naturelles sur 
fond d'or. Le cercle est traversé à son centre par deux diagonales formant croix de 
Saint- André et le partageant en quatre scènes, savoir : dans le haut, la Vierge étendue 
sur son lit, vêtue d'une robe bleue et enveloppée, y compris la tête, d'un long manteau 
noir; à sa droite est couché l'enfant Jésus et plus loin apparaissent les têtes du bœuf et 
de l'àne; dans le segment de droite sont Joseph assis et deux bergers debout ; dans le 
segment de gauche, les trois mages ; dans le segment inférieur, deux servantes lavant 
l'enfant dans un bassin d'or. 

F** 173 r^, col. 1 , saint Matthieu, chap. ii, v. i 3, histoire des Mages. A gauche du texte, 
deux mages, à longs manteaux et à couronnes d'or, avec un ange voltigeant au-dessus 
de leur tête ; à droite, Joseph couché dans un lit en berceau et l'ange à ses côtés ; — 
col. 2, suite, histoire d'Hérode. A la marge, il est représenté assis sur son trône, 
c'est-à-dire sur un pliant garni d'un coussin ; il écoute les trois mages ; au-dessous un 
palmier, auprès duquel un homme, en tunique rouge et en pantalon collant noir, c'est- 
à-dire un bourreau, tenant d'une main par la jambe un enfant nu et de l'autre main 
une longue épéel 

F^ 179 r"", saint Matthieu, chap. m, v. 13, Jésus baptisé par saint Jean. L'initiale 
T qui commence le passage est garnie en son milieu d'un cercle brisé en quatre 
segments de manière à former un quadrilobe, au centre duquel est le Christ entièrement 
plongé dans l'eau bleue comme s'il était dans un vase; saint Jean placé au dehors étend 
la main sur lui. Ci-dessus, au f^ 174 r% est un T analogue, orné au centre d'un portrait 
d'évêque sur fond d'or dans un médaillon circulaire. Ces petites figures étaient exécutées 
avec talent, mais le temps et l'usure les ont rendues méconnaissables. La même obser- 
vation s'applique aux précédentes (f^ 173). 

F"" 192 r^. La page précédente et une partie de celle-ci sont occupées par la liste 
des saints du mois de juin ; au 11* jour du mois sont inscrits saint Barthélémy et saint 
Barnabe; or, à la marge supérieure de 192 r<*, on a peint le martyre de saint Barthé- 
lémy. 11 est en croix comme un Christ, sa croix plantée sur le sommet d'un rocher ; il 
est vêtu d'une sorte de pagne blanc qui l'enveloppe depuis la poitrine jusqu'aux 
genoux. Son corps est noir et l'intention du peintre est bien d'en faire un nègre, car ses 
bourreaux sont visiblement de race blanche. Ceux-ci sont au nombre de trois; deux 
tirent à eux une corde rouge qui ceint le patient par la taille, tandis que le troisième 
commence l'opération en élevant les bras et en portant son couteau sur la main droite 
du saint, qui se replie sur elle-même dans la pose de la douleur. Ces petites figures 
intéressantes sont le troisième spécimen du talent de l'artiste que nous avons déjà 
rencontré aux f°' 53 et 54. 



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XII* SIÈCLE (N- S. 75 ET 151). 



219 



LXXXII. — N° Supp. 75. Les Evangiles. 

252 feuill. à 2 col.; — xii* s.; — haut. 192 millim., larg. 140; — reliure en veau à TN couronné 

et l'aigle- du premier empire. 

Manuscrit d'une calligraphie et d*une décoration également élégantes, mais n'ayant, 
de la décoration, conservé que les croquis, dessinés au carmin quand ce sont des orne- 
ments, à l'encre noire quand ce sont des figures. Presque toute la peinture a disparu par 
écaillement. Les cinq premiers feuillets, recto et verso, sont occupés par la concordance 
d'Eusébe inscrite sous des arcades entièrement fleuronnées d'azur et de vert. En tête de 
chaque évangile est un fronton en forme de FI, exécuté dans le même style, sauf qu'il est 




FiG. 109. 

à fond d'or; et en regard de chacun de ces frontons est la représentation de l'évangéliste 
peint à pleine page et composant son livre. Malheureusement c'est surtout de ces quatre 
grandes peintures qu'il ne reste presque rien et que l'ouvrage de l'artiste est à peu près 
entièrement tombé. On n'y voit plus que l'or du fond et le croquis à la plume tracé 
d'une main rapide et sûre pour guider le pinceau dans la distribution des détails. Nous 
donnons la copie d'un de ces croquis, non pas très exacte, car l'original est de moitié 
plus grand, et sa couleur est bistre au lieu de noire, mais suffisant peut-être pour faire 
apprécier la grâce et la justesse du dessin. 



LXXXIII. — N** Supp. 151. Saint Grégoire de iNazianze. 

428 feuillets à lignes longues; — xi* et xii* siècles; — haut. 292 roillim., largeur 210; — vieille reliure 

en veau, xvu* siècle. 

Le commencement de ce manuscrit a été arraché, il y manque le premier feuillet, 
car la pagination débute par le chiffre deux, B. 11 se divise en deux parties dont la pre- 
mière s'étend jusqu'au f*" tvy (353), comprenant les 23 premières homélies du volume ; 
elle est du xi* siècle. La seconde partie est du xii*. Toutes deux sont d'un aspect tota- 



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220 Xn« SIÈCLE (N- S. 260 ET 913;. 

lement différent. La première, en écriture épaisse et rapide, offre en tète de chaque 
chapitre une belle ornementation, quoique simple, qui se compose d'un bandeau tantôt 
en parallélogramme, tantôt en fi, à fleurettes peintes sur fond d'or, suivi de l'intitulé du 
discours en jolie minuscule chrysographiée et d'une initiale d'or de même style que le 
bandeaUy c'est-à-dire à fleurons articulés et sertis d'or. La seconde partie, en très jolie 
et délicate écriture , n'a d'autre décoration que des bandeaux en ligne ondée et de 
moyennes ou petites initiales sobrement fleuronnées, le tout en très beau vermillon. 



LXXXIV. — N- Supp. 260. Psaumes. 

300 feuili. à lignes longues; — xii* siècle; — haut. 12 centimètres, larg. 9; ^ reliure ancienne 

en velours bleu. 



DMiRÀBLE petit volume entièrement écrit en caractères minuscules d'or. 
Les extraits du psautier qu'il contient sont rangés par groupes, en tête 
de chacun desquels est un fronton à fleurons des plus élégants peint 
sur fond d'or, dans le genre de la figure ci-dessus n» 44. Ces frontons 
sont au nombre de dix-neuf , dont les onze premiers en carré ou en II, 
occupant la moitié de la page, et les huit derniers plus petits et-en 
simples bandeaux. De petites initiales peintes avec beaucoup de recher- 
che, fleuronnées, articulées et serties d'or, sont espacées de distance en 
distance ; avec quelques fins de lignes de même style (pareilles à celle de 
notre Ûg. 45), elles complètent la décoration de ce charmant volume, qui semble 
comme un frère cadet du beau manuscrit n^ 21 (ci-dessus p. 102). Dans quelques ini- 
tiales, la peinture est légèrement écaillée. Les ors sont éblouissants. 




FiG. 110. 



Yf;i©cc«i^?^(4^ 




FiG. 111. — TéXoç oC»v esto, à(4ijv. 



LXXXV, — N» 913. Saint Grégoire de Nazianze. 

330 feuillets ; — xii* siècle; — haut. 136 millim., larg. 115; — reliure en veau rougeàtrc, 

orientale, moderne. 

Recueil de seize homélies de Grégoire de Nazianze, écrites en jolie minuscule. On 
y trouve pour tout ornement, en tête du volume, un carré semé de rinceaux dessinés en 
rouge sur un fond vert et une moyenne initiale vermillon en tête de chaque homélie. 
Ces initiales, pour la plupart, sont dessinées au vermillon et assez élégamment fleu- 
ronnées, treillissées ou ajourées. Mais quatre d'entre elles, aux P* 1, 40, 66 et 02, sont 



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IIP SIÈCLE (N** S. 914). 221 

formées d'animaux divers; la dernière surtout est originale ; C'est un x dont le centre 
est fait de cinq têtes de chiens dévorant quatre lièvres qui forment les quatre branches 
de la lettre. 



LXXXVl. — N- Supp. 914. Les Évangiles. 

319 feuill. à lignes longues;— xii* s.; — haut. 335 mill.» larg. 210; — reliure orientale en veau gaufré, à 
clous de cuivre sur les plats, et sur le plat antérieur un carré de cuivre de il centimètres de côté, 
représentant, au repoussé, la scène de la Passion. 

En tête de chaque évangile ce manuscrit avait un portrait de l'évangéliste, peint en 
pied, ce qu'attestent ceux de saint Marc et de saint Luc qui s'^ trouvent encore (aux 
f^ 95 r^ et 156 v^); mais saint Matthieu et saint Jean ont disparu. Marc et Luc sont tous 
deux assis auprès de leur armoire à pupitre; le premier méditant, le second écrivant les 
premiers mots de son livre : 'Bireid^irep... ; la peinture est épaisse et grossière, mais non 
dépourvue de caractère; fond d'or avec un entourage de fleurettes rapidement et som- 
mairement faites comme tout le reste. L'image de Luc a conservé le voile de soie pourpre 
collé au-dessus pour la préserver. Chaque évangile commence par un bandeau quadri- 
latéral fleuronné, dans l'évidement duquel se lit l'intitulé, APXH TOY KATA 
[MAPKON] AnOY EYArrEAlOT, en capitales d'or. Suit le texte qui s'ouvre par 
une grandie initiale à fleurons articulés ; quelques petites initiales d'or au courant des 
pages, sur les marges ; tout cela grossier. 

Dans le bandeau quadrilatéral d'en-téte, celui qui précède l'évangile selon saint 
Matthieu, le titre que renferme l'espace évidé et dont on distingue encore plusieurs 
mots a été recouvert par une scène peinte. Malheureusement plus de la moitié de cette 
scène a été enlevée par suite d'écaillement dans l'endroit qui servait de dessous à la 
peinture. 11 en reste assez cependant pour qu'elle puisse être comprise. Elle représente 
un ^aatXeùç à barbe grise, couronné, nimbé, ayant à sa gauche un vieillard plus âgé 
et à sa droite une femme, tous deux tête nue et de même nimbés. Ces trois person- 
nages avaient leur nom ou leur titre inscrit à la hauteur de leur tête ; mais il ne reste 
plus d'un peu distinct que ce qui se rapporte à celui du milieu qui est David ; à droite 
AAA et à gauche 6 vpo^xriç ; d'ailleurs il porte entre les mains un rouleau de parchemin 
sur lequel est écrit dbcouaov ôuy^tEp qui sont les deux premiers mots du verset 1 1 , au 
psaume xciv : Attdi filia et vide, et inclina awrem tuam et obliviscere populian tuum..A paroles 
qui, peutrétre dans la circonstance présente, s'adressaient à la femme peinte à la droite 
du roi prophète, et elles pourraient alors désigner en elle une de ces nombreuses 
princesses barbares qui furent élevées sur le trône de Constantinople ; mais il ne reste 
d'elle dans notre peinture que la moitié de son jeune visage et le bas de sa robe ; elle 
nous demeure indistincte. Quant au vieillard debout à la gauche de David nous ne 
pouvons lire de l'inscription qui le concerne que le fragment ....OC A....AM, d'où 
appert suffisamment le nom de : saint Abraham. 

Outre l'ornementation dont il vient d*être parlé, notre manuscrit en contient une 
autre d'un ordre différent, qui semble d'ailleurs être de la même main, abondamment 
répandue sur les marges, au moins dans la première moitié du volume. Sur les marge», 
en effet, celle du côté de la tranche et la marge Inférieure, sont distribuées des illus- 
trations du texte peintes chacune sur un petit carré entouré d'une bande rouge. En voici 
le détail : 

Au ^ 2 v«, en regard des mots : « Un ange apparut à Jacob » (Matth., i, 20), est peint 



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222 Xn« SIÈCLE (N« 886). 

un homme endormi ('Icoarjcp) et le reste d*ane figure d'auge se dressant devant lui; — f 3 r", 
sur la marge à droite, un saint personnage debout, presque entièrement effacé, et au bas 
de la page, la scène également presque effacée de Tenfantement de la Vierge étendue 
sur un lit, les rois Mages attendant au dehors et Joseph assis, pensif, dans un angle; — 
r* 4 v*^, la fuite en Egypte ; la Vierge et Joseph marchent à pied, ce dernier portant 
l'enfant à cheval sur ses épaules et conduisant l'âne par la bride; — f 5 r*^, le massacre 
des Innocents, où l'on distingue encore une vieille femme qui déchire ses vêtements, un 
glaive plongeant dans le corps d'un enfant et la légende H BPE<I>OK (i^ pp£(poxTov(a) 
qui montre, comme nous l'avons déjà remarqué ailleurs, que le peintre ne s'astreignait 
pas à prendre les expressions de son texte; — f* 7 r*^, saint Jean baptisant Jésus (Matth., 
III, 14) ; — r* 8" V*», la prédication de Jésus (Matth., iv, 47 et v, 1); — f» 16, Jésus gué- 
rissant un lépreux (Matth., viii, 2), etc. Toutes ces scènes sont détériorées au point qu'il 
n'en subsiste que des fragments et que pas une seule n'est entière. Elles ne sont d'ailleurs 
que médiocrement regrettables à cause de la vulgarité de leur exécution. Elles continuent 
à suivre l'évangile de saint Matthieu, savoir f® 21 v% les deux démoniaques (Matth., viii, 
28) avec cette légende : IG.XC. IcafiiévcDy toùc 5E(iLOviCo(x&voùc ; 42 r^, la mort de saint 
Jean, i?j âncottià toO T:po^p6\ko\) (Matth., xiv, 10) ; 42 v<», les disciples (Matth., xiv, 15); 
76, les Vierges sages et les folles (Matth., xxv); 91 \% l'ange au tombeau (Matth., xxvm, 
5); une vingtaine d'autres scènes aux f°* 24 et suivants jusqu'à 92 sont effacées. 

L'évangile suivant compte encore dix miniatures à demi disparues ; plus aux f" 132 
à 151, sept autres où il ne reste que la couche de céruse qui en faisait le fond et qui n'a 
peut-être jamais reçu de peinture. L'évangile selon saint Luc commence par présenter 
sur ses marges 14 carrés, dont un seul contenait une peinture, qui subsiste encore en 
partie ; les autres sont restés en blanc. 




LXXXVII. — N^ 886. Saint Maxime. 

375 fenill. à lignes longues; — fin du xii» siècle; -- haut. 51 cent , larg. 37; — reliure en mar. rouge 
aux armes de France et aux deux L de Louis XIV, enlacés et couronnés. 

KÉs grand volume dont le père Gombefis, l'édi- 
teur assidu des Pères grecs, avait eu la primeur 
lorsqu'il fut apporté d'Orient (par un de ses 
parents), et dont il a fait le plus grand éloge, 
qui se trouve répété dans le Calalogus mss Bib. 
1 , regiœ. Il est décoré avec une certaine abondance, 

J O mais à la plume, à l'encre bleue, rose et noire, 

Yi par un scribe qui avait la prétention de dessiner, 

mais pas le moindre talent, si ce n'est pour 
écrire. Voici la description de son œuvre. En 
tête, f* 1, un bandeau natté, azur et carmin, 
surmonté à sa partie centrale d'un arbuste que 
becquettent deux paons affrontés; arbuste et 
paon des mêmes couleurs pâles que le bandeau. 
Des initiales toutes tracées écrites au carmin, 
quelques-unes sont ajourées (f 19, 20, 27, 29, 
45, etc.), d'autres relevées de quelques fleurons d'azur (17 r"*); d'autres enfin sont ou 
bien formées elles-mêmes ou bien accompagnées de différents animaux. Le paon se 



y^ 



Fie. 112. 



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Xril* SIÈCLE (N- 117. lia ET 134). 223 

répète aux f^' 12, 57, 121 r'^et v^ Des oiseaux, d*espèce indécise, sont aux f^' 123, 124, 
129, 130, 133, 138, 148, 159, 160, 161, 200, 210, 211, 212, 223, 262, 265, 266; une 
cigogne dévorant un serpent, 125, un H dont un serpent forme la traverse ; un T posé 
sur le dos d'un lion; autres lions : 129, 165, 202, 294; un K dont les membres an- 
térieurs se terminent en tètes d'animaux; au P 31 un £ à main bénissante et au 
f* 150 une face humaine dans un omicron. Dans le cours du volume un grand nom- 
bre de tètes de chapitres forment un bandeau grossièrement fleuronné. 



LXXXVIII. — N' 117. Les Évangiles. 

340 feuill. à lignes longues; -^ an 1263; — haut. 134 millim., larg. 90; — vieille reliure en peau. 

Au verso du feuillet blanc qui précède chaque évangile est une jolie petite peinture 
représentant l'évangéliste (5 centimètres de haut), assis et écrivant en plein air, entouré 
d'édifices qui s'élèvent au-dessus de sa tète ; fond d'or. Détails : tours carrées et 
maisons diverses peintes de toutes couleurs (f^ 4 v°, 102, 165, 265), la plupart en belle 
maçonnerie, avec frises sculptées et les toits couverts de tuiles carrées, qui semblent 
vernissées en rouge, vert et bleu ; pupitres et instruments à écrire, auprès de chaque 
écrivain. Le volume ne contient pas d'autre ornement à moins qu'on ne tienne plus de 
compte qu'ils ne méritent d'un petit bandeau en vermillon ou carmin, suivi d'une petite 
initiale simple, de même couleur, par lesquels commence chaque évangile (sauf celui 
de saint Marc dont les quatre premiers feuillets ont été enlevés anciennement). 



LXXXIX. — N* 112. Nouveau Testament. 

235 feuill. à lignes longues; ~- xui* siècle; — haut. 142 millim., larg. 120; — reliure faite pour le roi 
Henri II; en maroquin à Técu de France et au semé de fleurs de lis, d*H couronnés, de croissants el 
de fleurons, les uns dorés, les autres émaiUés en blanc. 

Petit volume composé de deux manuscrits, l'un comprenant les f' 1 à 84, orné en 
tète d'un bandeau, carmin bistre, fleuronné grossièrement; le second (f° 85 usq. ad finem) 
commençant de même par un bandeau natté, vermillon. L'un et Tautre, le premier 
surtout, orné de très petites initiales carmin, sont des chefs-d'œuvre de callimicro- 
graphie. 



XC. — N** 134. Commentaire sur Job. 

JIO feuillets à lignes longues; — xin' siècle; — haut.290 millim., larg. 235; — vieille reliure en peau 
sans aucun ornement; — provient de la biblioth. du cardinal Hazarin. 

Le texte de ce manuscrit est écrit en vermillon et le commentaire, à l'encre noire. 
11 est orné de peintures presque à chaque feuillet, peintures qui représentent Job el 
les péripéties de son histoire, mais avec une grossièreté barbare. 

La première page (f^ 1 r>) où se trouvait peint Dieu le père entouré de chérubins 



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iti Xlll* SIÈCLE (N* 134). 

ailés et ayant au pied de son trône deux anges qui Timplorent, est plus qu'à moitié 
effacée; la seconde (i v<*) où l'on voyait Job au milieu de sa famille, dans le temps de sa 
prospérité, a plus souffert encore et ne laisse voir ou plutôt deviner que quelques bAti- 
ments d'une riche architecture sur un fond d*or. 

Le texte commence à la page suivante (f<» 2 r^) ; il est précédé d'un fronton ou 
bandeau rectangulaire, dessiné en rouge et bleu, dans lequel sont inscrits douze 
médaillons circulaires contenant chacun une fleur de lis, également bleue à filets 
rouges. 

Les scènes peintes commencent, au f*2 r^, par un rectangle qui occupe la moitié de 
la page et que deux bandes d'or posées en croix divisent en quatre compartiments, dans 
chacun desquels sont représentées les diverses espèces d'animaux composant les trou- 
peaux de Job, dessin insignifiant et d'ailleurs en partie effacé. 

Fol. 12 r^, les fils et filles de Job richement vêtus de longues toges à la romaine ; à 
moitié effacé. Ces premières scènes ont encore un certain goût et un certain esprit qu'il 
est possible de reconnaître dans le peu qui reste distinct; les contours du dessin sont 
tracés au pinceau trempé dans le minium. Celles qui suivent, aux contours rudement 
dessinés à la plume par-dessus la couleur, ne sont que bien peu au-dessus du commun 
de nos miniatures gothiques. Le type des visages grecs assez bien exprimé par leur 
longueur et leur teint brun, par le nez aquilin et les grands yeux noirs, est ce qui offre 
le plus de caractère. 

Fol. 16 r^, Dieu assis sur un siège sans dossier, cheveux blancs et barbe blanche, 
vêtu d'une robe jaunâtre et d'un long manteau rouge, enfermé d'ailleurs dans une ellipse 
à fond bleu et bord rouge, écoute deux anges debout devant lui, ailés, nimbés, vêtus 
comme Dieu de rouge et de bleu, mais portant de plus des bottines rouges, tandis que 
Dieu a les pieds nus. Derrière les anges est le diable, dessiné en noir et de main 
moderne; les représentations du diable qui se trouvent dans le volume ont été la plupart 
plus ou moins maculées, probablement par un sentiment de piété, La scène qui vient 
d'être décrite est celle du chap, i, vers. 6 de Job. Aux !*• 18 r*, 20 r", 21 r" est la suite 
du rôle joué parle diable ( versets 7 à 12). 

Fol. 2i v^, la famille de Job à table. Neuf personnages assis, sans qu'on voie 
comment, auprès d'une table rectangulaire, sur laquelle il n'y a qu'un seul objet, savoir 
un large vase circulaire en forme de coupe, dans lequel un des convives plonge la main. 
Le tout est si grossier, qu'à peine distingue-t-on les costumes d'homme des costumes de 
femme. On voit seulement que certaines femmes, probablement celles qui sont mariées, 
ont la tête elles épaules enveloppées d'un voile, tandis que les jeunes filles ont le cou nu 
et le haut de leur corsage et de leurs manches couverts de broderies. 

Indiquons pour la suite les scènes seules où quelque trait semble à remarquer : 

Laboureur conduisant un attelage de deux bœufs attaqué par deux brigands armés 
l'un d'une pique, l'autre d'un sabre (f"" 22) ; autres brigands à cheval (f" 23) ; autres 
laboureurs (f^ 56). 

Siège sans dossier, f»» 25 v% 73 r% 113 v% «17 v% 120 v% 130 v% 132 r«, 134 v% 
137 r«, 141 r», etc.; pliant, i64 r», 167 v», 17i r% etc. 

Tour crénelée, 34 r« à 35 v% 108 r<» et W 

Le diable, 34 r» à 35 v% 178 r« et y\ 

La femme de Job, 38 r% 40 r% 41 r\ 

Les trois amis de Job (Eliphaz, Baldad, Sophar), 203 r<* et v% 204 r». 

La nuit où Job naquit et l'année entourée des douze mois (figures de femmes) 
d'après le verset 6, ch. m de Job, ^ 50 r^. La nuit entourée d'étoiles (verset 9), t* 51 r". 

Cheval, 64 r», 92 v% 104 v% 186, 187, 188< 



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XIII« SIÈCLE (N" 354, 796;. 226 

Servus metuens dominum suum (tunique bleue, pantalons rouges collants, gibecière 
pendue à l'épaule), verset 2, ch, vu, £• 69 r*. 

Bateau à rames, f»» 178 r% 182 r*. 

Archer chassant le lion (ch. x, verset 16), f* 86 r*. 

Les animaux de la création (ch. xii, v. 15), f®» 91 v®, 176 >**, 205 \*. 

Prisonniers emmenés par un cavalier (ch. xii, v. 17), f" 92 v*. 

Guerriers, 108 v* (ch. xvi, v. 12); guerriers à cheval, M 87 r**. 

Pillage de la maison de Job et de ses biens (ch. xvii, v. 2), f^ 110 v^. 

La nuit du tombeau; corps enveloppés de bandelettes, à Tég^ptienne (xvii, 13; 
xviiî, 5), Pin. 

Maisons, P- 1 v% 110 v% 123 r% 158 v% 184 v^ 

Musiciens (cithare, violon, tambourin) P 127 v<>, (harpe) f^ 184 V*, (trompe) P 188 r*. 

Jésus, f*« 141 v% 182 r% 207 m\ 

Pauvres et infirmes, f" 152 r*. 

Tonte des troupeaux, oiseaux, r* 160 r^. 

Cerfs, f»' 185 r% 186 r^ 

Oiseaux, f»» 186 \% 188 >•. 

Béte imaginaire décrite dans Job (xl,v. 10-13), f^* 192 r<> et suivants. 

Coiffures de jeune fille, f* 206 r\ 

Ensevelissement et promesse de résurrection, f* 207 r^et v®. 

Job, sa deuxième femme et son fils Ennon (xui, 16), f* 208 r*. 

Balac, fils de Beor, roi d'Edom, ainsi que Jobab et Asom (xui, 16), f^ 208 v<^. 



XCI. — N* 354. Cantiques a la Vierge. 

313 feuill. à lignes longues; — xiii* siècle; — haut. 23 cent., larg. 15; — reliure en maroquin rouge, 
à reçu de France sur les plats et fleur de lis au dos ^Louîs XV). 

Moyennes et petites initiales élégamment fleuronnées, les unes vermillon, les 
autres d'azur et, les plus belles, de ces deux couleurs combinées. Quelques bandeaux ou 
demi-bandeaux en onde ou en torsade à l'ordinaire, vermillon; mais le plus grand nombre 
en bandeaux à fleurons, à nattes et à rinceaux où les trois couleurs, noir, vermillon et 
azur très vif, se combinent agréablement. Les plus importants sont ceux du f° 1 en forme 
de n à compartiments fleuronnés, du f® 69 r^, qui est natté, et du f 339 r*^ à ouverture 
quadrilobée, pratiquée au centre d*un semis de jolis rinceaux à la plume. Voyez encore 
f" 35 \% 38 r% 105 r», 169 r% 205 r^ et 273 r». 



XCII. — N" 796. Saint Jean Chrysostome. 

267 feuill. à 2 colonnes; — xui* siècle; — haut. 33 centimètres, larg. S-i; — rel. en veau au dos semé 
de fleurs de lis et les initiales GG enlacées (Charles X). 

Chacune de ces homélies de Jean Chrysostome, au nombre de treize, est précédée 
d'un étroit bandeau d'or semé de fleurettes et de rinceaux et palmettes peintes avec 
beaucoup de soin et de talent. Malheureusement ces peintures ont beaucoup souffert du 
temps. L'initiale peinte (fieuronnée, articulée, sertie d'or) qui suit le bandeau est encore 

29 



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226 XIII- SIÈCLE (N- 2952 ET COISL. 200). 

plus remarquable par la finesse d'exécution. Ce manuscrit, outre ses autres déchets, 

n'a plus ni commencement ni tin. 



XGIII. — N" 2952. Discours d'Aristide. 

315 feuill. à lignes longues, papier; — xni* siècle; >- haut. 31 centim., larg. 22; — reliure en maroq. 
rouge aux armes de France et à l'initiale de Henri iV. 

Ornementation généralement vulgaire. Au verso du premier feuillet, un bandeau à 
rinceaux réservés en blanc sur fond de vermillon, et sur les feuillets suivants deux ban- 
deaux en torsade avec quelques moyennes initiales fleuronnées, le tout vermillon ou 
carmin et insignifiant. A partir du f" 49 v'', où récriture change, et de là jusqu'à la fin 
sont de grandes et moyennes initiales, tout en vermillon, et de plus en plus richement 
fleuronnées, comme le montrent ces exemples : 






FiG. 113 (f° 81). 



FlG. Mi(f- 157). 



fer 

FiG. 115 (f» 313;. 



XCIV. — N° GoiSL. 200. Nouveau Testament. 

300 feuill. à lignes long. ; xill* siècle; — haut. 176 millim., larg. UO; — reliure en veau, à la fleur 
de lis, et à Tiniliale ne couronné (Charles X). — Silvestre, Pal. univ.^ pi. 84. 

Manuscrit précieux. Il a été exécuté > par l'ordre de Tempereur byzantin Michel 
Paléologue (qui régna de 1260 à 1282), pour ^tre donné en présent au roi Louis IX. 

1. A ce qu'il semble, en 1269. Sur la deuxième garde du volume {^ t \^) une main du xiii* siècle a 
écrit en latin une longue note pleine dMntérôt contenant l'histoire de ce volume : Micliatl in Chritto deo 
fidelis imperator et moderalor Romeorumt Ducas^ Angeliis, Comnenits (?), Paleologus et novus Comtan- 
tinus semper augustus serenissimo domino Lodowico illustrissimo régi franc, salutem optatam et dilec- 
tionis augmentum. Hic rex frande recepit de dicto imper atore nuncios pro unienda ecclesia Grecorum 
schismatica cum romana anno Domini 1269...., etc. — Voyez une étude remarquable de ce volume, par 
B'^rger de Xivrey, insérée dans la Biblioth. de l'Ecole des Chartes, XXIV, 97-118. 



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Xm* SIÈCLE (N^ COISL. 191 ; H). 2^7 

11 n'est orné cependant que de peintures médiocres, qui représentent principalement les 
quatre é^angélistes, exécutés à pleine page, assis et écrivant. En tète de chaque évangile 
est un fronton carré à médaillons et fleurettes, puis une initiale commençant le texte ; 
la première de ces initiales est à fleurons articulés et de couleurs diverses ; les trois 
autres, petites et d'or. Dans la série des épîtres, chaque épUre est précédée du portrait 
de son auteur, en buste, à mi-page, savoir: saint Jacques, f" 188; saint Jean, f 202; 
saint Jude, f® 207 ; saint Paul, f* 210. L'écaillement des couleurs a aussi beaucoup 
nui à ce volume. Les figures les moins maltraitées qu'il contienne sont saint Luc (P 68 v^) 
et saint Jude. Ce dernier est reproduit, avec la page de texte qui s'y rapporte, dans la 
Paléographie universelle de Silvestre, planche 84. 



XCV. — N* CoiSL. 191. Les petits prophètes. 

i77 reuiU. à lignes longues; — fin du xiii* siècle; — haut. 24 centim., larg. 17; — rel. en veau, orné 
au dos de la fleur de lis et des deux L enlacés du roi Louis XVII f. 

Manuscrit soigneusement calligraphié et décoré sobrement, en tète de chaque livre 
ou chapitre, d'un bandeau onde qui se termine aux deux bouts par une foliole. Le plus 
gracieux est celui qui commence le volume et qui se compose d'une série de feuilles de 



KOMOMO^OMO^DWl 



FiG. 116 (f»i). 

lierre inscrites une à une dans une série de médaillons qui sont reliés entre eux par une 
guirlande de feuilles plus petites. La première initiale, dans les premiers chapitres, est 
fleuronnée, de même style, avec une grande légèreté. Toute cette décoration est sim*- 
plement dessinée avec la plume, à l'encre noire. 



^ 



FiG. 117. 




FiG. 118. 



XGVI. — N" 54. Les Évangiles. 

361 feuill. à deux col.; — fin du xiii* siècle; ~ haut. 318 millim., larg. 240; — reliure 
en maroquin rouge, aux chiffre et armes de Henri IV. 

Les deux colonnes du manuscrit sont consacrées, celle de gauche au texte grec, celle 
3e droite à une traduction latine, en minuscule gothique. Primitivement, ces deux textes 
étaient chrysographiés, mais ils semblent aujourd'hui avoir été écrits en vermillon, l'or 
ayant presque entièrement disparu. Les citations ressortent, sur cet or, en noir ou en 



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228 Xlll- SIÈCLE (N« 54). 

azur. La traduction latine s'arrête au f r50; elle n'existe que pour saint Matthieu et la 
première moitié de saint Marc. Les colonnes suivantes du texte latin sont restées en 
blanc jusqu'au f* 279, où le texte latin recommence pour fournir en entier l'évan- 
gile selon saint Jean. 

En tête de chaque évangile est la miniature à pleine page (haut. 24 centim.) repré- 
sentant l'évangéliste peint sur fond d'or, avec les accessoires et détails ordinaires. Les 
personnages, dans ce précieux et beau manuscrit, ont pour la plupart les cheveux courts 
et les amples toges et autres détails qui rappellent l'antique. Chaque évangéliste est 
assis, non sur une chaire ou fauteuil, mais sur un banc sculpté; voy. surtout, 
f 173, saint Luc. En fait d'autres meubles, on distingue comme très complète l'armoire 
à pupitre de saint Jean (f** 278), à deux étages fermés chacun par une porte à deux 
battants, garnie d'un anneau pour la tirer en dehors, d'un taquet pour la maintenir, et 
la porte inférieure garnie en outre d'une serrure compliquée. Outre son pupitre ou 
lutrin, saint Marc tient auprès de lui (^ 111) une petite table sur laquelle il pose son 
encrier à double compartiment, l'un pour l'encre vermillon, l'autre pour l'encre noire. 
Des encriers semblables se voient parmi le» ustensiles de saint Matthieu, avec des 
ciseaux et un canif (f^ 10), et de saint Luc, avec quatre godets à couleur (f» 173). Dans 
l'attirail de saint Jean on remarque deux calami, un couteau très recourbé, une sorte de 
pierre-ponce et un encrier singulier formé d'une boule maintenue entre deux tablettes 
de métal. 

Le bandeau qui, dans les autres manuscrits, précède ordinairement chaque évan- 
gile, n'a pas été exécuté dans le présent volume ; on y a seulement ménagé la place en 
blanc pour le faire. Mais outre les quatre évangélistes, cinquante miniatures placées de 
distance en distance devaient le décorer, en remplissant de scènes peintes, des cadres 
tracés au vermillon, qui occupent toute la largeur de la page sur un tiers environ de 
sa hauteur. Or, sur les cinquante, 22 seulement ont été exécutées, 5 ne sont que 
commencées et 23 sont restées en blanc. Celles du premier évangile, saint Matthieu, 
sont toutes achevées, au nombre de 12; dans saint Marc, 5 achevées et 3 en blanc; 
dans saint Luc, 5 achevées, 5 commencées, 10 blanches; dans saint Jean, 10 blanches 
et une seule achevée. Les peintures qui sont commencées seulement ont beaucoup d'in- 
térêt en ce qu'elles montrent quelque chose des procédés de l'artiste, procédés que nous 
avons déjà entrevus ci-dessus au n^ Supp. 75, fig. 1 09. Il traçait grossièrement la première 
idée de son sujet avec un pinceau trempé dans l'ocre jaune (C^* 187, 203, 233); une 
seule fois cette vague esquisse est reprise et précisée à la plume (f^ 177 v^); puis il 
posait le fond d'or en appliquant une feuille de ce métal sur une couche d'enduit, pro- 
bablement composé d'albumine et d'amidon (du moins cet enduit est encore aujourd'hui 
très blanc), puis il reprenait avec un pinceau bistre, très fin, les principaux traits de 
son dessin pour fixer l'idée (f° 177); après quoi il en venait au détail en peignant, non 
pas l'ensemble pour arriver graduellement à un effet général, mais partie par partie 
(i^ 203 v°). Ainsi, à ce dernier endroit (f* 203) les visages sont préparés .en ocre clair, 
puis repris en ocre foncé, de manière à approcher de leur expression définitive, quand 
les vêtements ne sont pas encore touchés. 

Les peintures terminées (toutes un peu inspirées dans le fin caractère des tètes, le 
drapé des vêtements et divers détails, de quelque réminiscence de l'antique) représentent 
les scènes que nous allons énumérer. 

F^13 v"", la sainte Famille. Au centre, la Vierge étendue au fond d'une caverne, sur 
une couche écarlate ; elle est vêtue d'une robe bleue, de chaussures rouges et d'un voile 
noir qui lui couvre la tête et les épaules. A côté d'elle est la crèche, avec l'enfant dont 
l'âne et le bœuf lèchent les langes. Sur le devant de la scène est assis Joseph regardant 
deux femmes qui baignent l'enfant dans un bassin d'or. Au dehors de la caverne sont 



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Xill* SIÈCLE (N<» U). 229 

les anges (cinq), et à droite un berger; à gauche, les trois rois mages portant de 
petites toques rouge& (ou fez) sur la tête au lieu de couronnes. En somme, 17 person- 
nages ; le saint Joseph assez beau et la Vierge d'un caractère sombre et dramatique. 

F<> 32 y^y Jésus guérissant les démoniaques et abandonnant aux démons un troupeau 
de porcs. Jésus n'est vêtu que d'une robe et d*un manteau bleu et de sandales ; le rouleau 
de TéTangile est dans sa main gauche. Sa tête n'est pas ceinte d'un simple nimbe d'or 
comme l'étaient, dans la miniature précédente, celles de la Vierge, de l'enfant et de saint 
Joseph ; mais elle se détache sur un nimbe dans lequel une croix est inscrite en ver- 




FiG 119 (f 32). 

millon. Derrière Jésus est un groupe de disciples vêtus à peu près comme lui. Les démo- 
niaques (un homme et une femme entièrement nus ; parties sexuelles en noir, indis- 
tinctes)^ s'échappent d'une ville dont on voit les portes et les remparts, et derrière eux 
s'ébattent une demi-douzaine de diables noirs qui lutinent les porcs et chevauchent 
dessus ; deux jeunes Romains, debout à la porte de la ville^ regardent la scène. 

P 35 v^, l'hémorrhoîsse agenouillée à terre et baisant la robe de Jésus ; trois dis- 
ciples d'un côté du Seigneur, une dizaine de spectateurs de l'autre ; belle composition 
pleine de mouvement. 

F^* 55 v°, le miracle de la multiplication des pains et des poissons (Matth., xiv, 16). 
D'un côté« à gauche, Jésus porte dans ses deux mains une pile de cinq pains ronds sui - 
montée d'un petit tas de poissons; de l'autre sont rangées 12 corbeilles remplies de 
fragments de pain. La foule (une soixantaine d'hommes, de femmes et d*enfants) ré- 
pandue dans une campagne montagneuse; le Christ et ses apôtres au dernier plan et de 
plus haute taille que les personnages placés sur le premier. Parmi ceux-ci^ quatre 




FiG. 120 (r» 55;. 

jeunes gens, présidés par une jeune fille, assise, qui les regarde, témoignent de leur 
satisfaction après le repas en se livrant à des exercices gymnastiques. 

F^ 80 r^, un repas de noces, celui de la parabole du chapitre xxu de saint Matthieu, 
composé exclusivement d'hommes (cinq et deux anges). Jolis visages délicatement 
modelés. 

F^ 91 r^, Jésus dans sa gloire, c'est-à-dire debout, au centre d'un cercle d'azur, 
sur une forme de couleur pourpre, et tenant un codex dans sa main gauche. Deux 
anges s'inclinent en tendant vers lui leurs mains voilées, l'un à droite, l'autre à gauche ; 



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230 XIII' SIÈCLE (N» 54). 

ils sont peints en camaïeu sur le fond azuré. A sa droite, en dehors du cercle, sont les 
(cinq) vierges sages portant chacune un cierge allumé; à sa gauche, les (cinq) vierges 
folles, le cierge éteint et baissé. Peinture très bien conservée; b^lle figure douce et 
fière du Christ ; curieux costumes de femmes antiques portés par les vierges. 

F® 96 V, la sainte Gène. Jésus et ses douze apôtres attablés en demi-cercle à une 
table hémicirculaire. Saint Jean, les mains croisées sur la poitrine, est couché sur 
répaule gauche du maître, assis à l'extrémité de la table, tous deux dans la position 
que Giotto leur a donnée dans Tune de ses fresques de TÂrena à Padoue. Dans le sou- 
bassement de la table sont pratiquées trois ouvertures ou armoires, dans chacune des- 
quelles on voit posé un flacon. Chacun des treize convives a devant lui un morceau 
carré de pain blanc, et le service mis sur la table se compose de trois bassins ronds 
dans lesquels on distingue divers mets, tels qu'une tète de poisson à gauche et au milieu 
uue platée de pommes, dont un des convives, qui est Judas, prend avec la main ; sur la 
table jonchée d'herbes, quelques objects indistincts et deux gros radis blancs. 

F® 99 v<*, le jardin des Oliviers et le baiser de Judas. Saint Pierre coupe, avec un 
couteau, l'oreille d'un homme qui saisit Jésus; foule où l'on peut compter 25 per- 
sonnages, quelques-uns armés, d'autres portant des torches ou des lanternes formant 
un globe blanc au bout d'un bâton. Scène disposée tout autrement que ci-dessus, 
fig. nM08. 

F® lOi r°, saint Pierre dans la cour de Gaïphe, assis auprès du feu et parlant 
à un jeune homme en tunique rouge, debout devant lui ; il renie son maître. 

F'' 102 r"*, saint Pierre dans une autre cour du même palais, debout, la tête entre 
ses mains et pleurant sa faute. Au fond, le coq chante. 

F*^ 107 r°, le Christ descendu de la croix; Joseph d'Arimathie (en toge sénatoriale 
blanche, à bordure de pourpre) se précipite pour le saisir dans ses bras ; un ouvrier 



iUliPllllliiHill-M. - ,i;iil!|i;iii>JLliillkUliilK 



iH;i!tii[|iyjiy^i!HiiiiiiuiHioiiiiiiiiiiiiiiiii!ij|];ijiiyi(]iky^ u 




Fig. 121 (C 107). 

accroupi arrache, avec de grandes tenailles, les clous qui fixent encore les pieds du 
Christ ; à gauche, la Vierge et trois saintes femmes ; à droite, saint Jean se cachant le 
visage avec une belle expression, antique, de douleur. Au pied de la croix s'ouvre une 



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Xlir SIÈCLE (N- 54). 231 

cavité sombre, où paraissent des ossements qu'arrose le sang du Christ et qui semble 
annoncer la descente aux enfers, décrite dans Tévangile de Nicodème. 

F** 108 r% range, assis sur le tombeau ; les trois soldats couchés et dormant à sa 
gauche; les deux saintes femmes debout à sa droite. 

F^ 114 V* (évangile selon saint Marc), Jésus guérissant la belle-mère de Simon; 
il lui tâte le pouls ; la malade est assise sur son lit avec une jeune servante debout der- 
rière elle ; derrière Jésus est un joli groupe de trois disciples qui l'admirent 

F"* H 5 v*^, Jésus guérissant un lépreux; huit personnages. 

F"* 124 V, Jésus assis dans un bateau, avec cinq disciples assis devant lui; un 
rameur assis derrière lui, à la pointe ; mer houleuse, d'une exécution grossière. 

F«125 v<>, Jésus guérissant un possédé, scène fort semblable à celle ci-dessus, 
f^ 42, si ce n'est que le corps demi-nu du possédé est beaucoup mieux traité. 

F" 176 r® (évangile selon saint Luc), l'Annonciation ; belle scène ; la Vierge, d'une 
figure expressive et presque jolie, est assise dans un vaste banc circulaire, à dossier en 
bois sculpté à jour ; elle tient un peloton rouge et tourne gracieusement une oreille vers 
l'ange, mais en regardant d'un autre côté ; à ses pieds, une petite servante assise sur 
une forma et tenant un long fuseau. 

po 177 ^0^ la Visitation; la Vierge et sainte Elisabeth se tiennent embrassées; 
croquis à la plume d'une peinture qui n'a pas été faite. 

F° 182 v*", Siméon bénissant l'enfant (Luc, ii, 27-33); esquisse au pinceau. 

F<* 186 v<>, le baptême de Jésus. Il est debout au milieu du fleuve, saint Jean à sa 
droite sur la rive ; un groupe d'anges sur l'autre rive, tendant leurs bras couverts de 
voiles. Dans le fleuve même un enfant en batelet et un vieillard portant une corne qui 
verse l'eau : ce sont le Jor et le Dan. (Gonf. ûg. 67.) 

F* 193 v«, guérison du paralytique; c'est un jeune homme demi-nu, étendu sur 
un lit, que deux hommes descendent au moyen de cordes du haut d'une toiture et 
déposent au milieu d'une assemblée où préside Jésus ; neuf personnages ; belle scène. 

F* 204 r*, résurrection du jeune esclave du centurion de Gapharnaûm. L'enfant, 
enveloppé de bandelettes, est assis sur son séant dans une auge funéraire en marbre 
rose ; 8 personnes. 

F* 203 v% la pécheresse lavant les pieds de Jésus (Luc, vu, 37-57); peinture seule- 
ment commencée. 

F« 207 ro, Jésus dormant dans la barque (Luc, viii, 24) ; grossière esquisse au 
pinceau. 

F« 213 r"^, la Transfiguration. Jésus assis au sommet du mont Thabor ; Moïse et 
Elle debout à ses cdtés; trois disciples au pied, dont un debout également, et deux 
prosternés ou renversés. (Gonf. n* 1242, f« 92.) 

fo 233 V», Jésus et l'hydropique (Luc, xiv, 2) ; esquisse semblable à la précé- 
dente. 

F* 289 r^, Jésus et la Samaritaine auprès du puits; au-dessus du puits est suspendu 
un seau métallique dont la corde s'enroule sur un tour ; costume antique, mais ni 
grec ni romain, de la Samaritaine ; très bon mouvement du groupe des disciples de 
Jésus. 

Suivent les cadres de huit peintures restées en blanc. 



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232 



XVC SIÈCLE (N* COISL. 13). 



XGVII. — N« GoisL. 13. Psautier. 

202 feuill. à long, lignes; — an 1301; — haut. 31 cent.; larg. 24; — rcl. en veau 
au chiffre (LP couronné) du roi Louis-Philippe. 




Ce psautier, provenant du mont Athos, est 
orné Ue la manière suivante ; chaque verset com- 
mence par une petite initiale simple, alternalive- 
ment noire et carmin ; en outre, le litre de cha- 
que chapitre est écrit en carmin avec une moyenne 
initiale d*or. Au chapitre d*en-tùte seulement 
(t" 1 r*) est un fronton en U occupant près de la 
moitié de la page, un titre en capitales d'or 
(A\A. il HO^ H TOT KM OASIAEQS: MEAOC) 
écrit sous le fronton, et pour commencer le texte, 
une grande initiale (M), peinte dans le même 
style que le fronton. Ce dernier est à fond d*or, 
de mauvais or comme dans tout le cours du 
volume, et divisé en compartiments remplis chacun de fleurons et fleurettes gros- 
sièrement exécutés en bleu de cobalt, vermillon, noir, relevés de jaune clair et de 
blanc. Le noir tient autant de place que les autres couleurs, ce qui donne à cette 
page de peinture, bien médiocre d'ailleurs, un aspect particulier, original. Au sommet 
du fronton est un vase à deux anses ou canthare, d*où jaillissent quatre filets d'eau et 
près duquel s'approchent deux oiseaux de fantaisie. 

L' M initial qui commence le texte (Moxàpioç) est formé de deux hastes à fleurons 
articulées, entre lesquelles sont posés deux oiseaux. Enfin en regard de cette première 
page, c'est-à-dire au verso du feuillet blanc qui précède le psautier, est une pièce de 
treize vers en l'honneur des psaumes. 

Ces vers écrits au carmin sont encadrés dans une ellipse brisée en quatre lobes, 
que forme un beau cordon à trois rangs (vert, bleu et rouge), fleuronné aux angles. 



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X(V SIËGLE (N«« 311 ET 2144). 233 



XCVIII. — ^' 311. Lectionnaire. 

382 feuill. à 2 col.; — an 1336; — haut. 3i cent., larg. 26; — rel. en maroq. rouge 
aux armes de France et le dos semé de fleurs de lis. 

Très beau manuscrit, bien complet, richement orné et généralement bien conservé. 
Il porte ces mots au bas de la première page : 

« Ex bibliqtheca Jo, Huraliii BoistcUlerii. Habui ex ConstarUinopoH pretio 30 aurearum. » 
Inscription écrite par-dessus une inscription antérieure exactement grattée. 

La principale décoration de ce volume consiste en nombreuses moyennes initiales 
à fleurons articulés, peintes en azur et vermillon, à contours d'or et à rehauts blancs. 
Ce sont presque exclusivement des T, des E et quelques O, mais d'une variété inépui- 
sable. La moitié supérieure de la première page est coupée par un fronton en forme de II, 
à fond d*or, couvert de rinceaux et de feuillages en azur foncé, variés çà et là par du 
vert et par deux sortes de rouge, puis relevés par un fin trait blanc qui dessine élégam- 
ment les feuillages (genre de la bordure, fig. 63). Le tout, exécuté d'une main rapide, 
est d*un effet harmonieux et brillant; quoique écaillée par petits endroits, la couleur a 
mieux tenu, dans tout le cours du volume, qu*il n'est habituel aux manuscrits grecs. 
Une série d'autres frontons en n, analogues a celui qui vient d'être décrit, mais de 
moins en moins importants, se trouvent aux î^ 53 r^, i08 v% 140 r% 220 V", 322 y'*^ etc. ; 
au f" 303, il n'y a plus qu'un bandeau à fleurettes, et à partir de 345, ces ban- 
deaux deviennent plus nombreux et moins riches; ils continuent jusqu'à la fin. 



XGIX. — N* 2444. Hippocrate. 

397 feuill. à longues lignes; papier; — an 1350 environ; — haut. 415 millim., larg 350; — reK en veau 
semé au dos de fleurside lis avec les deux L enlacés du roi Louis XVIII. — Deux planches gravées 
dans redit, de Nicéphore Grégoras, publ. par J. Boivin. 

Ce volume, qui contient une copie de toutes les œuvres d'Hippocrate (exécutée vers 
le milieu du xm' siècle pour la première partie f^ 1-127, et le milieu du xiv* pour la 
seconde), ne présente qu'une grossière ornementation consistant en ce qu'un certain 
nombre des cinquante chapitres dont l'ouvrage se compose ont sur les marges 
d'épaisses initiales vermillon fleuronnées et en tète du chapitre un cordon de même 
couleur en rinceaux, ou natte, ou torsade, etc. 

Mais après quelques préliminaires et la table, au f^ 10, on a placé deux feuillets' de 
parchemin où sont peints, en regard l'un de l'autre, à pleine page, Hippocrate (f* 10 V"), 
assis sur une sorte de trône, et un grand seigneur de la cour de Byzance, du temps 
même où le volume fut écrit, Alexis Apocavkos. Les historiens byzantins, Nicéphore 
Grégoras (xu, 2) et Jean Cantacuzène parlent de cet Alexis comme d'un grand person- 
nage qui joua un rôle politique à Gonstantinople vers le milieu du xiv* siècle et qui 
avait étudié d'abord avec quelque succès l'art médical. Lambecius, dans son histoire de 
la bibliothèque de Vienne {Biblioih, Cœsar., lib. VI, § XXI, t. IV, col. 256), décrit un 
manuscrit grec de cette bibliothèque, intitulé : Joamiis Actuarii epitome $we Compendhan 
totius artis mediccBy lequel est adressé par son auteur : T(^ icapatxo(fiL(i>[xév(i> t$ 'Airoxa6x({> 
T(p Koua(<7Topi )(p7](AaTC(7ayTt [UYàXcp Aouxi. = Cubiculario Ap<Hiauco quœstori nommato magno 
Duci ; et à ce propos Lambecius trace de ce fonctionnaire une biographie dont les prin- 

30 



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234 XIV SIÈCLE (N* 2IU). 

cipaux traits sont empruntés à Touvrage historique de l'empereur Jean Cantacuzène, 
dont Âctuarius était l'un des familiers. Né en Bithynie, l'un des plus obscurs parmi les 
obscurs, Apocaykos, dit-il, fut d'abord discîj>le de Joseph Rhacendita, philosophe et 
médecin. 11 changea ensuite de carrière et se mit à la suite de la cour de Constantin 
nople. D'abord scribe dans l'administration des impôts, il parvint par diverses 
manœuvres artificieuses, et par l'insidieuse dextérité qu'il avait pour s'enrichir, à 
recevoir de l'empereur Andronic Paléologue l'ancien (1273-1332) le titre de préfet des 
salines et chef de toutes les contributions de l'empire. Et de plus la crainte d*un juste 
supplice lui ayant fait quitter le service du vieil Andronic pour passer à oelui d'Andronic 
le jeune, son petit-fils, il devint le préfet de la Chambre sacrée, puis questeur impé- 
rial, ensuite préfet de Constantinople, enfin grand-duc et gouverneur général de la cour 
et de l'empire. C'est d'un ennemi que Jean CajQtacuzène trace ainsi le portrait et il 
n'empêche pas d'y reconnaître dans Alexis Apocavkos un iiomme de haute capacité. 

La peinture de notre manuscrit qui le représente, et l'Hippocrate qui lui fait face, 
ont environ 20 centimètres de large sur 28 de haut. Elles sont d'ailleurs au-dessous du 
médiocre, quant à leur exécution, et l'Hippocrate, vieillard à barbe blanche, vêtu d'une 
robe bleue à large bordure d'or et d'un manteau rouge dont un pan est relevé de 
manière à lui envelopper la tète, est une figure de fantaisie dépourvue de tout intérêt. 
Mais l'Apocavkos est probablement un portrait exécuté en tète d'un livre qui avait été 
exécuté pour lui et exécuté sur la fin de sa vie, à une époque où il avait atteint le faite 
de ses honneurs, car on lit au-dessous de sa tête : MErAD AOTH O AIIOKAYKOS. 
Ces mots sont en vermillon sur le fond d'or qui couvre toute la surface du carré sur 
lequel est la peinture. Le duc est assis au-dessous d'un rideau rouge à bordure bleue 
tiré à droite et à gauche : il siège sur une large chaise en bois peint et sculpté ou plutôt 
sur un coussin cylindrique, vert à bandes de diverses couleurs, posé sur le bois de la 
chaise ; il a les pieds sur un marchepied rectangulaire qui semble aussi de bois. Ses 
cheveux sont noirs, sa barbe très blanche, avec quelques parties grises, son visage 
d'une beauté et d'une régularité parfaites ; il porte pour coiffure une tiare ou haut 
bonnet arrondi, rouge et or, sur le devant duquel est peint un petit personnage peu 
distinct; depuis le cou jusqu'aux pieds, tout son costume consiste en une longue robe 
serrée au corps, d'un vert bronze très foncé, semée de grands médaillons (6 médaillons 
et demi dans toute la hauteur du vêtement) qui représentent chacun deux grift'ons dos 
à dos dessinés en blanc, et ladite robe décorée en outre de galons d'or au col, aux 
poignets, à la ceinture, sur le flanc gauche, sur l'ouverture du devant dans toute la 
longueur du vêtement et tout autour de la bordure inférieure. Pour chaussures, des 
bottines noires extrêmement pointues. 

L'Hippocrate est représenté tenant de la main droite un calamus trempé dans le 
vermillon et soutenant de la main gauche un gros codex in-folio sur lequel on lit cet 
apophthegme de l'illustre médecin : La vie est courte^ l'art lent et le temps fugitif 
(6 pCo< ppœx^C, 'fi dà Té)^v) [xoxpà, 6 bï xoctpàç ol^ùç), 

A la gauche d'Apocavkos est un pupitre vers lequel il étend la main et où se trouve 
un codex ouvert comme celui d'Hippocrate, sur lequel la même maxime est répétée. 
Enfin une autre main repose sur le livre : c'est celle d'une' jeune femme aux longs 
cheveux séparés sur le front et flottant sur les épaules, qui, placée derrière le siège 
d'Apocavkos, mais beaucoup plus petite que lui, ne laisse voir du reste de sa personne 
et de son costume que le bras gauche recouvert d'une manche bleue à parement 
rouge. Le savant académicien Jean Boivin, gardien des manuscrits de la bibliothèque du 
roi, traducteur en partie et éditeur de l'histoire romaine de Nicéphore Grégoras (édition 
du Louvre, in-f<», 4702), a donné dans les notes qu'il a mises à la suite de son texte 
(p. 777) une description du manuscrit 2144, dans laquelle il consacre seulement cette 



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XIV SIÈCLE (N* 135). 235 

phrase aux figures que nous Tenons de décrire : Maçmu Dux Apocaucus in cathedra 
sedet : quem poné stat jmery librtwi m pluteo apertum manu sinisira apprehensum ienens et 
legenti similis. La femme, que l'éditeur a prise pour un jeune esclave, est plutôt une 
personnification de Fart médical, qui serait ici une sorte de divinité, Techni ; cette allé- 
gorie est en effet conforme au goût des peintres grecs pour la prosopopée, goût sou- 
vent remarqué (Montfaucon, PalcBog. gr,f p. 10-13), et dont nos manuscrits offrent de 
nombreux exemples. 

On trouvera nos deux grandes miniatures assez exactement gravées dans l'ouvrage 
de Boivin, de la même grandeur que l'original. Il y a joint, à la suite de la note que nous 
avons ci-dessus reproduite, la transcription de 69 vers îambiques, lesquels forment la 
moitié environ «Tun poème écrit d'une main très cursive sur les marges, à Tentour 
des deux portraits. C'est un éloge d'Hippocrate et de son très habile disciple 
Apocavkos. 



C. — N* 435. Olympiodore, sur Job. 

247 feuillets, papier; — an 1368; ~ haut. 38 centim., larg. 28; — vieille rel. en veau. 

Le Catalogusmss Bibl. regiœ porte : Is codex Manuelis Tzycandyli manu, atmo 1368, 
exaratus est. Ibi passim oceurrunt imagines rudi penicUlo adumbratœ. Le texte de Job occupe 
le milieu des pages, entouré de glose, quand la glose n'occupe pas à elle seule la page 
tout entière ou plusieurs pages de suite. De moyennes initiales au carmin pâle, un 
peu fleuronnées, décorent le commencement des chapitres et sont grossièrement exé- 
cutées. Mais la principale décoration du volume, tracée tantôt sur le corps de la page, 
tantôt sur la marge, se compose d'histoires dessinées et coloriées avec une facilité 
rapide et très étrange. Quelquefois des personnages expressifs et bien posés, des 
physionomies spirituelles, un mouvement vrai, un raccourci heureux rappellent le 
talent des peintres grecs; quelquefois la lourdeur, la gaucherie, le costume gothique, 
les guerriers en cottes de maille, les boucliers armoriés donnent à croire que le dessi- 
nateur était un Latin. Voici les sujets qu'il a traités : 

F^ 5 v"". Job assis, de face, sous un édicule surmonté d'une toiture en tuiles rouges, 
du centre de laquelle s'élève un dôme ou belvédère. Cette toiture est supportée par 
quatre piliers à chapiteaux sculptés et, d'un pilier à l'autre, au lieu de parois, sont posés 
des voiles flottants en étoffe verte doublée de rouge. Job, comme un roi d'Occident, est 
coiffé d'une couronne à quatre fleurs de lis. 11 porte une longue barbe, des cheveux 
flottants et une rçbe rouge garnie d'ornements d'or (c'est-à-dire d'ocre jaune) au col, au 
coude et au poignet; par-dessus cette robe est de plus un long manteau bleu. A droite 
et à gauche sont deux arbres, dont le feuillage ne forme qu'une boule verte semée de 
fruits rouges, et cliverses maisons de l'une desquelles sort, par une porte cintrée, un 
homme barbu en tunique blanche, manteau rouge et pieds nus (Job, chap. i, vers. 1). 

F<> 7 v^, Job et sa femme assis sur un spacieux divan circulaire qui semble être en 
ivoire sculpté, sous un dais à draperie rouge et blanche ; ils sont entourés de leurs dix 
enfants, sept fils et trois filles (vers. 2). 

F*" 8 v"", un tableau divisé en quatre compartiments où figurent : l*" les brebis; 
2<* les ânesses; 3*^ les chamelles, et 4"* les génisses de Job; chaque groupe avec ses 
serviteurs spéciaux; l'un des chameliers est vêtu d'un turban et d'un burnous blanc, à 
l'orientale (vers* 3). 



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236 XIV SlÈaE (N* 135). 

F* 9 y^y les fils et filles de Job assis autour d*une longue table chargée de mets, de 
flacons, de verres et banquetant (vers. 4). Les filles portent de longues robes 
montantes tout unies et laissent tomber leurs cheveux en une seule tresse le long du 
dos. Des serviteurs sont aux portes et aux fenêtres autour du banquet. 

F"* 10 r<^, Job ofi'rant des victimes (12 bœufs) à Dieu pour les péchés de ses enfants 
(vers. 5). 

F"* 12 r', trois anges et le diable debout devant Dieu (vers. 6). Dieu, vieillard 
grisonnant, barbu, nimbé, pieds nus, vêtu d'une robe violette, d'un manteau vert et 
tenant un livre de la main gauche. Les anges, vêtus à peu près de même sauf qu'ils 
ont des chaussures rouges, sont jeunes, blonds, pourvus de longues ailes noirâtres et 
tiennent en main chacun une baguette rouge terminée en forme de croix. Le diable est 
un être humain entièrement noir, à grandes ailes noires, cheveux hérissés, nu, sauf 
une draperie flottant autour du corps, et tenant à la main une baguette jaune. La même 
scène se répète avec quelques variations aux f* 13, 15, 17, 27, etc., etc. 

FM 8 v% autre banquet des fils et filles de Job (vers. 13). Gomme dans le 
précédent, les convives sont assis sur des bancs de bois rangés autour de la table abon- 
damment servie. Un cochon de lait, gisant entier dans une vaste coupe, en occupe le 
milieu; un serviteur, bras et jambes nus, apporte une volaille fixée au bout d'une 
longue broche; une servante arrive du côté opposé portant un plat; derrière l'un des 
convives un chien fait le beau pour demander; en somme, dessin grossier comme les 
autres, mais vif et spirituel. 

F^ 19 r^, le serviteur annonçant à Job que des brigands ont dérobé ses troupeaux 
et tué ses gens (vers. 15). L'un des brigands porte un bouclier à une grande fleur de lis 
de sable ; un autre, vêtu de blanc, est armé d'un cimeterre. 

F« 20 r^, le serviteur annonçant à Job que le feu du ciel a dévoré ses fermes 
(vers. 16). Costume du serviteur : barbe blonde flottant sur la poitrine, tunique 
verte, pardessus en poil de chèvre, casquette à longue visière pointue comme à la cour 
de Charles VU; ce dernier détail se retrouve dans plusieurs autres scènes aux f^* 18, 19, 
21, 39, etc. 

F° 21 r», le serviteur annonçant à Job l'irruption des ennemis (vers. 17). Les 
ennemis sont des cavaliers coiffés de turbans, montés sur de petits chevaux de 
couleurs claires et armés de longues lances ou de cimeterres. 

F" 21 v« et 22 r"*, serviteur annonçant à- Job que le vent du désert a renversé 
sa maison et fait périr tous ses enfants (vers. 19). Les victimes au milieu des 
décombres et des débris de leur festin; aux quatre coins un diable sonnant de la 
trompette. 

F"" 23, Job déchirant ses habits et coupant ses cheveux (avec un couteau) 
(vers. 20). 

F* 24 v'. Job prosterné devant Dieu (vers. 20). 

F» 28 v«, le diable allant de la part de Dieu vers Job (chap. ii , vers. 7), et lut 
appliquant un ulcère sur le front (f^ 29, vers. 8). Dans toutes les scènes où le diable 
est représenté, une main pieuse a gratté et effacé le visage du maudit; elle s'en est 
cependant lassée vers la fin du volume. 

F' 29 v", Job sur son fumier, couvert de pustules rouges et se grattant avec un 
tesson de poterie (ii, 8). 

F* 33 r*, plaintes de la femme de Job (ii, 9). Elle est vêtue d'une longue robe 
violette et porte sur la tête un voile blanc bordé de rouge (ii, 10). Scène semblable au 
f»36 V. 

F» 39 r*, les trois amis de Job arrivant à cheval (ii, 11); les deux premiers portent 
la couronne fleurdelisée et le troisième une coiffure comme ci-dessus, f« 20. 



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XIV SIÈCLE (N* 185). 237 

F^* 40, 41, les trois amis de Job discourant avec lui; ils déchirent leurs habits et 
s'arrachent les cheveux; poses pleines d'énergie (ii, 12). 

F»« 43 r«, 44 7% 45 r% 46 v% 47 r», 48 y% 50 v», 51 f, 52 r», malédictions de Job en 
présence de ses amis; représentant les principales scènes du chapitre m. Au f« 48 r», 
trois cercueils royaux (m, 14), et f*^ 51 r^, un squelette d'une ostéologie de 
fantaisie. 

F«» 53 r% 55 v*, 56 v*, 57 7«, réponse d'Eliphaz à Job (chap. iv); au f* 56 plusieurs 
lions d'un dessin plein de caractère. 

F"" 61 r« et y^^ 62 r% 64 t^, 65 r«y suite du discours d'Eliphaz (chap. v); au f« 61, 
deux grands vautours; 64 t% guerriers à cheval (vers. 22) et plusieurs animaux (lion, 
ours, loup, sanglier) dessinés exactement. Autres vautours, f" 120 r^; autres guerriers, 
121 v% 134 r% 144 r», 146 r% 147 v% 165 r% 225 y\ 

F^ 66 à 14! 9 suite des discours de Job et de ses amis (chap. vi à xix); au f° 67 v«, 
bœuf, âne, lion; 76 r^, 79 r", 94 r*, plusieurs cercueils; 76 v«, poissons et serpent; 
100 r«y zèbre ; 103 v^, animaux divers (la création); 105 v% Balaam et son âne; 121 v», 
mortier, poêle à frire, coffres à ferrures; 123 r, 145 r% édifices; 225, 229, animaux 
divers; ^30, pieuvre; 152, élan et tigres; 177, oiseaux, aigle, lion; 213 ours, sanglier, 
renard; 223, pies; 224, daims, bouquetin, zèbre; 225, antilope, oiseaux de proie, 
cheval; 227, trois vautours; 229, lion et hippopotame; 240, bœufs et moutons; 241, 
bœufs, ânes, dromadaires. 

F® 134, coffres-forts, piège à loup, arbalètes, pauvres estropiés, un oiseleur faisant 
manœuvrer ses rets. 

F^ 140, un sculpteur et un écrivain qui transcrit une tablette de cire sur un rouleau 
de parchemin (chap. xtx, vers. 23 et 24). 

P" 141 v<^à 196, suite de l'histoire, même situation de Job avec ses amis, leurs 
discours (chap. xx à xxxi). Guerriers en cotte de maille et homme en costume turc, 
larges pantalons rouges et bonnet fourré, 144 r'*; maisons diverses, 145, 146, 149, 
174 y^] église, 196; femme trayant une vache, ruches et abeilles, 145 v®; guerrier en 
cotte de maille coiffé d'un casque à visière mobile, 147 v«; joueurs de harpe et de man- 
doline, 150; vache allaitant son veau, id., cadavres embaumés, 150, 174, 189, 210; 
agriculteur dressant une meule de fumier, 151 : vente d'une ceinture, 156 ; trois diables 
noirs, 158; bergers et laboureurs, 163 et 164; massacre de rois, 174; pauvres et 
impotents, 183; un supplice, 184; un archer, 187 v^; autruche et autres oiseaux, 190; 
mandoline à manche sculpté, 190 ; diverses veuves (chap. xxxi, v® 16), f* 193; ciel (un 
demi-cercle bleu) avec le croissant lunaire et les étoiles, 168; avec le soleil et la 
lune, 194. 

F<'* 196 r® à 215 V*, dispute de Job contre Eliuh, fils de Barachiel (chap. xxxii à 
XXXVII ; une outre gonflée et deux soufflets (xxxii, 19), f" 200 v<*; un roi assis et 
tenant le fleuron de justice, dans une attitude fort semblable à celle des Capétiens 
sur leur sceau, 205. 

F* 215, Dieu parlant à Job debout et nu (xxxviii, 1), id., f> 227; 218 v* ; Dieu 
dans le ciel avec les anges; 220 r^, Dieu créant Adam et Eve (xxxviu, 14); 220 v<», 
saint Pierre se jetant dans les flots pour aller au'devant du Seigneur, navire à voiles 
assez détaillé (xxxviii, 16); 222 v^, femmes brodant et tissant à divers métiers 
xxxviii, 36); 225 et 227, nids d'aigle (xxxix, 30); 228 r«, Job revenu à son premier 
état, vêtu et nimbé, écoutant Dieu qui lui parle du haut de la nue (xl, 1); 230, 231, 
232, 236, 237, démons battus et enchaînés ; 228, démon prisonnier au fond de la mer; 
240, 241, 242 v% les amis de Job revenant à lui ; 240 v% 243 r«, les troupeaux de Job; 
243 v^, Job, une couronne royale sur la tête et assis de nouveau sur son divan circulaire 
en ivoire, reçoit les respects de sa famille. 



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138 XIV SIËCLE (N* 1241). 

F^ 245 r^ : De nouveau lui naissent des enfants et petits-enfants, il meurt plein de 
jours (xLii, i3-i6), et Dieu vient lui-même le tirer par les bras hors du tombeau. 



CI. — N'' 1242. Jean Cantacuzène. 

437 feuillets à lijfnes longues; — ann. 1371 à 1375; — haut. 335 millim., larg. 240; — rel. ancienne 
à fermoirs, en maroq. noir à bordure et filets gaufrés. 

Ce manuscrit commençait par un feuillet aujourd'hui coupé et qui était précédé 
d*un feuillet de garde, également coupé. Le premier feuillet conservé, récemment coté 1, 
est blanc au r* et porte au v^ la table de matières que voici : 

t niNAS TÛN nAPONTÛN BIBAIÛN. 

A. Bi6X(ov irpâTOv icpèç tôv 'laaàxTèv 'Apyupèv çpovoOvT» là toO 'Axivd6vou [pro/W«i- 
iem errores Acindyni]. 

B. Bt6X(ov ^Eurepov Tcpôç tôv IlaOXov. 
r. Bi6X(oy TpCxoy xaxà McodfixO. 

A. Bi6X(ov xéTapTOv xaxà Iouôa£a>v. 

TaOxa de icivira eiaX ic6v7]{Aa xal auyYpa^^ '^oO E^aESeoràrou xal ^iXo^pCorou ^aaOiZtaç 
VjfAâv 'Icoàvvou ToO KavToxouCyjvoO toO dià toO 6e£ou xal {aovo^ixoO aJ(i^[l.0L10ç (jL£Tovo(i.aa6évTO^ 
'I(i>daa9 (aovo^toO. = Hœc omnia elaborcUa swU et scripta a veneratissimo et christicola rege 
nostro Joharme Cantacuzeno per dtvtnum reUgiosumque vestitum transmutato in Ja$ephum mo- 
nachum. 

Après la table, c'est-à-dire au f^ 2 r^ commence la préface du livre 1*', écrite en 
minuscule cursive d'or, en ces termes : IlpooCpitov naxà if^ç BapXaà|A xal 'Axivoùvou dOEco- 
làir^ç aXpiat(j>^„. = Procemium adversui impiissimam Barlaami et Acindyni hceresim^ exposUum 
a même julio^ quarta indictioney anni 6859 [Christi 1351] régnante piissimo rege et imperatore 
Romanorum Cantacuzeno^ prœsidente sanctissimo et œcumenico patriarcho domino CallistOy seden- 
tibvs sacra synodo clarissimisque senatoribm, — C'est la préface de l'ouvrage dans lequel 
l'empereur Jean Cantacuzène, devenu le moine Joasaph, réfute Isaac Argyros, autre 
moine de ce temps qui soutenait l'opinion de Barlaam et d'Acindynos sur la nature de la 
lumière qui enveloppa le Christ sur le mont Thabor dans la scène de la Transfiguration ; 
la question était de savoir s'il fallait regarder cette lumière comme créée ou comme 
incréée. 

La préface dont il vient d'être parlé occupe les feuillets 2 et 3 et le r« du feuillet 4, 
dont le v<* est blanc. Le f^ 5 contient, au t^, la fin d'un écrit sur lequel nous allons 
revenir, et au v^ une précieuse peinture^. C'est une grande miniature à pleine page, 
qui mesure près de 19 centimètres de large sur 24 de haut Son importance et son 
mérite répondent à sa grandeur. Elle représente Jean Cantacuzène siégeant sur son 
trône en habits impériaux, ayant à sa droite deux évoques, deux autres à sa gauche, 
derrière les évèques quatorze religieux en longues robes noires ou brunes, tous assis; 
et derrière l'empereur huit guerriers dont l'un porte l'épée et le bouclier du prince, plus 
cinq ou six officiers civils. Toutes ces têtes, brunes, barbues, animées d'une forte 
expression, semblent presque des portraits. Les religieux, outre leur froc, ont un long 

1 . On peut en voir un croquis dans L*art byzantin, par C. Bayet, Paris, Quantin (1883), p. 233. 



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XIV SIÈCLE (N* 1242). 239 

manteau de même couleur, c'est-à-dire brun foncé, et sur la tête une calotte noire cou- 
vrant les oreilles et le coa. Les quatre évêques ont la même coiffure. Le premier à la 
droite de l'empereur est vêtu d*une robe blanche striée sur chaque côté de deux larges 
raies bleues; par-dessus cette robe, il porte une chappe blanche bariolée de larges 
lignes brunes, qui par leur juxtaposition forment aussi des croix* Entre la robe et la 
chappe, passe une étole en étoffe d'or richement frangée par le bas et tombant sur le 
devant du vêtement presque jusqu'aux pieds ; la main droite est appuyée sur une sorte 
de crosse blanche à croix noires dont le sommet parait être en forme de tau. Le 
deuxième évêque, celui placé à la gauche de l'empereur, est semblable, mais on voit 
mieux les manches do son habit de dessous, qui sont en étoffe d'or, comme l'étole, et 
il n'a point de crosse. Le troisième et le quatrième sont semblables au second, sauf 
que les raies et les croix qui bariolent leurs longs vêtements sont brunes et noires au 
lieu de brunes et bleues. 

Les officiers militaires et civils placés derrière l'empereur se distinguent, les pre- 
miers par des robes bleues et de petits chapeaux blancs au sommet pointu et à ganses 
d'or, doublés en vert clair; les autres, par des robes blanches et de haut bonnets blancs 
cylindriques terminés en hémisphère à leur sommet. 

Au-dessus de la tête de l'empereur est écrit en trois lignes de lettres capitales : 
I(i>dw7]ç h XpKJTÛ Tû 6e0 moràç BaaiXeùc xal aOTOxpixtop PojAaiOv ïloîkiokâyoç 'AyyeXoç à 
KocvtoocouCyjv^ç. Il est vêtu d'une étroite robe noire descendant jusqu'aux pieds et garnie 
au cou, à la taille, sur le devant, aux parements, à l'avant-bras et au bord inférieur, de 
larges bandes d'or, brodées de rubis, d'émeraudes et de perles; il a sur la tête une 
couronne fermée, en or et pierres précieuses, de laquelle descendent, à droite et à 
gauche, deux rangs de perles, rubis et émeraudes, qui cachent les oreilles et tombent 
sur le col. De la main droite il tient un sceptre en forme de croix et de la gauche un 
rouleau de parchemin teint en pourpre. Ses pieds, chaussés de bottines rouges ornées 
chacune d'une émeraude entre quatre perles, reposent sur un coussin de même cou- 
leur, rouge écarlate, à chaque coin duquel est brodée une aigle d'or à deux têtes. 

Les f^* 72 à 119 contiennent un autre écrit du même auteur, suite du premier, et 
consistant en une lettre à Paul, légat du pape et patriarche de Constantinople, dans 
laquelle sont réunis un grand nombre de passages des saints Pères relatifs à la divine 
Essence. Le fragment tiré de saint Grégoire de Nazianze étant, à ce qu'il paraît, d'une 
importance supérieure, est précédé d'un grand portrait de ce saint peint à mi-page 
((* 93 r®) et en regard duquel, au f^ 92 v«, est une grande scène de la Transfiguration, qui 
remplit la page entière. Voici la description de ces deux peintures : 

F* 92 V. Sur un fond d'or encadré d'une simple ligne d'azur ornée de points blancs 
placés de distance en distance et de palmettes aux quatre angles, se détache une mon- 
tagne grisâtre et rocheuse, au sommet de laquelle est le Christ debout, vêtu de longs 
habits blancs, la main droite posée sur la poitrine et tenant de la gauche un volumen ; 
son doux visage s'incline, les yeux levés cependant vers le ciel, légère barbe noire, 
cheveux noirs flottant sur les épaules; sandales aux pieds. Derrière Jésus sont super- 
posées plusieurs figures géométriques, toutes d'azur, de divers tons et la plus éloignée 
décrivant une ellipse; tout autour de l'ellipse rayonnent de minces bandes d'azur figurant 
des rayons lumineux. Trois de ces rayons, partant de l'endroit où Jésus aies pieds posés, 
se prolongent jusqu'au bas de la montagne, où ils atteignent les trois disciples qui tom- 
bent à la renverse comme foudroyés. Debout à la droite de Jésus est Moïse s'inclinant 
avec respect; à sa gauche Élie, les mains enveloppées d'une pièce d'ctofife et lui pré- 
sentant la Bible (Matlh., xvii, 1-9; Marc, ix, 2-10; Luc, ix, 28-36). Ces cinq personnages 
sont uniformément vêtus de robes bleues et grises à rehauts blancs ; ils ont des san- 
dales, comme le Seigneur ; les cheveux courts (sauf Moïse) et la barbe épaisse. Cette 



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«iO XIV SIECLE (N* 1242). 

grande miniature, qui mesure 24 centimètres de haut sur 13 de large, est remarquable 
parle beau mouvement de tous les détails et le talent facile du peintre. Aux deux angles 
supérieurs on lit écril sur le fond d'or en capitales de vermillon H META = 
MOP0OCÏC. 

Fol. 93 r», Grégoire de Nazianze (comme Tindiquent les mots O AFIOL TPHrO- 
PIOi: = BEOAOrOS, inscrits de même en capitale vermillon sur fond d*or) assis 
sur une sorte de bahut en bois sculpté, sans dossier. Il est vêtu d'une robe blanche à 
double bande d'azur, d'une chasuble grise par-dessus laquelle passe une aube blanche 
à croix bleue qui retombe par devant^ ; par-dessous la chasuble il porte une étole d'or 
garnie par le bas d'une très riche bordure. Il bénit de ]a main droite, et de la gauche 
tient un épais codex in-folio à fermoirs orné de' pierres précieuses enchâssées dans la 
reliure. 

Au f*" 120 commence un autre ouvrage de Jean Cantacuzène (Contra sectam Maho^ 
meticam Apologiœ qîiaiuor) suivi, au P* 233, d'un traité en quatre livres contre le Coran, 
et, du f» 293 à la fin, de neuf discours contre les Juifs. Les quatre Apologies sont la 
seule de toutes ces œuvres de polémique de Jean Cantacuzène qui ait été traduite. Cette 
traduction écrite en latin par Rodolphe Walther, professeur à Zurich, fut publiée en 
1543, in-f°, par l'imprimeur bâlois J. Oporinus. C'est aussi le seul des traités contenus 
dans notre manuscrit 1242 qui soit encore décoré d'une peinture; et elle ne le cède ni 
pour la beauté ni pour Tintérêt aux trois peintures précédentes. Entre la préface 
(f^* 120-122) et l'ouvrage lui-même, commençant au f^ 124, est un feuillet (123) blanc 
au r** et portant au v", en regard du texte, qui s'ouvre à la page suivante, une pein- 
ture haute de 28 centimètres et large de 4 8, encadrée d'une ligne d'azur identique à 
celle du f^ 92 \°. Sur le fond qui est d'or, se détachent deux personnages debout et 
occupant la page' presque entière, car ils sont d'environ 21 centimètres de haut : l'un 
est l'empereur dans ses habits impériaux exactement les mêmes que dans la première 
peinture, celle du f** 5, même robe chargée de pierreries, même couronne, même 
sceptre, même volumen pourpré dans la main gauche, même coussin ou tapis à aigles 
d'or sous les pieds et même inscription aux deux côtés de la tête : lûANNHS EN Xû 
Tû 6û niSTOS BASIAETS... A la gauche de cette figure impériale se tient, éga- 
lement debout et de face, le second personnage, qui est un moine en robe, manteau et 
capuchon noirs ; c'est encore Jean Cantacuzène après son abdication ; on ne peut s'y 
tromper, d'abord à cause de la parfaite ressemblance des deux têtes qui sont les por- 
traits d'un superbe vieillard aux traits graves, intelligents et respirant toute la pureté 
du type grec, puis à cause d'un volumen déroulé que ce moine tient dans la main 
gauche et sur lequel on lit : Méyoç à Hhç tûv XptcTtavûv, qui sont les premiers mots de 
la première Apologie contre les Mahométans. 

Au-dessus de ces deux portraits est ce qu'on pourrait appeler un tableau de genre, 
plein de grâce et de fraîcheur, quoique détérioré par bien des écaillures de la couleur. 
Ce sont trois anges à table. La scène est posée sur un terrain vert, bande longue de 
9 centimètres; le tableau, dans son entier, dépasse un peu cette longueur et n'atteint 
que 5 1/2 centimètres de haut. Les trois convives sont assis, l'un au milieu, les autres 
aux deux bouts d'une table rectangulaire en bois sculpté sur laquelle un repas est servi. 
Ces trois convives ont un air de jeunesse féminine : leurs cheveux abondants et bouclés 
encadrent délicatement le visage et sont maintenus sur le front par un ruban blanc dont 
les extrémités flottent sur le cou. Ils sont assis sur des sièges du même bois que la 
table, sans dossier, et couverts chacun d'un coussin cramoisi. Ils sont pieds nus, avec 

1. Voy. le vêtement pontifical de saint Nicolas, saint Jean Chrysostome et saint Basile gravé dans 
Du Gange, Gloss, inf. Latinit.t édit. Henschel, t. VII, pi. IX. 



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XIV SIÈCLE fN« li42). 241 

des sandales, et celui de droite les pose sur un marchepied de bois sculpté. Pour vêle- 
ments ils portent une tunique bleue et un manteau gris yerdàtre ou réciproquement ; à leur 




<:> r? "S ^ . 

L^ Vf S o :r 






^ 




dos se déploie une paire de jolies ailes moitié noires, moitié bleues. Ils ont en outre un 
nimbe écarlatc, une baguette de la même couleur dans la main gauche et chacun d'eux 

31 



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242 XIV SIÈCLE' {N« 351). 

porte la main droite vers les mets servis sur la table. L'ange du milieu, plus graye et 
plus âgé que les deux autres, n*a que sa serviette à liteaux bruns déployée sur la table 
devant lui; chacun de ses deux voisins, outre la serviette, a devant lui une assiette 
creuse, ou bol, remplie de mets (peu distincts), un pain rond et plat, ou petite galette, 
marquée sur le dessus par deux lignes qui se croisent à angle droit, un couteau ouvert 
à lame arrondie et un instrument noirâtre, une sorte de style légèrement arqué, épais 
à la poignée, très aigu à la pointe, et qui semble être une fourchette. Au centre de la 
table un plat creux contenant une tête de mouton. Au-dessus de la tète était chrysogra- 
phiée une inscription explicative dont il ne reste plus que cette fin : <I>..C. Quoique nous 
n'y puissions pas lire le mot cpcaT^c, il est cependant probable que cette trinité d*anges 
contient une allusion à la thèse soutenue par Jean Cantacuzène sur la lumière créée ou 
incréée, cette question qui enflamma toute la société byzantine et dont Montesquieu dit 
{Grand, et décad. des Romains^ ch. xxii ; l'* édition) qu'il en admirait « la stupidité ». 

Le volume dont les ornements principaux viennent d'être décrits renferme en 
outre des ornements secondaires. Les titres et quelquefois les fins de chapitre sont en 
minuscule d'or, et après le titre une moyenne initiale fleuronnée en or et vermillon 
commence le texte. En outre, chaque chapitre est précédé d'un bandeau soit rectangu- 
laire, soit en forme de II, chargé de rinceaux de vermillon et d'azur, riches peut-être à 
l'origine, mais aujourd'hui déformés et à moitié effacés par le temps et l'usure. Au- 
dessus de chaque bandeau était cousu un petit carré de soie violette destiné à protéger 
et le bandeau et le titre écrit en or ; ils subsistent encore depuis le f* 323 v^ jusqu'à 
la fin. 

Ce manuscrit précieux a été sinon écrit de la main de l'empereur Jean Cantacuzène, 
du moins exécuté sous ses yeux. L'influence directe de sa personnalité sur la composition 
du volume ne se montre pas seulement dans la phrase que nous avons ci-dessus trans- 
crite (TaOTa bï icdvTa tiaX ic4vnf]ji.a x. ouffpaçi^... 'Iwdwou); elle se répète dans un vers 
îambique inscrit à la fin de plusieurs chapitres (voy. f" 70 r^, 119 v% 292 r^, 436 v"*) et 
que voici : 

-}- 6eoO tb d(i>pôv xal 'Icodcaa^ icdvoc 

Enfin le volume a ^té deux fois daté. A la fin du recueil des fragments des saints 
Pères, f" 119 v^, il porte la date du mois de novembre 1371, et lorsque plus tard il fut 
complètement achevé, on y inscrivit au y^ de l'avanl-dernier feuillet la date de cet achè- 
vement, février 1375. 



Cil. — N' 351. Le moine Denys, etc. 

295 feuiU. à lignes longues; papier; — an 1389; — haut. 198 millim., larg. 140; — rel. en maroq. rouge 
aux armes de France sur les plats et aux deux L enlacés de Louis XIV sur le dos. 

Ce volume, qui contient divers traités des moines Denys, Thecaraet Théodule sur 
les hymnes et le chaut dans l'Église grecque, est d'un aspect vulgaire qui n'annonce 
aucun soin artistique. Cependant au cours du premier de ces ouvrages, celui du moine 
Denys (intitulé Organum sapientiœ Spirittialis quo hymnorum dignUas et prœstantia compfun- 
bu8 testimmiis ex ecclesiastieis scriptoribiLS^ BasiKo nempe^ Gregorio NazianzenOy Joarme Chri- 
sostomo,., petitiB astruitur), le scribe a joint à son texte le portrait de quelques-uns des 



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XIV SIÈCLE (N« 351). 243 

saints personnages auxquels il empruntait des fragments : au f* 31 \<*, saint Jean Ghry- 
sostome; 32 t°, saint Grégoire de Nazianze; 33 t<^, saint Théodore le Stagiasmène, 
c'est-à-dire le Sanctiûé. Chacun d*eux est peint en pied, sur fond d*or et dans un angle 
de la page sur un rectangle d'environ 8 centimètres de haut sur 6 de large. Saint Jean 
est vêtu d'une longue tunique blanche à bandes noires recouverte d*un long manteau 
blanc à croix bleues laissant voir par-dessous une étole en étoffe d'or richement frangée 
par le bas ; il porte en outre par-dessus son manteau une sorte de corporal k croix 
noires. 

Saint Grégoire a le même costume sauf des différences de couleur : le bleu rem- 
placé par le noir et le noir par le brun. L'un et l'autre lèvent la main droite comme pour 
démontrer et tiennent dans la main gauche un volumen déroulé sur lequel on lit leurs 
paroles. 

Un saint qui semble être en habit monacal, saint Théodore, est vêtu d'une robe 
brun jaunâtre et d'un long manteau brun noir. 11 a en outre sur le devant de la poitrine 
et tombant jusqu'aux genoux une sorte de tablier bleu à raies rouges, les deux maibs 
rapprochées comme pour bénir. 

Tous les trois ont au-dessus de la tête un nimbe de vermillon et son nom écrit, de 
la même couleur, en minuscule, puis, en regard sur le recto du feuillet suivant, un 
symbole de la Trinité présenté d'une manière originale. Pour le premier, ce sont trois 
bandes parallèles peintes en rose et traversant la page dans toute sa hauteur; pour le 
second, ce sont trois cercles formant intersection chacun sur les deux autres ; pour le 
troisième, ce sont trois bandes vermillon. Au-dessus du petit tableau qui représente 




saint Théodore plane dans les airs un ange à vêtements bleus et bruns, à longues ailes 
noires et bleues, et qui, enveloppé d'amples draperies, montre en voltigeant les trois 
bandes de l'autre page. Au-dessus de sa tête est écrit &f(tkoç Kup(ou. 

Ces petites peintures, malheureusement écaillées en beaucoup d'endroits, sont 
finement exécutées et les deux premières portent encore le petit carré de soie qu'on 
avait cousu au-dessus pour les protéger. 



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2U 



XIV SIÈCLE (N* 265). 



cm. — N** 265. Chants d'Église. 

274 feuill. à lignes longues, jusqu'à 158 en pareil., le reste en pap.; — xiv* siècle; — haut. 34 cent.» 
larg. 27 ; — vieille reliure en peau, xvi* s., jadis à coins et fermoirs, disparus. 



Recueil composé de morceaux de chant pour la liturgie de l'Église grecque, 
strophes, hymnes, canons, stichera. Chaque morceau, variant pour la longueur de une 
demi-page à deux pages. Chacun d'eux porte en tète, au yermillon, l'indication du mois, 
celle du jour, le nom de la fête ou du saint auquel le morceau se rapporte et le numéro 
du ton dans lequel il doit être chanté. Cette sorte de titre est ordinairement accompagné 
d'un petit ornement, un noeuds une rosace, une tresse, quelquefois avec une tète de 
dragon, uniformément coloriés en jaune d*or et vermillon. Dans le courant du volume 
se présentent peintes aux deux mêmes couleurs quelques moyennes initiales (f^* 25, 65, 
88, 94, etc.) et de nombreuses fins de ligne, puis de petites initiales en vermillon seule- 
ment. Enfin le volume commence par un large fronton à mi-page, en forme de n, gros- 
sièrement exécuté et d'ailleurs presque entièrement détruit parle temps. 



^'•^ ^ /:>^=-, _ ^ ± 



y ^ OL^ry Vi • TO xxu-K 7\ou.Q jj e^Siyx6r-^-oo • 



FiG. 1Î5. 

filous donnons comme spécimen deux lignes de texte avec la notation musicale : 
By]6Xeà|jL, àxoifiidiïoa eÙTpeicCCeoôw V) çà-cvy] • to oin^Xatov ÔE^éa^w. = Bethléem, prœpara, in- 
staura prœsepem, spelnncam indica. La notation est exactement celle dont se sert Chry- 
santhe de Madylos dans sa Théorie de la musique byzantine, ouvrage traduit et publié par 
M. Bourgault-Ducoudray à la suite de ses Études sur la musique ecclésiastique grecque (Paris, 
Hachette, gr. in-8% 1877). 



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XIV SIÈCLE (N- 599 A. et 1123 A.). 



2i5 



CIV. — N* 599 A. Saint Ephrem. 

215 feuill. à 2 col.; — xiV s.; — haut. 285 mîllim., larg. 215; — reliure moderne en peau, 

fleurdelisée. 

Ce recueil des sermons de saiot Ephrem est faiblement orné, surtout dans le cours 
de sa première moitié, d'un très grand nombre de tètes de chapitre formées de bandeaux 
en torsade, en rinceaux, en balustrade, dans le genre des flgures ci-dessus 41 et 69, 
grossièrement dessinées et plus grossièrement peintes en noir, azur et vermillon . Le 
bandeau est suivi d'une moyenne ou petite initiale décorée de même. 



CV. — N" 1123 A. Jean Damascène. 

279 feuill. à lignes longues; papier; — xiv* siècle; — haut. 21 centim., larg. 16; — rel. en veau racine, 
ayant au dos les initiales couronnées, LP, du roi Loui«*Philippe. 




S^.^ 



FiG. 126. 



£n tête du volume, f^ 6 r®, un large bandeau rectangulaire formant une sorte de 
grille à jour, d'une ornementation lourde et recherchée, peinte en bistre. Dans le cours 
du volume, tout le long des marges, sont de moyennes initiales, bistre d'abord jusqu'au 
r* 77 y puis vermillon, chargées de fleurons pesamment élégants en forme de queues 
et de panaches (voy. fig. 127-130), ce qui est le principal caractère des initiales aux 
XIV* et XV* siècles. 

Avant le bandeau est une table de divers écrits de saint Jean Damascène, d'Anastase 
d'Antioche et autres, qui occupe les trois premiers feuillets, et au v* du (® 4 se trouve 
une figure en pied, représentant Damascène. Il est debout, de face, tenant de ses 
deux mains un volumen à demi déroulé, sur lequel on lit les premiers mots (Tô ji.èv aTevov 



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W6 XIV SIÈCLE (W 1148). 

t9]( diavoCa^ x. t. X.) du présent écrit intitulé : Ta (piXo^o^pixà xal doY(i.aTtxà xs^paXaio. Il a 
pour vêtement une longue robe jaune, une tunique bleue et^lpar-dessus^ un manteau 




Fie. 127. 



FiG. 128 



Fie. 129. 



brun rougeâtre agrafé sur la poitrine. Sa tête, à longue barbe blonde, est fort belle et 
enveloppée d*un vaste turban, chiné de raies brunes, et dont les deux extrémités retom- 
bent sur ses épaules. Derrière sa tête est un nimbe d*azur, et derrière le personnage 
tout entier un rideau blanc, pendu à une tringle, quadrillé et semé grossièrement de 
rondelles bleues et rouges. Cette figure était, dans sa fraîcheur, une belle gouache. 



CVI. — N" U28. Barlaam et Josaphat. 

203 feuill. à lignes longues; — xit* siècle; — haut. 22 centim., larg. 19; — rel. orientale en veau, 

gaufrée de fleurons divers. 

Cette légende bouddhique (Historia Barlaami et Joasaphi Indise régis), attribuée à 
saint Jean Damascène, forme, dans le manuscrit 11 28, un texte orné, durant tout le cours 
du récit, de peintures très soignées, représentant les scènes que raconte l'auteur. Peut- 
être ne sont^elles pas élégantis-HmeSy quoique cette qualiûcation leur soit donnée par le 
Cataiogus ms.Bibl. reg,, mais elles sont des plus intéressantes. Nous allons premièrement 
en décrire un certain nombre et les étudier une à une ; nous pourrons mieux, après cet 
examen de détail, résumer Timpression qui en résulte et le jugement général qu'on peut 
porter sur cet ouvrage d'art. 

D'abord le volume a perdu son premier feuillet, qui probablement était le plus riche- 
ment décoré de tous. 11 commence maintenant au mot OtpopcdfiiEvoc {metuens) qui est l'un 
des premiers de l'avant-dernière phrase de la préface. 

L'auteur ne fera pas, dit-il, comme le lâche serviteur qui, craignant le danger, 
cache en terre le talent qu'il avait reçu de son maître (...O^opt^iiievoç, 6; 'ka6ù))f irapà toO 
dsoir^Tou t6 TdiXavTov, elç yfjv éxslvo xaTc^pu^e) ; il se gardera de passer sous silence une 
histoire arrivée jusqu'à kii, dont les ânies peuvent tirer profit et que lui ont racontée 
comme tirée des documents authentiques, certains hommes pieux de cette Ethiopie 
intérieure qu'on appelle les Indes. Cette histoire est ainsi conçue : l^si ds outcoç ' 



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XIV SIÈCLE (NM128). 247 

La préface se termine au milieu du f** 1 r^ et le verso du même feuillet est 
entièrement occupé par une représentation de saint Barlaam. C'est une longue figure, 
haute de plus de 15 centimètres. Le saint est un vieillard à barbe grisonnante, debout, 
les deux mains posées sur sa poitrine, la paume en dehors, et jointes par Textrémité 
des deux pouces qui se touchent ; pour vêtement, il porte une longue robe brun marron 
recouverte d'un manteau de même couleur, attaché par quatre boutons sur le devant de 
la poitrine; la tête est enveloppée d*un capuchon bleu, sur le sommet duquel une 
croix est brodée et dont les pans descendent par-devant, sur la robe, jusqu'à la hauteur 
du genou. 

Le personnage marche sur un terrain gazonné ; derrière, s'élève un mur terminé à 
chacune de ses deux extrémités par une tour carrée garnie de draperies flottantes, le 
tout sur un fond doré au-dessus duquel on lit : 

O OGIOC nATHP HMÛN BAPAAAM. 

Immédiatement après, au f" 2 r®, commence le récit. 

« 1 . L'Inde est une grande région très peuplée qui est située loin de TÉgypte et 
» qui, du côté de TÉgypte, est baignée par la mer ; du côté du continent, c'est à la Perse 
» qu'elle confine. 

i> Ce pays, jadis, était couvert des épaisses ténèbres de l'idolâtrie, souillé par une 
» barbarie extrême et adonné à d'odieux forfaits. Mais quand le Fils unique de Dieu y 
» fut connu et que le très saint Thomas, un des douze apôtres du Christ, y eut été 
» envoyé pour prêcher la doctrine du salut, les peuples de l'Inde se rangèrent à la vraie 
» foi et couvrirent la contrée d'églises chrétiennes. Puis l'Egypte construisant aussi des 
» monastères et rassemblant d'immenses légions de moines dont la vertu et le genre de 
» vie se rapprochaient de ce que font les anges, la renommée s'en répandit jusque chez 
» les Indiens, dont un grand nombre sentirent s'éveiller en eux le désir d'imiter cette 
» conduite, de ranger leurs corps mortels à la vie de ceux qui n'ont point de corps et de 
» gagner le ciel, comme on dit, avec des ailes d'or. Des monastères s'élevèrent donc 
» aussi dans les Indes, comme en Egypte. 

» Ce pays était ainsi dans un état brillant quand on y vit surgir un certain roi 
» nommé Abehner, homme remarquable par ses richesses, par sa puissance, par ses 
» victoires et son courage, ainsi que par sa force corporelle, d'un visage élégant d'ail- 
» leurs, et devenu par suite de ses succès un homme d'une grande insolence. Du côté 
» des choses de l'esprit, il était extrêmement pauvre, car il tenait le parti des gentils et 
» s'adonnait avec zèle au culte superstitieux des idoles. II passait sa vie dans les délices 
» et une seule chose arrêtait sa joie, c'est qu'il n'avait pas d'enfants. Aussi cherchait- 
» il par tous les moyens comment il triompherait de cette stérilité et obtiendrait le nom 
» de père, qui pour beaucoup est le plus désiré des titres. Cependant les chrétiens 
» faisaient de grands progrès et tenaient peu de compte des menaces du roi, à tel point 
» que plusieurs hommes illustres et de race sénatoriale s'inscrivirent dans les ordres 
» monastiques. Ce qu'apprenant, le roi, enflammé d'indignation, ordonna, par un édit, 
» que tous les chrétiens eussent à renier leur foi, et il fit sévir surtout contre les moines. 
» Ceux qui se sentaient incapables de résister aux tourments obéirent, mais les chefs et 
» les dignitaires se cachaient dans les solitudes et les montagnes, non par crainte du 
» supplice, mais par l'efifet d'un calcul et d'une prévoyance supérieurs. » 

Ce peu de de mots suffit à résumer le premier chapitre dont le texte est accompagné 
de trois miniatures. 

!• F» 3 r«. Ta èv Alyiiirrq) (lovaon^pta = Les monastères en Egypte. — 2*» f» 3 v«, 'O 
paffiXeù^ 'A6êvv/iP =: Le roi Abner. — 3^* f 4 V*, 'O ^aoiktbç 'A6ewi^p tijiwvôv toùç (lovoxoO; 



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248 XIV SIÈCLE (N- 1128). 

= Le roi Âbner persécutant les moines. Chaque miniature, jusqu'à la fin du volume, 
contient ainsi son titre en grec, écrit au carmin au-dessus des personnages, et souvent, 
lorsque lé titre est long, il déborde sur la marge. 

La première des trois peintures ci-dessus indiquées représente un groupe de mon- 
tagnes au fond desquelles est une caverne dans laquelle entrent deux religieux, tous 
deux barbus et nimbés ; dans le lointain la coupole hémisphérique d'une église. Du 
côté opposé, c'est-à-dire à la gauche du spectateur, et au premier plan, un édifice à 
deux tours carrées, d'où viennent de sortir un jeune homme qui se dirige vers les 
moines, et un autre homme qui semble le pousser dans cette direction. Les traits du 
jeune chrétien, très différents en cela de son compagnon, sont d'une délicatesse et d'une 
régularité très grandes ; il a de longs cheveux bouclés autour de la tète, point de 
barbe, une tunique d'étoffe bleu verdâtre avec un large galon d'or au col, devant la 
poitrine et aux parements des manches ; il a, en outre, un pantalon très juste, écarlate ; 
des jarretières au-dessus du genou et des bottines de peau jaune à mi-jambe ; le cos- 
tume du compagnon est à peu près le même, avec des couleurs différentes, notamment 
une tunique écarlate. Les deux tuniques s'allongent par derrière en une queue pointue. 



\ 








Fie. 131 (f3). 

La seconde peinture, consacrée au roi Abner dans sa splendeur, le montre sur 
son trône, assis, les deux mains croisées sur sa poitrine, enveloppé d'une robe de 
pourpre à bordure d'or et de pierres précieuses, la couronne sur la tête, accompagnée 
d'un nimbe, les jambes et les pieds également vêtus et chaussés de pourpre. Devant 
lui, un guerrier en armure, parlant au monarque; derrière le trône, un autre guerrier 
debout et silencieux; ces deux personnages portent la cuirasse par-dessus une tunique 
rouge, et à la cuirasse est joint un hoqueton en mailles de fer qui recouvre les épaules 
et se termine en pointe sur le sommet de la tète. A gauche, loin du roi, dans l'attitude 
du respect, sont deux personnages qui se tiennent debout auprès d'un édifice à coupole. 

La persécution des moines (3* peinture, f" 4 v') est représentée par un guerrier 
vêtu d'un hoqueton comme les précédents, mai^sans cuirasse, qui, tenant de la main 
gauche le fourreau de son glaive et de la droite le glaive lui-même, le lève pour tran- 
cher la tète d'un moine prosterné à ses pieds ; à droite, deux autres moines cherchant 
un refuge dans une caverne ; à gauche, le roi sur le balcon d'un édifice, balcon à fieurs 
sculptées. 

Ces trois premières miniatures donnent une idée de toutes celles qui remplissent le 
volume, car elles sont toutes d'une facture identique et de la même main. Ce qui frappe 



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XIV SIÈCLE (M* 1128j. 249 

en elles au premier coup d'œil, c'est leur aspect hindoustanique et la ressemblance qu'elles 
offrent avec ce que Ton connaît généralement en Europe des produits de Fart indien. 
G*est dire que les sujets sont traités dans ce manuscrit comme les idoles, les petits 
meubles et les statuettes que nous envoie encore aigourd'hui l'industrie indienne, et relui- 
sent des mêmes brillantes couleurs. De plus, certains costumes tels que celui du roi Abner, 
qu'on Terra plus loin, où figure le petit turban des indigènes de l'Hindoustan, le type 
physique des personnages etleurs formes grêles, divers détails encore que j'indiquerai 
quand ils se présenteront, achèvent de donner le caractère hindoustanique à toutes les 
peintures de ce manuscrit, bien qu'il ait été écrit et orné en Grèce, vraisemblablement 
à Constantinople, où il fut acheté au xvu' siècle pour la bibliothèque du roi. On ne 
saurait guère avoir de meilleure preuve de la véracité de l'écrivain grec, auteur de l'His- 
toire de Barlaam et Josaphat, lorsqu'il affirme, comme nous l'avons dit ci-dessus, que 
son récit est tiré de documents provenant des Indes. 

Notons encore un détail qui se reproduit pour chacune de ces peintures et qui con- 
tribue beaucoup à leur donner cet aspect de ton vif et chaud qui rappelle l'Orient, c'est 
qu'elles ont toutes été recouvertes d'un vernis jaune qui a précisément l'intensité de la 
couleur que les peintres appellent jaune indien. Toutes les peintures de notre manuscrit 
en sont, il ne faut pas dire recouvertes, mais barbouillées, de manière à envelopper 
chaque scène d'une sorte de nuage jaune, sans forme, qui les salit grossièrement en 
même temp^ qu'il ajoute à leur efl*et. Cette sorte de vernis-Martin était destiné, sans 
doute, non pas seulement à harmoniser les couleurs, mais aussi à les solidifier; à ce 
dernier égard il a manqué son but, car il n'y a presque pas une seule scène qui ne soit 
écaillée en quelque partie et où couleur et vernis ne soient tombés ensemble. 

Continuons notre abrégé de la légende de Barlaam et Josaphat. — « Chap. ii : 
» Le pays indien était donc en proie à cet aveuglement ; les gens pieux et saints oppri- 
» mes et l'air infecté des émanations du sang des victimes, quand l'un des princes des 
a satrapes qui entouraient le roi, homme qui surpassait tous ses pareils en courage, en 
» beauté, en grandeur d'âme, dès qu'il connut l'édit impie que le roi avait rendu, alla 
» joindre les moines, jeûner, veiller et s'instruire dans leur compagnie, enfin s'illustrer 
» par la vertu. Le roi, qui l'aimait et l'honorait beaucoup, envoya des gens le chercher 
» partout, qui n'ayant pas laissé, comme on dit, une pierre sans la retourner, le décou- 
» vrirent et l'amenèrent devant le trône royal : « Fou et insensé 1 Qui t'a entraîné à 
> préférer l'ignominie à l'honneur et à changer une gloire brillante contre un état bon- 
» teux et sordide? » 

C'est par ces paroles que le roi l'accueille, et il cherche soit par la persuasion, soit par 
la menace, à le détourner de Jésus. — Cet homme, le satrape, lui répond d'une voix 
douce et calme : « Si tu désires entrer en conférence avec moi, fais d'abord éloigner 
tes ennemis qui siègent au milieu de ton tribunal et je t'expliquerai ces choses que tu 
I veux savoir, mais en leur présence je ne dirai rien. — Mes ennemis? De qui veux-tu 

I parler? lui répond le roi. — La Colère et la Passion, » reprend l'ermite ; et avec la per- 

I mission du prince adouci par cette sérénité, il fait un long panégyrique de la doctrine 

chrétienne dans l'espoir de le convaincre lui-même. Mais le roi, transporté de colère, 
lui dit : « Misérable, tu viens de travailler à ta perte ; si tu n'avais commencé par con- 
jurer mon indignation, je ferais jeter tes chairs au feu. Lève-toi et fuis loin de mes 
yeux. » — L'homme de Dieu s'enfuit donc dans les solitudes, affligé seulement de n'avoir 
pas subi le martyre et lui parti, le roi se mit à exercer contre les moines une persécu- 
tion plus ardente aussi bien qu'à décerner de plus grands honneurs aux idoles et à leurs 
prêtres. 

A cette partie du récit correspondent quatre peintures : n® 5 au f ^ 5 r° ; n® 6 au 
f« 5 v^ nM au f» 9 v«, et n^» 8 au f» 10 r^. 

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250 XIV* SIÊaE (N* 11t8}. 

N® 5. Deux hommes en tunique, l'une rouge, Tautre Terte, sortent d'un édifice qui 
est vraisemblablement le palais du roi, pour se mettre à la recherche du satrape, tandis 
que celui-ci caché dans les montagnes à l'autre extrémité de la scène, c'est-à-dire à 
droite et debout, en habit de moine, en face d'un autre moine avec lequel il lit un codex 
ouvert placé entre eux deux sur un pupitre à pied. On croirait que ce codex, gros livre 
à tranche rouge, est la Bible; mais sur le feuillet ouvert on lit : O AE BAFI AEYS II A... 
ce qui donne à croire que c'est l'édit du roi dont se préoccupent les deux religieux. 
Au-dessus de la scène est écrit le sujet : Ot xaTà C^-nijaiv toO dpxi^aTpdhcou é^eXO^vrec... à 
dpx^adTpdicvjç ôirè Ttv6c (iiova)(oO $idaox6(JLevoç Trjv £Ùaé6eiav*. 

N*^ 6. On amène au roi le satrape devenu moine : 'EvOdéds icepunAai td^ PaoïXet 
'A&vu^p TÔv àp^iaaTp(4icr|v auToO ptova^ov ye^ov^Ta, Le roi siège sur son tribunal ayant en 
tête sa couronne, et vêtu d'une robe brun jaune avec un manteau de pourpre par- 
dessus ; derrière lui se tient debout, la lance en main, le même guerrier qu'au n° 3, ou 
quelque autre vêtu à peu près de même. Devant lui le moine que pousse par les épaules 
un homme vêtu d'une tunique verte, dont on voit bien la pointe qui la termine par der- 
rière, et d'un mantelet flottant, rouge vermillon. 

N" 7, le satrape chassé de la présence du roi : Oetiyet à àpxTjaaTpdhcyjç àità icpoawicoô 
ToO pou7iXé(i}ç év Tf] épi^picp. Le roi est assis sur son trône, en robe pourpre et manteau vert; 
couronne comme la précédente ; un serviteur debout devant lui, le même qu'au n'^ 6, 
chasse le satrape ou moine, et ce dernier se laisse voir dans le fond entre les mon-* 
tagnes. 

N<> 8, la persécution des saints moines : *0 6i(ày\i.bç t£^v sôXaôcDv pLovo^ûv. Deux 
cavaliers, sur le devant de la scène, s'avancent vers des moines cachés en foule parmi 
les montagnes. Un des cavaliers embrasse les moines, l'autre les perce de sa lance. 

Ghap. m : a Tandis que le roi vivait dans cette profonde erreur, il lui naquit un fils 
» d'une beauté extraordinaire et qui présageait ce qu'il devait être un jour. 

» Le roi transporté de joie le nomma Joasaph et s'empressa, dans sa démence, 
» d'aller rendre grâce aux idoles et de témoigner par des sacrifices non moins insensés 
» sa reconnaissance envers elles. 11 envoya partout des messagers pour convoquer le 
D peuple à célébrer cette heureuse naissance. On les vit tous accourir par la crainte 
» qu'ils avaient du roi, apportant avec eux les choses qu'ils avaient, chacun suivant ses 
» moyens, préparées pour être offertes en sacrifice. Lui-même les stimulait par 
» l'exemple de sa magnificence, ayant dévoué à la mort les plus nombreux et les 
» plus beaux bœufs ; et cette fête splendide se termina par la largesse avec laquelle 
» le roi combla de ses dons tous ceux qui y avaient concouru, sénateurs, magistrats, 
» guerriers et gens du peuple. 

» Quand vint le grand jour, celui de la naissance de son fils, cinquante personnages 
» choisis, qui excellaient dans cette science des Chaldéens qui consiste à observer et à 
» décrire les astres, se rassemblèrent auprès du roi pour procéder à leur étude et à 
» leur œuvre. Le roi les fit venir tout près de lui et interrogeant chacun d'eux, 
y> s'informa de ce que son fils serait un jour. Un des astrologues, qui surpassait les 
» autres en savoir, lui répondit : a Autant que je puis l'apprendre par le cours des astres, 
» la grandeur et la sauvegarde du fils qui est né de toi, ô roi, ne sera pas dans la 
» puissance de ton sceptre, mais dans une royauté plus brillante et incomparablement 
> supérieure. Je crois qu'il acceptera la religion chrétienne que tu persécutes et qu'il 
» demeurera ferme dans son but et son espérance. » Le roi entendit cette nouvelle 
» avec un vif chagrin et sentit sa joie s'évanouir. Cependant il désigna une ville, dans 
» laquelle il fit construire un très beau palais avec une demeure splendide, dans laquelle 



1 Je reproduis généralement l'accentuation du manuscrit. 



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XIV SIECLE (M« 1128). i51 

i> il plaça son fils, et il ordonna que, passé les premières années de son âge, le monde 
» ne fût plus admis auprès de cet enfant II lui donna des pédagogues et des serviteurs 
» à la fleur de Tâge et d'une beauté parfaite, auxquels il ordonna de ne rien dire à 
» Tenfant qui lui apprit les maux de cette vie et de ne lui parler ni de la mort, ni de la 
» vieillesse, ni de la maladie, ni de la pauvreté; ni d'aucun autre ennui. Ils devaient 
» lui représenter toutes les choses de ce monde comme agréables et comme pleines de 
» jouissance, afin que son esprit, s'y arrêtant avec délices, n'eût pas même l'idée de la 
» vie future et qu'il ignorât absolument la religion du Christ et ses préceptes. C'est à 
» ce point qu*il redoutait la prédiction des astrologues. Et si quelqu'un des serviteurs 
» tombait malade, il le faisait aussitôt remplacer par un autre qui fût de bonne mine 
» et bien portant afin que rien de pénible n'affectât jamais les yeux de son fils. C'est 
» ainsi que le roi se comportait en aveugle ayant des yeux pour ne rien voir. Cependant 
» ayant appris qu'il y avait encore des moines, il se déchaîna de nouveau contre eux et 
» fit publier dans tout le pays par des hérauts que tous ceux qu'on trouverait 
» seraient livrés aux flammes au bout de trois jours. « Car ce sont eux, dit-il, qui 
» séduisent le peuplé à adorer comme Dieu un homme qui a péri sur la croix. » Mais un 
» événement survint, qui excita plus encore sa colère et le rendit encore plus hostile 
» aux moines. » 

Ce chapitre est accompagné de quatre scènes peintes qui sont, comme les précé- 
dentes, mêlées au texte, savoir : 

N® 9 (f^ 10 v«),'la naissance de Joasaph: *H ^érrr^aiç toO 'Icoiaaç. Â gauche, une 
jeune femme étendue sur un lit, auprès duquel une autre femme, probablement une 
esclave, se tient debout, élevant dans ses bras une sorte d'écran ou de parasol carré ; 
au pied du lit deux autres femmes esclaves lavant dans un bassin d'or un enfant 
nouveau-né ; dans le fond à droite, le roi assis auprès d'une table, contre laquelle sont 
rangés trois conseillers ou personnages divers. 

NMO (f il r^), le roi offrant des sacrifices aux idoles : *0 paaiXeO; 'A6éyvY}p 
66(ov toXç iibé\oii. Ici deux scènes sont superposées, dont la légende indique seulement 
la première. Dans celle-ci on voit d'abord le roi en prière au pied d'un groupe de 
statues dorées, qui ressemble un peu au groupe de Castor et de PoUux ; puis le roi sur 
son trône, autour duquel affluent des hommes apportant dans leurs bras ou sur leurs 
épaules divers animaux destinés au sacrifice. Dans la seconde scène, peinte au-dessous 
de la première, le roi« sur son trône, fait recevoir par un officier en costume civil les 
astrologues, qui forment un groupe de six personnages. 

N^ 1 1 (^ 12 1*0), le roi interrogeant les astrologues au sujet de son fils: *0 ^aoiXeù^ 
'A6éwT)p ip(i)T(&v lobç àa^pokàyo\)ç irspl toO OioO cbToO. Même scène que la précédente, 
avec cette différence qu'il n'y a plus que quatre astrologues portant entre leurs mains 
une petite sphère qui semble être un fruit* et que le premier d'entre eux adresse un 
discours au roi. Au-dessus de l'assemblée on voit un segment de la sphère céleste. 

N^ 12 (f^ 12 vo), Joasaph, fils du roi, vivant dans son palais avec les plus beaux 
jeunes gens de son âge : *0 toO ^aoiXttaç 'A6évvr|p 6io; 'Icodcaacp év tÇ icoXacTCo) (jiETà t(&v 
vécdv T(5v («>paia)TàT(i>y xal VjX(xa)v duToO évdiaTpi6é5v. Le jeune prince est au milieu de la 
scène, assis sur un trône au-dessus duquel s'élève une arcade soutenue par deux 
colonnes ; à droite et à gauche du trône, deux arbres indiquant que la scène est dans 
un jardin ; de chaque côté se tiennent trois jeunes esclaves et dans le fond, derrière 
chacun de ces deux groupes, est un édicule. 

1. Ce fruit est de la grosseur d*un œuf d'autruche et Ton trouve en effet dans le Traité de jurispm- 
denec et dVstrologie d*Ibn Khaldoun, auteur arabe du xv* siècle (pub. dans les Notices et extraits des 
mss. de la Bibl. du Roi» t. XXI, p. 223), que l'œuf jouait un rôle dans la divination orientale; mais il ne 
semble pas que dans notre miniature on puisse voir autre chose qu'un fruit de palmier (Zotenberg). 



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fô2 XIV SIÊaE (N* 1128). 

Ces trois ou plutôt ces quatre peintures sont plus encore que les précédentes 
empreintes du goût indien. 

Le manuscrit, dans son entier, contient encore 188 miniatures, c'est-à-dire 
qu'il y en a 200 en total. Elles sont d'une grande uniformité, en sorte qu'en les 
décrivant toutes une à une on n'ajouterait que peu de chose k la description détaillée 
des premières telle que nous Tenons de la donner. 

La légende de Barlaam et Josaphat a été populaire, au moyen âge, dans toutes les 
contrées de l'Europe. Le texte grec en a été publié par Boissonnade K On en a des 
versions latines très anciennes ; Vincent de BeauvaiB l'a insérée dans son Spéculum^ 
lib. XV, en 54 chapitres ; et l'abbé Aligne dans le tome LXXIII de sa Patrologie latine. On 
a aussi des versions françaises et allemandes, en vers et en prose, notamment celle en 
vers français composé au xiii* siècle par Gui de Cambrai, publiée en 1 vol. in-8* par 
MM. Herm. Zotenberg et P. Meyer pour la société littéraire de Stuttgart (1864), et celle 
en prose allemande publiée (en 1 vol. in- 12) par Félix Liebrecht à Munster en 1847. 
Elle avait été imprimée (en latin) dès les premiers temps de l'imprimerie, vers 1470, 
dit-on, à Strasbourg^. Le traducteur allemand Félix Liebrecht parait avoir parfaitement 
démontré (voy. Zotenberg et Meyer, ubi stqora, p. 311) l'idée primitivement émise par 
Ed. Laboulaye, à savoir que la plupart des détails de la vie de Bouddha se retrouvent 
dans cette légende de Barlaam et Josaphat, ce qui met hors de doute son origine 
indienne. Ce curieux travail de Liebrecht est inséré au deuxième volume du Journal de 
Ehert : Jahrbuch fur romanùche u. englische Literatur, p. 814. 

Un dernier extrait du manuscrit grec 1128, pour en terminer avec lui, et pour y 
noter encore une peinture qui est peut-être la plus remarquable de tout le volume par 
son caractère vif, élégant et spirituel. Elle est enchâssée (au f 68 v*^) entre les mots : 
xaX (jiupCotc TGcXaiic(i>peï<76ai xoxotc, et les mots : 6\t.oio\>ç elvai doxû dvôpl (pEÛyovTt àvb 
irpoa(6icou (xaivofiiévou [AovoxépuToc, dans le passage suivant où Barlaam insinue à Josaphat 
la doctrine du christianisme, la haine du monde : Chap. xii (édition Mi^ne, col. 493) : 
Quamobrem eos qui tam pestifero ac crudeli domino serviunt (id est Mundo), qtdque a bono ac 
benigno per summam dementiam se ipsos removenles, rébus prœsenlibus inhiant et intabescunt, 
nec futara ullo modo cogitant j verum ad corporeas quidem voluptates sine ulla intermissione sese 
confenmtj animas autem suas famé con/lct, et innumeris malis conflictari ((iiupCoïc xaxoTç ToXai- 
irwpeîoôat) sinunty homini a furentis Urdcomis foxie fugienti similes esse censeo, qui cum 
clamoris ipsius sonum atque horrendos mugitus ferre nequeai, magno impetu^ ne ipsi in 
prœdam cedat, au f agit. — Le sujet représenté est un festin auquel prennent part quatre 
personnes, trois hommes et une jeune femme, servis par un petit esclave. La tournure 
et la physionomie de cette femme sont d'un gracieux que ne dépassent pas beaucoup 
les dessins qu'on fait aujourd'hui de la vie légère dans nos feuilles parisiennes; 
les hommes ont assez bon air; la table est en désordre et couverte de fleurs ou de 
branchages verts ; l'esclave apporte un grand verre cylindrique, qui semble être un 



1. Dans le tome IV (p. 1-365) de ses Anecdota grœca (Pansiis, in regio Typographeo, 1832; 5 vol. 
in-S**; reprod. dans le t. XCVI, in-4*', 1864, de la Palroloyie grecque deTabbéMigne). ildil dans sa pré- 
face qu'après avoir depuis bien des années, muUis abhinc annis, préparé celte édition avec un grand soin, 
il se hâte d'en donner le texte seul, sans commentaires» ayant appris que le môme travail est sur le point 
d*6tre exécuté et publié par Tassocialion de deux savants qui réussiront, dit-il, infiniment mieux que lui : 
Schmidtius, qui in romanensi Uteralura régnât et Kopilar bibliothecœ Ccesarœ, quas Vmdobonœ est, custos 
primarius. Aucun de ces deux ouvrages, de Schmidt ou Kopitar, n*a jamais paru. 

2. On lit dans un Catalogue de la librairie Tross, Paris, décembre 1871, n*> 1032 : Johannes Damas- 
cenus. Liber gestorum Barlaam et Josaphat. S. 1. et anno; in-4° golh., 144 if. à 29 lignes, mar. r., dent., 
tr. dor. Première édiliont de la plus grande rareté; Haxn la dit imprimée à Strasbourg par Eggestyn 
vers 1470. Prix, 200 francs. 



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XIV SIÈCLE (N« 1553). 253 

wiedercome ; à côté de lui fume un vaste samovar. Au-dessous de cette scène, est la 
seconde scène indiquée par la légende : deux hommes poursuivis par deux licornes ou 



¥'^^ 






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ii«.^) 




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Fie. 132 (r» 68). 



unicornes. On remarque que tout en s'inspirant du texte, l'artiste fait lui-même sa 
légende. Au lieu du texte ci-dessus rapporté, il écrit à côté de sa miniature : napa6oX9). 
'Eu90(ivo(iL£vo^ (xeTà Tfj; yuvaucèç duToO xal Tâ^v (pCXiov =r Similitudo voluptuosi cum uxore et 
amicis. 



CVn. — N** 1553. Vies des Saints. 

301 feiiill. à longues lignes, partie à 2 colonnes; papier; — xiv* siècle; — haut. 27 centim., larg. 20; — 
vieille rel. en peau gauArée d'ornem. divers, parmi lesquels une étoile et un petit quadrupède. 

Ce manuscrit, qui contient vingt-deux récits de la vie ou du martyre de saint Sabas, 
saint Nicolas de Myre et autres saints ou saintes, est fort détérioré ; il a perdu ses pre- 
miers feuillets, d'autres dans le cours du texte, et ne présente d'abord aucun caractère 
artistique. Cependant, à mesure qu'on le feuillette, on y trouve des traces de plus en 
plus marquées de décoration : en premier lieu, à la dernière ligne de quelques pages du 
commencement du volume (voy. f»» 3 r« et v^, li r«, 12 v*», 17 r°, 34 v% etc.), une 
certaine lettre est pourvue d'une queue prolongée et globulée ; ou bien deux lettres 
s'ampliûent, sans aucune raison apparente, par exemple deux iotas (aux f* 14 v^ et 
15 r^), qui descendent jusqu'au bas de la page et s'y nouent l'un à l'autre en se char- 
geant,, à leur point d'intersection, de globules rouges et de petits fleurons. Plus loin 
(ftt* 29 vo, 41 V®, 48 V®, 52 v°, etc.) les têtes de chapitres sont ornés de bandeaux rectan- 
gulaires peints de fleurons coloriés, imitant des dessins de châles et de moyennes 
initiales du même goût. Enfin, à mesure qu'on avance dans le volume, initiales et ban- 
deaux, tout en restant de la même main et du même style s'agrandissent et se compli- 
quent de sujets variés. Ainsi au f"* 69 v<>, un oméga formé de deux oiseaux adossés ; 
P 125, un bandeau en balustrade suivi d'un alpha en forme d'oiseau, le tout dessiné à 
la plume, rouge et bleu; f^ 172, un grand cappa avec un oiseau perché sur la traverse ; 
f^ 174, un homme aux prises avec un lion; f 184, un omicron formant une sorte de 



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254 XIV SIÈCLE (N* 1883). 

bijou au sommet duquel est la croix, au-dessous Daniel tenant deux lionceaux dans ses 
bras, et sous Daniel un ange étendant la main yers trois personnages qui semblent être 
les trois jeunes hommes dans la fosse aux lions ; le tout microscopique. Au f> 191 , deux 
cigognes se disputant un serpent et formant un II ; 201, un A au centre duquel est une 




FiG. 133. 

sorte de Daniel entre deux lions fantastiques ; 208, un K au sommet duquel est un oiseau 
qu'un lion guette d'en bas ; ^ 230, un autre K au bas duquel s'assied un lion; 226^ un 
A, groupe de saints entre deux serpents et surmontés d'un ange ; 254 v<», un paon ; 
271 r®, saint Marcel archimandrite, représenté en chaire et parlant avec un geste très 
expressif; 28tf, un grand H entouré de deux serpents et surmonté de deux oiseaux. 
Mais toutes ces petites figures sont indiquées plutôt que dessinées. 



GVin. — NM883. Questions médicales. 

778 feuill. à lignes longues; papier; — xiv* siècle; — haut. 41 centimètres, larg. 32, épaisseur 19; — 
reU en maroq. rouge aux armes de France sur les plats et aux deux L enlacés de Louis XI Y 
kur le dos. 

Ce recueil d'œuvres d'Alexander d'Aphrodisia, Galien, Hippocrate et autres méde- 
cins, forme un Tolume énorme, d'une écriture et d'une ornementation également rudes. 
Il porte sur le plus grand nombre de ses pages des initiales lourdement dessinées et 
lourdement coloriées, qui se pressent sur toute la hauteur des marges. Ces lettres sont 
d'une forme simple ou du moins ne s'en éloignent que par quelques rares fleurons ; 
mais de plus elles ont pour ornement caractéristique une suite de pois qui côtoient 
symétriquement la lettre dans ses contours comme dans ses jambages ; le tout barbouillé 
d'épaisses couleurs vermillon, cendre bleue et ocre jaune. Au f* 640, par exception, un 
en forme de poisson. On peut remarquer aussi que ces initiales sont assez petites au 
commencement, qu'elles deyiennent promptement fort grandes et que vers la fin du 
volume elles s'allongent en queues démesurées, qui atteignent parfois jusqu'à 20 centi- 
mètres de longueur. En outre, les têtes de livres ou chapitres sont décorées de bandeaux 



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XIV SIÈCLE (N* 2155). 255 

à balustrade, à fleurons, à compartiments, dont les diverses membrures sont coloriées 
de vermillon, de bleu et d*ocre, le tout à teinte plate et d'une rudesse en harmonie avec 
les initiales. 



CIX. — N* 2155. Médecins. 




FiG. 134. 



349 feuill. à lignes longues, papier; — xiy siècle; — haut. 256 millim., larg. 213; — reliure 
magniflque en maroq. brun, aux armes de France sur les plats, inscrites dans une accolade formée 
par des arcs en émail blanc terminée par un croissant de môme ; les deux plats et le dos semés de 
triples croissants, de couronnes et de H d'argent; en outre, chaque plat ayant aux angles quatre 
clous (qui ont disparu) et fermé par quatre attaches en cuir tressé également disparues ; tranche 
dorée et ciselée de fleurons ayant pour centre un triple croissant. 

RNEHBNTATioN rapide et grossière, mais abondante et intelli- 
gente, probablement exécutée par la main du médecin ou 
pharmacien auteur de ce volume, qui contient huit traités 
de médecine de Galien, Théophile, Psellus, etc., plus le 
discours de Grégoire de Nysse : Adversus astronoMOS, Dans 
tout le cours du manuscrit paraissent sur les marges de 
moyennes ou petites initiales noires ou vermillon, d'une 
plume lourde, épaisse et grossière. Voyez principalement 
aux f9, 10,54, 60,61, 68, 96, 111, 152, 227, etc,; r»»21, 
57, 146 quelques E à main bénissante; (^ 7, 9, 150 des ïl 
d'un aspect assez monumental, et partout un très grand nombre d'autres initiales ou de 
bandeaux en torsade, ou de fins de ligne ayant pour 
motif principal des têtes de serpent. Il y a aussi quel- 
ques têtes humaines (!•• 6, 131, 213, 230, 278); sur la 
marge du f* 182 r®, un portrait dessiné à la plume, 
au-dessus duquel le dessinateur a écrit pour le dé- 
signer : 6 puTdpoç, mot à nous inconnu; au f' 30, un 
homme tombant à la renverse, en regard d'une re- 
cette contre l'apoplexie; au f 121, deux croquis in- 
formes essayant de représenter un pharmacien pilant 
dans un mortier. Enfin sur la marge du (^ 84 r^, sont 
dessinées trois fioles de pharmacie munies chacune 
d'une inscription indiquant ce que la fiole contient. 
La première d'entre elles est en forme de flacon à deux 
oreilles et sans pied, portant écrit sur la panse : 'Otou 
éxel IdTiv Y^voç Ix tûv tê^vocûv aTOxa<ï[J«'ûv = Hoc intus 
est genus quoddam fabnc<Uorum experirMntorum. La se^ 
conde est un poisson sur le flanc duquel on lit : 
^io)(punixo\ mo'^aa[ko\ dCa^opCa xal ém did^opoi^ àviiatç = 

ApprobnUa expérimenta diversa et ad diversas causas. La troisième représente une sorte de 
crustacé sur lequel est une inscription du même genre que les deux précédentes. 




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256 



XIV SIÈCLE (N« 2237). 



ex. — N° 2237. Myrepsus. 

319 feuill. à lignes longues; — niV siècle; — haut. 28 centim., larg. 19; — reliure identique 

à celle du manuscrit précédent. 




FiG. 136 



Ce recueil des œuvres de Nicolas Myrepsus, médecia grec du treizième siècle, est 
rempli à chaque page d'initiales moyennes ou petites en beau vermillon, globulées, 
bourgeonnées et un peu fleuronnées, avec quelques grandes, jaunes et vermillon, fleu- 
ronnées plus richement. A cette ornementation très simple, mais abondante, s'ajoutent 
de très nombreux bandeaux formant des balustrades de branchages, de rinceaux, des 
torsades à têtes et queues dracontines, des cordons d'ornements divers^ parmi lesquels 
on trouve les antiques palmettes grecques (f 19 v**, 88 v»), le tout dessiné à la plume 
avec une facilité grossière et colorié ensuite en vermillon ou en jaune et vermillon. Le 
texte commence au ^23 r^, après de longues tables des matières, par un titre compliqué 
contenant ces mots en majuscules vermillon liées entre-elles : 'Ap/^ aOv 6eÇ tOv 
dvTidoTcov 'xecpdXeov icpûTov = Ici commence, avec la grâce de Dieu, le premier chapitre 
des Antidotes. Ce titre est resserré entre deux bandeaux bizarrement composés : 
au-dessus, d'un fouillis de serpents nattés ensemble; au-dessous, d'un fouillis de bran- 
chages vermillon. 



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XIV SlfiCLE (N" 2243). 257 



CXI. — N' 2243. Antidotes. 

664 fcuill. à lignes longues; — xiv* siècle; — haut. 255 miilim., larg. 190; — rel. semblable à celle 
des deux volumes précédents, moins riche et sans émail blanc. 

Huit traités, principalement de pharmaceutique, que renferme cet énorme volume, 
sont tous ornés dans le même style demi-barbare. En tète soit du traité, soit des diffé- 
rents chapitres qui le composent est un bandeau rectangulaire de la même longueur que 
la ligne, ordinairement assez large (celui qui est en tête occupe le premier tiers de la 
page), dont Tintérieur est rempli comme d'ordinaire, c'est-à-dire de rinceaux, balus- 
trades, torsades, etc., mais ayant leurs diverses membrures peintes en vermillon, jaune 
clair et bleu- cobalt, de manière à varier les cfTets qui sont du reste lourds et vulgaires. 
Tout le long du volume et à chaque page sont de grandes, de moyennes et de petites ini- 
tiales, la plupart en beau vermillon, lourdes, bien qu» généralement tirées en longueur 
et garnies le long de leurs hastes de pois généralement des mêmes couleurs. Dans les 
plus grandes de ces lettres, au motif d'ornementation tiré des pois s'ajoutent des queues 
formant des rinceaux par leurs contours ou des branchages. 

Au f* 12 r*, en tête du 2* traité (qui est celui de Nicolas Myrepsos sur les médicaments), 
l'initiale A occupe sur la marge la première moitié de la page, en sorte que le sommet de 
la lettre dépasse la première ligne, tandis que le branchage formant sa queue s'étend 
vers le bas jusqu'à la hauteur de la dernière ligne, et se termine par un oiseau au plu- 
mage vert qui becquette les fruits semés sur les dernières branches. Dans certaines 
parties du volume chaque ligne commence par une petite ou moyenne initiale alternati- 
vement vermillon et vert, rarement (voy. f** 2 et 3) vermillon et bleu. Toute cette déco- 
ration est beaucoup plus barbare que grecque, et le même caractère se montre aussi 
dans les peintures plus importantes dont il reste à parler. 

Ici nous sommes obligé de faire connaître la liste des différents traités qui entrent 
dans la composition de ce manuscrit. Ce sont, comme on le voit, dans le Catal^gus manus- 
cript, Bib. regiœ : 

i" F*M à 9 r°, les diverses espèces d'antidote, dans Tordre alphabétique (auteur 
anonyme). 

20 pos II |.o ^637, de la composition des médicaments par Nicolas Myrepsos (sui- 
vant l'ordre alphabétique). 

3» p< 540 et 641, des poids et mesures, par Oribase. 

40 pot Q43 ^ 547^ rictologium ou pronostication des choses futures, déduite de 
divers passages de TËvangile. 

5» F»i 048 V* et 649 r", des jours fastes et néfastes (auteur anonyme). 

6° pet 050 ^ o(;o, même sujet, par un autre anonyme. 

7^ F^** 658, 66i, des mois, des douze signes du zodiaque et des sept planètes dans 
leurs rapports avec l'astrologie judiciaire (auteur anonyme). 

go p«t 063 V*, 664 r*, tables disposées pour trouver commodément le jour de 
Pâques. 

Un coup d'œil jeté sur cette table montre que l'ouvrage de Nicolas Myrepsos, placé 
au n" 2, occupe presque tout le volume à lui seul. Il n'est donc pas étonnant qu'il ait 
attiré à lui presque tout le bénéfice de l'ornementation. En effet, le f« 10 \* qui le pré- 
cède et le r* ii v^ par lequel il commence sont décorés d'une manière remarquable. 

P 10 v«, dessin à la plume, colorié, remplissant la page entière (la dépassant même, 
car le couteau du relieur en a enlevé tout le haut et un peu du bas) et représentant une 

33 



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258 XI V« SIÈCLE (N* 2243). 

sorte de glorification de la science médicale. La scène est divisée en deux bandes longi- 
tudinales de largeur inégale, celle d'au-dessus étant environ le double en hauteur de la 
seconde. La bande supérieure, en effet, offre Timage du ciel. Au centre est le Christ 
assis sur un trône peint à arabesques, muni de son coussin, mais dépourvu de dossier. 
11 a la figure jeune, la barbe moyenne, les cheveux séparés au milieu du front et tom- 
bant sur les épaules ; il a les pieds sur un tapis et la main gauche posée sur un codex 
qu'il tient sur son genou (codex richement relié et décoré d'une croix sur le milieu du 
plat) et il lève sa main droite en joignant le pouce et l'annulaire. Il porte autour de la 
tète un nimbe crucigère, surmonté d'une colombe également nimbée. Au-dessus de la 
tête de Jésus est écrit son nom, et au-dessus de la colombe les mots t6 âyiov nveOfjia, le 
Saint-Esprit. A droite de Jésus sa mère se penche vers lui, et à gauche saint Jean, 
debout, vêtu d'une tunique en poils de chameau et d'un manteau noirâtre. Derrière la 
Vierge est l'archange Michel, et derrière Jean l'archange Gabriel, tous deux placés sur 
le sommet des rochers et les ailes déployées. Sans avoir toute la grossièreté des mauvais 
manuscrits latins, ces figures approchent fort de la barbarie gothique, tant par la 
défectuosité du dessin que par celje du coforiage. 

La scène inférieure est d'une égale imperfection puisqu'elle est de la même main, 
mais du moins est-elle intéressante par les détails qu'elle fournit. 

A gauche du spectateur est assis le médecin, ô laTpoç, sur un fauteuil à large tra- 
versin et les pieds sur un marchepied plus somptueux que celui de Jésus. Le fauteuil 
est orné d'un haut dossier formé de deux montants sculptés joints dans le haut par une 
traverse, probablement en métal^ sur laquelle glissent des anneaux qui soutiennent une 
pièc£ d'étoffe; le traversin jOu coussin est somptueusement brodé et le personnage a 
pour vêtement une longue robe verte, avec un manteau écarlate flottant par-dessus et 
des bottines également écarlates. Il a les cheveux flottants, la barbe longue, pour 
coifi*ure un petit chapeau conique, et de la main gauche il soulève une fiole à moitié 
pleine d'un liquide rouge qu'il semble offrir aux personnes qui viennent lui parler. On 
remarquera combien cet appareil empreint de magnificence est d'accord avec le portrait 
du médecin Apocaukos (ci-dessus, n° XCIX), quoique les détails soient différents; et l'on 
remarquera surtout que le luxe d'Apocaukos pouvait être attribué à ce qu'il était en 
même temps un haut fonctionnaire ; il ne semble pas que Myrepsos fût autre qu'un 
simple médecin. Il ne prend même pas le titre supérieur d'dp^iaTpoç. 

Les personnes qui viennent lui parler sont un malade, ô iaOev^c, portant en mains 
deux béquilles, une femme sans jambes qui porte un enfant sur son bras et s'arrache les 
cheveux ; entre eux deux un homme vêtu d'une longue robe, ayant un chapeau conique 
et des bottines rouges comme le médecin et portant dans la main gauche un panier; 
cet homme parait être un infirmier. Derrière la femme sans jambes se tient debout un 
individu, vêtu d'une longue robe, coiffé comme les deux précédents d'un chapeau 
conique et portant dans la main gauche un codex, et dans la droite une boîte à demi 
ouverte, où sont rangées plusieurs fioles : c'est le pharmacien, avec son titre écrit 
au-dessus de sa tête : d oiceoridcXo; , c'est-à-dire le Specialis, l'épicier-droguiste. Après 
l'apothicaire se montre une fille coiffée en romaine, à la Faustine et qui, assise sur un 
pliant, pile avec deux pilons dans un grand mortier richement ciselé. Au-dessus de sa 
tête, sur une étagère à trois rayons sont rangés une quinzaine de vases et de fioles de 
diverses grandeurs et de diverses formes. 

F* 1 1 v°. A cette page commence le texte de Myrepsos, qui s'ouvre sous un portique 
cintré en fer à cheval, soutenu sur deux colonnes et surmonté d'une croix. Les colonnes, 
leurs bases, leurs chapiteaux, la double archivolte du portique et la croix elle-même 
entièrement couverts de rinceaux qui forment un ensemble assez élégant, relevé de 
couleurs vermillon, vert et jaune clair ; le dessin est tracé avec soin et l'effet général 



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XIV SIÈCLE (N» 2786). 259 

très décoratif. Au-dessus du portique, aux deux côtés de la'crotx, est un tableau barbare 
de rAnnoQciatioD, qui paraît être de la même main que la peinture du r* iO. A gauche 
du spectateur est l'archange Gabriel en tunique verte et manteau vermillon ; et à droite 
la Vierge, assise sur un siège à coussin et filant un peloton de laine pourpre. L*ange 
lève la main vers Marie et lui dit le verset 28 du livre I de saint Luc; celle-ci répond par 
le verset 38; les deux textes sont inscrits entre les deux personnages en lettres liées et 
rubriquées. 

F*" 654. Sur la fin du volume, c'est-à-dire dans le texte du Traité d'astrologie, qui 
occupe le 6* rang dans notre liste, est une figure zodiacale formée d'un cercle dont la 
figure extérieure est ornée d'élégants fleurons que dominent deux figures : l'une 
d'homme, à ^Xtoç, et l'autre de femme, i[ Gz\iç*t\ , le soleil et la lune. Le même traité se 
termine, au P 656 v% par une autre figure circulaire divisée en douze compartiments où 
sont peints les douze signes du zodiaquo. 



CXII. — N- 2786. Eschyle. 

236 feuiU. à lign. long, ou en vers encadrés d'une glose, papier; — xiv« siècle; — haut. 215 millim., 
larg. 145; — rel. en veau aux Initiales LP couronnées, du roi liOuis-Philippe. 

Petit volume contenant : l*" le Prométhée d'Eschyle; 2*^ Hésiode; 3* quelques 
idylles de Théocrite; 4' les Olympiques de Pindare. 

La deuxième de ces quatre parties est ainsi indiquée dans le Catalog. BihL regiœ : 
« Hesiodi opéra et dies, cum Manuelis Moschopuli scholiis. Ad cakem variœ ara^i partes, 
rudi manu delineatœ^ eonspi^Mmtur, » En eiîeC, à l'endroit indiqué (f 140), on trouve, 
grossièrement dessinés à la plume, non seulement la charrue, à{iial^a, mais une 
quinzaine d'autres instruments, chacun avec son nom écrit à côté : la faucille, dpéirovov; 
la faux, OXaSsu-ci^piov ; le maillet à double tête, acpOpa; le plantoir, OuTeuT^^piov ; la 
fourche, ôixpdvtov ; le joug, îuy6c, etc. 




FiG. 137. 





Fir.. 139. 



Fie. 138. 



Dans un autre texte, à la fin du volume, celui de Pindare, se trouvent de jolis 
bandeaux en ligne droite ou en natté, légers et finement tracés, puis de moyennes ou 
petites initiales (fig. 137-139) fleuronnées, vermillon, avec beaucoup de recherche. 



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260 



XV SIÈCLE (N*- 2958 et 12). 



CXIII. — N* 2958. — Dion Chrysostome. 

282 feuill. à lign. long., papier; — xiv* s.; — haut. 235 miUim.^larg. 215; — vieille rel. orientale en peau, 

chargée de fleurons gaufrés. 

Ce volume, contenant quatre-vingts discours de Dion Chrysostome, philosophe, mort 
vers Tan 117, n'est orné que de petites et moyennes initiales, en vermillon, peintes sur 
les marges ; mais une grande partie d'entre elles sont d'une finesse et d'une délicatesse 
remarquables voy. (fig. 140-142). Quelques-unes affectent, avec peu de succès d'ailleurs, 
d'imiter les belles initiales zoomorphes dont nous avons donné (ôg. 76 à 80) plusieurs 
exemples. C'est ainsi qu'au f* 228 v' est un E formé d'un lièvre attaqué d'en haut par 
un serpent, d'en bas par une grue ; et au f** 242 un A qui représente un lièvre enlevé dans 
les serres d'un vautour. 






Fig 140 



Fie 141. 



Fie. 142. 



CXIV. — Nv42. Psaumes, Prières, etc. 

319 feuill. à lignes longues; — an 1419; — haut. 146 millim., larg. 192; — reliure orientale en maroq 
noir., chargée dVnements gaufrés : fleurons, animaux, fleurs de lis; cinq clous sur chaque plat, 
aujourd'hui disparus. 

Ce volume (Psalteriumj Rorologium id est jn^eces diurncBy etc.), dont manque le com- 
mencement, a pour décoration générale de nombreuses initiales, de grandeur moyenne, 
tracées sur les marges en carmin pâle, comme les titres de chapitre qu'elles accompa- 
gnent et fleuronnées (quelques-unes à jour) avec une certaine élégance facile. En tête 
des diverses parties du manuscrit (notamment aux f^' 1 et 218) sont des bandeaux 
nattés également en carmin pâle. Mais en tête du f 100, où commence le 78* psaume, 
npocé/ETE Xaoç {Aou, le bandeau est d'or bordé de bleu, avec quatre petits poulpes 
à bouquets faisant onduler leurs bras verts aux quatre angles et un gros poulpe 
semblable à la partie supérieure et centrale du bandeau ; à droite et à gauche de ce 
dernier, deux oiseaux, également verts, affrontés, becquettent parmi les feuilles. L'ini- 
tiale qui suit, n, représente deux petits quadrupèdes (chats), qui se tiennent gracieu- 
sement par leurs pattes antérieures. Enfin, en tête de VHorologium (217 v*) est une 



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XV" SIÈCLE (N- 1407 et 5il). 261 

peinture à pleine page sur fond d*or bordée d*une ligne de vermillon qui représente un 
saint personnage dont le nom peut se lire encore, saint Sabas (6 AT. CABAZ), homme 
aux cheveux rares, aux longues moustaches grisonnantes, debout, nimbé, soigneuse- 
ment vêtu d'une tunique bleu clair par-dessus une longue robe jaunâtre, avec un man- 
teau brun foncé, et lisant un codex ouvert sur un pupitre coudé, dont le pied est uno 
armoire basse renfermant des livres. 



CXV. — N° 1407. ExTUAiTS géographiques. 

iib feuill. à iign. longues, papier; — an 1438: — haut. 275 inillim., larg. 209; — rcl. en maroq. roug*. 
aux armes de France et de Kavarre conjointes, semée de fleur de lis, et ù l'initiale couronnée H, du 
roi Henri IV. 



Ouvrage commençant par une vingtaine de pages d'extraits géographiques, suivies 
du traité d*Arrien sur Alexandre et de quelques chapitres de Ptoléméc. 11 porte au bas du 
dernier feuillet la date du mois d'août 1438. Décoration très simple : un grand bandeau 
en forme de n et natté, à la tête du premier chapitre (f* il v**); d'autres en torsade 
(f°* 39 r», 61 V*) et un dernier (111 r**) en rinceaux. Dans tout le cours du volume règne 
une grande abondance de moyennes initiales, articulées, bourgeonnées et surtout fleu- 
ronnées avec une richesse pesante et un goût douteux. Ces ornements sont de couleur 
bistre jusqu'au ^ 43 et de vermillon depuis cet endroit jusqu'à la fin. 



CXVI. — N° 522. Saint Grégoire de Nazianze. 

432 feuill. à Iign. longues, papier; — an 1443; — haut. 295 millim., larg. 2.5; ^ vieille rel. en peau, 
orientale, chargée de petits fleurons gaufrés. 

Ornementation médiocre. En tète de chacun des différents discours dont se com- 
pose ce volume, se trouve un bandeau élégamment dessiné à l'encre ordinaire, relevé 
çà et là de rouge-brique, ou tout entier de la même couleur. Les plus importants et les 
mieux exécutés sont en natté (f^ 1 r°, 375, 409); les plus nombreux ont la forme d'une 
barre interrompue à son milieu, de manière à n'avoir plus que les deux extrémités 
s'épanouissant en double et triple rinceau sur les deux marges de droite et de gauche 
(3 \% 67 v% 84 v% 112 r% 130 r», 163 i% 182 r«, 243 r*, 263 r«, 307 r% 315 v% 411 r% 
414 r""); quelques-uns sont de simples lignes droites (146 r°, 340 r"*, 354 r^) ou ondées 
(324 v% 374 r°); enGn le volume est semé de petites initiales simples, toujours du 
même rouge-brique, posées à la marge; et pour chaque discours, la première est de 
grandeur moyenne et fleuronnée avec une certaine élégance. 



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!26î 



XV SIÈCLE (>'" 1557 et 406). 



GXVII. — N^ 1557. Vies des Saints. 

408 feuill. à 2 col., papier; — an 1467; — haut. 315 millim., larg. -295; — reliure d'aspect 
oriental, en veau brun, chargée de petits ornements gaufrés, parmi lesquels des fleurettes, palmettes 
et fleurs de lis. 







Recueil de vies de saint Basile, saint Silvestre, saint 
Polyeucte et autres, très médiocrement orné de petites 
initiales vermillon et, en tète de chaque chapitre, c'est- 
à-dire de chaque vie, d'un bandeau ordinairement en 
forme de tresse et surmonté d'une croix, colorié à teinte 
plate en vermillon, jaune de chrome, cobalt et vert clair. 
Après chaque bandeau une moyenne initiale des mêmes 
couleurs et d'un dessin assez recherché, telle que le H 
(f° 362 v*^) que nous donnons ci-contre figure 143. (Voyez 
Montfaucon, BibL CoisL) 



t>iG. 143. 



CXVIII. — lY 406. Livre d'Heures. 

159 feuill.; — an 1478; - haut. 112 millim., larg. 80; — reliure orientale en maroq. dont chaque plat 
est gaufré d'un ornement qui représente une croix nattée, encadrée dans une bordure également en 
natte; fermoirs en soie arrachés ; c'était une jolie reliure presque entièrement détruite aujourd'hui. 



5 ^ 



rpÀ*H5Mp 

GYNOnfiKOHvi^ 

PWCÏTOVKPH- 





FiG. 144. 



Petit recueil de prières, 'ÛpoXéyiov 
auyoïTTixdy, très abondamment orné, à 
l'encre bistre, de moyennes initiales 
très fleuronnées et de tètes et fins de 
chapitre en nattes ou en torsades élé- 
gantes quoique épaisses. Mais ce que 
le volume contient de plus remarquable, 
ce sont deux petits quadrilatères en 
torsade qui occupent le f' 158 r'. Dans 
l'un est luxueusement inscrite la signa- 
ture du scribe; dans l'autre est la 

date, écrite en regard: XIAIOSTÛ 

X. T. X.= Millesimo Beptingentesimo sep- 
tuagesirno octavo, decimo tertio mensis no- 
vembris. 

Le scribe est un prêtre qui déclare 
être Jean Rhosos de l'ile de Crète. Nous 
ne connaissons pas d'autre exemple 
d'un scribe ayant mis dans sa signa- 
ture une telle emphase. 



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XV« SIÈCLE (N" 2182 H 2352;. 



263 



CXIX. — N*» 2182. DioscoRiDE. 

151 feuill. à lign. longues, papier; — an 1481; — haut. 32 centim., larg. 23; — rel. en niaroq. vert aux 
armes de France, avec les chiffres et initiales de Henri II relevés en émail blanc ; tranche dorée et 
ciselée avec la lettre H et le double C. 

Beau volume dont chaque livre commence (f°'7 r°, 33 v% 61 r% 87 v% 115 v% 133 v% 
147 V**) par un élégant bandeau fleuronné, vermillon ; voy. surtout 33, 133 et 147. Tout 
ce volume est d'ailleurs rempli de petites initiales vermillon posées sur les marges ; 
elles sont lourdes et trapues, mais par une recherche de bon goût dans une copie de 
Dioscoride, les quelques fleurons qui décorent une partie d'entre elles sont des grappes 
de fruits et des feuilles. La même idée se reproduit en se développant dans les initiales 
plus gratides, parfois très grandes (jusqu'à 9 centimètres) et richement fleuronnées, par 
lesquelles chaque livre commence (f"" 7, 33, 61, 87, 115, 133, 147). Cette décoration 
tout entière est en vermillon. Une main très habile avait commencé à orner les marges 
de dessins, tracés à la plume et coloriés, des plantes décrites par l'auteur; mais elle 
s'est arrêtée au ^ 10, à la douzième figure. 



CXX. — N- 2352. EuCLiDE. , 

168 feuill. à lign. longues, papier; -— an 1488; ~ haut. 312 millim., larg. 230; 
tranche dorée, ciselée, clous et fermoirs arrachés. 



rel. en maroq. vert. 



"TtFS 




Traité de géométrie, natu- 
rellement chargé sur toutes ses 
pages de figures géométriques, 
lesquelles sont très nettement 
tracées à la ligne et au compas. 
^V. ï^ 6st en outre excellemment 
calligraphié. Chacun dès cha- 
pitres dont il se compose, au 
nombre de huit {^] 1 r*, 1 1 r*», 
77 v% 96 T% 97 r% 105 r*, 122 r% 
138 v<>) s'ouvre par un bandeau 
en rinceaux ou en torsade, suivi 
d'un intitulé en capitales et, 
pour commencer le texte, par 
une grande initiale fleuronnée 
et feuillagée avec une extrême 
richesse, comme le montre notre 
figure 145. Letoutesten carmin 
ou en bistre relevé parfois d'un 
peu de jaune de chrome. Au 
r» 95 r* une élégante fin de cha- 
pitre. 



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^04 XV SIKCLK (N« 36). 



CXXI. — N** 36. Proverbes; Hippocrate. 

229 rcuill. à lignes longues, papier; — xv* siècle; — hauteur 198 miUiin., largeur 145; — rel. aux armes 

ot chiflfre du roi Henri II. 



Manuscrit contenant les proverbes de Salomon et des extraits d' Hippocrate. L'orne- 
mentation générale (têtes de chapitre et initiales) en est insignifiante ; mais il renferme 
de remarquables représentations de personnages. 

F° 3 T°, un jeune homme debout, la tète nimbée, tenant de la main droite un 
calamus et de la gauche un codex, vêtu d'une longue tunique verdâtre à frange d'or et 
d'un manteau rouge (vermillon). Il est placé sous une arcade à cintre surbaissé cl, à la 
hauteur de ses épaules, on lit en lettres majuscules : O AFIOS IIANTEAEHMÛN. 
Saint Pantélémon était un médecin, mort en Asie Mineure, à Nicomédie, en l'an 305. 

F* 29 v% Hippocrate vêtu en médecin du moyen âge (longue tunique claire rayée 
de rouge transversalement, chaperon vermeil à bordure noire, chaussures rouges 
comme le chaperon) et tenant dans sa main gauche à la hauteur de ses yeux un verre 
aux deux tiers plein d'une liqueur jaune. 

Fo 94 v<*. En regard de la première page du traité de Paul d'Égine sur la saignée 
('Apx*?) il]ç cpXeSoTOfjiCaç) un cercle richement fleuronné dans lequel un guerrier, muni 
de son bouclier passé au bras droit, terrasse un lion sur lequel il monte en lui ouvrant 
la gueule avec ses deux mains. 

F*^ 163 v^. A la suite de deux pages sur lesTfuatrc éléments dont se composent le 
monde et l'homme, un grand dessin allégorique remplissant toute une page. Au centre 
est le monde, à xdafjioc, sous les traits d'un vieillard en longue robe rouge, auquel une 
femme à sa droite et un homme à sa gauche semblent caresser la barbe et les cheveux, 
ce qui lui fait dire ; "Oaoç [à dyaTr^Tat [laôuaéTat [U = Q'n me diligit glabnim me re^idit. 
Cette scène est inscrite dans un cercle, concentrique à plusieurs autres cercles, et sur 
la circonférence extérieure duquel glissent, étendues tout de leur long, huit femmes 
qui forment comme une « roue de fortune » et s'élèvent peu à peu vers un neuvième 
personnage assis au sommet de la circonférence et dont le titre est inscrit au-dessus de 
sa tète : ô ^aaiXeuc. La page est remplie d'une foule d'autres inscriptions compliquées. 
A la marge inférieure sont représentés un lion dévorant un chien; au haut de la page 
une croix ouvragée et ajourée, entre deux oiseaux. 

F» 181 V*, page peinte en regard du commencement d*un chapitre composé 
d'extraits empruntés à divers médecins ; 'ExXoyal appCorai èx ôia^opwv ao^coiàTwv 'Idipcov. 
Au milieu de la page est un jeune médecin assis sur un banc, au pied d'un arbre, 
derrière une maison à plusieurs corps qui parait être sa demeure. Il est tête nue, vêtu 
d'une longue tunique, les pieds posés sur un petit tapis à fleurs et il écrit sur son genou 
les premiers mots des extraits : Fuv/j ^v pilv yaaTpl... ; au-devant de lui s'avance un impo- 
tent, âa6£vi^jÇ, appuyé sur un long bâton. Au-dessus de la scène, un lion chassant 
le cerf. 

F*^ 203 v°. En regard d'une série de recettes pharmaceutiques (SxEuaaoîa..., 
AvTidoToc 6Eod(t)p{Tou, X. T. X.) se trouve une grande composition allégorique. Un grand 
cerisier rhargé de feuilles et de fruits s'élève au milieu de la scène : il est entouré d'ani- 
maux naturels et fantaisistes, deux perroquets au sommet^ quatre griffons ailés à la 
base, un serpent dans la racine, puis deux échassiers, une licorne, un lion, deux 
belettes ou autres rongeurs, et au centre de l'arbre, un homme debout sur les branches. 



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XV SIÈCLE (N» 239 et 315). 265 

lève la tète et cueille les cerises de la bouche en même temps que de la main. Toutes 
ces figures sont accompagnées de légendes explicatives, 

F* 218 r% un tableau zodiacal rempli de figures diverses. 



GXXII. — N» 239. Apocalypse. 

119 feuiU. i iign. longues, papier; — xv* siècle; — haut. 215 millim , larg. 140; — vieille rel. 

en veau, insignifiante. 

Commentaire sur l'Apocalypse, par André, archevêque de Césarée en Cappadoce. 
Chaque chapitre commence par une moyenne initiale peinte qui représente ordinai- 
rement deux ou plusieurs animaux entrelacés, très faiblement dessinés et coloriés, 
mais agencés avec assez d'imagination. Le motif le plus fréquemment mis en œuvre' 
par Tartiste, un grand nombre de chapitres commençant par le mot xal, est un K formé 
par un lion qui s'élance par-dessus deux oiseaux (f®" 36 v^», 46 v°, 61 v°), ou par un lion 
qui dévore un héron (4 v<*), ou par des oiseaux, soit naturels, soit fantastiques, dans 
diverses attitudes (49 r*», 54 v°, 72 v°, 76 r", 78 r^, 79 r«), ou par un lièvre debout dévoué 
par deux oiseaux de proie (74 v*). Aux f** 51 r*, 56 r^, 58 r° et 76 r** sont peints, et avec 
plus de talent que le reste, sur la marge inférieure, quatre reptiles plus ou moins mon- 
strueux, destinés à représenter la Bête de 1 Apocalypse (Apoc. xii, 3, etc.). Enfin, en tête 
du volume {î°^ i r** et 4 v^), sont deux bandeaux rectangulaires peints et dorés avec 
recherche, le premier, surmonté d'un lion assez fièrement posé, derrière lequel on lit 
cette devise : 'lY)aoO [jiou 6o^0et fiot = Jésus mei adjuvamen. 



CXXIII. — N* 315. ÉVANGÉLIAIRE. 

348 feuill. à 2 colonnes, papier; — xv* siècle; — haut. 27 cenlim., larg. 19; -— rel. en maroq. rouge 
aux armes de France et fleurs de Ils (Louis XIII). 

Volume semé de moyennes initiales vermillon po- 
sées sur les marges et toutes uniformément de la 
même espèce, reproduisant les formes de nos figures 
n<^ 113, 138, 139. Les divisions principales de Tou- 
vrage, au nombre de neuf (P* 1, 46, 93, 117, 182, 204, 
231, 271, 331), commencent toutes par un bandeau 
et une grande initiale lourdement copiés sur les beaux 
modèles des siècles anciens. Le bandeau ou fronton 
est un rectangle, à fond bleu verdàtre chargé de 
fleurons et rinceaux de couleurs claires, bien modelés 
FiG. 146. et relevés de filets blancs. Ceux des f»* 1 82 et 205 sem- 

blent, pour les fleurons et fleurettes, une imitation 
rustique du beau manuscrit n*" 21 (fig. 44). La grande initiale qui suit est un epsilon ou 
un tau ('Ev àpxfl, ekev à xtSptoç, tÇ xatpç éx£tv<p) ; Te est formé de quatre animaux agencés 
comme ceux de notre figure 78, et le T de deux autres animaux, dont l'un soutien» 

3i 




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266 XV SIÈCLE (N* 715). 

Tautre de son bec ou de sa gueule. Les couleurs sont bonnes et solides, mais le 

volume entier ne contient pas une seule trace d'or. 



CXXIV. — N"715. Jean Ghrysostome. 

181 feuill. à lign. longues, papier; — xv* siècle; — haut. 376miilim., larg. 212; — reliure en maroq. vert, 
aux armes de France sur les plats avec la salamandre et semée de fleur de lis et de F couronnés ; 
tranche dorée et ciselée à la même initiale F du roi François l*'. Sur le plat, les mots TOMOS 
I1PUT0£. A. qui annoncent un second volume aujourd'hui perdu. 



Ornementation purement calligraphique, mais très soignée et très agréable. Le 
volume contient 44 homélies de Jean Ghrysostome sur saint Jean. 

VANT chacune d'elles est un bandeau formant tantôt un sim- 
ple ruban de couleur fleuronné à ses extrémités, et ordinaire- 
ment d'une seule couleur unie, bordé d'un liséré de couleur 
différente ; tantôt un ruban orné de petits agréments variés, par- 
ticulièrement d'oiseaux dont les ébats sont dessinés d'une main 
vive et sûre. — Par exception, la première homélie, au lieu de 
bandeau, est précédée d'un large fronton en n dans l'intérieur 
duquel est inscrite la rubrique de l'ouvrage en quatre lignes de 
capitales vermillon ; la surface de ce fronton est couvert^ d'une 
teinte indigo sur laquelle se détachent de petites palmettes 
vertes et blanches, à pois rouges, en sorte que la surface entière 
ressemble assez à un dessin de châle. — Une partie des homélies 
ont leur intitulé écrit, entre le bandeau et la première initiale, 
en capitales alternativement bleues et rouges comme dans cer- 
tains manuscrits latins du xii* siècle. — Les initiales, moyennes 
ou grandes (ces dernières ayant jusqu'à 9 centimètres de haut), 
sont formées de fleurons contournés avec recherche, mais lourdes 
et rappelant un peu les ornements de serrurerie. La première 
de toutes, au-dessous du fronton en II, est un grand omicron, 
au centre duquel voltige l'aigle symbolique de saint Jean, portant 
entre ses serres un codex fermé. 

Enfin, outre les oiseaux semés sur les initiales et les ban- 
deaux, on remarque des queues de lettre prolongées pour servir 
de prétexte à de petits ornements (f»* 8 r*», 10 v^ 15 r*», 23 r«, etc.) 
ainsi qu'on l'a déjà vu au manuscrit n*» 4553 (p. 253 ci-dessus) et nombre de pages où 
les lignes d'écriture sont disposées de manière à représenter des croix ou autres objets. 




FiG. 147. 




es;S??5!i^:5>S5î:3^ 



FiG. 148. 



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XV SIÈCLE (N" 1783 et 1860). 267 



GXXV. — N* 1783. CoDiNUS, etc. 

98 feuilL à liga. longes» papier; — ny sifecle; — haut. 2i centim., larg. i.'^; — rel. en maroq. bleu 
aux armes de France et aux deux L enlacées (Louis XIII). 

Description de Constantinople, par Georges Codinus. Elle commence par un croquis 
à la plume qui prétend représenter l'empereur Constantin et sainte Hélène, sa mère, 
tous deux en buste avec le costume impérial, la couronne en tète, et tous deux soute- 
nant de la main une croix à double croisillon qui s'élève entre eux. Au feuillet sui- 
Tant (2 r"") sont trois portraits impériaux, analogues aux deux précédents et dessines de 
même, grossièrement mais, ayant au contraire un certain cachet de vérité. Ce sont trois 
Paléologues : Jean, Manuel (et un troisième dont le nom manque), également chargés 
de leurs riches couronnes. Cependant au revers du dernier feuillet, 98, est un véritable 
portrait dessiné aussi à la plume et fort rudement toutefois, représentant un personnage 
réel : c'est Joseph, le patriarche de Constantinople qui assista au concile de Florence 
en 1439. 



CXXVI. — N* 1860. Aristote. 

243 feuiU. i iign. longues; — xv* siècle; — haut. 288 miUim., larg. 200; — rel. en maroq. rouge, 
fleurdelisé, avec les armes de France et de Navarre et Tinitiale du roi Henri IV. 

Ce beau volume, contenant douze traités d'Aristote sur la physique, est écrit manu 
Johannis Rhosi Cretensis^ comme dit le CateUog, mss, Bibl. regiœ^ c'est-à-dire par le scribe 
avec lequel on a fait ci-dessus connaissance, au n^'CXVIII; mais sa riche décoration est 
certainement due à un artiste de l'Occident. Elle est de style purement français. En tête 
de chacun des chapitres, qui pour les traités sont au nombre de trente-trois, est une 
moyenne initiale vermillon, épaisse, lourde et très simple, posée au centre d'un petit 
quadrilatère formant autour d'elle une sorte de broderie en bleu ou violet. De cette 
lettre émerge en dessus et dessous, tout le long de la marge de gauche, un étroit sar- 
ment de couleurs diverses toujours accompagné d'une arête en or bruni, épais et 
brillant, qui se termine par deux courbes gracieuses sur les marges supérieure et infé- 
rieure. Rien sur la marge de droite. Le sarment ou tige végétale, qui embrasse ainsi 
les trois autres marges, projette à son centre, à ses deux angles du haut et du bas 
de la page et à ses deux extrémités, d'élégants bouquets de feuillage, mélange de 
feuilles de vigne et de feuilles de lierre accentuées de piquants à toutes leurs pointes et 
absolument pareilles aux branchages qui décorent les marges des beaux manuscrits 
latins ou français du xm* au xv* siècle. La ressemblance se complète par les figures 
d'animaux, les grotesques, les gargouilles qui se mêlent à chaque tige et animent 
ainsi la décoration végétale. Ainsi, au f* 1, se trouve au centre un moine, au sommet 
un homme barbu encapuchonné comme un moine avec la partie inférieure du corps 
d'un quadrupède, et au bas une chasse au lièvre. Le même personnage hybride (ou 
ses analogues) reparait aux f* 43, i05, 202 ; diverses têtes d'homme ou de femme aux 
^' 16, 52, 130, 178 ; un moine assis, 192 ; un singe, 174; une hyène, 211 ; enfin une 
quantité de ces figures fantastiques et tourmentées qui se projettent en avant comme 
les gargouilles des églises gothiques, f«* 8, 36, 57, 73, 86, 98, 110, 122, 151, 154, 15S, 



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268 XV SiËCLE (ff« W91), 

161, 171, 178, 188, 207, '220, 222, 236; un simple feuillage aux (*• 22 et 156. La pre- 
mière page (commencement du traité de physique) et la 73* (traité du ciel) plus impor- 
tantes que les autres ont pour en-tête une épaisse et riche torsade, outre que le sar- 
ment de Yigne les contourne sur la quatrième marge aussi bien que sur les trois 
autres. 



CXXVII. — iV 2097. Planude. 

98 feuill. k lign. longues, papier; — xv* siècle; — haut. 21 centim., larg. 15; — vieille reliure d'aspect 
oriental, aux plats semés d'ornements gaufrés parmi lesquels figurent des tètes de lion, des hippo- 
campes et des fleurs de lis. 

Cette traduction du traité de la Consolation de Boëce, rédigée en grec par Planude 
(vers 1330) forme un yolume décoré à la manière byzantine de quelques bandeaux en 
chaînette ou en natté, dessinés en bistre (f** 1, 35, 58, 7S) et de nombreuses initiales de 
même couleur, quelques-unes garnies d'animaux (8, 39, 43, 44), d'autres fleuronnées 
avec élégance dans le genre de nos figures ci-dessus n^' 114, 115, 127^ 140 (voy. f^' 4, 
48, 69, 70, 88). 

S'il n'avait pas d'autre ornement, ce manuscrit présenterait peu d*intérêt ; mais il 
oflre de plus l'intérêt tout particulier d'être tombé, au commencement du xvi* siècle, 
entre les mains d'un artiste, probablement italien, qui l'a enrichi en reprenant à la 
plume un certain nombre d'ornements et en leur donnant le cachet d'un talent indi- 
viduel et sérieux. Voici ce qu'a fait ce deuxième artiste : 

Au f° 31 v% un grand epsilon, fleuronné en bistre, commence un paragraphe ('Eyè 
Se Tcpb TaOTa) ; cet £ a été lavé de manière à ce qu'il n'en subsistât que le rinceau infé- 
rieur dont le dessinateur s'est servi comme d'une console pour y asseoir un enfant nu 
qui forme l'epsilon en se courbant dans l'attitude de la réflexion et en montrant du doigt 
la fin du mot 'E^b>. 

F** 33 V», un omicron bistre transformé de même, à l'encre noire, en un pêle- 
mêle de crocodiles qui dévorent d'autres animaux et des êtres humains. 

F"*' 34 et 54, deux O formant diverses rosaces. 

F' 37 v®, un T changé en un ange à genoux. 

F** 51 v^, un E changé en une sorte de Ganymède enlevé par Taigle. 

F"" 59 v«, un E formé d'une tête de chien. 

F° 78 v«, un formé de deux griffons ailés, artistement entrelacés. 

Eijfin au f° 23 v', en regard des vers qui terminent le 2* livre de l'ouvrage de Boëce, 
une place blanche, ménagée par la brièveté des vers, avait servi au scribe grec pour 
dessiner un fleuron ; notre artiste inconnu s'en est emparé pour tracer, d'une plume 
légère un peu relevée de couleurs, le charmant dessin d'une couronne ducale soutenue 
par quatre enfants avinés et chancelants, élégante interprétation du passage du texte 
voisin : 

Crede foriunis hominum cadveis. 
Bonis crede fugacibus. 

En outre, sur la première garde du volume est dessiné à la plume un jeune garçon, 
assis^ qui semble fait d*après nature. 



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XV SIÈCLE (N" 1188 et S394). «69 



CXXVIII. — W 2483. DioscoBiDE. 

165 feuill. i lign. longues, papier; -— xv* siècle; — haut. 28 centim., larg. 21; — rei. en maroq. 
aux armés et initiales de François I*; tranche dorée et ciselée. 

Ce manuscrit ne contient aucune initiale ornée, mais ses marges sont criblées de 
dessins coloriés, très médiocres, qui représentent une infinité de plantes. Aux f*' 34 à 39 
et 154 à 164, de petits animaux sont dessinés avec une égale insuffisance. Au-dessous 
de la plupart des plantes on a inscrit leur nom latin. 



CXXIX. — N* 2294. Paul d'Égine. 

264 feuill. à lign. long., papier; — xv* siècle; — haut. 2i centim., larg. 15; — reliure 

en parchemin. 

Outre Touvrage de Paul Éginète ou d*Égtne (vers Tan 650) sur la médecine en 
général, ce manuscrit contient d'autres écrits, soit du même auteur, soit de plusieurs 
autres, particulièrement des extraits de Dioscoride sur les animaux et sur les phntes. 
C*est un grossier volume, orné de la manière la plus brutale, mais qui n'est cependant 
pas dénué d'intérêt. 

A partir du (^70, les marges de ces divers écrits sont remplies de croquis à la 
la plume, relevés ordinairement de vermillon et de vert^ par lesquels on s'est efforcé de 
donner au lecteur des éclaircissements figurés concernant le texte. Le dessinateur 
ignorait les plus simples éléments de l'art, mais il savait, quelque grossièrement que ce 
fût, exprimer ses idées. 

F** 70 r^, figure en pied d'Hippocrate en longue robe et bonnet à longue visière ; — 
f« 71 y^y Galien, à peu près de même; — f° 73 v°, un troisième médecin dont le nom, 
écrit au-dessus dé sa tête, semble être lanophros ; plusieurs autres, sans indication de 
nom. A ces derniers sont mêlées des représentations de malades et de maladies : 
73 v», la carie des os et de la tête (el;?. . . 6 $û ic6vov xcçoXfjç) ; 77 v», le pied-bot (6 xuXôç) ; 
78 V', la rétention d'urine (irepl orpaYYOuptac) ; 88, la céphalalgie ; un grand nombre 
de vases ou autres objets pharmaceutiques; plusieurs personnages (f" 84, 85, 95) 
recueillant eux-mêmes leur urine ; enfin, au f° 95 v®, une femme morte, étendue sur 
un lit de parade. 

En tête du traité des remèdes extrait du livre de Paul d'Égine est une représen- 
tation de ce célèbre médecin, semblable à celles ci-dessus de Galien et d'Hippocrate. 

Les deux traités qui suivent et qui sont ceux de Dioscoride, sur les animaux 
(f^* 138-177) et sur les plantes (180-257), sont, dans tout leur cours, accompagnés en 
marge de dessins qui figurent les sujets dont il est question dans le texte. Chaque 
feuillet en contient au moins un, quelquefois quatre ou cinq. 

Malgré leur exécution très défectueuse, ces nombreux croquis peuvent offrir quelque 
utilité pour l'étude du xv* siècle byzantin. 



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no XV SIECLE (N" 2419 et S738). 



CXXX. — N' 2419. Astrologie. 

342 feuill., lign. longue», papier; — xv* siècle; — haut. 38 centim., larg. S8; — re].*eii maroq. rouge 
aux armes de France et de Navarre, semée de fleurs de lis et de Tinitiale du roi Henri IV. 

Ce vaste Yolume, qui contient une centaine de traités divers d'astrologie, de chimie 
et de magie par Valens, Petosiris, Serapion, Gamateros, Midiata et d'autres, n*a qu'une 
seule page, la première, décorée d'un dessin : Figura seu tabella qvuB singulas corporis 
humani parte9 exh^et.protU singufis Zodiaci signis subjacerU {Caiah mss Bibl, regiœ). Ce dessin 
représente en eflet un jeune homme debout (11 centimètres de haut) vu de face, 
presque entièrement nu , et encadré dans une bordure circulaire large de 4 centimètres 
et remplie de figures dessinées avec soin. Ces figures représentent les douze signes du 
Zodiaque et chacune est accompagnée d'une inscription qui caractérise le genre d'in^ 
fluence qu'elle exerce suivant sa position , sur le personnage placé au centre, c'est- 
à-dire sur le corps humain. Ces treize dessins, tous exécutés à la plume, sont tracés 
avec assez de justesse et ne manquent pas d'intérêt; voyez particulièrement les cos- 
tumes de la Vierge, du chasseur^ le Sagittaire, du jardinier, le Verseau. 



CXXXI. — N» 2786. Oppien. 

60 feuill. à lign. longues; — xv« siècle; — haut. 326 milUm., larg. 235; — rel. de maroq. foncé 
à fleurons en maroq. clair, avec les armes de France sur les plats et les initiales de flenri II et de 
Catherine de Médicis, une H liée à deux G et trois croissants enlacés. 

Le catalogue imprimé des manuscrits de la Bibliothèque, après une brève descrip- 
tion de ce manuscrit du poème d'Oppien sur la chasse ^, dit au sujet de la décoration 
qu'il a reçue : « A presque toutes les pages, sont des scènes peintes qui mettent sous 
les yeux les motifs divers de l'ouvrage, les dieux, les hommes et autres sujets, revêtus 
de vives couleurs, et toutefois exécutés par un assez rude pinceau. » Cette description 
et cette appréciation sont exactes, à les prendre en somme ; mais il y a beaucoup à y 
ajouter. Tous les sujets peints dans le volume sont disposés par bandes horizontales; ils 
occupent toute la largeur de la page où ils se trouvent, tenant ordinairement la place 
de six à dix vers, et quelquefois la même page contient deux et jusqu'à trois sujets. De 
plus, il y a très peu de pages qui n'aient le leur, en sorte que pour 120 pages environ 
dont se compose le poème, on compte une série de 162 scènes peintes. Le pinceau en 
est en effet très rude, comme on vient de le dire, et cette expression est juste, car les 
personnages paraissent avoir été jetés sur le parchemin à coups de pinceau avec une 
rapidité extrême et une grande sûreté, sans autre guide qu'un léger tracé à la mine de 
plomb qui s'aperçoit encore en quelques endroits, par exemple aux f'* 32 r**, 36 r® et 
autres. Après la pose de la couleur et de la forme générale avec un gros pinceau 
l'artiste arrêtait le contour en le dessinant en brun ou en noir avec un pinceau fin. 
Ce procédé excessivement sommaire annonce un homme qui ne cherche jamais, ni pour 



1. L'ouvrage du même auteur sur ;la pèche nous manque, mais il était probablement dans la biblio-* 
tbèque de Henri IL 



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XV SIÈCLE (N« 2736). 271 

la composition ni pour le dessin, et qui copie un modèle qu*il a sous les yeux, sans 
grand'peinCy et sans autre souci que d'aller vite. 

Il est donc très probable que les miniatures de ce manuscrit ne sont point origi- 
nales et qu'elles ont été rapidement copiées par leur auteur sur un manuscrit plus 
ancien. Oppien, dont la yie est connue, au moins dans ses principaux traits, vivait, en 
Gilicie, au commencement du m* siècle de notre ère , et présenta ses deux poèmes à 
l'empereur Antonin Garacalla, c'est-à-dire dans l'intervalle des années 2il à 217. Le 
souvenir et la trace de cette époque éloignée ne nous paraît revivre en rien dans notre 
manuscrit, mais il ne nous paraît pas non plus représenter des costumes ni des objets 
du xv* siècle,' temps où il a été exécuté. Il semblerait pouvoir être placé, quant à son 
ornementation originaire^ à égale distance entre ces deux époques, et en effet il pré- 
sente souvent la physionomie de nos miniatures byzantines des x* et xi* siècles. 



kvl^co 



yivos 



O TTTTtayoj 




FiG. 149. 

La première, entre les vers 17 et 18, immédiatement après la litanie de louanges 
débitée par le poète à l'empereur : « Descendant de Jupiter Ausonien, fils de Vénus 
» Assyrienne, digne rejeton de la race de Saturne 1 9 la première peint Oppien en pré- 
sence de l'empereur. Celui-ci est assis au dehors de son palais; derrière lui se tient 
debout un officier sans armes, et Oppien est aussi debout, légèrement incliné devant le 
prince. Il paraît que suivant la tradition, il avait récité ses vers de mémoire à Garacalla, 
car il parle et n'a point de volumen entre les mains. Rien de moins conforme à la vérité 
historique et à la pompe impériale que cette scène telle que le peintre l'a imaginée. 
L'empereur vêtu d'une petite tunique verte à manches roses ; tète nue, les épaules enve- 
loppées d'une sorte de châle blanc, ayant un pantalon collant gris noir et des bottines 
roses est assis dans un fauteuil en bois sculpté. Son confident porte aussi une tunique 
vert foncé avec un long manteau vert clair, un pantalon collant, rouge, et des bottines 
jaunes. Ils sont tous deux imberbes comme de jeunes garçons, avec les cheveux courts 
et bouclés. Oppien au contraire a la barbe pleine, les cheveux ras ; il est grisonnant ; sa 
tunique est de couleur rouge et s'arrête au-dessus du genou ; ses jambes et ses pieds 
sont entièrement nus; il a sur les deux mains un manteau blanc qui les cache et 
dont les plis retombent devant lui. 

« Dieu a fait présent aux hommes, dit le poète, de trois genres divers de chasse, 
» savoir, dans les airs, sur la terre et dans l'agréable espace des eaux. Ghacune a ses 
» voies différentes; pardonnez-moi, Néréides et divinités de la mer, pardonnez-moi, 
» Dryades amies des oiseaux, la douce poésie m'entraîne et veut que d'abord je chante 



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in XV« SIËGL£ (N« 2736). 

)> pour les Dieux qui tuent le gros gibier » (vers 47-79). €es vers sont entremêlés de trois 
peintures qui répondent aux trois genres indiqués : d'abord un double rang de quadru- 
pèdes passants : lièvre, loup, sanglier, biche, lion, éléphant et deux autres; à Tune des 
extrémités de cette rangée est une femme en robe rose, pieds nus, le corps et la tète 
enveloppés d'un épais manteau à la manière des Vierges byzantines et de couleur verte ; 
à Tautre extrémité est un homme en tunique rose, jambes et bras nus, cheveux et 
barbe gris, très ressemblant à TOppien de la peinture précédente. 2** Deux pécheurs 
dans un bateau^ tandis qu'un troisième, à terre, retire un filet. 3" Trois jeunes garçons 
et une jeune fille debout sous des arbres couverts d'oiseaux ; un des garçons, le plus 
âgé, est accompagné d'un chien au pelage gris et tient sur le poing gauche un faucon 
ou autre oiseau de proie. Tout cela est peint avec les procédés expéditifs que j'ai expo- 
sés plus haut, c'est-à-dire avec une grande et grossière facilité. Les arbres surtout et 
les terrains sont exécutés avec une inexpérience extrême. Les animaux sont assez exac- 
tement reproduits et les hommes sont le mieux. 

Les deux peintures suivantes (f® 2 v^) paraissent être la continuation du même 
sujet. Celle d'au-dessous représente aussi deux rangées d'animaux, mais toutes les 
espèces mêlées (Xéwv, dctoç, Tcdcpdu^, (x^^paiva, éxt^vCç) ; noms écrits en lettres cursives 
d'or au-dessus de leur tête, et celle de la partie supérieure de la page montre un chas- 
seur occupé à prendre des oiseaux au moyen d'appeaux. Il est assis au-devant d'une 
tente riche et monumentale fixée en terre par des cordages, et dans l'intérieur de 
laquelle on aperçoit des animaux divers, un tigre, un lièvre, un cerf, un oiseau ; en face 
de lui est un jeune homme caché derrière un buisson, et entre eux, élevées sur des 
trépieds rustiques, sont deux oiseaux en cage. Des oiseaux libres volent entre les deux. 
Le chasseur est vêtu d'une longue tunique marron, quadrillée de noir, avec collet rouge, 
et coifi*é d'un haut turban blanc. ' 

c( Un bon chasseur, continue Oppien (aux vers 81-109), ne doit pas être trop gras, il 
» faut qu'il sache grimper les rocs, franchir les fossés et poursuivre la bête dans les 
» bois; il ne faut pas non plus qu'il soit trop maigre, car il a quelquefois à combattre. 
)> Il le faut moyen en tout, très habile à lancer les flèches, portant la hache (SpeireiévTjv) 
» à la ceinture, ayant sa tunique coupée au genou et maintenue juste au corps par des 
» courroies ; enfin il doit marcher pieds nus pour ne pas éveiller l'attention du gibier. » 
Au milieu de ces vers est intercalée une jolie peinture, la plus jolie probablement de tout 
l'ouvrage, qui représente le départ du chasseur, on plutôt des chasseurs. Ils sont quatre, 
trois serviteurs en avant et le maître marchant à leur suite. Le premier serviteur et le 
plus expérimenté est un homme de trente ans (la peinture est assez fine et exacte pour 
permettre un tel détail), à barbe pleine, qui se baisse pour dénouer le collier d'un chien 
noir qu'il conduit ; il a la tunique verte, et sur le dos un carquois plein et une hache. Le 
second, vingt ans, tient en laisse un chien basset, jaunâtre ; il a un coutelas à la 
ceinture, la hache au dos, une lance en main et la tunique bleue. Le troisième, quinze 
ans, en tunique rouge orange, n'a qu'une hache qu'il porte dans la main droite, et de 
l'autre main il soutient sur son épaule une petite pièce de bois qui ressemble à un bout 
de poutre. Tous trois ont la tunique serrée comme le dit l'auteur (iTfi[koi6olç t&ka\kQQi = 
cUtemaniibus loris) j c'est-à-dire que le bas de la tunique est serré par deux courroies, 
l'une qui attache la pièce de devant par derrière, et l'autre la pièce de derrière par 
devant, en passant entre les jambes. Une sorte de maillot en étoffe blanchâtre et collante 
recouvre entièrement les jambes et sur cette étoffe claire et lisse se dessinent en brun 
ou noir, savoir: aux pieds, des bottines en bandelettes de la même étoffe; au genou, des 
jarretières, et au milieu des cuisses, une sorte de bandage également en forme de ban- 
delettes entrelacées. Le maître, qui vient ensuite, en tunique pourpre élégamment 
relevée d'un seul côté, ne porte que son arc à la main et sur le dos un carquois ; son 



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XV SIÈCLE IN» 2736). 273 

pantalon, plus simple que ceux de ses gens, n'a pas de cuissards. Mais c'est à la no- 
blesse de la tenue et à Tair hautain du visage qu'on reconnaît le maître et aussi aux 
beaux traits droits de sa physionomie, tandis que les trois jeunes gens ont les yeux 
bridés, le nez relevé, la bouche épaisse ; de sont un Grec et trois Slaves ; le plus âgé 




FiG. 150. 



de ces derniers, avec sa barbe rousse épaisse, a tout à fait Tair d*un mougick. La pein- 
ture, qui laisse saisir toutes ces nuances, est cependant très large. C'est une œuvre de 
talent. 

Le reste du volume est rempli des mêmes scènes de chasse où figurent les mêmes 
hommes, toujours dans le même costume et mêlés aux mêmes animaux, peul-ètre par 
la même main, mais dépêchés avec cette hâte et cette négligence qui ôtent tout carac- 
tère aux choses. Il serait donc inutile de continuer à décrire les scènes une à une. 
Nous nous arrêterons seulement à celles qui nous paraîtront offrir quelque trait à 
remarquer. 

Au vers (158 P o v* du manuscrit) commence une description du cheval comme bête 
de somme, puis comme compagnon de guerre et de chasse. Le peintre suit ce récit : 
fo 5 V®, un cheval sellé, portant sur la selle une sorte de malle en carré long, recou- 
verte d'une tapisserie à bandes rouges et vertes. La scène d'au-dessous représente deux 
guerriers cuirassés et casqués qui combattent à cheval, armés Tun d'un sabre, l'autre 
d'une lance. Au f* 6 v*», un jeune cavalier, vêtu à l'aatique, c'est-à-dire d'une courte 
tunique verte, serrée sous les bras d'une ceinture rouge et garnie au col d'un léger 
mantelet qui flotte au vent derrière le cavalier (comme dans les monnaies romaines au 
type des Dioscures), attaque à la lance un lion posé debout. Au T 7 r«, des cavaliers 
armés seulement de lances, attaquent une tour carrée dans laquelle une femme, en 
vêtements blancs, éplorée, est gardée par des nègres en burnous blancs, verts, bleus et 
rouges, qui repoussent, également à coups de lance, les assaillants ; au-dessous, un 
guerrier couché sur la crinière de son cheval au galop, blessés et sanglants tous deux. 
Plus bas encore, le bige antique, monté par un guerrier somptueusement armé et un 
jeune enfant de moitié plus petit que lui ; ces deux personnages sont tout à fait insi- 
gnifiants, et le char pourrait servir d'exemple d'une perspective fausse et ridicule. 

Après avoir peint en quelques traits le cheval au combat, le poète décrit les mer- 
veilleuses aptitudes du noble animal (vers 230-235). « Le coursier de guerre du roi de 
» Macédoine, dit-il, était Bucéphale qui prenait sa part de l'action par la colère avec 

35 



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iU XV SIÈCLE (N» 2736). 

» laquelle il déchirait la terre à coups de sabot. Tel cheval court d'un pîed si léger 
)) qu'il semblerait pouvoir courir sur la pointe des épis et tel autre passer sur la mer 
» sans mouiller ses pieds ('Iirroç ôicèp veçéwv...) ; c'est le cheval qui emporta sur les 
» nuages le vainqueur de la Chimère ; c'est lui qui, en hennissant sous la main d'un 
» habile cavalier, constitua jadis un roi des Perses le maître de l'Asie. » Le peintre 
s'est complu dans ce passage. Il l'a traduit en cinq scènes superposées qui remplissent 
à peu près une page, f* 7 v®, en entier, et il a enrichi son auteur par des détails qui ne 
se trouvent pas dans le texte. Voici les cinq sujets par lui traités : 

i** Le roi de Macédoine assis sur son trône et devant lequel un homme du peuple 
amène un cheval blanc tenu par une bride de couleur écarlate. Le cheval et le roi ont 
leur nom écrit au-dessus de la tête : Bouke^dtXo;, OfXnnroç. Quant à l'homme, c'est évi- 
demment celui qui vendit Bucéphale à Philippe, ce Philonicus thessalus nommé par 
Plutarque (Vie d'Alexandre, 6). 

2° Bucéphale dans son écurie. On l'aperçoit par une porte à jour que forme un 
treillage. 

3® C'est la traduction du vers où Oppien parlait, sans le nommer, de Darius, cet 
homme qui, par sa connaissance du cheval, trouva le moyen de s'élever au trône de la 
Perse. Darius est monté sur un char tout semblable à celui de la page précédente 
(et tout aussi mal dessiné); il fuit, poursuivi par un cavalier la lance en arrêt; leurs 
noms sont au-dessus : 'AXé$av5poç — AapzXoç. 

A'' Deux chevaux galopant, l'un parmi les blés, l'autre au bord de la mer, avec les 
deux vers •linroç... éoiyjvev, inscrits au haut. Ces inscriptions sont en écriture cursive 
d'or, extrêmement mauvaise parce qu'elle est tracée au pinceau. 

4** Ici est le vers 'Iinroc 6icàp vecpéuv. La Chimère, lion à queue de serpent, et au 
milieu de la scène, sur la gauche, le guerrier qui va la combattre, monté sur un cheval 
ailé qui s'élance dans l'air; le peintre a ajouté son nom: BeXXepo^dyTY);. Ce guerrier 
presque nu a bien l'allure élégante et vive d'une figure antique. C'est un autre exem- 
plaire de la mosaïque d'Autun ^ 

Oppien décrit ensuite les diverses espèces de bons chevaux, ceux de Sicile, ceux 
d'Ibérie, ceux des iMaures, ceux qui sont capables de soutenir le rugissement du lion, 
ceux qui chassent différentes bêtes féroces, ceux qui courent le cerf et d'autres, et il mêle 
aux renseignements didactiques les légendes plus ou moins licencieuses et les agréables 
rapprochements. Il continue ainsi jusqu'au vers 367, ce qui occupe dans le manuscrit 
depuis le f" 7 bis r° jusqu'au bas du f^ il r^, intervalle que le peintre a semé de quinze 
de ses gouaches, la plupart représentant les chevaux divers dont il parle. On y compte 
vingt-six de ces animaux, dont pas un dessiné avec succès ; mais il s'y trouve deux scènes 
à remarquer : l'une, au f» 8 v*^, représente un chasseur, arabe je crois, courant le cerf ; 
l'autre (f* 10 r**), dans un endroit où le poète compare à un jeune fiancé l'étalon qu'on 
élève pour le haras, montre l'époux en habits somptueux (le texte dit blancs, le peintre 
les a faits bleus et rouges), couronné de fleurs, parfumé d'essences de Palestine et 
conduit par les matrones qui président aux noces ; ou plutôt par deux danseuses dont 
'une agite des crotales au-dessus de sa tête ; l'autre tient de la main gauche un tambour 
de basque et de la droite un ustensile qui nous semblerait être un éventail, mais qui 
plutôt est cette cliquette, formée de trois languettes de bois qui frappent l'une sur 
l'autre, instrument antique, encore en usage dans les campagnes d'Italie : c'est le ciste. 
Derrière les femmes marche un enfant qui porte aussi deux ustensiles, probablement 
relatifs aux noces, mais que je- ne comprends pas, une boîte cylindrique dorée et une 
petite fourche. Il termine ce récit, empreint d'une teinte erotique à laquelle d'ailleurs 

1. Voy. 17/m/. rom. de M. Duruy (IV, 434). 



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XV SIÈCLE (N» 2736). 275 

il est toujours enclin, par Tanecdote des oiseleurs peignant de vives couleurs le plu- 
mage des colombes pour leur faire produire de jolis pigeons, et des femmes lacédé- 
moniennes, aux yeux de qui leurs maris exposaient de beaux modèles, tels que les 
images de Néréc, Narcisse, Hyacinthe, Castor et Pollux, Apollon couronné de laurier et 
Bacchus de lierre. 

Le peintre représente en trois scènes (f* 10 v»), d'abord plusieurs volées d*oiseaux, 
puis en trois autres scènes (r* 1 1 r® et v"), ces héros et ces dieux qu'il range debout et en 
ligne devant une femme assise et devant une accouchée, mais en les affublant tous 
d'une laideur et d'une vulgarité grotesques. Un pigeonnier aérien (au f° 1 v°) est la 
seule de ces représentations qui mérite d'être louée. 

Des chevaux l'on passe, en suivant l'auteur, à l'étude des chiens, dont la des- 
cription termine le premier livre du poème. Ce sont 9 pages du manuscrit (1 1 v°-15 v*»j, 
mêlées de treize peintures peu intéressantes, sauf la dernière qui représente le retour 
du travail des champs, le soir. Au premier plan, le maître, jeune homme d'une tour- 
nure élégante, une baguette en main, surveille ses travailleurs, deux valets occupés à 
décharger un char de blé, un troisième qui dételle les bœufs, plus loin, un garde-chasse 
tirant un lièvre de la gueule du chien qui vient de l'apporter. 

Au livre suivant (livre 11, 628 vers, t"* { 6-33 du manuscrit ; 50 peintures), l'auteur in- 
voque d'abord Diane, la déesse de la chasse. 11 rappelle les sauvages espèces d'hommes 
à jambes de chevaux, qui furent les premiers chasseurs; Persée, vainqueur de la 
Chimère et qui prenait à la course les lièvres et autres animaux ; Castor, l'inventeur de 
la chasse à cheval; le Lacédémonien PoUux, qui dressa les chiens à faire la guerre aux 
bêtes féroces et qui terrassait les malfaiteurs à coups de poing ; Méléagre, habile à tendre 
des pièges; la généreuse Alalante; l'artiûcieux Orion ; celui, enfin, qui sait dompter tous 
les autres, l'Amour. Chacune de ces personnes est le sujet d'une peinture, mais d'une 
insignifiance et d'une trivialité ridicules, sauf qu'en représentant de petits satyres, 
l'auteur a fait de la véritable caricature. 

Le poète décrit ensuite les travaux agricoles, le plaisir de dormir dans les champs, 
de boire du lait, de se baigner, de donner ses soins aux bêtes et d'abord à ces beaux 
bœufs dont les combats ressemblent au choc de vastes vaisseaux cherchant mutuelle- 
ment à se détruire. Toutes ces scènes sont peintes et la dernière représente une vau(iLa)((a 
oïl deux galères ennemies sont engagées (f* 19 v°). Divers animaux produits de divers 
pays se succèdent ; le peintre ne manque pas de représenter les fleuves à leurs sources 
par un jeune garçon nu, tenant entre les bras une corne d'abondance d'où l'eau s'échappe 
pour courir en ruban à travers les prés; le vent est aussi un homme nu, soufflant dans 
une corne; au f° 21 r° est le laboureur (dpaT^^p) conduisant une charrue à deux bœufs. 
A la suite sont 17 peintures (f^* 22-28 r°) représentant autant de scènes de la vie des 
animaux. 

Au bas du f* 28 r** reparaît le héros favori, l'Amour (on le trouve aux f*' 17 >*, 28 r" 
et v% 34). a Que tu es grand, ô valeureux Amour 1 Que ta puissance est sans limite 1 que 
» de grandes chose» tu gouvernes, que de grandes choses dont tu te joues ! Tu as péné- 
» tré le divin ciel lui-même et effrayé l'Olympe. On redoute ton pouvoir jusque dans les 
» lieux où ne se montre pas le soleil ; la lumière elle-même le cède à tes feux et les 
» foudres mêmes de Jupiter s'arrêtent devant toi. » Ici le peintre l'emporte sur le poète 
par l'abondance de son pinceau. L'Amour bande son arc contre un groupe de dix per- 
sonnes : Minerve, Vénus et deux dieux de l'Olympe debout derrière elles, un petit satyre 
antique attaquant une Vierge chrétienne S la Vierge Marie peut-être (à moitié vêtue 

i. Si je ne me (rompe dans celte interprétation, un tel sujet est bien de nature à justifier la suppo- 
-sition faite ci- dessus que ces peintures sont copiées sur des modèles plus anciens. Cette scène irrespec- 
tueuse se sent plutôt des temps païens que d*aucun siècle du moyen âge. 



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276 XV SIÈCLE (N* 2736). 

seulement d*un manteau qui lui enveloppe la tête à la mode byzantine, et nknbée), plus 
loin un Grec et sa femme en costume moderne ; enfin une maisonnette placée dans les 
airs et d'où sort une sorte de Jupiter, la foudre en main. 



r^êâr 





FiG. 151. 



FiG. 15:2. 



Puis Fauteur continue la description des animaux, principalement des bêtes à cornes 
et de celles qui fournissent Tivoire, et le livre se termine par quelques vers sur de petits 
mammifères comme la belette, le hérisson et la taupe. « La taupe peut se vanter d'être 
» du sang royal : lorsque Phinée, roi de Thrace, eut été aveuglé par Apollon, qui envoya 
» de plus les Harpies pour le tourmenter à sa table, Zélés et Caloîs, ses Gis, chassèrent 
» les Harpies, les tuèrent et les donnèrent à manger à leur père; c*est alors qu'Apollon 
» créa les taupes, race aveugle et vorace. » 

Le peintre, pour dernier ornement de ce livre d'Oppien, a représenté le repas de 
Phinée et allant un peu plus loin que le poète, il a écrit au-dessus de la scène le nom 
du lieu oii, suivant lui, elle s'est passée : NsdiicoXiç. 

Revenons maintenant sur un passage de ce deuxième livre où se trouve un para- 
graphe de quelque intérêt pour l'histoire des arts. Ce paragraphe est relatif aux dents 
d'éléphant (vers 489 à 514) : 

« Parmi les divers genres de bêtes à cornes il faut une mention spéciale pour celui 
» des grands éléphants. Ils ont aux mâchoires deux défenses puissantes qui ressemblent 
» à des dents nues se dirigeant vers le ciel. Quelques individus, parmi le vulgaire, les 
» appellent des dents redoutables ; quant à nous, il nous semble que c'est le nom de 
» cornes qu'il faut leur donner. La nature des cornes nous oblige à le croire ainsi par des 
» raisons claires et certaines. Tous les germes qui chez les bêtes procèdent des parties 
>» supérieures de la tête sont de l'essence des cornes et se dirigent en haut, et c'est 
» seulement lorsqu'elles se dirigent vers le bas qu'elles sont de vraies dents. Or dans les 
» deux cornes de l'éléphant, les racines sont issues premièrement de la tête, cela est 
» incontestable; elles sont grandes en proportion de leur germe comme un bois de 
» futaie; elles se couvrent ensuite, par-dessous, de peaux qui les cachent, puis, jointes 
» aux os des tempes, elles se jettent contre la mâchoire et, émergeant alors à nu, elles 
» prennent une fausse apparence de dents. Il y a là un notable enseignement pour les 
» hommes. En efTet, toutes les bêtes féroces ont des dents vigoureuses, qui ne cèdent 



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XV SIÈCLK (W «736). 277 

)> à aucun effort et demeurent immuables, tellement qut si Touirrier cornuiste (artifex 
» comuariuBy ô xepao2^6oç) veut les aplatir et les travailler, elles s'y refusent opiniâtre* 
» ment ; veut-il eh triompher par la violence, elles se rompent comme une gaule. Et 
» cependant avec les cornes on fabrique des arcs recourbés et dMnnombrables ouvrages» 
» car ces cornes mômes, celles qu'on appelle des dents, elles cèdent aux artistes en 
» ivoire, qui savent les fléchir et les étendre.* 

Immédiatement au-dessous de ces vers, le peintre fait voir l'ouvrier en ivoire occupé 
à son travail. C'est un jeune homme assis devant un banc, à Tune des extrémités duquel 
est un système mécanique ressemblant à un râteau ; à l'autre extrémité s'élèvent deux 
branches de fer recourbées, écartées l'une de l'autre à leur base et jointes à leur som- 
met. Dans le vide ménagé entre ces deux tiges métalliques et qui diminue à mesure 
qu'on s'élève, ou bien qui diminue à volonté si Ton suppose que l'une des tiges est 
mobile, l'ouvrier a placé un morceau d'ivoire, et pendant qu'il tient les tiges assujetties 
avec sa main gauche, il travaille l'ivoire de sa main droite avec un instrument (f^ 30 v"" 
du manuscrit). 

3* livre. Après avoir décrit toutes les variétés de bêtes à cornes, l'auteur passe aux 
animaux qui se distinguent, non plus par les cornes, mais par les dents : le lion, le tigre, 
le sanglier, la hyène, le serpent et jusqu'au lièvre timide (f** 33 V à 47 v<' du manuscrit 
525 vers, 37 peintures). Voici les principales de ces dernières qui viennent dans le 
récit, comme on Ta pu voir dans les deux livres précédents, à l'occasion de l'allusion la 
plus lointaine et de la circonstance la plus imprévue. Il suffira maintenant de les énu- 
mérer sans examiner le prétexte qui les fait surgir. Ce sont : 

F^ 33 V', le navire Argo et les Argonautes. 

F*^ 34 r*^, Rhéa dans un char traîné par deux lions, demi-nue, en tunique bleue. 
L'attelage est précédé de l'Amour nu et dansant (vers 10-12). 

F^ 36 V", habitants d'une ville incendiée qui fuient en emportant leurs meubles et 
leurs enfants (vers 103-106). 

F"" 37 V", trois chasseurs enlevant les petits d'un lion, d'un tigre et d'une panthère 
(vers 131-138). Tous les chasseurs peints dans le volume ont un costume semblable a 
ceux que représente notre figure 40. 

F^ 40 v**, figures de la Haine (d (fjXoc). Un homme armé d'une lance de la main 
droite et d'un couteau dans la main gauche (ce personnage n'est pas dans le texte écrit); 
— figuré de Thésée; — d'Athamas, que Thésée tue; — de Philomèle couchant deux 
enfants dans un berceau ; — de Médée préparant ses horribles mets dans une chau- 
dière; — Médée enfin, en costume moderne, en robe verte, longue, à ceinture 
écarlate et en large turban blanc, debout auprès des cadavres de ses deux enfants 
(vers 244-250). 

F^ 41 v°, plusieurs jeunes garçons battant le tambour, à propos de ce que dit le 
poète, que, si l'on fait un tambour avec de la peau de loup, les autres tambours cessent 
de résonner, parce que même après la mort les moutons et brebis sont effrayés par le 
loup (vers 282-287). 

F^ 42 v^. A propos du loup, X6xoc âpiraÇ, sous le vers 314, est représentée une femme 
près d'une bergerie en charpente avec le mot troupeaux, irp66aTa, écrit dans l'intérieur. 

F® 46 v» (vers 460), piège pour prendre le lièvre. 

po 45 yo ^vers 481), deux nègres avec deux chameaux sur l'un desquels ils assu- 
jettissent un chargement. 

po 47 yo ^ygrg 504-526). Dernier paragraphe du livre contenant une rapide description 
du genre léporide. Une jolie peinture gouachée représente un jeune homme poussant le 
lièvre vers un filet qu'il a préparé. 

i' livre. Dans cette dernière section de sou ouvrage, le poète chante plus spécia- 



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i78 XV SIÈCLE (N« 2795). 

lement les différents genres soit de chasse, soit de pèche et commence par la chasse au 
lion. Mais il traite les choses très rapidement; il n'y a dans ce livre que 453 vers, et il 
ne me semble y trouver aucune peinture digne de remarque, sauf au ^ 54 où sont 
représentées la cueillette des olives, la fabrication du fromage (yako\)çyh<-) et l'apiculture, 
figurée par un homme au visage voilé qui prend un essaim*sur un arbre après l'avoir 
étourdi par une fumigation et s'apprête à le placer dans une boite carrée. 



CXXXn. — xN" 2795. Euripide. 

285 feuill. à lign. longues, papier; — \y* siècle; — haut. 21 cent., larg. 13; — rel. aux armes de France 
avec les chiffres et initiales de Henri II et Catherine de Médicis, relevés d'émail blanc ; tranche 
dorée, ciselée de^éme, H et C, et les trois croissants. 

Plusieurs tragédies de Sophocle et d'Euripide forment ce petit volume qui d'ailleurs 
a perdu ses premiers et ses derniers feuillets; il est écrit, et un peu orné, d'une main 
grossière. Des bandeaux à l'encre ordinaire décorent l'en-tète des pièces (f"^' 37, 79, 1*21, 




FiG. 153. 




161, 206) ; ce sont des nattés ou des rinceaux rapidement tracés à la plume. Cependant 
un détail des plus intéressants se trouve dans le même volume ; ce sont des représen- 
tations de plusieurs personnages figurant dans VHécube d'Euripide et auxquels le dessi- 
nateur, quoique bien mal habile, a donné une certaine physionomie grecque. Le premier 
de ces dessins (f^ 126 r°) nous montre Hécube, lorsque dans la scène première, au vers 



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XV SIÈCLE (N" 2900). 279 

59, elle dit : 'AyeT* & icatôeç.. . « Conduisez, ô jeunes filles, une vieille femme à sa demeure; 
» soutenez, ô Troyeiines, votre compagne d'esclavage, autrefois votre reine ; aidez ma 
i> main qui s'appuie sur un bâton recourbé... » Appuyée en effet sur un long bâton à bec 
de corbin, elle est couverte en entier d'un voile qui cache en partie son visage; quatre 
femmes, à peine distinctes, tant le dessin est grossier, marchent derrière elle eu la sou- 
tenant. — La deuxième scène (f* i49 v*») correspond aux vers 835 à 840, lorsque Hécube 
invoquant Agamemnon exhale ses plaintes et forme le vœu d'être belle et persuasive 
pour le loucher (Ef [xot yévotTo ^U^t^ç); l'artiste s'est efforcé de montrer une jeune fille 
en costume d'apparat (notre figure 153). — Pour le troisième dessin placé (f* 159 v«) en 
regard des derniers vers de la pièce, à la scène entre Hécube, Agamemnon et le roi de 
Thrace, Polymnestor, gendre d'Hécube et meurtrier de son fils, il représente un guerrier 
grec debout, en costume royal, la tête surmontée d'une couronne fermée; c'est évidem- 
ment Agamemnon ou Polymnestor, plutôt ce dernier à cause de son air de jeunesse 
(fig. 154). Aux f" 142 et loi V' se voient encore deux personnages (un guerrier et un 
prêtre) jetés, en croquis, de la même mdin, sur les marges. 



CXXXIII. — N^ 2900. ÉSOPE, ETC. 

il6 pages à lignes longue*; — xv* siècle;— hauteur 24 cent., larg. 18; — reliure en veau, abondamment 
gaufrée de fleurons parmi lesquels sont des fleurs de lis, des coquilles et des aigles à deux têtes 
comme aux n** ci-dessus cotés LWVIII et LXXX ; le tout entouré d*une double bordure de fleurettes. 

Ce manuscrit assez élégant a pour introduction la vie d'Ésope, 
rédigée au xiv* siècle par Maxime Planude ; elle en occupe près de 
la première moitié du volume (p. 1 à 93) et n'a point d'ornement, 
si ce n'est, en tète, un large bandeau formant une sorte de natte en 
carmin pâle, et à la suite une initiale fieuronnée et globulée, de 
même couleur, qui se rapproche par la forme de nos figures 81, 
127, 139. 

Mais dès l'endroit où s'ouvre le recueil des fables, à la page 93 
r°, 'AsTÔç xat dXwirjfjÇ, se montrent quelques faibles ornements, un 
bandeau en chaînette et une petite initiale. Le même genre se con- 
tinue aux pages suivantes, 94-127; à la page 128 le dessinateur 
s'enhardit : ses initiales deviennent plus élégantes et il introduit de 
jolis fins de ligne à la fin des fables; mais bientôt (p. 142, 146, 
151, 164, 177, 179, 194, 204, elc), les lettres sont de plus en plus 
riches et importantes; elles atteignent, aux pages 207, 213, 215, 
une dimension exagérée. 

Nous donnons comme exemple l'omicron (p. 207), par lequel 
commence une lettre d'Aristote : 

01 xàç VjyEfjLovCa^ avaXa(JL6àvovT£ç 

Le volume en effet se termine par une quinzaine de lettres de Dio- 
gène,Aristotect Platon. Quelques bandeaux (p. 189, 196, 198, 200, 
207, 215) suivent la même progression que les initiales; le dernier 
représente un serpent, en carmin, enroulant dans ses anneaux un 
long ruban blanc 
Fig. 155. 



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280 XV SIÈCLE (N»» 2959 et 2951). 



CXXXIV. — N- 2959. Dion Chrysostome. 

284 feuill. à lign. long.; — xv* siècle; — haut. 31 contim., larg. 22; — rel. en maroq. rouge 
aux armes de France et de Navarre, fleurdelisée et avec TH couronné du roi Henri IV. 



Tf OlXèc mPTOYÎAIOHMi 




Fie. 156. 



Ornementation calligraphique. Volume écrit de la main de César Strategos de 
Sparte et contenant 80 discours de Dion. Chacun de ces discours est précédé d*un in^- 
tulé en capitales, accompagné de quelques rares fleurons et suivi d*une moyenne initiale 
d*un goût simple d'abord; puis, vers la Qn, de plus en plus élégant et surchargé (dans 
le genre de nos figur, s 1 13-Ho et 127-130). Le tout en carmin. La première initiale du 
volume, qui devait être plus magniQque que les autres, et probablement de la main 
d'un enlumineur, plus exercée que le scribe, n'a pas été faite; elle est restée en blanc. Au 
r* 101 V*, une 6n de chapitre fleuronnée. Dans son ensemble, ce volume, excellemment 
calligraphié, offre un beau modèle d'ornementation grecque, sobre et sévère, dont 
nous offrons en tête de cet article un exemple pris au hasard. 



CXXXV. — N" 2961. LiBANius, Démostiiène, etc. 

124 feuill. à lignes longues, papier; — w* siècle; — haut. 31 cent., larg. 21; — rel. en veau 

aux initiales du roi Louis-Philippe. 

Ce volume, contenant plusieurs traités du sophiste Libanius, en somme 21 traités 
divers, n'est, comme le précédent, que très sobrement orné. Assez nombreuses initiales, 
moyennes ou petites, délicatement dessinées toutes au carmin. Genre de nos figures 129- 
141. Voyez notamment f** 20, 55, 61, 101. 



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XV SIÈCLE (N- î»64 ET SOPPL. 309). Ml 



CXXXVI. — N" 2964. Julien. 

445 feuiU. à iigii. longues; — xv* siècle; — haut. 268 millini., larg. 18:2; — vieille rel. en veau fauve 

ayant au dos des pommes de pin. 

Recueil de traités et de lettres de Tempereur Julien, sans autre ornement qu'un très 
élégant H fleuronné, à Tencre noire, en tète; plus un bandeau et de petites initiales 
carmin aux quinze derniers feuillets. 



CXXXVII. — N" SuppL. 309. Manuel Paléologue. 

6 pag. et 49 feuil.; — fin du xv« siècle; — haut. 246 millim., larg. 166; — rel. du xv* siècle, en veau hrun, 

à fleurons gaufrés. 

Petites initiales globulées, carmin, sur les marges et en tète du texte un ruban d'or 
liséré d'azur. Le texte est consacré au discours funéraire de l'empereur Manuel Paléo- 
logue (1391-1425) sur son frère Théodore, prince du Péloponnèse. Manuscrit remarqua- 
ble par un beau portrait de l'auteur (17 centimètres de haut). Il est peint de face sur 
fond d'or, debout, la couronne en tête, revêtu de ses habits impériaux de pourpre, à 
parements d'or garnis de pierres précieuses, et les pieds posés sur un riche tapis de 




Fie. 157 

pourpre à aigles et à bandes d'or. De la main droite il tient le sceptre terminé par 
une croix et de la main gauche la mappa circensis. 

Le même empereur fit don, en 1408, à l'abbaye de Saint-Denis, d'un autre 
manuscrit muni d'une couverture d'ivoire sculpté, pour laquelle il est exposé mainte- 
nant parmi les ivoires du musée du Louvre. C'est un recueil des œuvres attribuées 
à saint Denis l'Aréopagite, en tête duquel est une jolie peinture qui représente Manuel 
debout, avec sa femme l'impératrice Hélène et leurs trois jeunes fils, Jean, Théodore 
et Andronic. M. Labarte, dans la 88» planche de son Histoire des arts industrielSy a 
reproduit cette scène par une excellente chromolithographie. Seulement il a inséré au 
cours de son commentaire une idée des plus bizarres. Dans le manuscrit du Louvre 
comme dans le nôtre, chaque personnage a sous ses pieds un riche tapis écarlate à 
dessins et bandes d'or ; mais dans celui du Louvre, le temps a fait complètement dispa- 
raître le rouge, et fait disparaître, par conséquent, les pieds, qui étaient chaussés de 
cette couleur, aussi bien que le tapis; l'or seul est resté; en sorte qu€ M. Labarte a cru 
que les membres de la famille impériale avaient été représentés par le peintre fichés sur 
des tiges de bois doré, comme des poupées. C'est ce que notre figure n° 157 fait aisément 

36 



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282 XV SIËGLE (N*- SUPPL. 451 ; 130, 872). 

comprendre. H. Labarte en conclut à la « décadence complète où était tombé Tart 
byzantin à l'époque du Paléologue ». 11 continue : « L'artiste, ne se sentant pas sans 
doute de force à dessiner les pieds, a placé les figures sur des espèces de tabourets en 
dissimulant les pieds sous les robes, n Cette erreur un peu forte, surtout de la part d'un 
bomme de goût comme était M. Labarte, est d'autant plus étonnante, qu'il reconnaît 
lui-même que les têtes de ces personnages sont fort bien exécutées ; mais le plus regret- 
table, c'est l'emploi que l'auteur fait d'un détail aussi futile, et parfaitement faux, pour 
décréter la « décadence de l'art >. Il est juste d'ajouter que cette fausse interprétation 
du manuscrit du Louvre se trouve déjà dans la copie que Du Gange en avait fait graver 
pour ses Dissertations numismatiques, à la suite de son HUtoria ByzanUruiy et que 
H. Amh. Firmin-Didot a fait graver de nouveau lorsqu'il a reproduit à la fin du 6lo$s. 
mediœ et inf. laHnitaHs (t. VII, planche VII) ces savantes Dissertations pleines de rensei- 
gnements sur des sujets connexes avec ceux que fait naître l'examen des peintures. 



CXXXVUI. — N° SuppL. 451. Théodose sur la Sphère, etc. 

246 feuill. à lignes longues, papier; — xv* siècle; — haut. 28 ceatim., larg. 20; — rel. ancienne, 

en veau brun, gaufrée à fleurons. 

Volume dont les marges sont abondamment semées de moyennes et petites initiales, 
les unes en vermillon , les autres en carmin, élégamment fleuronnées dans le genre de 
nos figures 127-130. Les eç-têtes de chapitre sont formées de bandeaux sobrement 
décorés, aux deux mêmes couleurs, la plupart en torsade ou en chaînette. 



CXXXIX. — N' 130. Comment, sur la Genèse. 

288 feuill. à lign. longues, papier; -^ w* siècle; — haut. 345 millim., larg. 245; — superbe reliure de 
François I** en maroq. orange; armes de France, la Salamandre, F couronnés, fleuri de lis, distribués 
dans de gracieux compartiments; tranche dorée et ciselée. Une page de ce volume a été facsimilée 
par Silvestre, Paléog. Univ. 

Manuscrit dû à un scribe nommé Gregoropoulos et sobrement décoré : i* d'un 
beau bandeau vermillon, ajouré de cinq médaillons circulaires et d'arabesques (f" 28 r"); 
2® de trois petits bandeaux à fleurons (f^ 1, 191, 239); 3® de quelques initiales fort 
élégantes, tant moyennes que petites. Une belle planche de Silvestre (n*|89) reproduit 
tout ce qu'il y a d'important dans ce volume. 



CXL. — N' Sl± Jean Climaque. 

276 feuill. à lign. longues, papier; — an 1500; — haut. 3â centim., larg. 22; -^ rel. en maroq. rouge 

aux armes et initiales de J.-B. Golbert. 

Ce texte du traité de Jean Climaque, Téchelle du Paradis, est écrit en gros et lourds 
caractères cursifs d'une encre épaisse et encore aujourd'hui nauséabonde, qui a percé 
ou détruit presque à chaque page le papier sur lequel elle était appliquée. Le seul 
ornement qu'il ait, mais qui ne manque pas d'importance, sont de moyennes et 



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XVI- SIÈCLE (N» 2198). 283 

grandes initiales, vermillon^ fort élégantes et qui sont de celles que nous avons 
annoncées ci-dessus, page 24, comme légèrement assimilables à nos ornements en 
style de la fin du xviii» siècle, le rococo; rapprochement inattendu d'où il semble ré- 
sulter qu*après des siècles de bon goût, l'art fatigué arriire nécessairement aux formes 
recherchées et bizarres. 




FiG. 158. 



FiG. 159. 



FiG. 180. 



CXLI. — N* 2198. Médecine. 

feuill. à longues lignes, papier; — an 1522; —haut. 345 millim., larg. 230; — rel. en maroq. aux 
armes de France, semée de fleurs de lis, accompag. du croissant et de Tinitiale couronnée de Henri II, 
relevés en blanc; tranche dorée, ciselée de même aux initiales H et G. 




FiG. 161. 



Traité de médecine par Aëtius Amidenus, en seize livres. Volume rempli d'initiales 
fort décoratives et quelques-unes fort grandes, dont le caractère principal consiste en 
fleurons exagérés et en longs filets ou nervures, plus ou moins décorés, qui grandissent 
démesurément la lettre à l'instar de ce que faisaient nos scribes pour orner les manus- 



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284 



XV1« SIÈCLE (W 317). 



crits latins ou français du xv* siècle. Chaque livre, en outre, commence par deux bain- 
deaux, un pour le livre lui-même, et un pour la table des matières qui le précède. Nous 





Fie. 162. 



donnons ci-dessus (Û g. 161) un exemple, Tun des plus riches, de ce genre d^ornement 
comme aussi quelques-unes de celles des initiales qui sont le plus originales. Toute 
cette décoration, rapide et un peu grossière, est faite à la plume, en carmin. 



CXLII. — N"* 317. ÉVANGÉLIAIRE. 

9li3 feuill. à â colonnes, papier; —an 1533; — haut. 296 millim., larg. 205; — rel. en maroq. rouge 

aux armes et initiales de J.-B. Golbert. 

Le volume commence par un fronton en II, à médaillons fleuronnés, surmonté 
d*une croix, et portant à ses deux angles deux nichées de serpents qu'attaque un oiseau ; 
au-dessous, une grande initiale, E, qui se prolonge à sa partie inférieure en un bran- 
chage de Textrémité duquel un autre oiseau s*élance à la poursuite d*un lièvre qui court 
dans le bas de la marge ; le tout, peint de la manière la plus grossière, en vert, jaune 
et rouge. A la suite, plusieurs bandeaux, moins importants, dans le même goût^ ou 
nattés. Dans tout le cours du volume, d'épaisses initiales, moyennes, vermillon, abon- 
damment fleuronnées (genre de notre figure 115). Mais vers la fin du volume, à partir du 
fo 174, beaucoup d'initiales sont d'une tout autre main, un peu italienne peut-être, très 
légère, et très élégante. De petites scènes originales, composées de personnages, d'ani- 
n^ux, do fragments d'architecture (P* 176, 200, 215) ou même d'une sorte de paysage 
(190) 208) sont rapidement dessinées à la plumc^ en vermillon, avec une gracieuse faci-r 
lité. Ce sont: f* 176 v"", un T formé d'une colonne supportant un linteau de porte eif 



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XVI» SIÈCLE (N« 798). 28^ 

accolade surmontée de feuilles de chicorée ; au bas de la colonne^ un chien donne la 
chasse à un lièvre; — (^184 v^, un B formé d'un dragon ailé qui dévore un lièvre; 
deux chiens et un oiseau se jouent alentour; -^ f» 188 v**, un ange que nous donnons, 




sans pouvoir, par La gravure, en rendre exactement la brillante couleur (qui est tout en 
vermillon); — f»» 190, 192, 193, 195, 196, 200, 206, des O, des E et des T formés 
d*animaux divers; — f^ 208, un arbre planté dans une sorte de vase et surmonté 
d'un nid de colombes ; — f 214, un Christ debout sous une arcade trilobée. 



CXLIII. — N*» 798. Saint Jean Chrysostome. 

461 pages, lign. longues, papier : — an 1541 ; — haut. 33 centim., larg. 2i ; — rel. en maroq. citron aux 
armes de France entourées d*une bordure d'argent; les deux plats et le dos semés de fleurs de lis d*or 
et d*P d'argent ; tranche dorée et ciselée à l'initiale de François I*'. 




Fie. 165. 

Homélies, au nombre de vingt-quatre, transcrites et soigneusement datées, à la fin 
du volutne, de la main élégante de Christophe Auer, qui a tracée en tête de chacune 



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98tf XVI- SIÈCLE (N-» C0I8I.. 14; 2737). 

d'elles, une ligne de titre en capitales de carmin et une petite initiale (insigniûante) de 
même couleur. La première seulement commence par une initiale à Tencre noire, H, des 
plus délicates, et elle est décorée d'un large bandeau également noir et d'un style qu'on 
pourrait appeler style de serrurerie (fig. 165). La table des chapitres, qui précède, pos- 
sède un bandeau semblable. C'est principalement ce genre d'ornementation, offert par 
les artistes grecs du xv* siècle, qui séduisit ceux de nos imprimeurs français de la Renais- 
sance épris des beaux-arts, tels que les de Tournes et les Rstienne. Ce fut le modèle des 
fleurons et culs-de-lampe dont les premiers ils ornèrent nos liyres. 



CXLIV. — N" GoïSL. 14. Saint Jean Chrysostome. 

119 feuill., lign. long;ues, papier; —an 1547; — haut. 905 milHm., larg. 200; — rel. élégante en maroquin 
rouge, ornée sur Tun des plats du titre inscrit dans un cercle et sur l'autre d*un écusson de forme 
italienne. 

Commentaire de saint Jean Chrysostome sur Job, écrit et daté par Nicolas Lichena, 
de Monembase. 11 est décoré, à toutes les pages, de moyennes et petites initiales vermil- 
lon, dans le goût des xv* et xvi* siècles, telles qu'on a vu ci-dessus nos figures 127-130. 



CXLV. — lY 2737. Oppien, etc. 

106 feuiU. à lign. longues, papier ; — xvi ^siècle ; — haut. 33 cent., larg. ti ; — reliure magnifique aux nom 
et armes de Henri II, avec un médaillon contenant une peinture de Diane chasseresse. — La première 
page est reproduite par Silvestre dans la 59* planche de sa Paléogr» VnivergelUj'^ei la Diane Test 
1" dans les Notices et extraits des Manuscrits (article de M. Camus, premier garde des Archives 
nationales) ; 2* par Willemin, Monuments français. 

Trois ouvrages d'histoire naturelle composent ce précieux manuscrit : i<> le poème 
d*Oppien; 2^ le traité de Xénophon sur la chasâe; 3*^ la description des animaux, en 
vers ïambiques, par Manuel Philé, ouvrage dédié à l'empereur Michel Paléologue 
(1260-1282). Le Catalogus mss. Bibl. regiœ signale ce volume comme étant d'une beauté 
incomparable. Il est de la main du prince des calligraphes, dit-il, Ange Vergèce, et l'on 
croit que les peintures qui en décorent la première partie, la Cynégétique d'Oppien, sont 
l'œuvre de sa fille. La collaboration de la fille de Vergèce n'est qu'une tradition, mais 
le père a signé et daté son travail au bas de la dernière page en ces termes : 'Eysypiçei 
To itapàv Pt6X(ov, év Asuxttiqt T<î)v TlapyjcCcov, tû paatXéwç 'EppCxou deuTépou, )^Bip\ 'AyyéXou 
BepyucCou -roO KpyjToç, a;|iv5'. Ce volume fut donc exécuté en 1554, à Paris, pour le roi 
Henri 11 ; et l'on peut assurer qu'il le fut pour être donné à la duchesse de Valentinois, 
Diane de Poitiers ; c'était un présent digne par sa gravité d'être offert à la belle duchesse 
alors âgée de cinquante-cinq ans. Sa magnifique reliure (veau fauve sur ais de bois) en 
porte le téinoignage, non seulement à cause des croissants qui peuvent être aussi bien 
la première lettre du nom de la reine Catherine que le symbole de la déesse Diane, 
mais à cause d'une ravissante petite peinture de Diane chasseresse, en tunique rose 
accompagnée d'un lévrier blanc et sortant d'une forêt au fond de laquelle un cerf est 
lancé. Cette peinture occupe un médaillon (64 millimètres de diamètre) au centre de 
l'un des plats; au centre de l'autre plat sont les armes de France; tout autour des 



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XVP SIÈCLE (N* 1828). 287 

arcs, des croissants, des H couronnés, parmi de gracieux fleurons^ en partie sur le 
plat, en partie sur une large bordure noire aux quatre angles de laquelle sont quatre 
mufles de lion dorés; au dos : arcs, carquois et croissants enlacés; tranche dorée 
ciselée. La Diane chasseresse a été gravée d'abord pour une notice de Camus, le pre- 
mier garde des Archives nationales, dans les Notices et exti'aits des mss», L V, p. 632; 
puis dans les Montments français^ de Willemin, t. Il, pi. 287. 

Chacun des trois ouvrages commence par un bandeau rectangulaire, à la mode 
italienne, couvert de fleurs, de fruits et d'amours ou autres petits personnages sur fond 
d'or, suivi d'une grande initiale d'or à fleurons de même, sur fond d'azur; au centre du 
premier est l'écu de France aux trois fleurs de lis. 

Les peintures qui accompagnent la cynégétique d'Oppien ont cet intérêt spécial 
qu'elles sont la copie, scène par scène, du ms. ci-dessus n^" 2736, p. 270; elles reprodui- 
sent minutieusement la disposition, les personnages et tous les détails du modèle, mais 
avec les modifications qu'apporte un siècle de plus écoulé. C'est le xv* siècle naïvement 
traduit par le xvi\ Le lecteur peut s'en rendre compte en comparant la première 
scène du ms. 2736 (ci-dessus notre fig. i49) avec le fac-similé de la même scène 
tiré de 2737 qu'a donné Silvestre dans la planche de sa Paléographie universelle, où il a 
reproduit la première page de notre volume. 

Le deuxième traité contenu dans ce manuscrit (2737) n'a^ d*autre ornement 
que l'en-tête. Le troisième, au contraire, le traité de zoologie (f" 76-106), est accom- 
pagné, sur ses marges, d'un très grand nombre de dessins à la plume, coloriés, 
qui sont exécutés par un artiste de beaucoup de talent, connaissant bien les diverses 
espèces d'animaux. 11 a peint ainsi d'une manière excellente, quoique vive et rapide, 
20 oiseaux différents, avec les diverses sortes de mouches qui leur servent de pâture, 
une trentaine de quadrupèdes, une vingtaine de reptiles, autant de poissons, autant de 
mollusques et quatre arachnides. 



GXLVI. 



N" 1828. Proclus Diadochus. 



280 fcuil., lign. longues, papier; — an 156i; — haut. 35 cent., iarg. 25; — riche reliure du xvi* siècle 
en raaroq. vert à fleurons et comparlimenls dorés sur les plats. 



Ce recueil de commentaires théologiques du philosophe Proclus 
Diadochus (412-485), principalement sur Platon, a été transcrit pour 
Hurault de Boistaillé, à Venise, en 1562, d'après un plus ancien manus- 
crit conservé à la Bibliothèque de Saint-Marc {transcrtptus».. a Nicolao 
TurrisanOy impensa aureorum 15). On a plaisir à conserver le nom de cet 
habile calligraphe à cause de la délicatesse des bandeaux fleuris ou.fleu- 
ronnés en noir, et des petites initiales légères dont il a parsemé son 
ouvrage. Voyez principalement au v» du feuillet de garde et aux. f*' 43, 44, 
104, 106, 142, 144, 193, 194, 234 et 35, 239. 




FiGJ66(fȔ9l) 



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283 



XVP SIÈCLE (N'» 10i« et 1790). 



GXLVII. — N* 1042. Saint Jean Ghrysostome. 

55 feuill., liga. longues, papier; — xvi* Biècle; — hadt. 215 miilim., larg. 145; — reliure orieillale 
en maroquin pourpre avec un bouquet de fleurs frappé au milieu du plat. 

Une douzaine d'homélies ou fragments d'homélies de saint Jean Gbrysostoméy 
chacune précédée d'un vulgaire bandeau en chaînette ou en torsade, dessiné à l'encre 
noire et relevé en vermillon. Sur les marges, une vingtaine do belles initiales moyennes, 
en vermillon, qu'on peut ranger dans la classe des ornements qui ressemblent à ceux 
de notre xviii* siècle. 



GXLVIII. — N* 1790. George Malaxos. 

96 pages à long. lignes, papier ; — xvi* siècle ; — haut. SUS millim., larg. 148 ; -- reliure orientale 

gaufrée de quelques grossiers fleurons. 

Le texte de ce volume, en grec vulgaire, contient une chronique dont l'auteur est 
Georges Malaxos et qui comprend depuis la création du monde jusqu'à la fin des 





- ^ 'Ami ''ï^^ * j rt l A 



FiG. 167. 



Fie. 168 (f 248}. 




Fie. 169 (0- 378, 400, 



sultans Bajazet et Soliman, c'est-à-dire jusque vers l'an i4iO. Ce manuscrit, exécuté 
environ 150 ans plus tard, est donc bien un ouvrage de la décadence byzantine. Et 
cependant ses ornements^de simples initiales, voy. fig. 167 à ni, il est vrai, sont d'une 



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XVI- SIÈCLE (N« 251i}. 2gQ 

élégaDce et d'une richesse incomparables. Cette ornementation commence par un ban- 
deau en forme de carré long, dont le champ est couvert de feuillages touffus et de 
fruits de palmier, en or sur fond vermillon. Le môme moUf est repris, mais en pur 
vermillon dans de très nombreuses initiales composées de rinceaux, quelques-uns 
chargés de palmes, harmonieusement enroulés. On peut en juger parles spécimens que 
noua en donnons, et Ton doit remarquer la figure qui porte le n« i67, qui est de celles 
que nous avons cru pouvoir, ci-dessus, p. 24, assimiler aurococo français du x vin* siècle. 




t-^iljîstvl 



Fie. 170 (f* 280). 




Tft^ 



CXLIX. — N" 2512. Héron d'Alexandrie. 

66 feuill., lign. longues, papier; — xvi* siècle; — haut. 24S millim., larg. 165 ; — ancienne 
et riche reliure italienne, à fleurons en mosaïque, mais détériorée. 

Ce volume contenant les livres I et II des ''Hpiovoc icvsuf&aTixà est un ouvrage de 
Texcellent calligraphe grec de François 1*', Ange Vergèce; mais il est beaucoup plus 
remarquable par ses dessins que par son écriture. Le Catalogus mss. Bibl, regiœ dit à ce 
siyet : Ibi cotupicttmfur complures picturœ egregie delineatœ. h codex manu elegantisnma 
Anyeli Vergeiii exaratus est. 

L'ornementation de ce ms. est particulièrement intéressante, d*abord par sa richesse, 
puis par son caractère mi- parti grec et latin: grec pur par de nombreuses initiales 
vermillon qui sont toutes dans le goût de nos figures 73 et 141 ; encore grec, je pense, 
par la nudité des personnages qui jouent un rôle dans les diverses scènes; mais au lieu 
d'être rapidement gouache, comme est la presque totalité de ce que nous avons 
vu des livres byzantins, tout y est finement dessiné à la plume avec un talent gracieux 
et un amour de la précision qui semblent plutôt appartenir à la Renaissance iUUenne 
ou française. C'est donc un spécimen de la transition entre deux écoles. 

L'ouvrage de Héron est divisé en deux livres. En tête du premier livre est u|^^ belle 
décoration composée : 1* d*nn bandeau en carré long ; 2* de l'intitulé en deux lifD6»4e 
capitales d'or commençant et finissant par un pampre vert (genre ci-dessus, 4g. 459); 
34 d'une initiale inscrite dans un carré de 32 millimètres de côté. 

Le bandeau est formé par une table pleine, semblable à un devant d'autel, dont ki 
surface, toute en or, est couverte de rinceaux de couleurs diverses qui supportent deux 
enfants nus et se terminent par deux bouquets de pampres où pendent de grosses 

37 



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290 XVI' SIÈCLE (N» 3057). 

grappes de raisin ; ia moulure supérieure et la plinthe sont d*azur. Au centre de la 
composition est un écusson ovale, également d'azur, sur lequel se détache en blanc de 
manière à figurer une intaille, un guerrier grec ou romain armé du glaive et du bou- 
clier, petite figure exquise. Le titre porte HPÛNOC, nNEYMATIKABlBAION.A'\ 
— Linitiale T, accostée de deux jolis vases ovales en azur comme elle, se détache sur 
un fond d*or, chargé de lambrequins roses et de rinceaux verts ; ces derniers sup- 
portent deux chèvres debout, qui de leur pattes de devant soutiennent un berceau de 
fleurs. 

Un bandeau semblable^ quoique moins important, est peint en tête du second livre 
(f» 47 yo). Il représente un autel antique en azur, auquel sont appendues à droite et à 
gauche deux guirlandes de fruits très habilement exécutées, le tout sur un fond d'or. 

L'ornement est le seul objet de ces peintures ; un grand nombre d'autres intercalées 
dans le courant du texte ont un intérêt surtout scientifique. Ce sont principalement des 
vases élégants, de différentes formes, et des machines hydrauliques, la plupart laissant 
voir les conduits ou autres pièces placées à l'intérieur pour faire des expériences de 
physique, le tout dessiné à la plume avec soin et agréablement colorié. On remarque 
ensuite les figures que nous allons énumérer et qui sont toutes de jdlies aquarelles. 

P* 2i v^ : Deux jeunes garçons entièrement nus versent sur le fiu les liquides con- 
tenus dans différents vases ; — 24 v® : un rocher artificiel où sont plantés quelques 
arbres et sur lequel sont perchés une demi-douzaine d'oiseaux autour d'un vase où coule 
l'eau qui sort du rocher; — 34 v^ : une borne fontaine où un chien vient boire; — 
35 v"* : un esclave donnant à boire à un chien; — 35 v"" : même st^Jet; — 40 v* : un 
satyre, au pied d'un arbre, vidant une outre dans un bassin ; — 4i v<^, 42 v* : monuments 
d'architecture; 43 v* : un Hercule perçant de ses flèches le serpent Python; — 45, 47 : 
grilles monumentales; — 51 v^ : un homme nu sonnant de la trompe; • — 52 v"^ : une 
chaudière à vapeur; — 54 V* : satyre lançant un jet d'eau par la compression d'une 
outre presque aussi grande que lui; — 58 v^ : deux jeunes garçons nus versant de l'eau 
sur le feu, comme au f^ 21 ; ils sont à l'intérieur d'un édifice en briques dont le couron- 
nement est formé d'une vaste coquille d'or, aux côtés de laquelle sont deux enfants 
couchés. 

Toutes ces jolies scènes sont l'œuvre d'une fort habile main du xvi* siècle. 



GL. — N" 3057. EuDoxiE impér. 

60Î pages, à lignes longues, papier; — xvi* siècle; — haut. 35 centioi., larg. 25; — riche reliure 
du xvi* siècle en maroq. rouge à fleurons genre Grolier, tranche dorée et ciselée. 

'lÛNTA, ou Le champ de violettes^ est le titre de cet ouvrage attribué à l'impé- 
ratrice Eudoxie, surnommée Macrembolissa, d'abord épouse de Constantin Ducas, puis 
de Romain Diogène, morte en 4096. C'est un dictionnaire des Dieux, des héros et des 
choses remarquables appartenant à l'histoire de la Grèce. Le Catalog. mss, Bibl. regiœ 
regrettait, en 1740, qu'il fût inédit, mais il a été publié en 1781 par d'Ansse de Villoison 
dans le i*' vol. de ses Anecdota grœca. 

Gomme ornement, ce volume contient seulement quelques initiales fleuronnées dans 
le goût des xv* et xvi* siècles (genre de nos fig. 113, 127, etc.) et en tète une représen- 
tation de l'impératrice assise dans une cour de son palais. Le personnage, son costume, 



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XVII* SIËCLE (N* GOISL. 274). 294 

les bâtiments dont il est entouré n'ont d'ailleurs aucun caractère grec et sont dans le 
goût italien du xv* siècle. Eudoiie^en robe jaune à ramages d'or boutonnée par devant, 
serrée et étriquée, porte de longs cheveux blonds en bandeaux, une couronne à pointes 
sur la tète, un manteau écarlate drapé sur l'épaule gauche, des bas écarlates et des 
souliers dorés. Elle lève l'index de la main droite comme pour commander, et de la main 
gauche soutient un petit livre, codex, posé sur ses genoux. Son siège est une sorte de 
chaise curule à pieds dracontins, sans dossier, où elle est assise sur un coussin rouge 
et ayant un pareil sous ses pieds. 



CLI. — N* CoisL. 274. Sermons. 

384 feuillets à longues lignes; — an 1608; — haut. 20 cent., larg. 14; — demt-rel. aux initiales 
couronnées, LP, du roi Louis-Philippe. 



RANscRiPTioN dc 32 sormons d'André de Crète, de Jean Damas- 
cène, d'Épîphane de Chypre, de Cyrille d'Alexandrie et d'une 
douxaine d^autres pères ou écrivains célèbres de la Grèce, 
sermons roulant sur les diverses fêles de la Vierge. Le scribe 
qui l'a exécutée a clos son travail par une note en une dizaine 
de lignes chrysographiées qui donne d'intéressants détails et 
que le père B. de Montfaucon {BibL CoùLj p. 389) a traduites 
ainsi : Descriptum est hoc panegyricum sumtibus spkndidissimi 
Oratarù^ gUjriosissimi Begis Franciœ^ manu QaMelis Sumarupa 
monaeJU et protosyncelli magnœ ecclesiœ quœ est Constantinopoli ; 
armo 7H6 (Christi 1608) indictUme sexta, mense jumo. Exs- 
criptus autem est ex libro Sanctissimœ {id est Virginis Deîparœ) quœ 
inChalce, qm exaratiis fuerat^ anno 1627 (Christi 1319) indict. 
secunda^ manu Anastasiimonachi e regione ByzaïUii. Nous avons 
donc ici la copie exécutée en 1608 à Constantinople d'un 
manuscrit plus ancien, daté de l'an 1319. 11 est par consé- 
quent infiniment probable que les peintures assez grossières dont il est décoré, sont 
à l'instar du texte une copie des ornements que renfermait le volume qui a servi de 
modèle. Ce sont des bandeaux en natte, en chaînette, etc., et de moyennes initiales 
richement fleuronnées où la couleur qui joue le principal rôle est le vermillon, accom- 
pagné d'or et même, ce qui est chose rare, d'argent. Quelques-unes des initiales sont 
zoomorphes (voy. aux ^• 1, 158, 221, 292); la première, C* 1, est un A formé de 
deux petits quadrupèdes se tenant enlacés; et le premier bandeau est un II composé de 
six médaillons faits de rubans ingénieusement enlacés ensemble, le tout dessiné en 
vermillon sur fond d'or et terminé à droite par une grande fleur ajourée, du genre 
liliacé, représentée en coupe verticale. 




Pic. 172 ((* 72). 



1. Cet ambassadeur fut, de 1603 à 1611, Jean de Guilaut baron de Salignac. 



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29â 



XYll- SIÈCLE (W lOUA). 



GLU. — N' 100 A. Les EvaiNgiles. 

336 feuill. à iign. longues, papier; — an 1625; — haut. 18 cenfcim., larg. 13 ; — rel. en veau 
aux initiales LP, du roi Louis-Philippe. 

Petit Évangéliairo à la fin duquel Fécrivain a mis son nom et sa qualité (Lucas, 
archipresbyter) avec la date exacte, 15 février 1625 (Aouxftç àp/tôû-ojç ô ypà^oL^i tô icapôv 
OeXov TETpoeudiYYsXov, ,Cp^y'> H^^^^ 9e6p. lé) sans que rien puisse faire connaître le lieu où il 




Fie. 173 (f 259 v-j. 

a été exécuté. Cette exécution est remarquable. La première page de chaque évangile et 
la ponctuation dans tout le cours du texte sont chrysograpbiées ; une quantité de petites 
initiales^ légèrement fleuronnées, qui sont semées sur les marges, sont également en 
bel or, frais et brillant. ËnGn les évangiles commencent tous les quatre par une riche 



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XVIC 81ÊCLB (N« SUPPL. Ul). 293 

décoration dont le caractère purement grec étonne, à cette date de 1625. Elle se com- 
pose : i* d*un bandeau à rinceaux et fleurons; 2* de l'intitulé de Tévangile en grandes 
capitales d'or liées; 3^ d'une grande et belle initiale feuillagée qui commence le texte; 



f ■: 




^WSH 



Fie. 174. 



4"" d'une sorte de grillage d'or à ramages remplissant tout le verso du feuillet qui pré- 
cède la page de titre. On jugera du goût de cette ornementation par nos deux dessins : 
figure i73, qui représente la grille annonçant le texte de saint Jean, et figure 174, qui 
est l'initiale de saint Luc (fol. 156). 



CLIII. — N* SUPPL. 242. ÉVANGÉLIAIRE. 

265 feuill. à 2 colonnes, papier; — an 1650; — haut. 415 milUm., larg. 275; — reliure grecque 
magnifique. — Une page en fac-similé dans la Paléogr, Univ, de Silvestre. 

Manuscrit offert par un patriarche d'Antioche au wolvode Jean Matthei et à la dame 
Hélène son épouse. Cette indication est celle donnée par le Catalogue du Supplément 
des manuscrits grecs de la Bibliothèque, rédigée par .M. Hase; eUe est extraite d'une 
page d'arabe par laquelle commence le volume. Mais elle n'est pas parfaitement exacte, 
suivant M. Zotemberg, qui la rectifie en ces termes : 

a Manuscrit offert par Euphemius, patriarche d'Anlhioche, à l'église melchite 
n (c'est-à-dire du rite grec primitif, rite adopté par les Russes) de saint Gyprien et 
» sainte Justine de Damas, le l*** septembre 7150 de la création d'Adam, c'est-à-dire 
» 1650 de l'ère chrétienne ^ ^ 11 suit de là que le woïvode et son épouse, et le volume 

1. Jean Blalllici étail woïvode de Vulachic en 1653 (Notices et Extraits des manuscrilSy t. XI, pi. 2. 
p. 3i6). 



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29i 



XVIl* SIËGLË (N* SUPPL. 242). 



lui-même, sont d'une époque w peu antérieure à cette date. Il est d'ailleurs très beau. 
L'écriture en est magnifique «t en partie chrysograpbiée, du moins aux tètes de cha- 
pitres, excepté dans la 5* et dernière partie, où les rubriques sont en simple ver- 
millon. 

Les deux portraits placés en tète sont en pied et hauts de 18 centimètres. Le prince 
et la princesse, debout à côté Tun de l'autre, s'unissent pour soutenir à eux deux le 
volume des Evangiles; ils sont vêtus tous deux de longs vêtements brodés de fleurs et 
chamarrés d'or ; ils ont leur couronne en tête et des chaussures d'or aux pieds. L'un et 
l'autre, l'homme surtout, dont la barbe est blanche, ont de belles figures orientales 
basanées. Ils sont encadrés dans une bordure de feuillages d'orvet d'argent, mêlés de 
fleurs naturelles, qui se termine en double arcade au-dessus de leurs têtes. 

Après ces portraits, le manuscrit présente dans le reste de son ornementation une 
intention assez fidèle d'ipuiler les anciens évangéliaires grecs somptueusement décorés. 
En regard de la première page de chaque évangile, est l'évangéliste, peint à pleine page 
(30 centimètres de haut sur 21 do large). En tête du texte de chaque évangile, un haut 
de page formé d'un carré couvert de ramages, de fleurons et (pour le premier) d'oi- 




XOif^OUQLfiioC 



FiG. 175 (f» 244). 

seaux en or, en argent et en couleurs naturelles sur un fond bleu cobalt. Enfin dans 
tout le cours du volume sont de grandes initiales à fleurs : la première de toutes, plus 
grande que les autres, contient un personnage nimbé, peint à mi-corps, et tenant la 
plume en main (0" 3 r"*); c'est probablement saint Jean. Toutes ces initiales, grossière- 
ment coloriées à teinte plate (quelquefois reprises, par-dessus la couleur, à la plume et 
à l'encre noire) ne sont pas seulement des imitations et transformations de la flore 
des peintres byzantins ; elles sont surtout remarquables par leur étroite ressemblance 
avec les ornements du même genre que nous trouvons dans les autres manuscrits du 
XVII' siècle. On reconnaît une école. 

Les peintures à pleine page ont un mérite plus individuel. La première est consa- 
crée à saint Jean (P^ 2 \"). Le saint assis sur le seuil d'une grotte obscure porte la main 
derrière son oreille pour mieux entendre le Verbe divin et dicte à son disciple Prochore, 
assis en face de lui; un aigle plane au-dessus d'eux, tenant en ses serres une banderole. 
Au f 36 \°, saint Matthieu assis sur un bahut, écrit dans un codex; derrière lui est un 
petit ange féminin aux ailes noires, qui semble lui dicter; devant, est un bureau surmonté 
d'un pupitre et dans le fond sont de vaslos bâtiments. Saint Luc (f" 00 v"), assis dans un 



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XVII- SIÈCLE (N- SDPPL. 242). 295 

milieu semblable au précédent et écrivant sur un volumen ; l'ange est absent, mais du 
ciel émerge la main divine. Au f^ 99 v**, saint Marc assis seul, et relisant, dans un codex 
posé sur le pupitre, la première page ^e son évangile. 

Une cinquième et dernière partie du volume, commençant au r* 2%i, contient un 
ménologe dont la première hagiographie est celle de saint Siméon stylite. En regard de 
ce commencement (au r* 220 v^) est une peinture en pleine page, comme les précé- 
dentes, laquelle offre de même un cadre fleuronné, mais évidé en ellipse et contenant, 
au centre, une ellipse plus petite dans laquelle est représenté Jésus, assis de face sur 
un large trône, vêtu de longs habits blancs et serrant un livre contre sa poitrine. Sur la 
bande blanche qui règne entre les deux ellipses sont dessinés les douze signes du 
zodiaque. 

Silvestre a reproduit par la chromolithographie, dans sa Paléographie irniverselle 
(pi. 94), une page de ce manuscrit. C'est la première page du ménologe, contenant un 
bandeau fleuronné, une initiale et trente lignes de texte. Nous croyons mieux caracté- 
riser ce manuscrit aux yeux du lecteur en faisant connaître le genre de ses initiales, 
dont voici quelques exemples : 




KiG. 176 (f» H). 



FiG. 177 (f 19). 



FiG. 178 (P 2^4). 



Quant à la reliure, ce n'est pas trop que nous l'ayons appelée magnifique ; on va 
pouvoir en juger. Chacun des plats est entièrement couvert d'ornements répartis sur 
une quantité de plaques séparées et juxtaposées de la manière suivante : — Au plat 
recto : Dans le centre une vaste scène (17 centimètres de haut) représentant la cruci- 
fixion. Le Christ en croix avec les mots: IG. XG, — NI.KA, et portant écrite sur son 
nimbe la lettre &> ; au-dessus de sa tète est l'écriteau infamant INBI ('IvjaoOç Na^apYjvè^ 
PaatX€0ç'Iou5a{(i>y); à l'extrémité des deux bras de la croix sont posés le soleil et la lune; 
à sa di*oite se tiennent, debout, les trois saintes femmes, la Vierge au milieu sous le nom 
d'EvA entre les deux Maries; à sa gauche saint Jean (lûAN) accompagné d'un person- 
nage casqué, peut-être un soldat romain, peut-être Joseph d'Arimathée s'apprétant à 
prendre le corps; au pied de la croix, une tête de mort et deux femmes, en sautoir. 
En dehors et autour de cette grande scène sont quatre losanges, où l'on a deux fois 
T«|iré8enté la Vierge avec son enfant sur les genoux (MP.BT) et Jean chargé de sa 
croix. Des fleurons variés remplissent le reste de la page, sauf que les quatre angles. 



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296 XVir SIÈCLE (N- 1^2 el S. 177). 

sont occupés par quatre représentations des cvangélistes accompagnés chacun de son 
symbole, ce que le graveur a exprimé ainsi : C.IÛAN (c70[x6oXov 'Ici>iyvou) avec Taigle; 
L.MATBEH (avec Tange) ; C. MAPKO (avec le bœuf); C AYKA (avec le lion). 
— Au plat verso : dans le centre une grande scène représentant le Christ sur son trône, 
entouré de têtes d'anges, ayant à sa droite la Vierge inlercesseresse et à sa gauche un 
prélat agenouillé; au-dessous, les morts qui ressuscitent de leurs tombeaux. Le reste de 
la page n'est rempli que de fleurons. 



CLIV. — N" 4282. Siméon de Thessalonique. 

412 feuîU. à long. lignes, pap. ; — xvn* siècle ; — haut. 205 millim., larg. 150 ; — vieille reliure orientale 
en peau brune; fermoirs arrachés ; tranche élégamment fleuronnée. 



Recueil de dissertations théologiques très parcimonieusement dé- 
coré. Il^commence par un bandeau natté, en tête de la table des cha- 
pitres, et un second en tête du texte, coloriés de vives couleurs, bleu 
d'outremer, 'vert, jaune et vermillon. Vient ensuite une élégante ini- 
tiale vermillon richement fleuronnée (genre de nos fig. 136-141); mais il 
faut passer au f" 294 pour retrouver des initiales pareilles, belles et 
du plus beau vermillon , ainsi que d'autres bandeaux, qui sont commu- 
nément noirs. Voy. f** 314, 315, 337, 341, 345, 394, 403. 




Fig. 179 (r» 341). 



CI.V. — N*^ SupPL. 177. Office divin. 

41 feuill., ligi. lo:igues, papier; —xvn* siècle; — haut. 175 miliim., larg. 135; — rel. vulgaire, 

XV II» s , en veau. 



Sur la première marge on lit : « Ce maquscrit contient deux liturgies grecques et 
les cérémonies et prières qui se pratiquoient à l'élection des lecteurs, sous-diacres, 
diacres, prestrcs et Evêques. Les Grecs ont quatre liturgies : la première est de 
saint Jaque, la deuxième de saint Marc, la troisième de saint Jean Chrisostome, la qua- 
trième de saint Basile. 11 n'y a que les deux dernières qui soient à présent en usage 
dans la Grèce. » 

Ce petit livre de prières, d'un vulgaire aspect, est cependant orné avec un talent 
des plus remarquables. Les diverses parties dont il se compose (il y en a cinq) sont 
précédées chacune d'un bandeau ordinaire, d'or à fleurs et fleurons, le premier sur- 
monté de deux paons adossés. Le texte est constamment relevé de mots ou de lignes en 



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XVII* SIÈCLE (N* SOPPL. 177). 197 

or OU en yermillon, et presque à chaque marge s'étend une profusion d'initiales, les 
unes petites ou moyennes, élégamment dessinées en or ou en vermillon , dont voici 
quelques spécimens : 




O^JTOQtt 



^1^ 






FiG. 180 (r» 33). 



FiG. 181. 



Les autres, au nombre d'une soixantaine, moyennes et grandes, d'une légèreté, 
d'une variété, d'une fraîcheur de dessin et d'une élégance incomparables. La gravure 
n'en peut donner qu'une faible idée. Ce sont principalement des branches d'arbustes à 
fleurs pendantes, des branchages d'or et des fleurettes mêlées quelquefois d'oiseaux, le 
tout en or ou en couleurs diverses soutenues de hachures tracées à l'encre. Je regrette 



,e^ 



FiG. 183 («* 32). 




FiG. 18-i (r- 2i). 



Fie. 180 (^ 3). 



de ne pouvoir représenter ici que par quelques exemples celte décoration ingénieuse 
et charmante. 

38 



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298 XVIP SIÈCLK (N» SOPPL. 177,. 

On croirait qu*à partir de Fépoque où l'empire grec fat anéanti par les Turcs et la 
Grèce momentanément supprimée, tout vestige de Tart hellénique ait dû périr du même 
coup. On est agréablement surpris de voir, au contraire, par Ticonographie qui rient 
d'être offerte aux yeux du lecteur, que non seulement les Grecs, en leur grand désastre, 
ne perdirent point leur bon goût, mais (il est permis de le dire sans trop surfaire 
la valeur de notre modeste collection d'images) qu'ils conservèrent, qu'ils perfec- 
tionnèrent même les traditions de leurs peintres des âges précédents et qu'ils produi- 
sirent depuis lexYi* siècle jusqu'au xyni*,les plus charmantes enluminures qu'eût encore 
imaginées cette race d'élite, dans son amour pour les lignes pures et les contours 
élégants. 



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Ggogle 



APPENDICE 



Quelques inexactitudes ont échappé dans le cours du présent travail. Nous avons 
décrit les manuscrits 100 A, 130, 406, 798, 2198 et Supplément 444, mais à l'inventaire 
sommaire (p. 27 et suiv.), Tastérisque dont ils devaient être marqués a été oublié. Pour 
le manuscrit 580, au contraire, il porte l'astérique, c'est la description elle-même qui 
a été omise (à la page 144); les n~ 2572 et Coisl. 364 ont été omis de même. Les \oici 
tous trois : 



XLI. — N* 580. Métaphraste, Vie des Saints. 

258 feuill. à 2 col. — fin du xi* siècle ou commencement du xu*; — haut. 33 centiro., larg. 26 ; — 
rel. en maroq. rouge aux initiales et armes de J.-B. Golbei*t. 



Métaphraste, auteur grec du x* siècle suivant les uns, du xu* suivant les autres, a 
compilé, à Gonstantinople, une Vie des saints qui est devenue l'hagiographie vulgaire 
des chrétiens d'Orient. Ce beau volume n'est qu'un fragment de son œuvre. C'est un 
tome deuxième des saints du mois de novembre, commençant au dix-septième jour de ce 
mois par la vie de saint Grégoire le thaumaturge^ et continuant par celles de saint Pla- 
ton, saint Amphiloque, saint Grégoire d'Agrigente, sainte Catherine et saint Clément 
évèque de Rome, dont les fêtes se fêtaient du 18 au 25 novembre. La table des chapitres 
placée en tête du volume montre qu'antérieurement il contenait aussi les vies de saint 
Pierre apôtre, saint Jacques, saint Pierre d'Alexandrie, saint Mercure, saint Alypius, 
saint Jacques le Persan, saint Etienne le jeune et l'apôtre saint André (30 novembre). 

Cette table des chapitres s'ouvre par un titre en capitales d'or inscrit sous un riche 
fronton en forme de n , d'or à médaillons et fleurettes, et mesurant i 6 centimètres de 
hauteur. La première hagiographie, celle de Grégoire, débute par un II assez sem- 
blable, mais plus petit, au sommet duquel sont deux oiseaux affrontés (perdrix rouges) 



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300 APPENDICE. 

venant s'abreuver à un vase d'or. En tête de chaque autre Vie est un simple bandeau en 
forme de carré long, mais également doré et richement fleurdnné (genre de nos fig. 48 
et 67). De moyennes initiales peintes dans le même style et de petites initiales d'or 
décorent, assez sobrement, les marges du texto, qui s'arrête brusquement au milieu 
d'une phrase {iiciypif^oLç tyjv ûiroOeotv oOtwç), vers la fin de la vie de saint Clément. 

Mais la peinture la plus importante du volume est une sorte de table des matières 
en images, qui se trouve (au y° du P 2) en regard de la vie de saint Grégoire le thauma- 
turge. La page entière est remplie par un grand tableau divisé en trois bandes horizon- 
tales, où tous les saints mentionnés dans le volume sont représentés, chacun avec son 
nom tracé en vermillon auprès ou au-dessus de sa tête (nimbée). Ils sont exécutés avec 
assez de soin et de facilité, mais fort détériorés par le temps; ils ont chacun environ 
sept centimètres de haut et ressortent sur un fond bleu foncé. Les voici : 

Saint Grégoire le thaumaturge, vieillard à cheveux et barbe blancs, vêtu d'habits 
épiscopaux, est debout entre deux prêtres, dont le plus jeune tient d'une main un reli- 
quaire et de l'autre un encensoir qu'il dirige vers le saint. La main qui tient le reliquaire 
est enveloppée d'un sudarium de pourpre. 

Saint Platon, homme jeune à mine altière, est vêtu d'une robe bleu gris à franges 
d'or et enveloppé d'un long manteau de pourpre. 

Saint Amphiloque et saint Grégoire d'Âgrigcnte sont en habits sacerdotaux et 
tiennent chacun un livre en main. 

Sainte Catherine est en vêtements bleu et or, avec une couronne sur la tête et un 
bouclier allongé au centre duquel est une croix à double croisillon. Elle ressemble à 
l'une des dames de la grande mosaïque de Saint-Vital de Ravenne. 

Saint Clément, saint Jacques, saint Pierre d'Alexandrie ont le même costume et la 
même attitude que ci-dessus saint Amphiloque et saint Grégoire d'Agrigente. 

A côté du personnage de saint Pierre d'Alexandrie est une scène qui se rapporte 
sans doute à la vie du même saint et dans laquelle on le voit figurer de nouveau avec 
un homme prosterné à ses pieds comme foudroyé et un ange planant au-dessus 
d'eux. 

Saint Mercurios en costume de guerre avec la cuirasse d'or, le bouclier d'or à forme 
convexe et la lance en main. 

Saint Alypius est en prière sur le sommet d'une colonne où l'on remarque le 
chapiteau, d'ordre ionique, avec une tête diabolique grimaçant parmi les feuilles 
d'acanthe. 

Saint Jacques le Persan, qui semble porter un costume de la Perse, est vêtu d'une 
tunique bleue à parements d'or serrée à la taille et retombant en pointe par devant, 
d'une culotte verte collante et d'un ample manteau de pourpre bordé d'or. 

Saint Etienne le jeune porte de longs vêtements d'une simplicité monastique et 
tient dans la main droite une petite croix blanche, dans la gauche un petit tableau 
contenant deux médaillons jumeaux où sont peintes la tête de Jésus et celle de la 
Vierge. 

Enfin saint André, enveloppé d'une longue tunique rose, mais presque entièrement 
effacé. Chacune des trois bandes et la page tout entière sont entourées d'une fine bor- 
dure d'or semée de petites fleurs, à quatre pétales^ alternativement roses, bleues, vertes. 
Au-dessus du tableau, est écrit en capitales d'or : 



01 a^'^' f^O ^sutépou (jt6Xtou toO NoeuôpCcu p.r)voç. 



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APPENDICE. 301 



CLVI. — N" 2572. Moschopoulos. 

120 feuill. à lign. longues; — an 1296; — haut. 225 millim., larg. 175; — rel. en maroq. aux armes 
de Franco avec fleurs de lis et les doux L enlacés de Louis XIV. 

Ce traité du grammairien Manuel Moschopoulos, sur les parties du discours, est 
d*une exécujtion grossière et bizarre. Le Catalog. mss, Bibl. reg, lui donne la date 
de 1396, mais Hase l'a corrigé et a inscrit à la main 1296. Le savant helléniste a remar- 
qué de plus qu'on distingue presque à chaque page du volume la trace d'un écrit plus 
ancien, mais également du xiii* siècle, qu'on a Javé pour écrire l'ouvrage de Moscho- 
poulos par-dessus. La décoration, des plus grossières, consiste : 1' en ce qu'on a garni 
de vermillon les petites initiales (3, (p, 0; 2** en bandeaux et moyennes initiales barbares 
dessinées en noir sur un fond vermillon et représentant des enroulements et enlace- 
ments de lettres, disgracieux et gothiques, mêlés d'animaux fantastiques, à la mode 
des manuscrits Scandinaves et anglo-saxons. 



CLVIL — N^ CoiSL. 364. Prières, Sermons, etc 

140 fi'uill., lign. long., papier; — xv* s. 




FiG. Ib7. 



Volume remarquable par l'élégance à laquelle son auteur est parvenu au moyen 
de simples dessins à la plume en rouge et noir. Il commence par le bandeau que nous 
donnons et en contient d'autres, à fleurons ou variantes de plusieurs genres. Moyennes 
initiales vermillon, fleuronnées, globulées, également d'un bon style. 



B 



CLVIII. — Les Evangiles. 

N* 276 des manuscrits latins de la Bibliothèque nationale; — xii* siècle; — 126 feuill. à lignes longues; 
haut. 315 millim., larg. 220; ^ rel. moderne en veau. 

Manuscrit exécuté par un scribe latin en belle écriture du xii* siècle, dont la natio- 
naliié française et Tàge approximatif sont reconnaissables, non seulement à ses carac- 
tères majestueusement réguliers, mais aux intitulés de chapitres en lettres initiales 
alternativement de vermillon et d'azur. Il est cependant décoré de peintures qui sont 
du plus pur style grec. Ce sont d'abord de unes et très jolies figures des évangélistes 



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SOS APPENDICE. 

peintes sur fond d*or , du moins de saint Marc, saint Luc et saint Jean ; celle de saint 
Matthieu, par laquelle commençait le volume, doit à cette circonstance d'avoir 
disparu. 

F* 36 V®, saint Marc assis sur une sorte d*escabeau, vêtu d*une tunique rose, mais 
enveloppé presque en entier d'un manteau lilas, le coude appuyé sur son genou et le 
menton sur sa main, dans Tattitude de la méditation. Un petit génie ailé, repréientant 
de Tinspiration divine, voltige à son oreille et Tévangéliste écoute attentivement. 11 a les 
cheveux noirs, la barbe entière, les pieds chaussés de sandales et poii\t de nimbe. 
Devant lui est une petite armoire en bois, à laquelle est adaptée une tige supportant un 
pupitre, dont Tintérieur ouvert à deux battants laisse voir un livre posé sur une 
tablette. 

F* 56 r®, saint Luc écrivant. 11 est vêtu d'une longue robe rote et d'un petit 
manteau bleu aEuré;il a aussi son petit génie à l'oreille; cheveux châtains, barbe 
jeune; pour siège, un escabeau rose en bois sculpté, garni d'un coussin vert; pieds 
chaussés de sandales posés sur un petit tapis carré ; tète nue soigneusement ornée d'un 
nimbe perlé ; le petit génie de même. Auprès de lui une table légère en bois blanc sur 
laquelle sont un canif, une écritoire et deux pierres ponces. Plus loin un petit meuble 
mince et élevé, soutenu sur quatre colonnettes, qui paraît être un prie-Dieu. 

F® 89 r^, saint Jean, assis comme le précédent et daan le même costume ; nimbé, 
point de génie ; au lieu d'écrire il médite en frisant sa moustache ; son armoire est 
fermée. 

£n outre, à la tète de chacun des trois dernieri évangiles se trouvent une moyenne 
et une très grande initiales, toutes deux magnifiques par l'élégance du dessin et l'éclat 
des couleurs; quelques-unes sont mêlées de personnages; en tête du premier évan- 
gile, il ne reste plus qu'une initiale moyenne et un peu plus loin une double arcade 
répétée six fois (f^* 2 r"" à 5 v®) pour recevoir la concordance (qui n'a jamais été 
écrite); enfin, dans tout le cours du volume, les marges sont semées d'une multitude de 
petites initiales d'or ou de couleurs diverses bordées d'or (genre de nos planches 44, 
50, 62) des plus brillantes qu'on puisse voir. 



Depuis rénumération faite en commençant (ci-dessus, p. 6) des manuscrits grecs 
possédés par la France et par quelques bibliothèques étrangères, le même sujet a été 
spécialement traité par M. Henri Omont, dans un rapport à M. le directeur de la Biblio- 
thèque nationale, en date du mois de novembre 4883 et dans divers articles de la 
Bibliothèque de Vécole des Chartes {i. XLIV), du Cabinet historique (4883, p. 4 98) et du 
BuUetin de la Société de l'histoire de Paris (juillet-août 4883). Je me félicite de pouvoir 
emprunter à M. Omont les principaux renseignements résultant de ses recherches. 

Les manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale sont au nombre de près de 
4600 volumes répartis en un peu moins de numéros, savoir : 

Ancien fonds du roi, composé de 34 47 numéros (Catalogue publié en 4740). 

Fonds de la maison de Coislin, 400 numéros (Catalogue publié par Montfaucon en 
4745). 

Fonds du supplément grec formant aujourd'hui 4040 numéros (Catalogue publié 
par H. Omont. Paris, A. Picard, 440 pages in-8<'). 

Manuscrits grecs conservés dans les autres bibliothèques ou établissements de 
Paris (décrits par M. Omont dans le BuUetin de VHistoire de Paris) Ce sont : 



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APPENDICE. 303 

A la bibliothèque Mazarine, 20, dont i orné de dessins. 

A la bibliothèque de l'Arsenal, 16, dont 1 orné de peintures et i d*Ange 
Vergèce. 

A la bibliothèque Sainte-Geneviève, 8, dont 2 ornés de peintures. 

A la Sorbonne (bibliothèque de l'Université), 4. 

A la bibliothèque de la Faculté de médecine, 3. 

A la bibliothèque de l'Institut de France, 2. 

Au musée du Louvre, i , orné de peintures. 

A l'Imprimerie nationale, 1, de la main d'Ange Vergèce. 

Manuscrits grecs conservés dans les bibliothèques de la province (décrits par 
M. Omont dans le Cabinet historicité). Ils sont, dans leur ensemble, au nombre de 
96 manuscrits qui se répartissent de la manière suivante : 

Agen, 1 manuscrit. Albi, i. Amiens, i. Arras, i. Bayeux (musée), 1. Besançon, 17. 
Bourges, 1. Caen, 10. Carpentras, 3. Épernay, i. Évreux, 6. Laon, 1. Lille, 1. Lyon, 7. 
Marseille, 3. Metz, 2. Montpellier, 15. Narbonne (archives), i. Orléans, i. Poitiers, 3. 
Reims, 2. Rennes, 2. Rouen, 2. Saint-Michel, 1. Schlestadt, 6. Soissons. i. Toulouse, i. 
Tours, 1. Troyes, i, Vitry-le-François, 3. 

« La collection de manuscrits grecs conservée à la Bibliothèque nationale est sans 
contredit la plus riche et la plus nombreuse qui ait jamais été réunie, dit M. Omont La 
plus riche après elle est la Bibliothèque du Vatican qui possède 3559 volumes. Viennent 
ensuite les bibliothèques : Impériale de Vienne, Laurentienne de Florence, Saint^Marc 
de Venise et les différentes bibliothèques d'Oxford, avec un peu plus ou moins d'un 
millier de manuscrits grecs chacune, la bibliothèque du Musée britannique avec 
713 volumes, et celle de l'Escurial avec 583. Dans aucune autre bibliothèque d'Europe, 
sauf celles de Moscou et du mont Athos, le nombre des manuscrits grecs ne peut 
atteindre le chiffre de 500. » 

Il est permis de conjecturer, d'après ces données, où sont omis des pays impor- 
tants comme la Russie, la Hollande et la Sicile^ que le nombre total des manuscrits 
grecs encore subsistants dans le monde et arrachés aux ravages du temps, manuscrits 
inclus entre le v^ et le xix® siècle de l'ère chrétienne, ne s'élève guère qu'au nombre 
total d'environ seize mille. — Notre essai de critique artistique n'embrasse donc que le 
quart environ du champ d'exploration qu'il eût convenu d'embrasser. 



Manuscrits grecs de Paris (autres que ceux de la Bibliothèque nationale) contenant 
des ornements : 



• GLIX. — Mazarine. N*» T. 725. Livre de Prières. 

Livre de prières ; — an 1663 ; — simple cahier tle 20 feuill. 10-4**, papier. 

Ce iriuuu3crit provient du couvent de Saint-Magloire de Paris, dont il porte le nom 
sur la première page : Oratorii Sammagloriani. L'auteur a mis son nom, Akakios, 
prêlre et moine, et la date, 19 juillet 1663, en tète, dans une inscription ainsi écrite : 

Effid^v) oicapouaa icap' é(jioO 'AxoxCou lspofxov(ixou toD £y)v(oXou, iv (jit)v^ (ouX(ou iO' 



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304 



APPENDICE. 



L'iascription, divisée en quatre lignes, occupe le milieu delà première page, au- 
dessous d*une scène de crucifixion dessinée à la plume avec quelques parties relevées 
en or. Rien de plus médiocre. 11 en est de même d'un saint (Jean Ghrysostome) en 
habits pontificaux dessiné à la plume au milieu de la page suivante et d'une bordure 
de fleurs coloriées qui l'entoure. Toutes les pages suivantes ont une bordure pareille. 

La seule partie de l'ornementation de ce même volume qui offre de l'intérêt sont 
les initiales qui, au nombre d'une cinquantaine^ décorent le commencement de 
chaque prière. Elles sont dessinées à la plume, au simple trait, avec peu de talent, 
mais avec le sentiment grec de l'élégance et dans le goût de nos figures ci-dessus 76 à 
80, ou, pour être plus exact, dans le goût des modèles anthropomorphiques rassem- 
blés par Montfaucon sur la planche de sa Paléographie, insérée à la page 25 5 , et reproduits 
par Gardthausen, page 88 de sa Griechische Palaeog. En voici quelques exemples : 




\fH 



{^Htl 



Fie. 188 (r 104). 






Fie. 189. 



FiG. ilH). 



Fjc. 191. 



Il y a tout lieu de croire que le dessinateur copiait un manuscrit du x^ ou 
xn' siècle. 



CLX. — Arsenal. N' 8409. Les Évangiles. 

199 feuill., lignes long.; — xii* s. ; — haut. 210 millim., larg. 165; — vieille rel. en veau 

du XVI r s. 

En tête de chaque évangile, un bandeau en carré long, évidé au centre et formant 
un cadre d'or chargé de fleurettes élégantes, généralement d'azur, autour d'un évide- 
ment central où brille le titre de l'évangile, en capitales d'or. Le texte commence par 
une moyenne initiale, de même style, à fleurons, articulée, sertie d'or. Aux feuillets 



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APPENDICE. 305 

3 r* à 7 ir», sont préparées pour recevoir la concordance des évangiles huit magnifiques 
arcades surmontées chacune de deux oiseaux affrontés et dont les tympans sont cou- 
verts de riches médaillons et de fleurettes élégantes. Ce volume provient du couvent de 
Saint-Maglojre de Paris. 

C'est le même manuscrit dont la décoration est appelée très médiocre, ci-dessus 
à la page 6, erreur qui provient de ce que l'énumération faite en cet endroit à la page 6 
était un résumé rapide, rédigé de mémoire. 



GLXl. — Sainte Geneviève. N** Ao. 34. Nouv. Testament. 

241 feuill. ; — an 1284; — demi-re). moderne. 

En tète de chaque évangile (f^* 1, 65, 108, 179) est un handeau à fleurs ou fleu- 
ronsy suivi d'une moyenne initiale. L'un et l'autre de ces ornements sont accompagnés 
d'oiseaux, de serpents ou d'autres animaux, le tout exécuté avec une grossièreté 
extrême. 



CLXII. — Sainte Geneviève. N" Ao. 35. Les Épitres. 

131 feuiil. ; — xvr siècle; — in-H*"; — rel. du xvir s. richement ornée et fleuronnée. 

Charmante décoration de style italien et grec mélangés. En tète de chaque cha- 
pitre est le titre en capitales d'or et une petite initiale d'or inscrite sur un carré de hrun 
relevé de fleurons hlancs très fins et très élégants. Cette initiale est accompagnée de 
branchages enroulés, or, azur et carmin, qui garnissent la marge sur toute sa hauteur, 
et les mêmes branchages encadrent quelques fins de chapitre; à la même place on 
trouve aussi une fin-de-ligne, d'or fleuronnée; et parfois un petit chien ou un petit oiseau 
d'or (voy. f" 16 v"», 17 r*», 19 v% 22 v«, 25 v"), d'autant plus agréable à l'œil que tous les 
ors du volume sont éclatants de fraîcheur. Enfin la première page de ce précieux petit 
livre est entièrement entourée de branchages d'or, interrompus au centre de chaque 
marge par quatre petits tableaux. Celui d'en bas occupe toute la marge inférieure ; il 
contient une charmante peinture : un jeune clerc en vêtements noirs, agenouillé devant 
saint Pierre, qui bénit de la main droite et s'appuie de la gauche sur une épée nue. Les 
trois autres peintures occupent des médaillons de 25 millimètres de diamètre; ce sont : 
à gauche, les armoiries du propriétaire, d'azur au chevron d'argent accompagné de 
3 coquilles d'or; adroite, la décapitation d'un martyr; au sommet, saint Paul aveuglé 
sur le chemin de Damas. 



Pendant la dernière guerre de la Russie contre les Turcs, un jeune Roumain vint 
apporter à Paris un manuscrit grec, acheté, disait-il, à Athènes. Ce volume fut annoncé 
et mis en vente dans un catalogue de la librairie Claudin (n* du mois de mai 1877) en 

ces termes : 

33 



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806 



APPËNDIGK. 



a Quatuor Evangelja gr/ece. — Grand in-folio, reliure en bois, tranche dorée avec 
» traces d'anciennes peintures : 9000 francs. Très précieux manuscrit grec du xii* siècle 
» sur velin et d'une belle conservation, o 

Ce volume, haut de 35 centimètres sur 28 de large, compte 309 feuillets, dont 
5 feuillets de garde enlevés à des manuscrits du x* siècle contenant des frag- 
ments des Pères de l'Église. Il ne comprend pas seulement un texte des quatre 
Évangiles ; il se termine (f®* 249-306) par un ménologe. Ce beau manuscrit, de conserva- 
tion parfaite, est rempli d'une abondante ornementation : d'abord la représentation 
à mi-page, en tête de chaque Évangile, du portrait en pied de l'évangéliste peint comme 
à l'ordinaire sur fond d'or, assis, écrivant devant son pupitre et encadré d'une bordure 
dorée couverte de fleurs et fleurons. La première lettre du texte est une grande initiale 
accompagnée d'une flgure du Christ debout et enseignant, et dans tout le cours du 
texte se trouvent à chaque page une ou deux belles initiales à fleurons articulés et sertis 
d'or, dans le goût de nos planches 62, 65, 67. Le ménologe commence, en outre, à 
chaque hagiographie, par un étroit bandeau fleuronné comme ceux de nos planches 48, 
62,67,91. 




FiG. 192 »f* 107). 

Mais le détail spécial qui rend intéressant ce manuscrit, acquis de M. Claudin en 
1877 (il en a été parlé ci-dessus, page 21), et qui m'invite à lui donner place ici, c'es 
la peinture qui représente l'évangéliste saint Luc en tète de son Évangile (f* 107 r°). 
Elle offre cette particularité curieuse que saint Luc étant lui-même un peintre auquel 
les saintes traditions attribuent un portrait de la Vierge, son confrère, le peintre 
byzantin du xu* siècle, s'est plu à le représenter dans un atelier et à faire son propre 
portrait et celui de sa femme, à la marge, dans le bas de la page (fig. 193). La femme 



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APPENDICE. 907 

était probablement collaboratrice de son mari, car tous deux semblent par cette démons- 
tration, que confirme l'attitude grave et religieuse qu'ils se donnent, se mettre sous la 
protection du divin artiste ; et il est infiniment vraisemblable qu'ils sont les auteurs du 
manuscrit. Il Test aussi que l'atelier représenté (en partie du moins) était le leur. Celui- 
ci n'est d'ailleurs pas bien riche : on y voit figurer accrochés à la muraille un chrisme 
et une croix montée sur un groupe de rinceaux, qui étaient sans doute des instruments 
de mathématiques destinés à tirer des lignes droites ou courbes, plusieurs échantillons 
de boules et de cercles, une sorte de sac pendu par son cordon (notre graveur l'a omis), 
un masque de plâtre, la tête d'une sorte d'Apollon; en6n et surtout une statue entière- 
ment nue. Cette statue est d'une imperfection extrême (à laquelle le graveur n'a pas 
suffisamment su se résigner), mais elle atteste par cela même que l'artiste tirait de son 
propre fonds cette partie de sa peinture, tandis que le portrait de l'évangéliste était de 
la peinture traditionnelle. 




Fie. 193 (f» 107). 

L'image d'un couple de ces nombreux artistes, profondément ignorés, auxquels 
sont dus les matériaux du présent volume, clora d'une manière heureuse notre long 
travail. 

Il ne saurait pourtant se clore tout à fait sans contenir le témoignage de gratitude dû par Fauteur 
aux personnes qui ont eu la bonté de lui prêter leur assistance : M. Léopold Dblisle, directeur de la 
Bibliothèque nationale, qui non seulement a bien voulu l'approuver, mais dont Tappui lui a valu celui des 
ministères de Flnstruction publique et des Beaux-Arts, sans lesquels une publication aussi dispendieuse 
eût été difficile; M. Henri Micbelant, conservateur du département des manuscrits; et mes collègues, 
M. Herman Zotenbebg et M. Henri Omont, le premier pour l'examen des explications données aux scènes 
bibliques, le second pour la révision des citations grecques. A ces remcrciments doivent être associés 
pour leur part M. Henri Girard, graveur, et Téditcur, M. Honoré Champiott. 



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ERRATUM 



Page 5Î, ligne 8 : 332% lise* 332. 

Ibid., ligne U : 364% lise* 364 *. 

Page 155, ligne Si : èxiriXôaoç, /wm êxirrtbafç. 

Page 176, ligne 13 : Voici le màlc, voici la femelle; litei vipère mâle, vipère femelle; Ix£k 
étant pour ëx^ç. 

Page 235, ligne 8 : . . exactement gravées dans l'ouvrage de Boivin ; ajoute* : et dans les Notices 
et extraits des manuscrits, t. VUI, part, fi, p. 18. 

Page 242, ligne 10 : Les trois anges dont il est question en cet endroit pourraient dtre ceux 
auxquels Abraham sert un repas {Genèse, cbap. xviii). 



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ABLE * 

DES VOLUMES CI-DESSUS DÉCRITS 



N» d'ordro. N« de U Bibliothèque. Date. Sujel du manueerit. Tafifet. 

I Coisl. 202 V-vi«»iècle Saint Paul 57 

II 9 Id A. et N. Test, et S. Ephrem 58 

III 277 viii*-x« siècle.... Evangéliaire . 59 

IV 279 Id Id 61 

Neuvième nUcle, 

V 510 867-886 Saint Grégoire de Naxianw 6i 

VI 923 IX* siècle Lieux comm. bibl «0 

Dixième iiècie. 

VII 2179 X' Biècle Dioscoride 92 

VIII 278 Id Evangéliaire 94 

IX 517 868-91 1 Saint Grégoire de Nazianzc 96 

X 497 970. SaintBasile 96 

XI Coisl. 224 976-1025 Syoaxarium 96 

XII 438 992 Saint Denys TAréopaglte 97 

XIIÏ 20 X* siècle Psautier 98 

XIV 48 Id Évangiles 101 

XV 21 Id Psaumes 102 

XVI 6i Id Évangiles 103 

XVII .0 Id Id 106 

XVIIl 139 Id Psautier 108 

XIX 216 Id Actes des apôtres 115 

XX 515 Id Saint Grégoire de Nazianzc 116 

XXI 654 Id Id 116 

XXIi 669 Id Saint Jean Cbrysostonic 118 

XXIII 750.. Id Id 119 

XXIV 7y9 1(1 Id 119 

1. Le T initial (fig. 194) appartient au M^ n" 799, x*" sièclo (ci-dessus p. 119). 



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310 



TABLE DES VOLUMES CI-DESSUS DÉCRITS. 



N» d'ordre N« d« la Bibliolhè'iue. 

XXV CoîbK 20 X* 

XXVI Coisl. 195 



Date, 
siècle Ëvangilu. 



Sojel da manuscrit. 



Id. 



Id. 



Pafea. 
121 
123 



XXVIl.. 
XXVIII.. 

XXIX . . . . 

XXX 

XXXI ... 

XXXII.... 

XXXUI... 

XXXIV... 

XXXV.... 

XXX VI... 
XXXVIl . . 
XXXVllI . 
XXXIX... 

XL 

XLI 

XLÏI 

XLIII ... 

XLIV 

XLV 

XLVI.... 
XLVII.... 
XLVIII... 
XLIX.... 

L 

Ll 

LU 

LUI 



Coisl. 



CoUl. 
Coisl. 
Coisl. 
Supp. 
Supp. 



519.... 
223.... 
922.... 

79 

49 

74 .... 

75 

115.... 
218.. . 
219.... 
39t.... 
531.... 
582.... 
533.... 
580.... 
608.... 
611.... 
739.... 
812. . . . 
1016 A. 
1102... 
1208. . . 

31 

06 

205.... 
247.... 
567.... 



Omiéme $iécle. 

An 1007 Saint Grégoire de Nazianze. 

1045 Saint Paul 

1062 Théologiques d*Eudoxie 

1078-81 Les Évangiles 



XI* siècle. 
Id. .. 

Id 

Id 

Id.... 

Id 

Id 



Id. 
Id. 
Id. 
Id. 



Actes des Apôtres 

Commentaires sur ]$$ Actes des apôtres. • 
Saint Jean Chryitftome, saint Basile, etc. 



Id Saint Grégoire à» Nazianze. 



Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id.. 
Id.. 
Id. 
Id., 
Id. 
Id.. 



Id. 
Id. 



MétaphrajU. Vies des Saints. 
Saint Jet» Chrysostome 

U 

M 

Id 

Id 

Lieux conununs 

Histoire de la Vierge 

Les Évangiles 

Saint Jean Chrysostome 

Actes des apôtres 



Id Nicandre..... 

Id. Kvangéliaire. 



125 
125 
126 
128 
132 
133 
136 
137 
138 
138 
138 
139 
139 
140 
299 
14i 
145 
146 
146 
146 
147 
147 
172 
173 
174 
175 
179 



LIV 

LV 

LVI 

LVn.... 
LVIII... 

LIX 

LX 

LXI 

LXU.... 
LXIU... 
LXIV.... 
LXV . . . . 
LXVI.... 
LXVII... 
LXVIU.. 
LXIX . . . 
LXX.... 
LXXI . . . 
LXXU... 
LXXIU.. 
LXXIV., 
LXXV... 
LXXVI.. 
LXXVII . 



Dowûème iiècle. 

243 An 1133 Office ecclésiastique. 

83 An 1167 .... Les Évangiles 

. An 1186 Job, Proverbes, etc. . 

. Jii* siècle Psautier 

Id Les Évangiles 

Id Id 

Id Kvangéliaire 

Id Id 

Id Office ecclésiastique. . 



11. 
41. 
51. 
189 
284, 
300. 
331 
501 
5il, 
543 
545 
800, 
823, 
858 
626. 



660. 
713. 
743. 
765. 
550. 
930. 



Saint Basile 

Saint Grégoire de Nazianze. 

Id 

Id 

Saint Jean Chrysostome .... 

Id 

Id Diadochus 

Id Saint Jean Chrysostome 

Id. Id 

Id Id 

Id Id 

Id Id 

Id Id 

Id Saint Grégoire de Nazianze. 

Id Saint Clément 



179 
179 
180 
181 
181 
108 
182 
183 
184 
185 
185 
186 
192 
193 
194 
195 
195 
195 
196 
196 
197 
197 
198 
203 



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TABLE DES VOLUMES Gl-DESSUS DÉCRITS. 



311 



N<> d'ordro. N* do U Bibliothèqtte. 



LXXVIII 1158. 

LXXIX Coisl. 197.. 

LXXX Coisl. 239.. 

LXXXI Supp. 27... 

LXXXII Supp. 75... 

LXXXIIl Supp. 151.. 

LXXXIV Supp. 260.. 

LXXXV Supp. 913.. 

LXXXVÏ Supp. 914.. 

LXXXVII Supp. 886.. 



Daio. Sujet du maniitcrit. Pagos. 

xu* siècle Jean Climaque • 203 

1(1 Les Évangiles 204 

M Saint Grégoire de Nazianze 205 

Id Office ecclésiastique 214 

Id Les Évangiles 219 

Id Saint Grégoire de Nasianze 219 

Id Psautier 220 

Id Saint Grégoire de Nazianze 220 

Id Les Évangiles 221 

Fin xir siècle. . . Saint Maxime 222 



TreUième tiècle. 



LXXXVIII 

LXXXIX 

XC 

XCÏ 

XCII 

XCÏll 

XCIV Coisl. 200 

XCV Coisl. 191. 

XCVl 54. 



117 An 1263. 



112.. 
134.. 
354.. 
796.. 
2952. 



.. Les Évangiles 223 

XI ir siècle Nouveau Testament 223 

Id Commentaire sur Job 223 

Id Cantiques à la Vierge 225 

Id Saint Jean Chrysostome 225 

Id Aristide 226 

Id Le Nouveau Testament 226 

Id Les Petits prophètes 227 

Id Les Évangiles 227 



Qualorûème siècle, 
XCVII Coisl. 13 An 1304 Psautier. 



xcvin. 

XCIX... 

C 

CI 

Cil.... 
CIIL... 
CIV.... 

CV 

CVI.... 
CVIl... 

cvm.. 

CIX.... 

ex 

CXI.... 
CXII . . . 
CXIII . . 



311.... 
2144... 
135.... 
1242... 
351.... 
266.... 
599 A.. 
1123 A. 
1128..: 
1553... 
1883... 
2155... 
2237... 
2243... 
2786... 
2958... 



An 1336 Lectionnaire 233 

An 1350 Hippocrate 233 

An 1368 Olympiodore 235 

An 1375 Cantecuzène 238 

An 1389 Le moine Denys, ctc 242 

XIV» siècle Chants d*église. ... 244 

Id Saint Ephrem 245 

Id Saint Jean Damasccne. . 245 

Id Barlaam et Josaphat 246 

Id Vicsdes Sainte 253 

Id Questions médicales 254 

Id Médecins 255 

Id Myrepsus 256. 

Id Antidotes 257 

Id Eschyle '. 269 

Id Dion Chrysostomc 260 



CXIV... 
CXV. .. 
CXVI... 
CXVII... 
CXVIU.. 
CXIX..., 
CXX.... 
CXXI... 

cxxn... 

CXXIII.. 
CXXIV . . 

cxxv... 

CXXVI . . 
CXXVli . 



12... 
1407. 
522.. 
1557. 
406.. 
2182. 
2352. 
36... 
239.. 
315.. 
715.. 
1783. 
1860. 
2097. 



Quiniième tiède. 

An 1419 Psaumes 260 

An 1438... • Geographica 261 

An 1443 Saint Grégoire de Nazianze 261 

An 1467 Vies des Saints 262 

An 1478 Horologium 262 

An 1482 Dioscoride 263 

An 1488 Ëudide 263 

XV* siècle Proverbes et Hippocratcs 264 

Id Apocalypse 265 

Id Evangéliairc 266 

Id Saint Jean Chrysostomo 266 

Id Codinus 267 

Id Aristole 267 

Id Planude 268 



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312 



TABLE DES VOLUMES Gl-DESSUS DÉCRITS. 



N* d'orJro. 



N* do U Bibliothèque. 



CXXVIU. 



2183. 

CXXIX 229*. 

CXXX 2419. 

CXXXI 2706. 

CXXXII 2795. 

CXXXUI 2900. 

CXXXI V 2959. 

CXXXV 2961. 

CXXXVI 2964. 

CXXXVIl Supp. 309.. 

CXXX Vin Supp. 451.. 

CXXXIX 130.. 



Dttlo. 
XV* siècle — 



Sntjot dti manuscrit. 



Page». 



Dioscoride 269 



Id Paul d^Éginc. 



Id.. 
Id.. 
Id.. 
Id.. 
Id.. 
Id.. 
Id.. 
Id. 
Id. 
Id.. 



Astrologie 270 

Oppien.... 270 

Euripide 278 

Esope 279 

Dion Ghrysostome 280 

Libanius 280 

Julien 281 

Manuel Paléologue 281 

Théodose 282 

Genèse 282 



CXL 

CXLI 

CXLIl 

CXLUÏ 

CXLIV Coisl. 

CXLV 

CXLVI 

CXLVll 

CXLVIII 

CXLIX 

CL 



Seiiième iiècle. 

872 Au 1500 Jean Climaquc 282 

2198.... An 1522 '. Medicinalia 283 

317 An 1533 Evangéliaire 284 

798 1541 Saint Jean Ghrysostome.. . . .^ 285 

14 An 1547 Id 286 

2737 An 1554 Oppien 286 

1828 An 1562 Proclus Diadochus 287 

1022 XVI* siècle Saint Jean Ghrysostome 288 

1790 Id Chronique de Georges Malaxe 288 

2512 Id . Héron d'Alexandrie 289 

3057 Id Violarium d*Eudoxie . . . ■ 290 



GLl.. 

cm. 

CLIII < 
CLIV. 



GLV Supp. 177. 



Dû^septième siècle. 

Coisl. 274 1608 Sermons n 291 

100 A. . . . 1625 Les Évangiles 292 

Supp. 242 1650 Evangéliaire 293 

1282. . . . xvii* siècle Siméon de Thessalouique 296 



Id Office divin. 



APPENDICE. 



2572. 



CLVI 

CLVll Coisl. 364 XV siècle 

CLYUI Bibl. nat. ms lat. xil* siècle . . 

CLIX Bibl. Mazarine. 

CLX BibL de r Arsenal. 

CLXI Bibl. S'*-Gencv. . 

CLXII 

CLXUI 



An 1296 Hoschopoulos 300 

Prières 301 

Évangiles 301 

Anl663 Prières 303 

Xli" siècle Évangiles 3U4 

An 1284 Nouveau Testament 305 

Id XVI* siècle Éptlres 305 

Xîl* siècle Les Évangiles 306 



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TABLE DES MATIÈRES 



Le chiffre entre parentlièscs est le numéro du manuscrit ; le chiffre ou les chiffres qui suivent sont 
les folios de ce manuscrit; les chiffres placés entre crochets indiquent Tannée ou le siècle. 

Ainsi Aaron (5t0),52,42i [867-886] et Abakoum (1528), 223 [xii), veulent dire qu^on trouvera Timage 
d*Aaron au manuscrit n<* 510, folios 52 et 42i, et que cette image a ét^ exécutée dans Tintervaile des 
années 867 à 886, et qu'on trouvera celle d'Abakoum dans le manuscrit n« 1528, au folio 228, image du 
XII* siècle. 

Ainsi Nota Bene : Cette table renvoie directement au folio du manuscrit où la peinture se trouve. 
La page du présent volume où ce manuscrit figure est indiquée par la liste ci-dessus, pages 309 à 312. 



A, formé d'une image de saint Grégoire de Nazianze 
(533), 1 (XI];— zoomorphe (1208), 63, 185 (xrj ; 
- omithomorphe (441). m [xn] ; (2097), 43 (xv] 
{Coisl 274) fxviTl. — Voy. Initiales, Combat. 

Aaron (510). 52, 124 [867-886]. 

ABAKODM.ou Habacuc, prophète (1528), 223 Ixiil.— 
Voy. Habacuc. 

Abdias, prophète (1528), 218 Ixii] 

Abeilles (Élevage des), Supp. (247), 26 (xil. - 
(Essaim d') mis dans une boîte ou ruche (2736), 
54 (xv). — Reproduction de la peinture précé- 
dente (2737) (xvi|. 

Abel offrant le sacrifice d'une brebis, et plus loin, 
Abel égorgé par Caïn (1208), 49 [xi]. — Mort 
d'Abel(923), 355 [ix]. 

Abemher ou ABNeR,roi des Indes (1128), 3, 10, etc. 
[xivj. 

Abgar, roi d'Édesse (1528), 181, 182 |xiil. 

Abtme, sa personnification (139), 419 (x). 

Abraham (510), 174 IixJ; (74), 1 (xij; sacrifiant 
Isaae (20), 13 (x) ; portant Lazare dans son sein 
(510), 149. 

Accouchée (1128), 10 IxivJ. - Voy. Annt. 

ACHAB. roi des Juifs (923), 266 [ixj. 

AcBiLtE combattent Hector (2878), 133 (xiv). 

Adam au Paradis (605), 74 [xj. ~ Adam et Eve (543), 
116 (xiil; leur histoire (510), 43 1867-86]; à la 
porte de l'Enfer, déplorant leur foule (1208), 41, 
47, 49 [XI]; cessant de se lamenter lorsque natl 
la mère de la Vierge (1208), 50 [xi] ; création 
d'Adam (135), 220 [XIV]. 



ADRANTE (Hélène au tombeau d') (2878), 195 (xivj. 

Adultère (la Femme) (510), 310 [867-886]. — Céré- 
monie pour la procédure en ^adultère chez 1rs 
Juifs (1208), 248 [xi]. 

AGATHANGELOS (Saint) (1561), 95 (xri{. 

Agneau (1') entre les quatre symboles évangéliques 
(49), 201 [XI]. 

Agriculture (Instruments d*), fau'*ille, faux, maillet, 
plantoir, fourche, joug, charrue, etc. (2786) |xiv]. 

Aigle de saint Jean (715), 3 [xv]. 

Aiguière ou Bassin à laver (74), 4, 57, 106, 195 [xi]; 
(139^, 446 [x|. — Aiguière d'or pour laver un 
enfant nouveau-né (1128). 10 [xiv]. 

Album ou Tablette pour une inscription (1208), 217, 
219,238 [XI]. 

ALRXAKDRE LE GRAND poursuivant Darius (2736), 7 
ixvj. 

Alexandre, fils de l'empereur Basile et d'Eudoxie 
(510), 2 [867-886] ; pages 63-65. 

Alypios ^Saint) (580), 2 [xi-xii]. 

AMALÉC1TE8 Combattant contre les Israélites (510), 
424 [867-86]. 

Ame (1*) humaine (1069), 4 [xn] ; sous la forme d'un 
enfant (510), 149 [867-86] ; (1528), 153 [xii);sous 
la forme d'un enfant porté dans les bras des 
anges (1208), 41 [xi); sous la forme de petits 
personnages demi-nus (543), 27 (xii]. 

Amimadab, flrère du roi David (13D), 3 [x]. 

AMOS, prophète (1538), 218 [xn]. 

Amour, dieu (2736), 16, 17, 28, r- et V, 34 [xv]. 
Initiale à tête d'amour (2893), 1 jxvi). 

40 



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314 



TABLE DES MATIÈRES. 



AMPH1L060S (Saint) (580), 2 [xi-xii|. 

Amphore (543), 116 [xiil. 

ANA8TASE (Saini) (1561), 89 (xn). 

Analomiques, <lgure«, (2180), 107 et 108 (1481); 

(2256),6,7. 8 1XVI1. 
André, apôtre (580), 2 fxi-xii]; André et Simon 
appelés par Jésus (510), 87 1867-^]. — Voy. 
Pierre. 
ÀNDBONtDE, (1102) [xij, page 147, note 1. 
ANDBOinc (Michel et), fils de l'empereur Gonstanlin 

Ducas (922), 6 (1062). 
Anes (510), 143 [867-861; ânes et ànesses (135). 8, 
67, 105 (13681 ; âne bien dessiné (510), 196. 

Ange en buste, diadômé d'une fascia en étoffe 
blanche, robe blanche, ailes bleues, et, en tout, 
d'un caraotëre antique (278), 220 [viii]. 

Ange (74), 110, 135, 169, etc. jxil ; (317), 188 [15331. 
<- Ange ailé voltigeant (351), 33 [13991. 

Anges (les) (20), 11 [x\ ; (135), 12 et passim [13681; 
(1208), 3 [xil.— Les anges dans le ciel (75), 1, 
95,255 [xil; (510), 285 [867-861; Supp. (27), 172 
[xiil; gardiens du Paradis (1208), 50; des tom- 
beaux (1208), 80; montant et descendant l'échelle 
de Jacob (1208), 29; protégeant et nourrissant 
Daniel dans la fosse (510), 435; disant la messe, 
Supp, (303), 19 [xvil.— Anges et bergers à Beth- 
léem (543), 116 [xiil. — La légion des anges 
rangée autour de Dieu (1208), 153, 162; derrière 
Jésus (543), 27 ; en armure d'or et la lance au 
poing autour de la Vierge (1208), 86, 123 et 
aussi 8 r*; autour de Salomon (1208), 110.— Voy. 
encore CoisL (239), 6 Ixiil. — Six anges glori- 
Qant la Vierge (1208), 69. 

Ange parlant à Moïse (1208), 7i; apparaissant au 
grand prêtre Zacharie (64), 103 [xj; (1528), 196 
[xiil ; gardant le tombeau de Jésus, Coitl. (239), 
19 [xiil ; précédant Jésus à sou entrée dans les 
Enfers (1208), 66; diclant A saint Mathieu son 
Évangile, Supp. (242), 36 [xviil ; planant dans les 
airs (351) [13891, ligure 124. — Voj. Annoncia- 
tion. Voy. aussi Salomon dans sa gloire. 

Animaux (les) à la créaUon (134), 91, 176, 205 
[XIII]; composant les troupeaux de Job, ibid.yii. 
— Animaux divers : lièvre, poisson^ émcrillon, 
perdrix, chieo, renard, pigeon et colombe, biches 
et tigres, flgurant dans les initiales peintes du 
manuscrit (1208) [xi]. — Autres animaux divers 
(923), 198-200 [ixl ; (64) passim (xl ; (71) passim 
[xil ; (41), 20 ; (930) passim |xii] ; (2572) passim 
[12961 ; Supp. (462) passim [1313]; (135), 103, 132, 
177, 213, 224, 225,229 [13681; (36), 163; (2294), 
138-179 (xvl; (834) passim [1585]; (2502) passim; 
(2737), 76-106 [xvi].— Animaux entrelacés (239) 
passim [xv] ; grotesques (voy. ce mot). — Voy. au 
nom propre de chaque animal. 

AMNA, mère de Samuel (139), 428 [x]. 

ANNE, mère de la Vierge (voy. Joaehim); étendue 
sur un sofa et recevant les visites de relevailles 
que lui font les notables de Jérusalem (1208), 
38 [XI]; présentant la Vierge, sa ÛUc, nouvelle 
née, au roi David, ibid.t 5G, 



Anneau nuptial. —Voy. ÉgUse (V). 

Année (1') entourée do ses douze mois (134), 50 

[XIII]. 

Annonciation (!'). L'ange Gabriel annonçant à la 

Vierge Marie la naissance d'un fils (510), 3 [867- 

86]; (1208), 21 [Xi| ; Coisl. (23J), 22 [xii]; (2243), 

11 [xiv]. 

Antiochus, roi d'Assyrie, sur son trône (510), 340 

[867-86] ; Coisl. (239), 38 [xii]. 
Apetastos (Nicéphore), propriétaire du manuscrit 

Coisl. (72), de Tan 1072. 
APIS (Culte d'), Coisl. (239), 122 [xii]. 
Apocalypse (Dragon de V) (239), 51, 56, 58, 76 [xv]. 
Apocavkos (Alexis), médecin et grand seigneur de 
Constantinople ; son portrait exécuté d'après 
nature (2144), 11 [vers 1350]. 

Apollon sous les traits du roi David (139) [x], 
flgure 51. 

Apoplexie (Homme frappé d') (2155), 30 [xiv]. 

Apothicaire ou Spestialos,specûintts(2243),10[xiv]. 

Apôtres, leurs supplices (510), 32 [ix], page 68; 
leur vocation (510), 87. — Les douze apôlres 
assemblés le jour de la Pentecôte (541), 83 [xn] ; 
tous les douze assis en rond le jour de la Pen- 
tecôte, excellemment peints dans un cercle de 
U millimètres de diamètre (1208), 3 [xi]. — MorU 
diverses des douze apôtres (510), 32. — Voy. Cèiie, 
Barque. 

Appât (Animaux apposés pour servir d') â la chasse 
(2736), 2 [xv], 

Apprivoiseur de bôles féroces, Mansuetarius (2736), 
35 [-v]. 

Arabe ^ibasseur) courant le cerf (2736), 8 [xv]. 

Arbalètes (135), 134 [1368]. 

Arboriculteur (533), 34, 35 [xi]. 

Arbre de la science du bien et du mal (510), 52 
[ix], page 69; arbre planté dans un vase et sur- 
monté d'un nid de colombes (317), 208 (1533] ; 
arbres en forme de boule (135), 5 [1368] ; pein- 
ture imparfaite des arbres (1208), 3 [xi] ; arbres 
du Paradis, ibid.,^1. 

Arc nn tiers point ou ogival (architecture) ayant 
chacun de ses deux segments divisé en trois 
lobus (550), 4 (xii). 

Arcade triple (284), 4 [xn]; cintrée à trois lobes 
(541), 1 jxii]; portique à cinq arcades rappelant 
le style arabe (567), 110 [xi]. 

Arche (1*) de Noé (510), 360 [867-886]. 

Archer. Esquisse à la plume (492), 149 [942] ; autres 
archers (41), 130, 161 [xii]; (135), 187 [1368]; 
archer chassant le lion (134), 86 [xiii]. 

Architecture. Portique encadrant une concordance 
des Évangiles, Coisl. (195) [x] et passim dans les 
Évangéiiaires; construction d'un temple (20), 4 
[x], fig. 43; portique encadrant les évangélistes, 
Coisl. 31 [x-xi]; CoisL (197), 8, 9 [xii].— Dessins 
d'architecture et de mécanique, supp. (607) (xv]. 
— Voy. Arc, Arcade, Bâtiments, Maisons. 

Argonautes (les) et leur navire (2736), 33 [xv]. 

Ariens; scènes de leur histoire (510), 367 (867- 



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TABLE DES MATIÈRES. 



315 



Armée romaine au neuTième siècle (510), 400. 

Armoire à livres : CowZ. (195), 9 [xj; CoiâL (20) à 
chacun des quatre évangélistes [x] ; Coisl. (2ii), 
25, 27 (x-xi). — Autres armoires à livres (189), 1, 
206, 315 (xiij;5tt|^. (185), 2 IxiiJ; (1242), 93 
[1371-75]. — Voy. encore CoiêL (315), 70 (x-xi]. 

Armoiries peintes à la manière occidentale sur les 
armures de guerriers (135) 11368J. 

ARSiNB (Saint) le fUgiUf (1528), 1 [xiij; sa mort, 
ibid., 21. 

Articulées (Initiales), historiées, fleuronnées; ce que 
signifient ces expressions, page 23. 

Ascension de Jésus (550), 5 (xiij; (54), 213 [xiu]. 

ASOM, roi d*Edom (134), 208 [xiii]. 

Aspic ou Lézard, Supp, (247), 7 [xi]. 

Assemblée.- Voy. Église. L'assemblée à Gonstanli- 
nople sous la présidence de l'empereur Jean 
Cantacuzène (1242) [1375]. — Voy. aussi Évé- 
ques, CtmcUe. 

Astrologues (1128), 11, 12 [xiv]. 

Astronomie. Figures astronom. (2047) A, 25, 103,107 
[xivl; (2087), 67, 69, 70 (xivj ; (2509), 248-255 
(xivj; (2099) et (2402) (xv); (2413) |1497j; (2376) 
ixvij. 

Atalarte (2736), 17 (xvj. Toutes les peintures de 
manuscrit 2736 sont répétées dans le manuscrit 
2737, qui les reproduit en les rajeunissant. — 
Donc à 2736, chaque fois qu*il est mentionné 
dans cette tiible, il faut igouter mentalement 
2737. 

Atelier do peintre, page 306. 

Athamas. — Voy. Thésée^ 

Athanase (Saint), évèque d'Alexandrie (550), 209 
[xu]; (1561), 77 [xiij; Coi^l (239),8 Ixiil;sur son 
lit de mort (543), 260 (xi); Coisl. (1239), 163 [xiij. 

Athos (Manuscrit provenant du mont), Coisl. (367). 

Aube du jour; enfant la personnifiant (13'J),435 [x]. 

Aumônes; une distribution (550), 251 [xiij. 

Aumônière triangulaire, dans le costume d*homme 
des Byzantins (543), 288 [xu]. 

Autel (74), 105, 109, 148. 154, 156, 187, 189 [xi]; 
surmonté d'un dais (510), 53-67 [867-886] ; autel 
des holocaustes dans le temple de Jérusalem 
(1208), 87, 91, 92, 113, 125, 193, 254 IxiJ. -Autel 
chargé do fruits (2113), 1 [xvi]. 

Autruche (135), 190 11368]. 

Aveugle (74), 186 [xi]. Jésus guérissant les aveu- 
gles (510), 316 [867-886]; Supp. (27), 25 [xii]. 

Aviron [139], 419 [x]. 

B initial. —Voy. Chat. 

Bacchant et Bacchante (2536) [xvi]. 

Bacchus sortant de la jambe de Jupiter, Coisl. (239)^ 
121 [XII]. 

Baguette pour allumer les lampes dans le temple 
de Jérusalem (1208), 92, 123 [xi]. — Baguette 
écarlate terminée par une fleur blanche et portée 
par les anges (1208), 74, 80, 238. — Baguette 
rouge ou noire portée par les anges (510), 3 [ix], 
p. 67, lign. 37; Coisl. (239), 6 [xii].— Baguettes 
déposées sur l'autel de Jérusalem pour faire dési- 



gner par le sort l'homme qui devait être l'époux 
de Marie (1208), 131.— Voy. fidton, Canne, Verge. 

Baigneurs dans le Jourdain (1208), 15 [xi]. 

Bain (Une femme au) (923), 203 [ix].— Voy. Lavage. 

Baiser de Judas, Supp. (27), 118 [xii], figure 108. 
—Voy. Judas. 

Balag, fils de Beor et roi d'Ëdom (134), 208 [xiii] . 

Balances (923), 201 [ix]; attribut de la Justice, Coisl 
(79), 1 [1080]. 

Balançoire (550), 279 [xii], page 202. 

Balcon à fleurs sculptées (1128), 4 [xiv]. 

Baldad. —Voy. Eliphai. 

Baleine de Jonas (510), 3 [867-86]. 

Balustrade entourant Taulel des holocaustes dans 
le temple de Jérusalem (1208), 92, 120 [xi]. 

Bandages pour infirmités (2247), 237-251 [xvi]. 

Bande jaune ou verte passée sur les lignes d'écri- 
ture en guise d'ornement (1470), 98, 165, 178, 
202, etc. [890]; verte (305) [xiii]; jaune (881) [xi]; 
(438), 103 [9921; (1370) [1297]; jaune et rouge 
(365) [xin]; jaune et vert (374) [xiv]. Voy. encore 
Supp. (446) [xu], et CoMfi. (238) [xiuj. 

Bandeau ou surface en forme de quadrilatère 
allongé, plus ou moins décorée, et placée, dans 
les manuscrits, en tête des livres ou chapitres. 

' C'est, avec les initiales, l'ornement le plus usuel. 
— Exemples d'élégants bandeaux (528) [xi] ; 
(1208), 1, 30, 74, 110, 150, 182, etc. [xi] ; (535) 
et (545) [XII]; beau bandeau en treillis (1192), 
1 [XV]. — Bandeau identique dans tout le cours 
d'un volume et répété le même en tête de trente- 
trois chapitres (625) [1130]. 

Baptême. Cérémonie du baptême (550), 166 [xil]; 
CoUl. (23J), 130 [xn]; (1528), 182 [xu] . — Baptême 
de saint Cyprien (510), 332 (867-886]; de Jésus 
(533). 146,154 |xil;(543), 197, 213 [xii]; (550), 153 
(XII].— Le baptême du monde, ou Jésus envoyant 
ses disciples prêcher, et les douze apêlres bapti- 
sant chacun un néophyte (510), 426) [867-886J. 

Baptismale (Cuve) cruciforme (510), 87; quadrilubée 
(1528), 182 [xiij. 

Barlaam (Saint) (1127), 1 [xiv]; (135), 105 [1368]; 
son portrait (1128), 1 V» [xivj. 

Barque (74), 15 [xi]; (54), 124 [xui]; à voile (139), 
431 (X]. — Marinier conduisant sa barque, Coisl. 
(239), 26 [xii]. — Les apôtres dans la barque (510), 
170 (867-86]. —Voy. Bateau, Navire. 

Barthélémy (Saint), écorché vif (c'est un nègre), 
Supp. (27), 172 [xu|. 

Basile le Macédonien, empereur, mort en 886; 
son portrait, peint en pied, dans le costume im- 
périal (510), 2 [867-886]. Voy. pages 62-66. 

Basilb (Saint), le Grsind, évêquc de Gcsaréc, mort 
en 379; écrivant sur un pupitre (510), 104 et 
voy. aussi 71 [867- 886]. -Autres représentations 
de ce saint : (543), 130; (550), 94; (1561), 1 [xu]; 
(350), 21 [xv]; en croquis à la plume (966), 355 
[X]; en buste dans un médaillon, et au bas de la 
page, autre buste dans une initiale, tous deux 
presque effacés (922), 6 [1062j.— Saint Basile con- 
versant avec saint Jean Chrysostome (799), 1 [x] 



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316 



TABLE DES MATIERES. 



— Saint Basile et saint Grégoire de Naxiaritc 
guérissant ensemble les malades (510), 149. — 
Procès de suint Basile, (Jofsi. (23 J), 100-105 (xii). 

— Saint Basile à son Ut do mort, ibid., 74. 
Bassin d*or ou Lagen.i pour recueillir la pluie (1^8), 

149 [XI]. 
Bateau à rames (74), 7, 8, 15, «9. 115, etc. |xi|; 

(134), 78, 182 (xinl; (510), 170 1867-861; à voile 

(510), 239, 452; (74), 71; à voile triangulaire 

(533), 34 [XI]; à rames et à voile triangulaire 

(510), 367 [867-801. — Voy. Barque. 
Bâtiment. Somptueux bâtiments d'où s*élève l'échelle 

céleste de Jean Climaque, Coisl. (88). 
Bâton de messager de Tangc Gabriel (510), 3. — 

Voy. Baguette, Canne. 
Beauté. Nérée, Narcisse, Hyacinthe, Castor, Pollux 

et autres prétendus exemples (2736), 11 [xv]. 
Rellérophon perçant la Chimère (2736), 7. 
B£LPHÉG0H, sa statue (20), 17 [xj. 
Bénitier de pierre bleue (543), 87 [xii]. 
Berceau d'enfant à baiustres, en bois doré (1208), 

50, 63 [XI]; â pieds en balançoire, CoUL (23)), 

121 [XII]. — Berceau de fleurs (2512) [xvi]. 

— Voy. Buûsrni. 

îiCrgers et costumes de bergers (923), 248 [ix]; 
(550), 9, 30, 38 [XII]. — Berger jouant de la flûte 
(533), 3i [XI]. — Berger fuyant un serpent, Supp. 
(247), 6 (XI]. — Bergers et bergères dans un 
jardin, tfri(/., 47, 48. — Bergers grecs (voy. Cornu, 
Flûte, Mortier, Orûm).— Les bergers de Bethléem 
(510), 137. Voy. Angei. — Une bergerie, agri- 
culture (2736), 22*lxvj. 

Bôtc mystique décrite dans Jub (13i), 1J2 et suiv. 

[XIII]. 

Bethléem (la ville de) (20), 37 [x]; (74),4 [xi] ; la 
ville et la montagne de Bethléem (139) [x]. 

Bethsajié (923), 282 (ixl; dans son bain (510), 143 
[867-86]. 

Bible (la) sur un trône U*or dans la salle d'un 
concile (510), 355 [867-86]. — La Bible ou autre 
livre saint, porté â la main, en voyage ou en 
promenade (1208), 187, 189, 193, 196 |xi]. 

Bige (2736), 7 [xv]. 

Bijoux suspendus à une croix en ex-voto (510), 2. 
—Voy. Broclie. 

Bilboquet ou jeu analogue (550), 279 lxii],page 202. 

Blé. Champ de blé (74), 22, 70 (xi]. Char de blé 
(2736), 15 [xvj. 

Bœuf (135), 67 [1368]. 

Boiteux et Bossus (74), 15,31, 81, 114,133, 139, etc. 
[xij; (135), 183 [1368]. — Voy. Pauvres. 

Bordure de fleurs, fruits et animaux autour de la 
page (543), 23 \iu\, 

Borno-fonUine (2512), 34 [xvi]. 

Bossus. — Voy. Boiteux. 

Bottines (74), 5 [xi]. (voy. Manuu, Ckaunure), — 
Bottines de peau â mi-jambe (1128), 3 [xiv]. — 
Bottines blanches â mi-jambe perlées par presque 
tous les hommes du manuscrit 139 [x]. — Moïse 

- délaçant ses chaussures (1208), 74 [xi]. — Cro- 
chet de fer avec lequel Jacob les délace ou dé- 



boutonne (1208), 29. — Bottines impériales de 

pourpre, brodées de perles, portées par Tempc- 

reur Nicéphore le Botoniate et aussi par Tar- 

change Michel, Coisl. (79), 1 et 2 [1080]. 
Bouclier. David élevé sur le pavois (139), 6 [xl.i- 

Voy. (74), 3, 5, 28 [xi]. — Bouclier fleurdelisé 

(135), 19 [1368]. 
Boucs aflVontés (2512) [xvi]. 
Bouillissement, supplice (510), 332 [867-886]. 
Bourbon. Manuscrits exécutés pour des princes de 

cette maison (55) et (2628). 
Bourgeonnées (Initiales) (70) [964]. 
Bourreau, vraisemblablement la représentation de 

celui de Conslantinople vers la fin du neuvième 

siècle (510), 104, 137, 215, 322, 340, figure 15; 

autres (1528), 86; CoUl. (239), 38, 105 [xii]. — 

Autre massacrant les enfants sur Tordre du roi 

Hérode, Supp. (27), 173 (xii). 
Brasier de méul â pieis sculptés (74), 56, 97, 157, 

159. 204 (xi|. 
Brassard d*or (ou d'étoffé ordinaire, suivant le 

rang) dans le costume byzantin (543), 102, 213, 

388 [xii]. - Voy. Poitrine. 
Brebis (135), 8 [1368]. 
Brigands (510), 143 [867-86]; (134), 22, 23, ilO 

iwnl. 
Broche sur le front, parure de femme (139), 1, 

7 [X]. 
Brodeuses et tisseuses (135), 222 [1368]. 
Brunissoir de scribe (189), 1, 93, 206, 305 (xii]. 
BUCÉPHALE (2736), 7 [XV]. 
Bûcherons (135). 164 [xiv]. 
Buisson (le) ardent (510), 264 [867-86] ; Coisl. (239), 

6 [xii-xiii]; (1208), 74 [xil; (605), 272 [x]. — Un 

enfant dans un buisson de fleurs (605), 74 [x]. 

Cubas (6i), 4 |x] et flg. 75. 
CiECiLiDs baptisant saint Cyprien (510), 332 [ix]. 
Cailles affirontées devant un vase, Coisl. (21), 5 [xi]. 
Caîn offrant son sacrifice de fleurs et de fruits 

(1208), 49 [xil; écouUot sa condamnation, ibid.: 

méditant le meurtre de son frère, ibid.; consom- 
mant son crime, ibid. 
Calamus qu'on est en train de tailler (81) A [xi]. 

Voy. aussi (189) [xii], etc. 
Callinique (Saint) en costume de guerre (15:f8), 

117 [XII]. 
Camaïeu (Ciel peint en) (75), 1, 95. 255 |xi]. 
Camée antique, ornement en tôte d'un manuscrit 

(3056A) [XV]. 
Canards (64), 6-8 [x]; (550), 209 [xii]. - Deux ca- 

nards affrontés devant un vase, Coisl. (21), 

6 [XI]. 
Canif de scribe (54), 10 [xiii]; à lame recourbée, 

Coisl. (20) [x]. 
Canne de vieillard, un évoque, (543), 23 [xili; à 

pommeau, ibid., 213. — Canne ou sceptre de 

l'empereur de Constautinople, ibid., 288, 310. — 

Voy. Baguette, Bâton. 
Canopus. pilote du navire ramenant Hélène en 

Grèce, Supp. (2i7), 12 [xi]. 



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TABLE DES MATIÈRES. 



317 



Cantacuzèxe (Jean), portraits de cet empereur 

(1242), 5 et 123 11371-75J. — Voy. Anemblée, 
Capernaum, son centurion (74). 14 |xij. 
Capitales. Manuscrit en capitales (279) [viii-xij ; 

élégantes capitales d*or, Supp. (567) [xij. 
Caracalla, empereur (2736), 1 [xv]); (2737), 1 [xvij. 
Caricatures (2736), 16 [xvj. 
Carnassiers : lion, ligne, sanglier, hyène (2736), 

33-47 fxv). 
Cartes du monde ancien, des lies Britanniques, 

d'Espagne (1402), 54 et suiv. [xivl. 
Casque (135), 147 [1368]. — Casques et boucliers 

byzantins (510), 170 1867-86J. 
Casquette à longue visière (135), 20 [1368|. 
Castel(74), 130,147, 154 [xij. 
Castor et Pollux (2736), 16 |xvj. 
Catberinb (Sainte) (580), 2 [xij. 
Cavaliers, combat (2736), 5 [xvJ. 
Gatstros, fleuve, SuppL (247), 18 (xi). 
Ceinture (la sainte) de Jésus; aulcl élevé à son 

adoration (1528), 181 [xii). 
Ceinturon (139), 416 [x|. 
Cène (Sainte) (1208), 3 |xij; (106), 129 (xii]; (54), 

96 (xiiij. 
Centurion (la Fille du) ressuscitée par Jésus (510), 

170 I867-86J. — Voy. Capemaûm. 
Cercueils et Sépulcres (74), 28,, 76, 162, 192, 209 

ixij; Coisl. (239), 74 [xiil; (135), 48, 76, 79, 94 

I1368J. 
Cerfs et Biciie (550), 30 [xiij. - Cerfs (134), 185, 

186 (xiiij; (1803), 113 [xml. 
Cerisier allégorique ou thérapeutique (36), 203 

ixv]. 
CtoAiRB (Saint), frère de Grégoire le théologien 

(510), 43 (867-886J. 
Chaîne de for liant les jambes de Jean Climaque, 

Coisl (88) [xij; chaînes et chaînettes (559), 660 

Ixiii); chaînette d'argent pour maintenir ouvertes 

les pages d'un livre (74), 1 [xij; autres chaînettes 

destinées probablement au même usage (189), 1, 

93, 206 IxiiJ. 
Chaise dorée (139). 137 (xj; de bois sculpté, Coisl. 

(31). 5, 70, 100, 136 Ix-xiJ; de bois sculpté et 

peint (2144), 11 |1350J. — Voy. Fauteuil; voyez 

aussi à presque toutes les flgures d'évangélistes. 
Châle. Ornements dans le genre des dessins de 

châle (1553) (xiv). 
Ghambellan (David), gentilhomme berrichon, se 

fait faire une copie des Psaumes par le Grec 

G. Hermonius en 1483 (45),'et des Évangiles par 

le même, vers 1479 (98). 
Chameaux. Nègres les chargeant (2736), 46 |xvj. 

— Chamelles (135), 8 (13681; chamelier vêtu à 

l'orientale, ibid. 
Champs. Plaisirs des champs (2736), 18. 
Chandelier â sept branches du temple de Jérusalem, 

Coisl (239), 3 Ixii). 
Chapiteau (Sauteur portant un) sur sa tête (550) 

99 Ixiij. — Voy. Arctiitecturtf Colonnes, 
Charbon brûlant sur les lèvres du prophète Esate 

(1200), 162 |xi|. 



Charpentier. Saint Joseph sa scie sur l'épaule (1208), 
1 12 IxiJ ; ouvrier cliarpentier, Coisl (263), 7 (xii). 

Charrue (533), ai [xij; (cultivateur à sa), Coisl 
(239), 23 ixiij. — Voy. Agriculture, Laboureurs, 
Moissonneurs 

Chasse à l'aide d'un oiseau de proie (64), 5 [x]; â 
l'aide de la panthère, ibid.yG; â l'aide du miroir 
(533), 34-35 (xi|. — Chasse au lièvre (2736), 4fi 
[xv). Voy. Fouine, — Sujets de chasse dans les 
initiales du manuscrit 1208 (xi). — Les manus- 
crits (2736 et 2737), presque en entier, sont 
relatifs â la chasse. 

Chasseur (550), 4J [\u\; chasseur à l'arc (64), 5 [x|; 
chasseurs de bêles féroces (2736). 37. — Chas- 
seurs, le maître et trois valets, avec deux chiens, 
partant pour l.i chasse : très belle et intéressante 
peinture (2736), 3 [xv], flg. 150. 

Chat avec un serpent enroulé autour du corps ((>i), 
12 (x); étouffé par un serpent avec lequel il forme 
l'initiale B, Supp. (185), 2 [xu]. 

Chaudière â vapeur (2512), 52 [xvi]. 

Chaussures brodées de perles (510), 2 (867-886J.— 
Chaussure rouge â fleurs vertes (139), 136 (x]; 
autre, ibid,, 446. — Voy. Bottines. 

Chérubins gardant le tabernacle (1208), 181 [xi|. 
Voy. Séraphins. — Les premiers sont les anges 
gardiens des trésors; ils sont ailés et d'origine 
babylonienne. Les séraphins sont les anges aux 
ailes de feu qui entourent l'Éternel et, par leurs 
ailes, consument toute impureté. 

Cheval de diverses espèces et dans diverses atti- 
tudes (64),4 [x|; (533), 35 Ixi];(13i), 64, 92,104, 
136, 186, 187, 188 ixui|;(2>)83), 227 Ixiiil; (2736), 
5, 6, 7-11 [XVJ; une ceutaine de chevaux (224 i) 
[xivj; deux chevaux se baissant pour boire 
affrontés, Coièl (20) jx); cheval conduit par une 
femme, Coisl (333), 247 (xiv|. — Jésus à cheval 
pour entrer à Jérusalem, Supp. (27), 94 [xii]. 

Cheveux, coupés avec un couteau ou rasoir (135), 
23 [1368]. — Particularité de la coiffure d'homme 
aux IX* et X* siècles, page 82, note. 

Chèvres (550), 9. 49, 83 {xiij. 

Chicot formant initiale (98) (vers 1479|. 

Chiens (Deux) affrontés (654), 2 [xJ; (1546), 83. Voy. 
20 [xiiij. — Chiens buvant (2512), 34, 35 (xvij; 
chiens en chasse et dans différentes attitudes 
' (2736), 11, 15 [xv|; chien poursuivant un lièvre 
(3I7).17()(1533|; chiens divers (550), 9, 100 [xiij; 
(135), 18 (1368J; (315) [xvj. 

Chimère (la), ordinairement ailée, avec tête d'oi- 
seau et corps de lion (64), 3 [xj; (533) |xi|; 
(1208), 225 [xij; (2736), 7 (xv). 

Chimie, ustensiles (2275) [14)7j;(2327) [1486J. 

Chirurgie. Instruments et opérations (2247), 192- 
229 et 237-251 [xvij; (2249), 100-103 IxviJ ; 
(2248), 556-670 [xvil. 

Chœur de musiciens, Coisl (218) [xij. 

Chrétien (Interrogatoire d'un évêque) en temps de 
persécution, Coisl. (239), 100-105 (xiij. 

Chrisme en forme d'co surmonté de la croix (6i), 
65, 158 [X}; identité du sigle employé pour abréger 



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318 



TABLE DES MATIERES. 



le mot Xopdç des tragiques grecs et le mot 
Xpiordç des chrétiens, dans (2804) |xvj.— Voyez 
encore un monogramme du Christ aux manus- 
crits (779), 256 [X] et ci-dessous à Marie (1208), 
110. 

Christ sur son trône (510), 1 [867-86]; dans sa 
gtoire, supporté par quatre anges ailés (1208), 3 
|xi]; tète du Christ (1102), 1 [xij; buste du Christ 
bénissant (1189), 1 [xiv]; croquis de têtes du 
Christ (2620) [xy]; Christ assis (1222)m/ine {xv]. 
— Le Christ sous une arcade trilobée (317), 215 
11533]. — Voy. Jésus. 

CiRYSOSTOME (Saint Jean), né en 3<U, mort en 407, 
diverses scènes de sa vie (799) [x]; enseignant, 
ibid,, 87, 97, 326; écrivant (806), 1 [xii]; (823) 
(xiil; portraits de lui, Coisl. (66), 4 [xi]; Coût. 
(79), 2 11080] . — Voy. encore Coisl. (224), 25 
[vers 1000] et (1025), 1 [1563]. Ajoutez (391), 1 
Jxi]; (922), 6 [1062] ; (351), 31 [1389]; (350), 31 
[xvj. 

Ciel ou Cieux (75), 1, 95, 153, 255 [xi]; (135), 168, 
194 [1368]. — Le ciel ou sphère céleste, avec la 
main de Dieu (1208), 149 [xi]; représenté par un 
dais que les anges soutiennent au-dessus de la 
tôte de Dieu, ibid.; représenté par rassemblée de 
Jésus, la Vierge, Jean, Michel et Gabriel (2243), 
10 [XIV]. 

Cierges (543), 130 [xii]; (550), 209 [xuj; au lit funé- 
raire (510), 43, 67 [867-886]. 

Cigognes (1208), 1 [xi]; dévorant un serpent (et 
formaut Tiniliale T), Coisl. (77), 87 [xi] ; autres 
(886), 125 [xiiij; (1553), 191 [xiv]. 

CiLBis, ville, Supp. (247), 18 [xi]. 

Cimeterre (135), 19, 21 [1368]. 

Circoncision (ou castration 7) d'uu enfant (41), 40 
[xnj. 

Ciseaux de scribe., supp. (27), 85 [xii] ; (54), 10 
[xui]. — Ciseaux pour Us cheveux (510), 347 
[867-886]. — Ciseaux pour la tonte des moutons 
(533), 34 [XI]; (134), 160 [xiii]. 

Ciste ou Cliquette (2736), 10 ]xv]. 

Clément (Saint) d^Alexandrie, d orpoiiJiocTEvç (680), 1 
[XI]; (1561), 95 [XII]. 

CUhent (Saint) de Rome (580), 2 [xii]. 

Clihaque (Jean), né en 525, mort en 605; écrivant 
son livre l'Echelle céleste, Coisl. (88), 1 [xi]; 
(1158), 256 [XII]; son portrait, Coisl. (263), 8 et 9 
[xnl. Voy. — Bâtiment, 

Cloche (1555), 148 [xiv]. 

Clocher. — Voy. Église. 

Clous et autres instruments de la Passion (510), 
285 [867-886]. 

Codex (923), 255 [ix]; autre, richement relié et posé 
dfins une armoire à livres, Coisl. (195), 9 [x). 

Cœur, membre d*ornementation (1351 A) jxiv]. — 
Cœur enflammé becqueté par deux oiseaux (12), 
100 [1419]. 

Coffres (135), 121 [1368]; coffre-fort (135), 134. 

Coiffure. Bonnet blanc sphérique, coiffure persane 
(Hérodote III, 12), portée par les rois mages 
(510), 137 [IX]; par les guerriers perses (510), 409. 



— Coiffure d*horomc en cube d'or posé sur le 
sommet do la tète (2179), 5 [x]; cube d'or, coif- 
fure des trois mages (5i3), 116 (xiij; coiffure 
d'homme , haut bonnet d'étoffe blancbo » de 
forme cylindrique ou sphérique (543), 23, 102, 
213,288; (550), 72 [xu]; d'étoffe rouge, ibid.; 
coiffure déjeune flUe (134), 206 [xiu]. ^ Chapeaux 
coniques des officiers militaires de CoMtanlinople 
au XIV* siècle, et cylindrique des olAciers civils 
(2144), 11 [1350]; (1242), 5 [137M375]. 

Colombe (la) de Noé (510), 360 [867^886]; colombe 
tenant dans son bec Tolivier de la paix (218). 1 
[XI]; colombe au pied de la croix (550), 83 [xii]. 

— Nid de colombes (317), 206 [1533]. 
Colombier (923), 200 [IX]. 

Colonne (la) de feu guidaal les Israélites (510), 264 

[807-86]; (139), 419 lft|. 
Colonnes montées dciis un édifice à l'aide d'un 

treuil (20), 4 [x]. 
Colons comparaiMcnt devant le percepteur du fisc 

(543), 102 [xii|. 
Combat de DMrld et de Goliath (139), 4 [x]; d'un 

oiseau contre un serpent, initiale A, (690), 14 

[XI]. <-* Combats d'animaux divers (voy. Lion y 

Our$, Lièvre) (550) [xii]. 
Coapfts, Coisl. (195), 171 [x]; (189) [xii] ; Supp. (27), 

65 [xii]. 
Concile (Peinturé représentant le deuxième) de 

Constanlinople, tenu en 383 pour la condamna- 
tion de Macedonius (510), 355 [867-886J. 
Consécration a la prêtrise, ou à Tépiscopat (510), 

452. — Consécration d'une église par un évoque 

(543), 51 [xii]. 
Constantin le Grand; son portrait (1783), 1 [xv]; 

l'empereur en habits impériaux (510), 440 

[867-86]. 
Constantin Porphtrogenète (644) [x], page 105, 

ligne 15. 
Constantin Ducas (Portrait de), empereur de 1059 

à 1067 (922), 6 J1062]. 
Constantin, personnage ayant cxôcuté ou com- 
mandé le manuscrit Coisl., (67) [xi]. 
Constantinoplb (la Cour de) au xiV siècle, avec 

l'empereur au milieu des grands dignitaires 

(1242), 6 [1371-1375]. 
Copie de miniatures du xv* siècle par un peintre 

du xvi* (2737). 
Coqs (04), 1*3) [X] ; coqs de basse-cour affrontés, 

Coisl. (21), 7 [XI]. - Voy. Renard. 
Coquille aux deux valves ouvertes, contenant de 

l'encre d'or, dans une représentation de l'évan- 

gélistc saint Jean, Coisl. (20) [x]. 
Corbeilles et Paniers (510), 3 [ixj, p. 67; (74), 21 

32, 80, 178 [XI]. — Voy. Laine. 
Corne d'or pour verser l'huile sainte (510), 17 

[867-886]; (139), 3 [x]. — Cornes de Moïse (1208), 

87 [xij. — Agriculteur brûlant des cornes de 

cerf pour chasser les serpents, Supp. (247), 3 [x). 
Corps humain, anatomie (2i19), 1 [x]. 
Corybantes et autres prêtres phrygiens de la déesse 

Rhea, Coisl. (239), 121 [xu]. 



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TABLE DES MATIÈRES. 



319 



Gottume. Voyez en général, au noi6 des diverses 
personnes ou classes de personnes : Dieu, anges, 
démon, Gabriel , Michel, Jésus, Vierge, Moïse, 
David, Job, apôlrcs, évangélistes, élc. — Costume 
impérial de CousUtntinopie (533), 288 Ixi]. — 
Costumes de femmes et jeunes filles (13i), 21 
Ixni]. —Costumes de la cour de Byzance (1242) 
[13711, page 239. ~ Costume turc (135), lU [1368]. 
-> Costume de médecin (36), 3, 29, 187 [xvj. -^ 
Costume et mobilier en général [2294] [xvJ. — 
Costume militaire (voy. Guerriers), 
Couleur. Rares exemples de manuscrits où le 
peintre ait employé de bonnes et solides cou- 
leurs (608) [xii; (315) [xvj. 
Coupe. Initiale £ formant un homme qui tend une 

coupe où vient boire un oiseau (535), 152 [xi]. 
Cour céleste (510), 67 [867-86]. 
Cour intérieure d'une habitation byzantine (74), 

3 [xij. 
Couronne royale de Salomon, Coitl, (193), 2 [xi] ; 
du roi indien Abonner et son costume d'apparat 
(1128), 3,4, 5, etc. [xiv]. — Couronnes mises aux 
figures de Job et de ses amis (135), 5, 39, 243- 
247 14368]. — Couronne royale (74), 2 [xi]. — 
Couronne ducale soutenue par quatre enfants 
(2097). 23 Ixvi]. 
Coussin pour garnir un siège (2144), 11 [1350]. — 

Voyez à presque toutes les figures assises. 
Crabe, Murène et Polype (2735), 28 [xivj. 
Cravate d*étoffe mise aux colonnes (139), 1 [x). 
Création de Thomme et de la femme (543), 116 [xii]. 
Créature. La créature humaine, ij xziaii (1208), 

200 [XI]. 
Cresson (Botte de), Supp, (247), U [xi]. 
Crocodile (2097), 8, 39 et aussi (33) [xv]. 
Croix ornées (20), 6 Jx] ; (1123), 330 [xv] ; (323) [xv]; 
à pleine page, imitant rorfévrcrie (510), 3 et 4 [ix], 
p. 66; Coi»l. (SI), 472 [x]; au sommet d'une coupole 
(284), 4 [xul; (495) [XI]; (644) [1430]; accostée de 
deux lions (83), 1 [1168| ; de deux oiseaux (36), 
163 [XV]; ancrée et recroisettée, accostée d'une 
invocation à Jésus (82), 1 [xiij; surmontée d'une 
colombe (218), 1 [xi]. — Croix monumentale de 
pierre (510), 452 [867-86]. — Croix à trois croi- 
sillons (543), 23 [XII]. — Croix noire dans la 
main pour désigner les vrais chrétiens (543), 102. 

— Croix blanche (550), 59 [xii]. — Invention de 
la vraie croix (510), 440 [867-886]. — Croix sym- 
boliques (510), 3 et 4; mystique (2988), 8, 87 
[XIV]. — Notes marginales disposées de manière 
que l'écriture forme le dessin d'une croix (715), 
passim [xv], etc. — Voy. Ecriture. 

Crucifixion (74), 58, 59,99, 100, 161, 206 [xi]; (550), 
3 [xii]; (549), 68 |1280]; (54), 107 [xiu], fig. 121. 

— La représentation la plus ancienne de la cru- 
cifixion, p. 68, et une du xvu* siècle, p. 304. 

Gtésiphor, ville d'Assyrie (510), 409 (867-886]. 

Cuirasse d'or (74), 3 [xi]. 

Cuisine, apprêts culinaires (74), 143; (135), 18 

[1368].— Cuisinier grec avec diflTérents plats de 

son métier, Supp. (247), 44 [xi]. 



Curetés, prôtres de Rhea, cxéeiltânt une danse, 

Coisl. (239), 121 [xii]. 
Gyprien (Saint), évoque de Carthage (mort en 258), 

au milieu d'idoles païennes (510), 332 [867-886]; 

suite de son histoire, ibid., Voy. fig. 19. — Son 

portrait et sa vie, Coièl. (239), 46. Voy. de plus 

(426), 145 [l.i88]; (543) 87 [xii]; (550), 59 (xii]. 

— La fiancée de saint Cypricn, Cois/. (239), 

50 [xii]. 
Cyrille (Saint) de Jérusalem, mort en 386 (1561), 

77 [xiij. 

D (Initiales). Zoomorphes ou ornithomorphes(1208), 

38, 66, 76, 225 [xi], etc. 
Dahlias ou fleurs semblables (284), 6 [xni. 
Dahlila et Sahson (510), 347 [867-886J. 
Daim (510), 104 [867-86]; (768), 1 [xiiij ; et biche 

(64), 6 [X]. 
Dais en étoffe drapée à l'antique au-dessus de la 
tête des évangélistes, Coitl. (21) [xi]. — Job assis 
sous un dais (135), 7 [1368]. — Dais divin (voy. 
Ciel. 
Damascène (Saint Jean), mort en 756 (1111), 1 [xii]; 

(1122), 1 [XIV]; son portrait (1123 A), 4 [xivj. 
Daw (le), fleuve. — Voy. Jor. 
Daniel (923), 115 [ix] ; dans la fosse entre deux 
lions (510), 435 [867-86]; fig. 23. — Daniel, 
les trois jeunes hommes et l'ange (1553), 184, 
201 [XIV]. -Voy. Anges. 
Danseur (1002), 1 [xiv]. — Danseuse Israélite (510), 
264 1867-886]; (139). 5 fx]. - Danseuses à une 
noce grecque (2736), 10 [xv]. 
Darius à cheval, fuyant devant Alexandre (2736), 

7 [XV]. 
Datan et Abiron (20), 16 [x]. 
Dauphin nageant autour d'un batelet (533), 34 [xi]; 

autre (123), 77 [xvi]. —Voy. Pupitre. 
David consacré roi par Samuel (510), 174 [867-886]; 
regardant la dame Bethsabé, i6id., 143.— Scènes 
de la vie de David (139), 1, 7, 136 [xl. — David 
prophétisant (20), 3 [x] ; buste de David prophète, 
(922), 6 [1062]. — David, roi (74), 2 [xi]; (1208), 
30 [Xl]. — Présentation de la Vierge à David 
(1208), 56. Voy. encore (923), 16, 160 [ix]; (654), 
9 [xj. —Voy. Combat. 
DÉaus l'empereur, persécuteur des chrétiens, Coisl* 

(239), 53 [XII]. 
Décollation, supplice (543), 87 [xii]. 
Démons, représentés sous la forme de petits 
hommes ailés tout noirs (20), 18 jx); (74), 7, 16, 
34, 72, 125, 131, 145, etc. [xi]; [S43], 87 [xii]; 
Supp. (27), 67 [xii]; battus et enchaînés (135), 
12, 230-237 [1368]. — Les dénions envahissant 
le troupeau de porcs (54), 32 (xiii). — Démon 
prisonnier au fond de la mer (135), 238 |xiv]. — 
Voyez encore page 83, ligne pénultième. Voyez 
aussi Diable. 
Démoniaques (510), 170 |867-886|; (74), 8, 15, 16, 
23, 31, 34, 83, 118, 131, etc. |xi| — Voy. Possédé. 
Déposition (la) du Clirist au tombeau (510), 30 
[867-886]. 



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320 



TABLE DES MATIERES. 



Descente (la) ^ix (54), 107 jxiiij. 

Désert, personn.* .ion (139), il9 (x). 

Desjardins (Julien), amateur de manuscrits grecs, 
xW siècle (109). 

Diable, Satan (510), 165, 332 (550), 30 |xii) ; (54), 
119|xiii|, ng. 119; (134), 16 et suiv., 34r-, 35 v«, 
108 r« et V» [xiiil; (135), 12, 28 Ixiv] ; (2830), 239 
Ixvï]. — Voy. Démang. 

Diane chasseresse (2736), 16 ix\|. 

Diane db Poitiers (2737), reliure (xvij. 

Dieu (923), 40 fixl. — Dieu le père (510), 67 (867- 
8861; (64), 158 [x]; (135), 12 etpassiin,215, 218, etc. 
|1368|; entouré de séraphins (134). 1 Ixiii];(1208), 
162; dans une gloire, iWcf., 16.— Dieu crt^ateur 
(74), 1 [xil; (135), 220 (1368]; annonçant le Christ 
au monde, Coitl. (239), 6 [xiij; recevant une 
âme dans le ciel (1069), 4 Ixii|. — Dieu, jeune 
et imberbe, dans le Paradis (1208), 47 |xij. — 
Dieu le fils, ilnd., 177. 

Dipldme pourpré, dans la main de Tcmpereur, 
CoiaL (79), 1 I1080|. 

Divan royal chez les Juifs (13)), 446 (X|. — Divan 
surmonté d'un dais (135), 7 |1368|. 

Dôme d'un monastère chrétien de l'Inde (1128), 
3 lxiv|. 

DoMNlCA (Sainte) (1561), 47 [xii]. 

Douceur, personnification (139), 3|x]. 

Doyen impérial appelé le protoproèdro, en 1080, 
Cml. (79), 1. 

Dracontines, lettres à tètes et queues de dragon 
(2237), 23 |xiv|. 

Dragon (2327), 196 [1486|. — Dragon ailé dévorant 
un lièvre (317), 184 |1533|. — Voy. Apocalypse. 

Dromndaire (64), 4 (x|. 

DucAS. — Voy. Andronic, ConstarUin, 

E, initiale d'une exécution remarquable, Supp. 
(149) jxvi]; ayant la traverse en forme de main 
bénissante (750), 153, 190 W; (690), 87, 148, 153 
(xil; (319), 211 Ixil ; Supp, (834) Jxij; (540), 134, 
164, 194, 231 (xiil; (630), 220, 259 |xiil; (886), 31 
Ixiiil; Coul. (237 bU) jxiiii; (2392), 231 jxivj ; 
Supp, (462), 56, 65 [1313| ; à main tenant un 
volunieii (806), 74 [xii|;en la forme d'un homme 
qui présente un volumen (654), 159 (xj; à main 
armée d'un sabre (2392), 199. 265 jxiv] ; à main 
tenant la deuxième lettre du mot (823), 31, 
61, etc. lxii|. — E supporUnt un enfant (2097), 
31 Ixvil; formant un personnage qui écrit (664). 
71; formant une scène à trois personnages (543), 
28 jxiil; en tète de chien (2097), 59 (xvij. — 
E divers, soomorphes et ornithomorphes (1208), 
8, 21, 59, 69, 136, 168, 173 jxij. — E dracontin, 
Coisl. (266), 221 (xii). — L'initiale E, avecT, se 
répète constamment dans les Lectionnaires. — 
Voy. (279) et suiv. — Belle initiale E à fleurs et 
fruits (1897), 1 [xvij. Voy. Coupe, Main, 

Eau. — Voy. Épreuve. 

Échelle de Jacob (510), 174 1867-8861; (1208), 29 
(xi:. 

Échelle de lu perfection ou Echelle du Paradis, 



par Jean Clîmaque(ô KX^iJiaxoc, de xX(|ia^ échelle), 
vivant au couvent du Sinaï vers l'an 600 ; elle 
est appuyée au sommet d'une tour et s'élève 
dans le ciel, où elle se perd, Cots{. (88), 1 fxij.— 
Autres exemples de la même échelle, Coi$l. (89), 
92[xivl ; Coisl. (265), 240 |1037|; (1069), 4 |xii|; 
(2043) Ixiij; (239), 263 (xv|. 

Échelle surmontée du monogramme de Jésus et de 
la croix, Coisl. (262) fxij. 

Écran monté en forme de parasol (1128), 10 jxiv]. 

Écritoire ovale à deux compartiments, un pour le 
noir, un pour le vermillon, Coisl. (20) |x]; autre 
paraissant consister en de simples trous creusés 
dans la table, Und.; autre (d'ivoire?), finement 
sculpté, Coisl. (195), 9, 171 fxl; Coisl. (224), 25 
[vers lOOOj; (189) Ixiij; (54), 10, 111, 173 (xiiil. 
— Écritoire rouge impérial (le chef de V), Coisl. 
(79), 1 llOSOj. 

Écriture (Instruments d'), Coisl. (224), 27 (1000); 
(548). 102 Ixii] ; Supp. (27), 39, 85 |xii]. — (Pu- 
pitre et instruments d')(923), 238, 253, etc.; (823) 
[xiij. — Écriture disposée en forme de croix, de 
vase ou d'autres objets (715) passim {xv].— Voy. 
Croix, Glose, Notes. 

Écrivain (135), 136 [1368). Voy. toutes les repré- 
sentations des évangélistes. 

Êdiculo ou petit temple, doré (923), 79, 163, etc. 
(IX]. — Quatre-vingts édicules destinés à l'in- 
scription de notes chronologiques, Coisl. (193) 
(xij.^Édicules à tourelles, à fronton triangulaire 
et à porte voilée (1208), 160 [xi]. — Édicule ou- 
vert surmonté d'un dôme (135), 147 (1368]. 

Église chrétienne (510), 43. 104, 367,409, 424(867- 
886). — (Bâtiments d'une), ibid.^ 332. — Coupe 
et intérieur d'une église (543), 51 (xii]. — Assem- 
blée dans une église (550), 30, 232 (xii]. —Clo- 
cher (300), 127 (xiij. — Représentation symbo- 
lique de l'Église (1208), 3 (xij; Supp. (803), 19 
(xvij. — Mariage du Christ avec l'Église (543), 
51 (XII]. 

^yptiens (Divers personnages) atteints de maladie 
(2179) (xJ. 

ÉLÉAZAR, père des sept martyrs Macchabées (510), 
340 [867-86]; Coi*/. (239), 38lxii]; (1528),11 [xii]. 

Éléphant (64), 4 [x]; (273B), 30 (xvj. 

ÉLIAB, frère du roi David (139), 3 (x]. 

ÊLIE, prophète (510), 2, 264 (867-886]; assistant à 
la Transfiguration, ibid., 75; (1242), 92 (1371]; 
montant au ciel (510) 264.— Voy. encore (1242) 
11371-75]. — Ëlie et Elisée (923) (ix]. 

ÊLiPHAZ, Baldad et SOPHAR, les trois amis de Job 
(lai). 45, 46, 203 r* et v, 204 [xin]; (135), 5565- 
fxiv]. 

ELISABETH, épouse du grand prêtre Zacharie et 
cousine de Marie (510). 3 (ix]. p. 67; (64). 102 (x]; 
Elisabeth et la Vierge (1208), 203, 217, 252, 254 

(XI]. 

ÊU8É8 (510), 264 (867-886J. —Voy. Élie. 

Empereur de Constantinoplc donnant audience à 
saint Grégoire de Naxianzc (543), 288 (xii). — 
Son costume en 1371-1375 (1242), 5 et 123. 



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TABLE DES MATIÈRES. 



m 



Encadrement. Grande page de peinture entourée 
dun cadre ovale d'ornements en or, imitant la 
bijoaterie (510), 438 1867-86]. 

Encens, botte qui le renferme (510), 43. 

Encensoir (510), 43, 67, 45%; (1208), 100 [xi]; aux 
funérailles d'un évoque (550), 94 [xii}. 

Encre, bouteille d'encre, CoUl. (195), 9 |x|. — 
Fiole d*encre dans le pupitre ou sur la table des 
écrivains, -— Encre deslrucfive et nauséa- 
bonde (872), an 1500. — Voy. Pupitre, Table. 

Enduit posé sur le parchemin pour recevoir la 
peinture. — Voy. (1242) [1371-75], 

Enfants (les) sacrifiés au démon (20), 18 [x]. — 
Enfants nus grimpant aux arbres (41), 135, 153 
[XII); jouant à divers jeux (550), 6, 30, 100, 204, 
279 [XII]. 

Enfer, les enfers (1208), 123 [xi]. — Ames cherchant 
à s*échapper de Tcnfer et ramenées à coups de 
fourche par les diables, ibid,, 41. — (La foule des 
habitants de V) s*empressant au devant de Jésus 
lorsqu'il y fait sa descente, ibid., 66. 

Engins, balistes et autres machines de guerre 
(2442) [xj; (2436) [xvij; (2437) [xvi]; (2438) [xvi]. 

Ennon, ais de Job (134), 208 [xinj. 

Énorme ornementation d'un manuscrit du xvi* 
siècle (1184). 

Enseigne militaire terminée au sommet par un 
léopard enchaîné (279), 3 [vili-ix]. 

Ensevelissement (134), 207 |xiu]. — Voy. Déposi- 
tion^ Funérailles» 

£pée (L') de feu (4 çXoffw] po^tfaia) (510), 52 
[867-886], 

ÊPHRAiM (Saint) le Syrien (1561), 113 [xil]. 

Éponge pour le travail du scribe (189) [xii]. — Voy. 
Écriture (Instruments (f ). 

Époux (L'), c'esl-û-dire le Christ (1208), 77 (xi]. 

Épreuve de l'eau à boire par le mari qui accuse sa 
femme d'adultère (1208), 248 et par la femme 
qui doit boire à son tour, ibid.f 251. 

KBMYL08, laint (1561), 01 [xii], 

ÉSAÏE, prophète (510). 67, 435 [867-886]; (64), 64 
[xJ. — (139), 435 446 [x].— (La vision d')(1208), 
162 [XI]; CoisL (239), 13 [xii]; avec Jésus, ibid., 
19. 

Escabeau, tabouret, forme, tout siège sans bras 
ni dossier. — Voy. Sella. 

Esclave faisant boire un éléphant et d'au 1res ani- 
maux (64), 4 et 5 [x] ; portant un cerf (41), 87 
[XII]. — Autre (134), 69 [xiii]. — Jcuue servi- 
teur à Uble (1128), 68 [xiv]. — Jcuuc esclave 
servant la Vierge Marie (1208), 187, 189, 193, 
196, 200, 203, 217 r» et V, 220, 238, 254 [xi]. 

Esquisse des peintures byzantines, fijjr. 109. Voy. 
p. 228. 

ÉTIKNNB (Saint) lapidé (923), 377 [ix]. 

Étoffe brodée de griffons adossés (2144), 11 [1350]. 
— Voy. SoleU. 

EuDOCiMOS (Saint) en costume de guerre (1528), 
122 [xu]. 

EuooxiE, épouse de l'empereur Basile, vers 880 
(510), 2 [867-86], portrait. Voy. p. 62-65. 



Ei'boxiE, épouse des empereurs Constantin Ducaa 
et Romain Diugène, morte en 1096 (3057), 1 
[xvij. 

EoPHÉiiiE satoCe (1528), 86. Voy. encore 88 |xii), 

EUSTATHE, stûhi (20), 5 [X]. 

ËUTHTMios, saint (1551), 82 [xn]. 

Êvangélistos (Les quatre), Voy. au nom de chacuo 
d'eux. 

Eve. Voy. Adam, 

Éventail en plume de paon, pour protéger le 
somaK^il (510), 170 [867-86]; tenu derrière le 
mattrf» por un esclave (139), 446 [x]; pour ga- 
rantir un enfant dans les mains de sa nourrice 
(1208), 50 jxij. 

Évoques byzantins (543), 288 [xii]. — Voy. XlAa- 
nase» Basile, Grégoire, etc. — Assemblée de 
iSÛ évèques byzantins, Coisl. (239), 182 [xu], 
flg. 105. 

ÉZÉCBIA8, roi d'Israël (130), 446 [xj; iur son lit 
de douleur (510), 435 {867-886], 

Ézêchiel; sa vision (510), 438. 

Faisans (64), 1-3, 6-8 |x]. 

Famille. La Sainte famille (543), 116 [xii] ; (550), 83 
[xiij; (74), 3, 4, 108 [xij; (75), 1 [xi]; (541), 163 
[xiij; (54), 13 [XIII]. 

Faucille, Faux. Voy. Agriculture. 

Fauteuil :\ dossier, en cuir peint et formant niche, 
dans lequel est assis saint Jean, Coisi» (20) 
[xj; autre copié sur le précédent, Coist. (21) 
|xi]; autre fauteuil de saint Jean encore sem- 
blable aux précédents, Supp. (185) [xii].^ Fau- 
teuils des autres apdlrcs, de formes intéres- 
santes. Voy. encore Coisl. (20). — Autre fauteuil 
de saint Jean, Supp. (27), 85 [xiij. — Fauteuil 
de saint Matthieu, en osier, garni d'une étoffe 
cramoisie, Coisl. (195), 9 [x] ; de saint Matthieu, 
en bois à jour, Supp. (27), 39 [xii]. — Fauteuil 
sculpté très riche, Coi^. (66), 4 [xi]. — Autre, 
simple (51), 70 [xu].— Fauteuils bleus (543),87, 
102, 213 [xil]; rouge, ibid., 102. —Fauteuil en 
bois, de Jean Climaque, Coisl. (88) [xij. — Fau- 
teuil ou trône d'un grand luxe (2243), 10 [xiv]. 
— Voy. Trône. 

Femme portant un fardeau sur su tôle (41), 87 [xii]; 
en ruI'O bleue et manteau rouge lui couvrant la 
tête (550), 59 [xii]. — Femme mondaine, byzan- 
tmc, à table avec son mari et des amis (1128), 
68 [xiv]. 

Fenêtre. Un homme et une femme à la fenêtre 
(139). 6 [XJ. 

Feuillage (Guirlande de) décorant l'extérieur des 
maisons (139), 3 [x]. 

Feuilles et fleurs naturelles (300!), 90, 92, 96[xv|. 

Fiancé grec dans son costume nuptial (2736), 10 
ixvj. 

Fibule carrée d'or pour agrafer sur la poitrine 
une robe de vieillard (543), 197 [xii]. — Dessin 
d'une fibule (1553), 184 [xv]. 

Fiel (Vase de) et clous de la Passion (510), 285 
(867-861. 

41 



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TABLE DES MATIÈRES. 



Figuier (Le) desséché (510), 310; Supp. (27), 96 
ixnl. 

Figures diverses dessinées au moyen de lignes 
d'écriture de différentes longueurs (1553) |xivj 
et autres manuscrils.Voy. Ecriture» 

Fins de chapitre (Ornements de) (279), 55, 142, 162, 
. 170 (viii-ixl. 

Fin de ligne ; ornements qu'on y place (21) [x) ; 
Supp, (260) iwij, fig. 111; (265) ixiv]; (1088) 
[14411; (389) [xvij. 

Fioles diverses pour le travail du scribe (189) [xii|. 
— Yoy. Écriture (Irutruments cP). 

Fisc. Attirail et bureau d'un percepteur (550), 72 
IxiiJ. — Yoy. Julianus. 

Flambeaux garnis de leurs cierges (510)» 67 [867-86J. 

Flambeau» attribut de la Vérité, Coisl. (79), 1 
110801. 

Fleurs, jolie décoration de fleurs (1158), 12 [xti]. 
— Fleurs et branchages répandus sur la table du 
festin (1128), 68 [xivj. — (Guirlande de) (1394), 
1 et 3 [xvl. — Pleurs, plantes, oiseaux et insectes 
peints au naturel sur fonds d'or, Supp. (38) 
[xvij. — Fleur que Salomon porte à la main, 
CoisL (193), 1 (XI). 

Fleurs de lis ou fleurons très voisins de la fleur 
de lis, à l'extrémité des bâtons ou torches que 
portent les anges entourant la Vierge (1208), 8, 
80, 168, 173 [xij. — Initiales à fleurs de lis, 
Coisl (121), 114, 142 {1343]. — Chapeau à quatre 
fleurs de lis, porté par Job (135), 7 11368). — 
Bouclier à fleur de lis, ibid., 19. 

Fleuries. Initiales ou autres ornements fleuris ou 
fleuries, c'est-à-dire se rapprochant de la 
représentation exacte d'une fleur, p, 24 et les 
agures 181 à 185. 

Fleuronnées, lettres où la fleur n'est que le motif 
lointain d'un ornement de fantaisie. Initiales 
élégamment fleuronnées (654), passim |x|. — 
Initiales à articulations fleuronnées (22) [xij;(49) 
(xil, etc., etc. — Fleurons d'un genre insolite 
(882) [xvij. 

Fleuve du Paradis (1208), 47 [xii; peint en buste 
avec un carquois rouge, d'où s'échappent les 
eaux, ilnd., 50. 

Flûte. Bergers jouant de la flûte (533), 3i [xij. 
— (Joueur do), Coisl. (239), 26 [xiij. 

Fontaine et bassin devant la maison (74), 16, 52 
Ixii ; à robinet jaillissant (1208), 21 [xi] . — Oiseau 
buvant à la fontaine (550), 166 [xiij. —Fontaine 
à laquelle se désaltèrent deux oiseaux et deux 
chiens (1546)» 20 [xnij. — Fontaine mystique 
de l'Évangile où viennent se désaltérer divers 
oiseaux (543), 24 [xiij. 

FonU baptismaux (550), 34[xii]. 

Force, sa personnification (139), 2 fxj. 

Foudre (Robe couleur de) (543), 27 \xu]. 

Fouine. Trois chiens lui faisant la chasse, 
Si^. (247), 21 [xij. — La fouine égorgée et 
brûlée pour fournir un contrepoison, ibid., 22. 

Fournaise. Les trois jeunes hommes jetés pour y 
brûler (510), 435 1867-886). 



Fraisier. Bordure en fleurs et fruits de fraisier, 

Coisl. (234) [X). 
Fromage ; sa fabrication (2736), 54 Ixv). 
Fuite (La) en f gypte (74), 4. 5 (xi); Supp. (914), 4 

[XII). — Voy. Famille. 
Funérailles de saint Césaire (510), 43 [867-886).— 

Voy. Ensevelissement, Pleureur. 
Fuseaux (510). 3 [ix), p. 67. 

G, initiale ornithomorphe (1208), 80 [xij. 

Gabriel, ange (510), 2 [867-886J, p. 64; (2243), 
10 Ixiv) ; recevant la mission de la Salutation à 
la Vierge (1208), 153 |xi|; chez la Vierge, ibid., 
157, 165, 168. 171, 173, 177. — Voy. Ciel, 
Marie. 

Galère amarrée en vue d'un fort (2812, A), 1 [xv). 

Gallien, médecin (2294), 71 [xv). 

Ganymède enlevé par un aigle (2097), 51 [xv]. 

Gardes de l'empereur d'Orient (510), 374 [8U7-886) ; 
de l'impératrice, ibid., 410, n"* 3. — Gardes de- 
vant une porte (41), 53 [xnj. 

Garnies (Lettres) ; celles dont les parties en panse 
sont intérieurement garnies de couleur; exem- 
ples (237), 10 [xj; (454) 11448). — Voy. Panses. 

GÉDÉON prêtant l'oreille à Dieu (510), 347 [867-86) 
consultant le Seigneur au moyeu d'une toison 
imbibée d'eau (1208), 149 [xi). 

Général byzantin, Coisl. (239), 13. 

Génisses (135), 8 [1368). 

Géométrie; flgures diverses (2389) [ix) ; (1983) [x] ; 
(2344) [XII) ; (790) [xii); (902) |xiv|; (1402) [xiv|; 
(2364) [XIV); (2373) [xiy); Coisl. (172) [xiv); 
(1123 et 2385) [xv); (2352) [1488); (2413) [1497); 
(887) 11540); (2338), (2339), (2340), (2357), (2358), 
(2360), (2361), (2365), (2366), (2441), (2481), (2871) 
[tous XVI|. 

Georges, saint (1102), 1 [xi); (1077), ad /inemlxii); 
(917, A) [XIV); terrassant le dragon (2392), 277 
ixiv). 

Géronte (Saint) martyrisé par les Ariens, p. 83, 
lig. 35. 

GiOTTO (Patriarche ou nrophète rappelant ceux du). 
Notes sur (1208), 3 [xi). 

Globe terrestre, symbole de la puissance impériale 
(510), 2 [867-886), p. 63, 64, 66. 

Gloire d'azur, de laquelle rayonne le Christ (1242), 
92 11371-75). 

Gloses marginales formant divers dessins, des 
croix, des boules, des colonnes, des calices et 
jusqu'à une cruciÛcation (216) [x).— Voy. Écri- 
ture, Notes. 

Godets à couleur (54), 173 [xiii). — \oy. Écriture. 

Goliath, sou histoire, (139), 4 [x). — Voy. la Vie 
de David. 

GORGONIE (Sainte), sœur de saint Grégoire de Ifa- 
ziânze (510), 43 [867-86) ; sa mort, ibid. 

Grattoir de scribe (189) |xii) ; triangulaire, Coisl. 
(195), 171 [x); de grande dimension, Coisl. (20) 
[X]; en forme de flèche, Coisl. (224), 25 [x-xi]. 

Grecs; types de visages (134), passim [xiii). — 
Grec du xv* siècle (2736), 28. 



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TABLE Dl£8 MATIÊRË& 



3i3 



Grégoiik, père de saint Grégoire de Nasianic 

(510), 43, 71, 78, 87 1867-886). 
Grégoirk (Saint) de Naiianze ou le Théologien, 
mort ver» 389 (510), 43, 67, 71, 285; (567), 171 
|xi|; (541), 1, 83 (xiil; (543), 23, 27, 28, 51, 
87, etc. IXBI ; (550), 4 r- et v% 204, 232, 279 |xn|; 
(1242), 93 [1371-13751; (351), 33 11389). - Son 
histoire (510), 452. — Saint Grégoire de Nazianze 
écrivant (510), 424; guérissant les malades, ibid., 
149 ; conversant avec Tempcreur Théodose, tfrtd., 
239; enseignant, Coisl. (239), 196 (xiij; prê- 
chant, ibid.y 217. — Portrait de saint Grégoire 
de Nazianze, CoUl. (23.^). 23; autre, ibid., 46; 
autre en médaillon, ibid., 37; son buste (922), 6 
[1062]. — Saint Grégoire assis sur une sorte de 
trône, sous un dais; grande peinture accompa- 
gnée d'un grand nombre de représentations 
plus petites du même (533) (xij. — Saint Gré- 
goire de Nazianze et saint Grégoire de Mysse se 
saluant Tun l'autre, Coisl. (239), 158 fxn). 
GateoiRE (Saint), évéque de Nysse en Gappudoce, 
mort vers 398, frère de saint Basile (510), 71 
(867-886); (1208), 1 fxi); (922), 6 |10621; (550), 
204 jxii]. 
Grécoirb (Saint) le Thaumaturge, évéque de Néo- 

césarée, mort vers 271 (580), 2 (xi). 
Grégoire (Saint) d'Acragantinc, ou d*Acride? en 

Bithynie (580), 2 [xi], mort vers 820. 
Griffon (64), 3 (xj; (550), 99 [xiij; ailé (550), 87; 
(806), 1 (XII] . — Griffons entrelacés dans un 
(2097), 78 ixvj. 
Grilles dorées (2512), 47 [xvij. — Grillage d'or et 

de fleurs (100, A) [1633], Og. 172. 
Grotesques avec une sauterelle (622), 48 [xil. — 
(Trophée d'animaux et de) formant un T initial 
(478), 60 Ixvj. — Voy. Caricature. 
Grues (64), 6-8 |x]. 
Grue, machine de guerre, Coi»/. (101, [xj. — Voy. 

Treuil. 
Guerriers (923), 86, 91, 107, 227, etc. [ixj; (184), 
108, 187 (xm). — Guerriers en armure (510), 
226 1867-86); (74), 3, 46, 56, 58, 60, 92, 154, 
155, 182. 183, 192, 203, 204 (xij; (135), 64, 121, 
134, 144, 146, 147, 165 [1368). —Guerrier agitant 
sa lance (806), 94 [xii]. — Guerrier byzantin 
(modèle du costume de guerre des manuscrits 
latins carolingiens), Coisl. (239), 38 [xii]. — 
Guerriers indiens (1128), 3 (xiv). — Groupes de 
guerriers (2523), (2525) (xvi). 
Guillemets (534) (xi); de carmin (793) [1167] ; d'or 

(311), 142 !133!5]. 
Guirlande calligraphique du vi* siècle, très simple, 
Coisl. 202. — Guirianiles de fruits (2512), 47; 
(1523), 45 [xvij. 
Guitare; une joueuse de guitare (2392), 136 fxiv). 

Habacuc, prophète (533), 7 [xii] ; (543), 27 [xii] ; 

Coisl. (239), (xn). — Voy. Abakum, 
Haine, personnification (2736), 40 |xv|. 
Harnachement de cheval ou d'âne (74), 4, 5, 132, 

136 [XI). 



Harpe ou lyre de David, montée sur une sorte do 
boîte compliquée en bois sculpté (139), 1 et 2 
(x), flg. 51. — Joueurs de harpe (135), 150 
[1368]. 
Uarpyes (2736), 29 [xv). 
HÉCATE. Voy. Spectres. 
Hector. Voy. Achille, Mérian, ProtésilaSf Philis, 

Xantipe. 
HÉCDBB (2795), 126, 149 (xv). — Voy. flg. 153. 
Hélène (La belle), Svpp. f247), 12 (xi). — Hélène 
pleurant sur le tombeau d'Adrnnte (2878), 195 
Ixiv]. 
HÉLÈNE, mère de Constantin, impératrice, morte 
en 328; assise sur son trône (510), 440 [867-886]: 
— Son portrait, ibid,, 285; (1783), 1 [xv]. — 
Dame qui présente un édicule à la Vierge et qui 
ne parait pas être sainte Hélène, mère do Cons- 
tantin, Coisl. (239) 22 [xii], p. 208. — Hélène, 
femme du woïvode Jean Matthei,en 1650, Supp, 
(242). 
Héraorrhoïsse (L') guérie (74), 16 [xi]; (54),35 [xm). 
Henri II, roi de France ; ses chiffres et initiales 
sur divers manuscrits (204ô), 1 [xv] ; Supp. (1) 
[XVI]; Supp. (303) [xvij. 
Henri IV (Portrait du roi) point par un Italien, 
dans un manuscrit dont il lui fait hommage, 
Coisl. (373). 
Hercule perçant le serpent Python (2512), 43 [xvi]. 
Hermonios. Voy. Cliambellan. 
Hérode, roi de Judce sur son trône (510), 137 
[867-886] ; (74), 3, 4, 5 (xi| ; ordonnant le mas- 
sacre des Innocents, Supp. (27), 173 [xii). — 
Voy. Bourreau. 
Hérons voltigeant (20), 12 [xJ. — (Deux) affrontés 
à un vase, Coisl. (21), 4 [xi]. — Héron dévoré 
par un lion (239), 4 (xv) ; dévorant un poisson 
(3002), 104 [XV]. 
Heures (La reine des) saluant la reine des Jours, 

Coisl. (239), 26 [xn] 
HiÉROCLÉs, auteur d'un traité de l'art vétérinaire 

(2244), 1 [XIV]. 
HiPPOCRATE (36), 29 Ixv] ; (2144), 10 [1350] ; (2294), 

70 [XV]. 
Hommes (Figures indéterminées d'),CoMr (6) [xiiij; 
d'hommes et d'animaux (549). 67, 69, 91, 104, 
125 [1280]. 
Hôpital, un hôpital (510), 149 [867>886l. 
Hoqueton et cuirasse d'un guerrier indien (1128), 

3, 4 [XIV]. 
Hotte (654), 96 [x]. 
Housse, ou voile, brodée à fleurs (1208), 153, 159 

[XIJ. 

Hoyati de cultivateur (510), 52 [867-886). 
HUR soutenant le bras de Moïse (510), 424. 
HURAULT de Boistaillier, 139, 311 (2328). 
Hydropique (510), 170. 

Ichthyomorphes ; ornements divers (2253) [xi]. 

Idoles et sacriflces (510), 374 [867-886], p. 84, 
lig. 3; p. 86, lig. dernière. — Idoles, statuettes 
dorées (74), 135 (xi); (1128), 11 [xiv). 



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. Table! dcis Matiërks. 



ICNACB (Saint) lo Thëophord (1561), 116 fxu]. 

Impératrice. Voy. Eudoxie, Hélène, Marie, 

Impôt (Cotes d') (550), 72 [xii). — Percepteur de 
rimpôt dans l'exercice de ses fonctions (5i3), 
102 [xii]. 

imprimerie. Fleurons des manuscrits grecs, pre- 
miers modèles de nos imprimeurs de la Renais- 
sance, p. 285-286. 

Inachevés ; dessins ou peintures (49), 1 , 2 , 201 
fxij; (73) Ixij; (54), 177, 182, 203,207,233 [xnij; 
(311). 78 (1336J. 

Incendiés fuyant leur maison en feu (2736), 36 

IXY|. 

Incipit formant une croix, d'après le procédé in- 
diqué ci-dessus aux mots Croix et Éerilure, ad 
finem (580), 2 |xi). 

Inde, indiens, peinture indienne. — Nombreuses 
scènes de la vie de saint Barlaam relatives aux 
contrées indiennes et à leurs habitants, peintes 
par une main grecque, au xiv* siècle, d'après 
des modèles indiens (1128) (xivt. 

Infirmier, ou serviteur d'un médecin (2243), 10 
Ixiv). 

Initiales (Lettres) du ix*siècte,gros8ières,p.88;du 
x-xii\ ibid, (278), p. 94; bixarrement travaillées 
et recherchées (277) (viuj; très grandes, 10 cen- 
timètres, (750) pas9im |xj; anthropomorphes (533) 
|xij ; dracontines, ichthyomorphe^, omithomor- 
phes (690) (xil; Supp, (241) (xj; (622), 3. 8 (xi). 

— Belles initiales d'or (331) fxu). — Initiales 
d'or placées au hasard dans le milieu des 
moU (550), 30 à 36 |xii], p. 164. — Initiales 
et autres ornements d'une grande élégance, 
décorant on entier le psautier, Supp. (260) 
fxu}. — Init'ales zoomorphes, Coisl. (289), 
46, 158, 196, etc. (xuj; anthromorphes (633), 
passim [xui]. — Initiales inusitées et bisarrcs 
(2403) (xuij ; autres initiales zoomorphes (2920), 
113 IxviJ ; (2958), 242 |xiv| ; (2637) (xvj ; initiales 
à fleurs et grappes (2182) (1481J ; initiales très 
élégantes, mais italiennes (1394) [xv]; (1649) 
[XV]]; initiales fleuries grecques des plus re- 
marquables par leur élégance, Supp. (177) (xvuj. 

— Belles initiales ornitliomorphes (765), 237 (T), 
248 (*) Ixu|; autres (524), 112, 121 (xil; (641), 
28 (XUJ; (1208) [xii. — Voy. Noir. 

Liste des initiales représentées dans le présent vo - 
lume : A,flg. 11,66,110,129,133, iiO, 147, 164. 

— B,48,58,89, 125, 170. — T, 137. -A,3,83,88. 
159, 180. - E, 4, 5, 24, 44, 50, 54, 02, 73, 77, 
78, 87, 95. 114, 128, 145, 174. 186-78. 182, 186. 

— H. 55, 56. —I, 57, 71. - K, 9, 117. 171, 181, 
184. —M, 38, 90, 97, 127. 179, 188. — N, 37.- 
0, 25, 70, 72, 79, 86,115, 134, 155, 156,158, 160. 
166, 183, 185. — n, 6, 7, 8, 36, 65, 67, 9J. 113, 
138, 162, 189, — T, 2, 10, 2o, 31, 39. 76, 84, 93, 
94, 112, 139, 141, 14), 163, 172, 191. — r, 138. 

— 4>, 69, 106. — X, 143. — Y, 50. - O, 80, 
190. — EA, 142. — or. 80. 

Innocents; leur massacre (510), 137 (867-886); (74), 
5 xij; Supp. (914), 5 [xuj. 



Instruments pour les expériences de pneumatique, 

Supp. (528) (xvu); de musique. Voy. GuHare, 

Harpe; aratoires. Voy. Agriculture. 
Intaille (Imitation d'une), représentant un guerrier 

(2512) (xvij. 
ISAAC, Rebecca, Jacob (923), 78 r* et v* [ix]. — 

Isaac seul (74), 1 jxi). — Le sacrifice d'ISNac 

(510), 174 (867-886) ; 20, 13 (x). -^ Isaac étendu 

sur son lit (1208), 29 (xij. 
ISAlE, prophète. Voy. E9aie. 
I8I8 (Culte d') et du bœuf Apis, CoiêL (239), 122 

fxnj. 
ISMAEL (Saint). Voy. Manuel. 
Ivoire (Ouvrier en) assis à son établi et exécutant 

son travail (2736), 30 fxv). 

Jacob, Rachel et Joseph (510), 69 1867-886). — 
Jacob luttant contre l'ange, i&ûf., 174. —Jacob 
allant en Mésopotamie (1208), 29 [xi) ; dtent ses 
chaussures pour traverser le Jourdain, tM. — 
Voy. encore (74), 1 et 2 [xj. — Voy. Ange, 
Isaac, Échelle. 

Jacob (Un) endormi, préféré par un critique à 
celui de Rftphaël (510), 174, p. 75; flg. 14. 

Jacques, saint (923), 51 fix] ; dans la Transfigu- 
ration (510). 75; en médaillon, Coiêl. (200), 188 
[xuij. —Jacques et Jean appelés par Jésus (510), 
87. — Autres figures de saint Jacques (61), 198, 
214 (xui); (580), 2 [xi]. 

jACftOES (Saint) le Persan (580), 2 (xi). 

JAC0OE9, le moine, auteur d'homélies sur la Vierge. 
Son portrait (1208), 1 (xi). 

Jactance, personnification (139), 4 (x). 

JAUU8. Guérison de sa fille (510), 143 [867-886}. 

Jambe humaine figurée dans la lettre T (48), 207, 
231 |x). — Voy. aussi fig. 7. 

Janophros, médecin (2294), 73 (xv). 

Japhbt. Voy. 5«m- 

Jardin (Le) de la Vierge (1208), 200 (xij ; des Oli- 
viers (510), 30 (867-886). 

Jardinier (806), 61 (xu) ; CoImL (239), 26 [xu). 

Jean-Baptiste le Précurseur (543), 197 |xu); 
(2243).10 [xivj; CouL (239),15 |xu).— Sa naissance 
(1528), 196 (xu); il baptise dans le Jourdain (64), 64 
(x); (74), 5 (XI); il fait le baptôme de Jésus (533), 
146, 154 (XI); (1561), 26. — Voy. aussi 42 (xu); 
Supp. (27), 179 (xu); retiré dans le désort (64), 
65; prêchant au désert, t^td., 158; conduit en 
prison (74), 7 (x). — Sa décollation (1528), 196 
(xu). — Inhumation de son chef, ibid., 216. 

Jean l'Êvangéliste (510), 30 V (867-886); CoUL (20) 
(x); CoiH. (21), 276 m ; Coisl. (195), 349 |x}; 
Supp. (75) [XU); (1208), 1 (xi); (1528), 88 (xul; 
(122), 16(» (cft'acc) (xu); (94) (xiuj; (331), 1 (xi); 
(344), 134 jxv); Supp. (242), 2 (xvu). — Voy. 
encore (48), 134 [x(; (64), 158 [x); (68), 141 [x|; 
(230) (X); (70), 307 (964); (74), au comuieucemeiit 
et à la fin Ixi) ; (50) et (51) (xii) ; (71) (xi) ; (73) 
(XI); (86) (XII); (189) (xu); (54) (xuij; (61), 209 
(xui); (83), 215 (1168); (91), 195 (xiii); (54), 278 
(xui); (181). 154 (XIII); (95) |xiv); Coisl. (200), 



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TABLE DES MAIIËRES. 



325 



â02 fxiiii. — Saint Jean dans la Transfiguration 
(510), 75 (867-«86| ; dictant «on évangile, Supp. 
(27), i (xiil; avec deux de ses disciples, ibid,, i; 
écrivant son évangile, CoisL (3t),5 Ix-xil;5ttpp. 
(27). 85[xii|; Supp. (140), Ul |xiil; Supp. (175) 
Ixiil; Supp. (185) ixiil; Supp. (612) 111641; Supp. 
(242) 11653). — Voy. encore p. 302. — Saint 
Jean au pied la croix (550), 3 [xii]. 

Jean PALÉOLOcnE, empereur (1783), 2 (xvj. 

JÉRÉMiE (1208), 3 [XI] ; dans la caverne bourbeuse 
(510), 143 (867-886). 

JÉBiCHO. ville de Judée (510). 143, 424. 

Jéroboam. Voy. Saul. 

JÉRUSALEM (510), 143, 196. — Construction du 
temple (20), 4 [x], flg. 43. — (Entrée de Jésus à), 
Supp. (27), 94 )xn). 

Jessé, père de David (139), 3 fx). 

Jésus (331), 1 fxi); assis et bénissant (petit mé- 
daillon) (799), 326 [XI) ; en buste dans un mé- 
daillon, Supp. (185), 2 [XII). — Autres figures de 
Jésus (134), 141, 182, 207 [xiiij; (1242), 92 
[1371-75]. 

La Nativité de Jésus. Coisl. (239), 65 [xiij. — 
Jésus enfant lavé par les servantes; Supp. (27), 
172 [XII). — Jésus cbarpenUer (923), 206 [ix] ; 
enseignant dans le Temple (510), 165 [867-886); 
tenté par Satan (923), 123; baptisé par Jean (20), 
20 [X); (74), 6 [xi); (75), 95 )xi], (543), 197 [xii); 
Supp. (27), 179 (XII) ; iaslruisant le peuple (C4). 
159 (x); (74), 8-14 [xij; (1528), 181 [xu] ; ensei- 
gnant du Iiaut d'une barque (106), 45 (xii); mar- 
chant sur les flou (510), 170 [867-886! ; (923). 145 
(ix); guérissant les malades (510), 143, 170,310; 
(106), 58, 90, 94, 95, 127 ; guérissant la belle- 
mère de Simon Pierre (923), 211 (ix); (74), 15 
(XI); (106), 44 (xii); (54), 114 (xiii); guérissant 
un paralytique (20), 20 [x] ; guérissant des dé- 
moniaques et autres infirmes (54), 32, 112, 115, 
125 (xiii); (923), 211-213 [ix]; multipliant les 
pains et les poissons (54), 32, 55 ; soupant chez 
le Pharisien (510), 19ô [867-886]; admonestant 
le jeune homme riche, Supp. (27), 53 (xu); 
baptisant les Juifs (550), 166 (xu); ressuscitant 
les morts (510), 143 (867-886); (543), 23 (xii); 
bénissant divers hommes, Supp. (27). 39, 47 [xii]; 
entrant à Jérusalem (510), 196; entrant à Jéru- 
salem monté sur un cheval blanc, Supp. (27), 94 
(xii); au Jardin des Oliviers (20), 20 |x); (54),99 
(XIII); crucifié (la plus ancienne représentation 
byzantine connue de la crucifixion) (510), 30 
(867-886); autres crucifixions (550), 3 (xii) ; Supp. 
(27), 2 (XII). — Jésus foulant aux pieds la Mort 
(1208), 66 (XI). — Jésus au Ciel, en buste dans 
un médaillon (20), 3 )x) ; assis auprès de Dieu 
(64), 158 (X); dans un édicule orné, Supp. (27); 
dans sa gloire entre les vierges sages et les 
vierges folles (54), 191 (xiii) ; plaçant les bons û 
sa droite et les méchants à sa gauche (75), 255 
|xi). — Jésus au milieu de Tiimiéc des anges, 
858 (xii). —Jésus sur son trône (923), 39 (ix|; 
(2243), 10 (XIV); Supp. (242), 220 (xviij. -Jésus I 



soui la forme allégorique du Lion (239), 1 et 4 
(xv). — Jésus représente à mi-corps protégeant 
le trône impérial de Constantinople, Coid. (79), 
1 (1080). 

Yoy. encore sur Jésus : Ange, Aveugle, 
Baiser^ CieU Démon», Dépoiitim, Famitle (la 
Sainte) t Jairus, Samaritaine, Marie, Médaillon, 
Paralytique, Pécheresse, Phares, Soldats, Tom-- 
beau. Transfiguration. 
JÉSUS Strach (922) (xij, p. 127. 
Jeux. Voy. fig. 95, 120, et aux mots Balançoire, 

Bilboquet, Lutteurs. 
JOACHIM (Histoire de) et d'Anna, père et mère de 
la Vierge Marie (1208), 11, 15, 21,50, 56,59,61, 
66, 77, 86 [XI]. 
JoASAPH OU JosAPRAT, fils du roi des Indes; son 
histoire décrite et peinte tout entière (1128), 
10 et suiv. [XIV]; appelé aussi Joseph (1127), 1 
(xivj. 
Job. Scènes de son histoire (923), 256, 257 (ix) ; 
(510), 71 (867-886); (134) (Xiii); (135) [1368]. — 
La femme de Job (134), 38, 40, 41, 208. 
Jobar, roi d*Édom (134), 208. 
JOEL, prophète (1528),217 \xii];Coisl. (239),34 (xii). 
JONAS, prophète (923), 2J (ix) ; (510), 3 (867-886) ; 

(139), 435 (x); (1528), 219 (xii). 
Jongleur (41), 59 (xii) ; suspendu au sommet de 

deux colonnes (501), 1 (xil). 
JOPPÉ, la ville (510), 3, p. 67; (139), 431 (x). 
JOR (Le) et le Dan, les deux sources du Jourdain 

(1208), 29 [XI]; (54), 186 [xin]. 
JosAPHAT. Voy. Joasaph et Barlaam, 
Joseph, fils de Jacob; son enfance (923), 353 (ix(; 
son histoire (510), 69 (867-886) ; son triomphe, 
fig. 12; vendu par ses frères et suite de son 
histoire (20), 13 (x). — Voy. Jacob, Pharaon. 
Joseph (Saint), époux de Marie (510), 137 ; (543), 
116 (Xli]; averti de fuir en Egypte (510), 174; 
accompagné de deux bergers, Supp. (27), 172, 
173 (xii). 

Joseph désigné divinement par le sort pour 
épouser Marie (1208), 131 [xi) ; mariage de Joseph 
avec Marie, ibid., 135; Joseph, sa scie sur l'é- 
paule, emmenant la Vierge son épouse, ibid., 
142; ils sont reçus tous deux dans la demeure 
de Joseph par les quatre enfants de son premier 
mariage, ibid., 142, 146; la méditation de Joseph, 
203; ses doutes sur la vertu de sa femme (1208), 
217 [XI]; il la contemple attentivement, t6td., 
219; sa douleur à la vue de la grossesse préma- 
turée de la Vierge, ibid., 220; il la questionne i 
ce sujet, tM.,225; la Vierge s'excuse et explique 
son innocence, ibid., 228; Joseph désespéré de 
l'avoir faussement accusée, ibid., 238; il subit 
répreuve de Teau que le grand-prétre lui fait 
boire comme témoignage de sa sincérité, ibid., 
^18. _ Voy. FamUle (la Sainte), Jacob. 
Joseph d'Arimathée (510), 30 (867-886), p. 68 ; Coisl. 

(239). 18 jxii]; (54), 107 (xiii). 
Joseph, patriarche de Constantinople en 1439 ; son 
portrait (1783). 98 [xv]. 



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326 



TABLE DES MATIÈRES. 



Joseph. Voy. Joagaph. 

JosDÉ rendaint grâces au Seigneur (510), 226 (867- 
886] ; renversant les murs de Jéricho, ibid., 424. 

Joug. Voy. Agriculture, 

JOURPAIM (Le), fleuve (20), 26 [x] ; (74), 6 [u] ; re- 
présenté par un enfant à la nage (543), 213 |xii); 
(550), 153 |xii|. — Voy. Jor (U). 

Jour*. Voy. Heure». 

Judas, fils de Jacob (74), 1 [xi]. 

Judas Iscariote, trahissant Jésus par un baiser (54), 
99 (xiiil; pendu (20), 23 jx]. — Voy. Bmer. 

JODE (Saint), son portrait en médaillon, CoiiU (200), 
207 (vers 1260]. 

Jugement (Le) dernier (74), 51, 93, 112 [xi). 

Juifs. Leur armée (139), 4 [x]. — Les Tuifs tra- 
versant la mer Rouge, ibid.y 419. 

JuuANUS, officier du fisc impérial au temps de 
Grégoire de Nazianze (533), 77 |xij ; (543), 102 
(xiil; (550), 72 Ixiil; Coisl. (239), 57 |xn]. 

Julien (L'empereur) s'abandonnant à Satan (510). 
374 (867-8861 ; suite de son histoire, ibid. et 409. 
— Voy. Mercourioi. 

Jument allaitant son poulain (64), 4 (x). 

Jupiter enfant, Coi$L (239), 121 ; donnant le jour 
à Bacchus qui sort de sa cuisse, ibid,, 121 |xiij. 

Justes souffrant en Enfer par suite du péché d*Adam 
1208), 41 [XI 1; délivrés de l'Enfer par Jésus, 
ibid.y 66. — Les Justes à 'entrée du Temple de 
Jérusalem, ibid., 100. 

Justice (La), figure allégorique, Coisl. (79), 1 
11080). 

Justine, jeune Carthaginoise, fiancée de saint 
Cyprien (513), 87 Ixii] ; (550), 59 [xii]. 

K enveloppé par un serpent (806), 39 Ixn|. — Vo- 
lume plein d'initiales K, ornées de figures d'ani- 
maux (239) (xv). — K à main bénissante (885) 
[Xiv|. 

Kosmos, le monde, représenté par un vieillard 
barbu (36), 163 fxvj. — Voy. Vend<mifeur. 

Labarum, étendard (510), 2 |867-886|. 

Laboureur (533), 34 [XiJ ; conduisant un attelage 
de bœufs (134), 22 [xiii] ; autres laboureurs, ifrid., 
56; autre dirigeant une charrue à deux bœufs 
(2736), 21 [xv]. 

Labyrinthe (858), 1 jxii]; (2413) [1497]. 

Laine. Corbeille A ouvrage, pour filer la laine (510), 
3 [867-886]. — (Pelotons de), travail de la Vierge 
Marie (1206), 21 [xi). 

Lampes allumées dans le Temple (1208), 123 [xi]. 
— Lampe accrochée à un pupitre; Supp. (27), 
85 [XII]. 

Lapins (315) [xvj. 

Latin (Manuscrits grecs de style) quant à Tornc- 
mentation; exemple (375) [1022]. — Ornemen- 
tations latine et grecque mélangées (2558) [xivj, 
(2574) [xiv]. — Évangéliaire latin orné de pein- 
tures purement grecques, manuscrit latin n^ 276 de 
la Bibliothèque nationale. — Nerfs et nervelets 
latins (2198) [1522]. 



Lavage de nouveau-nu (1128), 10 [xivl. •— Voy. 
Jésus enfant, Bain. 

Lazare (Histoire de) et du mauvais riche (510), 
149 [867-886). — Lazare dans le sein d'Abraham 
(799), 261 [X]. — Résurrection de Lazare (510), 
196; (541), 9 [xii]; Supp. (27), 91 [xii]. 

LiON, fils de l'empereur Basile et d'Eudoxic (510), 
2 [867-886], p. 63,65. 

Léopard. Voy. Pimthére. 

Lépreux (510), 170. — Jésus les guérissant, ibid., 
215. — Dix lépreux guéris par Jésus, Supp. (27), 
74 [xiij. — Voy. Job (135), 28, 29, etc. [1368]. 

Lettre (Présentation d'une) par des serviteurs à 
son destinataire, Supp. (27), 148. 

Lévite (510), 143 1867,886). 

Lièvre (64), 5 [x] ; dévoré par un oiseau (654), $6 
[X]; dévoré par deux oiseaux (239), 74 |xvj;liré 
de la gueule du chien par un chasseur (2736), 15 
[XV). — Autres lièvres (550), 204. 209 fxii). — 
Enfant à cheval sur un lièvre, ibid., 6. — Trois 
lièvres combattant un oiseau, ibid,, 7 v*. 

Ligne de pécheur (654), 98 (x). . 

Limace (2509), 299 [xiv]. 

Limoges. Genre de peinture i»|ipelant rémaillorie 
de cette ville (608) (xi). 

Lingot de fer (2159), 1 {14821. 

Lions (550), 59 |xii]; (^), 1 [1168); (767), 1 [xui]; 
f886), 129,165,294 Ixiii); (135), 56. 67 [13681.- 
Tètes de lion{l«08), 150 [xil; (lôafe), 6 [xv], — 
Tôte de lioft «arvant de centre à un motif d'orne- 
ments (321), 29 [XIII). -^ Lion dévorant un mou- 
ton et, lui-même, terrassé par David (139), 2 [x); 
jouant avec deux têtes de chien coupées (654), 
45 fx). — Homme combattant un lion (1553), 174 
[XIV). — Deux lions fantastiques, ibid., 201. — 
Lion guettant un oiseau, i6td., 208. — Lion assis, 
ibid., 230. — Lion s'élançant par-dessus deux 
perroquets (239). 36, 46, 61 [xv| ; dévorant un 
héron, ibid., 4. — Combat d'un homme et d'un 
lion (36), 94 [xv]. - Chasse au Uon (2736), 5 [xv]. 
- Lion héraldique (2983), 228 [xiii]. — Lionceaux 
(70), 7, 8 [964). 
Lis. fleurs de lis (134), 2 jxiii]. 
Lit ou berceau (510), 170 [867-886]; (74), 3, 14, 16, 
17, 77, 116, 121, 176, etc. [X]; garni de son 
couvre-pied, Supp. (27), 91 [xii). 
Lit funéraire (510), 43, 149; porté sur les épaules 
de quatre hommes, ibid., 43; avec deux cierges 
au chevet, ibid., 104; à dais en forme de dôme 
(543), 130 [XII]. — Autre lit funéraire (550), 94 
lin). 
Lit impérial (510), 440 [867-886]. 
Liteaux d'une couverture de laine (1208), 50 [xij. 
LOBIN (Huguc), magistrat de Lyon, amateur de ma- 
nuscriU grecs et propriéUire de Supp. (589) |xvi). 
Lorraine (Manuscrite exécutés pour le cardinal de) 
(2592);5ttpp. (143); Supp. (148); 5i»pp. (303). — 
(Le tombeau du cardinal de) (1057), 11 [tous du 

XVI). 

LOTH et sa famme (923), 307 [ix). — (La femme 
de), Coisl. (239), 13 [xii]. 



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TABLE DES MATIÈRES. 



327 



Loup guettant aux abords d*ttne ferme (2736), 42 [xvj. 

Luc (Saint) peint on tête de son évangile (48), S9 
ixj; (64), 102 IX]; (68), 89 [x] ; (70), 190 I964J ; 
(230) |x]; Supp. (79) (xj; Coisl. (20) (x); CoisL 
(195), 240 [xj; (71) |xil; (73), 114 (xi); Coisl. 
(21), 175 lxi|; Coi8l. (224), 27 [v. lOOOj; (50) 
Ixiil; (51) [xiil; (83), 133 [1168J; (86) (xiil; (189) 
Ixnj; Supp. (27), 60 |xii|; Supp. (75) (xii); (54), 
173 ixiiil; (91) Ixiiil; (94) ixiiil; (181), 87 |xiii|; 
(196). 57 [xiii]; (95) (xivj; Supp. (242), 90 [xyii]. 

— Saint Luc assis, écrivant son évangile; Cohl. 
(31), 100 [x-xij ; Supp. (140), 86 Ixn| ; Supp. 
(175) (xiil; Supp. (185), 60 [xii]; Supp. (219), 
129 Ixiil; Coiil. (200), 68 [12601. - Voy. p. 302. 
et 306. 

Lutrin ou pupitre. Voy. Pupitre. — Lutrin en 

marbre vert sous un dais (543), 51 Ixii). 
Lutteurs (550), 6 |xn|. 

M formé d*un oiseau entre deux chiens (654), 191 
fx). — Autre M, ornithomorphe, CoUL (13), 1 
|130i]. 

Hacairb , saint (1561), 80 [xii}. 

Macchabée. Les sept maKyr8(543), 74[xiiJ (550), 46 
[XII] ; leurs sept différents supplices (510), 310 
[867-886] ; Coisl. (239), 3 [xii]. — Voy. encore 
(1528), 131 [xii]. 

Macédonius, hérésiarque de la deuxième moitié du 
IV* siècle (510), 355. — Un hérétique de la secte 
des Macédoniens (550), 37 [xii]. 

Machines et engins de guerre (2521) [xvi] ; id. des- 
sinés à la plume, Supp. (26) [1575]. 

Machines et instruments pneumatiques et mathé- 
matiques (2428) [XV]; (2519) [xv]; (2430) (xvij; 
(2512) [xvij; (2513) [xvij; (2514) [xvi]; (2518) 
[XVI]. — Figures diverses (automates) mises en 
mouTement par des machines (2i31) ^xvi] ; (2512) 
Ixvi] ; (2513) [XVI], p. 99. 

Mâchoire (La) d*àne (510), 347 [867-886]. 

Maçons (20), 4 [xl,fig. 43. 

Mages ; l'adoration (510), 137. — Les trois rois 
Mages (74), 3 et 4 [xi]; (75), 1 [xi]; (543), 116 
[XII]; Supp. (27), 172, 173 [xiij; Supp. (914), 
3 [xii]. — Les trois Mages devant le roi Hérode 
(115), 25 [xil; (106), 25 [xii]. 

Maillet. Voy. Agriculture. 

Main de Dieu bénissante (1208), 113, 131, 238 [xi]. 

— Main divine émergeant du ciel (510), 53, 438 
[IX]; (139), 435 [x] ; Supp. (27), 1 [xii]; Supp. 
(242), 90 [xvii]. — Initiales à main bénissante 
(2155),21, 57, 146, etc. lxiv];Cow/. (31), 7 [x.xi[. 

— Main bénissante accompagnée d'un poisson, 
CoW.(276), 7 [xJ. 

Main bénissante, ornement ordinaire de l'initiale £ : 
(510), 75 [867^6] ; (22) [xi] ; (41) [xii] ; (87) [xiij; 
(1116), 37 [1124]; (243), 20 [1133]; (1626), 1 [xii]; 
(1613), 67 [XIV]; (97) [xv]. — Main bénissante, 
tortue et contournée, Supp. (343), 102 [xii]. — 
Mains contournées de toutes les manières pour 
servir d'onglets et de notas (28ai) [xv). — Main 
tenant rudement un gamma, Coisl. (121), 114, 



142 [1343]; armée d'un poignard (378), 12 [xiii]. 

— Main indicative (62) [vin]. 

Mains voilées, c'est-à-dire enveloppées d'une pièce 
d'étoffe en signe de respect, soit pour l'objet 
qu'elles touchent, soit pour la personne à qui 
elles le présentent (533), 154 [xi]; (1208), 147, 
193 [xij; (1242), 92 [1371-1375]. — Anges rece- 
vant, à mains voilées, l'âme d'un moribond (550), 

94 v% 166 V [xii]. 

Maisons (134), 1, 110, 123, 158, 184 [xiii]. — Mai- 
sons particulières simples (74) [xi], 14, 15, 17, 
169, 172, etc.; (135), 145, 146, 174, 196 [1368]. 

— Maison à deux étages (510), a47 [867-886]; 
peinte extérieurement (543), 87 [xii]. 

Malachias, saint (1561), 16 [xh]. 
Malades et infirmes venant consulter le médecin 
(2243), 10 [xiY] ; malades et maladies (2294), 73- 

95 (xvJ. — Voy. (2179) [x]. 

Malchus au jardin de Gethsémané, Supp. (27), 118 

[XII]. 

Mamas (Saint) ou Mammas et Mammès de Césaréc 
en Cappadoce, mort vers 274, et patron de Langres 
(550), 30 [xiij; Coisl. (239), 27 [xiij; (1589), 3 

[XIV]. 

Manassé, roi d'Israël (510), 435 [867-886). 

Mantelet de cavalier (74), 4 [xi). 

Manuel, Sabel et Ismael, martyrs et saints (1128), 
21 [xii]. 

Manuel Paléologue, empereur de 1391 à 1425; 
son portrait (Supp. 309), 1 [xv]. ~ Voy. (1783), 
2 [xvl. 

Mappa circensis dans la main de l'empereur, en 
1080, Coisl. (79), 1; en 1391 (Supp. 309). 

Marc (Saint) peint en tète de son Évangile, tantôt 
debout et Untdt écrivant (64), 64 [x] ; (68), 56 
[xJ; (70), 113 [9641; (177) [X]; (230) [xJ; Coisl. (20) 
[x]; Coisl. (195), 171 [xJ; Coisl. (31), 136 [x-xi]; 
(71) [XI] ; (73), 76 [xi]; (74) au commencement et 
à la An de l'Évangile |xi] ; (81) A [xi]; Coisl. (21), 
116 [xij; (51), 70 [xiij ; (86) [xiij ; (189) [xii]; (201), 
230 [xiij; (284), 5 [xii]; Supp. (75) [xii]; Supp. 
(140), 56 \iu\;Supp. (175) [xii]; Supp. (185), 39 
[xiij; 5tipp. (612) [XII]; (54), 11 [xiii]; (91) [xiii]; 
(181), 56 [XIII]; (94) [xiii]; (95) [xiv]; (20r.) ; 
[13081; Supp. (242), 99 (xvii]. — Voy. p. 302. 

Marcel, archimandrite, en chaire (1553), 271 [xiv]. 

Marchands ismaélites, dans l'histoire de Joseph 
(510), 69 [867-880] . 

Marchepied (2144), 11 [1350]; sculpté, Coisl. (66), 
4 [xi] ; formés de billoU de bois, Coid. (20) [x]; 
perlés [1208], 1 [xi). 

Marges (Ornements sur les), ce qui est contraire à 
l'habitude des manuscrits grecs (1189) [xiv). 

Marie, la sainte Vierge (510), 3 1867-886] ; accom- 
pagnée de Joseph, elle retrouve Jésus dans le 
Temple, ibid., 165. — La Vierge et l'Enfant, 
ibid., 137. 

Manuscrit (1208) |xi] entièrement consacré à 
l'histoire de la Vierge. — La Vierge enfant; 
chambre où sa mère ne permet pas que rien entre 
d'impur (1208), 59. — La Vierge devant son père 



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TABLE DES MATIÈRES. 



et sa mère, ibid., 77; elle monte à l'autel des 
holocaustes, ibid,, 99; elle reçoit un gâteau que 
lui apporte un ange, ibid., 103; un autre lui 
apporte une sphère surmontée d^unchrismc, ibid.j 
110; elle tient un album dans ses mains, 1^; 
elle prend possession du peloton de laine, c'est- 
à-dire de la direction du ménage dans la maison 
de Joseph, ibid,. U7 ; elle tire de Teau d'un puils, 
tdid., 159; elle reçoit les visites de Tange Gabriel, 
ibid., 157, 160, 165, 168, 171, 173, 177; elle 
porte au Temple les pelotons de pourpre qu'elle 
a niés, ibid.y 187, 189, 193; elle se rend du 
Temple chez sa cousine Elisabeth, avec un livre 
fous le bras et un petit serviteur, ibid., 106; elle 
se repose, peu vêtue, dans les bois et y prend un 
repas, 200. ~- Salutations réciproques de la Vierge 
et d'Elisabeth, ibid., 203, 217. ^ La Vierge est 
soupçonnée par Joseph, ibid. y 217, qui la con- 
temple curieusement, ibid,, 219. — Joseph se 
plaint, 220; il rinterroge,225; eUe s'excuse, 228 ; 
il porte son accusation devant les prêtres, 236, 
237; qui les font comparaître, 238. — Examen de 
la Vierge par le grand-prêtre, 242. — Examen 
de la sincérité du mari, 248, par l'épreuve de 
l'eau amère. — Examen semblable de Marie qui 
boit aussi et est déclarée innocente en vertu de 
cette épreuve, 251 . — Joseph et Marie vont saluer 
Elisabeth, 252, puis le grand-prêtre, puis ils se 
mettent en chemin, précédés de leurs serviteurs, 
pour retourner chez eux, 254. 

La Vierge annoncée par les prophètes, ibid., 
69; implorée par les habitants de l'Enfer, ibid., 
66; assise avec l'enfant Jésus sur ses genoux, au 
centre d'un cercle d'or, ibid., 1; assise, dans sa 
gloire, au milieu des anges, ibid., 8. — La Vierge 
bénissant l'empereur Constantin Ducas et sa fa- 
mille (922), 6 I10G2J. — Autre figure de la Vierge 
(331), 1 IxiiJ. — La Vierge couchée dans Tétable 
avec l'enfant, Supp. (27), 172 [xii]. — La Vierge 
et Tenfant (543), 117 |xii]. — La Vierge en voile 
noir et rube bleue (550), 3 [xii] ; avec son voile 
noir, Coisl. (239), 22 {xii). — La vie et la mort 
de la Vierge (1528), 153 (xii). — Buste de la 
Vierge (1189), 12 [xivj. — La Vierge dans le ciel 
(2243), 10 [xivj. — Sur la vierge Marie, voy. 
. encore Ange, Ciel, Joachim, Joseph. 
Maries. Les trois différentes Marie (510) , 30 (867- 

886), p. 68, lig. 18. 
Marie-Madeleine, ibid., 285. — Voy. Marthe. 
Marie, femme de Tenipereur Nicéphore, vers l'an 
1080; son portrait. Coisl. (79), 1 r* et V (1080]. 
Marquetterie. meubles (189), 1, 93 [xiij. 
Mars, dieu de la guerre, Coisl. (239), 13 Ixiij. 
Marthe et Marie, sœurs de Lazare (510), 196 [867- 

88f)J. 
Masques tragiques dessinés dans un texte d'Euri- 
pide (2804) [xvj. 
MateloU (510), 3 (867-886). 
Matthei (Jean), woïvode de Valachie en 1653, cl 
HÉLÈNE son épouse ; leur portrait (Supp. 242) 
p. 294. 



Matthieu (Saint) peint en tète de son Évangile soil 
debout, soit assis et écrivant (64), 9 (x| ; (70), 4 
19641; (177) (xl; (230) [x|; Supp. (79) fxj; Coisl. 
(20) Ixj; Coisl (195), 9 |xj; Coisl. (31), 70 Ix-xij; 
Coisl. (224), 333 (vers 1000] ; (71) (xij; (73), 19 
[xil; (74) [xïj; (81. A) |xij; (88), 1 (xij; Cotsl. (21), 
22 (Xïj; (189) (xiij; (201), 5 (xiij; (5i0) [xiij; Supp. 
(27), 39 [xiil; Supp. (75). 20 [xii]; Supp. (140), 
10 Ixiij; Supp. (175) (xnl; Supp. (185), 2 (xii); 
Supp. (612) (1164) ; (54), 10 [xiiil ; (91) (xmj ; (230) 
[xiiil; (94) (xiiil; (05) jxivj; (181), 5 lxinl;5ttpp. 
(242), 36 (xvii). — Son portrait accroché à la 
muraille dans un intérieur; Coisl. (66)» 4 IxiJ,— 
Voy. Ange. 
Matrones conduisant le fiancé (2736), 10 (xvj. 
Maxencb tué par Constantin (510), 440 (867-886 j. 
Maxime (Saint) buste (922), 6 [1062] . — Saint 

Maxime l'Homologète (1561), 87 [xiij. 
Méandres (2426) jxvil. Voy. Palmettes.'- Méandres 

ou lignes ondées du \^ siècle, Coisl. (202). 
Mécanique; figures. 5»;)^. (607) (xvj; (2512) (xvi]. 

— Voy. Machines. 
Médaillon (Buste dans un) placé en l'air, figurant 
Jésus nu ciel (510), 2()4, 332 (867-886). — Groupe 
de médaillons renfermant chacun une tête de 
saint de manière à former un ensemble en rap- 
port avec la scène centrale (922), 6 (xij. — Voy. 
Saints (le chœur des). 
Médecin préparant ses remèdes (923). 210 (ix). -^ 
Trois médecins au chevet d'un mourant, Coitl. 
(239), 74 [XII]. — Le Génie médical, sous les 
traits d'une déesse (214i), 11 (j[350]. — Apothéose 
de la science médicale (i243), 10 (xiv].— Un 
médecin, et son client humblement courbé (2228), 
1 (xiv). — Un médecin consulté par un infirme 
(36), 187 JXY). — Un médecin représenté dans 
réclat de ses fonctions. — Voy. Apocavkos et 
Mijrepsos. Voy. aussi Gallien, Hippocrate. 
MÉOÉE auprès des cadavres de ses deux cnfunts 

(2736), 40 (xv). 
Méduse (Tôle de), accostée de deux cygnes (246 

(xvil;(2523), 45(jivil. 
Melcbisédecb, ami d'Abraham (20), 25 |x]. 
MÉLÉAGRE (2736), 16 (XV). 
Mélodie, personnification (139), 1 (xj. 
Ménêlas, roi de Sparte, Supp. (247), 12 [xi]. 
Mer Rouge, personnification (139), 41 J (X]. — (Le 

passage de la) (510), 264 [867-886]. 
Mercodrios , saint (580), 2 (xi). — Perçant de sa 

lance Julien l'Apostat (510), 40 J. 
MÉRiAN (Le roi) combattant contre Hector (2878), 

112 [xiv]. 
Messîigcr. Voy. Baguette. 
Mcssu (Prêtre disant la), Supp. (468) |xi) ; Supp. 

(578) [xiiij; 5i«pp. (303), 19 (xvi). 
MiCHÉE, prophète (1528), 221 |xii]. 
Michel (Saint), archange, 6 arpanr^yàç (510), 143, 
438 1867-886); CoUl. (79), 2 [1080); (1189), 7 (xiv); 
(2243), 10 (XI v). 
Michel et Anoronic, les fils de l'empereur Cons- 
tantin Ducas (922), 6 [xi]. 



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TABLE DÉS BfÂTÏËRES. 



329 



Michel; noin qu'on sùpïtose ètr(^ ocliii dti peintre 
et fccribe auteur du manuscrit Coist, (79), exé- 

: cuté 6n 1080. — Voy. au f« 2, y'- du manuscrit et 
la ng. 64. 

MoDESTus. Voy. NabuMrdàn, 

Moine grec au xi« siècle (1208), 1 lilj. — L*ex- 
empereur-Jean Gantacuzèné en habit de moine 
(1242). 123 11371-13751. — Moines chrétiens de 
riiido (1128), 3 r*, 4 v«, etc. (xivj. — Voy. Sahas. 

Moïse. Son histoire (923), 79 (ix). — Moïse rece- 
-vant les Tables dé la Loi (510), 52 (867-886); 
assistant à la Transfiguration, i6W., 75; faisant 
jaillir l'eau du rocher, t6ttf., 226; en présence 
du Buisson {irdent, t6id., 264; traversant la mer 
Rouge, t6û/., 264; les denx bras soutenus par 
Aaron et Hur, ibid*, 424. — Moïse passant la 
mer Rouge à la tête des Israélites <139),41fl (x); 
recevant les Tables de la Loi, ibid,, 422. —Moïse 
faisant jaillir Teau du rocher (20), 15 |x|. — 
Buste de Moïse (922), 6 [xi|. — Moïse devant le 
Buisson ardent (1208), 74 [xi] ; à la tôtc des pa- 
triarches, ibid.y 87 ; en prrésenciB du Tabernacle, 
Und,y 181. — Moïse uît le serpent d'airain, Coisl. 
(239), 18 (xiil ; voy. aussi. 11. — Moïse don* 
nant la Loi, Supp, (?7), 2 Ixiil; (1242;, 92 J 1371 1. 

— Voy.XfH^e. Voy. encore: (605), 272 |xj ; (1242), 
92 11371-13751. 

Moissonneurs (135), 164 |1368]. — Scène cham- 
pêtre représentant le retour après le travail de 
la moisson (2736), 15 jxvj. 

Mollusques (2737). 

Momie (510), 149, 196 (867-886] . 

Monastères chrétiens dans les Indes (1128), 3 [xiv]. 

Monnaie antique pour ornement en tête d'un ma- 
nuscrit (3036 A) [xvl. — Monnaies pesées dans 
la balance sur le bureau d'un percepteur des 
impôts à Nazianze (543), 102 (xiij. 

Monocondyles remarquables (2983), 194, 195 [xiii]; 
(2988), 88 (xivl. 

Monstres héraldiques (1655), 1 (xvi* italien]. 

Monlagne personnifiée (139), 1 (x]. 

Mort (La) terrassée par Jésus (1208), 66 (xi]. - 
Morts sortant de Içurs sépulcres, ibid., 80. — 
Morte étendue sur un lit de parado (2294), 95 
lxv|. 

Mortier à piler (135), 121 11368). -- Berger broyant 
des herbes dans un mortier, Supp, (247), 5 fxi). 

— Pharmacien, ibid,, (2155), 121 (xivj. 
Mouches et autres insectes, Supp. (247), 12-18 [xi]. 

— Servant de nourriture à divers oiseaux 
(2737). 

Mouchoir de femme, blanc (550), 59 [xii]. 
Moutarde. . Un pied de sénevé pour la cuisine, 

Supp. (247), 44 [XI). 
Moutons et brebis paissant sous la garde d'un chien 

(139), 1, 2 jx|.5- (Tonte des) (533), 7 ixij. — 

Voy. Berger. 
Musiciens (134), 127, 184, 188 [xiii]. — Manuscrit 

i notation musicale (265) txiv]. — Voy. Itulru- 

ments . 
Musique notée (265) [xiv], p. 244. 



Myrep^OS, médecin; son. portraif (2243), 10 
ixiv). . 

Nabuzardah alias Moileatus, magislrat persécuteur 
sous rémpercur Valons en l'an 379 ; Coi$l. (239), 
100-10.5.1x11]. 

Naissance. Festin des prêtres de Jérusalem convo- 
qués chez Joachim et Anna pour célébrer la 
naissance de leur fille Marie (1208), 61 [xi]. 

Nahoh, prophète (152^), 221 (xii). 

Nathan, prophète (510), 143 (867-886) ;' (139), 
•137 (x|. 

Nathanakl, frère du roi David (13:>), 3. 

Nathanael avec Jésus (510), 87. 

Nauraachie (2736), 19 (xv). 

Nautile (Un), mollusque (2735), 9 (xiv). 

Navire- à voiles (510), 3 (867-886); (533). 7 (xi). — 
Voy. Barque, Nil. 

Nègros (Deux) représentés comme serviteurs des 
apêtres dans rassemblée de la Pentecôte, Coisl, 
(239), 28 (XII) ; même scène, Sùpp. (27), 38 (xii]. 
— Voy. Pentecôte. — Nègres combattant (2736), 
7 (XV). 

Neige (Effet de) dans un paysage (510). 7è (867- 
•886). 

NiCANOR et Palamède ; combat homérique (2878), 
62 (xivl. 

NicÉPBORE Botoniatc, empereur (Trois portraits de) 
ot de Marie sa femme, Coisl. (79), 1, 2 (vers 
1080] . 

NicoDÈME (510), 30 (867-886), p. 68. 

Nicolas (?) ordonne l'exécution d'un manuscrit 
grec à peintures (533), 3 (xi). 

Nil (Le), navire amarré sur sa rive; Supp, (247), 
12 (xij. 

NiLE, saint (922), 6 (1062). 

Nimbe autour de la tête de Jonas (510), 3 (ix), p. 67 ; 
(510), 30, p. 68, lig. 28; de Pharaon (510), 264; 
nimbe et couronne, ibid.y 3. — Nimbes décorant 
la tète de la belle Hélèno et de son pilote 
Canopus, Supp. (247), 12 (xi).-~ Saint Gyprien 
.représenté sans nimbe dans la première partie 
de sa vie lorsqu'il était adonné au péché (543), 
87 (XII] . — Nimbe de couleur cramoisie (510), 2, 
5 (867-886). — Nimbes donnés à des personnages 
vulgaires (510), 149. -i- Serviteur ou esclave 
nimbé, Supp. (27), 91 (xii). — Doute sur un 
nimbe (2179), 211 (x). 

NiNlVE, ville d'Assyrie) (510), 3 (ix). p.. 67. 

Noces. Instruments (indistincts) portés dans le 
cortège, à la cérémonie des noces (2736), 10 (xv). 

NoÉ (605), 195, 301 (x). — Noé construisant l'arche 
(510), 360. — Voy. Arche. 

Nœuds isolés» ornement placé sur les marges d'un 
grand nombre de manuscrits grecs en regard des 
têtes de chapitre; exemple (1116) poitim (1124). 
Noir. Feuillages et autres dessins à l'encre noire, 
Coisl. (191) (XIV] . — Initiales en noir (676) (xi). 
Notes marginales en forme d'objets divers conuie 
celles indiquées ci-dessus aux mots : Ecriture, 
Gloses. Par exemple : Croix, calice, etc. (438), 

42 



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TABLE DES MAT1ËRE6. 



161 ù 206 |992J ; triangle, colonne, amphore (532) 
\ii] ; oiseau, fer de lance, pyramide , elc, CoiêL 
(88) IxiJ. — Voy. encore Coisl. (22) [xil; (556) 

IXIIIJ. 

Nudité, baigneurs (550), 166 [xii). — Un homme 

nn recevant un habit (il), 47 [xiij. 
Nuit, personnification (139), 419, 435 [x] ; (134), 

50, 51 [xiii]. 

0, initiale, formé de deux hommes affrontés et 
priant (654), 18 (x). — Zoomorphe (1208), 135 
[XI]; ornithomorphc, ihid., 125, 182, 255; ichtyo- 
morphe, CoUl. (77). 168, 186, 220 (xil; garni, à 
rintérieur, d'une lôte humaine (319), 199 (xi|; 
t6t(2.(1106),19,112 [xii].— Omicron fieuri (2900), 
207 fxvj, fig. 155. 

Œil de bœuf, ou cercle en blanc (1897), 1 lxvi|. 

Œuf (ou fruit de palmier?) employé par les astro- 
logues dans les horoscopes (1128), 12 {xivj. 

Oies (543), 60 [xiij; (3002), 89 (xvj. 

Officiers impériaux (Costumes et probablement 
portraits de quatre grands) en l'an 1080, Coisl. 
(79), 1. 

Oiseaux (750), 6, 59 (xj; (760), 214, 229 (xiil; 
(1617) [xiil; (134), 186, 188 (xiiil; (1553), 29, 
69, 172, 286 [xvJ; combat d^oiscaux (715) (xv), 
flg. 148. — Oiseau becquetant un lièvre (654), 
36 [XI]; (315) (xv), fig. 146; (317), 1 [1533); bu- 
vant à la source pure (chrétienne), CoisL (83), 3, 
148 [x]. — Oiseaux et fleurs (70), 7,8 [964]. — 
Oiseaux affrontés becquetant une fleur (690), 68, 
148 [xij; une fleur ou une coupe, Coisl. (31) 
[x-xij ; un calice d*or (580), 3 (xi), ou venant 
s'y abreuver. — Oiseaux à tôte humaine (1208), 
150 [xij. — Quadrupède à tôte d'oiseau gro- 
tesque (2216), 12 [xiij.— Homme qui fait boire 
un oiseau en lui tendant la coupe (243), 140, 141 
11133]. — Deux oiseaux au pied d'une fontaine 
(35) [xinj. — Oiseau de paradis (?) (886), 133; 
autres, ibid.y 123, 124, 129, 130, 138, 168, etc. 
[xiii]. — Deux oiseaux becquetant un pot de 
fleurs, CoUl (13), 1 [1304]. — Oiseau bicéphale 
(2392), 198, 273 [xivj. - Oiseaux, les uns natu- 
rels, d'autres fantastiques (239), 49. 54, 72, 76, 
78, 89 [XV]. — Diverses chasses aux oiseaux 
(2736), 2 et suiv. [xvJ. — Oiseaux buvant (2512), 
24 jxvjj. — Oiseaux peints par un naturaliste 
(2737). — Voy. Coupe, Calice et les divers noms 
d'oiseaux. 

Oiseleur chassant au miroir (533), 34, 35 [xi]. — 
Autre oiseleur (135), 134 [1368]. 

Olives, la récolle (2736), 54 [xvj. 

Olivier de la paix, voy. Colombe. 

Ondes, c'est-à-dire ligne ondée ou ondulée presque 
constamment mise en tète des chapitres comme 
ornement; exemple : Ondes d'or terminés t\ chaque 
bout par une feuille de lierre (331) [xiij ; (627) 

[XII]. 

Onguent boite à le mettre ; (2J55) [xiv], fig. 135. 
Oppibw, poète grec (2736), 1 [xv]; (2737) [xvij. 
Or. Manuscrits remarquables par leur chrysogra- I 



pe; exemples (232) (xi}; (331) In); (1242) 

(1371-75), etc. — Ort «ppliquét en feuille et non 

au pinceau; exemples, 5»pp. (27), 13 et patsim 

Ixii). 
Oreste (2735), 120 (xiv). 
Orion, berger grec changé en constellaiion par 

une déesse, Supp, (247), 2 [xi]. — Le même 

(2736), 16 [XVJ. 
Orphée jouant de la lyre, Coisl. (239), 122 [xiij. 
Osée, prophète (1528), 216 (xii). 
Ou, sigle xoomorphe d'une exécution très gracieuse 

(1208), 123 Ixi], fi^. 83. 
Ours; David le terrassant (139), 7 [x].— Combat 

d'un ours contre un homme (550), 94 (xii). 
Outre gonflée (135), 200 [1366]. 
Oxydation dea ornements peints en argent. Exemple 

(123) [xvi]. 
Û, oméga formé de deux oiseaux affrontés (654), 

40 [x] ; de trois oiseaux, i^kf., 66; ornithomorphc 

grotesque (1208), 4ff; xoomorphe, t6id., 66, 194. 

P, c'est-à-dire n. La forme de cotte lettre est celle 
qu'affecte l'ornement d'on-tèle de ta grande ma- 
jorité des manuscrits grecs Ornés, n composé de 
deux colonnes jointes par une traverse et sup- 
portant chacune une tète humaine (654), 89 |x] ; 
formé d'une image de saint Grégoire de Naxianse 
(533), 35 [XI] ; de deux figures de femmes (654), 
189; anthropomorphes et zoomorphes (550), 7, 
37,153, 232 (xii). — Formé de deux petits qua- 
drupèdes qui se donnent la patte (12), 100 
[1419]. 

Païen , prêtre des idoles (510), 374 (867-886) ; 
voy. fig. 22. 

Pains (74). 29, 32, 76, 127, 178 [xi]. — Miracle des 
pains et des poissons (510), 165 [ix]; (54), 55 
[xin]. 

Palais Philistins (510), 347 (867^6). 

Palamède. Voy. Nicanor. 

Palefreniers avec leurs chevaux (2244) (xiv] . 

Paléologue. Yoy. Manuel. 

Palimpseste. Exemples : (9), Saint Ëphrem [vi-xiiij; 
(282) [x-xiii]; (377) (?-xiii). 

Palme (806), 54 [xii]. — Palmier (510). 53 [ix]. 

Palmier représentant l'initiale (806), 54 [xii]. 

Palmettes aux quatre angles do bandeaux rectan- 
gulaires ; ornement des plus usuels ; exemple (922), 
4 [XI]. — Palmettes à la grecque antique (2237), 
19, 88 [XIV]; (2426) (XTI). — Autres palmettes (9), 
passim [xii]. 

Panier fleuri (216), 3 [x] ; (707), 35. 53, 57, etc. 
[xii]. — Panier de fruits (2298), 1 (xv); (2536) 
(XVI J. — Voy. Corbeilles y Pot à fleurs. 

Panses de lettres garnies intérieurement avec de la 
couleur (2572) [1296]; (1634) [1372]. — Voyez 
Garnies. 

Pantalons rouges collants brodés de fleurettes (139), 
419 [X] ; autres, ibid., 446; Coisl. (233), 105. 

Pantelémon, patron des médecins grecs (1528), 100 
(xiii); sa décapitation, ibid., 116. — Le même 
(36), 3 (xvJ. 



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TABLE DK8 MATIfiBES. 



331 



Pantlièro ou léopard enebatné, paraiBMMt étM le 
sommet d*une enseigne militaire (279), 9 Imii- 
a|. — Panthère, en ehasse (64), 6 fxl, flg. 47; 
autres panthères (550), 3, 50, 204 (xii). 

Paons (64), 6-8 (x|; (543), 24 (xii); (550), 8, 200 
(XII); (1553), 254 ixiv). ^ Paons afliontés à un 
vase fleuronné, Coid, (20) (x] ; à une eoupe qu'ils 
beequètent, CoUl. (31), 6-7 ix-xi). — Paons et 
perdrix, ibié. — Vase entre deux paoM affrontés 
(712), 1 (xii); (1489), 1 (xi). -* Quatre paons 
affrontés becquetant le vase sacré, Coisl. (103), 
1 (XI). — Paon, la queue développée (1208], 182, 
255 [XI}. -- Deux paons affrontés becquetant dos 
épis d'or (541), 1 (xii) ; beequeUnt un fhiit(7i8), 
1 (XI]; becquetant un arbuste (886), 1 (xilij; 
autres, ibid., 12, 57, 121 r» et v«. 

ParadU (510), 52 (86î-886|. — Lo Paradis et 
TEnfer (923), 68 |a]. — Le jardin du Paradis 
(1208), 21, 47 [xil. — Tristesse du Paradis lors- 
qu'il fut devenu solitaire, ibid.f 50. 

Paral}Uque. sa guérison (510), 316 (867-886] ; (20) 
20 [X] ; celui qu'on présente à Jésus par le toit 
de la maison, ihid,, 316. — Le paralytique em« 
porUnt son lit (74), 16 [xii}. — Voy. Jéius. 

Parasol, SuT^p.(tl), 91 [xiil. 

Parthénion, plante, Supp. (247), 18 |xi]. 

Passion (La) du Christ (510), 30 (867-886); (1102), 
15 [xij; gravée sur une reliure du xvii* siècle, 
Supp. (242). — Voy. Crucifixion, Jétuê, 

Patriarches et prophètes (1208), 87 (xij. 

Patron à jour employé pour des ornements qui se 
répèlent dans un manuscrit; le numéro (2833) 

Paul (Saint), apôtre (923), 71 (ix); (223), 6, 34 
[1045J; (022), 6 (1062); CotsL (30), 1 (xi); Coul. 
(239), 16 [xiij; (61), 216 [xiii]. — Paul aux portos 
de Damas (510), 264 (867-886) ; voy. aussi p. 306. 
— Sa décapitation (1528), 47, 62 (xii). — Son 
busto en médaillon, Coiil. (200), 210 (1260). 

Paul d'Eginc, médecin du xii* siècle (2294), 124 
(xvj. 

Pauvres et infirmes (550), 251 (xii); (134), 152 

(Xlll). 

Paysages (74), 136, 138, 139 et paisim (xi); (543), 

741X111; (317), (1533). 
Peau de tigre Tormant un corsage de femme (139), 

1 IX]. 
Pécheresse (La) lavant les pieds de Jésus (510), 

196. 
Pécheur à la ligne, dans la lettre E (654), 98 (x) ; 

fig. 54. — Autres (533), 34-35 (xi] ; Coùl (239). 

26 (xii). — Pécheurs dans un bateau (2736), 1 

ïxvj. 
Peintre byiantin; son portrait. Voy. Michel. — 

Autre portrait d'un peintre et de sa femme, 

Ûg. 193. — Le peintre Taulus, p. 147, note 1. 
Pentecéte (L'assemblée des douie apôtres lo jour 

de la), Coiil. (239), 28 (xii). — Autre exemplaire 

de la mémo peinture, Supp. (27), 38 (xiij. — 

Autres (5i1), 85 |xiij ; (550), 37 [xii] ; (1208), 3 

ïxii]. 



Percepteur des impositions, CôUl. (239), 57 (xii). 
Voy. /ttiîoniM, /mpdf, PvUicaifi.— (683), 70 (xi) ; 
(543), 102 (xiij. 

Perdrix (64), 8 (x] ; (543), 60 [xii] ; (550), 204 (xii); 
rouges (799), 97 (x); (1208), 1 (xi). - Deux 
perdrix affrontées devant une coupe ou autre 
vase, Coia. (220), 1 (xi); Coiil. (21), 5 {xi); 
(1517), (XII] ; (1546), 28 [xni]. — Fronton sur- 
monté de deux perdrix (284), 6 [xiij. — Perdrix 
formant un A initial, Supp. (343), 35 (xii). 

Pères (Les) de l'Église siégeant en concile (510), 
355 [867-886]. -- Voy. Prophèteg. 

Perreau (Jean), professeur royal vers 1625, pro- 
priétaire du manuscrit (1687) (1540]. 

Perroquets (64), 1-3 (x); (543), 60 (xiij; (550) 2., 
100 (XII); (1208), 1 (XI). —Affrontés, Coi$l (21), 
6 [xij. — Affrontés devant une fontaine (765), 3 
(xii) ; devant un panier fleuri (1524), 1 [xii]. 

Persans, soldats (510), 409 (867-886). 

Perses, vainqueur de la Chimère (2736), 16 (xv) 

Pestiféré (Hist. dé Job) auquel on présente du pain 
au bout d'un bâton (510), 71 (867-886). 

Pbtru€CI (Antonio) de Naples, fait exécuter le ma- 
nuscrit (3013) (xv). 

Peuple (Costumes d'hommes du) à Byzance (510), 
310, 340, 360; flg. 17. 

Peupliers, platane et laurier (139), 435 (x). 

4> zoomorphe (1208), 74 (xi). 

Phallus planant dans les airs au-dessus d'une 
femme, Coisl. (239), 121 (xii). 

Pharmacie, vases et objets divers (2155), passim 
[xiv]. — (Jeune flUe pilant an mortier dans une) 
(2243), 10 (XIV]. 

Pharaon et Joseph (923), 14 (x); (510), 69 [867- 
886). — Pharaon englouti par la mer Rouge 
(510), 264; (139), 419 [x]. 

Phares et autres ascendants de Jésus (64), 10 (x). 

Pharisiens (74), 15 (xi). 

PHiLiMON (Saint), Coisl. (30), 150 )xi]. 

Pbiuppe, roi de Macédoine (2736), 7 [xv] et (2737). 

Philippe, apôtre, et Jésus (510), 87 (867-886). 

Philis, roi de Chalcédoine, tué par Hector (2878), 
110 (xiv). 

Philistins, leur armée (139), 4 (x) ; leurs boucliers 
(510).347 [867-886].— (Samson et les), ibid., 347. 

Philomèlk (2736), 40 )xv] . 

Philonicus le Thessalien qui vendit Bucéphale au roi 
Philippe (2736). 7 [xv]. 

Philosophes grecs de l'antiquité copiés dans leur 
air et leur costume par les artistes chrétiens 
grecs pour représenter les apôtres et les saints, 
Coisl. (20), p. 122, lig. 17 ; CoisL (195), p. 124, 
lig. 7. 

Phinée, roi de Tltracc, et les Harpyes (2736), 29 (xv) 
et (2737). 

Phinées du 105* psaume (20), 17 (xj. 

Phrygiens, voy. Corijbantes. 

Physique (Scènes diverses de) et de mécanique 
(2512) (XVI). 

Piods dessinés, avec justesse ou avec affectation 
de petitesse (533), pastt'm (xij. 



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TAirtlS BBS HATIÊKES. 



PiedB-derinouchd, ornemeùt calligrai»htqu6 (1901) 
[xiiil;1730 (12971; (1220 A), iXTj. 

Piège à lièvre (2736), 46 [xv] ; (2737J. -. Pièges 
d'oiseaux (533), 34. 

PiBRRE (Saint), apdtre (922), b [10621; (61), «02 
ixnij; (1628), 47 (xiil ; (923), 311 [ixj; (580fe 2 
(xij. — Vocation de Pierre et André (74), 7 [xil- 
— Pierre dans la scène de la Transflguration 
(510), 75 1867-8861. --Sa bello-mère gUériepar 
Jésus, iéid., 170. — Pierre dans sa prison (15ftl), 
68 [xiil. — Pierre coupant Toreille de HalthUs, 
Supp. (27), 118 Ixiil ; (54), 99 Ixiiij. — Reniant 
Jésus» ibid,, 101. ^ Pleurant sa faute, ifrid., 
102. — Portant Tépée. p. 305. — Se jetant 
dans les flots pour aller au-devant du Seigneur 
(510), 170; (135), 220 113681. — Crucifloment.de 
saint Pierre (1528), 62 [xii]. 

PiERBE d'Alexandrie (580), 2 IXJl. 

Pierre ponce employée par les scribes (5-i), 173 (xUJl* 

Pigeonnier, agriculture. (2736), 11 [xvl; (2737). 

Pintades (64), 1-3 jxl ; 1208, 1 {xil. — Deuaç pin- 
tades affrontées a un vase, ÇoisL (21), 3, 4 [xil. 

PJaies: d'Egypte (20),. 16 [xl- • 

Plantes diverses, Supp. (247), passim [\i\; .(20*1), 
113,115, 116 [xvl; (2180) cl (2182) ^14811 ; (j284)i 
1180-257] [xv]; (2183) [xvij. 

Planlin ou lonchUis, flg. 30. 

Plantoir. Voy. Agriculture. . 

Piston, saint (580), 2 [XI]. 

Pieureurs aux funéraiUes (dlU),.149 [867-886]. • 

Poêle ou fourneau (135)> 121 [1368). 1 

Poinçon de. scribe^ (189) [xn]. ■ 

Poisson formant Tinitialo 6 (654)/ 55, 155, 178 [x]; 

. (885) [xivj. -^ Autres (760), 214,229 [un] ; CoUl 
(121), 175 [xivj; (135)^ 76 [1366]. . . 

POLTHNESTOB, dans THécube d*Ettripide (2795), 
159 ]xvl , fig. 154.- 

POLTCHRONios, saint (1189), 77 [xivj. 

Pommier (550), 30 [xii]. 

Ponce Pilate à son tribunal, Coisl (239), 18 [xu). 

Porcs servant de monture à des démons, Supp, 
-(27), 67 [XII]. 

Porche supporté par quatre colonnettes à jour et 
ressemblant ù un petit temple en tète de chaquo 
évangile (70) [364]. 

Portail d'église (510), 43 [867-86]; (56), 174, 332 
[xli]. — • En bois sculpté et peint en rouge et 
vert (300), 127 [xii]. — Porte d'églisç fermée par 
une draperie (510), 67. — Porte monumentalo» 
à Rome (1528), 62 ' |xii]. — Porte en accolade 
avec feuilles de chicorée (317), 176 [1533]. 

Porte-crayon (189), 1 [xii]. 

Portique à colonnade, attenant à la maison (74), 
16, 17, 126, 190, 196 [xi]. 

Portrait de femme (98) [1479i. — Autres portraits. 
Voy. Andronic, Apocavkos, Caniacu*èney B^aêile, 
Chrysoslome, Cotutaniinj Jean fiçmascène. Gré- 
gairct Jacqv^, Joseph^ Julien, Léony Manuel, 
Marie impératrice, Matthei,Myrep80S,Nicépkorey 
. Eudoxie, — Portrait de peintre. Voy. Peintre, 

Possédé du démon (510), 170 (867^886}. -> DéHVré 



par. Jésus, Supp. (27>, 67:[xii|. ^:Vx>y. Miio- 

nia^ne. 
Pot à feu ou candélalyre, initiale I, Supp.itl^ ^^ 

[xiii. -y-- 

Pot à fleurs (237), 10 [xi] ; Coial (205) [xi]..-^ 

Entre deux perdrix, Supp, (27), 1 [x»\. — Rec- 

queté par deux oiseaux aflrontés, Supp. (175) 

[xiil; Supp. (185), 2 [xii|. — Voy. Panier fieuri. 
Poules accolées pour former -une initiale (JE), 

flg. 5; ^ de Rarbarie affrontées, Coiil., (21), 8 

. [XI]. 

Poulet rôti, sur un plat, Supp. (247), 44^ [xi]. 

préfet ougouverneur.de province, flgu ré cinq Cois 
dans là même costume, Coi»l. (239), 100^105 

:.[Xill. 

Présentation (La) au Temple (510), 137 (867»886l. 

Prêtrise ; la consécration (510), 67. 

Prière à la manière antique, les bras étendus 
. (510), 43. -r- Attitude du fidèle en prière repré- 
sentée par quatre peintures (139)^428, 431 > 485, 
446 [x].~PcrsonniflcaLion de la Prière, t6td., 446. 

Primicier ou gardien du sceptre impérial^ Coisl. 

- (79), 1 y. [10801 . - . 

Prisonniers, enchaînés (20), 18 |x]; (74), 7 [xij. — 
Deux prisonniers (806), 81 [xii]. -^ Pvisbnnters 
emmenés par un cavalier (131), 92 [xili]^ 

Prochore (Saint), disciple de saint Jean TEvangé- 

. liste (71) jxi]; (230) [xj; Supp. (140), 141 [xii]; 
Supp. (27) [xiij; (93), 195 [xiHt; 5tt/»p. (242), 2 
[xviil. 

Procope; saint (1528), 63 [xii] ; sa décapitation, 
i6W., 86. : ; 

Prophètes (Portraits de fantaisie de tous les) et 

. Pères de TEgUse (923) [ix]. — Chœur des pro- 
phètes annonçani et louant la Vierge (1208)< 69 

un.. - 

Prophétique (Esprit), sa personnification (139), 

121 [xuj. 
PROSERPIME, son enlèvement, Coisl. (239), 121 [xii]. 
Protésilas tué par Hector (2878), 63 [xî%]. 
Protoproèdre. Voy. Doyen. 
Proto vestiaire, chef des vêtements impériaux eri 

i(m, Coisl. (79), 1. 
Province. Voy. Prpfeî. - 
Ptoléhée ; prétendu portrait de ce géographe (2392) 

[xtv]. ^Ptolémée, ou Strabon (1892), (1396) 

[xvij. 
Publicain réprimaiidé par Jésus (510), 87 [867-886]. 
PuiU (54), 289 [xiii]. — Puits et sceaux (74), 170, 

173, 174 [XI]. — Puit» de la SamariUine (510), 

215 [867-886]. -- PuiU à bascule, Supp. (27), 20 

[XII]. 

Pupitre ou lutrin, pupitre d'écrivain, Coisl. (Il) 
[x-xi]; (1128), 5 [xiv].— .Pupitre mobile â pieds 
torses, Coisl. (66), 4 (xi].-— Pupitre avec ar- 

. moire à livres (64), 9 [x]; (51), 70 [xii]; (54), 
278 [xml. -^ Fixé a la Ubie de travail, Coisl. 
.(20] (Vey. à chaque évang.) [x]. — Pupitre de 

- Jean le Climaque, Coisl. (88) {xi] ; Supp* (27), 
39 [XII]. .— ;Piipitrc à lampe ou vissé saf vn 
bahut et portant, dans le haut, une lampe (550), 



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TABLE DES MATIÈRES. 



383 



5 [xiij; Supp, (27), 85 [xii]. —Pupitre mobUe 
posé sur une iéie humaine en bois, Supp. (185), 
2 (XII] ; sur un point ayant la forme d'une tête 
de dauphin (1208), 1 (xij. ^ Dauphins en bois 
' seulpté ayant forme de pupitre, CoUl. (20) (x) ; 
CoUl (195), 249 [X]; CoUL (224), 27 (x]; (81, A), 
[xil; Cow/. (21), 116 (xil. — Voy. flg. 192. 

Purgatoire (550), 94 (xii). 

Pyramide, Supp^ (143), Supp; (J48), Siipp. (303), 
tous du XVI*. 

Quadrige d'Elie s*élevant au ciel (510), 204 [867- 
886]. — (Pharaon périssant sur son) dans la mer 
Rouge, ibîd, — Voy. Triomphe. 

Quadhlobe, p. 63 et 105, lig. 29. 

Quadrupèdes formant le gros' gibier de chasse, 
lièvre, loup, sanglier, lion, biche, éléphant 
(2736),! lxv];(2737) [xvi]. 

Queue, initiales à queues s*étendant jusqu'au bas de 
là Ipagè (858) (xii] ; lettres terminées par une 
queue serpentant sur la marge (1097) [xn]. 

X omithomorplte (1208), 150 (xi]. 

Rachef.. Voy. Jacob. 

llADDAï, frère du roi David (139), 3 [x]. 

Rebccca assise auprès dlsaac, un esclave derrière 
elle (1208). 23 (xï]. Voy. tsaac. 

Règle plate en ébènc pouf l'usage d'un scribe, 
Coisl. (20) avec le Saint Jean [x]. 

Reine des jours. Voy. Heures, 

Reliure remarquable de plusieurs manuscrits^ CoisL 
(195), 9 Ixj; CoisL (224), 25 [vers 1000] ; (550) 
Ixii] ; (2737) [xvi]. — Voy. p. 182, note. 

Remparts crénelés (510), 409 [867-886J; (74), 3, 
4, 9, 12, 15, etc. [xî]. 

Renards (550), 49 1867-886]. — Renard guettant le 
coq (654), 104 [x]. — Portant deux oiseaux pen- 
dus au bout d'un bâton (lettre T), ibid., V 127. 

R.enyois à la marge prenant la forme d'ornements 
divers (438) {992]* 

Repas du riche, table bien servie (923), 391 [ix].— 
Repas chez Sinton le pharisien (510), 196 [867- 
886]. — Autre repas (quatre convives et un do- 
mestique) (H28), 68' [XI]. — Repas de noces (54), 
80 [xîii]. — Autre (1242), 123 [1371-1374]. 

Repentir, personnification (139), 136 [x]. 

Restauré (Peintures d'un manuscrit) au pinceau 
en vermillon (528) [xi]. 

Résurrection (La) de Jésus (510), 30 [ix], p. 68; 
(550), 5 1X11]. 

Rhéa. Statue de cette déesse, C()isl„(2d9), 121. — 
Rhéa dans un char traîné par deux lions et pré- 
cédé de l'Amour (2736), 34 [xv]. 

Rfche (Le) ou l'égoïste (510), 149 [ix] ; (799), 261 

• [XI. 

Rinceau élégant [xj, p. 98. 

Robe et tunique en étoffe à fleurs, Coisl (79), 1 
f« et V* 11080]. — Robe ou tunique d'homme 
ornée d'une pièce carrée sur la poitrine (543), 
87, 102, 213, 342 [xii]. 

RoBOAii(64), 10 [X]. 



Roeoco. Plusieurs exemples de manuscrits grecs 
dont les ornements rappellent le style français 
du xviii- s. (872) [1500] ; (1022) [xvi], (1790) [xvi]. 

Roi au sommet de la- roue do fortune (36), 163 [xv]. 
— Rois (136), lt4, 205 [1368J. 

Romain Lecapëne, empereur (64) [x], p. H)5, lig. 15. 

Roue do fortune (36), 163 txv]. — La roue, sup- 
plice (510). 340. 

Rubans enlacés, CoiêL (274), 1 [1608]. 

Ruche^ (533), 35 [xij. —Voy. Abeilles. 

S zoo et ornithomorphe (1208), 30 [xi]. 

Sabas, moine grec, xi* siècle,' son portrait, Coisl. 
(79), 1 [XI]; (12), 217 [1419]. 

Sabel (Saint). Voy. Manuel. 

Sacrifice païen (510), 374 [867-886] et fig. 22. — 
Foule apportant des animaux destinés au sacri- 
fice (1128), 11 [XI]. —Sacrifice d'animaux ofPfcrt 
àDieu(135), 10[1368]. 

Sagesse, personnification (139), 7 [x]. 

Saints, sans désignation individuelle (41) [xii], — 
Le chœur des Saints offrant à l'empereur Cons- 
tantin Ducas et à sa famille leë Livres inspirés 
du Saint-Esprit (992), 6 [1062]. 

Saint-Esprit (74), 6 [xij . ~ Sous la forme d'une 
colombe voltigeant à l'oreille des EvangéKstes 

• (51), 70 [xii]. — La descente du Saint-Esprit 
sur les apôtres (510), 301 [867-889]. — Le Saint- 
Esprit ou la Colombe (2243), 10 [xiv]. 

Saint-Sépulcre (510?, 285 [867-886]. 

Saint-Basile, monastère; les moines massacrés 

par les BarbaVcs (1561), 63 Txii]. 
Sainte Famille. Voy. Famille. 
Salamandre poursuivant une femme nue, Supp. 

(241),45|xi], 
Salomé, mëré des sept enfants Haccliabées, Coisl, 

(239), 37 [xji]. — Voy. Solomoné. 
Salo^on roi (923), 233 [ixj; (64), 10 [x];(74); 

• 2 IxiJ; Coisl. (193), 1 [xi]. — En buste (922), 2 
[1062]. — Le jugement de Salomon (510), 215 
[867-886]. — Salomon sur son trône et dans sa 
gloire (1208), 110 [xi], fig. 74. 

Sai/)mon, moine, notaire vers 1168 en Sicile, nu- 
leur du manuscrit (83). 

Salutation (La) angélique (75), 153 [xi] ; (115),' 23 
[XI]; (1208), 160 [xi]; (106), 23 [xii], — Voy. 
Gabriel et Marie. 

Sahaa, frère du roi David (139), 3 [x]. 

Samaritaine (La) avec Jésus (510), 215 1867-886]; 
Supp. (27), 20 [xii]; (54). 289 [xui]. 

Samovar ou autre vase à eau chaude pour le ser- 
vice de la table (74), 28, 52, 75, 94, 132, 193, 
195 [XI]; (1128), 68 [XI], 

Samson, l'ennemi des Philistins; son histoire (510), 
347 [867-886] ; (923), 161, 24jB [ix].— Voy. DaMila, 

Sauson (Saint) le Xéhodoche (1528), 31 [xii]. — 
Sa mort, iôid., 47. 

Samoel le prophète (139), 3 [x]; oignant DAvid 
(510); 174. — Voy. Annah. 

Sandales (de femme ou. de déesse) à cordons bleus 
(139), l[xj." ''•■ '■ 



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334 



TABLE DES MATIÈRES. 



Sang (Ezamon du) par un médecio, CoifL (i39), 74 

Sarcelles affrontées, CaiW. (21), 7{xil. 
Satyres (Î736), 16 IxvJ et (2737) |xvil. — Salyro 
ailé (2736), 28. — Satyres et faunes (2431) [xti). 

— Voyes encore (2512), 40, 54 |xvi]. 

Saul, roi des Juifs (139), 5 [x]. — Saiil et Jéro- 
boam (923), 120 (ix]. 

Sauteur nu (550), 99 [xiil. 

Sautoir. Deux fleurons croisés en sautoir (75i), 1 
(xil. 

Scribe (Un). U est occupé à recueillir les témoi- 
gnages de rinnocence de la Yicrgo (1208), 236, 
237 [XI]. 

Sceptre du roi David (139), 6 [x], p. 112; (74), 
2 (XI] ; de Tompereur Basile et de rimpéralrico 
Eudoxic (510), 2 [867-886] ; de Tcmpercur Nice- 
phorc et de Timpéralricc Marie au xi* siècle, 
CoUl. (79). 1 [1080], p. 130. - Voy, Primicier. 

Scie à quaire mains (510), 347 [867-886]. 

Scorpion, Supp. (247), 2 et poêsim [xi]. 

Scrinium cylindrique, ou xiScordc (arca) et xi6<aTiov, 
situla, scille à volumina ; belle ou capsa ronde, 
à mettre les volumes (553), 288, 310 |xi] ; (510), 
332. 

Sculpture tumulaire (1208), 80 [xi]. — Sculpteur 
en lettres (135), 136(1368].— Sculpture en ivoire. 
Yoy. Ivoire, 

Sella, escabeau, tabouret, en bois sculpté (510), 3 
lix], p. 67 ; (13J), 6, 146 [xj ; (51), 70 [xii] ; (1208), 
220, 225, 238 [xi] ; (54), 173 [xiii]. —Garnie d'un 
coussin bleu, CoisL (195), 171 [x]. —Voy. Sièges, 

Sem et Japhet (923), 81 (ix}. 

Semeurs (806), 67 [xii]. 

SepUnte. Les septante (1561), 13 [xii]. 

Séraphin (49), 201 [xi] ; (510), 52, 67 [867406] ; 
(799), 326 [xj. — Voy. Chérubin. 

Sermon (Le) sur la Montagne (74), 8 [xij. 

Serpent de la Genèse (74), 171 [xi] ; (é08), 96 [xij. 

— SerpenU, Supp. (247), passim (si) ; (823), 65, 
71 [XII]; (135), 76 [1368]. — S'enroulant à un T 
(563), 42 [1327]; (6.30), 220 (xii]; autour d'un 
thyrse (1410), 241, 271 [14P1|. -- Autres serpents 
enroulés (1208), 173, 237 [xi]; (2900). 215 [xvj; 

— enlacés (1093), 123 (xiv] ; (2237) [xiv], flg. 136. 

— Le serpent chaagé en bâton (1208), 14 [xi]. 

— Serpent dévoré par une cigogne (1553), 191 
[XIV]. — Serpents atUqués par un oiseau (317), 
1 [1543]. — Dévorant un oiseau, iind., 213, 286. 
Voy. Cigogne. — Têtes de serpent (1595) [xv], 
(1612) [XV]. — Initiales serpentines (1116), 10 
[1124J. 

Serrurerie; ornements de ce style (315) [xv]. — 
Bandeau en balustrade imitant la serrurerie (2746) 
ixvi]. 

Serviteur byzantin, dans un repas (1128), 68 [xivj. 

Sièges divers (134), 25, 73, 113, 117, 120, 130, 
132, 137, 141, etc., 164, 166, 171, etc. [xiii]. — 
Siège pliant (74), 75 et passim [xi]. — Siège de 
la Vierge (510), 3 [867-886] ; de saint Jean Chry- 
sostome, Coisl. (224), 25 [1000]. — Voy. SelU. 



S1I.VRSTAE, saint (1561), 7 (xiil. 

SnteN. le vieilUrd (510), 137 1867486]; (54)^ i82 

Simon, le Pharisien (510), 196. Voy.5ym«ii, And^^- 
SofAï, U montagne (1208), 74 Ixi]. — Sa pfrson- 

niflcation(139),422[x]. 
SineU (823) [xii]. 
Singe (315), 271 jxv]. 
SuACH (Buste de), personnage bibliqtf (922), 6 

[1062]. 
SODOME (923), 307 [ix]. 
Soie (Carré de) cousu ou collé aux qMauscrits pour 

protéger ie* peintures; exemplif (351), 31, 32 

[I38P];(1242), 323 et suiv. [1371|. — Voy. VoiU. 
Soldats romains à la Passion é$ Jésus (510), 30 

[867-886] ; romains ou byz|alins, ibid,-, 170. — 

Voy. Guerriers. 
Soleil couchant (139), 446 li|, — Soleil, lune, étoile, 

sur un pan d'étoffe, |M»ur représenter le ciel 

(1208). 162 (XI]. — U soleil et la lune (2243), 

654 [xiv]. 
SoLOMONÉ (Supplice 4ê) mère des sept Macchabées 

ou enfants martjrff (510), 840 [867-886]. — Solo- 

monis, mère des sept enfants martyrs (1528), 

131 [xii]. -^ Voy. Salomé. 
Sopha (923), fil [ix]. — Sopha divin, sur lequel 

Dieu est ««sis entre deux anges (1208), 153 [xi]. 

— Sof|i« ou lit de repos de Joseph, ibid., 219. 
SoPHAt, roi des Minéens (510), 71 [867-8861. 

V«f , Elipfiai. 
S««0OMiAS, prophète (1528), 221 (xii]. 
i«urnet de forge (135), 200 [13681. 
Sources, jeunes garçons nus. tenant une corne 

d'abondance d'où Teau s'échappe (2736), 20 [xvl, 

(2737) [xvi]. 
Spathaire, porteur de Tépée de l'empereur de Cons- 

Untinople (543), 288 [xii] ; (510), 440 [ix]. 
Spatule, instrument de scribe, Coisl. (224), 25 

[V. 1000] . 
Spectres infernaux, évoqués par Hécate, Coisl. 

(239), 122 [xuj. 
Sphère d'or, chrismée, portée par un ange (1208), 

110 [XI]. — Voy. ibid., 92. 
Sphynx affrontés (1208), 66, 194 [xi]. — Ailés 
•(2536) IxviJ. 
Squelette (135), 51 [1368]. 
Statue équestre (74), 15 [xi]. 
Strabom (1394) et 1396) [xvi] . Voy. Plolémée. 
Stratonikos, saint (1561), 61 [xii]. 
Supplices (923), 38, 87, etc. [ix]; (543), 74 [xu]. 

Voy. Macchabée. 
Suzanne (La) de la Bible (923), 373 [ix]. 
Sycomore (510), 87 [867-886]. 
Symboles (Les quatre) évangéliques (98) (1479]. — 

Symbole unissant ceux des quatre Évangélistes à 

la fois (510), 53. 
Symêon (Saint) en buste (1189), 1 [xiv]. 
Symon le Cyrénéen, Coisl. (239), 18 ixii]. Voy. 

Simon, 
Syrènes ou autres monstres, Supp. (247), 47, 48 

[xi]. 



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TABLE DBS MATIÈRES. 



335 



T initial, zoomorplie (1208). 125 [xi]; 315 Ixv]. — 
T initial représentant le tombeau de Jésus (tdafoç), 
Supp. (il), 3. — Autre, ibid., 4. — Autre, 
formé d*une sorte de trophée d'animaux et de 
grotesques (478), 60 (xvj, — Formant un ange à 
genoux (2097), 37 IxviJ. — Yoy. Cigogne. 

Table à écrire surmontée d*un pupitre, CoisL (195), 
9 [xj; à pieds mobiles, CouL (31), 5, 70, 100, 
136 [x-xij. ^ Table et lits à manger (74), 15, 17, 
52, 53, 95, 122, 156, 193, etc. — Table à man- 
ger entourée de sièges» ibid., 28. — La famille 
de Job à Uble (13i), 21 lxiii|. ~ Table servie 
(1242), 123 (1371 J. 

Tables de la loi (510), 52 [867-886]. Voy. Moite. 

Taddée baptisant Algar roi d*£dcsse (1528)» 182 
ixn]. 

Tambour en peau de loup (2736), 41 [xvJ. 

Tantale servant à ses hôtes le corps de son fils, 
Coisl. (239), 122 [xii]. 

Tatianis, saint (1561), 58 [xiij. 

Taureaux et vaches la clochette au cou (64), 5 [xJ. 

Temple en construction (20), 4 [x]. — Temple 
lymbolique de Moïse (510), 52 (867-886[. — Edi- 
Cttle rcprésentaut le Temple de Jérusalem, ibid., 
187. — Autre, Coiêl (239), 22 |xiij. — Un temple 
(8983), 249 (xiii]. 

Tentation de Jésus (510), 165 [867] ; (74), 7 (xi). 

Tente. La Tente céleste et le Tabernacle (1208), 
181 tXi|. — Tome de guerrier (2878), 108 |xiv|. 
— Tente de chasse (2736), 2 [xvJ. Voy. (2737). 

Terrasse sur un bâtiment, Supp. (27), 85 Ixii|. 

Tète humaine anlique (278), 220 [viiij. — (Initiale à) 
(165) ixii).— Frontons, ibid, (379) Ixii).— Autres 
tôles humaines (1617 [xii|; (1803), 113 [xiiij ; 
(1636), 6 [xv|; (1654), 1 |1535J. — Dans un 
(886), 150 [xiiij. — Médaillon a tête de femme, 
CoisL (77), 242 |xij. — Tôte de femme chargée 
d'un panier de fruits (2546) (xvi). 

TeÉocBiTE, son portrait prétendu (2833), 1 [xvi]. 

Théoctiste, saint (1561), 20 [xiij. 

TaÉODOBE (Saint) le Stagiasmène (351) [1389], 
p. 213. 

Théodose, empereur (510), 239, 355 [867-886] .Yoy. 
Grégoire de NoAtante, 

THiODOSE (Saint) le Génobiarque, mort vers 539 
(1561), 55 [xii]. 

Théodose (Saint) THagiasmène ou le sacrifié (351), 
33 11389]. 

Théophile, disciple de saint Luc (64), 102 (xJ. 

Thésée tuant Athamas (2736), 40 (xvJ. Yoy. (2737) 

(XXI). 

Tigre (320), 147 [xii]; (1893), 121 [xivj. 

TiMOTHÉB (Saini), Coisl. (30), 140 [xi] ; (1561), 89 
ixii]. 

Tisseuses. Yoy. Brodeuses, 

ToiU à coupole (74), 12, 15, 17, 20, 28, 44, 159, 
160, 172. 190 IxiJ. - (135), 5 [1368]. 

Tombeau (de Cygès), Supp. (247), 18, 19 IxiJ.— 
Autres tombeaux (543), 23, 27, 130 Ixn].— Tom- 
beau juif avec les corps .enveloppés de bande- 
lettes (13i), 111 (xiiij. — Les saintes femmes au 



tombeau de Jésus (510), 30 1867-886] ; Coûl. (2d9), 
19 [xii] ; (54), 108 (xni]. 

Torches (510), 452. 

Tortue et autres crustacés, Supp. (247), 22-25 [xi]. 

Tours et tourelles, rondes ou carrées (74), 3, 4, 5, 
9, 12, 14, 15, 17, 20, 23, 30, 34, 42, 82, 151, 
162, 16i, 174, etc. [xi]. — Tour assiégée (2736), 
7 Ixv]. — Voy. (2737j [XYI]. 

Traduction latine jointe ù un texte grec (319) [xi]. 

Transfiguration (La) de Jésus ; la plus ancienne re- 
présentation connue de cette scène et Tune des 
plus belles (510), 75 jix]. — Autre grande et belle 
peinture (1242), 92 11371]. 

Treuil, engin (20), 4 Ixj. — Yoy. (54). 213 [XIHJ. 

Trinité (La) représentée (351) [1389], p. 243. 

Triomphe de Joseph monté sur un quadrige (510), 
69. 

Trompes et tubicines (1208), 127 [xi]. 

Trompette, un trompette (2512, 51 jxvi]. 

Tronc pour les pauvres (510), 316 (867-886]. 

Trône de Dieu (510), 67, 301, 355 (ix). — Im- 
périal (510) , 239. — Trône doré et orné de 
pierres précieuses, CoisL (79) [1080]. —Trône 
ou roi sur le trône (74), 3, 4, 5, 8, 9, 11, 20, 28, 
46, 92, 110, 182 [XI] ; (185), 243 [1368]. — Trône 
du roi indien Abner (1128), 3 [xiv] ; autre, 
ibid. y 4. — Trône ou tréteau à trois marches 
du haut duquel parle un évoque (543), 43 [xii]. 
— Trône de Salomon (1208), 110 [xi] ; de )a 
Yierge, ibid. y 217. — Trône ou chaise curule à 
bras dracontins (3057), 1 IxviJ. — Yoy. Siège. 

Trophée d'armes (2243), 1 [xvi]. 

Troupeaux, la tonte (134), 160 IxiîJ. 

Tunique à queue pointue (1128), 3 [xiv]. 

Turban d'étoffe blanche. Yoy. Chamelier^ Pécheur. 

Turc du XV siècle (2736), 28. Yoy. (2736), [xvi]. 

Type du peuple grec, dans un manuscrit du 
\ii- siècle (550), 72. 

Tzycandile (Manuel), auteur, en 1368. du manuscrit 
(135). 

Unicorne, quadrupède fabuleux (1128), 68 [xivj. 

Vache qu'une femme Irait (135)/ 145 |1368]. — 
Vache allaitant son veau, ibid., 150. 

Valens. empereur, CoisL (239), 101 [xii]; (510), 
104 [ix]. 

Yalerianus de Forli, auteur du manuscrit (1687). 

Vase de bronze, à deux anses, au sommet d'une 
colonne (139), 1 et 2 jx]. — Posé sur un socle 
autour duquel est nouée une écharpe (510), 71 
[867-886] . — Riches vases suspendus à une fon- 
taine (543), 24 [XMJ. — Vases de ficurs en lapis 
lazuli (501), 1 [xii]. — Vases divers à l'usage de 
ragriculture, Supp. (247), 27-31,46 [xij. 

Vautour. Médaillons à tôte de vautour, CoisL (77), 
113 [XI]. - Yoy. (135), 61. 120 [1368]. 

Veau d'or (20), 16 (xJ. 

Vendangeur enlevant sa hotte, initiale K (654), 
96 [XJ. 

Vent (Le), homme nu soufflant dans une corne 



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336 



TABLE DES MATIÈRES. 



(2736), 24 Ixvl. — Autre personnification du vent 
(135), 170 (13681. — Voy. (2737) [xvi]. 
VÉNUS tendant les mains vers un phallus, CoisL 
(239), t2t [XII]. — Vénus ainphitrite en camaieu 
vert (2523). 1 [xv!]. • 

Verge ou baguette d'Aaron (1208), 181 (xi]. 
VERGÈce (Ange), calligraphe; mss écrits et ornés 
par lui, ou ornés par sa fille (2339), (2431), (2443), 
.(2457), (2458), (2495), (2512), (2513), (2518), 
' (2523), (2525), (2867), (2870), (2893), Supp. (149); 
5ttpp. (186).— Imiteteurs de Vergèce. Voy. (2516), 
(2520), (2624), (2737) -f* 76 à 106, (3060) , tous 
du XVI* s. — Voy. enoore de la main de Vergèce 
(1654), (1655), (1836). 
Vernis indien employé pour les peintures d'un ma- 
nuscrit. 
Vérité, figure alléger., CoisL (79) 1 [1080]. 
Verre à boire (1128), 68 (xiv). 
Veuve (La) offrant ses deux oboles aux pauvres 
(510), 316 1867] , flg. 18. — Veuves (135), 193 
(13681. 
Victimes égorgées sur un autel païen- de l'antiquité 
• (510), 374 (ix); CoisL (239), 122 [xiij. Voy. Sa- 

orifice. 
Vierge, son histoire (1908). -— (Une) se fiançant 
au Christ (543), 51 [xii]. — Les vierges sages et 
les vierges folles (1208), 77, 80, 86, 87 [xij ; Supp. 
(27),59[xiil;(54), 91 lxiii(. 
ViUa champêtre (510), 332 [867-886J. — Villa pré- 
cédée d'une terrasse à balustrade [x]. 
Villes murées (923), 162, 258, etc. (ix]. 
Vision de saint Grégoire de Nasianze (543), 27 [xiij. 
Visitation de la Vierge (74), 106 [xij; (54), 177 

(xiiil. 
Voile ou carré d'élolTe cousu ou collé sur les ma- 



' nuscrits pour en protéger es peintures (230), 

(533). \oy,Sote. - 
Voiles d'étoffe flotUnt i. l'extérieur des édifices 

(533), 3 (xil; (453), 51 jxiil; (1528), 47 [xiij. 
Voïvode. Voy. Matthéi. 
Volumina (74), 2 fxij; (189), 206 IxïiJ. — Volumina 

ou Chartres magiques (510), 332 [867-886] . 

X formant une adoration de la Vierge (543), 117 

[xn]. 
Xantipe; son combat contre Hector (2878), 111 

(XIV j. 
Xenodochium, hospice (1528), 81 jxii]. 
Y initiale formée de deux oiseaux adossés (654), 

130 [X].— Initiale dracontine,5ifpp. (343), 32 [xii]. 

ZACHARiE le grand prêtre de Jérusalem (64), 102, 
103 [X]. — Avec sa famille (510), 137 [867-866]. 
— Devant le Tabernacle (1528), 196 [xii]. — Le 
grand prêtre Zacharie (1208), 87, 91, 92, 103, 
117, 120, 125, 127, 131, 135, 142 [xi] ; il interi'ogc 
la Vierge sur sa grossesse, ihid., 242. — Il fait 

' subir à Joseph l'épreuve de Teau, ibid.i 248. 251; 
il congédie Joseph et Marie, ibid., 254. — Voy. 
Ange. 

Zachée (510), 87 [867]. — Sur le sycomore, Supp. 
(27), 77 [xiij. 

ZÊBÉDÉE, père des apôtres Pierre et André (74), 8 
ixi]. 

Zèbre (135), 100 [1368]. 

Zodiaque ornementé (2243), 654, 656 [xiv] ; (2419) 
[XV); Supp. (242), 220 [xviij. 

Zoomorphcs, Initiales (1450) [x]; (633)pasMm[xiii!; 
(1555) jxiv] ; (1592) [xiv] ; (252), lettre N (xvj,ctc. 
Voy. Initiales. 



BouRLOTON. — Imprimeries réunies. A, rue Mignon, 2, Paris. 



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